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vendredi 24 mai 2019

La (longue) citation de Charlotte Delbo de la semaine...


Prière aux vivants, pour leur pardonner d'être vivants

Je vous en supplie
Faites quelque chose
Apprenez un pas
Une danse
Quelque chose qui vous justifie
Qui vous donne le droit
D’être habillés de votre peau de votre poil
Apprenez à marcher et à rire
Parce que ce serait trop bête
A la fin
Que tant soient morts
Et que vous viviez
Sans rien faire de votre vie.





Charlotte Delbo (1913-1985) était une militante politique, une résistante et une femme de théâtre et de lettres. De 1938 à 1941, elle fut la secrétaire de l'acteur et metteur en scène Louis Jouvet. 
En 1941, alors que la troupe de Louis Jouvet était en tournée en Amérique du Sud, Charlotte Delbo décida de rentrer en France pour rejoindre son mari, militant communiste comme elle. Elle savait les risques qu'elle prenait. Tous deux sont arrêtés en mars 1942. Peu de temps après, son mari, Georges Dudach, sera fusillé au Mont Valérien après avoir été torturé. Charlotte Delbo sera d'abord enfermée à la Prison de la Santé puis déportée à Auschwitz en janvier 1943 : elle fait partie du "convoi du 24 janvier 1943", le seul convoi de déportées politiques françaises envoyées à Auschwitz. Les femmes entreront dans le camp en chantant "La Marseillaise". 
Charlotte Delbo sera l'une des 43 survivantes du convoi des 230 femmes. A son retour en France, après la guerre, après avoir un temps travaillé de nouveau au côté de Louis Jouvet, elle écrira poèmes, pièces de théâtre et essais pour témoigner de l'indicible. Elle racontera notamment comment elle était arrivée, avec les autres prisonnières françaises, à monter et jouer "Le Malade imaginaire" devant les prisonnières polonaises.
Charlotte Delbo continuera son activité militante, notamment en s'opposant à la guerre d'Algérie et à la pratique de la torture. Elle s'est éteinte à Paris en 1985, après avoir dit à sa meilleure amie : "Tu leur diras, toi, que j'ai eu une belle vie".
Le collège de Tronget, dans le département de l'Allier, porte fièrement son nom depuis 1998.

lundi 6 mai 2019

La citation de Shakespeare de la semaine...

All the world’s a stage,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts…

 
Le monde entier est un théâtre,
Et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs;
Ils ont leurs entrées et leurs sorties,
Et un homme dans le cours de sa vie joue différents rôles…



William Shakespeare,  
As You Like It (Comme il vous plaira), 
acte II, scène 7

vendredi 31 mai 2013

Le Doc vous salue bien bas !

Petit discours de présentation du travail de l'atelier théâtre...

En admiration devant mes élèves en train de jouer KNOCK...



Deux photos prises lors de la cérémonie de clôture des Journées Charlotte Delbo 2013
[ voir le blog de mon CDI :
à l'occasion de la représentation des élèves de l'atelier théâtre qui ont préparé depuis deux ans cette représentation au cours de laquelle ils ont interprété le deuxième acte de KNOCK de Jules Romains.
Un très beau moment. 
Je suis fier du travail accompli par mes élèves ! Et ému en repensant aux répétitions, au stress qui monte, aux doutes qui nous assaillaient parfois, aux fous rires souvent et bien sûr l'émerveillement au fur et à mesure des séances quand on voit le projet prendre forme et qu'on se dit : "Une troupe s'est créée et une pièce est en train de se monter"... C'est toute la magie du théâtre... Et aussi toute sa frustration : des mois voire des années de travail, la pression qui s'installe avant de monter sur scène, l'adrénaline quand le spectacle commence, l'ivresse des applaudissements puis le silence une fois rentrés chez soi, se dire "c'est fini" et ne pas trouver le sommeil parce qu'on a des images et des mots plein la tête...

lundi 17 mai 2010

Bonsoir tout le monde !!!

Une photo bien sympathique, prise par Valérie (merci à toi !), lors de la soirée de clôture des Journées Charlotte Delbo 2010, le vendredi 7 mai, alors que je présentais le travail de mes élèves de l'Atelier Théâtre...

mardi 11 mai 2010

Un peu d'auto-congratulation !!

Bon, ben voilà... les Journées Charlotte Delbo 2010, dont j'ai eu l'occasion de parler sur ce blog, c'est terminé... Et ce fut un grand moment, particulièrement la soirée de clôture... Au cours de cette soirée très réussie, il y eut notamment la représentation théâtrale de mes élèves de l'Atelier Théâtre et je dois dire qu'ils ont été brillants !!! Franchement, j'ai été plus qu'agréablement surpris. Bien sûr, tout au long de cette année scolaire, ils avaient "assuré" et les répétitions ont toujours été un moment fort agréable. Mais, là, j'ai été particulièrement bluffé !!! Et toute l'assistance également.
La soirée fut totalement réussie : lectures de textes extraits de "Paroles d'Etoiles", de "Paroles de Déportés" et de l'oeuvre de Charlotte Delbo ; représentation théâtrale ; chorale ; remise des prix du concours Charlotte Delbo.
Pour revenir au théâtre, les élèves ont été vraiment très très bons et j'étais très fier d'eux !
Et j'avoue que ça fait du bien de recevoir ensuite compliments de collègues et d'amis (et de ma douce et tendre qui était présente)... J'avoue que ça redonne confiance et ça donne envie d'aller de l'avant, de continuer.
Je peux le dire maintenant : pour plusieurs raisons, notamment personnelles, après le décès de ma mère, j'avais envie de totalement raccrocher l'aventure théâtre. C'est ma mère qui m'avait donné le goût de Molière... Je ne pense pas que je remonterai sur scène pour jouer, en tout cas pas pour le moment, notamment parce que la pression est très forte quand on joue et aussi parce que je n'ai plus confiance dans ma mémoire textuelle. Par contre, j'ai vraiment de plus en plus goût à la mise en scène et surtout à la direction de troupe, car on peut bien parler de troupe quand on se réunit deux heures par semaine pendant près d'un an... Et l'aventure que je viens de vivre pendant donc près d'un an me conforte dans mon choix de "diriger une petite troupe". Qui sait ? Peut-être dès l'an prochain j'animerai un autre Atelier Théâtre. Des élèves m'en parlent déjà.
Vous pourrez trouver prochainement sur le blog du collège moult photos de la soirée du 7 mai 2010 :
En attendant, comme un air de bande annonce, de "teaser" pour employer un terme télévisuel, cinq photos prises par une collègue (merci Brigitte !)...





Comme je l'ai dit vendredi soir, je profite de l'occasion pour remercier vivement Monsieur Cozmesco, Principal du collège, qui m’a permis de mener à bien ce projet et m’a soutenu tout au long de cette année, Monsieur Montpellier, grand architecte des Journées Charlotte Delbo, Mademoiselle Mutelet, pour son soutien, Madame Gamba, pour de nombreux accessoires, et Messieurs Fabrice Dubusset, metteur en scène de Procédé Zèbre, qui est venu donner ses conseils et encouragements aux élèves, et Fabrice Rose, responsable de l’animation culturelle à l’Hôpital Cœur du Bourbonnais.
Et surtout... MERCI aux élèves de l'I.D.D. Théâtre qui ont offert une représentation de grande qualité et avec qui j'ai travaillé avec un très grand plaisir tout au long de cette année scolaire !!
Et, enfin, à titre personnel, je dédie cette représentation à ma mère qui, je l'espère, a pu suivre de "Là-Haut" le spectacle... Trois et deux font cinq, et cinq font dix, et dix font vingt... Merci, Maman, pour m'avoir transmis cette passion de Molière et du théâtre !

vendredi 19 juin 2009

Nostalgie ou fin de cycle

Si l'on considère la vie comme un parcours certes sinueux mais plutôt linéaire, s'arrêter pour souffler et regarder en arrière, c'est ce qu'on appelle de la "nostalgie". Parfois, on parle de "faire le point" ou de "bilan d'étape" mais c'est quand même considéré assez universellement en Occident comme une activité plutôt inutile et contre-productive. A contrario, si l'on a une vision cyclique de la vie en général et de sa vie en particulier (comme les Grecs Anciens ou les Bouddhistes), il n'y a plus de retour en arrière mais plutôt une impression de "déjà vu".
Je travaille dans l'enseignement, un métier où l'on vit constamment dans des cycles... Il y a évidemment le calendrier scolaire qui ponctue sa carrière et sa vie en général... Pour ma part, hormis mes années de fac (et encore) et mon "détachement" bref aux Affaires culturelles à Ajaccio, j'ai toujours vécu au rythme de l'année scolaire... Rentrée en septembre, vacances fin juin... Il existe d'ailleurs d'autres rythmes qui ponctuent la vie de tout un chacun, comme le calendrier des saisons... l'été succède au printemps, la chaleur augmente et les jours commencent à diminuer... Et puis le calendrier civil qui commence au 1er janvier par une beuverie et finit le 31 décembre par une autre beuverie... Et toute une série d'événements cycliques comme les compétitions sportives ou les "rendez-vous électoraux"...
Revenons à l'enseignement... Nous connaissons le rythme de l'année scolaire mais également le rythme des années de présence des élèves... Je m'explique... J'exerce en collège et donc, sauf parcours accidenté, mes élèves restent quatre ans... A la fin du mois de juin, c'est le moment où partent les élèves de 3ème... Je vais me contenter de citer ce que j'ai écrit il y a quasiment un an : "D'ailleurs, aujourd'hui, je disais au revoir à mes élèves de troisième et j'étais bien triste car voilà quatre ans que je les connaissais (...) et je m'étais attaché à eux. Maintenant, ils s'en vont, c'est normal, mais ça va laisser un vide. D'ailleurs, si j'aime les vacances (surtout maintenant que j'ai une copine et des projets), je hais les fins d'année scolaire, quand il n'y a plus un bruit dans le collège, couloirs déserts, rideaux baissés, livres rangés..."
La fin de l'année scolaire approche... Je sais... "ces enseignants, toujours en vacances ! je te les mettrai au pas, moi, tous ces fonctionnaires privilégiés !" Certes. Sans voir aussi loin, c'est le temps du ramassage des manuels scolaires, du rangement de mon CDI, du tri des papiers... etc... C'est aussi évidemment (et c'est pas du luxe !) l'occasion de ranger un peu mon bureau... mon bureau matériel s'entend mais également le bureau de mon ordinateur... Trier les dossiers et, à l'occasion, retrouver quelques photos sur mon écran comme jadis on retrouvait un vieil album photo dans un coin de son grenier...
Là, il s'agissait de photos prises le 18 octobre 2007... Ce jour là, c'était la première des trois représentations du "Malade imaginaire", par les élèves de mon club théâtre... Lors des répétitions, mon metteur en scène de La Nouvelle Rampe, Philippe Vérillaud, était venu plusieurs fois prodiguer ses conseils auprès des jeunes acteurs. Il était également venu assister à cette première qui avait eu lieu au théâtre de l'hôpital François Mercier de Tronget [jouer "Le Malade imaginaire" dans un hôpital, fallait quand même oser !!]... Ce fut une après-midi délicieuse. Les élèves étaient très très bons !!
Le théâtre... Je repense avec nostalgie à l'aventure de l'atelier théâtre avec ces élèves... Plus d'un an de travail... Au final, trois représentations et beaucoup beaucoup d'émotion. Ces élèves quittent le collège d'ici quelques jours... C'est la vie... Comme l'an dernier, je dis au revoir à des élèves que je connaissais depuis quatre ans.
Le théâtre... Cette année, j'ai choisi de ne pas rejouer avec La Nouvelle Rampe. L'été arrivant, et avec lui cette longue période de "temps libre" que je redoute toujours un peu, je me dis que les répétitions vont bien me manquer... Mais c'est mon choix ! J'allais écrire : c'est mon destin !! Je suis trop influencé par Star Wars... J'aurai bien l'occasion de refaire du théâtre dans les années à venir... Peut-être avec des élèves dès la rentrée de septembre, peut-être avec La Nouvelle Rampe en 2010...
Le théâtre fait partie de ma vie. J'aime d'ailleurs à répéter que "la vie est un théâtre" (ce n'est pas très original, je sais) et je crois bien que j'ai parfois tendance à théâtraliser ma vie : je suis particulièrement amateur des "répliques qui tuent", des portes qui claquent et des décisions définitives et irréversibles... On ne se refait pas !
Le blog me permet également non pas de "regarder en arrière" de façon stérile mais de constater justement comment la vie, ma vie en tout cas, est faite de cycles. Bien sûr, on avance (en âge notamment) mais il est certaines choses qui viennent ponctuer notre vie de façon régulière et ordonnée, comme un métronome...
Le 18 octobre, le jour même de cette première théâtrale, j'avais écrit un texte intitulé : "La dépression me guette ou De la fin de belles aventures !" Quel titre prémonitoire !... Deux mois plus tard je commençais à "sombrer" dans la dépression justement jusqu'à devoir, en juillet 2008, passer trois semaines à l'hôpital... Dans cet article, je parlais de la fin de mon aventure théâtrale avec mes élèves, de la fin de l'aventure "13 à table" avec La Nouvelle Rampe et de la fin de la Coupe du Monde de rugby...
Quant à ma nostalgie saisonnière qui me saisit chaque année à la fin du mois de juin, il n'est qu'à lire mon texte rédigé le 27 juin 2008, intitulé "Le rugby est une valeur sûre" (j'y évoquais la quatrième finale en dix ans entre Montferrand et Toulouse...) :
En juin 2007, il n'y avait pas eu de texte nostalgique sur mon blog, j'avais d'autres idées en tête... L'été qui suivit fut le plus terrible de ma vie : je m'étais "emballé" trop vite !...
En juin 2006, je faisais un papier (un terme qui prouve que je suis un "vieux" !) intitulé "Halte au défaitisme"... Cette année-là, la France s'était qualifiée péniblement (en foot) pour les huitièmes de finale avant de faire un parcours fabuleux jusqu'à cette fameuse finale et le coup de tête de Zizou... C'est si loin... C'était il y a à peine trois ans...
N'empêche que la vie n'est pas totalement cyclique. Les années se suivent mais ne ressemblent pas. Cet été, je ne compte pas passer deux mois à déprimer ou à aller me faire soigner... Après un mois de juillet consacré à me reposer, faire du sport et profiter du Bourbonnais, ma compagne et moi mettrons le cap vers les Iles Anglo-Normandes début août... A nous Jersey et Guernesey !... Bref, enfin des projets... J'aurai l'occasion d'en reparler sur ce blog...
En attendant... trois photos prises donc ce jour d'octobre 2007 où les élèves de l'Atelier Théâtre avaient brillamment interprété "Le Malade imaginaire" en hommage à Charlotte Delbo, dont mon collège porte le nom, résistante déportée à Auschwitz qui trouva la force, au milieu de l'enfer, de jouer justement cette pièce fabuleuse de Molière (toujours autant d'actualité notamment quant à la critique de la médecine !) avec ses co-détenues... Charlotte Delbo qui écrivait :
Je vous en supplie
faîtes quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d'être habillés de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie.
(Extrait de "Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivants")



lundi 24 novembre 2008

Fier d'être sur les affiches !!!

J'avoue que je ne suis pas peu fier de voir encore dans plusieurs endroits de la ville des affiches de "Chat en Poche"... Tout d'abord, cela me rappelle d'excellents souvenirs... Ensuite, c'est toujours agréable de voir son nom "en haut de l'affiche" comme le chante si bien Aznavour... Cette photo a été prise le jeudi 20 novembre 2008.

vendredi 21 novembre 2008

Dans les coulisses...

Quelques photos prises par Dany, notre coiffeuse et costumière, dans les coulisses du théâtre de Moulins, le mardi 4 novembre 2008, pendant les deux premières représentations...



A l'entracte, le mardi après-midi


Effets de miroir...
(mardi soir)

L'équipe de Chat en Poche...


De gauche à droite :
Georges Dorsit (co-fondateur de La Nouvelle Rampe et ancien président) alias Honoré.
Tiffanie Boismenu (dont c'était le premier rôle) alias Julie Pacarel, ma fiancée.
Michel Audin (actuel président de La Nouvelle Rampe) alias Pacarel, "mon futur beau-père".
Axel Letellier alias Tiburce, maître d'hôtel de Pacarel.
Delphine Bouillet alias Marthe Pacarel.
Jean-Pierre Vincent (également responsable du décor) alias le docteur Landerneau.
Moi-même alias Lanoix de Vaux.
Olivia Pendanx alias Amandine Landerneau.
Jean-François Crost alias Dufausset, vrai-faux ténor...
Philippe Vérillaud, notre metteur en scène bien-aimé, membre fondateur de La Nouvelle Rampe, qui participa auparavant de l'aventure de La Rampe Moulinoise.
Philippe est un passionné de théâtre depuis plus de cinquante ans et c'est probablement une des raisons de sa légendaire forme et de sa bonne humeur. Il est toujours aussi passionné, consciencieux et à l'écoute. L'an dernier, il était venu prodiguer ses conseils à mes élèves de l'Atelier Théâtre quand nous avions monté au Collège Charlotte Delbo "Le Malade imaginaire", à l'automne 2007 (photos et reportages sur le blog du collège http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/ ).
Philippe était, il y a une dizaine d'années, mon voisin et son petit fils était de mes élèves au Collège François Villon. Avec mes parents, j'étais allé en 1996 (à mon retour de mon année à Ajaccio) voir la pièce de théâtre signée Agatha Christie "La Toile d'Araignée". C'était mon premier contact avec La Nouvelle Rampe. L'année suivante, j'intégrais la troupe en jouant dans "Pique-nique en ville". [J'ai joué dans sept pièces, deux avant mon séjour dans le Cap Corse et cinq depuis mon retour à l'automne 2004.]
Pour la petite histoire, des années auparavant, à la fin des Années 1970, j'avais eu la chance d'admirer Georges Dorsit (avant qu'il ne crée La Nouvelle Rampe) interpréter "Topaze" (une de mes pièces de théâtre préférées !).
Cette photo a été prise le mardi 4 novembre 2008 par notre coiffeuse et costumière, Dany, à l'issue de la deuxième représentation.

La maison de Philippe !!!


Et voici un accessoire indispensable pour la réussite de nos représentations : le trou du souffleur ! C'est là qu'officie brillamment depuis plusieurs années Philippe Vérillaud, notre metteur en scène, qui nous a tirés plusieurs fois de certains embarras dûs à une mémoire parfois défaillante... Bon, si le couvercle est un peu mal en point, c'est que le soir de la deuxième représentation (mardi 4 novembre), Jean-Pierre s'est pris le pied dedans (heureusement, Philippe n'était plus dans la cabane !!)... On a d'ailleurs eu très peur pour lui !! Comme quoi, le théâtre même amateur, c'est parfois risqué !...

Instantanés d'une fête d'après-pièce...




(mardi 18 novembre 2008)
Quelques clichés de la petite fête (qui s'est terminée fort tard) pour célébrer le grand succès de "Chat en Poche" (pas loin de mille entrées en trois représentations !), l'occasion pour la troupe de se retrouver et aussi de dire au revoir à Olivia (qui va bien nous manquer !) puisqu'elle part en janvier pour Perpignan. J'aurai joué trois pièces avec Olivia : "L'Anglais tel qu'on le parle" (où elle était ma fiancée anglaise), "13 à table" (où j'étais son maître d'hôtel) et donc "Chat en Poche". Merci à Dany pour les photos !!

mardi 11 novembre 2008

Instantanés de Chat en Poche : le premier acte...

Voilà. L'aventure "Chat en Poche", c'est terminé... Dans quelques jours, je retrouverai les autres membres de la troupe pour évoquer les bons moments du 25ème anniversaire de La Nouvelle Rampe et le succès de cette pièce qui a réuni plus de 900 spectateurs en trois représentations... Pour nos retrouvailles, Jean-François alias Dufausset et moi-même avons pensé à un repas dans le ton de La-Belle-Iloise... Un petit clin d'oeil à l'une de mes passions culinaires... la fameuse conserverie de sardines que Valérie et moi avons visitée cet été... Puisque je parle de Valérie... Voici ci-dessous quelques photos de "Chat en Poche" prises par Valérie lors de notre première représentation le mardi 4 novembre après-midi... Un grand merci à Valérie pour ces photos mais aussi pour son soutien ces derniers mois, un grand merci aussi à Françoise et Jean-François pour leur présence en juillet lorsque j'étais pas vraiment au top de ma forme et un énorme merci à Philippe qui m'a donné ma chance un jour de 1997 et sans qui je n'aurais pas rejoint La Nouvelle Rampe, Philippe qui m'a tant apporté l'an dernier lorsque je montais "Le Malade imaginaire" avec mes élèves de Tronget...
Mais assez causé, voici quelques clichés de l'Acte I de "Chat en Poche".







Acte II : quand la machine infernale se met en place...

Mon ami, mon professeur de français et mentor, Gérard, me l'a plusieurs fois fait remarquer : chez Feydeau, l'essentiel, c'est l'Acte II, c'est là que la machinerie bien huilée au premier acte, celui de l'exposition, c'est là que tout s'enraye, quand quiproquos et malentendus s'accumulent, qui seront finalement résolus au troisième acte. "Chat en Poche" ne déroge pas à la règle. Le deuxième acte y est totalement jubilatoire. Je pense que le public a apprécié, au jugé des nombreux rires et applaudissements. En tout cas, nous autres, les acteurs, on a pris beaucoup de plaisir à jouer cette pièce...
Tiburce : Oh ! Que c'est bête la vie ! On admet qu'un amant aime sa maîtresse, et on n'admet pas qu'un domestique aime sa maîtresse... Tiburce : Je sais que tu défais chaque fois mes points... mais ça m'est égal, je recommence et ça me fait du bien...
Lanoix : Je lui apporte ce bouquet... à ma fiancée... Je serais si heureux de la voir...


"Colimaçon borgne, montre -moi tes cornes !"
"Coucou ! Ah ! Le voilà !"
"A moi l'énergie des instincts puissants !"

Chat en Poche au Théâtre de Moulins

Le Théâtre de Moulins ! Ma maison !
J'y ai tant de souvenirs...



Photos prises pendant l'entracte de la première représentation,
mardi 4 novembre après-midi

Instantanés de l'Acte III...

Pacarel : Votre mère va bien ? Votre soeur ?
Lanoix : Je n'en ai pas.
Pacarel : Allons, tant mieux.
Julie : Vous allez bien ?
Lanoix : Mais... une deux trois quatre... une deux trois quatre... très bien !
Julie : Eh bien... Rien de nouveau ?
Lanoix : Rien... J'attends. Jusqu'à nouvel ordre, nous continuons à dissumuler.
Pacarel : (...) Vous me devez quarante mille francs.
Dufausset : Moi ?

Salut au public

Présentation des comédiens


Merci au public !
[Et merci à Valérie pour les photos]

vendredi 7 novembre 2008

Voilà... c'est fini !...

(photo prise le 24 X 2008)


Voilà... c'est fini !... Hier soir, c'était la dernière de "Chat en Poche"... Un grand moment... Avant la représentation, je me suis "shooté" aux anti-inflammatoires et autres antalgiques... Pendant la pièce, nul souci... Le théâtre comme thérapie de la jambe... étonnant, non ?! Après la pièce, par contre, j'ai "dégusté"... Et ce matin, je ressemblais plus que jamais au Docteur House... Superdoc House ! Enfin, bon, je vois mon médecin ce soir... Si jamais, faudra amputer, on mettra des roulettes à la place, on me rebaptisera Rollerman et je signerai un contrat avec Marvel pour une superproduction racontant ma vie... Oups !
Revenons plutôt à la dernière de "Chat en Poche". J'ai eu la joie de croiser le regard, parmi les spectateurs, de Jean (mon mentor en documentation) et sa femme Hélène, des amis de très longue date, de Muriel, Brigitte et son compagnon, Martine et Tony... Je n'ai pas vu mais je sais qu'ils étaient là... Aurélie et Julien et aussi Jocelyne qui fut il y a très longtemps mon professeur et est maintenant une collègue... Et puis j'ai eu des messages de soutien de Stéphane, de Michèle, d'Aline, de ma cousine Françoise, de ma cousine Renée, de Maxence et bien sûr de ma douce et tendre... La pièce s'est très bien passée.
Et puis... hier soir c'était également les 25 ans de La Nouvelle Rampe... l'occasion de se souvenir de ces années et de revoir les "anciens"... Je n'ai fait que les croiser, n'en reconnaissant parfois pas certain(e)s, mais quelle joie de revoir notamment Yvon, Laurent (ah ! Bois d'Enghien !), Didier (fabuleux Anglais de Marseille dans "Le Dindon") et bien sûr Françoise, avec qui j'ai partagé deux ans de théâtre puis deux ans de badminton.
Voilà. C'est fini. Hier soir, en rentrant chez moi, ce matin, en me levant... une étrange impression de vide. Bon, je commence à avoir l'habitude de ce contre-coup, de cette "dépression post-théâtrale"... N'empêche, c'est quand même un passage obligé pas trop agréable, en plus au mois de novembre, ce mois assez tristounet... Heureusement, je sais qu'il y aura d'autres pièces et que je retrouverai la troupe. Et puis, et dès cette après-midi, je continue le théâtre avec mes élèves... Actuellement, avec une classe de quatrième, je travaille sur "Le Bourgeois Gentilhomme", et c'est un plaisir chaque semaine renouvelé de redécouvrir le texte de Molière, cet humour, cette force, cette capacité à décrire nos travers, cette modernité... On est loin d'un "classique poussiéreux" !...
Pour conclure, je ne peux m'empêcher de citer de nouveau le grand Will : "Le monde entier est un théâtre, et tous les hommes et femmes n'en sont que des acteurs ; ils ont leurs sorties comme leurs entrées, et chacun dans sa vie joue bien des rôles." (Shakespeare, Comme il vous plaira)
A bientôt ! Portez-vous bien.

jeudi 6 novembre 2008

Un moment de répit...

(photo prise au collège le 24 octobre 2008)

Un moment de répit... Un peu de consolation... Un peu de réconfort... J'hésitais quant au titre de ce petit billet écrit entre deux représentations... J'ai bien évidemment pensé à "Quantum of Solace", le dernier James Bond, dont le titre évoque justement ce temps de répit recherché par l'espion bien connu... J'y reviendrai plus loin...
Me voilà donc entre deux représentations... Vendredi dernier, le 31 octobre, c'était la Couturière, première répétition en costumes et surtout première répétition au théâtre, dans les décors quasi-achevés et avec les meubles... Enfin retrouver le théâtre, la maison mère, retrouver la scène et du même coup perdre ses repères... Ce n'est pas la même chose de répéter dans une salle et sur la scène d'un théâtre... Le théâtre... c'est chaque fois un plaisir de retrouver ce lieu, les coulisses, les escaliers, les loges... Ensuite, le temps d'un week-end, pas de répétitions... Deux jours en compagnie de ma douce et tendre... Un peu de répit... Lundi 3 novembre, c'était la Générale. Pour la deuxième année consécutive, elle s'est très bien passée, dans la bonne humeur, signe qu'il y a une excellente ambiance dans la troupe...
Mardi 4 novembre... Deux représentations.
La première à 15h... Beaucoup de stress... Tout s'est très bien passé... Ouf ! Pour la première fois en un peu plus d'une vingtaine de représentations, j'ai eu un fou rire en scène, avec Tiffany... Heureusement, nous l'avons vite maîtrisé. J'étais d'autant plus stressé que dans la salle se trouvaient notamment Valérie mais aussi ses collègues Delphine (qui fut en son temps ma collègue et dont j'ai parlé récemment sur ce blog puisqu'elle a publié son premier livre ; elle était venue me voir jouer dans "Un fil à la Patte") et Stéphanie ainsi que mon père et ma tante Monique... A la fin de la représentation, qui s'est merveilleusement passée, j'ai vu également d'autres spectateurs... mes élèves Audrey et Vanessa (des fidèles !), mon collègue Laurent et son fils...
Deuxième représentation à 20h30... Juste le temps de souffler, un tout petit peu de répit, au cours duquel j'ai pu quand même prendre un verre avec Valérie et ses amies et croiser Sophie, pas vue depuis 1994... Deuxième représentation, donc. Légèrement laborieuse comme souvent. C'est toujours difficile de se reconcentrer juste après une représentation, de reprendre le collier... J'avoue avoir bafouillé une fois ou deux mais parait que ça s'est pas vu. Dans la salle, Mireille et Joseph, Benjamin (un de mes élèves) et son frère Mathieu (un de mes "coaches" à la salle de sport), ma collègue Sylvie et son compagnon...
Hier, mercredi 5 novembre, journée de répit... Une journée étrange puisque c'était un mercredi mais nous "récupérions" par anticipation le vendredi 22 mai, donc c'était l'emploi du temps d'un vendredi... Le temps, par contre, était bien un temps de novembre. A la cantine, nous avons eu droit à des pommes de terre Mc Cain... Faut finir les stocks car l'heure est à l'Obamania... J'espère, à ce propos, qu'il n'y aura pas de merveilleuses désillusions dans les mois et les années à venir. Un président américain jeune et démocrate n'est pas forcément gage de paix et de stabilité... On oublie souvent que c'est sous le mandat du merveilleux Kennedy qu'eut lieu le fiasco de La Baie des Cochons et que s'est enclenché l'engrenage infernal de la guerre du Vietnam...
Journée étrange également pour ma "santé"... Une espèce de crampe persistante s'est emparée de mon mollet droit, m'empêchant quasiment de descendre les escaliers... En effet, à la montée, je n'ai pas mal... Qu'en conclure ? Seule l'ascension est possible ? Nul retour en arrière n'est envisageable ? En tout cas, depuis hier, j'ai la démarche chaloupée du type qui boîte... J'espère que je pourrai jouer sans que ça ne se voit... J'en ai fait des cauchemars toute la nuit !
Ce soir, 6 novembre, c'est donc la dernière représentation... Dans le public, mes collègues Muriel et Brigitte, et aussi nombre d'ancien(ne)s de La Nouvelle Rampe que nous retrouverons à l'issue de la représentation pour le pot anniversaire des 25 ans de la troupe... C'est assez émouvant de penser à toutes ces pièces montées... Dans le hall du théâtre, une exposition photo retrace cette aventure dont j'ai la chance et l'honneur de faire partie... Avant chaque représentation, je prends un petit moment pour regarder ces photos et penser à celles et ceux qui nous ont précédés et notamment aux trois membres fondateurs et une actrice de la troupe (qui était avec moi au lycée) aujourd'hui décédés... Il faut se montrer dignes de l'héritage !
Sinon, donc, j'ai vu "Quantum of Solace"... Qu'écrire à propos de ce 22ème (23ème si on compte "Jamais plus Jamais" avec Sean Connery, un film pour lequel j'ai beaucoup d'affection : scénario plutôt bien ficelé, une scène se déroule à Menton... bonjour les cousines ! et je l'avais vu avec ma mère au cinéma) opus des aventures de James Bond au cinéma ? Déjà, un préalable : n'y allez que si vous avez vu et aimé "Casino Royale". Tout d'abord, ce film n'est qu'une suite, ce n'est pas un épisode vraiment en soi... Ensuite, on y retrouve vraiment le nouvel esprit Bond période Daniel Craig : un héros beaucoup plus dur, violent, encore maladroit... et très peu de gadgets, pas de Q donc mais pas non plus de Miss Moneypenny, et relativement peu d'humour... En fait, c'est le Bond de Ian Fleming que l'on retrouve : un homme payé pour tuer et qui ne le vit pas toujours bien, un solitaire muré dans ses souvenirs, un violent parce que c'est son métier et parce que c'est vital pour sa survie... En plus, sans dévoiler l'intrigue, on retrouve Bond là où on l'a laissé à la fin de "Casino Royale"... La femme qu'il aimait est morte dans ses bras, juste après l'avoir trahi... Y a de quoi être remué... Il est obsédé par la vengeance... Il ne trouvera pas de répit, il n'aura pas son "Quantum of Solace" tant qu'il n'aura pas vengé Vesper et trouvé celui qui avait été à l'origine de sa trahison... Voilà le programme de ce film qui se termine par le pré-générique des Bond (l'espion vu depuis un canon de pistolet) comme pour nous dire : à la fin de ce film, Bond, une fois sa vengeance assouvie, peut devenir enfin Bond, un espion froid et efficace...
Pour essayer de décrire ce Bond à la sauce Daniel Craig... Scénaristiquement, on retrouve l'intensité dramatique de "Au Service secret de sa Majesté". Il est aussi voire plus froid et violent que Timothy Dalton, efficace comme l'a parfois été Sean Connery, très loin du Bond second degré de la période Roger Moore (à part peut-être "Rien que pour vos Yeux" et "L'Espion qui m'aimait") et du grand n'importe quoi des films avec Pierce Brosnan (mis à part "Goldeneye" et la première partie de "Meurs un autre Jour"). En outre, pour ce film en particulier, il n'y a plus l'humour et le glamour de "Casino Royale", normal puisque Bond ne pense qu'à se venger... pas le temps de plaisanter, de boire un verre et de séduire une James Bond Girl ! Et puis les scènes d'action se succèdent un peu à la façon d'un immense clip. Bref, c'est pas mal mais je n'ai pas retrouvé l'enthousiasme qui m'a saisi à la sortie de "Casino Royale" il y a deux ans. Dommage James. On t'attend au tournant ! J'ai quand même été moins déçu que par le terriblement mauvais "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" (dire qu'ils vont en sortir un 5ème... Indy à la maison de retraite ?!).
A côté de ça, je suis particulièrement enthousiasmé par la lecture de "Star Wars : Les Héritiers de l'Empire", un roman qui permet de retrouver les personnages de la trilogie Star Wars originelle, Luke Skywalker, la Princesse Leïa, le maléfique Dark Vador et son maître, l'Empereur ex-sénateur Palpatine (faut se méfier des sénateurs qui ont les pleins pouvoirs !), Chewbacca, Lando Calrissian... Très très sympathique de se retrouver dans cette galaxie très, très lointaine, qui nous est si familière grâce au fabuleux George Lucas. A noter dans les romans Star Wars, la sortie de "L'Etoile Noire"... un roman entièrement consacré à cette arme de destruction massive diabolique... A suivre ! Plus d'infos sur les romans Star Wars (avec l'indispensable chronologie pour s'y retrouver) sur
Ma vie personnelle ? Tout va bien, je vous remercie... L'état de ma mère, bien sûr, me préoccupe et est source de quelques cauchemars... C'est fort logique. Je (re) découvre régulièrement l'absence totale de tact et de psychologie de la part des médecins (en tout cas certains) que je distingue des infirmières et aide-soignantes qui sont au contact quotidien des malades et aussi des familles. Pour exemple qui ferait rire en d'autres circonstances... Le médecin qui explique froidement à mon père de se dépêcher à trouver une robe pour ma mère... en vue des obsèques... Le même médecin qui explique régulièrement que "l'état de ma mère s'aggrave", histoire de nous angoisser un peu plus, alors que son état est "stable" depuis plusieurs mois et que les fonctions vitales ne sont absolument pas touchées. Mais, bon, ça lui fait un truc à raconter, et il adore dramatiser... Des ami(e)s qui ont eu des proches gravement malades m'ont raconté des anecdotes du même acabit qui font sourire quand on n'est pas directement impliqué...
Voilà pour les dernières nouvelles du front. Ce soir, je remets ça une dernière fois pour cette saison au théâtre de Moulins... Une belle aventure s'achève... Vivement la suivante !