Affichage des articles dont le libellé est Séquence rediffusion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Séquence rediffusion. Afficher tous les articles

mercredi 28 juin 2023

De Funès et les musiques de films !

 Non, rassurez vous... Je ne vais pas encore vous parler de Vladimir Cosma ! Oui, oui, on sait : "Rabbi Jacob, il sait danser"... "C'était Farès ? C'est effarant !"... Und so weiter ! Vous allez me prendre pour un obsédé monomaniaque (il y a du vrai...). C'est vrai que Vladimir Cosma a notamment écrit les B.O. de RABBI JACOB et de L'AILE OU LA CUISSE (on le saura !).

 

Rabbi Jacob, il danse très bien !

 

Mais les musiques de films et Louis de Funès, c'est toute une brochette d'excellents compositeurs, certains totalement oubliés, d'autres connus... parfois pour d'autres raisons. Je ne parlerai pas de De Funès et la musique. Je n'ai pas les compétences pour ça et il y a d'excellents livres sur le sujet. Rappelons juste qu'avant de devenir un acteur à succès Louis de Funès a longtemps vécu voire survécu en jouant comme pianiste de jazz (comme, d'ailleurs, beaucoup de compositeurs classiques et/ou de musiques de films, européens ou américains... n'est-ce pas Léonard Bernstein et John Williams ?!). Quand on regarde attentivement (ce qui n'est pas facile parce qu'on a plutôt envie de rigoler !) son jeu, on constate combien il est millimétré, c'est du papier à musique, chaque geste compte et il y a un rythme absolument maîtrisé... Il suffit de revoir... la scène de danse dans RABBI JACOB ! Quand je vous disais que j'étais obsédé...

https://www.youtube.com/watch?v=NAUBjOJBSQM

Je ne vais pas faire de longs discours... Je vais juste me contenter de faire un petit "catalogue de citations musicales"... Chaque morceau dure environ deux ou trois minutes... Juste de quoi (re) plonger dans la nostalgie d'un cinéma révolu qui ne se prenait pas trop au sérieux (tout en étant totalement maîtrisé) et qui continue de nous détendre... Le premier jour du confinement, en mars 2020, France 2 proposait à 14h LA GRANDE VADROUILLE, avec le panneau qui allait devenir célèbre : "Restez chez vous"... Film multi connu ? Multi rediffusé ? Certes. La rediffusion du premier après-midi du confinement fut un des meilleurs scores de l'année 2020, suivie par d'autres rediffusions de films avec De Funès pendant le fameux confinement... Plus qu'une valeur sûre, une valeur refuge !!!

Je commencerai par mon générique préféré, qui est également celui d'Alexandre Astier, puisqu'il conclue la Saga Kaamelott avec ce morceau et en profite pour dédier les six saisons à Louis de Funès. Ce générique, c'est celui de JO. Signé Raymond Lefèbvre... Retenez bien ce nom ! Il a composé l'essentiel des musiques de films avec Louis de Funès !

https://www.youtube.com/watch?v=92M0OIxZEBU 

Louis de Funès, c'est aussi, bien sûr, LA GRANDE VADROUILLE... Musique signée Georges Auric... Musique romantique et tendre à souhait !

https://www.youtube.com/watch?v=gqr02eoT_5Y

Louis de Funès, et la musique ? Mais bien sûr ! Dans LA GRANDE VADROUILLE, il est chef d'orchestre et dirige "Faust" d'Hector Berlioz...

https://www.youtube.com/watch?v=T1BKfNQZB0g 

Mais LA GRANDE VADROUILLE, c'est aussi la chanson "Tea for Two"...

https://www.youtube.com/watch?v=yLrtkFJ-6-w

A propos de "Tea for Two"... Une toute petite parenthèse dans un post consacré à Louis de Funès... Voici le "Tahiti Trot" alias "Tea for Two", version Shostakovitch... C'est un bonheur absolu ! Ce fut le tube numéro un des Années 1930/40 de l'URSS stalinienne, un des moyens pour les Soviétiques de s'évader le dimanche en écoutant cette mélodie sans prétention et tellement touchante...

https://www.youtube.com/watch?v=NYJUJ_qzVWY 

Les musiques de films avec Louis de Funès, c'est aussi... Michel Polnareff ! Eh oui ! La B.O. de LA FOLIE DES GRANDEURS, c'est lui ! Il a d'ailleurs composé quelques autres B.O. et on regrettera qu'il n'en ait pas composé plus car il était plutôt doué !

Le thème principal du film, par le Prague Film Orchestra :

https://www.youtube.com/watch?v=fQpLew--lvk

Mais retournons à Raymond Lefèvre. Et clin d'oeil à mon message sur "E.T.", retournons à la thématique des extra-terrestres... Vue par les Français, messieurs ! Et même vue depuis notre cher Bourbonnais... Eh oui, les extra-terrestres se sont également manifestés à Jaligny, à en croire René Fallet... Il s'agit bien sûr de l'immense film de science-fiction : LA SOUPE AUX CHOUX !

Le thème principal, dirigé par son compositeur... Une archive que, oui, oui, j'avais vue en direct (à l'époque, ce n'était pas une archive !). Le vieux Moulinois que je suis peut témoigner combien ce film bouleversa la vie de Moulins, "la belle endormie", gentille capitale du Bourbonnais. Des files de spectateurs ininterrompues sur près d'un kilomètre, entre la gare SNCF et le cinéma Le Palace (nom fort peu original... dans presque toutes les villes, à l'époque, au moins un cinéma s'appelait Le Palace !), et tout au long du Jardin de la Gare. C'était une folie : on allait voir (et revoir !) LE film qui était la fierté locale, un film qui causait du Bourbonnais !!

https://www.youtube.com/watch?v=dSIkORfotOw

Les extra-terrestres apparaissaient même dans l'avant-dernier épisode de la Saga des Gendarmes !!

https://www.youtube.com/watch?v=tzCsamUcfR4 

[Ne me demandez pas pourquoi, cette musique, qui accompagne la victoire des Gendarmes sur les vilains extra-terrestres, cette musique, donc, me fait toujours penser à ma grand-mère de Nice !... Les rapprochements musicaux sont parfois totalement inexplicables !]

Les Gendarmes... La fameuse et célébrissime et jubilatoire Marche des Gendarmes, dans une version orchestrale avec choeurs (les musiciens eux-mêmes... qui craquent !), particulièrement savoureuse :

https://www.youtube.com/watch?v=XnkrjzJ1VOQ 

On ne peut évoquer les Gendarmes sans rappeler cette chanson qui va occuper votre cerveau tout le reste de la journée et même de la nuit si vous faites des insomnies ! Ah ! Non ! Pas Douliou ! Douliou ! Saint-Tropez ! Si ! Pitié !

https://www.youtube.com/watch?v=dhlpVPg6dio 

Oui, ça sent déjà les vacances, tout ça ! Les Gendarmes, rediffusés chaque été, entre le barbecue et l'apéro, le taboulé et la chasse aux moustiques...

Alors, voici venu le temps des GRANDES VACANCES !!

https://www.youtube.com/watch?v=Rbz0ld6osc4

D'autres compositeurs ont accompagné Louis de Funès, et particulièrement le génial Michel Magne, au destin si tragique...

Michel Magne et Louis de Funès, c'est FANTOMAS !!! Et ses deux suites...

Une version symphonique (avec le générique, bien sûr, et notamment le thème d'Hélène...), toujours par le Prague Film Orchestra (cet orchestre est à la pointe pour les interprétations de musiques de films, que ce soit Nino Rota, John Williams, Elmer Bernstein, Hans Zimmer, Jerry Goldsmith, Maurice Jarre, la saga du "Seigneur des Anneaux", les meilleures partitions de films avec De Funès... usw !!) :

https://www.youtube.com/watch?v=pghpNrkAq28 

Voilà un petit aperçu bien sympathique de musiques que nous connaissons tous... Avant d'éteindre le téléviseur du temps jadis, une bande annonce (euh... une réclame !)... Le dernier compositeur ici cité est Michel Magne. Non seulement c'était un musicien et compositeur talentueux mais il a également été propriétaire du mythique Château d'Hérouville... Il a aidé toute une série de groupes et de chanteurs à réaliser ce qui fut parfois le ou les meilleur(s) de leur(s) album(s). Parmi eux, citons David Bowie, Iggy Pop, Jacques Higelin (qui sortait à ce moment-là avec une Asiatique, d'où la chanson "China Girl", des deux précédents cités...), Tom Jones, les Bee Gees, Marvin Gaye, Magma... etc... Hélas, Michel Magne n'avait pas le sens des affaires. Il dut céder le château à la fin des Années 1970 et finit par se suicider, totalement ruiné, en décembre 1984.

Michel Magne, c'est l'un des plus grands compositeurs de musiques de films français, un peu oublié. Deux exemples, très différents l'un de l'autre, de son talent...

La mélodie orientalisante de UN SINGE EN HIVER... Où la rencontre entre deux ivresses, celle du Fleuve Jaune (Jean Gabin) et celle du Toréador de Madrid (Jean-Paul Belmondo)... Petit clin d'oeil (et hommage posthume à Jean-Louis Murat !), l'épouse de Gabin, dans le film bien sûr, elle, quand elle a bu, pense à La Bourboule... On a chacun(e) nos rêves d'ivresses !!

https://www.youtube.com/watch?v=5VC5OVRJaYw

A propos d'ivresses (décidément, on n'est pas politiquement corrects... allons, vite : "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération !"... voilà, c'est bon...), une certaine scène dans un certain film... "On dirait qu'il y a de la pomme ! Y en a !"... Vous avez deviné ? Un film devenu non pas culte mais cultissime... J'ai dit LES TONTONS FLINGUEURS !

https://www.youtube.com/watch?v=7jt0Wm2tgdM 

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui... mais c'est déjà pas mal !

Bon voyage entre musique et cinéma... "deux arts du temps !" comme disait mon professeur de musicologie...

Et n'oubliez pas : Rabbi Jacob, il va danser ! Certes ! Mais Louis de Funès aussi dansait... et il était aussi bon danseur que musicien :

https://www.youtube.com/watch?v=P386AqZR7oI

...Oups... J'arrive à oublier de citer L'HOMME - ORCHESTRE... Honte à moi ! Rectification apportée... Ouf ! On a frôlé le drame ! La partition est signée François de Roubaix, un autre "grand" de la musique de film française ("Le Vieux Fusil", c'est lui !).

https://www.youtube.com/watch?v=YqN-63lX0Ds 


"Comme un cheveu sur la soupe" (1957)...

mercredi 3 novembre 2010

Madness, Néo-Décadence and co...

Comme je l'avais dit dans mon message précédent, je sentais que j'étais en train de replonger dans l'univers du "Nutty Sound" de MADNESS... Et ça n'a pas loupé ! J'ai profité des congés de Toussaint pour m'offrir une "révision générale" : ré-écouter les anciens albums (qui viennent d'ailleurs de sortir en édition double CD avec des bonus et tout et tout...) et découvrir le dernier album, "THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE", sorti l'an dernier et que j'avais alors acheté mais que je n'avais pas osé écouter précédemment... Je me suis ré-ga-lé !!
MADNESS... Le groupe qui m'a le plus inspiré, ça, c'est clair... Quand j'étais collégien, j'ai d'abord été fan de Frankie Goes To Hollywood, puis j'ai suivi Depeche Mode (au point d'aller les voir trois fois en concert entre 1986 et 1988), avant de m'éloigner du groupe au début des Années 1990. Plus tard, j'ai craqué notamment pour Supertramp ou Queen, deux groupes que j'aime toujours écouter. J'ai aussi, bien sûr, eu toujours beaucoup d'admiration pour Bowie et j'aime énormément les Beatles...
Mais il y a un groupe à part... C'est MADNESS... J'ai découvert ce groupe par hasard, chez un copain, sur son magnétophone pourri, un soir de 1987 (ma première année de fac)... Il m'a fait écouter "One Step Beyond", "Night Boat to Cairo", "Tarzan's Nuts", ainsi que "Gangsters" des SPECIALS... Ce soir-là, j'ai découvert le Ska et surtout MADNESS... Une révélation ! Aussi intense que celle de Jake Blues alias John Belushi dans le fabuleux film "The Blues Brothers" !...
J'ai couru emprunter à la médiathèque de Moulins l'unique album de MADNESS qu'elle possédait, à savoir "7", leur troisième album (sorti en 1981)... qui reste celui que j'affectionne le plus... Puis j'ai découvert les autres albums du groupe ainsi que leurs fabuleuses et délirantes vidéos...
Mais j'ai tout de suite vécu un drame absolu : le groupe génial dont j'étais devenu un fan absolu, ce groupe s'était récemment séparé... Snif ! Heureusement, en 1992, ils allaient se réunir le temps d'un concert mythique qui allait faire littéralement trembler Londres (secousse sismique réelle observée !), et qui donna lieu au CD "Madstock". Puis longue traversée du désert... MADNESS faisait bien des concerts mais n'écrivait plus de nouvelles chansons... Je me consolais en écoutant les deux albums solo du chanteur du groupe, SUGGS... Jusqu'à la sortie de "Wonderful" en 1999, l'album de la renaissance, un disque que j'ai écouté et réécouté.
Dans les Années 2000, j'ai un peu moins suivi MADNESS... Ils ont réalisé un album de reprises en 2005, "The Dangermen Sessions", avec le tubesque "Shame and Scandal" qui marcha très bien en France. J'ai failli aller les voir en concert à l'Olympia en octobre 2005... Je n'y suis pas allé et... avec le recul... je regrette beaucoup mais... c'est la vie !
L'an dernier, en 2009, le groupe a donc sorti un nouvel album, THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE, un "concept album" dont le titre vient d'un quartier de Londres... J'ai alors acheté l'album et commencé à "fréquenter" le site francophone des fans de MADNESS mais je ne l'ai alors pas écouté... Faut dire que j'écoutais peu de musique en ce temps-là, sinon dans ma voiture... Puis la révélation, comme je l'ai écrit dans mon précédent texte, est venue et je me passe en boucle ce dernier album qui est absolument fabuleux... J'invite d'ailleurs les personnes intéressées à aller faire un tour sur Youtube pour découvrir quelques vidéos promotionnelles et concerts des dernières chansons, notamment "The Liberty of Norton Folgate" ou "Forever Young"...
Voilà... Automne 1987, je découvre MADNESS... Automne 2010, je replonge dans MADNESS
L'adresse du site francophone :
MADNESS... Ce groupe m'avait tellement inspiré qu'il fut à l'origine du seul poème que j'ai écrit dont je sois vraiment "fier"... Je le remets en ligne ci-dessous. Je l'avais écrit en janvier 1988, en écoutant la chanson "Embarrassment", une des meilleures du groupe, une des plus dramatiques...
Une bande de copains
Qui s'entendait bien.
Accident de voiture à cause d'un verre de trop
Le deuxième n'a jamais eu de pot
Le troisième est mort à la guerre
Le quatrième est aujourd'hui milliardaire
Le cinquième ? Il s'est suicidé :
Plaqué par sa "bien-aimée"
Le sixième est aujourd'hui docteur
Et le septième ? Il recherche le bonheur...
Dîtes lui qu'il ne le trouvera pas !
Tralalalala ! Tralalalala !
Chacun de son côté est parti.
Chacun à sa façon a trahi.
Hop ! La vie continue !
Il y a toujours du monde dans la rue :
Sept jeunes, lunettes noires,
Chantent, pleins d'espoir...
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Sept copains qui déliraient tout le temps...
Sept copains qui voulaient rester enfants...
Vingt-deux ans plus tard, ce texte me hante toujours...
MADNESS fut également à l'origine, chez moi et mes copains, de la création en 1988 (décidément !) de la "Néo-Décadence"... Qu'est-ce donc ? Voici la définition que j'en faisais sur ce blog en 2005 :
"(...) La date de naissance officielle de la Néo-Décadence ? Le 6 avril 1988. Ce jour-là, j'étais à un voyage de documentalistes (eh oui... déjà). Nous étions sur les pentes du Vésuve à déguster le fameux Lacrima Christi (les larmes du Christ : tout un programme), le vin cultivé sur les sols volcaniques... On commençait à partir et on évoquait l'Empire Romain (normal en Italie !!) et la bonne vieille décadence. Je m'exclamai alors qu'il fallait révolutionner la notion de décadence et ne plus regarder en arrière... La Néo-Décadence était née.
Dans les mois qui suivirent, et pendant deux ans environ, nous réalisâmes quelques recueils qui, ma foi, avec le temps, m'apparaissent plutôt bons... On avait du talent, mais aucun n'a continué. Pas grave !
(...)
Le mot de passe, créé par Jérôme P., suite à un de mes poèmes : " Je ferai couler ton sang dans les méandres du Canigou !"... Tout un programme... [Des années après, en regardant la série DEXTER, je me dis qu'elle correspond quelque peu à certaines idées du romantisme noir qui nous habitait alors !]
(...)
Ah... J'oubliais... C'est quoi, la Néo-Décadence, concrètement ? On pourrait faire notre l'adage suivant : "L'humour noir, c'est la politesse du désespoir"... Nous vénérions Boris VIAN, j'étais fou du groupe MADNESS (le rock, en apparence léger, mais si noir en dedans)... On était fans (déjà) de Star Wars, de quelques bonnes séries british ("Amicalement Vôtre", "Chapeau Melon", "L'Autobus à Impériale"), je découvrais Nino Rota et Fellini (" Le monde est un cirque !"). Surtout, on aimait bien rigoler et picoler et on détestait la déprime gnangnan, les textes à l'eau de rose. On aimait le désespoir, le vrai... Etonnant, non ?!"
Voilà... La Néo-Décadence est loin derrière moi... bien évidemment... Le temps a passé mais, au fond, j'ai toujours les mêmes passions... Et j'écoute MADNESS... encore et toujours... car "Madness is all in the Mind"...
Bien à vous...
Signé : Mad Jeff !... of course...

mardi 11 mai 2010

Teaser Cusset 2010 !!

L'actualité se bouscule sur mon blog... Après des mois calmes ("la trêve hivernale"...), c'est "le retour de la grande aventure... Voyage en Belgique dont vous pourrez voir quelques photos ci-dessous (en attendant un "carnet de voyage" plus conséquent dans les semaines à venir), soirée de clôture des Journées Charlotte Delbo et, bien sûr, Convention Star Wars 2010 à Cusset... La douzième édition... déjà... et également le 30ème anniversaire de mon épisode préféré de la Saga de George LUCAS, à savoir TESB... en clair : "The Empire strikes Back"... L'Empire contre-attaque ! Pour l'anecdote, c'est le tout premier film que j'ai vu tout seul au cinéma, "comme un grand", à l'âge de dix ans, mon premier contact avec l'univers Star Wars... La fameuse et cultissime réplique : "Je suis ton père"...
Alors, en attendant de vous proposer, dans les semaines qui viennent, un reportage plus complet sur cette géniale convention Star Wars 2010 qui a battu des records d'affluence... en attendant de vous présenter un album photographique de nos vacances en Belgique... en attendant aussi, bien sûr, de vous faire part de mes impressions à l'issue de la diffusion de la sixième et dernière saison de cette géniale série tellement addictive qu'est LOST... en attendant, voici quelques photos de la Convention de Cusset, comme un "teaser" intergalactique...


Cette année, nos amis les Visiteurs étaient présents !!

Votre serviteur avec Julian GLOVER, le fameux Général Veers qui mène l'assaut sur la planète Hoth, mais aussi l'interprète de l'inoubliable Walter Donovan dans "Indiana Jones et la Dernière Croisade" et, quelques années plus tôt, le "méchant" Kristatos dans le James Bond "Rien que pour vos Yeux" (celui où fut révélée Carole Bouquet). Plus récemment, cet acteur a joué dans "Troie" et dans nombre de téléfilms et séries britanniques. Bref, une vraie pointure que j'ai été plus qu'ému de rencontrer. Parmi les autres Impériaux présents, et dont vous pourrez voir des photos prochainement, il y avait également Kenneth COLLEY, alias le fameux Amiral Piett, et que l'on a aussi vu dans le rôle de... Jésus dans "La Vie de Brian" des Monty Python ; et, troisième impérial présent, Richard Le Parmentier, déjà venu à Cusset en 2005.

Une voiture très "Star Trek" !!


Mon collègue et ami Laurent, mon scout-trooper préféré !!

Laurent réalise un vieux rêve : assurer la circulation intergalactique !!!
Plus d'infos sur la Convention de Cusset :
Plus d'infos sur STAR WARS et particulièrement les "encyclopédies" en ligne consacrées à Star Wars...
Un copié-collé de l'article que j'avais publié en mars 2009 :
Pour les fans de Star Wars et celles et ceux qui vont le devenir...
Quelques liens vers des encyclopédies Star Wars, en langue française, afin de parfaire votre connaissance de cette fabuleuse galaxie lointaine et de l'univers extraordinaire créé par George Lucas, rendu vivant par les films cinéma, mais aussi par les séries d'animations, les romans, les bandes dessinées, les jeux vidéos, les conventions Star Wars (la convention de Cusset approche !), etc... etc...
Tout d'abord, l'encyclopédie que je "pratique" depuis quelques semaines et que j'apprécie particulièrement... C'est très complet. On y parle de l'univers étendu (romans, bandes dessinées) de façon détaillée... C'est Star Wars Génération 1 :
http://www.swg1.net/
Ensuite, une encyclopédie thématique, découverte récemment, au nom évocateur... Les Archives de l'Alliance :
http://www.archives-alliance.com/index.php
Une autre encyclopédie très documentée et plus que sérieuse, mise à jour très régulièrement, l'encyclopédie du portail Sith Clan...
http://swe.sithclan.net/
Encore une encyclopédie, également mise à jour régulièrement (la convention de Cusset 2009 est évoquée !) avec une grande part consacrée à l'univers étendu, c'est l'encyclopédie d'Anakin World :
http://www.anakinworld.com/
L'encyclopédie Star Wars Holonet, avec de nombreuses fiches très complètes...
http://www.starwars-holonet.com/
Et enfin le site Star Wars Universe (au titre significatif !), un site ultra complet avec notamment une analyse poussée des bandes originales de John Williams ainsi que des différentes éditions de la musique en CD...
http://www.starwars-universe.com/hp.php
Il y a évidemment d'autres sites, que l'on peut trouver notamment parce qu'ils sont cités sur les sites sus-mentionnés...
Les sites ci-dessus ont l'avantage d'être clairs et pratiques. En outre, pour tous les amateurs de Star Wars et quel que soit leur "niveau de connaissance" (de la Force !), ces sites sont facilement accessibles, ce qui n'est pas toujours le cas, que ce soit pour Star Wars ou d'autres de mes passions (comme James Bond... tiens, faudra que je me penche de nouveau sur les sites autour de l'espion au double zéro !... comme Indiana Jones... comme Sherlock Holmes...).
Un conseil pour les amateurs de la galaxie lointaine, très lointaine : quand vous plongez dans ces sites consacrés à Star Wars, vous savez quand vous commencez et ne savez jamais quand vous terminez... On "surfe" de fiche en fiche avec délectation et on se laisse entraîner encore une fois dans cet univers magique créé par George Lucas il y a plus de trente ans et qui, pour ma part, me hante depuis 1980, le jour où j'avais découvert "L'Empire contre-attaque"... Damned ! On en est déjà à l'épisode V et le méchant est le père du gentil et l'aventurier sympathique amoureux de la princesse a été congelé dans de la carbonite !... Forcément, après, on devient accro !
Plus que jamais :
Que la Force soit avec vous !!
Et pour les amateurs de LOST....
Le site francophone incontournable que je fréquente assidûment (sous le pseudonyme éclairé de Sawyerforever...) :
L'encyclopédie francophone consacrée à LOST :
Les pages Wikipédia francophones consacrées à LOST :
Les pages LOST sur TF1 (avec accès à de nombreuses vidéos) :
TF1 qui diffuse LOST à des heures fort tardives : pour le moment deux épisodes entre 23h et 0h40 mais il paraîtrait que d'ici quelques semaines la diffusion commencera après Minuit... Décidément, les chaînes françaises de télévision ont un sens du respect des téléspectateurs très particulier...

mercredi 2 décembre 2009

2 décembre 2009

Comment donner un titre à l'article qui va suivre ? Dans trois jours, celà fera un an que ma mère est morte... Un an déjà. Je ne vais pas employer le mot "anniversaire" car je le trouve indécent et déplacé. Je ne vais pas non plus vous embêter avec mes états d'âme. Outre qu'ils ne regardent que moi, je n'ai plus ni le besoin ni l'envie de m'épancher "publiquement" par le biais d'un blog... Une psychothérapie depuis bientôt deux ans, la vie en couple depuis un an et demi et aussi un lent et profond cheminement font que je ne pratique plus "l'introspection en ligne" comme jadis.
J'ai néanmoins toujours un blog, bien sûr, qui me permet de vous faire partager mes souvenirs de vacances... Un "carnet de voyages" comme on dit de nos jours... Je suis actuellement en train de "mettre en ligne" les photos de notre séjour à Saint-Malo et dans les Iles Anglo-Normandes cet été.
Je pourrais aussi certes vous faire partager mes "coups de gueule"... J'avais rédigé l'autre jour un texte sur l'écologiquement correct, le technologiquement correct, un texte intitulé "Bienvenue dans un monde techno-écologi-correct"... et j'ai renoncé à le mettre en ligne... Je n'ai plus envie de bavasser sur mes contemporains et sur moi-même. D'ailleurs, qui suis-je pour "juger" le monde alentour ? Et j'avoue que j'en ai assez d'avoir toujours une vision critique et négative de tout et du reste. Un peu d'optimisme ne fait pas de mal... Mais, bon, si d'aucuns sont intéressés par le dit texte (qui ne reflète pas mon état d'esprit actuel), vous le trouverez sur les commentaires de mon blog... C'est un texte en colère d'un amoureux des livres qui craint la disparition soi-disant nécessaire des livres, jugés rétrogrades, polluants et peut-être bientôt nuisibles... au profit du "e-book"...
Mais passons. 2 décembre 2009. Il y a tout juste un an, j'écrivais un texte intitulé "Le temps de l'attente" :
Un an est passé... Le temps du "travail de deuil"... Comme cette expression me déplait, vous pouvez pas imaginer ! Ce n'est pas un travail... Non, je préfère l'expression (tellement mitterrandienne) : "Il faut laisser du temps au temps". Oui, c'est celà. Le temps qui n'efface pas la peine mais la rend supportable, tolérable, vivable. De toute façon, on n'a pas le choix. Ou l'on s'enfonce dans la tristesse et la déprime ou l'on continue à vivre. Et vivre, ce n'est pas survivre. C'est avoir des projets, des amis, des passions... Je ne dirai pas que ma vie fut "globalement souriante" ces derniers mois... Bien un petit coup de déprime de ci de là. Mais j'essaie de "positiver", d'aller de l'avant, de regarder le monde avec un oeil un peu plus bienveillant, un peu moins cynique et désabusé, lucide et sans illusion certes mais également un peu candide et émerveillé parce que la vie est décidément trop courte pour passer son temps à tirer une tronche de quatre mètres de haut... Non, c'était pas ça, l'expression de ma mère... Elle, elle nous reprochait, à ma soeur et à moi, quand nous traînions des journées entières de nos vies d'adolescents désoeuvrés à travers la maison, elle nous reprochait de, je cite... "errer comme des âmes en peine"... On reconnaît là la prof de lettres classiques !
J'avais écrit, quelques jours après le décès de ma mère, un texte biographique. Vous pouvez, si vous le désirer, le relire :
Par ailleurs, je n'oublie pas cette fichue maladie d'Alzheimer, et "les maladies apparentées", ces saletés de maladies neuro-dégénératives, qui ne sont pas des "maladies de vieux" comme nous avons tendance à le croire (et c'est même "rassurant" de se dire que c'est des "maladies de vieux", on se dit qu'on ne risque rien... que c'est "dans l'ordre des choses")... Je rappellerai que ma mère a été diagnostiquée à l'âge de 57 ans et elle s'est éteinte dans sa 64ème année...
Je n'oublie pas cette saleté de "cancer du cerveau", cette horrible bestiole qui vous bouffe de l'intérieur, s'attaquant à nos "petites cellules grises" de façon aléatoire... puisque l'un oubliera d'abord les noms de ses amis d'école primaire, un autre le chemin pour aller bosser et un troisième les gestes nécessaires pour effectuer des petits travaux ménagers... Mais, au bout du chemin, c'est la dégringolade, la lente et inexorable déchéance, le regard des autres qui change... C'est l'humiliation au quotidien parce qu'on ne peut plus se laver, s'habiller, se nourrir... Et puis c'est la subtile désintégration sociale entretenue particulièrement par le corps médical qui nous dit que "le malade est dans son monde"... Non, messieurs les pontes en blouse blanche, désolé, mais ma mère était "là", et bien là, parfois un peu dans le brouillard, surtout à la fin, mais elle était pleinement consciente d'être diminuée et malade. C'est "rassurant" de se répéter que le malade est dans son petit univers mais ça l'est beaucoup moins quand on prend conscience que cet univers est peuplé des fantômes du passé, d'angoisses de plus en plus présentes et de la certitude absolue qu'on déraille et qu'on ne peut rien y faire... On devient totalement prisonnier de son corps et de sa maladie.
Toutes les maladies sont terribles. Il n'y a pas de "compétition", comme certains tentent de le faire croire parfois, entre les maladies, les malades, les proches... Il ne devrait pas y en avoir. La maladie de ma mère n'a duré que sept ans et son agonie que deux ans... Comparé au calvaire des personnes ayant un proche gravement handicapé suite à un accident ou aux parents dont l'enfant souffre de troubles sévères... Je sais relativiser. D'autant que, pour ma soeur et pour moi, ce n'était pas une maladie de tous les instants. Mon père, lui, a vécu au quotidien, j'allais écrire au chevet de ma mère... Il serait le seul à pouvoir parler vraiment de ce que c'est que l'accompagnement... J'avais parfois émis des réserves quant au fait que ma mère restait "à domicile". Ses deux hospitalisations furent une catastrophe et son placement en maison de retraite a précipité son agonie... Elle n'a survécu que quatre mois dans une "institution spécialisée"... Je n'en tire pas de conclusion sur les maisons de retraite. La marraine de ma mère, bientôt centenaire, vit dans une de ces maisons depuis près de dix ans et tout va bien pour elle.
La maladie. La mort. Tout ça... Tout ça... C'est des sujets qu'on n'aime pas trop aborder. Moi le premier. Tendance à noyer le poisson si un collègue ou un ami venait à s'épancher. En même temps, soyons lucides... On va tous y passer. Il ne s'agit ni d'occulter ni de se complaire dans le morbide ou les commémorations... Il s'agit de vivre avec.
2 décembre... J'ai pas voulu attendre le 5 décembre pour écrire... Donc j'ai pris de l'avance... Et puis, bon, le 2 décembre, les amateurs d'Histoire le savent bien, c'est une date éminemment "napoléonienne"... on y trouve le meilleur comme le pire...
Je concluerai ce message par deux textes écrits "jadis" pour évoquer la maladie de ma mère...
Merci d'avoir pris quelques minutes pour me lire.
Bonjour chez vous.

Aloïs

Maman, chaque jour tu disparais un peu plus
Chaque jour, ton cerveau rétrécit
Et le monde pour toi n’est plus qu’un théâtre d’ombres.
La somme de tes peurs hante mes jours et mes nuits.
Comment pourrais-je t’aider ?
Comment même essayer d’écrire ce que je ressens ?
Tu te perds dans la maison et tu te perds dans ta tête.
Un jour prochain tu ne connaîtras plus mon nom.
En quelques mois ton état s’est terriblement dégradé.
J’étais revenu pour te retrouver et à mon tour je me perds.
Souvent, tu restes là, triste et désemparée,
Tu connais l’inéluctabilité de ton destin...
Sinistre compte à rebours :
Demain peut-être ?
Et tu commences à chercher tes mots
Et tu sens le vide sous tes pieds.
Le sentiment de chute est la pire des terreurs
Et cette araignée qui tisse sa toile dans ta tête
Dévorant chaque jour plus de neurones
Et se régalant avec ton âme...
Et la société s’en fout,
Tu n’as que soixante ans,
Elle est belle, la vie !
Mais pas pour toi, pas pour nous.
Maman, ne pars pas trop vite.
On a encore tant à vivre.

(2 novembre 2005)

Et un texte écrit par mon ami Johan...

L'oubli comme souffrance

Oh vie ! misérable vie,
Autour de toi tant de misère !
Le monde des hommes te semble différent
Monde d'injustices et de souffrances
L'éclair de l'oubli s'abat chaque jour
Et tu t'éloignes de nous, de toi
Ta mémoire se brise au contact des tiens
La vie se fait difficile
L'espoir se meurt
Enfermée dans ton silence
Ta flamme faiblit et s'éteint
Et sans un cri, en silence
La mort doucement vers toi s'avance...

(25 avril 2006)

vendredi 19 juin 2009

Nostalgie ou fin de cycle

Si l'on considère la vie comme un parcours certes sinueux mais plutôt linéaire, s'arrêter pour souffler et regarder en arrière, c'est ce qu'on appelle de la "nostalgie". Parfois, on parle de "faire le point" ou de "bilan d'étape" mais c'est quand même considéré assez universellement en Occident comme une activité plutôt inutile et contre-productive. A contrario, si l'on a une vision cyclique de la vie en général et de sa vie en particulier (comme les Grecs Anciens ou les Bouddhistes), il n'y a plus de retour en arrière mais plutôt une impression de "déjà vu".
Je travaille dans l'enseignement, un métier où l'on vit constamment dans des cycles... Il y a évidemment le calendrier scolaire qui ponctue sa carrière et sa vie en général... Pour ma part, hormis mes années de fac (et encore) et mon "détachement" bref aux Affaires culturelles à Ajaccio, j'ai toujours vécu au rythme de l'année scolaire... Rentrée en septembre, vacances fin juin... Il existe d'ailleurs d'autres rythmes qui ponctuent la vie de tout un chacun, comme le calendrier des saisons... l'été succède au printemps, la chaleur augmente et les jours commencent à diminuer... Et puis le calendrier civil qui commence au 1er janvier par une beuverie et finit le 31 décembre par une autre beuverie... Et toute une série d'événements cycliques comme les compétitions sportives ou les "rendez-vous électoraux"...
Revenons à l'enseignement... Nous connaissons le rythme de l'année scolaire mais également le rythme des années de présence des élèves... Je m'explique... J'exerce en collège et donc, sauf parcours accidenté, mes élèves restent quatre ans... A la fin du mois de juin, c'est le moment où partent les élèves de 3ème... Je vais me contenter de citer ce que j'ai écrit il y a quasiment un an : "D'ailleurs, aujourd'hui, je disais au revoir à mes élèves de troisième et j'étais bien triste car voilà quatre ans que je les connaissais (...) et je m'étais attaché à eux. Maintenant, ils s'en vont, c'est normal, mais ça va laisser un vide. D'ailleurs, si j'aime les vacances (surtout maintenant que j'ai une copine et des projets), je hais les fins d'année scolaire, quand il n'y a plus un bruit dans le collège, couloirs déserts, rideaux baissés, livres rangés..."
La fin de l'année scolaire approche... Je sais... "ces enseignants, toujours en vacances ! je te les mettrai au pas, moi, tous ces fonctionnaires privilégiés !" Certes. Sans voir aussi loin, c'est le temps du ramassage des manuels scolaires, du rangement de mon CDI, du tri des papiers... etc... C'est aussi évidemment (et c'est pas du luxe !) l'occasion de ranger un peu mon bureau... mon bureau matériel s'entend mais également le bureau de mon ordinateur... Trier les dossiers et, à l'occasion, retrouver quelques photos sur mon écran comme jadis on retrouvait un vieil album photo dans un coin de son grenier...
Là, il s'agissait de photos prises le 18 octobre 2007... Ce jour là, c'était la première des trois représentations du "Malade imaginaire", par les élèves de mon club théâtre... Lors des répétitions, mon metteur en scène de La Nouvelle Rampe, Philippe Vérillaud, était venu plusieurs fois prodiguer ses conseils auprès des jeunes acteurs. Il était également venu assister à cette première qui avait eu lieu au théâtre de l'hôpital François Mercier de Tronget [jouer "Le Malade imaginaire" dans un hôpital, fallait quand même oser !!]... Ce fut une après-midi délicieuse. Les élèves étaient très très bons !!
Le théâtre... Je repense avec nostalgie à l'aventure de l'atelier théâtre avec ces élèves... Plus d'un an de travail... Au final, trois représentations et beaucoup beaucoup d'émotion. Ces élèves quittent le collège d'ici quelques jours... C'est la vie... Comme l'an dernier, je dis au revoir à des élèves que je connaissais depuis quatre ans.
Le théâtre... Cette année, j'ai choisi de ne pas rejouer avec La Nouvelle Rampe. L'été arrivant, et avec lui cette longue période de "temps libre" que je redoute toujours un peu, je me dis que les répétitions vont bien me manquer... Mais c'est mon choix ! J'allais écrire : c'est mon destin !! Je suis trop influencé par Star Wars... J'aurai bien l'occasion de refaire du théâtre dans les années à venir... Peut-être avec des élèves dès la rentrée de septembre, peut-être avec La Nouvelle Rampe en 2010...
Le théâtre fait partie de ma vie. J'aime d'ailleurs à répéter que "la vie est un théâtre" (ce n'est pas très original, je sais) et je crois bien que j'ai parfois tendance à théâtraliser ma vie : je suis particulièrement amateur des "répliques qui tuent", des portes qui claquent et des décisions définitives et irréversibles... On ne se refait pas !
Le blog me permet également non pas de "regarder en arrière" de façon stérile mais de constater justement comment la vie, ma vie en tout cas, est faite de cycles. Bien sûr, on avance (en âge notamment) mais il est certaines choses qui viennent ponctuer notre vie de façon régulière et ordonnée, comme un métronome...
Le 18 octobre, le jour même de cette première théâtrale, j'avais écrit un texte intitulé : "La dépression me guette ou De la fin de belles aventures !" Quel titre prémonitoire !... Deux mois plus tard je commençais à "sombrer" dans la dépression justement jusqu'à devoir, en juillet 2008, passer trois semaines à l'hôpital... Dans cet article, je parlais de la fin de mon aventure théâtrale avec mes élèves, de la fin de l'aventure "13 à table" avec La Nouvelle Rampe et de la fin de la Coupe du Monde de rugby...
Quant à ma nostalgie saisonnière qui me saisit chaque année à la fin du mois de juin, il n'est qu'à lire mon texte rédigé le 27 juin 2008, intitulé "Le rugby est une valeur sûre" (j'y évoquais la quatrième finale en dix ans entre Montferrand et Toulouse...) :
En juin 2007, il n'y avait pas eu de texte nostalgique sur mon blog, j'avais d'autres idées en tête... L'été qui suivit fut le plus terrible de ma vie : je m'étais "emballé" trop vite !...
En juin 2006, je faisais un papier (un terme qui prouve que je suis un "vieux" !) intitulé "Halte au défaitisme"... Cette année-là, la France s'était qualifiée péniblement (en foot) pour les huitièmes de finale avant de faire un parcours fabuleux jusqu'à cette fameuse finale et le coup de tête de Zizou... C'est si loin... C'était il y a à peine trois ans...
N'empêche que la vie n'est pas totalement cyclique. Les années se suivent mais ne ressemblent pas. Cet été, je ne compte pas passer deux mois à déprimer ou à aller me faire soigner... Après un mois de juillet consacré à me reposer, faire du sport et profiter du Bourbonnais, ma compagne et moi mettrons le cap vers les Iles Anglo-Normandes début août... A nous Jersey et Guernesey !... Bref, enfin des projets... J'aurai l'occasion d'en reparler sur ce blog...
En attendant... trois photos prises donc ce jour d'octobre 2007 où les élèves de l'Atelier Théâtre avaient brillamment interprété "Le Malade imaginaire" en hommage à Charlotte Delbo, dont mon collège porte le nom, résistante déportée à Auschwitz qui trouva la force, au milieu de l'enfer, de jouer justement cette pièce fabuleuse de Molière (toujours autant d'actualité notamment quant à la critique de la médecine !) avec ses co-détenues... Charlotte Delbo qui écrivait :
Je vous en supplie
faîtes quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d'être habillés de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie.
(Extrait de "Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivants")



vendredi 28 novembre 2008

Le coffre de ma grand-mère

En septembre, j'avais parlé sur mon blog du coffre que ma grand-mère Lucienne avait rapporté d'Indochine...
http://superdocforeverisback.blogspot.com/2008/09/souvenir-dindochine.html
Voici donc deux photos de ce fameux coffre qui trône désormais dans mon salon...


A l'intérieur : les pipes à opium (que ma grand-mère n'aurait jamais utilisées...), des petits objets, une théière et un cartable dans lequel j'ai quelques souvenirs liés à ma grand-mère.
Dans le même article de septembre, j'avais parlé d'une chanson de I Chjami Aghjalesi que j'aime particulièrement : "U Mare di China"... Vous pouvez écouter cette chanson en cliquant sur ce lien :
J'avais également évoqué l'exposition "Corse-Colonies" au Musée de Corte... Plus d'infos sur... http://www.albiana.fr/extrait-corse-colonies_11.html

Mon grand-père paternel


Voilà presque trois ans, en janvier 2006, j'avais écrit sur mon blog un texte sur mon grand-père paternel, André... Récemment, ma soeur m'a envoyé cette photo de mon grand-père, qui était sur le bureau de ma grand-mère Lucienne, de Nice. A cette occasion, je "rediffuse" ce texte...

Pour commencer cette nouvelle année sur mon blog, je voudrais - pour une fois - ne pas pas parler (trop) de moi mais d'une personne qui m'est très chère, de la personne qui m'inspire depuis des années, quelqu'un que je n'ai pas connu... puisqu'il est mort en 1967, trois ans avant ma naissance. C'est mon grand-père, André Pérès. Sa vie est un véritable roman. Je vais essayer, en quelques lignes, d'en faire un bref résumé, en espérant qu'il ne sera pas trop aride et qu'il parviendra à résumer l'attachement que j'ai pour cette personne.
Mon grand-père est né à la fin du XIX° siècle, ce qui n'est pas banal... Ses parents, Corses, venaient du village de Peri (à une vingtaine de kilomètres d'Ajaccio), d'où sont originaires les Peres (parfois orthographiés Perez ou Delle Pere). Comme beaucoup de Corses en ce temps-là, ils étaient partis au loin, outre-mer, pour trouver du travail, plus précisément en Nouvelle-Calédonie. C'est pour cela que mon grand-père est né sur un bateau... Vous pouvez pas savoir combien cette histoire (à la base amusante) m'a valu de soucis à l'âge de 18 ans pour prouver ma nationalité française... Mon grand-père passa donc sa petite enfance en Nouvelle-Calédonie puis la famille retourna en Corse et il termina ses études au Lycée Fesch à Ajaccio. C'est vers cette époque que se produisit un drame familial terrible. Mon grand-père était l'aîné. Il avait deux frères : Jean et Antoine, et une petite soeur. Ils devaient accompagner leur petite soeur chez le médecin pour la faire vacciner contre la tuberculose. La petite, qui avait peur des piqûres, leur demanda de ne pas l'emmener chez le docteur... Quelques semaines plus tard elle fut emportée par la maladie. Cette nouvelle bouleversa tellement la mère que celle-ci mourut de chagrin, dans les bras de son fils... A cette époque-là également, beaucoup moins triste, mon grand-père écrivit un livre intitulé "Corses et Gênois" qui contait un épisode de la Guerre d'Indépendance des Corses au XVIII° siècle. Cet ouvrage fut publié, mon grand-père avait alors seize ans. Hélas, il n'écrivit jamais d'autre livre. Enfin, il se dit que mon grand-père a eu un enfant avec une fille du pays, ce qui aurait précipité son départ pour le Continent et expliquerait le fait que, bien que viscéralement attaché à la Corse, il n'y soit jamais retourné... (Est-ce de là que vient mon "petit talent" pour l'écriture ? Peut-être. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que c'est mon grand-père qui m'a communiqué, par delà la tombe, son amour pour la Corse.)
Vint le temps du service militaire. Comme beaucoup de jeunes du sud de la France, il le fit au fin fond de l'Algérie. Après le service, il resta à Alger où il fut critique de spectacles et de variétés dans un journal local. Arriva la Guerre 1914/1918 qui le traumatisa comme tous ceux de sa génération. Il réchappa par miracle à l'enfer de Verdun. Après la guerre, il partit comme journaliste à Bruxelles. C'est là qu'il rencontra sa première femme, plus jeune que lui, comme il se devait à l'époque. Elle lui donna trois enfants : Anne-Marie (ma chère tante et la marraine de ma soeur ; elle a quatre-vingt ans et toujours en pleine forme) ; Horace (qui a lui aussi écrit un peu, quelques nouvelles) ; Jeanne-Marie (qui vit à New York depuis plus de cinquante ans). A la même époque, mon grand-père, en vrai self made man des Années 1930, passa de la critique de cinéma aux métiers du cinéma. Il devint producteur délégué d'Universal Films pour la France, la Belgique et la Suisse. C'était l'époque où il était très riche, décapotables, virées, etc... Le bonheur ne dure jamais très longtemps. Sa première femme décéda à peine âgée d'une trentaine d'années, laissant mon grand-père seul avec trois enfants assez jeunes.
On est au milieu des Années 1930. Mon grand-père vit à Paris mais ses frères vivent à Nice et il va les voir pour leur demander assistance dans le choix d'une "nounou" pour ses enfants. Entre eux, ils parlent en Corse pour ne pas être compris... Une jeune femme de pas même vingt ans se présente... C'est Lucienne, une Niçoise, ma grand-mère... Mon grand-père dit à son frère "Aspetta !" (attends !), ma grand-mère comprit "Später !" (plus tard en allemand : elle était très germanophile)... En tout cas, il était intéressé. Elle s'installa avec lui et les enfants à Paris (elle était alors mineure). Après quelque temps, ce qui devait arriver arrive... Ils finirent par s'aimer... Une histoire un peu compliquée, vu l'âge de mon grand-père, plus de quarante-cinq ans... Il était plus âgé que ses beaux-parents ! Et les relations entre ma grand-mère et ses beaux-enfants furent toujours plus que houleuses... Ils se marièrent pendant la Deuxième Guerre Mondiale en toute discrétion. (Je ne sais pas si c'est de là que vient mon attirance pour les filles de moins de vingt ans ?)
La guerre ruina mon grand-père qui avait placé tous ses biens en Belgique qui se retrouve rapidement envahie par l'Allemagne. Comme tous les liens étaient coupés avec les Etats-Unis, il perdit son boulot et ses relations... Avec ma grand-mère, ils se réfugièrent d'abord dans la Catalogne française (d'où était le père de ma grand-mère) puis du côté de Nice. Mon père, André junior, naquit en 1945, à la toute fin de la guerre. Très vite, mes grand-parents se séparèrent et divorcèrent (ce qui était rare pour l'époque). Ma grand-mère partit pour les colonies avec un autre André. Mon grand-père vivota comme fonctionnaire municipal jusqu'à sa retraite. Mon père fut élevé par ses grand-parents maternels qui s'opposaient à ce qu'il voit son père, un mauvais exemple...
Les dernières années de la vie de mon grand-père furent assez ternes. Il vivait dans un petit appartement de Nice. Cela ne l'empêchait pas d'avoir toujours de nombreuses aventures. Mon père, ma tante mais aussi ma grand-mère me l'ont toujours présenté comme un séducteur impénitent qui multipliait les conquêtes (là, j'ai rien hérité de lui... je suis très souvent amoureux, certes, mais je conclue plus que rarement !!). Par ailleurs, il est plus que probable que, jusqu'à la fin, mon grand-père et ma grand-mère (à son retour des colonies) se retrouvaient régulièrement et s'aimaient toujours "malgré tout"... Il est décédé en 1967.
Depuis toujours, je pense à lui, d'abord parce que ma grand-mère et mon père m'en ont souvent parlé. Ensuite, parce qu'il m'a toujours fait rêver. Dans les Années 1930, il fréquentait les grands du cinéma. Il a écrit (et publié !) un roman à l'âge de seize ans. Il s'est battu en duel (c'était un escrimeur hors pair et un grand susceptible). Il a vécu des drames mais aussi de merveilleuses histoires d'amour. Il a voyagé. Il fumait des Chesterfield (ah ! un vrai point commun !). Il aimait les femmes.
Les mots rendent bien mal l'amour que j'ai pour cet homme que je ne connais que par quelques récits épars, divers et parfois un peu contradictoires... Je sais surtout qu'il est pour moi un modèle et une source d'inspiration. Grand-père, j'aurais tellement aimé te connaître.
J.-François Pérès, 3 janvier 2006 (un siècle exactement après la publication de "Corses et Gênois").

lundi 24 novembre 2008

Le Doc domine Moulins !

Le Jacquemart

La 'Mal Coiffée' et la Cathédrale de Moulins

Le jeudi 20 novembre, les élèves de 5ème visitaient Moulins dans le cadre d'un IDD (Itinéraire de découverte) consacré au patrimoine... Ce fut notamment l'occasion de monter en haut du Jacquemart, le symbole de Moulins... J'y étais déjà monté une fois il y a plus de vingt ans... De là haut, la vue est superbe. Y a pas à dire, j'aime Moulins !... J'en profite pour mettre de nouveau en ligne un poème tout à la gloire de "ma" ville, poème écrit alors que je vivais dans le Cap Corse... Plus d'infos sur la sortie du 20 novembre sur http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/
MOULINS MON AMOUR...

Moulins, mon Amour, restons sous ton aile !
Tu seras toujours dans nos coeurs la plus belle !
Moulins, gentille cité de mon enfance...
Moulins, en toi j’ai connu mes seules romances.
Tranquille capitale du Bourbonnais :
Sois sûre que je ne t’oublierai jamais !
Petite ville paisible et sans histoire.
Tellement sans histoire qu’on n’y fait rien le soir !
Pourtant, tu m’as vu grandir
Et tu nous as tous regardés partir
Vers d’autres cieux bien plus merveilleux
Mais nulle part ailleurs nous ne retrouverons
Ce petit rien qui nous habite à déraison
Et si à force de vieillir nous serons vieux
Ce ne sera pas sans venir un jour te revoir,
Histoire de Moulins, histoire de rien, histoire...
Car nous sommes un peu de toi
Et même si cela ne va pas de soi
Au fond nous te sommes tous reconnaissants
Même si nous avons tous foutu le camp !

mardi 9 septembre 2008

Trois ans bien remplis !

Trois ans... Enfin ! Déjà ! Et, je viens de le voir sur le "tableau de bord" de mon blog, c'est le 377ème texte "publié"... Pour commencer dans la rubrique nostalgie et clins d'oeil aux débuts de ce blog très très bringuebalants... non pas le premier mais les quatre premiers textes publiés... Ils sont très courts... mais très prometteurs (oups !)... tous en date du 9 septembre 2005...
Le tout premier article, intitulé "Premier Contact" :
Premier contact ! c'est le titre français du pilote de la série "Amicalement Vôtre"... Petit clin d'oeil pour un blog qui sera, j'espère, amicalement vôtre... Je débarque, je n'y connais rien, c'est une grande aventure... A suivre !!!
Deuxième article, "Episode II" :
Bon, voilà, j'ai essayé de commencer à personnaliser cette page blog... C'est pas encore génial, loin de là, mais c'est le début du début... On y croit, on est motivés !!!
Troisième article, "La Honte du Web" :
Salute !
Vous voulez voir le blog le plus mauvais de la galaxie, ou plutôt la plus mauvaise ébauche même pas digne d'un brouillon ?... Allez, j'ose : http://superdocforever.blogspot.com/ [adresse depuis modifiée]
Je vous demande même pas d'être indulgents, c'est d'une telle évidence... Enfin, bon, c'est appelé à se développer, relancer la Néo-Décadence entre autres, développer la Star Wars Attitude, la Galactico-dépendance autrement appelée la Lucasite aigue, sans oublier le syndrome Teddy Bear... Je compte sur vos (terribles) commentaires !!
Et nous finaliserons le concept à défaut de conceptualiser la finalisation...
Superdoc alias Madjeff a.k.a Léon-Joseph Kronstadt ou même André Ford (et vive la schizophrénie)
P.S. : J'ai démarré ce blog en dix minutes... Je suis (presque) excusable...
Quatrième article, "La Guerre des Etoiles : La vraie Traduction" :
La traduction du prologue de Star Wars était erronée : voici la version française traduite correctement... (cette traduction authentique date du 30 mai 2005, le lendemain d'un fameux référendum...)
"C'est une époque d'avant-guerre civile. Partout à travers l'Union, les Républiques font sécession. En France, le Seigneur Sith Dark Villepin prend officiellement le pouvoir avec le Comte Sarko. En Poitou, terre de Raffarin le Hutt, la Princesse Ségolène Royal détient les clés du retour de la paix dans l'Union... Le mercenaire Emmanuelli et le fermier Besancenot sauront-ils éviter la bascule du Côté Obscur ?..." [on était quelques mois après le fameux "non" de la France... c'est loin, tout ça !!]
Toujours en ce mois de septembre 2005, j'avais publié un article intitulé "L'Ordre règne à Sarkoland"... Nicolas était alors ministre de l'Intérieur. En novembre 2005, j'avais rédigé "L'Ordre ne règne plus à Sarkoland" (j'avais d'ailleurs eu un commentaire d'un certain Alain Juppé... si ! si !)... c'était l'époque des voitures brûlées dans les banlieues... J'avais aussi rédigé un texte où je déplorais que le 11 novembre devienne une date banale et disparaisse de la mémoire collective de notre société. De jeter un coup d'oeil sur ces textes qui ont trois ans m'a quelques instants replongé dans cette période de ma vie que j'avais (déjà) oubliée... Un blog, comme tout journal de bord, c'est aussi (d'abord ?) un moyen de se souvenir... A propos de souvenir, je mettrai en post-face de ce 377ème article mon texte sur ma mère, "Aloïs", également écrit en novembre 2005.
Mais venons-en au 9 septembre 2008... Comme vous avez pu le constater, mon blog a commencé pianissimo... J'ai mis plusieurs mois avant de savoir mettre une photo en ligne, par exemple... Quant à l'idée même d'écrire un blog, elle m'est venue de Poitrenette (pseudo choisi pour un fameux joueur de rugby du Stade Toulousain), qui était en 2004/2005 une de mes élèves de troisième à Tronget. C'était l'une de mes premières élèves (après Sarah de Macinagggio) à me parler d'un blog et elle m'invita à aller déposer des commentaires sur le sien.
J'ai donc demandé à Poitrenette, devenue ma Marraine de Blog, de m'écrire un petit texte pour le troisième anniversaire de mon blog... ce qu'elle a fait, au-delà de toutes mes espérances, puisqu'elle a écrit un long texte très touchant que je vous retranscris en intégralité ci-dessous...
Tout d'abord pardon... je sais que ce commentaire aurait du venir plus tôt, mais le temps manque un peu pour vagabonder sur internet ces temps-ci, j'avoue. Et oui, ça prend du temps la transformation en étudiante !
Et puis, au moins j'ai attendu l'article propice, un article dédié à moi... Merci, merci beaucoup, ça fait toujours chaud au coeur de lire que je suis la marraine de ce blog.
D'ailleurs, bien souvent je me fais la réflexion que c'est bien trop d'honneur... Parce que, bien que je tienne un blog moi aussi, il est bien différent de celui du doc et pour beaucoup, je pense, moins intéressant. Je ne pourrais jamais raconter ce que je vis aussi "réellement". Ici, c'est agréable à lire, et on reconnait les talents du littéraire... Cette facilité à poser les mots, et pour nous le plaisir de les lire. Il n'y a pas à discuter sur ça, le doc sait écrire...
Et je pense que c'est important que des personnes avec ce talent tiennent un blog, ou quelque chose d'autre, mais quelque chose qui rende compte de leur talent. Je suis persuadée qu'un talent, quel qu'il soit, est fait pour servir, un talent caché est un talent inutile.
Mon blog n'est que l'étalage de mes états d'âmes du moment, mais surtout un endroit où je peux rendre compte de mon attachement à certaines choses et surtout certaines personnes. Ici, c'est plus l'étalage d'une vie toute entière, tellement bien racontée.
Alors finalement qui de nous deux est le meilleur bloggeur ?
En fait, il n'y en a pas, parce que ça n'existe pas, le meilleur bloggeur. Si on racontait tous la même chose on pourrait comparer, mais là ce n'est pas le cas, chacun raconte ce qu'il a envie et si on prend le temps (parce qu'il en faut !) de transcrire toutes ces pensées c'est d'abord pour nous-mêmes.
Donc surtout restons indifférents à toute critique péjorative... Ceux-là sont trop pudiques pour laisser un bout de leur vie quelque part ?? Tant pis pour eux...
En attendant, moi, je trouve que ça fait le plus grand bien de pouvoir retranscrire à l'écrit certains sentiments qu'on ne peut recracher oralement... Alors, je suis simplement fière de vous avoir donné goût à ce petit plaisir. D'autant plus fière que c'est si bien executé...
Il y a du talent derrière cet écran, alors continuez à blogger, M. Le bloggeur !
Et évidemment bon anniversaire à cet endroit !
La marraine.
Il est évident que ce texte m'a énormément touché. Poitrenette est plus que trop modeste car son blog est très bien, varié, un "patchwork" de sa vie, avec des photos, des textes de chansons, des réflexions plus personnelles et très bien écrites... En outre, son blog permet de voir son évolution sur plusieurs années... C'est d'ailleurs l'un des principaux intérêts d'un blog... C'est intéressant pour les autres qui nous voient évoluer et qui voient, n'ayons pas peur des mots, une pensée évoluer, une réflexion prendre forme. C'est également intéressant pour "l'auteur du blog" qui peut ainsi de temps en temps mesurer le chemin parcouru. Et puis un blog, c'est en tout comme ça que moi je le conçois, est un moyen de garder le contact avec des amis que l'on ne voit pas souvent, l'occasion de les tenir au courant de ce que l'on devient... Alors, oui, c'est plus "impersonnel" qu'un coup de fil, qu'une lettre, qu'un mail, qu'un SMS mais "c'est déjà ça" comme dirait l'autre.
Il est finalement assez facile voire très facile de "créer" un blog. Après tout, au départ, pour moi, ce n'était qu'un pari : voir et montrer que j'arrivais à le faire (j'ai toujours eu un gros complexe face aux nouvelles technologies)... Il est bien plus dur de l'entretenir, de le faire vivre. La plupart des blogs ne passe pas le cap des trois mois.
Celui de Poitrenette dure depuis... le 8 mars 2005... Allez le voir : http://poitrenette.skyrock.com/
Puisque c'est l'occasion de citer d'autres blogs... Je me permettrai de nouveau de vous inviter à aller visiter le blog de Mister Johan. Johan, étonnante coïncidence, fut également mon élève, en classe de 3ème aussi, mais au collège de Luri, en 1999/2000... Il tient son actuel blog depuis janvier 2007, son précédent blog ayant fonctionné de janvier 2006 à mai 2007... Là aussi, j'ai pu voir l'évolution de son blog, particulièrement intéressant et touchant...
http://friendsoukaamelott.over-blog.com/ (son ancien blog, pour lequel j'avoue avoir beaucoup d'affection)
Pour ma part, de tenir un blog personnel m'a donné envie d'en créer un pour mon collège, qui a maintenant deux ans et dont je suis particulièrement fier : http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/ et aussi un autre dédié spécialement à mon séjour en Allemagne en avril 2007 : http://amtzell2007.blogspot.com/
Pour rester dans la période de la congratulation et de l'auto-satisfaction... Après tout, un anniversaire, c'est fait pour recevoir des cadeaux... Je citerai donc le commentaire de Mireille : "Et à chaque fois tellement de facilité pour écrire. Que d'inspiration. Bravo. A bientôt"
Je citerai aussi des extraits d'un mail de ma cousine Christine : "Je suis d'accord avec Gérard et ses élèves sur le fait qu'il n'est pas forcément nécessaire d'avoir une vie intéressante pour écrire une autobiographie. Je trouve cependant que tu n'as pas une vie si inintéressante que ça, au contraire je la trouve plutôt bien remplie, diversifiée et mouvementée. (...) Sinon, tant qu'on est dans les aveux j'ai toujours dit à [mon mari] que j'étais très admirative par rapport à ta manière de t'exprimer, d'écrire même si je n'appréciais pas plus que ça tous ces mails communs et impersonnels, moi je dis respect. Ta soeur et Françoise notre cousine se défendent pas mal aussi, ça sert à ça les études me diras tu et je te dirais que tu as raison." En l'occurence, je suis très flatté par les propos de ma cousine mais je ne pense pas que les études aident à écrire. C'est d'écrire souvent qui aide à écrire, lire aussi dans une moindre mesure et parfois (mais rarement) vivre... C'est en écrivant que l'on apprend à écrire... C'est d'ailleurs l'une des raisons qui me fait continuer à tenir ce blog : m'entraîner inlassablement à écrire pour essayer de m'améliorer autant que je le peux. Plus on court plus on sait court, en tout cas mieux on court, c'est pareil pour de nombreuses activités, l'écriture y compris.
Je terminerai dans les propos d'anniversaire par un extrait de la carte envoyée par ma douce et tendre : "3 ans ... mais quelle richesse ! Joyeux anniversaire pour ton blog (...) ! J'espère que tu le continueras encore longtemps, pour le plus grand plaisir de tous tes lecteurs, assidus ou non."
L'occasion pour moi d'évoquer brièvement le dernier week-end passé en la compagnie de ma bien-aimée. Le samedi, nous sommes allés au cinéma voir "Bons Baisers de Bruges"... Une vraie très bonne surprise ! Le film noir par excellence, l'histoire de deux tueurs à gages irlandais un peu paumés (surtout le plus jeune d'entre eux, Colin Farrell, excellent !) qui doivent s'exiler temporairement à Bruges en attendant des nouvelles de leur chef (Ralph Fiennes, totalement halluciné) qui demandera finalement à l'un d'entre eux d'exécuter l'autre... Un film qui démarre tranquillement mais qui sait faire monter la tension jusqu'à l'affrontement final (mais toujours avec une note d'humour et de second degré), digne de la tragédie grecque et des grands westerns, car nul ne peut échapper à son destin... Parmi les acteurs (tous remarquables), à noter la lumineuse Clémence Poésy. La bande originale de ce thriller excellement construit est remarquable, elle est signée Carter Burwell. Bon, ce film n'est plus à l'affiche (il est sorti à Paris en juin) mais ne le ratez pas à sa sortie DVD ou lors d'un passage TV !!
Valérie, constatant ma passion actuelle pour la philo, m'a offert le bouquin "Platon et son ornithorynque entrent dans un bar... : La philosophie expliquée par les blagues (sans blague ?)"... tout un programme ! J'aurai certainement l'occasion de vous en reparler.
Le dimanche, ma douce et tendre m'a donné la réplique pour m'aider à réviser ma pièce de théâtre. L'après-midi, après le resto, nous avons revu en DVD l'excellentissime délire "Y a-t-il un Pilote dans l'Avion" où Leslie Nielsen commençait une deuxième carrière dans les films délirants (comme "Y a-t-il un Flic pour sauver la Reine" qui me fait chaque fois hurler de rire)... Les moments de bonheur sont souvent difficiles à écrire. On ne trouve pas facilement les mots pour dire qu'on est bien... Je me contenterai d'écrire "C'était bien" comme le fit si bien Bourvil en évoquant son petit bal perdu...
Avant que de conclure, je me hasarderai à vous conseiller, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, d'aller faire un tour sur le site "Copains d'Avant". C'est très bien fait, un moyen très sympa de garder contact avec des amis et d'en retrouver d'autres... J'ai ainsi eu des nouvelles de camarades de l'école primaire dont je n'avais pas de nouvelles depuis près de trente ans.
Voilà. Mon blog a trois ans et toutes ses dents... Merci à toutes et tous qui me lisez, m'encouragez, me critiquez, ce blog vous est dédié.
Je terminerai donc par le texte "Aloïs" consacré à ma mère.
Maman, chaque jour tu disparais un peu plus
Chaque jour, ton cerveau rétrécit
Et le monde pour toi n’est plus qu’un théâtre d’ombres.
La somme de tes peurs hante mes jours et mes nuits.
Comment pourrais-je t’aider ?
Comment même essayer d’écrire ce que je ressens ?
Tu te perds dans la maison et tu te perds dans ta tête.
Un jour prochain tu ne connaîtras plus mon nom.
En quelques mois ton état s’est terriblement dégradé.
J’étais revenu pour te retrouver et à mon tour je me perds.
Souvent, tu restes là, triste et désemparée,
Tu connais l’inéluctabilité de ton destin...
Sinistre compte à rebours :
Demain peut-être ?
Et tu commences à chercher tes mots
Et tu sens le vide sous tes pieds.
Le sentiment de chute est la pire des terreurs
Et cette araignée qui tisse sa toile dans ta tête
Dévorant chaque jour plus de neurones
Et se régalant avec ton âme...
Et la société s’en fout,
Tu n’as que soixante ans,
Elle est belle, la vie !
Mais pas pour toi, pas pour nous.
Maman, ne pars pas trop vite.
On a encore tant à vivre.
(2 novembre 2005)

mardi 26 août 2008

Moulins, mon Amour !...

Moulins... son Jacquemart, sa Cathédrale...

L'occasion de "re-publier" un poème écrit en janvier 2001, alors que du fond du Cap Corse je ressentais une réelle nostalgie à l'égard de cette paisible capitale du Bourbonnais...
MOULINS MON AMOUR...
Moulins, mon Amour, restons sous ton aile !
Tu seras toujours dans nos coeurs la plus belle !
Moulins, gentille cité de mon enfance...
Moulins, en toi j’ai connu mes seules romances.
Tranquille capitale du Bourbonnais :
Sois sûre que je ne t’oublierai jamais !
Petite ville paisible et sans histoire.
Tellement sans histoire qu’on n’y fait rien le soir !
Pourtant, tu m’as vu grandir
Et tu nous as tous regardés partir
Vers d’autres cieux bien plus merveilleux
Mais nulle part ailleurs nous ne retrouverons
Ce petit rien qui nous habite à déraison
Et si à force de vieillir nous serons vieux
Ce ne sera pas sans venir un jour te revoir,
Histoire de Moulins, histoire de rien, histoire...
Car nous sommes un peu de toi
Et même si cela ne va pas de soi
Au fond nous te sommes tous reconnaissants
Même si nous avons tous foutu le camp !

lundi 15 mai 2006

Voyage dans les greniers de ma vie...

Ce week-end fut un grand saut temporel pour moi... Je me suis rendu chez mes parents samedi en fin d'après-midi. Souvent les séjours chez mes parents ont tendance sinon à m'angoisser au moins à me rendre anxieux. Vous qui lisez ce blog savez que l'évolution de la maladie de ma mère me préoccupe beaucoup ainsi que le surmenage que cela provoque chez mon père... Je vais pas en faire des tartines... D'abord, c'est réellement personnel ; ensuite, on n'y peut rien sinon essayer de garder la tête hors de l'eau voire même de garder la tête haute.
En tout cas, j'étais donc chez mes parents ce week-end. Et, comme chaque fois que j'y vais, j'ai fait un bond dans le passé... Normal quand on se retrouve dans sa chambre d'enfant et qu'on trouve parmi les affaires tel ou tel objet souvenir d'une époque plus ou moins lointaine... Toutes et tous connaissez ce sentiment qui nous gagne subitement quand on retrouve un objet complètement insignifiant pour toute autre personne et qui appelle en nous mille et mille sensations et émotions... C'est la fameuse Madeleine de Proust comme me l'a rappelé Laurent (également appelé Général Riomous !). Il est aussi des fois où l'on va soi-même à la recherche de son passé dans un but bien précis... C'est de l'archéologie personnelle en quelque sorte...
Ainsi, samedi, j'ai retrouvé dans un des greniers de mes parents mes figurines de La Guerre des Etoiles qui j'avais acquises quand j'étais ado puis jeune adulte... Je les avais achetées entre 1984 et 1990... J'en avais une quarantaine. Je savais que je les avais toujours : on est très conservateurs dans la famille (d'où la surabondance d'affaires entassées... oups !). Par contre, j'avais complètement oublié que je les avais empaquetées individuellement, indiquant pour chaque figurine son nom et les épisodes dans lesquels elle apparaissait... On reconnait là le futur documentaliste (Superdoc forever !!). J'ai donc retrouvé ces figurines samedi. Depuis un moment, je pensais à les récupérer, et le double déclic fut la Convention Star Wars de Cusset et d'aller chez Jean-François, un des acteurs de La Nouvelle Rampe, et de découvrir chez lui dez centaines de figurines de soldats de l'Empire car il est passionné de Napoléon... Après tout, moi aussi, j'ai mes petites figurines et je me devais de les retrouver. Alors, je vais prochainement m'acheter une vitrine et ramener à la vie mes personnages de la saga de George Lucas... Samedi, en fin d'après-midi, il s'en est fallu de peu que je ne mette pas à jouer par terre comme quand j'étais gamin...
Dimanche, autre bond temporel... J'ai retrouvé mon récit de mon séjour à Saint-Bonnet-près-Riom, l'été de mes quinze ans... C'était en 1985. J'avais fait une semaine de camp vidéo avec une douzaine d'autres ados de Moulins. C'était un séjour organisé par la mairie. On avait appris à faire des petits films et un peu de montage. Ce fut surtout une grande école de la vie... Une semaine d'amitié avec ses tensions mais aussi ses moments fabuleux comme souvent ce genre de séjours. Hélas, comme bien souvent également après des rencontres de vacances, je n'ai pas gardé vraiment contact ensuite avec les autres jeunes (depuis, j'ai toujours peur de perdre contact avec les gens que j'aime, une peur panique). Ce séjour fut essentiel pour moi, je dirai même qu'il fut fondateur. C'était le dernier camp auquel je pouvais participer (j'avais franchi la limite d'âge fatidique des 15 ans). Plus tard, trois ans plus tard, j'ai fait des fouilles archéologiques à Larina (dans l'Isère) et retrouvé cet esprit de camaraderie que j'aime tant (je l'ai retrouvé aussi en 1997 au Grand Bal de l'Europe à Gennetines). J'étais pleinement conscient que je quittais le monde de l'enfance. D'ailleurs, dans mon récit transparaît la peur de vieillir et déjà ma volonté de travailler avec des jeunes pour garder le contact avec la jeunesse... Au cours de ce camp, j'ai vécu tant de choses... Je crois que je mettrai un jour mon récit en ligne pour les personnes que ça intéresse... Avec le récit, j'ai retrouvé les mots des amis à qui je l'avais fait lire, notamment Fred Thé et Fred de Limoges... C'est réconfortant de savoir que vingt ans après nous sommes toujours amis, malgré les vicissitudes de la vie... Cet été fut vraiment un tournant pour moi. C'était au début de cet été 1985 que j'avais découvert le film "Furyo" qui allait marquer ma vie pour les vingt ans qui suivront. Et c'est lors de ce séjour que Valérie, la monitrice que j'adorais tant, me donna ce surnom qui me suit toujours : Jeff. En retrouvant mon récit, j'ai aussi retrouvé les photos du séjour... Les photos de quand j'avais quinze ans... J'étais plutôt pas mal, très grand... par rapport aux autres... ils avaient tous deux ans de moins que moi et surtout j'avais grandi très vite... depuis, tout le monde m'a rattrapé et même doublé. J'avais des abdos et les cheveux blonds en brosse. Quand je revois ces photos, ça me donne la pêche pour continuer mon régime entamé avant les représentations de "Un Fil à la Patte" en décembre. Je ne retrouverai jamais mes quinze ans, évidemment, ce serait absurde et même dangereux... Mais, par contre, en se retrouvant soi-même, on apprend à s'accepter (je n'irai jusqu'à dire s'aimer car pour moi c'est assez inconcevable), à s'assumer et à continuer à vivre... Je concluerai cette petite réflexion par la citation du moniteur du camp de Saint-Bonnet, citation qui m'accompagne depuis des années et que j'avais même mis en exergue sur ce blog : "Si tu sais d'où vient le vent, va où le vent te mène."
Autres bonds temporels, mais beaucoup plus courts... Ceux que permet ce blog... Je me suis amusé l'autre jour à relire quelques textes écrits au cours des mois précédents, l'occasion de mesurer le chemin parcouru et de sourire à telle colère, telle indignation, tel émoi, qui paraissent avec le recul bien dérisoires... ou au contraire voir combien certains sentiments se révèlent et s'affirment... Mais l'introspection, ça va un moment ! Place à l'action ! Je vais retourner jouer avec mes figurines... Plus sérieusement, je vais commencer à apprendre mon rôle pour "Inspecteur Grey". Nous jouons les 24 et 26 octobre. Mardi dernier, c'était la première lecture. J'ai, personnellement, plus de deux cents lignes à apprendre... Pas mal de boulot en perspective... Quelle joie en tout cas de retrouver La Nouvelle Rampe !
Pour terminer ce message, comme à la télévision on a souvent droit à des rediffusions, je vais faire pareil sur ce blog... Je remets en ligne un texte écrit en décembre et qui avait beaucoup plu alors. Et j'avoue que c'est un des textes dont je suis assez fier. Portez vous bien.

CLEOPATRE

Elle a la grâce et l'élégance d'une danseuse
Son rire est franc et généreux
Son regard est tendre et précieux
Parfois elle est un peu soucieuse
Elle a l'énergie et l'innocence des filles de son âge
Je la soupçonne de ne pas être toujours très sage
Elle est libre et fière et fragile à la fois
Elle a mis mon petit coeur en émoi

Shakespeare l'a dit, la vie est un théâtre,
Elle est ma reine, elle est ma Cléopâtre,
Elle est belle à en damner les anges
Je voudrais lui tresser une couronne de louanges
Un moment avec elle est un instant d'éternité
Elle a la douceur des gentilles soirées d'été
Et le caractère bien trempé qui lui sied tant
Elle ira loin, pas avec moi cependant...

Je ne serai certes jamais ni son Jules ni son César
Pour moi, je le sais, il est déjà trop tard...
J'espère seulement qu'elle comprendra mon poème
Moi qui ne lui dirai jamais je t'aime
Pour ne pas importuner la reine de ma vie
Elle devant qui je me prosterne sans souci
Pour lui offrir mon allégeance éternelle...
La vie est parfois un petit peu cruelle.