Affichage des articles dont le libellé est séries T.V.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est séries T.V.. Afficher tous les articles

mercredi 31 mai 2023

Les deux scènes mythiques !...

 CE3K (le petit nom anglais de Rencontres du Troisième Type) ou comment communiquer grâce à la musique...

https://www.youtube.com/watch?v=N_wnrwXIeUQ

Quand, par delà l'espace et le temps, Mulder retrouve enfin sa soeur Samantha... Merci à Moby pour la musique ! Cette scène m'arrache systématiquement des larmes (faut dire que je suis un grand sensible quand il s'agit de fictions...)

https://www.youtube.com/watch?v=VXnAIgeVGt4 


Le credo de Fox Mulder

 


I want to believe.

Fox Mulder veut y croire. Il veut persuader Dana Scully d'y croire à son tour. Dana la scientifique, élevée dans la foi catholique et le rationalisme.

Oui, nous voulons y croire. CE3K (le petit nom anglais pour "Rencontres du Troisième Type") a ouvert la voie.

La vérité est ailleurs.

Le gouvernement nous ment ! (ça, ça ne change pas... quel que soit le pays, quelle que soit l'époque !!)

Restez éveillés...

J.-F. P.





mercredi 12 février 2014

La magie est toujours là...

Comme me le faisait remarquer Michèle l'autre jour, M6 a rediffusé l'intégrale de la Saga STAR WARS en janvier-février, à raison d'un épisode chaque mardi soir pendant six semaines. Je n'ai pas revu à cette occasion les films des aventures des Skywalker père et fils. Il faut dire que je connais les films "par coeur" et que je les ai évidemment en DVD. Et puis je dois vous avouer que je "réserve" en ce moment mes mardis soirs à la découverte de PERSON OF INTEREST... Une série parano de haute qualité (à mon humble avis). Elle part du postulat que nous sommes surveillés par le gouvernement, plus précisément tous les citoyens de New York et environs... Mais on peut étendre ce postulat à un peu tout le monde, dès qu'on a un smarphone, un GPS, une carte bleue, et qu'on habite une ville ou un village où règne la république de la vidéosurveillance (souriez à la caméra... euh... aux dizaines de caméras...)... On est suivis à la trace désormais. Et ce n'est pas de la science fiction. Pour revenir à PERSON OF INTEREST, outre la thématique paranoïaque post 11 septembre (qui n'est pas sans rappeler HOMELAND... autre série diaboliquement addictive), on y retrouve le thème (présent notamment dans CODE QUANTUM ou LE CAMELEON) du "redresseur de torts"... ici le duo formé par Harold Fintch (l'excellentissime Michael Emerson, révélé par son rôle brillant de Benjamin Linus dans LOST) et John Reese (Jim Caviezel, le Jésus de LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson). On suit donc les péripéties de nos deux "héros", l'informaticien de génie et l'ancien des services secrets, aventures ponctuées de flash backs présentant pour l'un l'invention de la "machine" diabolique qui permet d'anticiper les meurtres qui vont être commis dans la Grande Pomme, pour l'autre son passé de soldat dans les forces spéciales. Une série addictive, à la fois distrayante et pas si irréaliste que ça sur le fond...

Mais, une fois découverts les deux épisodes inédits du mardi soir, mais aussi pendant les laborieuses "coupures pub", je bascule sur M6 pour regarder "ma" Saga STAR WARS... Et, ainsi, hier soir, j'ai revu la fin du RETOUR DU JEDI, le fameux et épique duel entre Luke et Dark Vador, les éclairs de l'Empereur, Darkie qui se décide à tuer l'Empereur (après avoir crié "non !", ajout à l'ultime remontage du film par Lucas, ce "non !" hurlé ne me paraît pas indispensable, il est malgré tout moins sacrilège que le scandaleux nettoyage de "E.T." par Spielberg qui remplaça les fusils par des talkie-walkie...) et la fête dans toute la galaxie pour célébrer la fin de l'Empire après l'incinération très "mythologique" (j'y reviendrai plus loin) de Dark Vador par son fils... Bon, j'avoue que je suis chaque fois peiné de ne plus entendre le fameux thème de l' "Ewok Celebration" que tous les amateurs de John WILLIAMS regrettent. Mais quel bonheur de voir les scènes de liesse à travers la galaxie et les retrouvailles Luke / Han Solo et finalement Luke découvrant Yoda entouré de son père Anakin et de Obi Wan Kenobi, enfin réunis dans l'au-delà de la Force. J'avoue que j'ai beau connaître par coeur cette séquence, je suis chaque fois ému aux larmes. A la fois parce qu'elle marque la fin de l'Empire, le retour de l'harmonie dans la galaxie, les retrouvailles de Luke avec ses amis (et sa soeur !), la paix dans la Force et aussi bien sûr parce que la fin du RETOUR DU JEDI marqua pour moi et toute une génération la fin de la Saga STAR WARS. Bien sûr, depuis, il y a eu la "Prélogie" et le tournage de la suite est en chantier et on peut aussi se rabattre sur les romans autour de la Saga... Mais, quoi qu'il en soit, l'épisode VI marquera pour toujours la fin des aventures de Luke Skywalker, le petit fermier de Tatooine devenu un Jedi qui sera parvenu à ramener son père, le terrible Dark Vador, du bon côté... Et ça vaut bien quelques larmes !

Et donc je réalise (mais sans être plus surpris que ça) que je suis toujours autant sensible à l'univers STAR WARS qui m'accompagne depuis maintenant... 34 ans... voire plus... Je me souviens, quand j'étais à l'école primaire, d'avoir vu sur les murs de ma ville les affiches de LA GUERRE DES ETOILES, et d'avoir entendu une amie de mes parents leur dire qu'elle avait vu un film bizarre et confus qui mélangeait les humains et les robots mais aussi les propos de notre instituteur nous parlant en termes élogieux de l'histoire d'une princesse et d'un méchant très méchant à l'apparence (on ne parlait pas encore de "look") vraiment menaçante. Le premier film de la Saga que j'ai découvert, et qui reste à ce jour mon préféré, est L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. C'est également le premier film que j'ai vu tout seul. J'avais dix ans. C'était un jour de septembre 1980. Mon père était venu me chercher à la sortie du cinéma. Je me souviendrai toute ma vie de ce choc extraordinaire (plus même que la découverte des AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE quelques mois plus tard... c'est dire !). Je n'avais alors pas forcément tout compris (notamment la notion d'hyperespace) et j'étais quelque peu désarçonné à l'idée de découvrir "l'épisode V" alors que c'était censé être la suite d'un seul film (LA GUERRE DES ETOILES). Bref, la numérotation à la LUCAS me laissait déjà alors perplexe... 

J'ai plongé alors et pour longtemps (pour toujours ?) dans l'univers STAR WARS. J'ai bien sûr lu la novélisation de "L'Empire contre-attaque" puis de "La Guerre des Etoiles". Je me souviens aussi quand j'ai découvert LA GUERRE DES ETOILES (il n'y avait alors pas de DVD, très peu de VHS - les cassettes vidéos pour les jeunes... -, les films n'étaient pas forcément diffusés à la télé, où on n'avait que trois chaînes, toutes d'Etat, et bien sûr pas d'internet et donc pas de téléchargement en veux tu en voilà...). C'était dans un cinéma de Paris qui passait les deux premiers films en continu... Je suis allé découvrir "le film fondateur" tandis que mon père allait revoir "The Thing" de John Carpenter dans la salle d'à côté... J'ai découvert LA GUERRE DES ETOILES en V.O. dans une copie avec des sous-titres en français et en norvégien... Mais, bon, on ne va pas chipoter !... Quel bonheur de découvrir le film qui nous a permis de découvrir cette galaxie lointaine... [Pour l'anecdote, l'unique autre spectactrice de la séance était une punkette avec un pin's Dark Vador qui m'expliqua qu'elle allait voir le film tous les jours...] 

Pour LE RETOUR DU JEDI, j'ai commis l'erreur (que j'ai faite des années plus tard avec la série LOST) de lire moult revues qui dévoilaient les détails de l'intrigue... J'étais tellement impatient ! Je me souviens avoir réalisé (j'étais alors en classe de troisième) une rédaction - compte-rendu de ma découverte de ce film. Mon prof de français, c'était Gérard. Pour la première fois, on avait un prof qui ne méprisait pas notre culture. Car si, aujourd'hui, il est de bon ton de dire qu'on aime la Saga Galactique et l'on voit mêmes des Bobos se prétendre "Geeks" (le comble du paradoxe absurde !), à l'époque on ne parlait même pas de sous-culture. Regarder STAR WARS ou INDIANA JONES était considéré au mieux comme signe d'immaturité chronique (y compris par les gens du même âge que nous...) au pire comme la preuve qu'on était un peu attardé et qu'on manquait de goût. Les choses ont heureusement changé. Et donc, à l'époque, Gérard, lui, ne méprisait pas STAR WARS ou INDIANA JONES. C'est même grâce à lui que j'ai pu acheter la bande originale sublissime de L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. Pour revenir au RETOUR DU JEDI, je me souviens avoir écrit (entre autres) dans ma rédaction qu'on y retrouvait des allusions à nombre de mythologies, notamment lors du bûcher funéraire de Dark Vador qui n'est pas sans rappeler les rites des Anciens Germaniques. J'avais aussi trouvé que les nombreux monstres dans l'antre de Jabba parasitaient un peu le propos du film, mais comme me l'avait fait remarquer Gérard, je m'étais laissé influencer par les critiques du magazine "Première".

Après "Le Retour du Jedi", ce fut la traversée du désert, ponctuée par la sortie au début des Années 1990 du coffret 4 CD (Sandrine me l'avait rapporté de Paris !) de la B.O. de la trilogie, signée évidemment du génial John WILLIAMS (également l'auteur de quasi toutes les bandes originales des films de Steven SPIELBERG). Là aussi, je passais au mieux pour un allumé au pire pour un type manquant totalement de goût (que ce soit aux yeux des fans de pop / rock ou à ceux des mélomanes amateurs de "grande musique"), à courir les disquaires pour trouver des disques de John WILIAMS (et d'autres B.O.). Seuls Gérard (mon maître Jedi !), mon ami Fred Thé et quelques autres comprenaient voire partageaient cette passion dévorante pour "les B.O." (aujourd'hui acceptée et intégrée par l'intelligentsia boboïde). 

C'était le temps aussi où on courait dès qu'un cinéma proposait la Trilogie... Je me souviens encore avec émotion de ce cinéma de Nice qui proposait les trois films de la STAR WARS TRILOGY d'affilée... J'étais allé les voir avec ma grand-mère Lucienne qui m'a toujours accompagné dans mes passions de cinéphile... même si elle a un peu piqué du nez pendant le troisième film...

Au milieu des Années 1990 vint le temps des "Editions Spéciales" de la trilogie fondatrice... l'occasion de redécouvrir la Saga en salle et de partager mon enthousiasme avec mes élèves... n'est-ce pas, Michèle ? Puis ce fut la sortie de LA MENACE FANTOME... Je l'ai vu la semaine de la sortie, dans un cinéma bondé de Bastia, avec la bobine qui saute (et pas d'allusions à certaines "traditions" corses, non mais !) et, je l'avoue, une certaine déception... En fait, je ne savais pas trop ce que j'attendais de cette "prélogie"... J'étais content de découvrir le Sénat Galactique mais la princesse qui change de robe toutes les trois minutes et l'affreux et antipathique Jar Jar Bings, avec son côté Disney, m'avaient somptueusement agacé. Depuis, j'ai revu mon opinion sur ce premier opus de la Saga et j'avoue que le Jar Jar me fait maintenant sourire et que la princesse sait s'habiller avec beaucoup de goût. Pour L'ATTAQUE DES CLONES, je l'ai également découvert en Corse avec mes amis et anciens élèves, Johan, Soleiman, Marine, Julie, etc... J'avais beaucoup apprécié la romance d'Anakin et de la princesse, un peu moins les scènes de monstres (mais, là aussi, j'ai changé d'avis à la "revoyure") et, surtout, quelle joie de retrouver un bon vieux méchant classieux, le Comte Dooku, alias Christopher Lee, cinquante ans (et plus ?) de cinéma au compteur et toujours présent... A la même époque, il incarnait le vilain (encore !) Saroumane dans LE SEIGNEUR DES ANNEAUX... Sacré Christopher !

L'attente de l'ultime épisode de la Saga fut tempérée par la fréquentation fin avril 2005 de la Convention Star Wars de Cusset, organisée par "Les Héritiers de la Force", avec mes collègues et amis, Laurent et Jean-Michel... Nous découvrions cette géniale convention (nous y sommes retournés plusieurs fois depuis : voir plus loin !). Quelques jours plus tard, à Moulins, dans un cinéma plein à craquer, nous avons découvert tous trois l'ultime (jusqu'à ce jour et jusqu'à la sortie de l'Episode VII d'ici un an ou deux) opus de la Saga : LA REVANCHE DES SITH... ou quand le Côté Obscur se répand sur la galaxie... un film noir, sombre, fort, intense, tragique, dramatique, et tout et tout... Et dont l'épilogue, après l'apparition de Dark Vador (tant attendue !), fait le lien avec le "premier" (le quatrième dans la chronologie de Geogeo Lucas... pas simple, le gars, surtout quand on doit expliquer à des néophytes !) épisode, celui de 1977, "La Guerre des Etoiles", rebaptisé "Un nouvel Espoir". Je me souviens d'avoir croisé Gérard quelques jours après la sortie, me disant que l'épisode III était son préféré. Personnellement, il vient juste après l'épisode V. 

Dans les mois et les années qui ont suivi, j'ai revu quelques fois les différents films, notamment lorsque j'ai fait découvrir la Trilogie (et non encore la Prélogie, à part "La Menace Fantôme" en 3D... les lunettes m'ont donné bien mal à la tête !) à ma douce et tendre. J'ai aussi lu quelques livres tirés de "L'Univers Star Wars", mais finalement assez peu. Et pourtant j'en ai acheté pas mal... Ils font partie de ces nombreux livres évoqués dans mon précédent "post" et qui s'entassent chez moi et que je regarde en me disant : "Faut que je m'y mette !" D'autant que les romans Star Wars que j'ai lus m'ont tous plu : "Dark Maul, l'Ombre du Chasseur", "Vent de Trahison", "Dark Lord : L'Ascension de Dark Vador" ou encore l'excellent "Les Ombres de l'Empire". Je profite à cette occasion pour remercier Fred alias Docteur Freyd alias Kawasakid, qui est un grand lecteur (entre auteurs) des romans de "L'Univers étendu Star Wars" et m'a initié à cet univers...

Enfin, depuis quelques années et presque tous les ans, je me rends donc à cette Convention Star Wars de Cusset avec Laurent (devenu depuis un Scout Trooper émérite !) et Jean-Michel. Sur ce blog, ceux que ça intéresse trouveront quelques photos de nos visites intergalactiques... Je garde notamment un souvenir réjoui de la rencontre avec Anthony DANIELS, alias C3PO (l'ex Z6PO de la première trilogie...), qui s'exprimait dans un français parfait... Cette année, l'invité d'honneur est Jeremy BULLOCH alias le redoutable chasseur de primes BOBA FETT... Plus d'informations sur le site des Héritiers de la Force :

Bref, tout ça pour dire que plus de trente ans après ma découverte de l'Univers STAR WARS... la magie est toujours là et c'est vraiment la force de George LUCAS d'avoir créé une mythologie si riche et qui restera, probablement pour plusieurs générations, dans l'imaginaire collectif... Et ils ne sont pas nombreux à avoir atteint cet objectif cyclopéen... Ils doivent être deux au XXème siècle, LUCAS et... TOLKIEN... D'autres auteurs, cinéastes, écrivains, ont créé des univers, écrit des oeuvres mondes mais aussi riches et aussi universellement partagées, je crois que l'Empire Galactique et la Terre du Milieu font quand même figure d'exceptions génialissimes et (pour le moment) indépassables... [Je ne parle pas des créateurs de personnages "phares" qui eux sont plus nombreux... Parmi eux, et dans ceux qui "m'inspirent", je citerai Sherlock Holmes, James Bond, Mulder & Scully et bien sûr... Indiana Jones... créé par George Lucas et Steven Spielberg... décidément !]

Que la Force soit avec vous !

mardi 13 novembre 2012

Au coeur de l'automne...


Quoi de mieux pour illustrer un "billet d'humeur" (plutôt bonne en l'occurrence !) automnal qu'une photo prise au 1er jour de l'automne... au seul détail près que j'écris ces lignes le 13 novembre par un froid glacial alors que la photo fut prise le 22 septembre "par un bel après-midi d'automne", quelque part entre Dordogne, Corrèze et Lot... Celles et ceux qui y étaient reconnaîtront le clin d'oeil. Quant aux autres, je les invite à découvrir cette belle région au riche passé historique et au patrimoine gastronomique légendaire.

Il y a un peu plus d'un mois, sur ce blog, j'évoquais mon attente de SKYFALL, le dernier James Bond... Je n'ai pas été déçu, loin de là ! Je dirai même que j'ai été enthousiasmé comme je ne l'avais pas été depuis longtemps ! J'y ai retrouvé à la fois la force novatrice de CASINO ROYALE (reprendre le personnage de Bond "à la racine", au commencement, s'intéresser à la genèse du fameux espion...), quelques caractéristiques des films des différentes époques (de Connery à Brosnan il y a eu vingt films... après tout, James Bond est la plus longue saga cinématographique qui soit !), avec des clins d'oeil aux fans des films passés (comme "Bons Baisers de Russie" pour la séquence à Istambul ou la voiture de "Goldfinger") mais aussi à toute la "mythologie bondienne" en général, y compris bien entendu les romans de Ian Fleming, le créateur de 007. Comme dans CASINO ROYALE et auparavant dans les films avec Timothy Dalton et George Lazenby (et quelques fulgurances de la période Brosnan, quasiment jamais du temps de Moore ou de Connery sauf aux tous débuts), James Bond, s'il est un espion qui aime jouer, qui n'a pas peur de la mort et qui apprécie les conquêtes féminines, c'est aussi un homme seul, sombre, parfois naïf, qui sait de par son métier qu'il ne doit ni ne peut s'attacher à personne. Mais foin de psychologie bondienne à la petite semaine ! Le plaisir est d'avoir un excellent film d'action bourré d'humour et où les gadgets technologiques ne sont plus omniprésents (le nouveau Q est délicieux !... ainsi que la scène de sa rencontre avec Bond... devant un tableau de Turner...). Un film qui a aussi la patte d'un réalisateur, Sam Mendes, qui nous propose des séquences superbes dans des décors extraordinaires où Bond parait souvent totalement seul (la seule fois où il y a beaucoup de monde, dans le métro de Londres, on voit que James n'est pas du tout à l'aise !). Un film qui utilise de façon totalement originale la chanson "Boum !" de Charles Trénet... Je n'écouterai plus cette chanson de la même façon (déjà que j'étais marqué par son usage dans le fabuleux film "Toto le Héros") désormais... chut ! Et puis, quand on découvre ce que veut dire SKYFALL... la jouissance de voir la destruction de la propriété familiale (un vieux fantasme personnel... je sais... ça relève de la psychanalyse !). Enfin, "last but not least", l'épilogue qui renoue avec les origines cinématographiques de Bond et le retour d'un personnage clé (je ne dirai pas qui si vous n'avez pas vu le film...). On sort de la salle satisfait de voir tout le monde de nouveau réuni, Bond et l'équipe du MI6 prêts à en découdre avec les ennemis de Sa Gracieuse Majesté dans le prochain épisode qu'on attend déjà impatiemment. James Bond a 50 ans et il est toujours en pleine forme ! Alors, bien sûr, pour conclure ce paragraphe consacré à l'espion le moins secret du monde, nous n'aurons pas toutes et tous le même avis sur ce film. Il y a les nostalgiques des Bond de Connery ou Roger Moore ou de Brosnan, il y a aussi les fans de Daniel Craig et de la noirceur voulue de "Casino Royale", il y a les amateurs des films avec tout plein de gadgets, il y a les aficionados des romans de Ian Fleming... Je trouve pour ma part que SKYFALL "fait le pont" entre tous ces univers parallèles de la saga James Bond et, comme je l'ai dit plus haut, la conclusion du film donne l'impression que "la boucle est bouclée", Bond est désormais de nouveau pleinement Bond après ces trois films consacrés "à sa jeunesse" (ou plutôt à sa "genèse"). Et ça, c'est une très bonne nouvelle !

A propos de nouvelles cinématographiques... Quel choc, quand j'ai appris que George Lucas avait revendu ses droits sur STAR WARS (mais aussi sur INDIANA JONES) à Disney. Une nouvelle triste... Comment un homme qui est arrivé tout seul et contre les Major Companies à construire son empire certes mais aussi et surtout à créer un mythe, une des plus grandes sagas du XXème siècle (pour ne pas dire la plus grande saga !), comment cet homme a choisi d'abandonner son bébé à Disney ? Triste. Décevant. J'aurais préféré que Lucas fasse comme Hergé qui a souhaité et obtenu qu'il n'y ait plus d'albums Tintin après sa mort. Là, on risque d'avoir des "produits calibrés spécial ados" (comme le fut déjà un peu "La Menace Fantôme"), commercialement parfaits mais loin de l'esprit d'origine. Pour moi, la saga des Skywalker père et fils était terminée. A quoi bon vouloir réaliser un épisode VII ?... puis VIII et IX j'imagine et peut-être des épisodes à la louche tous les deux trois ans... "Tant que ça se vend"...

Côté lectures, c'est toujours pour moi le désert absolu, en tout cas pour ce qui est des romans... J'ai honte, je l'avoue ! J'ai plusieurs polars et des James Bond qui me font des clins d'oeil marqués mais je ne trouve pas et ne prend pas le temps de lire de romans. Par contre, je déguste la revue CARTO que j'ai découverte cet été (dont j'avais brièvement parlé dans un "post" précédent) ! L'amateur de cartes que je suis ne peut que se régaler de cette excellente revue qui permet de découvrir l'actualité internationale différemment.

Musique, maestro ! Le nouvel album de MADNESS "Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da" est enfin sorti hier dans les bacs en France. Je ne l'ai pas encore écouté sinon quelques extraits. Les avis des fans sont moins chaleureux que pour "The Liberty of Norton Folgate"... Il faut dire que c'était un album tellement fa-bu-leux que la comparaison est forcément au désavantage du nouvel opus. Mais je sais que je passerai un bon moment en l'écoutant et qu'il y a de toute façon de bons morceaux des Maddies qui m'enthousiasmeront et me réchaufferont et on en a bien besoin en ce moment !

Séries TV maintenant... Au mois d'octobre, j'ai découvert et dégusté sur Arte la série AINSI SOIENT-ILS. Une série française de qualité, une série originale sur un thème qui ne l'est pas moins : la première année de séminaire de cinq jeunes de milieux très divers, qui sont venus à la foi par des chemins et pour des raisons souvent bien différentes les uns des autres, cinq jeunes aux personnalités attachantes (un grand bravo aux interprètes !) et dont j'ai suivi avec émotion les doutes et le parcours de foi. Le sujet pourrait paraître aride ou glissant, il est très bien traité, avec respect des convictions de chacun. Il y a eu évidemment, notamment dans les milieux "cathos traditionnalistes", des critiques contre cette vilaine série hérétique qui caricaturait le message de l'Eglise. Pour ma part, j'y ai vu au contraire une réflexion sur la foi qui m'a particulièrement remué. Bien sûr, c'est une série et il y a des raccourcis scénaristiques comme dans toute oeuvre télévisuelle. J'ai dévoré les huit épisodes avec gourmandise et j'attends maintenant la deuxième saison avec impatience !

A propos de séries télé, je profite des derniers épisodes de l'ultime saison de DESPERATE HOUSEWIVES, je savoure également la nouvelle saison de l'excellente série française FAIS PAS CI FAIS PAS CA, l'exemple d'une série à la fois légère et tendre et qui sait aborder moult sujets de société (ce n'est pas un hasard si "Fais pas ci fais pas ça" a été traité à l'égal des séries U.S. dans le tome de 2 de "Philosophie en séries" de Thibaut de Saint-Maurice). J'attends la prochaine diffusion, à partir du 22 novembre sur Arte (décidément une chaîne qui propose de belles pépites ! également la seule chaîne sans publicité...), de la deuxième saison de BORGEN, fabuleuse série danoise qu'on pourrait qualifier de "thriller politique". Ces trois séries que je viens de citer sont trois séries que ma compagne m'a fait connaître et apprécier. Je profite de ce blog pour la remercier de me faire découvrir tant et tant de choses depuis bientôt cinq ans que nous sommes ensemble.

Pour conclure ce petit texte, un salut à une personne très chère que j'ai retrouvée via le net il y a quelques semaines (comme quoi internet est parfois bien pratique !) et qui se reconnaîtra aisément.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

J'oubliais... En guise de post-scriptum et autre nota-bene... Ma douce et moi avons eu début octobre le coup de foudre pour un film formidable : DANS LA MAISON. Je ne l'avais pas alors signalé sur ce blog mais j'avais envoyé un "mail collectif" que je reproduis ci-dessous :

Ce matin, Valérie et moi sommes allés voir DANS LA MAISON, le dernier film de François Ozon, avec notamment Fabrice Lucchini et Kristin Scott Thomas. Un film que je vous conseille ! Pour résumer l'histoire en quelques lignes, c'est un prof de français de seconde qui demande à ses élèves de raconter leur dernier week-end... Au milieu de copies calamiteuses, il y a le récit d'un élève qui raconte comment il a commencé à s'immiscer dans la vie d'un de ses camarades dont il envie la normalité et conclue son devoir par "à suivre"... Le prof va vouloir en savoir plus et incite son élève, chez qui il décèle un vrai talent d'écrivain, à continuer son récit... Je ne vous en dis pas plus !

Un film original, bien ficelé, qui plaira (évidemment !) aux professeurs de français, aux amateurs de littérature mais aussi à toutes celles et tous ceux qui un jour ou l'autre ont eu l'envie d'écrire, de raconter leur vie (réelle ou imaginée) ou celle des autres...


Bref : un film à aller voir ! Lucchini joue très bien (sobrement) ainsi que Kristin Scott Thomas. Et l'acteur qui interprète le lycéen est brillant.


Un petit bijou de cinéma !

Si par hasard ce film passe pas loin de chez vous... Allez-y ! C'est un film qui donne envie de se (re) mettre à écrire... Pourquoi pas après tout ?

A suivre !

lundi 8 octobre 2012

Le retour de la revanche de la mission du doc !

Merci à ma douce et tendre pour cette photo prise 
un certain 22 septembre...
 Et petit clin d'oeil pour l'occasion à sa famille...


Bonjour tout le monde ! Ou bonjour tout seul d'ailleurs ! Depuis le temps que je n'ai pas mis à jour ce blog il ne doit plus y avoir grand monde qui soit passé lui rendre visite... Mon dernier "post" date de la mi juin... Nous voici en octobre... L'été est venu, l'été est reparti... Mon premier été dans mon nouvel appart, mon nouveau "chez moi", l'occasion d'apprivoiser mon nouveau cadre de vie...

Pas grand-chose de neuf au cours de l'été sinon que je n'ai pas tenu l'engagement qui était le mien de me remettre à lire des romans... Voilà maintenant plus d'un an que je n'ai pas lu de romans... Honte à moi ! Par contre, j'ai découvert une revue de géographie passionnante, l'occasion de découvrir l'actualité internationale (vous savez, celle dont ne parlent pas nos pauvres médias nationaux nombrilistes, obsédés qu'ils sont par les tweets de Valérie T., les discours de Jean-François C. et ses pains au chocolat ou la soi-disant menace terroriste qui submergerait notre hexagone étriqué...), par le biais d'articles clairs et courts (deux à quatre pages), toujours illustrés de cartes elles aussi claires et très parlantes. Cette revue s'appelle CARTO :
Je profite de l'occasion pour vous conseiller encore et toujours de regarder la splendide émission LE DESSOUS DES CARTES, qui existe désormais depuis une vingtaine d'années sur Arte (la SEULE chaîne sans publicité !), actuellement diffusée le samedi à 19h30 :

A part le fait que je n'ai pas lu de romans, l'été fut consacré à la redécouverte de quelques bons films, comme le sublissime IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION, pur chef d'oeuvre qu'on devrait faire voir à tous les amateurs de "grand soir" pour qu'ils réfléchissent un peu avant de prendre les armes pour faire la révolution... J'ai redécouvert le splendide UN TAXI POUR TOBROUK, un film concis qui n'a pas vieilli (bien au contraire !), superbe film de guerre, huis clos, road movie... un petit bijou plein d'Humanité avec des dialogues d'Audiard magnifiques et un quatuor d'acteurs exceptionnels. Toujours dans la rubrique "rediffusions", ma compagne et moi avons repris le visionnage de X-FILES, série qui décidément ne vieillit pas et sait alterner les épisodes du "grand complot", les intrigues fantastiques et les histoires plus légères...

L'été est passé, l'automne est arrivé, et particulièrement octobre, un de mes mois préférés...

L'automne et son climat certes pluvieux mais qui lui donne un petit ton si british... Et ça tombe bien puisque d'ici quelques jours sortira le nouvel opus des aventures du moins secret des espions britanniques, à savoir James Bond, et dans un mois paraîtra en France le nouvel album du plus britannique des groupes anglo-saxons, Madness...

Eh oui... Dans trois semaines, c'est la sortie de SKYFALL, le troisième James BOND avec Daniel Craig. Pour l'occasion, j'ai fait découvrir à ma compagne CASINO ROYALE (un film décidément magnifique ! pour moi le meilleur de la saga avec AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE) et QUANTUM OF SOLACE (qui, finalement, à la revoyure, est un "honnête" Bond, distrayant et efficace). Pour le générique, c'est l'excellente chanteuse Adele qui a été choisie... Je ne veux pas en savoir plus pour l'instant... Je ne veux pas être "spoilé" comme on dit de nos jours.

Le 12 novembre sortira en France le nouvel album de MADNESS, au titre assez bizarre à mon goût : OUI OUI SI SI JA JA DA DA... En fait, ce titre étrange provient des disputes incessantes au sein du groupe pour se mettre d'accord sur un titre d'album... Aux dires des fans qui ont déjà écouté tout ou partie de ce nouvel album, on ne retrouve pas la verve et l'énergie du fabuleux album de 2009 THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE... Pour ma part, comme pour le nouveau Bond, je ne veux pas en savoir plus avant de découvrir tranquillement ce nouvel album le 12 novembre. Il sera temps alors de me faire une opinion, en sachant bien qu'elle évoluera forcément... et c'est tant mieux... Certaines chansons qu'on adore au premier contact se révèlent finalement décevantes sur le long terme et vice et versa... D'autres morceaux vous berceront toute une vie et on ne se l'explique pas... Dernier point à propos du nouvel album des Maddies : la pochette est signée Peter Blake, le monsieur qui avait réalisé la cultissime pochette de SERGENT PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND... Plus d'infos grâce au French Madness Info Service :

A part ça, quoi de neuf docteur ? Que de vieux, comme dirait l'autre (quel autre ?!). Je regarde la dernière saison des DESPERATE HOUSEWIVES en espérant que je ne saurai pas la fin avant de voir les épisodes en question (je vous en prie ! vous qui avez déjà vu la série, ne me dîtes rien !!!). C'est décidément une excellente série, parfois inégale, mais tellement drôle et qui a su aborder au fil des saisons tant de "sujets de société"...

Ma vie personnelle ? Tout va bien. Très bien même. Très très bien même. Les gens heureux n'ont pas d'histoire ? Au contraire. Mais on a peut-être envie de la garder pour soi et pour ceux qui sont proches et puis, c'est vrai, il n'est pas facile de raconter "les bons moments"... Contentons-nous de les vivre... Simple mais finalement ambitieux programme !...

Je vous souhaite à toutes et tous un bien bel automne !

Portez vous bien.

lundi 28 novembre 2011

Audrey et moi...


Après José alias Frédéric BOURALY au moi de mai (voir sur le blog http://superdocforeverisback.blogspot.com/2011/05/jose-heros-de-scenes-de-menage-et-idole.html ), nous avons eu la chance, Valérie et moi, de voir Marion alias Audrey LAMY, une des redoutables héroïnes de la géniale série SCENES DE MENAGE.
En effet, Audrey LAMY s'est produite à Commentry le samedi 15 octobre pour présenter "Dernières avant Vegas", son one woman show en tournée dans toute la France. Nous y étions, Valérie et moi, avec un couple d'amis. Le spectacle d'Audrey était particulièrement génial, très animé, beaucoup de pêche, d'humour, d'inventivité et une extraordinaire communion avec le public.
Après le spectacle nous avons pu voir "notre idole" quelques instants, qui s'est très grâcieusement prêtée au jeu des dédicaces et des photos souvenirs avec son public.
Un moment vraiment très très sympa et une femme de spectacle promise à un bel avenir !
Bravo encore Audrey et merci à Stéphanie pour la photo !

mardi 31 mai 2011

José, héros de Scènes de Ménage et idole des Moulinois !!

Depuis un peu plus d'un an, ma compagne et moi sommes devenus "accros" de SCENES DE MENAGE, la série de M6 qui "casse la baraque" à 20h10, mettant en scène trois couples d'âges différents dans des petites saynètes de la vie quotidienne. Le format court réussit bien à la télévision française : souvenons-nous de UN GARS, UNE FILLE (dont les acteurs, notamment Jean DUJARDIN, ont fait du chemin ! Une des actrices de SCENES DE MENAGE, Audrey LAMY, est d'ailleurs la petite soeur d'Alexandra alias Chouchou...), de KAAMELOTT et bien sûr de l'extraordinaire CAMERA CAFE. Là, nous avons donc trois couples avec leurs travers propres, des sketchs parfois inégaux (c'est la loi du genre) mais souvent très drôles voire totalement délirants avec un sens aigu de l'observation...

Parmi ces trois couples, il y a le couple des cinquantenaires formé par Liliane (alias Lily) et l'inénarrable José pour qui le bonheur se résume à regarder un match de foot en buvant une canette de bière et en dévorant un sandwich au pâté ou des chips, pour le plus grand drame de sa compagne qui rêve de soirées un peu plus tendres... L'acteur qui interprète José, Frédéric BOURALY, est originaire de Moulins et est venu dans la cité bourbonnaise le samedi 21 mai pour une séance de dédicaces. Nous avons pu bavarder quelques instants avec lui. Il nous a confirmé que l'ambiance sur le plateau était vraiment détendue, ce que confirment les bêtisiers... "Et encore ! Vous ne voyez pas tout !" nous a-t-il confié...



jeudi 30 septembre 2010

Sale semaine pour le cinéma...

Sale semaine pour le cinéma mondial : après Gloria STUART, "la vieille dame de Titanic", c'est au tour d'Arthur PENN (le fabuleux réalisateur du génialissime "Little Big Man") et de Tony CURTIS (le grand acteur de cinéma et de la cultissime série télé "Amicalement Vôtre") de nous quitter...
Sale semaine, je vous dis !
Et, il y a deux semaines, Claude CHABROL nous quittait...
Bref, septembre 2010, pour les cinéphiles, c'est Septembre Noir !!
Danny Wilde et Lord Brett Sinclair...

Une photo extraite du fameux générique de "The Persuaders !" (Amicalement Vôtre...)

La pochette du fameux album avec le générique le plus célèbre de l'histoire des séries télé...

Amicalement Vôtre ! Ce nom évoque pour moi tant de souvenirs...
D'abord, le plus fameux générique de l'histoire de la télévision, la musique somptueuse et quasi dramatique de John BARRY, les images de nos deux héros, Danny Wilde, le new-yorkais élevé dans la rue, et Lord Brett Sinclair, le noble distingué mais oisif...
Ensuite, des souvenirs d'après-midi passées avec ma grand-mère à voir et revoir les vingt-quatre épisodes de l'unique saison de cette série sublime (Roger Moore, appelé par James BOND, quitta la production après une saison).
Enfin, comme un goût de nostalgie, du Sud (l'épisode pilote, resté fameux, démarre sur les chapeaux de roues à l'aéroport de Nice) et de la Côte d'Azur où j'ai passé mes vacances étant enfant, d'un petit goût "so british", notamment dans les derniers épisodes, de scènes cultissimes comme quand Danny Wilde décide d'acheter et de retaper une maison à la campagne... ou l'épisode fameux où toute la famille de Brett Sinclair est éliminée pour des histoires d'héritage... et aussi le fameux épisode, le seul vraiment "dramatique" de la série, où Danny retrouve "Un Ami d'Enfance" (Angie...). En 24 épisodes, THE PERSUADERS ! (titre original) avait su s'élever au rang de mythe... Peu de séries seront arrivées à une telle perfection...
Alors, à l'occasion du départ de Tony CURTIS, par ailleurs immense acteur (je me souviendrai notamment de "Certains l'aiment chaud", "Les Vikings", "Taras Bulba" et "Spartacus"...), c'était normal pour moi de saluer une des séries qui ont bercé mon enfance, ma jeunesse et continue de me charmer...
So long, Tony !
Le fameux générique d'Amicalement Vôtre :

samedi 17 juillet 2010

Mon avis sur le season finale de LOST...

Bon, ben, voilà, LOST, c'est fini... depuis le 23 mai pour les accros U.S. et via le net, un peu plus tard pour les francophones, plus précisément depuis le 23 juin pour les fans français qui ont dû supporter la diffusion fantaisiste de TF1 (sans commentaire... ce n'est pas le sujet du ici).

Un peu de temps a passé pour "digérer" ce season finale... et plus largement la saison 6 et encore plus largement pour avoir un peu de recul sur toute la série.

Pour ma part, j'ai été vraiment scotché, bouleversé, marqué profondément par la fin de LOST... non pas parce que la série s'arrête mais bien parce que la fin m'a laissé sur le c... comme ce fut le cas avec la fin de CODE QUANTUM (dans le dernier épisode Sam Beckett se retrouve dans un bar où sont présents, sous d'autres noms, nombre de personnages croisés au cours de ses péripéties, de ses sauts quantiques...).

Pour cette fin, avant que j'oublie d'en parler, j'ai aussi évidemment pensé à l'épilogue de TITANIC où Rose, dans un rêve ou dans un voyage après la mort (chacun est libre de son interprétation), retrouve toutes les personnes qui ont compté pour elle sur le bateau, en premier lieu son cher Jack, sous les applaudissements du commandant de bord, de l'équipage et de nombreux passagers... La fin du voyage ou plutôt le début d'un autre.

"Everyone dies sometime, kiddo"... Cette phrase résonnera longtemps dans ma tête et la scène où Jack retrouve son père et comprend qu'il est mort... C'est à la fois merveilleux, magique, poétique (j'ai pensé notamment à "Orphée" de Cocteau mais aussi à un film peu connu de Sartre, l'existentialiste dont se sont parfois inspirés nos scénaristes de LOST qui citent plusieurs fois Dostoïevsky, ce film s'intitulant "Les Jeux sont faits").

Je craignais un peu la fin de LOST à cause des fuites que j'avais eues via le forum et quelques sites internet y compris Google Actualités... L'histoire du purgatoire et tout et tout... Et, en fait, ce n'est pas ça... ou ça peut l'être... Ce que je veux dire par là, c'est que les scénaristes ont eu le génie de nous offrir une fin qui permet à chacun(e) d'y placer et/ou d'y trouver ce qu'il désire, en fonction de ses croyances, de ses options philosophiques, de son vécu personnel...

J'ai aimé dès le début cette sixième saison avec la "réalité parallèle" qui n'en est en fait pas une... J'ai apprécié tout de suite l'idée d'une seconde chance pour chacun de nos Losties, seconde chance se révélant plutôt être non pas une "réalité alternative" (ce qui ne veut pas dire grand-chose) mais "une vie qui aurait tourné différemment", tout en étant la même vie par certains aspects car les obsessions, les fantasmes, les angoisses de chacun(e) de nos héros persistent... Bien sûr, les esprits chagrins diront que ces "flash sideways" étaient une escroquerie scénaristique voire juste un prétexte pour faire du "fan service" et nous proposer de revoir tous les acteurs une dernière fois... Et même si c'était la principale raison, et alors ?

J'ai commencé à comprendre que nous n'étions pas dans une réalité parallèle avec l'épisode consacré à Desmond (comme depuis la saison 2, ce cher Brother est un des pivots de l'histoire). On y découvrait une variation quasi métaphysique sur la notion de réussite... Et, du coup, au vu du final, j'ai un regard nouveau sur chaque personnage.

Je vais vous proposer mes petites analyses de chacun de nos Losties ci dessous... Le but de ce topic (ce texte a également été publié sur le site francophone consacré à LOST, dont vous pouvez trouver la référence ci-dessous, sous mon pseudo : Sawyerforever) sera pour chacune et chacun d'échanger sur THE END et sur la perception qu'il ou elle en a eue, au regard de la série mais aussi éventuellement de sa propre expérience...

Pour ma part, je vois ce final comme une allégorie de la mort, bien évidemment, ce moment où l'esprit quitte le corps... Des personnes ayant "vu la mort de près" (expression un peu idiote quand on y réfléchit mais elle est pratique) parlent évidemment de la lumière blanche mais disent surtout qu'ils ont vu défiler toute leur vie... C'est ce qu'on ressent parfois au moment d'un accident... Desmond n'est que quelques instants dans la cabane magnétique mais a bien le temps d'avoir "la révélation" sur la vie à venir.

Sans même faire appel à la religion (quelle qu'elle soit, d'ailleurs les décorateurs ont inséré des symboles de toutes les religions dans l'église où se retrouvent les Losties) ou au questionnement philosophique, on peut tout simplement faire appel à la psychologie. Au moment de mourir ou même parfois lorsqu'on est cloué sur un lit d'hôpital on se laisse parfois aller à imaginer notre vie autrement. Tout en sachant que nous restons ce que nous sommes et que notre inconscient utilise ce que nous connaissons pour élaborer ce film, ce rêve, cette vision d'une autre vie...

* Kate est toujours fugitive. Mais elle se dit non coupable.

* Claire hésite vraiment à abandonner son enfant.

* Jack a pu concrétiser son rêve d'être père et, même s'il n'est pas un père parfait et qu'il a échoué dans son mariage, il arrive à avoir des bonnes relations avec son fils.

* Locke a accepté son état d'handicapé. Il a fait la paix avec son père mais à quel prix...

* Sayid n'a jamais su concrétiser, même dans son inconscient ou dans ce purgatoire où les uns et les autres s'attendent, il n'a jamais pu concrétiser sa relation avec Nadia (alors que dans "la vraie vie" il l'avait épousée). Il reste le "protecteur de son grand frère".

* Sun et Jin sont toujours poursuivis par le père de Sun tellement envahissant et qui a pourri leurs vies.

* Benjamin Linus prend soin de son père, est un bon enseignant apprécié de ses élèves, notamment Alex et on peut imaginer que, s'il ne se joint pas aux Losties dans la chapelle, c'est qu'il n'a pas encore résolu (dans son esprit, mis en images par cette notion de "vie parallèle") tous ses rêves, notamment celui de "fonder une famille d'adoption" avec Alex et Danielle.

* Hurley (dont on ne saura jamais la raison de ce pseudo d'ailleurs...) a réussi dans cette vie parallèle et devient comme un grand magicien, organisant même avec Boone dans une scène magnifique les retrouvailles entre Shannon et Sayid. N'empêche qu'il reste un homme seul et marqué par son poids, façon à lui de remplir ce grand vide qui l'habite.

* Sawyer, reste des souvenirs de sa période Dharma, est flic. Rien de plus classique, comme il le dit d'ailleurs, flic ou voyou... J'ai d'ailleurs bien aimé cet épisode plein d'humour avec son co-équipier Miles (qui dans cet univers "inventé" ou "rêvé" a une relation apaisée avec son père).

* Desmond... un personnage passionnant et encore une fois un épisode consacré à lui très riche... Qu'est-ce que la réussite ? L'obsession de Desmond est de plaire au père de sa bien aimée, plus exactement d'être respecté et estimé de lui... Dans la vraie vie il n'y sera pas arrivé. Dans cet univers parallèle, il y arrive tellement que Madame Widmore, notre chère Héloïse, se moquera de son obsession à vouloir plaire à tout prix à son mari... En outre, dans la vraie vie, Desmond était un type un peu bohème qui s'est "cherché" plus d'une fois, fuyant ses responsabilités jusqu'à s'auto-accuser d'être lâche. Là, c'est un businessman accompli, un homme d'affaires globe trotter à qui tout réussit... mais tellement seul...

On peut aussi citer les personnages "secondaires", bien sûr ma chère Juliet qui bosse dans une maternité et dont le bref moment où elle a eu le "béguin" pour Jack reste dans un coin de son inconscient... Ana Lucia "qui n'est pas prête" car pendant encore un bon moment son inconscient n'aura pas accepté l'idée qu'elle est morte et elle continuera à se voir fliquette de L.A. qui patrouille... Faraday qui a pu enfin se consacrer à la musique... Rose et Bernard, couple heureux et sans histoire...

J'oubliais évidemment Charlie qui est la clé de l'épisode consacré à Desmond. Charlie dont les idées suicidaires le poursuivent dans cet au-delà ou plutôt cet entre deux, ce lieu imaginaire...

Pour revenir à Jack, il n'a jamais pu faire vraiment le deuil de son père dans la vraie vie. Deux jours après la mort de ce dernier, alors qu'ils s'étaient quittés fachés, Jack va se retrouver bloqué pendant plusieurs mois sur une île de cinglés. Quand il revient dans le monde réel, il pourra organiser une cérémonie mais, alors que cette vie semblait parfaite, l'appel de l'île se fera plus fort que tout et finira par le plonger dans la dépression et l'inciter à retourner sur cette fameuse île où il trouvera la mort après avoir "accompli sa mission". Mais, et hélas je commence juste (dans ma vraie vie) à comprendre ceci (suite au deuil il y a deux ans de ma mère), on ne se remet jamais vraiment ou alors très longtemps après, de la mort de ses parents. Jack, y compris dans "l'univers entre deux", vit avec ce deuil impossible, l'histoire ubuesque d'un cercueil égaré entre deux aéroports...

Et quand enfin Jack retrouve son père il comprend... J'en ai encore des frissons...

Ensuite, on peut évoquer aussi "la fin" de LOST dans "la vraie réalité", à savoir l'histoire de la source de lumière (qui m'a paru aussi incongrue que la roue à la première vision puis on s'y fait...), le combat Jack/Samuel, la mort de Jack, "l'intronisation" de Hurley... Mais j'avoue que j'ai surtout été marqué par la fin de nos héros dans "cet entre deux mondes où ils s'attendent tous"... Pour la "fin" de LOST, j'attends de voir le fameux épilogue promis dans le coffret DVD...
_________________

Plus d'infos sur LOST :

http://www.lost-site.com/
http://fr.lostpedia.wikia.com/wiki/Accueil
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lost

vendredi 4 juin 2010

Les Visiteurs sont parmi nous !!

Cette année, la Convention Star Wars de Cusset avait des invités très très spéciaux... nos amis les Visiteurs... V... série de SF emblématique des Années 1980 dont un "remake" est actuellement en cours de réalisation (avec notamment la belle Elizabeth Mitchell, Juliet dans la série LOST). J'avoue que j'ai toujours eu un faible pour cette série, dont la diffusion en France fut alors un véritable événement, et que je revois toujours avec plaisir les épisodes des "mini séries" (il y a eu en fait "deux mini séries" puis une saison assez catastrophique...). Ah ! Leurs lunettes de soleil qui cachent des yeux de reptile, leur voix étrange et leurs goûts culinaires... euh... très très particuliers...





mardi 25 mai 2010

LOST et 24, c'est fini...

A 24 (!) heures d'intervalle, nous avons eu droit aux claps de fin aux States, dimanche 23 mai de la sixième et dernière saison de LOST, et lundi 24 mai de la huitième "journée" de Jack BAUER, avec dans ce dernier cas une bonne nouvelle pour les fans : bientôt un film sur grand écran...
Ces deux séries, emblématiques des Années 2000, ont renouvelé le genre de la série télévisée et plus particulièrement du feuilleton. Pour ce qui est plus particulièrement de LOST (les lecteurs de ce blog savent combien cette série me tient totalement à coeur...), j'aurai apprécié cette série pour trois grands types de raisons :
- Le style narratif particulièrement innovant et renouvelé au cours de la série... Bien sûr, on avait déjà vu des flashs backs au cinéma et à la télé, également des flash forwards (dans DAMAGES par exemple) et même des flashs sideways (réalité "parallèle" ou "alternative"). Mais, là, avec LOST, ce type de construction a été développé et décliné au fil de six saisons par des scénaristes particulièrement imaginatifs qui ont remis également au goût du jour le "cliffhanger" (rebondissement de dernière minute) et le style feuilletonnesque (il n'y a pas d'épisode qui se regarde seul).
- Le côté aventure... L'île mystérieuse, celle qu'on a tous imaginée dans nos rêves de gosses... Entre l'île aux trésors (il y a d'ailleurs un bateau pirate), l'île étrange avec des animaux plus ou moins fantastiques et des phénomènes surnaturels (ah ! la Fumée noire !), l'île qui abrite une étrange organisation de scientifiques mystérieux (la Dharma Initiative...), l'île dont les habitants ne sont vraiment pas forcément très très engageants (les fameux Autres)... Sans oublier, bien sûr, l'idée de départ : les survivants d'un crash, qui ne se connaissent pas (ou croient ne pas se connaître), sont subitement forcés de s'entraider, pour "vivre ensemble ou mourir seuls"... Et l'on retrouve ce que je vais évoquer dans la troisième partie de mon propos : une de ces questions "fondamentales" sur l'humanité : sommes-nous des êtres "civilisés" ou, dès la première catastrophe venue, allons-nous replonger dans une certaine barbarie ?
- Car LOST, c'est aussi l'occasion de moult questions de divers ordres... Questions sur la vie en société, questions sur ce qui fait une vie, à quel moment une vie bascule... La série étant construite, via ses flash backs, comme une suite de descriptions de personnages, c'est l'occasion de réfléchir sur ce qui construit chaque être humain, qui fait que toute personne est complexe, l'occasion par là-même de rejeter le manichéisme et la simplification. Dans LOST, il n'y a, en tout cas dans les personnages principaux, ni bon ni mauvais et notre avis sur eux change régulièrement au fil des saisons et des révélations.
En posant ces questions sur l'itinéraire souvent sineux qu'est une vie, sur la marge de manoeuvre dont chacun(e) dispose dans ses propres choix (libre arbitre ou destin), les relations familiales (notamment le rapport père-fils et père-fille énormément développé dans cette série), LOST a également fait appel à de très nombreuses références, qu'elles soient culturelles (les clins d'oeil littéraires, cinématographiques, télévisuels sont légion), philosophiques ou religieuses.
LOST a prouvé qu'on pouvait faire de la série télévisée intelligente et cultivée, de la SF (car la série prend ouvertement un tournant science fiction notamment à partir de la quatrième saison) à destination du grand public. En outre, LOST a pleinement utilisé ce nouveau média qu'est internet, en développant une encyclopédie interactive très complète sur le web mais également plusieurs jeux qui permettaient aux fans internautes de trouver des réponses à certaines des questions que posait la série...
Pour revenir à la fin de LOST et de 24, à quelques heures d'intervalle, l'un des intérêts du genre "série télé", et de ces deux séries en particulier, est que c'est un genre qui se donne du temps... On a le temps de développer le caractère de nos personnages, d'exposer une intrigue, de filer un certain nombre de références, car le principe même de la série est de travailler sur la durée, comme l'explique très bien Thibaut de Saint-Maurice dans "Philosophie en Séries" (Editions Ellipse), petit ouvrage passionnant qui s'essaie à l'analyse philosophique de quelques grandes séries de ces dernières années : LOST, 24, mais aussi Dr House, Desperate Housewives, Rome, Dexter, Grey's Anatomy, et d'autres...
Pour aller plus loin dans la réflexion sur "la fin de deux des séries phares des années 1980", quelques articles (qui ne révèlent pas la fin de LOST ni de 24) :
Pour les fondu(e)s de LOST...
Le site francophone (très bien ficelé, à éviter tant que vous n'avez pas fini de regarder la sixième saison) :
L'encyclopédie LOST en langue française (une mine de renseignements !) :
Pour conclure, last but not least, je dirai qu'une des grandes originalités de LOST, et non des moindres, c'est que cette aventure aura pu aller à son terme, et de surcroît avec les scénaristes présents lors de la première saison et la plupart des acteurs (en tout cas les rôles principaux) sont restés tout au long des six saisons. D'autres séries ont marqué leur époque... Citons évidemment la plus mythique de toutes : "Le Prisonnier", qui ne vécut qu'une courte saison mais laissa un souvenir durable chez les téléphages... Il y a une vingtaine d'années, "Twin Peaks" fut également une oeuvre mémorable (qui inspira notamment "X-Files"). Hélas, dans un cas comme dans l'autre, les séries furent brutalement arrêtées pour raisons de chutes d'audience. Et nous pourrions toutes et tous citer des séries qui nous tiennent à coeur et qui se sont interrompues de façon plus ou moins abrupte ou qui ont décliné petitement, avec les acteurs principaux s'éclipsant les uns après les autres... Pour LOST, en tout cas depuis la renégociation des contrats en 2006, lors de la troisième saison, les scénaristes, les acteurs et les producteurs savaient où ils allaient, ce qui fait que nous avons vraiment à faire à une oeuvre télévisuelle...
Namasté !

mardi 29 septembre 2009

Code Quantum... une série humaniste...

Comme me l'a fait remarquer Maxence, mon blog n'est plus tellement actif... signe que je vais mieux ou que je n'ai plus rien à raconter ou les deux... Disons que "l'inspiration" s'est tarie et que je garde pour moi, pour ma compagne, pour mes "proches", je garde pour eux donc mes réflexions et éventuels vagues à l'âme... Je ne sais si j'en ai fini définitivement de "l'exhibitionnisme virtuel". Pendant un temps, j'ai apprécié de partager mes "vues" et "réflexions diverses et (a)variées" sur le net. Désormais, je préfère la discussion en "direct live" ou en tout cas la confidentialité d'un mail individuel et non collectif.
Mais comme il n'est pas poli de partir sans dire "au revoir" et comme, de toute façon, je ne quitte pas définitivement la "blogosphère"... Je vous adresse ce petit message comme un petit signe de la main pour vous dire "à une prochaine", remercier celles et ceux d'entre vous qui m'ont encouragé, critiqué, conseillé au fil de ces quatre années "on the web"... Comme un "dernier message pour la route"... clin d'oeil au film "Le dernier pour la route", très belle description quasi-documentaire et splendidement interprétée d'un homme qui fait une cure de sevrage alcoolique...
Je continue d'utiliser internet de temps à autre même si le courrier électronique devient plus une corvée qu'un plaisir : on passe plus de temps à "supprimer ses spams" qu'à lire ses mails. Je ne fréquente guère Facebook et son côté "8h10 : je me connecte/8h15 : je me gratte/8h20 : j'en suis à mon troisième message inutile à 200 "amis" que je ne connais pas..."
Non, j'utilise internet pour un aspect que j'apprécie : le côté "forum" autour d'un sujet que j'aime beaucoup. Vous connaissez mon penchant pour les séries T.V. J'aurai d'ailleurs l'occasion d'y revenir sur ce blog... En ce moment, je finis de découvrir la saison 5 de LOST, je découvre DESPERATE HOUSEWIVES et GREY'S ANATOMY (j'ai toujours un temps de retard sur tout le monde !...), je continue d'apprécier COLD CASE. En DVD (merci Valérie et Jean-Michel !), je découvre REGENESIS, 24 et DEXTER... Bref, l'univers des séries T.V., qui sont décidément d'une grande qualité, notamment depuis quelques années (voir dans un de mes précédents textes, la référence au livre "Philosophie en Séries"), cet univers m'a "définitivement" conquis.
Et, bien sûr, étant un grand fan de LOST, je fréquente assidument le site
et je participe au forum dudit site depuis bientôt deux mois...
Aussi, je vous soumets un texte, écrit pour le forum de LOST, mais consacré à la série... CODE QUANTUM...
Sur ce, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !
Quelques mots sur CODE QUANTUM...
La série qui m'a le plus marqué (j'ai même été membre du fan club français, à une époque où internet n'existait pas et où c'était le règne de la cassette vidéo... pour dire l'ancêtre !), même si j'en ai aimé tout un tas d'autres... C'est CODE QUANTUM. J'ai découvert cette série un jour d'octobre 1994, pendant mon service militaire, alors que je tuais mes journées d'ennui pendant ma convalescence à l'hôpital militaire de Dijon...
Cette série, créée par Donald P. BELLISARIO (auteur de "Magnum", plus tard de "Supercopter", plus récemment de "J.A.G." et "N.C.I.S." : il est fana de la marine U.S. qui est souvent évoquée d'ailleurs dans "Code Quantum"), compte cinq saisons (dont la première très courte). Elle a été diffusée en France au milieu des Années 1990. Pour ceux qui veulent des détails allez sur
ou
Je vais pas faire un copié-collé...
L'idée de départ de cette série : Sam Beckett (comme le dramaturge irlandais) (interprété par Scott Bakula) est un physicien spécialisé en physique quantique qui travaille sur le voyage dans le temps, voyage d'après ses recherches possible uniquement sur le temps de son existence, en gros des Années 1950 aux Années 1990. Son ami, l'amiral Albert Calavici dit Al (interprété par Dean Stockwell), le seconde dans ses recherches. Mais, le projet traînant, Sam tente l'expérience sur lui-même avant qu'elle ne soit au point. Il se retrouve projeté dans la peau d'un personnage (un pilote d'essai dans... l'épisode pilote) dont il devra réparer "les erreurs" pour sauter ("Quantum Leap", le titre U.S., veut dire, "Le Saut Quantique") dans un autre corps.
Sam n'est pas maître de son destin. Il ne sait pas dans quel corps il va se "transmuter". Il est aidé par Al, qui lui apparaît sous forme d'un hologramme, Al étant resté au présent. Al va lui conseiller d'intervenir sur la vie des gens dans lesquels Sam se transmute. La grande leçon humaniste de cette série (qu'on retrouve dans certains flash backs de LOST) est que chaque petite décision de notre vie peut avoir des conséquences infinies.
Evidemment, comme Sam voyage dans le Temps, la tentation est grande d'influencer le destin, voire son propre destin... A plusieurs reprises, Sam se retrouvera face à sa famille (son père est mort quand il était jeune, son frère aîné a disparu au Vietnam), de même qu'Al (dont le premier mariage fut une catastrophe, sa première femme se remariant alors qu'il était prisonnier au Vietnam). Tout au long de la série, Sam et Al se demanderont qui décide des sauts de Sam : le destin, le hasard, Dieu ? Ils croiseront même à un moment d'autres "voyageurs temporels" qui, eux, semblent envoyés par le Mal... C'est la grande question "et si ?" que permettent les voyages dans le Temps pour "réparer les erreurs du passé", abordée aussi dans le film "Un Jour sans Fin" ou développée jusqu'à l'idée d'univers parallèles dans "Sliders".
Les voyages dans le Temps sont un prétexte également pour nous offrir l'Amérique des cinquante dernières années, avec un superbe travail sur la bande son (qu'on retrouve de nos jours dans la série "Cold Case"). Chaque épisode ou presque aborde un thème de société d'une Amérique qui a décidément bien changé en quelques années.
La série est parsemée de clins d'oeil... Les titres, y compris en V.F., reprennent des titres de films connus.
Sam Beckett croise un certain nombe de célébrités, dont Sylvester Stallone, Michael Jackson, Woody Allen ou Stephen King. Sam Beckett doit rectifier la vie d'individus, comme le fera quelques années plus tard Le Caméléon. Mais, là, il le fait de "l'intérieur" des personnes, devenant elles-même, découvrant la galère d'être une mère de famille, un chauffeur noir dans le Sud raciste ou un jeune marine soupçonné d'homosexualité.
L'univers de l'armée et de la camaraderie est abordé... N'oublions pas que la série est écrite par Donald BELLISARIO... Al n'est pas sans faire penser, quelques années plus tard, à Gibbs...
La musique, outre la bande son, est de grande qualité. Elle est signée Velton Ray Bunch, et le thème est de Mike Post (la série des "New York..."). Le générique est très sympathique, positif, à l'image du héros de la série.
Bien sûr, certains épisodes sont moins bons et ont "mal vieilli", mais dans l'ensemble la série reste un petit bijou télévisuel. Ce fut en son temps la série la plus "magnétoscopée", avec un vrai phénomène de fan clubs dans le monde entier... Sam Beckett est un peu Don Quichotte, et d'ailleurs il sera Don Quichotte dans un des plus fameux épisodes de la série, "La Chute de l'Etoile", où il chante la sublime chanson : "La Quête", qu'avait en son temps interprété Jacques Brel, lui-même interprète de Don Quichotte...
Le dernier épisode, "Le Grand Voyage", est ouvert et en même temps apporte "une fin" à l'histoire, c'est pour moi "le bon exemple" d'une fin de série : chacun peut y apporter son interprétation mais les auteurs ne nous laissent pas sur notre faim et ne concluent pas sur une pirouette.
Comme dans "NCIS" où il apparaît au milieu des photos des terroristes recherchés (!), Bellisario apparaît dans "Code Quantum" : dans "La Chute de l'Etoile", il vient saluer au milieu de l'équipe de tournage, et à la fin du dernier épisode on le voit enfant dans les bras de son grand-père. C'était d'ailleurs une histoire de famille puisque la femme et les enfants de Bellisario ont participé à la réalisation ou au tournage de plusieurs épisodes.
En tout cas, voilà une série de qualité, qui m'a énormément marqué.
Elle repasse en ce moment sur France 4 tous les jours de semaine à 18h05. C'est vraiment une série attachante, humaniste, drôle, positive, qui peut se voir à plusieurs degrés de lecture, qui interroge sur le destin ou le hasard, sur les possibilités de modifier ou non le passé... Autant de thèmes que je crois avoir vus quelque part...
Voilà... Si il y a des amateurs parmi vous, je serai heureux d'échanger...
[Au fait, pour celles et ceux que ça intéresse, mon pseudo sur le forum de LOST est "Sawyerforever" et ma devise est : "LOST : l'île enchantée ? l'île aux enfants ? l'île mystérieuse ?"]

lundi 27 juillet 2009

Perdu au coeur de l'été

Un petit message en passant, une bouteille à la mer : "Message in a bottle... I'll send a S.O.S. to the world... I hope that someone get smile !" Merci à Police (et non à la police...) pour l'inspiration...

Message d'un naufragé volontaire... Vous comprendrez l'allusion prochainement... Message d'un déconnecté du net... En fait, pour la première fois de ma vie depuis plus de trois ans, j'ai passé presque quatre semaines sans aller sur internet... Qu'est-ce que ça fait comme bien !!! Et, quand je me rebranche sur la toile, que j'accède à mes messageries... Je découvre des centaines de "spams" et pas un message "ami". J'ai comme l'impression qu'on est nombreux à avoir déconnecté, ces temps-ci !... Et il y a du bon à savoir qu'on vit (encore) très bien sans devoir user et abuser d'internet à longueur de temps. La seule chose d'internet qui m'a vraiment manqué est "wikipédia"... Je l'avoue, cette encyclopédie en ligne interactive et facile d'accès, c'est super pratique, quel que soit le type de renseignement que l'on cherche...

Alors, chères lectrices, chers lecteurs, vous vous demanderez sûrement : qu'a-t-il donc à nous raconter au coeur de l'été, pourquoi nous trouble-t-il dans notre retraite du net, qu'est-ce qu'il veut encore, celui-là ?! Oh... Rien du tout... Rien de bien nouveau... Un mois de juillet calme et paisible... Un mois partagé entre pratique moyennement (faut pas pousser non plus !) intensive du sport dans la salle à côté de chez moi (un moyen de garder contact avec "les autres" et de rester un peu sociable), pratique intensive (j'y reviendrai plus loin) du visionnage de DVD, lecture aléatoire du "Canard Enchaîné", repos et week-ends avec ma douce et tendre...

Un mois très calme... et j'en avais besoin... Le retour aussi de quelques cauchemars, liés évidemment à la mort de ma mère... Peut-être parce que ça fait un an qu'elle a été "placée" en maison de retraite, qui a vu la (plutôt rapide !!) dégradation de son état, passant en quelques semaines d'une personne malade certes mais valide et pouvant encore marcher à une personne totalement dépendante, grabataire, pleinement prisonnière de son corps... Il est clair qu'il faut souhaiter pour nos aînés et pour nous mêmes de tomber le plus tard possible dans l'univers des hôpitaux et des "institutions spécialisées". C'est généralement un aller simple vers l'enfer. Un an après, je "revis" ces mois terribles, une douleur ravivée par les histoires familiales d'héritage et de succession... C'est le "deuxième effet" de la disparition d'un être cher : on vit pleinement la perte de la personne et quelques mois plus tard on a l'épisode 2 avec les histoires de notaires, de partage, et la découverte de "secrets de famille" qu'on aurait jamais aimé connaître. En même temps, il faut bien passer par là. Comme dirait mon psy, la succession fait partie du processus de deuil. En signant les actes notariés, on enterre ma mère une deuxième fois.

Et puis, après plusieurs étés agités marqués par la déprime voire la dépression voire plus (reportez vous à mon blog en juillet-août 2008), j'avais bien besoin de me retrouver dans le calme, la quiétude voire le silence... Et pour me retrouver, rien de mieux que de me perdre... Clin d'oeil à une certaine série T.V. qui m'avait tellement marqué à l'été 2005 lors de sa diffusion en France... Il s'agit de "LOST : Les disparus". Je crois qu'alors j'avais eu un choc télévisuel que je n'avais pas ressenti depuis le fabuleux "Twin Peaks" de David Lynch, même si j'ai apprécié d'autres séries au fil du temps... notamment ces derniers mois où ma compagne m'a fait découvrir pas mal d'oeuvres télévisuelles d'une qualité remarquable. D'ailleurs, contrairement à l'idée que certain(e)s s'en font encore, estimant que les séries sont un sous-produit de consommation culturelle, je crois vraiment que certaines séries, et dans tous les "genres" d'ailleurs, sont d'une excellente facture, de très bons divertissements et même parfois beaucoup plus. D'ailleurs, un livre intitulé "Philosophie en série" analyse certaines séries T.V. d'un point de vue philosophique, livre publié aux très sérieuses éditions Ellipses, dans une collection qui propose également d'aborder les grandes questions philosophiques au travers de films célèbres.

Revenons à "LOST"... Je m'étais perdu... J'avais, au cours de l'été 2005, eu le véritable "coup de foudre" pour ce phénomène télévisuel, échangeant alors mes impressions avec une copine, Michèle, notant les résumés des épisodes au fur et à mesure (j'ai découvert récemment qu'une personne chère à mon coeur avait rédigé tout un carnet autour de cette série). Et j'avais été très très déçu par la fin de cette première saison, fin que j'avais trouvée "trop abrupte". J'ai appris par la suite que les producteurs avaient reconnu avoir "baclé" la fin de la dite saison. J'ai donc totalement décroché par la suite, d'autant que les saisons suivantes allaient être diffusées les étés suivants en deuxième voire troisième partie de soirée...

Nous voilà au printemps 2009. Je discute avec Francis, mon "coach" de la salle de sport. Il ne cesse de me citer (in english, of course) moult répliques de sa série fétiche... Il s'agit de "Lost" dont il dévore par internet (pas le choix, la série sera diffusée on ne sait quand en France et les DVD ne sortiront qu'en 2010) la cinquième saison... Il me met un peu au courant de l'évolution et des développements de l'intrigue. Je suis... c'est le cas de le dire... intrigué... On n'en parle plus... Arrive juin et Francis évoque de nouveau LOST... Et je me rappelle que mon collègue Jean-Michel a les coffrets DVD de la série... Et me voilà parti à découvrir ou plutôt à dévorer les saisons 2 et 3 et leurs bonus puis à courir acheter le coffret de la saison 4 et à le déguster jusqu'au plus petit des bonus cachés...

Qu'est-ce qui me plaît tellement dans LOST ? Il y a d'abord eu la forme, ces personnes regroupées par "obligation" (le crash, très réaliste, d'un avion sur une île qui semble déserte) ensemble... j'ai toujours aimé le thème du huis clos, que ce soit un camp de prisonniers (comme "Furyo" ou "Le Pont de la Rivière Kwaï") ou une île déserte. Les flash-backs autour des personnages, qui permettent de découvrir le passé de nos "héros", de nous attacher à eux, de réaliser la complexité de chaque individu (les scénaristes sont très forts, au fur et à mesure des saisons, pour nous faire avoir un point de vue différent sur chaque personnage !!). L'apparition dans la saison 4 des "flash forwards" est une idée géniale : on nous annonce ce qui va se passer (une technique utilisée magistralement dans la saison 1 de "DAMAGES", une des séries que j'ai dévorées au printemps... merci ma collègue Sylvie !!). Ce qui compte n'est plus ce qui va arriver, mais comment on y parvient... Très malin ! Il y a l'instillation progressive d'une certaine dose de fantastique... Je pense parfois à l'entité invisible et maléfique de "Planète interdite", aux vieux fantasmes d'une île où auraient eu lieu toutes sortes d'expérimentations scientifiques qui ont (très) mal tourné. Et puis j'ai toujours été amoureux des îles ! J'ai pas vécu en Corse pour rien ! Et où vais-je la semaine prochaine en vacances ? A Jersey et Guernesey !!

Pour revenir à LOST, et cette question : pourquoi j'aime tellement cette série au point d'y avoir consacré des journées et d'en avoir rêvé la nuit ?! Son côté tellement humain avec des personnages attachants, qui se découvrent (ou se redécouvrent : la fabuleuse théorie qui part du principe que toute personne est "interconnectée" aux autres à un degré plus ou moins élevé). L'idée fabuleuse du projet Dharma, une énorme expérimentation scientifique et humaine (je repense aux nombreux cas, étudiés lors de mes études d'histoire, de ces utopistes créant une communauté idéale et chaque fois le projet a échoué) qui va s'effondrer... mais pourquoi ? et comment ? Le côté "Ile mystérieuse"... d'ailleurs, c'était le roman de Jules Verne que j'avais dévoré quand j'étais ado !! Et puis la grande question : comment vont réagir des personnes "civilisées" qui se retrouvent obligées de retourner à l'état sinon sauvage du moins débarrassé des progrès techniques de notre époque... Combien de jours voire d'heures tiendrions-nous sans téléphone, sans internet, sans électricité, sans eau courante ?!...

Et puis LOST fourmille d'allusions, de références, qu'elles soient télévisuelles, cinématographiques, littéraires, philosophiques, scientifiques, etc... Il y a bien sûr l'excellent personnage de Sawyer, archétype de la culture pop qui passe son temps à affubler les autres survivants de sobriquets tirés des séries télé de son enfance, qui dévore tous les livres et les magazines qu'il découvre (sur une île déserte, on a du temps à tuer !), citant au passage quelques romans que j'affectionne particulièrement comme "Des Souris et des Hommes" ou évidemment "Alice au Pays des Merveilles". La série évoque la théorie de la synchronicité, thème cher au psychanalyste Carl Gustav Jung (qui avait sur Freud cet avantage énorme de ne pas réduire toute l'humanité à sa sexualité). Pour revenir aux flash-backs, j'aime particulièrement l'idée (également à la base de la série "Code Quantum") que parfois des petits événements, des rencontres anodines vont profondément et durablement modifier notre vie. Peut-être sommes-nous juste des pions sur l'échiquier de la destinée mais il y a des coups interdits possibles, on peut parfois "forcer son destin" ou en tout cas avoir l'illusion de le forcer...

Pour rester dans les séries télé... Au printemps j'ai donc découvert, grâce à ma collègue Sylvie, l'excellent "DAMAGES" mais aussi la fabuleuse série anglaise "M.I. 5", particulièrement réaliste. Ma compagne m'a offert la première saison de "24 heures"... Bon, je sais, je découvre le phénomène Jack Bauer sept ans après tout le monde.... Mieux vaut tard que jamais ! Et j'avoue que j'ai dévoré cette série de façon quasi-hypnothétique !!

A propos des coïncidences... Jack est mon prénom préféré... Jacques, en français, était le frère de Jésus, auteur d'une épître longtemps mise à l'écart par les Pères de l'Eglise. Il y avait aussi Jacques, le frère de Jean l'Evangéliste, qui serait enterré à Compostelle. Voilà pour les Jacques du Nouveau Testament. Au cinéma, les Jack sont mes héros fétiches... Qu'il s'agissse du Jack Celliers de "Furyo" (splendidement interprété par David Bowie) torturé de ses remords ou bien sûr du Jack Dawson de "Titanic" (le fameux Leonardo... quel ne fut pas le choc de James Cameron quand il découvrit après la sortie du film qu'il y avait réellement parmi les naufragés un certain "J. Dawson"). Et dans les séries télé, ça continue, avec donc Jack Bauer de "24 heures" ou évidemment le Jack Shepard, le médecin de "LOST", sans oublier Jack Malone, le policier de "FBI portés disparus". Ce qui est ironique, c'est que Jack en anglais ne signifie pas Jacques (qui se dit James) mais c'est une abréviation usuelle de John, donc... de Jean...

Pour terminer sur "LOST", spéciale dédicace pour celles et ceux d'entre vous qui aiment cette série... Trois liens internet... Attention ! Evitez d'aller trop regarder vers les résumés de la saison 5 qui devrait prochainement être diffusée en France... Sachez simplement que l'île... se déplace... dans toutes les dimensions... Chut ! J'en ai trop dit... peut-être...
http://www.lost-site.com/ [le site que je fréquente le plus !]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lost,_les_disparus
http://www.tf1.fr/lost/
Allez, quelques autres liens pas encore "visités" :
http://www.lost-island.net/
http://lost.hypnoweb.net/
Bienvenue dans l'île de tous les dangers !!

Namasté !
A noter aussi l'excellente encyclopédie wiki LOST :