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vendredi 7 juillet 2023

Indy 5 : Alors, ce film ? (Attention, la dernière vidéo contient un spoiler !)

 Alors, il était comment, ce film ? Indiana Jones est de retour ! Je n'allais pas rater ça !...

Commençons par le commencement : la bande annonce officielle du dernier opus, histoire de se remettre dans le bain...

https://www.youtube.com/watch?v=M6uLYf6O73g

Tout de suite, un doute affreux m'assaille : Marion ! Où est-elle ? Marion Ravenwood... Euh... Non... Maintenant, c'est Marion Jones ! Depuis 1957. Eh oui. Tout le monde attend le retour du héros au chapeau. Moi, j'attends le retour du couple Jones ! Et peut-être surtout le retour de Marion ! Oui... oui... oui... Je suis amoureux de Marion Ravenwood depuis que j'ai découvert Raiders of the Lost Ark. Marion, une femme moderne bien avant que ça ne soit à la mode, une femme qui picole comme un homme, et plus que les hommes, une femme qui met un poing dans la figure bien senti à Indiana Jones quand elle le retrouve... Et les beaux yeux et le sourire ravageur de Karen Allen.

 

Karen Allen : sublime, tout simplement !



Revenons au Cadran de la Destinée ! Il va être difficile de parler du film... D'abord, certain(e)s d'entre vous ne l'ont pas vu et comptent y aller... Je ne veux pas leur gâcher le plaisir. Ensuite, je vais quand même essayer d'en dire quelques mots. Juste "de vagues impressions"... Je vais évoquer le début du film seulement... Pour le reste, allez donc le voir en salles ! Pour ma part, je l'avoue, j'ai un peu piqué du nez à certains moments : la faute à mes insomnies ! Mais j'irai le revoir dès que possible.

Le prologue du film. Un vrai morceau de bravoure. Les méchants nazis sont de retour (yes !). En fait, le prologue nous plonge en 1944 dans l'Allemagne nazie bombardée par les Alliés. Indiana Jones et un autre archéologue, Basil Shaw, tentent de soustraire aux nazis la lance qui a transpercé le côté droit de Jésus.

Un bond dans le temps. Nous sommes en 1969. Indiana Jones est vieux, usé, fatigué. Il habite dans un immeuble très bruyant de New York. Ses jeunes voisins ont la manie d'écouter la musique très fort. Ainsi, il se réveille au son de "Magical Mystery Tour" des Beatles (une scène déjà culte quand Indy prend sa batte de base ball pour leur demander de baisser le son... il a vraiment vieilli, notre héros !). Parmi les autres morceaux qu'écoutent ses voisins, il y a "Space Oddity", le premier tube d'un certain David Bowie... Il faut dire que c'est le retour des hommes qui ont marché sur la Lune et New York s'apprête à accueillir les héros !... Mais Indy n'a vraiment pas le coeur à ça. Il faut dire que Marion demande le divorce... Ah ! Vous avez bien lu ! Quand tout va mal !...

Indy va à l'université (le "college") pour donner son dernier cours à des élèves endormis et passablement déprimants. En salle des profs l'attend un pot de départ à la retraite. Un pot de départ tristounet et vraiment pas à la hauteur des services rendus à l'archéologie par notre héros !

Au sortir de ce passage obligé de la vie de tout enseignant, Indy est abordé par une jeune femme, qu'il avait déjà remarqué à son cours : normal, c'était la seule personne qui répondait à ses questions ! Qui est cette jeune femme ? Helena Shaw. La fille de Basil. Et la filleule de Jones. Mais Indy avait un peu tout oublié... Eh ! Oh ! Il a 70 ans et il est malheureux !

J'arrête là ! Pas de révélations ! Rien ! Même pas mon avis ! Non ! Débrouillez-vous ! J'en ai déjà assez (trop ?) dit. Maintenant, place à mes sentiments pour Marion... Marion qui demande le divorce. Comment ont-ils pu en arriver là ? En même temps, ça a toujours été... tendu... entre eux deux !

Commençons par le commencement, n'est-ce pas ?! La scène (plus que mythique) des retrouvailles entre Indy et Marion, dans le bar où Marion vient juste de gagner un concours de boisson face à un Népalais pourtant costaud...

https://www.youtube.com/watch?v=Q4PlXSw0BQo

Au Caire, Indiana & Marion profitent de l'hospitalité de Sallah. Un ami sûr et fidèle. Quand le temps est venu de dire au revoir, sur le port du Caire, on a droit à une scène à la fois drôle et triste... Une de mes scènes préférées de mon film préféré...

https://www.youtube.com/watch?v=gzP1_Ap-RJI 

Déjà, dans Les Aventuriers de l'Arche perdue, Indy se sentait fatigué... Après une course-poursuite déchaînée à travers le désert... Là aussi, du lourd, du très lourd, du très lourd... Mais bon sang, où est-ce que ça ne fait pas mal ? 

https://www.youtube.com/watch?v=SFzxuEm9MyM&t=16s 

Ok. L'Arche d'alliance a été ramenée aux Etats-Unis. Mais que vont en faire les autorités américaines ? Heureusement, pour Indy, il reste Marion !

https://www.youtube.com/watch?v=i5pd1U6yXe0

Rideau pour le premier acte.

Des années après, Indiana retrouve enfin Marion... Ils se marient ! (En présence de leur fils, Mutt, ou plutôt Henry Jones, troisième du nom.)

https://www.youtube.com/watch?v=_1uuLSb8cv0

Le thème musical de Marion, composé par John Williams, comme il se doit, est juste superbe :

https://www.youtube.com/watch?v=wLSZYm7ova8 

La version avec Anne-Sophie Mutter au violon solo :

https://www.youtube.com/watch?v=udA2KiL5vvI 

Si jamais vous aimez aussi la Saga Star Wars, et plus particulièrement L'Empire contre-attaque, le meilleur de tous les épisodes, devant le romantisme de L'Attaque des Clones et devant la noirceur de La Revanche des Siths... si vous aimez la Saga Star Wars et si vous êtes plus préoccupé(e), comme moi, par l'histoire d'amour entre Han et Leia que par la formation de Jedi de Luke et ses problèmes avec son père... vous adorez une certaine scène, où la princesse avoue qu'elle aime les gentils vauriens :

https://www.youtube.com/watch?v=I7NbNFMSVYg 

La même en version originale :

https://www.youtube.com/watch?v=6ZhlyVNfMWc 

Et, là, vous vous dites : mais le thème de Marion et le thème de Han Solo & la Princesse se ressemblent, non ?! Et vous aurez raison...

https://www.youtube.com/watch?v=W-Hnpwi1qPk

John Williams en flagrant délit de recyclage ? Il ne serait pas le premier... En même temps, les deux films ont été tournés à quelques mois d'écart et donc les partitions écrites quasi-simultanément. Et puis dans les deux cas, le héros est incarné par Harrison Ford : Han Solo et Indiana Jones... Voilà pourquoi je me permets de citer la Saga Star Wars...

John Williams, lui-même, assume cette parenté entre les deux thèmes musicaux. Dans l'un de ses derniers enregistrements avec la violoniste Anne-Sophie Mutter (où elle crée le "Concerto pour Violon et Orchestre n° 2" de John Williams), ils ré-interprètent (lui à la direction du Boston Symphony Orchestra et elle au violon solo) les deux thèmes enchantés et enchanteurs...

Le thème de Han Solo & the Princess :

https://www.youtube.com/watch?v=utFjcx8hHFY

Si vous avez un peu de temps devant vous... Le "Violin Concerto n° 2" de John Williams :

https://www.youtube.com/watch?v=AjipW05AdH8 

Avant de passer à la vidéo qu'il ne faut regarder que si vous avez vu le dernier film (vous remarquerez que je la mets loin loin loin pour éviter les risques de spoilers !!)... Une mini galerie de photos...

Marion & Indy, Cairo, 1936

 

Marion Ravenwood, 1957


Marion & Indiana Henry Jones Jr : "Just married" (1957)


Et, enfin, l'épilogue du Cadran de la Destinée... A ne regarder sous aucun prétexte si vous n'avez pas encore vu le film... (la vidéo que j'ai trouvée est sous-titrée dans une langue extrême-orientale... c'est rigolo !)

https://www.youtube.com/watch?v=NqHvI3fTU94

mercredi 28 juin 2023

De Funès et les musiques de films !

 Non, rassurez vous... Je ne vais pas encore vous parler de Vladimir Cosma ! Oui, oui, on sait : "Rabbi Jacob, il sait danser"... "C'était Farès ? C'est effarant !"... Und so weiter ! Vous allez me prendre pour un obsédé monomaniaque (il y a du vrai...). C'est vrai que Vladimir Cosma a notamment écrit les B.O. de RABBI JACOB et de L'AILE OU LA CUISSE (on le saura !).

 

Rabbi Jacob, il danse très bien !

 

Mais les musiques de films et Louis de Funès, c'est toute une brochette d'excellents compositeurs, certains totalement oubliés, d'autres connus... parfois pour d'autres raisons. Je ne parlerai pas de De Funès et la musique. Je n'ai pas les compétences pour ça et il y a d'excellents livres sur le sujet. Rappelons juste qu'avant de devenir un acteur à succès Louis de Funès a longtemps vécu voire survécu en jouant comme pianiste de jazz (comme, d'ailleurs, beaucoup de compositeurs classiques et/ou de musiques de films, européens ou américains... n'est-ce pas Léonard Bernstein et John Williams ?!). Quand on regarde attentivement (ce qui n'est pas facile parce qu'on a plutôt envie de rigoler !) son jeu, on constate combien il est millimétré, c'est du papier à musique, chaque geste compte et il y a un rythme absolument maîtrisé... Il suffit de revoir... la scène de danse dans RABBI JACOB ! Quand je vous disais que j'étais obsédé...

https://www.youtube.com/watch?v=NAUBjOJBSQM

Je ne vais pas faire de longs discours... Je vais juste me contenter de faire un petit "catalogue de citations musicales"... Chaque morceau dure environ deux ou trois minutes... Juste de quoi (re) plonger dans la nostalgie d'un cinéma révolu qui ne se prenait pas trop au sérieux (tout en étant totalement maîtrisé) et qui continue de nous détendre... Le premier jour du confinement, en mars 2020, France 2 proposait à 14h LA GRANDE VADROUILLE, avec le panneau qui allait devenir célèbre : "Restez chez vous"... Film multi connu ? Multi rediffusé ? Certes. La rediffusion du premier après-midi du confinement fut un des meilleurs scores de l'année 2020, suivie par d'autres rediffusions de films avec De Funès pendant le fameux confinement... Plus qu'une valeur sûre, une valeur refuge !!!

Je commencerai par mon générique préféré, qui est également celui d'Alexandre Astier, puisqu'il conclue la Saga Kaamelott avec ce morceau et en profite pour dédier les six saisons à Louis de Funès. Ce générique, c'est celui de JO. Signé Raymond Lefèbvre... Retenez bien ce nom ! Il a composé l'essentiel des musiques de films avec Louis de Funès !

https://www.youtube.com/watch?v=92M0OIxZEBU 

Louis de Funès, c'est aussi, bien sûr, LA GRANDE VADROUILLE... Musique signée Georges Auric... Musique romantique et tendre à souhait !

https://www.youtube.com/watch?v=gqr02eoT_5Y

Louis de Funès, et la musique ? Mais bien sûr ! Dans LA GRANDE VADROUILLE, il est chef d'orchestre et dirige "Faust" d'Hector Berlioz...

https://www.youtube.com/watch?v=T1BKfNQZB0g 

Mais LA GRANDE VADROUILLE, c'est aussi la chanson "Tea for Two"...

https://www.youtube.com/watch?v=yLrtkFJ-6-w

A propos de "Tea for Two"... Une toute petite parenthèse dans un post consacré à Louis de Funès... Voici le "Tahiti Trot" alias "Tea for Two", version Shostakovitch... C'est un bonheur absolu ! Ce fut le tube numéro un des Années 1930/40 de l'URSS stalinienne, un des moyens pour les Soviétiques de s'évader le dimanche en écoutant cette mélodie sans prétention et tellement touchante...

https://www.youtube.com/watch?v=NYJUJ_qzVWY 

Les musiques de films avec Louis de Funès, c'est aussi... Michel Polnareff ! Eh oui ! La B.O. de LA FOLIE DES GRANDEURS, c'est lui ! Il a d'ailleurs composé quelques autres B.O. et on regrettera qu'il n'en ait pas composé plus car il était plutôt doué !

Le thème principal du film, par le Prague Film Orchestra :

https://www.youtube.com/watch?v=fQpLew--lvk

Mais retournons à Raymond Lefèvre. Et clin d'oeil à mon message sur "E.T.", retournons à la thématique des extra-terrestres... Vue par les Français, messieurs ! Et même vue depuis notre cher Bourbonnais... Eh oui, les extra-terrestres se sont également manifestés à Jaligny, à en croire René Fallet... Il s'agit bien sûr de l'immense film de science-fiction : LA SOUPE AUX CHOUX !

Le thème principal, dirigé par son compositeur... Une archive que, oui, oui, j'avais vue en direct (à l'époque, ce n'était pas une archive !). Le vieux Moulinois que je suis peut témoigner combien ce film bouleversa la vie de Moulins, "la belle endormie", gentille capitale du Bourbonnais. Des files de spectateurs ininterrompues sur près d'un kilomètre, entre la gare SNCF et le cinéma Le Palace (nom fort peu original... dans presque toutes les villes, à l'époque, au moins un cinéma s'appelait Le Palace !), et tout au long du Jardin de la Gare. C'était une folie : on allait voir (et revoir !) LE film qui était la fierté locale, un film qui causait du Bourbonnais !!

https://www.youtube.com/watch?v=dSIkORfotOw

Les extra-terrestres apparaissaient même dans l'avant-dernier épisode de la Saga des Gendarmes !!

https://www.youtube.com/watch?v=tzCsamUcfR4 

[Ne me demandez pas pourquoi, cette musique, qui accompagne la victoire des Gendarmes sur les vilains extra-terrestres, cette musique, donc, me fait toujours penser à ma grand-mère de Nice !... Les rapprochements musicaux sont parfois totalement inexplicables !]

Les Gendarmes... La fameuse et célébrissime et jubilatoire Marche des Gendarmes, dans une version orchestrale avec choeurs (les musiciens eux-mêmes... qui craquent !), particulièrement savoureuse :

https://www.youtube.com/watch?v=XnkrjzJ1VOQ 

On ne peut évoquer les Gendarmes sans rappeler cette chanson qui va occuper votre cerveau tout le reste de la journée et même de la nuit si vous faites des insomnies ! Ah ! Non ! Pas Douliou ! Douliou ! Saint-Tropez ! Si ! Pitié !

https://www.youtube.com/watch?v=dhlpVPg6dio 

Oui, ça sent déjà les vacances, tout ça ! Les Gendarmes, rediffusés chaque été, entre le barbecue et l'apéro, le taboulé et la chasse aux moustiques...

Alors, voici venu le temps des GRANDES VACANCES !!

https://www.youtube.com/watch?v=Rbz0ld6osc4

D'autres compositeurs ont accompagné Louis de Funès, et particulièrement le génial Michel Magne, au destin si tragique...

Michel Magne et Louis de Funès, c'est FANTOMAS !!! Et ses deux suites...

Une version symphonique (avec le générique, bien sûr, et notamment le thème d'Hélène...), toujours par le Prague Film Orchestra (cet orchestre est à la pointe pour les interprétations de musiques de films, que ce soit Nino Rota, John Williams, Elmer Bernstein, Hans Zimmer, Jerry Goldsmith, Maurice Jarre, la saga du "Seigneur des Anneaux", les meilleures partitions de films avec De Funès... usw !!) :

https://www.youtube.com/watch?v=pghpNrkAq28 

Voilà un petit aperçu bien sympathique de musiques que nous connaissons tous... Avant d'éteindre le téléviseur du temps jadis, une bande annonce (euh... une réclame !)... Le dernier compositeur ici cité est Michel Magne. Non seulement c'était un musicien et compositeur talentueux mais il a également été propriétaire du mythique Château d'Hérouville... Il a aidé toute une série de groupes et de chanteurs à réaliser ce qui fut parfois le ou les meilleur(s) de leur(s) album(s). Parmi eux, citons David Bowie, Iggy Pop, Jacques Higelin (qui sortait à ce moment-là avec une Asiatique, d'où la chanson "China Girl", des deux précédents cités...), Tom Jones, les Bee Gees, Marvin Gaye, Magma... etc... Hélas, Michel Magne n'avait pas le sens des affaires. Il dut céder le château à la fin des Années 1970 et finit par se suicider, totalement ruiné, en décembre 1984.

Michel Magne, c'est l'un des plus grands compositeurs de musiques de films français, un peu oublié. Deux exemples, très différents l'un de l'autre, de son talent...

La mélodie orientalisante de UN SINGE EN HIVER... Où la rencontre entre deux ivresses, celle du Fleuve Jaune (Jean Gabin) et celle du Toréador de Madrid (Jean-Paul Belmondo)... Petit clin d'oeil (et hommage posthume à Jean-Louis Murat !), l'épouse de Gabin, dans le film bien sûr, elle, quand elle a bu, pense à La Bourboule... On a chacun(e) nos rêves d'ivresses !!

https://www.youtube.com/watch?v=5VC5OVRJaYw

A propos d'ivresses (décidément, on n'est pas politiquement corrects... allons, vite : "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération !"... voilà, c'est bon...), une certaine scène dans un certain film... "On dirait qu'il y a de la pomme ! Y en a !"... Vous avez deviné ? Un film devenu non pas culte mais cultissime... J'ai dit LES TONTONS FLINGUEURS !

https://www.youtube.com/watch?v=7jt0Wm2tgdM 

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui... mais c'est déjà pas mal !

Bon voyage entre musique et cinéma... "deux arts du temps !" comme disait mon professeur de musicologie...

Et n'oubliez pas : Rabbi Jacob, il va danser ! Certes ! Mais Louis de Funès aussi dansait... et il était aussi bon danseur que musicien :

https://www.youtube.com/watch?v=P386AqZR7oI

...Oups... J'arrive à oublier de citer L'HOMME - ORCHESTRE... Honte à moi ! Rectification apportée... Ouf ! On a frôlé le drame ! La partition est signée François de Roubaix, un autre "grand" de la musique de film française ("Le Vieux Fusil", c'est lui !).

https://www.youtube.com/watch?v=YqN-63lX0Ds 


"Comme un cheveu sur la soupe" (1957)...

lundi 26 juin 2023

J'accuse !...

 Certain(e)s d'entre vous ont peut-être vu ou revu hier soir, sur France 2, le film "J'accuse" de Roman Polanski, sur l'Affaire Dreyfus. Ce film est l'adaptation (très fidèle) du roman historique de Robert Harris : "D." 





Le roman, comme le film qui en est tiré, raconte le parcours du lieutenant-colonel Picquart qui vient d'être nommé à la tête de l'espionnage. Picquart, lui-même antisémite (comme beaucoup de gens à l'époque) et convaincu de la culpabilité de Dreyfus, va découvrir qu'il y a un traître au sein de l'armée française : Esterhazy. Et il est progressivement convaincu que, dans l'affaire Dreyfus, c'était déjà Esterhazy le coupable. Picquart finira par être écarté de son poste de commandement du contre-espionnage puis envoyé en province puis muté en Algérie et enfin en Tunisie... Il rentrera clandestinement à Paris et finira par entrer en contact avec les défenseurs de l'innocence de Dreyfus, dont un certain Emile Zola... La suite appartient à l'histoire !

Bande annonce de J'accuse :

https://www.youtube.com/watch?v=cZ6q-c4Bues 

La dégradation publique du Capitaine Dreyfus (scène inaugurale du film) :

https://www.youtube.com/watch?v=9poqc1ecL3s 

Robert Harris est un écrivain britannique qui écrit essentiellement et avec grand talent et énormément de minutie et de sens du détail (sans être pour autant ennuyeux) des romans historiques. Nous avons quelques-uns de ses titres au CDI. Vous pouvez profiter des deux dernières semaines pour venir les emprunter pour l'été.

- Pompéi. Roman se déroulant, comme vous l'avez deviné, avant et pendant la tristement célèbre éruption du Vésuve.

- La Trilogie Cicéron. Trois romans sur le célèbre Cicéron : l'accession au consulat, l'exil forcé, la confrontation avec César. La vie de Cicéron racontée par Tiron, son secrétaire affranchi. Le dit Tiron est l'inventeur présumé de la sténographie.

- Munich. L'histoire de la tristement célèbre conférence internationale de fin septembre 1938, quand le Royaume-Uni et la France cèdent face à l'Allemagne sur la question des Sudètes : La Tchécoslovaquie est démembrée, entre les Sudètes qui reviennent à l'Allemagne, l'Etat tchèque réduit et une Slovaquie indépendante.

- Fatherland. Les force de l'Axe ont gagné le guerre, la paix nazie règne sur l'Europe. Dans quelques jours, le président Kennedy va signer un accord avec le Reich. Une dystopie qui se lit comme un roman d'action.

 

Rien à voir...

Ce soir, lundi 26 juin, France 3 propose la diffusion de "Petit Pays", d'après le roman de Gabriel Faye, Prix Goncourt des Lycéens. Le roman de Gabriel Faye  a été étudié en classe par des élèves du lycée. C'est un roman qui rencontre beaucoup de succès auprès de nos élèves (ce n'est pas pour rien qu'il est Prix Goncourt des Lycéens !). Le CDI en possède plusieurs exemplaires... C'est un roman court. Vous pouvez l'emprunter pour les vacances !

Bande annonce du film Petit Pays :

https://www.youtube.com/watch?v=qlSF3tZ0s3A

 


 

 

Bonne lecture !

Bon visionnage !

Et, par avance, bonnes vacances !

 

Extraits cultissimes de La Dolce Vita...

 * Ma scène absolument préférée... Quand Marcello rencontre la jeune fille du restaurant de plage... Cette même jeune fille qui conclura le film. La musique de fond ! Quelle musique de fond ! A se jeter contre les murs de la discothèque tellement c'est bon ! Ah ! Les Années 1960 italiennes ! Le même morceau est utilisé dans le prologue de "Space Cowboys" de Clint Eastwood, clin d'oeil au cinéma italien auquel il doit tant.

https://www.youtube.com/watch?v=BA6M61OWpWQ

* Une scène spéciale pour les fans de Lou Reed période Velvet Underground - Andy Warhol :

https://www.youtube.com/watch?v=mwKfTkEvMEg 

Celle-là aussi, elle vaut son pesant de cacahuètes !


J'irai bien au resto de la plage me faire un menu terre/mer !


J.-F.

vendredi 23 juin 2023

Des idées de lectures pour l'été !

 

Chères amies, chers amis,

Je me permets de vous faire suivre, ci-dessous, un mail destiné aux enseignants et autres personnels de mon lycée. Vous allez me dire : En quoi ça nous concerne ?! Encore un spam !

Que nenni ! Je suggère juste quelques lectures pour l'été... Bien sûr, vous ne pouvez pas venir emprunter les livres que je vous recommande... Mais tous ces livres sont "trouvables" dans n'importe quelle bibliothèque et "achetables" dans n'importe quelle libraire... Alors, vous savez ce qu'il vous reste à faire !! Bonne(s) lecture(s), les ami(e)s !


Tout d'abord, je pense à celles et ceux d'entre vous convoqué(e)s pour des corrections et/ou des oraux. Bon courage !

Ensuite, ce message pour vous inviter, si vous en avez le temps et l'envie d'ici le 7 juillet, à passer au CDI... C'est l'occasion de venir emprunter des romans pour l'été (voire au-delà si vous ne les avez pas finis... mais mes suggestions ne sont pas des pavés, à une ou deux exceptions). Le CDI est en court de rangement, comme chaque année à la même période... Mais j'ai tenu à maintenir un rayon "nouveautés" ou plutôt “suggestions” (aucun de ces livres n'est une nouveauté de l'année !), histoire que celles et ceux d'entre vous qui passent au CDI puissent avoir envie de les emprunter...

Petit tour...

* D'abord, les bandes dessinées. Je n'entre pas dans les détails. LE CDI a fait pas mal d'acquisitions ces deux dernières années... Alors n'hésitez pas ! Il y a notamment la déjà mythique série (en six tomes) "L'Arabe du Futur".

* “Les Vestiges du Jour” de Kajuo Ishiguro. Avant d'être le sublime film de James Ivory, c'est un roman. L'histoire d'un majordome anglais, dans la plus pure tradition britannique, qui sacrifie sa vie et jusqu'à son possible bonheur, pour être le majordome des majordomes.

* "Une place à prendre" de J.K. Rowling. Il y a une vie après Harry Potter ! Le premier roman de J.K.R. après la série dédiée au petit sorcier (devenu grand)... Un roman grinçant qui commence comme une comédie sociale dont seuls Anglais et Italiens sont capables. Puis le drame sournois s'impose progressivement, telle une tragédie antique. C'est un peu long (le pavé de l'été ! il en faut un !). Personnellement, j'ai adoré. La critique, elle, l'a démoli, surtout la critique anglaise, probablement pour le réalisme de la description de l'actuelle Albion...

* "La fin d'une liaison" de Graham Greene. Là aussi, avant le film torturé, il y eut le roman, tout aussi torturé, entre romantisme et quête existentielle... Londres pendant le Blitz. Une liaison torride. Pendant que tout le monde se réfugie dans les abris, un couple s'abandonne. Une bombe tombe. Le destin ? Le hasard ? La main de Dieu ? Et Dieu dans tout ça... Si je vous dis que Graham Greene est le plus grand écrivain catholique anglais (oui... oui... les deux sont compatibles... cf. Tolkien !), vous saurez où vous allez.

* “La Puissance et la Gloire” de Graham Greene. Un chef d'oeuvre de la littérature mondiale du XXème siècle. L'état du Tabasco (oui, il existe) au Mexique, Années 1930. La religion catholique est persécutée. Les prêtres “non officiels” sont poursuivis pour être exécutés (c'est une histoire vraie). L'un d'entre eux, au parcours tortueux, se réfugie chez les uns et les autres, notamment chez un couple de protestants allemands...

* "Le Troisième Homme" de Graham Greene. Edition bilingue... pour vous faire plaisir... Graham Greene fut également scénariste. Du scénario du film fameux "Le Troisième Homme" (au thème musical reconnaissable entre tous), il a tiré une nouvelle remarquable. Vienne, année zéro. C'est la fin de la Seconde Guerre Mondiale. La capitale autrichienne est partagée entre les quatre puissances alliées. C'est la ville des espions et des escrocs. La misère croise les artistes...

* "L'héritage d'Anna" de Jostein Gaarder. Parce que J.G. n'a pas écrit que “Le Monde de Sophie”... L'histoire d'une jeune Norvégienne d'aujourd'hui préoccupée par la préservation de la nature. Attention, le roman date de 2015, donc "toute ressemblance"... est uniquement le fruit du hasard... Le sous-titre est plus parlant que le titre : "Une fable sur le climat et l'environnement".

* "L'Orange mécanique" d'Anthony Burgess. Avant d'être un film baroque et controversé, "Orange mécanique" fut un livre, tout autant baroque et controversé. Ultra-violence et Beethoven. La question du libre arbitre également largement évoquée...

* "Sa Majesté des Mouches" de William Golding. Attention, chef d'oeuvre ! Le problème avec ce roman, soi-disant destiné aux collégiens (celles et ceux qui l'ont lu ou le liront penseront aisément que c'est un livre pour tout le monde et que des collègiens s'y perdront peut-être), c'est qu'on croit l'avoir lu et qu'on croit que c'est de la littérature “enfantine” (ce qui n'est pas un défaut en soi). C'est l'histoire de jeunes garçons (entre dix et quinze ans) qui se retrouvent seuls, abandonnés sur une île... Robinson Crusoé n'est pas loin... Et ça commence plutôt de façon sympathique. Bien sûr. Mais la nature humaine étant ce qu'elle est, notamment la nature des enfants... William Golding n'avait aucune illusion sur le sujet, à la différence de l'utopiste Jean-Jacques Rousseau... Le rêve tourne vite au cauchemar. Largement évoqué dans la série mythique “Lost”, également un des romans préférés de Stephen King, qui le cite régulièrement, "Sa Majesté des Mouches" est à lire absolument. Et ce n'est pas long. Et je vous rappelle que c'est classé dans la littérature "pour collégiens" ! Alors, pas d'excuses !

* "Rosemary's Baby" d'Ira Levin. Allez... Le refrain habituel : Avant d'être un film mythique de Roman Polanski, ce fut un roman mythique... New York, fin des Années 1960... Je n'en dis pas plus, ça gâcherait le suspense et le plaisir... Il faut aimer la littérature fantastique. Un classique du genre.

* “Joyland” de Stephen King. Un de mes romans préférés de l'auteur préféré des élèves du lycée. Attention, celles et ceux qui évitent Stephen King pour son côté horreur et fantastique... Vous pouvez venir sans aucune hésitation ! Ici, ni horreur ni encore moins gore... Pas de fantastique (ou alors une minuscule touche que même un écrivain français tolèrerait). Non. C'est un “roman initiatique”. Un étudiant paie ses études en travaillant l'été à Joyland, un parc d'attractions (rassurez-vous, les clowns ne sont pas méchants ! Ce n'est pas “Ca” !). Il vit en cohabitation avec d'autres étudiants. Tous les matins, pour aller bosser, il passe, sur la plage, devant une maison où une dame et son fils handicapé le regardent fixement... C'est drôle, c'est tendre, c'est triste, c'est émouvant... [Détail rajouté pour vous, je ne l'ai pas mis pour le lycée... Et pour les amateurs de littérature érotique, le jeune homme vit une initiation sexuelle qui en fera rougir plus d'un(e) !]

* "Sous la lampe rouge : Contes et récits de la vie médicale" d'Arthur Conan Doyle. Avant de créer Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle a écrit d'autres récits, nouvelles et romans. D'ailleurs, il en avait tellement marre de sa créature, qu'il finit par le tuer (avant de le ressusciter quelques années plus tard, à la demande des lecteurs, y compris sa mère). Mais avant d'être écrivain, Conan Doyle fut médecin... Un médecin qui n'avait pas beaucoup de patients et s'ennuyait dans son cabinet. Alors il écrivait. Actes Sud a eu l'intelligence de rééditer ce recueil, témoignage sur la médecine à la fin du XIXème siècle, mais également plongée dans l'Angleterre victorienne et surtout occasion de découvrir le Conan Doyle auteur de nouvelles... celui que je préfère, mais qui est méconnu du public français.

Voilà... Quelques idées...

Je vous rappelle que le CDI est ouvert jusqu'au 7 juillet, aux horaires habituels, à l'exception (car il faut toujours une exception !) de la matinée du 22 juin (documentalistes en stage de formation).

Laure et moi vous attendons avec grand plaisir !

J.-F. Pérès

Musique, Maestro !

 Musique, Maestro !

ou 

La vie est un cirque !?

 

Vendredi dernier, le 16 juin, jour de ma fête (oh ! Jean-François ! alias J.-F. comme m'appelait ma maman), mon ami d'enfance Fred Thé (alias Le constructeur de cathédrales : spéciale dédicace pour ma cousine Françoise !), qui partage avec moi depuis toujours la passion de la musique de film, Fred Thé, ce veinard, assistait au concert de Vladimir Cosma au Grand Rex !

http://www.vladimir-cosma.com/

A un certain moment, convenu forcément entre nous, il m'appelle et laisse un message sur mon répondeur, au début d'un certain morceau :

https://www.youtube.com/watch?v=NU3cLoe4KkY 

Rabbi Jacob, il va danser !!

Eh oui... Et ce n'était que le début ! Résultat, je sors mon double album en concert de Vladimir Cosma... et je commence à l'écouter, histoire d'être en communion avec Fred. Je pensais que ça ne durerait que le temps de la soirée, voire du week-end... Que nenni ! Depuis maintenant une semaine, je me passe en boucle ce génialissime album !! Je ne reviendrai pas sur le concert, je n'y ai pas assisté, et de toute façon je vous renvoie au coffret du double CD, très très bien fait et riche en anecdotes (ainsi, lors d'un sondage, les mélomanes russes ont classé dans leurs "trois musiques préférées de tous les temps" : 1 - Symphonie 40 de Mozart ; 2 - Le thème du "Jouet" (j'adore ce film ! plus encore depuis cette anecdote !) de Vladimir Cosma ; 3 - 5ème Symphonie de Beethoven... Cosma, moins populaire que Mozart mais plus que Beethoven... Ah ! Ces Russes !).

Un morceau me hante particulièrement depuis une semaine, et accompagne accessoirement les soirées de mes voisins... Il s'agit du thème de "La Course à l'Echalote" :

https://www.youtube.com/watch?v=pfC6dC0xLfo

J'adore depuis toujours ce thème infernal qui accompagne dans le film la farandole folle dans le train Londres-Paris (non... non... pas par l'Eurotunnel... mais par bateau... à l'ancienne !) :

https://www.youtube.com/watch?v=Qny2sIKEeeQ 

Cette musique, je l'aime particulièrement, à en pleurer quand je l'écoute et écoute et écoute (je suis très sensible quand il s'agit de musique, de cinéma ou de romans...). Elle a ce côté musique de cirque ou de fête foraine que j'aime tant. Ah ! Ces musiques de cirque ! "L'Entrée des Gladiateurs", la plus mythique :

https://www.youtube.com/watch?v=1rxpAAHrEU0

Les musiques de fête foraine, l'orgue de barbarie, les flonflons, la barbapapa, les vieux carrousels, le train fantôme (spéciale dédicace à qui se reconnaîtra !), la chenille, le grand huit... Les rires des enfants, l'odeur de friture bien multi-usée, une soirée hors du temps...

L'excellent roman de Stephen King, "Joyland", qui raconte l'histoire d'un étudiant qui bosse un été dans un parc d'attractions pour les petits et les grands, où tout n'est que fête et illusion, et joie et rires... Et ici les clowns sont gentils !

Les musiques de cirque et de fête foraine, ces musiques qui apportent de la joie et des sourires... Ces musiques qui, presque toujours, me font pleurer. Oui, je sais, j'ai une sensibilité un peu... particulière... Ainsi, je pleure toujours à la scène d'adieu entre Jean Reno et Valérie Lemercier dans "Les Visiteurs" : la descendance ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui pleurent en regardant "Les Visiteurs" ?!

Les musiques de cirque et de fête foraine, et plus généralement les musiques de cabaret et de music-hall, ce côté "Le spectacle continue" ("The show must go on !" en français correct)... Et ces sourires au moment de saluer le public, pour dire adieu, un adieu certes plein de joie et d'allégresse mais un adieu quand même parce que demain est un autre jour et tandis que les saltimbanques iront ailleurs apporter un peu de bonheur on se retrouve dans sa petite vie... 

La piste est vide. La place du petit village est déserte. Un vent froid souffle, il entraîne avec lui les nuages de l'ennui (seraient-ils chassés par un Vian violent ?!)...

Les musiques de cirque, qui me font forcément penser aux musiques de Nino Rota pour Fellini, parce que Fellini disait tout le temps que la vie est un cirque, la vie n'est qu'un cirque, une espèce de monstrueuse plaisanterie (de mauvais goût forcément !). Un cirque à la Fellini : "Un Circo alla Fellini"...

https://www.youtube.com/watch?v=4CgXDkqn67Y 

Eh oui ! Quoi qu'il nous arrive, à chacun(e) d'entre nous, le spectacle continue. Et il vaut mieux en rire parce que, individuellement (et collectivement !), ça finit toujours mal... "Always look on the bright side of life" comme disaient les Monty Python, de sacrés clowns eux aussi...

https://www.youtube.com/watch?v=X_-q9xeOgG4

Always look on the bright side of death !

Parce que, comme dit Keating, le prof génial de "Dead Poets Society" : Carpe Diem ! Parce que, à la fin, ce sont les vers qui nous mangeront...

"Je pense que la vie est un don et je ne veux pas la gâcher, on ne sait pas quelle donne on aura le jour suivant, on apprend à accepter la vie comme elle vient. Pour que chaque jour compte !" (Jack Dawson alias Leonardo DiCaprio)

https://www.youtube.com/watch?v=-_ufLaobuAw 

La vie est un cirque. Les musiciens de Madness, ce génial groupe anglais, injustement méconnu en France, l'avaient bien compris... Leur musique avait un côté délire perpétuel de sales gosses, un moyen de cacher leur profond désespoir... Welcome to the House of Fun !!

https://www.youtube.com/watch?v=GJ2X9SANsME 

Les musiques de cirque... Vladimir Cosma, Nino Rota et bien sûr bien sûr Charles Chaplin, notre maître à tous ! Ou comment alterner le burlesque le plus échevelé et les scènes d'émotion pure à un rythme infernal qui vous laisse hors d'haleine. Comme dans la vie. Mais en mieux. En bien mieux.

Le cirque !...

Une scène culte, au milieu de tant d'autres :  

https://www.youtube.com/watch?v=_Cfr7iv78o4

Et, évidemment, le mythique final, parce que la vie continue :

https://www.youtube.com/watch?v=BXPR3Y465lA 

Les musiques de cirque, ces musiques si gaies qui laissent un goût amer quand vient le temps des adieux, parce qu'il vient toujours, et toujours trop tôt... Les saltimbanques vont donner leur spectacle dans une autre ville, et errer de ville en ville, comme dans le sublime La Strada, toujours de Fellini, bien sûr :

https://www.youtube.com/watch?v=CKLa8j06lkw

Les images de ce film sont particulièrement émouvantes et me rappellent terriblement l'enterrement de Fellini quand Guilietta Masina, sa femme et actrice dans bien de ses films (dont évidemment La Strada), lui dit "Adieu" ou plutôt, espérons le pour eux, "Au revoir" au dessus de son cercueil avec son petit sourire merveilleux... Federico est mort pendant mon service militaire. Je pleurais chaque soir en pensant à ces adieux... Et je me cachais, parce qu'au sein de la virilité kakie, il n'est jamais sain qu'un homme pleure...

Eh oui ! Il est temps de nous dire au revoir ! Comment te dire Adieu ?!

Je terminerai donc par une citation musicalo-cinématographique, bien dans le ton... car je ne suis là que pour transmettre... La bande annonce mythique de 8 1/2, toujours de Fellini, peut-être la plus connue des musiques de Nino Rota (encore plus que celle de La Dolce Vita... Là aussi, il y en aurait des choses à dire, sur ce chef d'oeuvre ultime et baroque !), avec à la mise en scène l'immense acteur, j'ai nommé Marcello Mastroianni (lui aussi, sa disparition m'avait bouleversé, c'est peu de le dire !)... Mais chut ! Le spectacle continue ! Rideau !

https://www.youtube.com/watch?v=PTmiA-uNSD8 

 

Federico et Marcello sur le tournage de 8 1/2


Epilogue

 

Parce que ça n'a rien à voir... mais tout à voir... Les adieux de Marcello (c'est le nom de son personnage dans "La Dolce Vita") à l'innocence pour rejoindre sa bande de fêtards... La Dolce Vita : Fine.

https://www.youtube.com/watch?v=uU2xhRYeJa8

Au bord de mer, les adieux sont toujours plus intenses !

 

Ciao Marcello ! Adieu l'artiste !

 


lundi 12 juin 2023

Les os qui renaissent à la vie... ou quand la Bible inspire les musiciens...

 

DRY BONES par les Delta Rhythm Boys...
La chanson du lundi matin ! Je pourrais passer des heures à l'écouter ! D'ailleurs, ça fait plus d'une heure que je l'écoute en boucle, maintenant que les lycéens sont en vacances (c'est la reconquête du mois de juin, qu'ils disaient...).
Musique et religion faisaient bon ménage autrefois, en témoigne notamment J.S. Bach qui écrivait quasi quotidiennement des cantiques : "Soli Deo Gloria" !
Mais c'est toujours vrai de nos jours, notamment aux States où existe une tradition tenace de chants d'inspiration biblique...
Ainsi pour ce cantique inspiré par le prophète Ezechiel...
Si vous reconnaissez cet air, c'est normal : il figure en bonne place dans la bande son du film "Rain Man", une B.O. qui fut un succès énormissime en 1988... Pour l'anecdote, c'était la première B.O. américaine d'un compositeur allemand, un certain Hans Zimmer qui a fait depuis un sacré chemin !!
 

mardi 30 mai 2023

In memoriam JLM

 

Mardi 30 mai 2023. Ce matin auront lieu les obsèques religieuses du chanteur-poète Jean-Louis Murat en la basilique Notre-Dame d'Orcival. Elles seront suivies de son enterrement à La Bourboule, près du village qui lui a donné son nom d'artiste : Murat-Le-Quaire.

Qu'il repose en paix.

Regrets : https://www.youtube.com/watch?v=YEl4N9QAbgo&lc=Ugz6qPr68QKRB_QMjIt4AaABAg

Col de la Croix-Morand : https://www.youtube.com/watch?v=UTzUKbu4a08

Au Mont Sans-Souci : https://www.youtube.com/watch?v=ys1_D2sy8bY

https://www.jlmurat.com/ 

 

Bonne journée à toutes et tous.

Pas d'autre message à suivre (en espérant qu'ils vont arrêter de mourir, les artistes qu'on aime !).

J.-F. Pérès

 

Basilique Notre-Dame d'Orcival

 

 

 

 

vendredi 26 mai 2023

Un an déjà...

 Dans la liste de nos chers disparus... Outre Tina Turner et Jean-Louis Murat partis cette semaine, il y a le grand, l'immense Ryuichi Sakamoto, musicien-compositeur-acteur, qui nous a quittés au printemps 2023 (c'est mon ami Fred Thé qui me l'a appris il y a deux semaines). Et puis, il y a un an aujourd'hui, disparaissait Andrew Fletcher.

Il était le coeur et peut-être l'âme de Depeche Mode. Et, pourtant, il n'a jamais écrit une seule chanson et disait de lui-même qu'il était un musicien moyen. Il était camarade d'école de Martin Gore. Avec Vince Clarke, ils ont fondé Composition of Sound. Ils cherchaient un chanteur, ils ont trouvé Dave Gahan, qui reprenait "Heroes" de Bowie dans un pub. Gahan trouvera le nom Depeche Mode, à cause de la revue française de mode, qu'ils traduisent improprement par "Fast Fashion". La suite appartient à l'histoire...

Fletcher sut garder un cap pour le groupe. Après le départ de Vince Clarke dès le premier album, on s'attendait au pire. Mais le groupe a continué et Martin Gore s'est mis à composer (pour notre plus grand bonheur !). Alan Wilder (ce génial musicien et compositeur, amateur autant de pop que d'électro et de classique, au point de reprendre Beethoven sur une face B !) n'allait pas tarder à rejoindre le groupe, avant que de le quitter dans les Années 1990, les "années noires", quand Dave Gahan passait plus de temps à se droguer qu'à chanter.

Fletcher, c'était quelque part l'unité du groupe. Dans les Années 2000, c'est lui qui a su maintenir la cohésion entre un Martin Gore très directif et un Dave Gahan revenu de l'enfer et qui voulait lui aussi se lancer dans la composition de chansons. Et puis Fletcher était resté attaché à son Angleterre natale (il fut un opposant déclaré au Brexit), à la différence de Gore et Gahan partis vivre aux States. Il vivait simplement. Il est parti brusquement, âgé d'à peine soixante ans...

RIP.


 

Parce qu'il faut garder le sourire...

Parce qu'il faut continuer à sourire. Envers et contre tout.

https://www.youtube.com/watch?v=SJUhlRoBL8M 

Je rappelle le contexte de cette chanson : c'est la fin du film ["La Vie de Brian" des Monty Python, délirante caricature de la vie du Christ], tout le monde est crucifié, bref, c'est l'horreur... On ne va quand même pas se laisser aller ! Cette chanson, originellement interdite par l'Eglise anglicane, est devenue number one des airs choisis pour des obsèques Outre-Manche... Ils sont trop forts, ces Anglais !

Bonne fête de Pentecôte à toutes et tous !

Prenez soin de vous !

J.-F.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Always_Look_on_the_Bright_Side_of_Life 

 

Soudain...

Quand des artistes que l'on aimait parfois depuis des années voire des décennies nous quittent, on se sent perdus, désorientés. Heureusement, il nous reste leurs oeuvres et leur souvenir... Les années passant, les disparus sont plus nombreux... forcément...

Tous ces disparus vont nous hanter longtemps... longtemps... Je repense au film "Tous les matins du monde" où l'on voit Sainte-Colombe communier avec sa femme disparue... C'est bouleversant... Je repense à une chanson d'Etienne Daho : SOUDAIN.

https://www.youtube.com/watch?v=SDDAzbL0fhc

Tous les espoirs me sont permis puisque je suis en vie.

Cette chanson, peu connue, simple et bouleversante, m'a accompagné depuis des années et m'a aidé à passer certains moments très difficiles, certaines nuits où j'étais seul et totalement perdu. Merci, Etienne. Tu m'as probablement sauvé la vie à ce moment là...

Du coup, je repense à une autre chanson d'Etienne, de la même période et dans la même veine : LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE...

 https://www.youtube.com/watch?v=ESy_JHrT-d4

 Sache que du berceau à la tombe c'est dur pour tout le monde.

Le poète-chanteur nous a quittés...

Le poète-chanteur Jean-Louis Murat nous a quittés hier. Il nous laisse orphelins, sans voix, stupéfaits. Il avait 71 ans. On ne doit pas partir à 71 ans. Il avait encore tant à partager avec nous. 

J'ai eu la chance de le voir deux fois en concert, les deux fois avec Valérie, qui m'a initié à son oeuvre. La première fois, c'était à Guéret en 2015, un super souvenir, on a même eu l'occasion, après le concert, d'échanger quelques mots avec lui... Malheureusement, ce soir là, c'était le 13 novembre 2015. Forcément, l'après-concert fut quelque peu terni. Nous l'avons revu en décembre 2022 à Montluçon, dans une petite salle pas bien géniale. Bon, il y avait un côté intimiste, certes, mais c'était tristounet. On n'était pas bien nombreux, il ne faisait pas très très chaud et, je me répète, la salle, c'était vraiment pas ma came. Mais, bon, finalement, la magie a fini par se mettre en place... Hélas, au moment des rappels, il y a eu des bugs électriques et JLM et ses musiciens ont abrégé la fin du concert. Dommage.

Et, hier, un collègue me dit, alors que nous ne sommes pas encore remis de la mort de Tina Turner (partie faire un boeuf avec Bowie au paradis), "Il y a quelqu'un d'autre qui est mort". Je m'attends à un second rôle dans un James Bond (mon collègue et moi partageons une passion pour Mister 007). Pas du tout. "Jean-Louis Murat est mort". Non. Ce n'est juste pas possible. Et, pourtant, si. 71 ans. Vie saine. Au grand air. Et, brusquement, c'est fini.

Aujourd'hui, ironie (?), sort la compilation de ses succès, un "Best of", que je vais courir acheter pour pouvoir écouter quelques-unes de ses chansons (je n'ai pas de disque de lui, c'est Valérie, la spécialiste !)...

Repose en paix, Jean-Louis, entre Auvergne et States, et merci pour toutes ces émotions musicales et poétiques.



JLM à Montluçon en décembre 2022


jeudi 25 mai 2023

La Grande Dame nous a quittés

 Une Grande Dame nous a quittés.

Pour lui rendre hommage, poussons le volume à fond !

https://www.youtube.com/watch?v=Gcm-tOGiva0

Elle s'appelait Turner. Tina Turner.

 https://www.youtube.com/watch?v=4hGQ97tCTOs

 (Merci à Bono et The Edge pour cette chanson !)

Les plus grands ont composé pour elle, comme Mark Knopfler, de Dire Straits :

https://www.youtube.com/watch?v=d4QnalIHlVc

Au Ciel, elle va pouvoir reformer son duo avec David Bowie :

https://www.youtube.com/watch?v=Of1HV4b0ccg 

God bless them.

mercredi 17 avril 2019

Le jour de la trahison

Mercredi Saint. Aujourd'hui, la liturgie nous propose la lecture de la trahison de Judas. L'occasion de rappeler que, jadis, on jeûnait deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi. Le mercredi pour commémorer la trahison de Judas. Le vendredi pour commémorer la mort de Jésus Notre Seigneur.

Judas. J'avoue que ce personnage m'a toujours intrigué. Et je ne suis pas le seul. Longtemps, il fut juste classé parmi les traîtres absolus et devint même un nom commun (j'ai un judas à la porte de mon appartement !!). Depuis un siècle et quelque, on assiste sinon à une réhabilitation, en tout cas à une tentative de compréhension du geste de l'individu Judas et plus largement de compréhension de l'individu lui-même. De nombreux écrivains, historiens (et pseudo historiens...) mais aussi des prêtres et des évêques et des mystiques ont disserté longuement sur la figure de Judas. Trahison à but politique ? Amitié déçue ? Geste purement diabolique et comme uniquement inspiré par Satan ? La littérature et le cinéma se sont emparés de Judas. Je rappellerai juste la très belle pièce "Judas" de Marcel Pagnol, une pièce méconnue et qui ne fut montée qu'une fois. Une pièce intéressante où l'auteur, lui-même protestant, explique sa démarche.

Revenons au geste. La trahison. Judas a trahi Jésus. D'autres disciples n'ont pas été brillants lors des dernières heures de la vie de Jésus... Souvenons-nous du reniement de Pierre (dans l'Evangile de Matthieu, il disparait carrément du récit après son reniement, les trois autres évangélistes sont plus cléments avec le fondateur de l'Eglise). Les autres disciples s'échappent à leur tour. Seul le disciple bien-aimé (uniquement dans l'Evangile de Jean) sera présent au moment de la crucifixion. Les disciples ont tous fui. Restent les femmes, Marie, la mère de Jésus, Marie de Magdala (qui sera la première à voir Jésus ressuscité) et quelques autres fidèles. Au moment de la mise au tombeau, deux Pharisiens sympathisants de la cause de Jésus : Nicodème et Joseph d'Arimathie. Toujours pas de disciples... Les disciples se terrent. Certains rentrent chez eux : Jésus ressuscité les accompagnera, c'est le magnifique récit d'Emmaüs, très cher à mon coeur, lu le soir de Pâques.

Mais revenons à la trahison. Judas a trahi. Les autres disciples, je l'ai déjà dit, n'ont pas été "brillants" non plus... Et moi ? Et nous ? En ce Mercredi Saint, il est temps de nous interroger sur notre foi, sur notre rapport à Dieu et au prochain. Nous avons tous trahi un jour ou l'autre. Je ne vais pas ici faire la confession de mes trahisons. Ce n'est pas le sujet du jour. Mais je profiterai de cette journée avant le Triduum Pascal pour réfléchir, rentrer en moi, comme le fils prodigue qui s'interroge avant de revenir vers le Père.

Judas a trahi. Mais, surtout, Judas ne s'est pas repenti. Il n'a pas cru à la miséricorde infinie du Seigneur. Il a commis le péché contre l'Esprit. Après sa forfaiture, il est allé se pendre, désespéré, tellement sûr que Dieu ne lui pardonnerait jamais. Le suicide est rare dans la Bible, très rare chez les Hébreux. On peut citer le premier des rois, Saül, qui se suicide, et le prophète Elie qui a, à un moment, la tentation du suicide. Les Hébreux, comme les Grecs anciens, ne se suicident pas (Oedipe préfère se crever les yeux que de se suicider : il affronte son Destin). A la différence d'autres civilisations : les Romains ou les Japonais, pour citer les plus connus.

Qu'il est difficile de retourner vers le Père. De faire amende honorable. De demander pardon. Au Père. Aux autres. A soi.

Le chemin est long et sinueux qui mène au Seigneur. L'Eglise peut nous aider. La lecture de la Bible peut nous aider. Notre éducation (ma famille m'a beaucoup appris). Nos rencontres nous aident. Dans mon cas, de nombreuses rencontres, avec des prêtres, bien sûr, que ce soit quand j'étais adolescent ou depuis que j'ai repris "le chemin de l'Eglise" au début des Années 2000. Il y a aussi les échanges avec des collègues et amis... Ma principale dans le Cap Corse, un ami féru de l'Evangile de Jean, plusieurs collègues depuis que j'exerce au Lycée Mme de Staël (dont l'une qui me donna l'opportunité d'aller à la messe "pas seulement le dimanche"... je ne la remercierai jamais assez !) et bien sûr "mon ancien prof de grec" (qui a appris le grec pour pouvoir lire l'Evangile dans le texte !) qui m'inspire depuis tant d'années. Qu'elles et ils soient toutes et tous ici remercié(e)s.

Le chemin peut aussi passer par des oeuvres d'arts. Certains seront émus par des monuments, par des tableaux. D'autres par des musiques (sacrées ou non). D'autres encore par des romans ou des essais. Pour ma part, je le confesse, ce fut la redécouverte, au début des Années 2000, du film "La Dernière Tentation du Christ". Un film profondément incompris. Un film haï par les Chrétiens (et pas seulement les Catholiques). Un film méprisé par la critique. Un film qui ne trouva pas son public. Et, pourtant, son réalisateur, Martin Scorsese, lui-même profondément catholique, n'avait aucunement cherché à polémiquer. Beaucoup de gens qui ont critiqué ce film ne l'ont tout simplement pas vu, reprenant la citation d'un célèbre écrivain : "Pas besoin de visiter un bordel pour savoir ce qui s'y déroule". Certes. 

Le film raconte un Jésus très humain qui s'interroge sur sa divinité. Jusque là rien à redire. Vient le moment de la Crucifixion. Là, Jésus voit un ange (sous les traits d'une adorable jeune fille) venir lui retirer les clous et l'inviter à descendre de la croix... pour vivre sa vie... C'est l'ultime tentation mais on ne le sait pas encore. L'ange (prétendu ange) annonce à Jésus qu'il n'est pas au Paradis mais sur Terre, qu'il n'est pas Dieu et qu'il doit vivre sa vie d'homme. Jésus prend femme (le scandale... or tout bon croyant se marie et se multiplie... à part quelques exceptions) et a des enfants. Il vieillit et vit sa vie d'homme jusqu'au jour où il tombe nez à nez avec Paul, l'Apôtre. Le doute s'installe. S'est-il trompé de vie ? Ses disciples lui en veulent beaucoup d'avoir trahi, surtout Judas ! Et, là, on découvre que l'ange... c'est Satan, littéralement le tentateur... Et n'oublions pas qu'il est écrit, dans le récit des tentations de Jésus au Désert, que le tentateur reviendra le tenter... On peut critiquer la naïveté du propos. Mais s'interroger sur l'humanité de Jésus, c'est le coeur du Mystère de l'Incarnation, Dieu fait homme. Au dernier moment, au moment de mourir, Jésus s'interrogerait : et si ce n'était pas là ma mission ? A la fin du film, Jésus reprend son rôle (il n'y a donc là rien de blasphématoire). Il a résisté à la tentation. Pour l'anecdote, la musique, magnifique, est signée Peter Gabriel. Et mon cher David Bowie apparait en Ponce Pilate...

Voilà. Qu'est-ce qui nous fait un jour nous interroger, prendre ou reprendre le chemin qui mène à Jésus ?

La route est longue. La porte est étroite. Mais nous ne sommes pas seuls. Jamais.

Bon Triduum Pascal à toutes et tous !

Dieu vous bénisse.

mardi 2 avril 2019

Disparition du Père Jean Allary


Ce matin, en ouvrant mon compte FB (eh oui ! je continue d'y aller ! mais avec parcimonie et uniquement pour piocher des infos positives et/ou sérieuses, des blagues, et garder le contact avec ancien(ne)s élèves et collègues et amie(e)s lointain(e)s), je découvre cette info de RCF Allier :

[DISPARITION] – Nous venons d’apprendre avec une grande tristesse la disparition du père Jean Allary à l’âge de 93 ans ce samedi. Ordonné en 1952, il était resté sur les secteurs de Moulins et de Neuvy.
Devenu chanoine de la cathédrale en 2010, il avait pris sa retraite il y a seulement 6 ans seulement au presbytère de Neuvy.
Il a été fidèle de longues années à RCF en participant notamment aux haltes bibliques mais aussi aux commentaires de messes.
La messe de ses obsèques aura lieu ce samedi 6 avril, à 15h en la cathédrale Notre-Dame de Moulins.

Je me souviens avec beaucoup d'émotion du Père Allary. Il se trouve que c'était lui qui (co) dirigeait la chorale de la Paroisse Saint-Pierre de Moulins (aujourd'hui disparue et fusionnée dans une plus grande paroisse) (c'était "ma" paroisse !!) où ma mère a chanté pendant des années. Cette chorale avait une section percussions, dirigée par Marie-Odile Picandet. Ils appliquaient la "méthode Carl Orff" pour apprendre la musique aux enfants grâce aux instruments à percussion. Pour ma part, je jouais de la cymbale, du xylophone et du métallophone (je n'étais pas très doué mais on s'amusait bien !).
La chorale a eu beaucoup de succès au début des Années 1980. Nous nous sommes produits dans tout l'Allier et au-delà... Je me souviens notamment d'un concert triomphal (n'ayons pas peur des mots !) en l'église de Néris-les-Bains. Et je me souviens également d'une tournée (en train ! toute une aventure depuis Moulins !) à Romans-sur-Isère. 
C'était une aventure humaine et musicale remarquable. Et tout ça, nous le devions au Père Allary, un saint homme en même temps qu'un grand mélomane.
Je prie pour lui.
La messe de ses obsèques aura donc lieu samedi 6 avril à la cathédrale Notre-Dame de Moulins.

jeudi 28 mars 2019

Dis, tu me racontes une histoire ?!






 Merci à Valérie pour ce petit clin d'oeil à un auteur qu'elle m'a fait découvrir... et apprécier !!

vendredi 21 décembre 2018

Humour catho !...

Décidément, les gilets jaunes sont partout !
(Illustration récupérée sur la page facebook de ma paroisse...)



Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous !

Comme on dit en Corse : PACE E SALUTE !

En cadeau bonus, la version pour la BBC de "Always look on the bright side of life" :
https://www.youtube.com/watch?v=eTXiqKGFNso




Always Look on the Bright Side of Life (from Monty Python)
words and music by Eric Idle

Some things in life are bad
They can really make you mad
Other things just make you swear and curse.
When you're chewing on life's gristle
Don't grumble, give a whistle
And this'll help things turn out for the best...

    And...always look on the bright side of life...
    Always look on the light side of life...

If life seems jolly rotten
There's something you've forgotten
And that's to laugh and smile and dance and sing.
When you're feeling in the dumps
Don't be silly chumps
Just purse your lips and whistle - that's the thing.

    And...always look on the bright side of life...
    Always look on the light side of life...

For life is quite absurd
And death's the final word
You must always face the curtain with a bow.
Forget about your sin - give the audience a grin
Enjoy it - it's your last chance anyhow.

    So always look on the bright side of death
    Just before you draw your terminal breath

Life's a piece of shit
When you look at it
Life's a laugh and death's a joke, it's true.
You'll see it's all a show
Keep 'em laughing as you go
Just remember that the last laugh is on you.

    And always look on the bright side of life...
    Always look on the right side of life...
    (Come on guys, cheer up!)
    Always look on the bright side of life...
    Always look on the bright side of life...
    (Worse things happen at sea, you know.)
    Always look on the bright side of life...
    (I mean - what have you got to lose?)
    (You know, you come from nothing - you're going back to nothing.
    What have you lost? Nothing!)
    Always look on the right side of life...


*


*         *




Funeral blues
(W.H. Auden)


Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.