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vendredi 23 juin 2023

Musique, Maestro !

 Musique, Maestro !

ou 

La vie est un cirque !?

 

Vendredi dernier, le 16 juin, jour de ma fête (oh ! Jean-François ! alias J.-F. comme m'appelait ma maman), mon ami d'enfance Fred Thé (alias Le constructeur de cathédrales : spéciale dédicace pour ma cousine Françoise !), qui partage avec moi depuis toujours la passion de la musique de film, Fred Thé, ce veinard, assistait au concert de Vladimir Cosma au Grand Rex !

http://www.vladimir-cosma.com/

A un certain moment, convenu forcément entre nous, il m'appelle et laisse un message sur mon répondeur, au début d'un certain morceau :

https://www.youtube.com/watch?v=NU3cLoe4KkY 

Rabbi Jacob, il va danser !!

Eh oui... Et ce n'était que le début ! Résultat, je sors mon double album en concert de Vladimir Cosma... et je commence à l'écouter, histoire d'être en communion avec Fred. Je pensais que ça ne durerait que le temps de la soirée, voire du week-end... Que nenni ! Depuis maintenant une semaine, je me passe en boucle ce génialissime album !! Je ne reviendrai pas sur le concert, je n'y ai pas assisté, et de toute façon je vous renvoie au coffret du double CD, très très bien fait et riche en anecdotes (ainsi, lors d'un sondage, les mélomanes russes ont classé dans leurs "trois musiques préférées de tous les temps" : 1 - Symphonie 40 de Mozart ; 2 - Le thème du "Jouet" (j'adore ce film ! plus encore depuis cette anecdote !) de Vladimir Cosma ; 3 - 5ème Symphonie de Beethoven... Cosma, moins populaire que Mozart mais plus que Beethoven... Ah ! Ces Russes !).

Un morceau me hante particulièrement depuis une semaine, et accompagne accessoirement les soirées de mes voisins... Il s'agit du thème de "La Course à l'Echalote" :

https://www.youtube.com/watch?v=pfC6dC0xLfo

J'adore depuis toujours ce thème infernal qui accompagne dans le film la farandole folle dans le train Londres-Paris (non... non... pas par l'Eurotunnel... mais par bateau... à l'ancienne !) :

https://www.youtube.com/watch?v=Qny2sIKEeeQ 

Cette musique, je l'aime particulièrement, à en pleurer quand je l'écoute et écoute et écoute (je suis très sensible quand il s'agit de musique, de cinéma ou de romans...). Elle a ce côté musique de cirque ou de fête foraine que j'aime tant. Ah ! Ces musiques de cirque ! "L'Entrée des Gladiateurs", la plus mythique :

https://www.youtube.com/watch?v=1rxpAAHrEU0

Les musiques de fête foraine, l'orgue de barbarie, les flonflons, la barbapapa, les vieux carrousels, le train fantôme (spéciale dédicace à qui se reconnaîtra !), la chenille, le grand huit... Les rires des enfants, l'odeur de friture bien multi-usée, une soirée hors du temps...

L'excellent roman de Stephen King, "Joyland", qui raconte l'histoire d'un étudiant qui bosse un été dans un parc d'attractions pour les petits et les grands, où tout n'est que fête et illusion, et joie et rires... Et ici les clowns sont gentils !

Les musiques de cirque et de fête foraine, ces musiques qui apportent de la joie et des sourires... Ces musiques qui, presque toujours, me font pleurer. Oui, je sais, j'ai une sensibilité un peu... particulière... Ainsi, je pleure toujours à la scène d'adieu entre Jean Reno et Valérie Lemercier dans "Les Visiteurs" : la descendance ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui pleurent en regardant "Les Visiteurs" ?!

Les musiques de cirque et de fête foraine, et plus généralement les musiques de cabaret et de music-hall, ce côté "Le spectacle continue" ("The show must go on !" en français correct)... Et ces sourires au moment de saluer le public, pour dire adieu, un adieu certes plein de joie et d'allégresse mais un adieu quand même parce que demain est un autre jour et tandis que les saltimbanques iront ailleurs apporter un peu de bonheur on se retrouve dans sa petite vie... 

La piste est vide. La place du petit village est déserte. Un vent froid souffle, il entraîne avec lui les nuages de l'ennui (seraient-ils chassés par un Vian violent ?!)...

Les musiques de cirque, qui me font forcément penser aux musiques de Nino Rota pour Fellini, parce que Fellini disait tout le temps que la vie est un cirque, la vie n'est qu'un cirque, une espèce de monstrueuse plaisanterie (de mauvais goût forcément !). Un cirque à la Fellini : "Un Circo alla Fellini"...

https://www.youtube.com/watch?v=4CgXDkqn67Y 

Eh oui ! Quoi qu'il nous arrive, à chacun(e) d'entre nous, le spectacle continue. Et il vaut mieux en rire parce que, individuellement (et collectivement !), ça finit toujours mal... "Always look on the bright side of life" comme disaient les Monty Python, de sacrés clowns eux aussi...

https://www.youtube.com/watch?v=X_-q9xeOgG4

Always look on the bright side of death !

Parce que, comme dit Keating, le prof génial de "Dead Poets Society" : Carpe Diem ! Parce que, à la fin, ce sont les vers qui nous mangeront...

"Je pense que la vie est un don et je ne veux pas la gâcher, on ne sait pas quelle donne on aura le jour suivant, on apprend à accepter la vie comme elle vient. Pour que chaque jour compte !" (Jack Dawson alias Leonardo DiCaprio)

https://www.youtube.com/watch?v=-_ufLaobuAw 

La vie est un cirque. Les musiciens de Madness, ce génial groupe anglais, injustement méconnu en France, l'avaient bien compris... Leur musique avait un côté délire perpétuel de sales gosses, un moyen de cacher leur profond désespoir... Welcome to the House of Fun !!

https://www.youtube.com/watch?v=GJ2X9SANsME 

Les musiques de cirque... Vladimir Cosma, Nino Rota et bien sûr bien sûr Charles Chaplin, notre maître à tous ! Ou comment alterner le burlesque le plus échevelé et les scènes d'émotion pure à un rythme infernal qui vous laisse hors d'haleine. Comme dans la vie. Mais en mieux. En bien mieux.

Le cirque !...

Une scène culte, au milieu de tant d'autres :  

https://www.youtube.com/watch?v=_Cfr7iv78o4

Et, évidemment, le mythique final, parce que la vie continue :

https://www.youtube.com/watch?v=BXPR3Y465lA 

Les musiques de cirque, ces musiques si gaies qui laissent un goût amer quand vient le temps des adieux, parce qu'il vient toujours, et toujours trop tôt... Les saltimbanques vont donner leur spectacle dans une autre ville, et errer de ville en ville, comme dans le sublime La Strada, toujours de Fellini, bien sûr :

https://www.youtube.com/watch?v=CKLa8j06lkw

Les images de ce film sont particulièrement émouvantes et me rappellent terriblement l'enterrement de Fellini quand Guilietta Masina, sa femme et actrice dans bien de ses films (dont évidemment La Strada), lui dit "Adieu" ou plutôt, espérons le pour eux, "Au revoir" au dessus de son cercueil avec son petit sourire merveilleux... Federico est mort pendant mon service militaire. Je pleurais chaque soir en pensant à ces adieux... Et je me cachais, parce qu'au sein de la virilité kakie, il n'est jamais sain qu'un homme pleure...

Eh oui ! Il est temps de nous dire au revoir ! Comment te dire Adieu ?!

Je terminerai donc par une citation musicalo-cinématographique, bien dans le ton... car je ne suis là que pour transmettre... La bande annonce mythique de 8 1/2, toujours de Fellini, peut-être la plus connue des musiques de Nino Rota (encore plus que celle de La Dolce Vita... Là aussi, il y en aurait des choses à dire, sur ce chef d'oeuvre ultime et baroque !), avec à la mise en scène l'immense acteur, j'ai nommé Marcello Mastroianni (lui aussi, sa disparition m'avait bouleversé, c'est peu de le dire !)... Mais chut ! Le spectacle continue ! Rideau !

https://www.youtube.com/watch?v=PTmiA-uNSD8 

 

Federico et Marcello sur le tournage de 8 1/2


Epilogue

 

Parce que ça n'a rien à voir... mais tout à voir... Les adieux de Marcello (c'est le nom de son personnage dans "La Dolce Vita") à l'innocence pour rejoindre sa bande de fêtards... La Dolce Vita : Fine.

https://www.youtube.com/watch?v=uU2xhRYeJa8

Au bord de mer, les adieux sont toujours plus intenses !

 

Ciao Marcello ! Adieu l'artiste !

 


mercredi 7 septembre 2016

Le retour de MADNESS fin octobre !!!

Oyez ! Oyez !

MADNESS sort son prochain album, intitulé CAN'T TOUCH US NOW, fin octobre... Le retour des Maddies... Enfin une bonne nouvelle dans une année 2016 bien sombre pour la musique !

Annonce du nouvel album des Maddies :

 "Mr Apples" en live, chanson extraite de l'album à venir :
 [Mr Apples sort officiellement en single ce mercredi 7 septembre !!!]

 Site internet des Maddies :

 Site francophone des fans de MADNESS :


Enjoy the nutty way of life !!!



mardi 4 décembre 2012

MADNESS se porte bien...

 
Le nouvel album de MADNESS, le 10ème du groupe londonien formé à la fin des Années 1970 et toujours actif, intitulé OUI OUI SI SI JA JA DA DA, est sorti en France le 12 novembre et se porte plutôt bien.

On peut voir de ci de là de bonnes critiques sur le dit album (voir plus bas).

Les Maddies sont à l'honneur sur France 2 et France 4 aujourd'hui dans l'émission, justement, CD'Aujourd'hui... format court s'il en est... mais il y a la session de rattrapage grâce au replay :

http://www.france2.fr/emissions/cd-aujourd-hui/

A noter que les Nutty Boys font actuellement une tournée d'hiver au Royaume Uni et ils proposent au public chaque jour une chanson à télécharger gratuitement. Plus d'infos (ainsi que des liens vers des articles de journaux consacrés au groupe ainsi que des interviews radios) sur le site du "French Madness Info Service" :

http://newsdufrenchmis.blogspot.fr/

Un article du Monde qui revient sur les Maddies, après leurs prestations lors du jubilé de la Reine et aux J.O. de Londres, qui ont offert le week-end dernier à leurs fans le House of Fun Weekender :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/11/30/madness-les-joyaux-feles-de-la-couronne_1798433_3246.html

Une chronique de l'album trouvée sur le net et qui partage assez mon point de vue sur les chansons du dit album :

http://www.quai-baco.com/madness-oui-oui-si-si-ja-ja-da-da-la-chronique-11916/

Une interview par les Inrocks (différente de l'article disponible dans l'édition papier) :

http://www.lesinrocks.com/2012/11/28/musique/madness-entretien-fleuve-11326090/

Un article "pour contre le dernier album" plutôt amusant :

http://www.cafebabel.fr/article/42541/critiquer-madness-oui-oui-si-si-ja-ja-da-da.html

Bonne lecture et bonne écoute !

J.-F. P. alias Mad Jeff

mardi 13 novembre 2012

Au coeur de l'automne...


Quoi de mieux pour illustrer un "billet d'humeur" (plutôt bonne en l'occurrence !) automnal qu'une photo prise au 1er jour de l'automne... au seul détail près que j'écris ces lignes le 13 novembre par un froid glacial alors que la photo fut prise le 22 septembre "par un bel après-midi d'automne", quelque part entre Dordogne, Corrèze et Lot... Celles et ceux qui y étaient reconnaîtront le clin d'oeil. Quant aux autres, je les invite à découvrir cette belle région au riche passé historique et au patrimoine gastronomique légendaire.

Il y a un peu plus d'un mois, sur ce blog, j'évoquais mon attente de SKYFALL, le dernier James Bond... Je n'ai pas été déçu, loin de là ! Je dirai même que j'ai été enthousiasmé comme je ne l'avais pas été depuis longtemps ! J'y ai retrouvé à la fois la force novatrice de CASINO ROYALE (reprendre le personnage de Bond "à la racine", au commencement, s'intéresser à la genèse du fameux espion...), quelques caractéristiques des films des différentes époques (de Connery à Brosnan il y a eu vingt films... après tout, James Bond est la plus longue saga cinématographique qui soit !), avec des clins d'oeil aux fans des films passés (comme "Bons Baisers de Russie" pour la séquence à Istambul ou la voiture de "Goldfinger") mais aussi à toute la "mythologie bondienne" en général, y compris bien entendu les romans de Ian Fleming, le créateur de 007. Comme dans CASINO ROYALE et auparavant dans les films avec Timothy Dalton et George Lazenby (et quelques fulgurances de la période Brosnan, quasiment jamais du temps de Moore ou de Connery sauf aux tous débuts), James Bond, s'il est un espion qui aime jouer, qui n'a pas peur de la mort et qui apprécie les conquêtes féminines, c'est aussi un homme seul, sombre, parfois naïf, qui sait de par son métier qu'il ne doit ni ne peut s'attacher à personne. Mais foin de psychologie bondienne à la petite semaine ! Le plaisir est d'avoir un excellent film d'action bourré d'humour et où les gadgets technologiques ne sont plus omniprésents (le nouveau Q est délicieux !... ainsi que la scène de sa rencontre avec Bond... devant un tableau de Turner...). Un film qui a aussi la patte d'un réalisateur, Sam Mendes, qui nous propose des séquences superbes dans des décors extraordinaires où Bond parait souvent totalement seul (la seule fois où il y a beaucoup de monde, dans le métro de Londres, on voit que James n'est pas du tout à l'aise !). Un film qui utilise de façon totalement originale la chanson "Boum !" de Charles Trénet... Je n'écouterai plus cette chanson de la même façon (déjà que j'étais marqué par son usage dans le fabuleux film "Toto le Héros") désormais... chut ! Et puis, quand on découvre ce que veut dire SKYFALL... la jouissance de voir la destruction de la propriété familiale (un vieux fantasme personnel... je sais... ça relève de la psychanalyse !). Enfin, "last but not least", l'épilogue qui renoue avec les origines cinématographiques de Bond et le retour d'un personnage clé (je ne dirai pas qui si vous n'avez pas vu le film...). On sort de la salle satisfait de voir tout le monde de nouveau réuni, Bond et l'équipe du MI6 prêts à en découdre avec les ennemis de Sa Gracieuse Majesté dans le prochain épisode qu'on attend déjà impatiemment. James Bond a 50 ans et il est toujours en pleine forme ! Alors, bien sûr, pour conclure ce paragraphe consacré à l'espion le moins secret du monde, nous n'aurons pas toutes et tous le même avis sur ce film. Il y a les nostalgiques des Bond de Connery ou Roger Moore ou de Brosnan, il y a aussi les fans de Daniel Craig et de la noirceur voulue de "Casino Royale", il y a les amateurs des films avec tout plein de gadgets, il y a les aficionados des romans de Ian Fleming... Je trouve pour ma part que SKYFALL "fait le pont" entre tous ces univers parallèles de la saga James Bond et, comme je l'ai dit plus haut, la conclusion du film donne l'impression que "la boucle est bouclée", Bond est désormais de nouveau pleinement Bond après ces trois films consacrés "à sa jeunesse" (ou plutôt à sa "genèse"). Et ça, c'est une très bonne nouvelle !

A propos de nouvelles cinématographiques... Quel choc, quand j'ai appris que George Lucas avait revendu ses droits sur STAR WARS (mais aussi sur INDIANA JONES) à Disney. Une nouvelle triste... Comment un homme qui est arrivé tout seul et contre les Major Companies à construire son empire certes mais aussi et surtout à créer un mythe, une des plus grandes sagas du XXème siècle (pour ne pas dire la plus grande saga !), comment cet homme a choisi d'abandonner son bébé à Disney ? Triste. Décevant. J'aurais préféré que Lucas fasse comme Hergé qui a souhaité et obtenu qu'il n'y ait plus d'albums Tintin après sa mort. Là, on risque d'avoir des "produits calibrés spécial ados" (comme le fut déjà un peu "La Menace Fantôme"), commercialement parfaits mais loin de l'esprit d'origine. Pour moi, la saga des Skywalker père et fils était terminée. A quoi bon vouloir réaliser un épisode VII ?... puis VIII et IX j'imagine et peut-être des épisodes à la louche tous les deux trois ans... "Tant que ça se vend"...

Côté lectures, c'est toujours pour moi le désert absolu, en tout cas pour ce qui est des romans... J'ai honte, je l'avoue ! J'ai plusieurs polars et des James Bond qui me font des clins d'oeil marqués mais je ne trouve pas et ne prend pas le temps de lire de romans. Par contre, je déguste la revue CARTO que j'ai découverte cet été (dont j'avais brièvement parlé dans un "post" précédent) ! L'amateur de cartes que je suis ne peut que se régaler de cette excellente revue qui permet de découvrir l'actualité internationale différemment.

Musique, maestro ! Le nouvel album de MADNESS "Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da" est enfin sorti hier dans les bacs en France. Je ne l'ai pas encore écouté sinon quelques extraits. Les avis des fans sont moins chaleureux que pour "The Liberty of Norton Folgate"... Il faut dire que c'était un album tellement fa-bu-leux que la comparaison est forcément au désavantage du nouvel opus. Mais je sais que je passerai un bon moment en l'écoutant et qu'il y a de toute façon de bons morceaux des Maddies qui m'enthousiasmeront et me réchaufferont et on en a bien besoin en ce moment !

Séries TV maintenant... Au mois d'octobre, j'ai découvert et dégusté sur Arte la série AINSI SOIENT-ILS. Une série française de qualité, une série originale sur un thème qui ne l'est pas moins : la première année de séminaire de cinq jeunes de milieux très divers, qui sont venus à la foi par des chemins et pour des raisons souvent bien différentes les uns des autres, cinq jeunes aux personnalités attachantes (un grand bravo aux interprètes !) et dont j'ai suivi avec émotion les doutes et le parcours de foi. Le sujet pourrait paraître aride ou glissant, il est très bien traité, avec respect des convictions de chacun. Il y a eu évidemment, notamment dans les milieux "cathos traditionnalistes", des critiques contre cette vilaine série hérétique qui caricaturait le message de l'Eglise. Pour ma part, j'y ai vu au contraire une réflexion sur la foi qui m'a particulièrement remué. Bien sûr, c'est une série et il y a des raccourcis scénaristiques comme dans toute oeuvre télévisuelle. J'ai dévoré les huit épisodes avec gourmandise et j'attends maintenant la deuxième saison avec impatience !

A propos de séries télé, je profite des derniers épisodes de l'ultime saison de DESPERATE HOUSEWIVES, je savoure également la nouvelle saison de l'excellente série française FAIS PAS CI FAIS PAS CA, l'exemple d'une série à la fois légère et tendre et qui sait aborder moult sujets de société (ce n'est pas un hasard si "Fais pas ci fais pas ça" a été traité à l'égal des séries U.S. dans le tome de 2 de "Philosophie en séries" de Thibaut de Saint-Maurice). J'attends la prochaine diffusion, à partir du 22 novembre sur Arte (décidément une chaîne qui propose de belles pépites ! également la seule chaîne sans publicité...), de la deuxième saison de BORGEN, fabuleuse série danoise qu'on pourrait qualifier de "thriller politique". Ces trois séries que je viens de citer sont trois séries que ma compagne m'a fait connaître et apprécier. Je profite de ce blog pour la remercier de me faire découvrir tant et tant de choses depuis bientôt cinq ans que nous sommes ensemble.

Pour conclure ce petit texte, un salut à une personne très chère que j'ai retrouvée via le net il y a quelques semaines (comme quoi internet est parfois bien pratique !) et qui se reconnaîtra aisément.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

J'oubliais... En guise de post-scriptum et autre nota-bene... Ma douce et moi avons eu début octobre le coup de foudre pour un film formidable : DANS LA MAISON. Je ne l'avais pas alors signalé sur ce blog mais j'avais envoyé un "mail collectif" que je reproduis ci-dessous :

Ce matin, Valérie et moi sommes allés voir DANS LA MAISON, le dernier film de François Ozon, avec notamment Fabrice Lucchini et Kristin Scott Thomas. Un film que je vous conseille ! Pour résumer l'histoire en quelques lignes, c'est un prof de français de seconde qui demande à ses élèves de raconter leur dernier week-end... Au milieu de copies calamiteuses, il y a le récit d'un élève qui raconte comment il a commencé à s'immiscer dans la vie d'un de ses camarades dont il envie la normalité et conclue son devoir par "à suivre"... Le prof va vouloir en savoir plus et incite son élève, chez qui il décèle un vrai talent d'écrivain, à continuer son récit... Je ne vous en dis pas plus !

Un film original, bien ficelé, qui plaira (évidemment !) aux professeurs de français, aux amateurs de littérature mais aussi à toutes celles et tous ceux qui un jour ou l'autre ont eu l'envie d'écrire, de raconter leur vie (réelle ou imaginée) ou celle des autres...


Bref : un film à aller voir ! Lucchini joue très bien (sobrement) ainsi que Kristin Scott Thomas. Et l'acteur qui interprète le lycéen est brillant.


Un petit bijou de cinéma !

Si par hasard ce film passe pas loin de chez vous... Allez-y ! C'est un film qui donne envie de se (re) mettre à écrire... Pourquoi pas après tout ?

A suivre !

lundi 8 octobre 2012

Le retour de la revanche de la mission du doc !

Merci à ma douce et tendre pour cette photo prise 
un certain 22 septembre...
 Et petit clin d'oeil pour l'occasion à sa famille...


Bonjour tout le monde ! Ou bonjour tout seul d'ailleurs ! Depuis le temps que je n'ai pas mis à jour ce blog il ne doit plus y avoir grand monde qui soit passé lui rendre visite... Mon dernier "post" date de la mi juin... Nous voici en octobre... L'été est venu, l'été est reparti... Mon premier été dans mon nouvel appart, mon nouveau "chez moi", l'occasion d'apprivoiser mon nouveau cadre de vie...

Pas grand-chose de neuf au cours de l'été sinon que je n'ai pas tenu l'engagement qui était le mien de me remettre à lire des romans... Voilà maintenant plus d'un an que je n'ai pas lu de romans... Honte à moi ! Par contre, j'ai découvert une revue de géographie passionnante, l'occasion de découvrir l'actualité internationale (vous savez, celle dont ne parlent pas nos pauvres médias nationaux nombrilistes, obsédés qu'ils sont par les tweets de Valérie T., les discours de Jean-François C. et ses pains au chocolat ou la soi-disant menace terroriste qui submergerait notre hexagone étriqué...), par le biais d'articles clairs et courts (deux à quatre pages), toujours illustrés de cartes elles aussi claires et très parlantes. Cette revue s'appelle CARTO :
Je profite de l'occasion pour vous conseiller encore et toujours de regarder la splendide émission LE DESSOUS DES CARTES, qui existe désormais depuis une vingtaine d'années sur Arte (la SEULE chaîne sans publicité !), actuellement diffusée le samedi à 19h30 :

A part le fait que je n'ai pas lu de romans, l'été fut consacré à la redécouverte de quelques bons films, comme le sublissime IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION, pur chef d'oeuvre qu'on devrait faire voir à tous les amateurs de "grand soir" pour qu'ils réfléchissent un peu avant de prendre les armes pour faire la révolution... J'ai redécouvert le splendide UN TAXI POUR TOBROUK, un film concis qui n'a pas vieilli (bien au contraire !), superbe film de guerre, huis clos, road movie... un petit bijou plein d'Humanité avec des dialogues d'Audiard magnifiques et un quatuor d'acteurs exceptionnels. Toujours dans la rubrique "rediffusions", ma compagne et moi avons repris le visionnage de X-FILES, série qui décidément ne vieillit pas et sait alterner les épisodes du "grand complot", les intrigues fantastiques et les histoires plus légères...

L'été est passé, l'automne est arrivé, et particulièrement octobre, un de mes mois préférés...

L'automne et son climat certes pluvieux mais qui lui donne un petit ton si british... Et ça tombe bien puisque d'ici quelques jours sortira le nouvel opus des aventures du moins secret des espions britanniques, à savoir James Bond, et dans un mois paraîtra en France le nouvel album du plus britannique des groupes anglo-saxons, Madness...

Eh oui... Dans trois semaines, c'est la sortie de SKYFALL, le troisième James BOND avec Daniel Craig. Pour l'occasion, j'ai fait découvrir à ma compagne CASINO ROYALE (un film décidément magnifique ! pour moi le meilleur de la saga avec AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE) et QUANTUM OF SOLACE (qui, finalement, à la revoyure, est un "honnête" Bond, distrayant et efficace). Pour le générique, c'est l'excellente chanteuse Adele qui a été choisie... Je ne veux pas en savoir plus pour l'instant... Je ne veux pas être "spoilé" comme on dit de nos jours.

Le 12 novembre sortira en France le nouvel album de MADNESS, au titre assez bizarre à mon goût : OUI OUI SI SI JA JA DA DA... En fait, ce titre étrange provient des disputes incessantes au sein du groupe pour se mettre d'accord sur un titre d'album... Aux dires des fans qui ont déjà écouté tout ou partie de ce nouvel album, on ne retrouve pas la verve et l'énergie du fabuleux album de 2009 THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE... Pour ma part, comme pour le nouveau Bond, je ne veux pas en savoir plus avant de découvrir tranquillement ce nouvel album le 12 novembre. Il sera temps alors de me faire une opinion, en sachant bien qu'elle évoluera forcément... et c'est tant mieux... Certaines chansons qu'on adore au premier contact se révèlent finalement décevantes sur le long terme et vice et versa... D'autres morceaux vous berceront toute une vie et on ne se l'explique pas... Dernier point à propos du nouvel album des Maddies : la pochette est signée Peter Blake, le monsieur qui avait réalisé la cultissime pochette de SERGENT PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND... Plus d'infos grâce au French Madness Info Service :

A part ça, quoi de neuf docteur ? Que de vieux, comme dirait l'autre (quel autre ?!). Je regarde la dernière saison des DESPERATE HOUSEWIVES en espérant que je ne saurai pas la fin avant de voir les épisodes en question (je vous en prie ! vous qui avez déjà vu la série, ne me dîtes rien !!!). C'est décidément une excellente série, parfois inégale, mais tellement drôle et qui a su aborder au fil des saisons tant de "sujets de société"...

Ma vie personnelle ? Tout va bien. Très bien même. Très très bien même. Les gens heureux n'ont pas d'histoire ? Au contraire. Mais on a peut-être envie de la garder pour soi et pour ceux qui sont proches et puis, c'est vrai, il n'est pas facile de raconter "les bons moments"... Contentons-nous de les vivre... Simple mais finalement ambitieux programme !...

Je vous souhaite à toutes et tous un bien bel automne !

Portez vous bien.

mardi 5 juin 2012

Bon anniversaire la Reine : Madness sur le toit de Buckingham Palace !!

Vous n'êtes pas sans savoir que depuis samedi Londres, l'Angleterre, le Royaume Uni, le Commonwealth (et tous les amoureux de la Perfide Albion) fêtent le Jubilé de Diamant de la Reine... 

A cette occasion, hier soir, lundi 4 juin, avait lieu devant Buckingham Palace un fabuleux concert... Et, "clou" de cet énorme concert, la prestation de MADNESS sur le toit du Palais, pour interpréter OUR HOUSE et IT MUST BE LOVE, deux de leurs plus grands tubes... 

Quelle émotion de voir mon groupe préféré, ces Magnificent Seven de Camden Town qui ont fait un sacré parcours depuis leur formation à la fin des Années 1970... Les voilà maintenant sur le toit de Buckingham Palace, sur le toit de Londres (une des chansons de leur dernier album n'est-elle pas titrée "We are London" ?...), sur le toit de l'Angleterre, sur le toit du Royaume-Uni, sur le toit du Commonwealth... MADNESS are the Princes of the Universe !!

La vidéo de cet extraordinaire moment :

Graham McPherson, alias Suggs, le chanteur du groupe, peut bien s'exclamer entre les deux morceaux "What a sight !" face aux plus de 80 000 spectateurs présents... 

Plus d'infos sur le site du "French M.I.S." (MADNESS Info Service) : 

God save the Queen and long life to the Nutty Boys !!! 

Mad Jeff







Parmi les nombreux articles rendant compte du fabuleux événement que fut ce concert et de la prestation remarquable (et remarquée !) des Maddies...

http://www.jolpress.com/article/uk-diamond-jubilee-jubile-de-la-reine-concert-geant-londres-buckingham-palace-721679.html

http://www.leparisien.fr/international/videos-jubile-quand-le-prince-charles-fait-rire-londres-et-sa-maman-05-06-2012-2033511.php

http://www.rtl.fr/actualites/international/article/videos-jubile-de-la-reine-un-concert-king-size-pour-elizabeth-ii-7749076439

http://www.francetv.fr/culturebox/robbie-williams-stevie-wonder-et-madness-fetent-le-jubile-delizabeth-ii-100241



Suggs interview on BBC One 5th June 2012 :


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=mTsR_GWIfsU#!



The Queen's message on Madness playing BBC 

Diamond Jubilee Concert June 4th.


  
http://www.youtube.com/watch?v=qAoO-q-ZUlE


(D'autres liens depuis le site du French M.I.S. !)

lundi 18 avril 2011

MADNESS et moi...

Tout d’abord, je me présente... pour les chanceuses et chanceux qui ne me connaîtraient pas encore… Mad Jeff, quarante et un ans… fan du groupe MADNESS depuis la fin des Années 1980… En fait, comme toute ma génération, je connaissais « Our House » mais je n’avais pas cherché plus loin. C’est fin 1987, alors que j’étais étudiant, que j’ai eu la révélation (semblable à celle de Elwood et Jack écoutant James Brown prêcher dans «The Blues Brothers» !)… Un copain me fit écouter un soir sur son vieux magnéto pourri trois titres de MADNESS, «One Step Beyond…», «NightBoat to Cairo», «Tarzan’s Nuts» et un titre des SPECIALS, «Gangsters». J’eus tout de suite le coup de foudre, un coup de foudre insensé pour une musique que je trouvais riche, à la fois gaie et profonde, et qui allait, n’ayons pas peur des mots, changer ma vie, ou en tout cas ma façon de voir la vie…


J’ai couru à la discothèque de ma ville emprunter le seul album des Maddies en leur possession : «7». Puis j’ai acheté le seul CD alors disponible à la FNAC du coin : «Utter Madness», deuxième compilation du groupe, avec l’excellent remix récapitulatif «Seven Year Scratch». Par la suite, un copain me donna le 45 t de «Embarrassment» : un vrai choc ! Et un autre copain m’enregistra sur cassette «The Rise and Fall». J’avais chopé le virus, j’achetais «Complete Madness», la première compilation du groupe, que je passais en boucle dans toutes les soirées où j’étais invité. J’avais même alors écrit toute une série de poèmes «madnessiens», inspirés des chansons de ce groupe à la musique à la fois entraînante et parfois terriblement triste (les accords mineurs ravageurs…) et nostalgique mais pas déprimante pour deux sous.


Hélas, MADNESS s’était séparé. Mais THE MADNESS venait de voir le jour… J’ai apprécié cet album étrange du groupe réduit à la portion congrue, surtout pour des raisons affectives, et parce que… ben… c’était mieux que rien… Puis le silence… Que je comblais par les cassettes vidéos des clips délirants du groupe que nous regardions les samedis soirs avec les copains… jouant à faire les Nutty Boys nous aussi…


Un jour de 1992, j’apprends par la radio la sortie de «Madstock», l’album live de MADNESS. Le groupe s’était reformé ! Et en plus tous les sept membres avaient répondu présent ! Quel bonheur ! Le pied ! Un CD impeccable suivi d’une cassette vidéo hélas pas rééditée en DVD. Je n’ai pas suivi l’expérience de CRUNCH (formé par le saxo et le guitariste du groupe). Par contre, j’ai découvert, à la fin des Années 1990, le deuxième album solo de SUGGS, le chanteur du groupe : «The Three Pyramids Club», un CD que je continue d’apprécier…


Décembre 1999… Un copain m’appelle : MADNESS a sorti un nouvel album !! Je n’en crois pas mes oreilles… Je savais bien que le groupe se réunissait de temps à autre pour un concert mais j’avais renoncé à l’espoir d’écouter un jour un nouvel album… Et c’est l’arrivée de «Wonderful»… Le rêve ! Puis à nouveau le silence… Au milieu des Années 2000, j’avoue n’avoir pas accroché à leur période reprises de standards et à l’album «The Dangermen Sessions Vol. 1» (au fait, le volume 2 ?!). Et, l’an dernier, alors que sortent les éditions CD collector du trentième anniversaire de leur premier album, je me décide à écouter attentivement «The Liberty of Norton Folgate»… Et là… Quel choc ! Le pied absolu ! Le nouvel album est parfait, riche, varié, émouvant, léger, intense… Oups ! Et puis, désormais, grâce au French-M.I.S., le fan club francophone du groupe, je peux désormais suivre l’actualité des Maddies, notamment leur tournée de novembre-décembre 2010 au Royaume-Uni. Le groupe a retrouvé l’énergie créatrice de ses débuts avec en plus une réelle maturité et les Maddies sont de nouveau au cœur de ma vie musicale, accompagnant mes bons comme mes mauvais moments…


A suivre !


Mad Jeff

mardi 21 décembre 2010

Un chant de Noël un peu différent

Parmi les traditions de Noël, il y a évidemment les chants de Noël, les Christmas Songs, une habitude vivace dans les pays anglo-saxons et (heureusement ou malheureusement) ignorée dans l'Hexagone (à Noël, les Français pensent tellement à manger qu'ils en oublient de chanter...).

Cette année, en Angleterre, pour lutter contre le phénomène "X-Factor", des groupes anglais (dont MADNESS) ont participé au projet "4mn 33s", un single entièrement silencieux... Les bénéfices de la vente iront à des oeuvres de charité...
http://revuedeweb.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/12/08/4mn-33s-de-silence-en-tete-des-charts-britanniques.html
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/56672/date/2010-12-21/article/cage-against-the-machine-433-de-silence-pour-contrer-le-hit-parade-anglais/

Dans un domaine plus "conventionnel", en tout cas plus traditionnel, signalons le nouvel album du fabuleux groupe PINK MARTINI, entièrement consacré à des chants de Noël :
JOY TO THE WORLD.

Enfin, raison de ce petit message, je vous envoie pour Noël donc un chant de Noël, un vrai Christmas Song, même si à l'origine c'est plutôt un Protest Song (mais l'un n'empêche pas l'autre).
Il s'agit de cette chanson sublime qu'est STOP THE CAVALRY de Jona LEWIE, qui date de l'hiver 1980 et qui fut un tube mondial...
Je vous invite à regarder la vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=5hVEdE0O5tA&feature=related
Elle évoque la Première Guerre Mondiale et les tranchées...
Vous pouvez retrouver les paroles de la chanson par ce lien :
http://www.mp3lyrics.org/j/jona-lewie/stop-the-cavalry/

Pour l'anecdote, Jona LEWIE était produit par le mythique label Stiff Records qui avait également produit les premiers albums de MADNESS...

Merry Christmas, EveryOne, EveryWhere !
"Bring the Boys back Home !"

vendredi 17 décembre 2010

Un Joyeux Noël à toutes et tous !!

J'ai écrit hier sur mon profil Face Book :
Plus que quelques jours avant Noël, la fête païenne par excellence, la fête de la consommation à outrance, du matérialisme poussé à l'absurde, de l'hypocrisie familiale institutionnalisée, du gavage innommable sous des faux airs de convivialité... Tout ça dans un pays soi-disant laïc. Vivement le 26 décembre, qu'on n'en parle plus !!
Certes. N'empêche que je suis, au fond de moi, quelque peu "fleur bleue" et attaché à la tradition. Aussi, je vous souhaite à toutes et tous de bonnes fêtes de fin d'année avec les personnes qui vous sont chères, auprès d'un sapin ou pas...
God bless you all !
En petit clin d'oeil, ces images empruntées au fan club français de MADNESS...
Have a Nutty Christmas Everyone !
Infos sur MADNESS sur le site francophone du groupe :

[Dans la rubrique "news" vous pouvez télécharger légalement et gratuitement des chansons de l'actuelle tournée d'hiver de MADNESS en Angleterre... un joli petit cadeau des Maddies !!!]

lundi 22 novembre 2010

Vingt ans et quelque...

Seul au loin je m'enfuis, seul au loin je m'enfuis
Je me cache de la vie, je me cache sous la pluie
Les amis sont rangés casés effacés oubliés
La famille n'en finira plus de s'éparpiller...

Souvenirs des années de jeunesse et d'errance
Les années de fol espoir et d'ennui infini
Quelques photos égarées dans le grenier immense
Où croupissent les cartons de nos sourires jaunis

Je ne saurais plus évoquer la fuite du temps
J'ai perdu jusqu'à l'inspiration maladive
Ces folles nuits d'ivresse ces matins aux relents
D'une culpabilité douce amère inactive

Home sweet home : j'imaginais le désespoir pour demain
Ma seule ambition était de broyer du noir à jamais
Parce que le malheur me semblait à portée de main
Vingt ans et quelque et heureux désormais

J'ai échoué : je ne suis pas un pauvre erre
Qui seul au loin abandonné de tous désespère
La vie m'a souri je ne l'aurais pas parié oh non
Je suis heureux et amoureux et je m'en demande pardon !


Texte écrit le soir du 19 novembre 2010, en hommage à "Home Sweet Home", un poème écrit à la fin des années 1980 (aux temps de la Néo-Décadence !), ma grande période MADNESS, quand j'imaginais pour moi des lendemains sombres, seul, sans famille, sans amis... J'ai failli réussir !!
Texte écrit en écoutant "Un Fiore Nel Cemento", une reprise italienne par le groupe STATUTO de "Johnny the Horse" (une des plus émouvantes chansons et une des plus belles vidéos de MADNESS, qui date de 1999, et qui raconte le parcours dramatique d'un type qui avait raté totalement sa vie...). Ce morceau est extrait de l'album "30 Years of MADNESS : A 30th Anniversary Tribute", album hommage réalisé par le French-MIS (le fan club français des Maddies) et sorti en 2009 pour les 30 ans des Nutty Boys. Un très beau CD qui comprend une vingtaine de titres de MADNESS revisités par des groupes du monde entier...
Je dédie ce texte :
- à ma compagne, qui m'a redonné le goût de vivre,
- à MADNESS, ce groupe qui m'accompagne depuis fin 1987 (même si à l'époque le groupe avait "splitté"...) et qui est toujours aussi génial en 2010,
- et évidemment à mes copains de l'époque de la Néo-Décadence : s'ils lisent ce texte aujourd'hui, c'est bien la preuve que, finalement, on ne s'est pas (totalement) perdus de vue...


Infos sur cet album :
http://www.amazon.fr/Madness-Tribute-30-Anniversary-Compilation/dp/B002NRBXM2/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1290429900&sr=1-1
et bien sûr :
http://french-mis.be/

A propos de JOHNNY THE HORSE ! [pour moi, une des plus belles chansons et vidéos de MADNESS... Une chanson particulièrement dramatique et gaie en même temps (la spécialité de MADNESS : la noirceur sautillante...), extraite de l'album WONDERFUL sorti en 1999]

La vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=RrQYgZHJb2k

Les paroles :

http://www.metrolyrics.com/johnny-the-horse-lyrics-madness.html

Quelques explications sur l'origine de cette chanson :

http://en.wikipedia.org/wiki/Johnny_the_Horse

Les paroles de la version italienne :

http://www.lyricstime.com/statuto-un-fiore-nel-cemento-lyrics.html

mercredi 3 novembre 2010

Madness, Néo-Décadence and co...

Comme je l'avais dit dans mon message précédent, je sentais que j'étais en train de replonger dans l'univers du "Nutty Sound" de MADNESS... Et ça n'a pas loupé ! J'ai profité des congés de Toussaint pour m'offrir une "révision générale" : ré-écouter les anciens albums (qui viennent d'ailleurs de sortir en édition double CD avec des bonus et tout et tout...) et découvrir le dernier album, "THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE", sorti l'an dernier et que j'avais alors acheté mais que je n'avais pas osé écouter précédemment... Je me suis ré-ga-lé !!
MADNESS... Le groupe qui m'a le plus inspiré, ça, c'est clair... Quand j'étais collégien, j'ai d'abord été fan de Frankie Goes To Hollywood, puis j'ai suivi Depeche Mode (au point d'aller les voir trois fois en concert entre 1986 et 1988), avant de m'éloigner du groupe au début des Années 1990. Plus tard, j'ai craqué notamment pour Supertramp ou Queen, deux groupes que j'aime toujours écouter. J'ai aussi, bien sûr, eu toujours beaucoup d'admiration pour Bowie et j'aime énormément les Beatles...
Mais il y a un groupe à part... C'est MADNESS... J'ai découvert ce groupe par hasard, chez un copain, sur son magnétophone pourri, un soir de 1987 (ma première année de fac)... Il m'a fait écouter "One Step Beyond", "Night Boat to Cairo", "Tarzan's Nuts", ainsi que "Gangsters" des SPECIALS... Ce soir-là, j'ai découvert le Ska et surtout MADNESS... Une révélation ! Aussi intense que celle de Jake Blues alias John Belushi dans le fabuleux film "The Blues Brothers" !...
J'ai couru emprunter à la médiathèque de Moulins l'unique album de MADNESS qu'elle possédait, à savoir "7", leur troisième album (sorti en 1981)... qui reste celui que j'affectionne le plus... Puis j'ai découvert les autres albums du groupe ainsi que leurs fabuleuses et délirantes vidéos...
Mais j'ai tout de suite vécu un drame absolu : le groupe génial dont j'étais devenu un fan absolu, ce groupe s'était récemment séparé... Snif ! Heureusement, en 1992, ils allaient se réunir le temps d'un concert mythique qui allait faire littéralement trembler Londres (secousse sismique réelle observée !), et qui donna lieu au CD "Madstock". Puis longue traversée du désert... MADNESS faisait bien des concerts mais n'écrivait plus de nouvelles chansons... Je me consolais en écoutant les deux albums solo du chanteur du groupe, SUGGS... Jusqu'à la sortie de "Wonderful" en 1999, l'album de la renaissance, un disque que j'ai écouté et réécouté.
Dans les Années 2000, j'ai un peu moins suivi MADNESS... Ils ont réalisé un album de reprises en 2005, "The Dangermen Sessions", avec le tubesque "Shame and Scandal" qui marcha très bien en France. J'ai failli aller les voir en concert à l'Olympia en octobre 2005... Je n'y suis pas allé et... avec le recul... je regrette beaucoup mais... c'est la vie !
L'an dernier, en 2009, le groupe a donc sorti un nouvel album, THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE, un "concept album" dont le titre vient d'un quartier de Londres... J'ai alors acheté l'album et commencé à "fréquenter" le site francophone des fans de MADNESS mais je ne l'ai alors pas écouté... Faut dire que j'écoutais peu de musique en ce temps-là, sinon dans ma voiture... Puis la révélation, comme je l'ai écrit dans mon précédent texte, est venue et je me passe en boucle ce dernier album qui est absolument fabuleux... J'invite d'ailleurs les personnes intéressées à aller faire un tour sur Youtube pour découvrir quelques vidéos promotionnelles et concerts des dernières chansons, notamment "The Liberty of Norton Folgate" ou "Forever Young"...
Voilà... Automne 1987, je découvre MADNESS... Automne 2010, je replonge dans MADNESS
L'adresse du site francophone :
MADNESS... Ce groupe m'avait tellement inspiré qu'il fut à l'origine du seul poème que j'ai écrit dont je sois vraiment "fier"... Je le remets en ligne ci-dessous. Je l'avais écrit en janvier 1988, en écoutant la chanson "Embarrassment", une des meilleures du groupe, une des plus dramatiques...
Une bande de copains
Qui s'entendait bien.
Accident de voiture à cause d'un verre de trop
Le deuxième n'a jamais eu de pot
Le troisième est mort à la guerre
Le quatrième est aujourd'hui milliardaire
Le cinquième ? Il s'est suicidé :
Plaqué par sa "bien-aimée"
Le sixième est aujourd'hui docteur
Et le septième ? Il recherche le bonheur...
Dîtes lui qu'il ne le trouvera pas !
Tralalalala ! Tralalalala !
Chacun de son côté est parti.
Chacun à sa façon a trahi.
Hop ! La vie continue !
Il y a toujours du monde dans la rue :
Sept jeunes, lunettes noires,
Chantent, pleins d'espoir...
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Sept copains qui déliraient tout le temps...
Sept copains qui voulaient rester enfants...
Vingt-deux ans plus tard, ce texte me hante toujours...
MADNESS fut également à l'origine, chez moi et mes copains, de la création en 1988 (décidément !) de la "Néo-Décadence"... Qu'est-ce donc ? Voici la définition que j'en faisais sur ce blog en 2005 :
"(...) La date de naissance officielle de la Néo-Décadence ? Le 6 avril 1988. Ce jour-là, j'étais à un voyage de documentalistes (eh oui... déjà). Nous étions sur les pentes du Vésuve à déguster le fameux Lacrima Christi (les larmes du Christ : tout un programme), le vin cultivé sur les sols volcaniques... On commençait à partir et on évoquait l'Empire Romain (normal en Italie !!) et la bonne vieille décadence. Je m'exclamai alors qu'il fallait révolutionner la notion de décadence et ne plus regarder en arrière... La Néo-Décadence était née.
Dans les mois qui suivirent, et pendant deux ans environ, nous réalisâmes quelques recueils qui, ma foi, avec le temps, m'apparaissent plutôt bons... On avait du talent, mais aucun n'a continué. Pas grave !
(...)
Le mot de passe, créé par Jérôme P., suite à un de mes poèmes : " Je ferai couler ton sang dans les méandres du Canigou !"... Tout un programme... [Des années après, en regardant la série DEXTER, je me dis qu'elle correspond quelque peu à certaines idées du romantisme noir qui nous habitait alors !]
(...)
Ah... J'oubliais... C'est quoi, la Néo-Décadence, concrètement ? On pourrait faire notre l'adage suivant : "L'humour noir, c'est la politesse du désespoir"... Nous vénérions Boris VIAN, j'étais fou du groupe MADNESS (le rock, en apparence léger, mais si noir en dedans)... On était fans (déjà) de Star Wars, de quelques bonnes séries british ("Amicalement Vôtre", "Chapeau Melon", "L'Autobus à Impériale"), je découvrais Nino Rota et Fellini (" Le monde est un cirque !"). Surtout, on aimait bien rigoler et picoler et on détestait la déprime gnangnan, les textes à l'eau de rose. On aimait le désespoir, le vrai... Etonnant, non ?!"
Voilà... La Néo-Décadence est loin derrière moi... bien évidemment... Le temps a passé mais, au fond, j'ai toujours les mêmes passions... Et j'écoute MADNESS... encore et toujours... car "Madness is all in the Mind"...
Bien à vous...
Signé : Mad Jeff !... of course...

jeudi 21 octobre 2010

Douce mélancolie automnale...

J'aime bien la cuisine asiatique qui excelle par la saveur aigre-doux...
En ces jours où un pays entier ne se pose plus qu'une seule existentielle question "Aurai-je assez d'essence pour partir en week-end ? aller en vacances ? rentrer chez moi en sortant du boulot ?" [question que, je m'empresse de préciser, je me pose également : je ne suis pas là dans la stature du type "au dessus de la mêlée"], en ces temps où une certaine jeunesse, lasse de jouer à la play station, s'amuse à casser des abri-bus avec parfois une vraie rage au ventre, en ces temps où le temps lui-même (l'avantage de la langue française est qu'on peut jouer sur les mots... avec le mot "temps" !) joue au maniaco-dépressif à tendance bipolaire...
Bref ! En ces temps pas vraiment troublés mais qui aimeraient bien se donner l'air de l'être... Il me vient comme l'envie de causer un peu de moi, ce que j'avais l'habitude de faire autrefois... une bien malsaine habitude que j'ai fini par délaisser...
L'automne est une saison propice à la mélancolie... surtout le sympathique mois d'octobre. La rentrée est enfin digérée et le froid de novembre n'est pas encore là pour nous rappeler à nos devoirs hivernaux. Les couleurs des forêts s'enflamment et si j'avais un quelconque talent poétique je vous parlerais de ces arbres qui éclairent nos coeurs et nos âmes tandis que leurs feuilles disparaissent, emportées par le vent des soucis et des oublis, le vent de la vie...
Mais je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain, je ne suis même pas rédacteur de blog puisque je me contente de "poster" un à deux messages par mois... Et encore ! Les bons mois...
Alors, quoi de neuf, en ce 21 octobre ?... Encore un peu d'essence dans mon réservoir, encore un peu de décence à parler des sens, les sens uniques, les sens interdits, le sens de l'humour, le sens de la formule...
J'ai fini par me remettre de la fin de la série LOST... et encore ! pas tout à fait ! La scène finale qui voit nos héros partir pour un ailleurs, superbe allégorie de ce que l'homme peut éprouver au moment de mourir, que ce soit d'un point de vue religieux, philosophique ou tout simplement psychanalytique... Cette scène restera longtemps gravée dans ma mémoire. Pour me consoler, j'écoute la B.O. de "Lost : The Final Season" (signée Michael Giacchino). D'ailleurs, j'écoute pas mal de B.O. ces temps-ci... La B.O. de la série "24" (Sean Callery), la B.O. des "Persuaders !" (John Barry pour le légendaire générique et Ken Thorne pour ce qu'on appelle la partie "incidental music"), la B.O. de "Goldfinger" (sublime B.O. de John Barry, une de ses plus réussies pour un James Bond)...
Ces derniers temps, j'ai aussi écouté autre chose... L'histoire de Pierre et le Loup... euh... Peter and the Wolf, dans la version contée par le fabuleux Leonard BERNSTEIN, immense compositeur et chef d'orchestre new-yorkais [mais également grand pédagogue animateur d'émissions télévisées pour initier les enfants à la musique classique], auteur notamment de la musique de la fabuleuse comédie musicale "West Side Story", qu'il dirigea à nouveau en 1985 dans une "version opéra" absolument sublime (que m'a fait connaître Gérard !) : un documentaire, récemment rediffusé sur Arte, nous montre "Lenny" dirigeant ses musiciens et ses chanteurs (José Carreras et Tiri Te Kanawa... excusez du peu !) avec beaucoup d'enthousiasme, de fougue et parfois aussi d'excès... J'ai eu le coup de foudre jadis pour ce documentaire (ainsi que Gérard et mon ami Fred Thé), j'ai pu le faire découvrir dernièrement à ma compagne qui l'a également énormément apprécié. C'est toujours passionnant de voir comment se construit un projet, de voir une équipe travailler à la réalisation d'une oeuvre...
Dans un tout autre style, j'ai beaucoup réécouté ces derniers temps les "tubes" de Frankie Goes To Hollywood, le groupe qui berça mes années adolescentes... Un groupe mythique qui ne dura que deux albums et sept singles dont trois numéros uns mémorables, connus notamment par leurs clips et leurs nombreux remix...
Enfin, il y a trois nuits, rêve étrange : j'avais l'occasion d'y rencontrer les sept "Nutty Boys", les membres du groupe MADNESS... ce groupe qui a bercé mes jeunes années... ce groupe qui fut si longtemps mon inspiration... ce groupe méconnu en France (où l'on n'a retenu que deux ou trois "tubes") mais objet d'un véritable culte en Angleterre... MADNESS que d'aucuns verraient mort et enterré depuis longtemps mais qui avait sorti un album l'an dernier et s'est produit en septembre dernier à la Fête de l'Huma (ah ! si je l'avais su plus tôt !). Et, du coup, je me surprends à chantonner quelques-unes de leurs chansons... réalisant que, si je n'ai pas écouté ce groupe depuis plusieurs années, je connais encore par coeur la plupart de leurs albums, parce qu'on n'efface pas des années de conditionnement musical par deux ou trois ans d'abstinence auditive. Heureusement !
Côté séries TV, grâce à mon collègue Jean-Michel, j'ai pu voir la deuxième saison de DEXTER. C'était encore plus original et intelligent que la première saison, drôle, amoral, émouvant... J'ai couru acheter la B.O. aux accents cubains... histoire de mettre un peu de soleil dans mon automne... Par ailleurs, dans un genre totalement différent mais tout aussi original, je suis attentivement et assidument la sixième saison de DESPERATE HOUSEWIVES... ou comment, sous des aspects de comédie légère, aborder des sujets de société graves et parfois dramatiques...
Avec tout ça... je n'ai pas vraiment parlé de moi... Et pourtant si... Que vouliez-vous que j'écrive ? A quoi vous attendiez-vous ? Bien sûr, je pourrais m'étendre sur le fait que je fais régulièrement des cauchemars où je vois ma mère morte ou au contraire des rêves où elle est en pleine forme... et dans les deux cas quand je me réveille je suis à ramasser à la petite cuillère... Bien sûr, je pourrais évoquer le combat quotidien pour "garder mon calme", lutter contre mon agressivité naturelle et mon impulsivité maladive... En même temps, quand on voit les pantins qui nous gouvernent, eux, visiblement, ne luttent pas contre leur impulsivité et cultivent largement leur agressivité. Je pourrais vous évoquer le bonheur chaque jour plus grand partagé avec ma compagne mais "cela ne vous regarde pas" et comme le disait le merveilleux Boris VIAN dans "J'voudrais pas crever" : "J'en dis pas plus... faut bien rester révérencieux".
Je pourrais aussi vous dire, et je m'en rends compte à la relecture de ce petit billet, et je concluerai sur cette remarque, que finalement je suis en pleine "crise de la quarantaine" (en tout cas à ses débuts) et... j'adore ça ! Je retrouve toutes mes passions de jeune homme... Je viens quand même de citer pêle mêle Madness, Vian, F.G.T.H., les B.O. de films... Et tout ceci se mêle à d'autres passions plus récentes, comme des séries télé de ces dernières années... Une envie de vivre et de découvrir, "tant de choses à voir, à voir et à z-entendre !" pour citer encore VIAN... qui, lui, n'a pas eu cette chance de vivre jusqu'à quarante ans...
Alors, je pourrais aussi certes comme le font certains alors que le compte à rebours a commencé et que c'est le temps du premier coup d'oeil dans le rétro, je pourrais me dire que je n'ai pas fait ce que j'avais envie de faire, mais comme je n'avais pas de projet bien précis, je suis plus que satisfait de ma vie actuelle... j'irai même jusqu'à dire que je remercie chaque jour "Dieu, le Destin ou le Hasard" (cochez la case correspondante à votre sensibilité !) pour vivre la vie que je vis aujourd'hui...
Et tant pis si demain je dois marcher un peu car je n'aurai plus d'essence. Je chanterai "Our House in the middle of the street" en réfléchissant au temps qui passe mais aussi au temps qu'il fait.
Et les nuages de l'ennui seront chassés par un Vian violent...
Décidément... On y revient toujours.

lundi 16 janvier 2006

Les Copains

Comme je l'avais fait il y a quelques semaines avec le poème sur Moulins, je me permets de remettre en ligne un texte déjà publié sur ce blog au moment de sa création (en septembre 2005). Ce texte, hymne officiel de la Néo-Décadence, fut rédigé en mars 1988 alors que j'écoutais intensivement les chansons de Madness. Je ne suis pas toujours très fier de mes textes, loin de là ! Celui-ci fait exception. Non seulement j'en suis fier mais c'est mon texte préféré et le seul que je connaisse par coeur. Il n'a pas de titre. Comme il en fallait un pour publier l'article, j'ai mis "Les Copains" mais c'est très imparfait voire incorrect... Mais assez causé.

Une bande de copains
Qui s'entendait bien.
Accident de voiture à cause d'un verre de trop,
Le deuxième n'a jamais eu de pot,
Le troisième est mort à la guerre,
Le quatrième est aujourd'hui milliardaire,
Le cinquième ? Il s'est suicidé :
Plaqué par sa " bien-aimée ".
Le sixième est aujourd'hui docteur
Et le septième ? Il recherche le bonheur :
Dîtes lui qu'il ne le trouvera pas !
Tralalala ! Tralalalala !
Chacun de son côté est parti,
Chacun à sa façon a trahi.
Hop ! La vie continue :
Il y a toujours du monde dans la rue.
Sept jeunes, lunettes noires,
Chantent, pleins d'espoir.
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Sept copains qui déliraient tout le temps…
Sept copains qui voulaient rester enfants…




J.-François Peres, mars 1988