dimanche 28 septembre 2008

Douceur et larmes...

Mon humeur actuelle est très partagée, entre douceur et larmes, un peu à l'instar de cet été indien (merci à Joe Dassin pour l'expression fameuse !), ces matinées fraîches bercées d'une brume éthérée suivies de journées ensoleillées et parfois des nuages menaçants qui viennent ponctuer nos fins d'après-midi suivis de nuits fraîches et parfois piquantes... Et puis, en bon pessimiste (réaliste ?), je sais bien que... après le beau temps la pluie...
Douceur et larmes...
Douceur notamment grâce à ma douce et tendre que je retrouve chaque week-end avec joie et quitte chaque lundi matin le coeur serré... Il n'est pas facile de trouver les mots pour raconter les bons moments... Le bonheur se vit, il ne se décrit pas... Ou alors par quelques notes de musique ou des impressions jetées sur la toile... mais pas par les mots qui alors sonnent tellement creux... Les poètes excellent dans les drames et les tragédies, les poésies heureuses n'existent pas... Seul domaine où les mots peuvent retranscrire le bonheur, c'est peut-être la chanson... "Y a d'la joie", chantait Trénet (on pensera à Jacques Villeret entonnant cet air, celui que préférait Brassens d'ailleurs, à la fin de "Effroyables Jardins"... souvenis cinématographico-trénétiens... également "Boum !" dans "Toto le Héros", un des plus beaux films que j'ai vus...). Il est une autre chanson de Trénet qui me vient en tête, c'est "La Mer", et plus exactement son adaptation U.S. : "Somewhere beyond the Sea" dont j'ai déjà eu l'occasion de parler précédemment sur mon blog...
Alors, écoutez donc une de mes interprétations favorites de cette chanson en cliquant sur ce lien http://fr.youtube.com/watch?v=w8v4MUVWHlU
tandis que je vous conte en quelques mots ces dernères heures... Je suis arrivé ce midi à Montluçon. Valérie et moi avons déjeuné à la Foirexpo (clin d'oeil à Fred Thé et sa fabuleuse expression "on n'est pas à la Foirexpo !"... ben, cette fois... si !) puis nous avons fait un tour parmi les stands, l'occasion de croiser un stand de produits corses à côté d'un stand de produits bretons... il est des clins d'oeil amusants... J'ai craqué et acheté une veste en cuir... un vieux rêve ! Bon, ça fait des dépenses mais, en ces temps de crise financière qui menace, faut dépenser tant qu'il est encore temps, et le cuir, c'est indémodable et solide ! Après la Foirexpo, tour à Néris-Les-Bains, charmante station thermale où nous aimons aller un petit moment... c'était très agréable d'y prendre un verre en terrasse... ah ! le fameux été indien si typique du Bourbonnais !
Au fait, "Somewhere beyond the Sea", c'est la chanson choisie pour les obsèques du père de Scully dans un des plus beaux épisodes de X-Files...
Douceur et larmes... Ce dimanche m'a permis de m'échapper un moment de mes préoccupations... Je parle bien évidemment de l'état de ma mère. Ce n'est pas un effet de style que d'écrire que son état empire de jour en jour. Elle ne s'alimente quasiment plus, elle respire par un tuyau. Là aussi, difficile de trouver les mots. Et je n'ai pas envie de décrire ce que je ressens. Hélas, s'il est une chose partagée en ce bas-monde, c'est bien la douleur face à la perte d'êtres chers. Toutes et tous y avons été confrontés, y sommes confrontés, y seront confrontés. C'est ainsi. Il faut l'accepter. On connaît la fin de l'histoire... Je voudrais juste là aussi apporter une note musicale pour accompagner mon propos... je me permettrai de citer le Liebestod d'Isold à la fin de Tristan & Isold de Richard Wagner... Un air qui m'arrache chaque fois des larmes... J'ose l'écrire : la beauté à l'état brut...
J'ajouterai que je rêve d'un jour vivre la fabuleuse émotion que doit être celle d'assister à un opéra...
Puisque j'ai cité tout à l'heure des références cinématographiques et musicales, il est un film qui me bouleverse à plus d'un titre, par son histoire, par sa musique, par son contexte historique... C'est "Good Bye Lenin !", l'histoire d'un jeune berlinois de l'Est qui cache à sa mère gravement malade que le Mur est tombé pour ne pas provoquer chez elle une attaque fatale... Ce film est un chef-d'oeuvre d'humour, de tendresse, d'émotion... La B.O., également remarquable, est signée Yann Tiersen.
Pour conclure, je vous souhaite un bel été indien à toutes et tous, une charmante arrière-saison... Octobre est un de mes mois préférés... Normal : c'est le mois de ma fête (le 4 octobre !) mais aussi de la fête de Gérard, un ami cher à mon coeur ! (et également le père de quelqu'un très très cher à mon coeur...)
Post-scriptum : j'ai enfin vu le film "Wall-E", une superbe fable écologique... un conte de science-fiction... Le début du film possède un charme désuet mais aussi nous transmet une certaine oppression... ces images d'un petit robot qui patrouille au milieu des ruines de notre civilisation, un petit robot tellement plus humain que ceux qui l'ont conçu, et qui ne connaît de l'Humanité que la comédie musicale "Hello Dolly"... Douceur et larmes...

jeudi 25 septembre 2008

Humour de Stormtrooper...

Petit clin d'oeil aux aficionados de Star Wars et aux autres... Quelques photos de Vador (sans ses Vadorettes) depuis la fin de la Saga, en attendant des photos de Stormtroopers en pleine reconversion (la crise touche toute la galaxie !!)... [Merci à Loïc pour la photo !]

Je peux pas, j'ai piscine !

Y a pas à dire... Depuis qu'il s'est retiré, Dark Vador, il fait vraiment n'importe quoi !... Le Côté Obscur de la bière a encore frappé !!

Darky la Loose

Depuis que George Lucas a arrêté la saga et qu'il est passé aux dessins animés, Vador traîne sa vie dans les bouges les plus infâmes et cherche à subsister comme il peut... La Force n'est vraiment plus avec lui... Encore un SDF : Sith Définitivement Foutu !!

La circulation en ville...


Y a pas à dire : la circulation en ville, de nos jours, est devenue un vrai problème ! Coruscant n'y échappe pas...

Just married !

Ceux-là, ils se sont trouvés !
(merci à Loïc pour la photo !)

Echange de SMS

On espère pour Lord Vader et ses copines qu'ils ont un forfait illimité intergalactique sinon... c'est la cata !!

Il faut lire !

Entre un duel au sabre laser, une inspection de l'Etoile Noire et un combat à bord de son chasseur TIE, Darth Vader prend le temps de lire le dernier "Harry ¨Potter"... On peut être un seigneur Sith et avoir gardé une âme d'enfant émerveillé !!!

lundi 22 septembre 2008

Cher (ou chère) Anonyme...

Un des avantages d'internet est la publication "en temps réel" de ses écrits et autres "créations" potentielles (photos, films, etc...). L'inconvénient qui va avec la chose publique en général est que "l'oeuvre" (un bien grand mot, je le reconnais !) est désormais, donc, publique, elle n'appartient plus à l'auteur, elle est soumise à la critique... La critique, c'est très bien, y compris (et surtout ?) la critique négative... à condition qu'elle soit, bien évidemment, constructive... La démarche d'écrire un blog, c'est de rendre publiques certaines choses, des pensées, des réflexions, des idées, etc... Dans mon cas, j'avance découvert... On sait qui je suis. La "net-étiquette" est en grande partie basée sur la réciprocité. Si une personne avance masquée, on n'a aucune raison de ne pas faire comme elle. A contrario, si la personne se présente à visage découvert, on doit à son tour avancer à visage découvert.
Pourquoi ce petit discours sur la "net-étiquette" ? Mon blog autorise les commentaires. Les commentaires de mon blog ne sont pas modérés (à la différence de la plupart des blogs). C'est un choix. En retour, j'attends des personnes qui laissent des commentaires qu'elles les signent... J'ai eu quelquefois des commentaires anonymes... Certains, écrits durant un certain été 2007, venaient d'une personne que j'ai assez vite identifiée et ils n'étaient d'ailleurs pas spécialement désagréables... Ce n'est pas des commentaires de cette personne qui fut chère à mon coeur que je veux parler... Non... J'ai eu plusieurs fois des commentaires anonymes assez durs, en tout cas qui m'ont bien troublé... Je me souviens de trois d'entre eux... que je vais compiler ci-dessous... Je ne sais si la même personne est à l'origine de ces trois messages. Ce que je sais par contre, c'est que cette personne, je la remercie par avance de signer désormais ses contributions...
Un blog, jusqu'à preuve du contraire, on n'est pas obligé de le lire. Personnellement, je ne parcours régulièrement que deux ou trois blogs, d'amis chers à mon coeur. De toute façon, je ne suis pas très souvent sur la "Toile". J'utilise essentiellement la messagerie en ligne que je trouve très pratique. Pas de "chats", pas de participation à des forums, peu de "surf", l'inscription à deux listes de diffusions professionnelles (et j'ai près de 1000 mails non traités... arghhh !!!)...
Alors, cher anonyme, chère anonyme, au plaisir de votre signature...
Message du samedi 13 janvier 2007, en commentaire de http://superdocforeverisback.blogspot.com/2006/12/le-clibat-pisode-2.html
et bien, tout celà est decidemment bien pitoyable... comprendrai jamais comment on peut afficher tout ça dans un mail.Jean-François, tu es laid, c'est tout. Tu fais chier tout le monde. Tu n'as pas de véritables amis et tes collègues ne peuvent pas te suporter. Tes élèves te trouvent prétentieux et odieux et tu despère ton Papa. Quoi faire?Mais arrange to! Remets toi en question!Maigris, "relook toi".... ou tire toi une balle...
Message du lundi 1er septembre 2008, en commentaire de
Trois ans de blog, trois ans de récits inintéressants et barbares.
Message du vendredi 19 septembre 2008, en commentaire de
tous ces gens qui se plaignent la bouche pleine,ces questions existentielles à deux sous!ce rabachage d'un temps révolu, cet égocentrisme, l'indocchine, mon grand père, ma grand mère...et l'homme préhistorique alors, qui se souvient de ses états d'âme ?il y a vraiment des gens qui n'ont rien à faire de leur vie que de radoter sur leurs histoires familiales !
C'est bien sympathique, internet ! ça permet d'avoir de nouveaux amis ! ça permet aussi à d'ancien(ne)s ami(e)s de se défouler pour pas cher...

jeudi 18 septembre 2008

Le Professeur-Documentaliste en quête d'identité...

Sur une liste de diffusion de documentalistes de l'Education nationale (je suis pour ma part abonné à deux listes : CDI-Docs et Ossantre), j'ai lu le témoignage suivant d'une collègue documentaliste...
"Bonjour, nouvelle dans l'établissement. J'ai demandé un agenda à l'intendance mais puisqu'il n'en est fourni qu'à la principale et à son adjointe, nous avons convenu que je ferai une dépense au comptant. En fait le remboursement a fait partie de l'ordre du jour d'une réunion de direction (quel honneur!)(nouveau gestionnaire) et refus de la principale : les documentalistes "revendiquent" d'être des professeurs, nous ne fournissons pas les professeurs en agenda, donc.....!! et je me refuse d'aller demander une autorisation pour acheter sur "mes" crédits comme le souhaiterait le gestionnaire..... mieux vaut en rire n'est-ce pas?"
Cette excellente anecdote dont il vaut mieux effectivement rira a appelé en moi une petite réflexion...C'est vrai qu'on est un peu des gens bizarres, nous, les documentalistes (plus encore que les CPE... c'est dire !!). On a un CAPES mais on n'est pas vraiment profs. D'ailleurs, enseigner la documentation, qu'est-ce exactement ? Ce qui n'exclue pas, bien évidemment, une initiation voire une formation aux pratiques documentaires et au décryptage de l'information... On en parle souvent sur les listes de diffusion de documentalistes...
Pour la hiérarchie, que sommes-nous ? Jadis, nous étions enseignants. Maintenant, les feuilles de paie nous classent avec les CPE et les conseillers d'orientation. Le principal nous considère comme son conseiller technique (pourquoi pas ?), s'il a lu les rapports de JL Durpaire. Nous n'avons pas droit à l'ISO (alors que nous remplaçons, de plus en plus souvent, localement le COP du fait de leur absence chronique et alors que nous gérons au quotidien la doc ONISEP qui grève une partie de notre budget) mais à une indemnité qui revient à une moitié d'ISO. Nous n'avons pas droit aux "vraies" heures sup', juste éventuellement quelques heures pour activités péri-éducatives et le flou artistique pour "l'école après l'école"... Hors de question de faire de nous des profs principaux ou alors sans la prime qui va avec.
Pour certains chefs d'établissement, nous sommes les gardiens du CDI. D'autres n'hésitent pas à faire ouvrir le dit CDI en notre absence (et surtout sans concertation avec nous), y compris les jours de grève... Pour les CPE (Conseillers principaux d'éducation) et la Vie scolaire en général, nous sommes dans le meilleur des cas un partenaire incontournable, nous sommes souvent une espèce d'anomalie pas très logique (pourquoi qu'ils prennent pas 30 élèves toutes les heures ?!), nous sommes parfois un(e) emm... notoire qui les empêche de faire du CDI une jolie annexe de la Permanence avec des livres et des plantes vertes en plus.
Notre inspection ? Désolés, les amis, vous n'avez pas d'inspection spécifique. Vous faîtes partie de l'inspection Vie scolaire... Cette partie là n'a pas que des inconvénients...
Pour ce qui est du Conseil d'administration, nous sommes encore dans les personnels enseignants. Il fut un temps (que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...) où le doc [qui s'appelait alors documentaliste-bibliothécaire] était un peu comme le CPE, obligé de participer au C.A. et classé dans la catégorie des membres de droit...
Pour les gestionnaires, nous sommes la dame ou le monsieur qui râle tout le temps et qui débarque parfois avec un représentant pour faire des dépenses inconsidérées en livres de l'ordre de 30 ou 40 € alors que l'établissement "claque" des sommes énormes en cartouches d'encre, en frais divers et variés, quand on a des matériels informatiques flambants neufs... "oui, mais vous savez, c'est pas la même ligne budgétaire" ; "ça, ça dépend de la collectivité territoriale locale"... En plus, on a besoin de l'actualisation du logiciel BCDI (un logiciel documentaire proposé par le CRDP de Poitiers à un prix très compétitif, logiciel auquel nous sommes quasi-forcés de souscrire car sinon "notre carrière peut en pâtir", et qui est à un tarif de plus en plus compétitif...) qui coûte cher et en plus tous les ans. Sans oublier qu'il faudrait le kiosque ONISEP (une "nouvelle" présentation qui a remplacé l'Autodoc jugée périmée et obsolète) parce que les autres établissements l'ont acheté et que "L" ' on vous a fait remarquer que votre CDI fait un peu dépassé. Et tout ça, ben, le gestionnaire, il le comprend pas, parce que lui (ou elle) doit assurer l'équilibre de son budget... Ce qui se comprend également.
Pour les collègues (je parle des enseignants), nous sommes souvent des "sous-profs"... Ah bon, vous avez un CAPES ? Et vous avez les mêmes vacances que nous ? Pour ma part, une ancienne condisciple de fac d'Histoire (j'ai fait des études d'Histoire), en croisant une amie qui lui donnait des nouvelles de moi, lui répondit : "Ah bon ? Il est documentaliste ? Pourtant, il était pas mauvais en fac !" De temps en temps les collègues nous disent : "J'aurais dû faire doc ! c'est trop tranquille, vous avez pas de copies !" suivi du "ah bon, vous n'avez pas 18 heures de présence mais 30 + 6 [là aussi, super à expliquer...] ? C'est pas intéressant, alors !"
Entre docs... D'abord, quand on est un homme, faut faire ses preuves, étant donné que ce métier est d'abord féminin... C'est le cas de beaucoup de métiers de l'enseignement et de métiers du Livre (lors d'un stage en bibliothèque municipale, car j'ai préparé en même temps CAPES et CAFB, j'ai eu droit de la part d'enfants à la remarque : "tu peux bosser ici, t'es pas une femme"... preuve que ces enfants avaient le sens de l'observation !). L'année où je passais le CAPES, une condisciple me dit le plus sérieusement du monde : c'est très bien documentaliste, excellent métier d'appoint pour un deuxième salaire dans un ménage...
Entre docs... Ceux qui sont de la "vieille école", formés sur le tard... y en a de moins en moins... hélas... Ils étaient souvent excellents, ils avaient un vrai sens du métier, ils se sont battus pour sa création, j'en connaissais qui avaient fait le pélerinage au Québec pour voir ce pays où existaient des centres de documentation... Ensuite, il y a ceux (dont moi) des premières années du CAPES, les "années fastes", où on apprenait par coeur la circulaire de 1986, la Loi d'Orientation de 1989 (qui plaçait l'élève an centre du projet éducatif... maintenant, c'est le prof !... enfin, surtout le prof docile qui accepte les heures sup'... c'était le temps de la politique d'établissement et du CDI au coeur de l'EPLE...) et les "Commandements du Lecteur" de Pennac (oui ! oui ! à l'époque on parlait encore de lecture... c'était pas trop ringard), l'informatique était débutante, avec SUPERDOC et MEMOLOG (pour les jeunes : MEMOLOG est à BCDI ce que Windows 3.1 est à Windows XP). On avait une licence généraliste et les épreuves écrites du CAPES doc comportaient une partie disciplinaire. Puis le CAPES actuel, les nouvelles générations... Sans parler des docs par obligation... soit temporairement soit définitivement... anciens profs de matières devenues "inutiles" (allemand, philo...), profs en "reconversion" parce qu'ils avaient "peur des élèves" (c'est vrai que dans les CDI on n'accueille pas d'élèves !!), personnels errants de postes en postes, parfois des aides, on a tout vu : les TUC, les CES, certains AED, etc... les sigles changent, la misère reste et l'amertume de voir des personnels qui dès qu'ils sont un peu formés et prennent goût au métier on leur explique "votre contrat est terminé"... Et le vieux rêve de la création d'un corps de techniciens de la documentation qui prend plus que du plomb dans l'aile...
Entre docs, on se retrouve dans nos différences. On est tous (et toutes surtout !) un peu beaucoup très susceptibles [c'est peut-être pour ça que j'ai choisi ce métier !!]. On n'a pas tous la même vision de l'informatique, comme dans la vraie vie... il y a les inconditionnels des TICE, de l'ENT et tout et tout et les autres, plus circonspects... Parfois, on peut être un peu des deux... Personnellement, et je pense dire là un lieu commun, j'apprécie l'usage de l'informatique en recherche documentaire, j'utilise couramment internet mais je me méfie du "tout informatique", de cette mode qui vise à supprimer systématiquement l'objet livre, le support papier, et à juger les amateurs de livres et autres revues comme de vieux imbéciles ringards. En outre, mes proches le savent, je maîtrise mal ces nouvelles technologies qui créent des besoins sans cesse et nous volent du temps... J'ai attendu les années 2000 pour avoir un téléphone portable, je n'ai toujours pas d'ordinateur à la maison et ne possède un micro-ondes (merci Papa !) que depuis six jours...
Qui sommes-nous, nous les documentalistes de collèges et lycées ? Je crois que nous devons être l'un des corps les plus divers et variés de l'Education nationale ! Et, là, j'ai parlé que de nos origines, de la façon dont on nous voit... pas des pratiques ni du lieu d'exercice... entre le doc impliqué dans plein de projets, celui qui gère son fond à fond, celle qui fait des cours de méthodologie toutes les semaines et toute l'année, celle qui est plutôt tournée vers la lecture... le (la) doc d'un petit collège rural, d'un grand lycée de centre-ville, d'un LEP... il y a un monde chaque fois...
Pour le monde extérieur (car il y a, parait-il, un monde après l'école et surtout autour)... Quand j'étais stagiaire, j'avais renoncé à expliquer mon métier à mes grand-parents. Je leur disais que j'étais bibliothécaire, c'était un mot qu'ils connaissaient. Les jeunes générations connaissent bien le mot documentaliste. Par contre, ils se demandent bien ce que je fais dans un collège... C'est pour moi l'occasion de leur demander ce que eux ils font dans leurs métiers respectifs... car il n'y a pas meilleure réponse qu'une question !! Quand ils réalisent que je suis fonctionnaire et en plus dans l'Education nationale, je cours me cacher... Plus sérieusement, c'est pas facile de résumer notre métier.
Pour nos amis les représentants super VRP qui arrivent avec des grandes valises pleines de livres dans le CDI, nous sommes la personne qui leur dit "désolés, on n'a plus de sous" ou plus rarement "vous tombez bien ! j'ai retrouvé une ligne budgétaire non exploitée"... Par contre, eux-mêmes ne savent pas trop qui on est. Je me souviens d'une représentante de Robert & Nathan (qui avait un temps voulu faire concurrence au Bescherelle) presque choquée que je lui demande un exemplaire de son bouquin pour le CDI (alors qu'elle en avait pour les profs et qu'elle venait de me demander d'assurer la distribution). Je lui ai dit : moi, à la différence des profs, l'exemplaire de démonstration, j'en fais profiter mes élèves et ça vous fait de la pub gratuite !... J'ai aussi connu des représentants me reprochant plus qu'amèrement de ne pas acheter leur méthode pédagogique miracle que tous les autres collèges avaient soi-disant achetée... Je connais aussi des représentants déguisés de BCDI qui avancent masqués mais ne parlons pas des choses qui fâchent...
Tiens, au fait, et l'élève, comment il nous voit ? Moi, depuis une dizaine d'années, et dans les différents endroits où je suis passé, ils m'appellent tous "profs de CDI"... Cool ! C'est sans doute eux qui ont raison, et moi, ce titre, il me plaît bien... L'occasion de vous renvoyer, en conclusion de cette réflexion existentielle (!), à un texte écrit jadis pour l'ADBEN Corsica il y a quelques années et que j'avais mis en ligne sur mon blog personnel... http://superdocforeverisback.blogspot.com/2005/09/variations-autour-du-mtier-de.html
Post-scriptum... Un petit clin d'oeil à propos de la circulaire de mission qui définit notre métier et qui date de 1986...
On ne le rappelle jamais assez... La circulaire qui définit les missions du documentaliste-bibliothécaire, devenu depuis professeur-documentaliste (avec la création du CAPES à la fin des Années 1980) date de 1986... Ouh ! la ! la ! que de souvenirs ! Pour ma part... année de première puis de terminale avec un million de lycéens dans la rue contre Devaquet... C'est vraiment loin... Les ordinateurs n'existaient presque pas, internet encore moins, les CD arrivaient juste, les cassettes VHS venaient de supplanter les Bétamax..., les profs utilisaient des magnétophones à bande, des images fixes et des ronéos à stencyles (ah ! la bonne vieille odeur d'alcool du matin !)... Pour dire comme c'est vieux, notre président Nicolas S. n'était pas encore au gouvernement... Que faisait-il ? En 1986, Nicolas Sarkozy était délégué interministériel pour les énergies et le nucléaire et c’est lui qui a orchestré en coulisses, le célèbre arrêt du nuage de Tchernobyl aux portes de la France... Authentique ! Pour revenir à notre chère circulaire, il est vraiment temps qu'on l'actualise !!...
C'est rien... Juste de l'humour désabusé de documentaliste...
Nota-Bene, toujours à propos de cette fameuse circulaire de 1986... une collègue estimait (à juste titre) que cette circulaire permettait de distinguer le professeur-documentaliste du documentaliste d'entreprise ou d'établissement public... tout en ajoutant qu'une refonte de la dite circulaire était nécessaire... Je me suis permis de faire les remarques suivantes à ce propos...
La refonte (voire la refondation ?) de la circulaire de 1986 est plus qu'urgente ! Depuis tant d'années qu'on en entend parler... Par contre, je rejoins complètement la collègue quand elle dit que la circulaire définissait bien les missions du documentaliste-bibliothécaire (notre ancien nom, précision pour les plus jeunes...) et n'était pas un simple fourre-tout. Mais il y a un vrai problème quand on voit que cette circulaire a 22 ans, et c'est pour ça que j'ai plaisanté un peu sur ce qui a changé en 22 ans... notamment en documentation-information où, pour le coup et même si je suis un grand défenseur du support papier devant l'Eternel, l'évolution ou plutôt la révolution des techniques a plus que profondément changé voire bouleversé le métier... Et on n'en est qu'au début, de cette révolution numérique qui est (n'ayons pas peur des mots ! et c'est pas moi qui l'invente !) aussi importante que l'invention de l'imprimerie. Depuis des années que l'on planche sur l'évolution du métier il serait temps de le transcrire dans les textes. De même, si l'arrivée du numérique est un fait, il faut aussi se poser les questions de sa pérennité (notamment en ce qui concerne l'archivage... les CD qui ont une durée de vie limitée, les clés USB et autres disques durs amovibles qui peuvent "craquer" par simple erreur de manipulation...), de ses limites, de ses "risques" (bien que je n'aime pas le mot qui sous-entend une crainte face au "progrès technologique")...
La révolution numérique n'en est qu'à ses débuts et personne n'en soupçonne toutes les conséquences, ne serait-ce qu'à court terme... la disparition des manuels scolaires d'ici moins de dix ans (ah ! les vieux trolls seront bien malheureux ! ainsi que les dinosaures... ne cherchez pas, c'est de l'humour de documentalistes !!), les archives uniquement numériques avec le risque de disparition rapide des dites archives, la sur-information et la sur-manipulation du web 2.0 voire prochainement 3.0... le risque de méga-panne, de méga-plantage... la suppression des postes de documentaliste dans les petits collèges (avec l'informatisation des fonds on n'aura plus du tout à justifier un doc pour moins de 200 élèves surtout si les documents sont eux aussi tous accessibles en ligne voire seulement en ligne)... peut-être la suppression de certains postes enseignants avec le télé-enseignement... Tout ça demande réflexion ! Là, pour la jouer fan de JL Durpaire, le documentaliste comme "conseiller technique" non seulement du chef d'établissement mais de toute la communauté scolaire trouve pleinement sa place : engager la réflexion sur les ENT, les TICE, pas seulement dire que c'est bien ou pas bien (car, de toute façon, on y va, avec ou sans nous) mais expliquer les tenants et les aboutissants, éclairer les collègues enseignants et informer les élèves voire les parents... Du boulot en perspective !!! Et pas qu'un peu !!!

dimanche 14 septembre 2008

Souvenir d'Indochine

Cette semaine, mon père m'a rapporté de Nice quelques affaires qui appartenaient à ma grand-mère Lucienne, des objets qu'elle avait rapportés d'Indochine où elle avait vécu avant 1954... Un joli coffre en bois laqué (et pas un objet en toc comme on en trouve tant maintenant dans les magasins de déco...) qui contient trois superbes pipes à opium (ma grand-mère m'a toujours assuré n'avoir jamais essayé l'or brun... hm !) et deux magnifiques théières japonaises... Désormais, le salon de mon appartement prend une autre dimension...
Le 2 août, Valérie et moi nous sommes rendus à Noyant-d'Allier pour la Fête de la Pagode... Noyant-d'Allier ? Un charmant village entre Souvigny et Tronget. Ce village fut l'un de ceux où se développa au début du XXème siècle l'industrie minière. Pour exploiter la mine on fit appel à des travailleurs polonais. Quand la mine ferma, les maisons qui logeaient les mineurs devinrent inusitées. Après l'indépendance de l'Indochine, elles hébergèrent près de 2000 rapatriés... Ainsi, Noyant d'Allier prit des couleurs indochinoises... L'Association des Bouddhistes de Noyant fit édifier dans les Années 1980 une pagode...
Ma grand-mère Lucienne aimait à se rendre à Noyant chaque fois qu'elle venait voir son fils André à Moulins. De son côté, ma mère avait connu dans son enfance le Cambodge puisque mon grand-père maternel fut un moment proviseur à Phnom Penh. Quant à l'oncle de ma mère, mon Tonton Michel (dont je garde précieusement la Bible), il était moine missionnaire en Extrême-Orient et vécut quelques années derrière les barreaux des geôles de Mao... Ainsi, pour des raisons diverses et variées, ma famille proche a toujours eu une affection particulière pour le village de Noyant, un peu d'Indochine au coeur de l'Allier...
Pour ma part, je n'ai connu Noyant que la trentaine venue. Je m'y suis rendu l'été 2000 avec mes parents... A l'époque, je vivais à Luri et j'étais monté deux semaines en terre bourbonnaise... Je garde de cette première visite à la Pagode un souvenir ému. C'était la première fois où j'avais remarqué chez ma mère des tremblements et quelques regards révélant le désarroi face à la maladie insinueuse qui ne disait pas encore son nom.. Ce jour-là, je compris combien la vie est fragile. A la Pagode, mes parents et moi avions dégusté du thé au jasmin en mangeant des friandises au gingembre... Par ailleurs, j'ai alors acheté à Noyant trois cartes postales de la Pagode pour mes amis de Corse qui ne croyaient pas à l'existence d'une Pagode en Bourbonnais... Maria, Gilles et Jean-Michel se reconnaîtront... Pour ma part, j'ai rapporté ce jour là une médaille qui depuis ne quitte plus ma voiture...
Je ne savais pas alors qu'un jour j'allais travailler à Tronget, à une dizaine de kilomètres de Noyant, et que j'aurais de nombreux élèves venant de ce village... Depuis mon retour en Allier en 2004, je me suis souvent rendu à Noyant dont j'apprécie et la pagode et l'ancienne mine et les magnifiques paysages environnants. Le 2 août 2008, j'ai fait découvrir à ma douce et tendre ce bout d'Indochine au coeur de l'Allier... Depuis, j'avais décidé de mettre en ligne quelques photos prises ce jour-là... Et puis, une chose en entraînant l'autre, je n'avais pas eu le temps de réaliser mon petit reportage photoblog... De retrouver les objets de ma grand-mère a ravivé en moi ce souvenir d'Indochine, une Indochine que je n'ai jamais connue...
Enfin, je ne saurais clore ce petit texte sans citer un de mes groupes corses préférés, I Chjami Aghjalesi, dont l'une des chansons, "U Mare di China", m'a toujours inspiré... Le rapport entre la Corse et l'Indochine ? Les Corses ont toujours été très nombreux dans la Coloniale, à servir la Métropole par delà les mers... C'était une autre époque... Dans ma propre famille, mon arrière grand père de Peri était parti, lui, en Nouvelle Calédonie où mon grand-père passa sa petite enfance et fut déchiré intérieurement par les rapports tendus entre Canaques et Caldoches. De nombreux Corses allèrent tenter leur chance en Indochine... Dans les Années 1930, il y eut jusqu'à 25 % d'officiers coloniaux qui étaient corses (l'exposition "Corse-Colonies" avait rendu hommage à ces hommes à Corte il y a quelques années) et l'un des journaux de Saïgon était directement publié... en langue corse...
Vous pouvez retrouver une "mise en images" de cette superbe chanson sur
Je dédie ce petit reportage photo évidemment à ma grand-mère Lucienne mais également à mon oncle Michel et aussi et surtout à mes parents... Ma mère est dans un bien triste état, prisonnière de son corps. Elle a essayé de prononcer mon prénom avant-hier... Elle ne l'avait pas fait depuis bien six mois... C'est si dur de la voir ainsi clouée dans son lit, refusant de s'alimenter et pleurant dès qu'elle prend conscience de la présence d'un visiteur... Et je pense plus encore à elle en ce temps de visite du Pape à Lourdes, où elle s'était rendue pour la dernière fois voilà deux ans, mais aussi à chacune de mes répétitions de théâtre... Elle m'a vu sur scène à chacune de mes pièces, elle ne viendra pas cette année...

La plaque commémorative :
"Souviens-toi l'Indochine"...


L'entrée de la Pagode...



La Pagode


Votre serviteur devant la Pagode
(merci à Valérie pour toutes les photos !)


Bouddha enseignant à ses disciples...



Un peu d'Indochine en Bourbonnais...
En conclusion de cet article...
Les paroles de la chanson "U Mare di China"...
Eramu una bella squadra
È tuttu era in cumunu
Ma spessu venia a ladra
A sera ne mancava unu.
È la luna chì splendia
Sopr'à u mare di china !
Pienghjiamu acciucciulati
Mezu à le rise è le cantate
Eppò li pienti siccati
Muria ogni lindumane.
E paghjelle in li caffè
Quandu sparia lu sole
D'induve noi u piacè
Venia carcu di fole.
T'arricordi a notte nuvella
E briachine guasi à more
È quelle donne à brusgia pella
È quelle donne à brusgia core.
Esciamu à ghjornu chjaru
Imbalsamati di vapori
Tutti ci paria raru
È cambiavanu li culori.
Ma lu sole ci fraiava
Cum'è palle infiarate...
Ma lu sole ci fraiava
Cum'è palle infiarate...

jeudi 11 septembre 2008

Deux ans et neuf mois plus tard...

Bon, vous le savez bien, je suis d'un naturel nostalgique et peut-être un peu égocentrique... En tout cas, je tiens ce blog depuis trois ans... et deux jours... On le saura ! Il me sert de "défouloir" parfois, d'exercice à m'entraîner à écrire et aussi tout simplement d'album photo voire de pense-bête : j'y note des idées, des liens vers des sites, etc..
Ainsi, effectuant une recherche à propos de ce que j'avais écrit sur la musique de film et Nino Rota (suite à un mail d'une personne rencontrée ce jour sur Copains d'Avant et qui se reconnaîtra ! quelqu'un qui apprécie Nino Rota donc mais aussi Bernard Herrmann, Lalo Schifrin, Philippe Sarde ou encore Ryuichi Sakamoto et Cocteau Twins !), je suis retombé sur le mois de janvier 2006...
C'était alors mes derniers jours à Deux-Chaises, j'avais commencé à perdre du poids, je venais de jouer dans "Un Fil à la Patte"... Vous pouvez d'ailleurs trouver en ligne tout un superbe reportage photo sur cette aventure qui reste pour moi un très grand souvenir en allant vous balader du côté de
2006_01_01_archive.html
On y voit Françoise dans une superbe robe rouge. Les photos avaient été faites par Fred de Ceyrat alias Docteur Freyd. C'est bien sympa de revoir tout ça !...
On retrouve aussi pour ce mois de janvier 2006 des réflexions sur pourquoi j'écris un blog (décidément, c'est récurrent !), une tentative de portrait de mon grand-père, quelques poèmes, une nouvelle écrite alors que j'étais étudiant et même des notes de concert...
Bref, c'est très très intéressant ! Moi-même, ça me surprend, et puis l'aventure du Fil à la Patte fut tellement riche, le début du retour à une vie sociale, en perdant du poids, en retournant m'installer en ville (même si Moulins est une petite ville)... Bref... Ce fut bien plus qu'une simple pièce de théâtre...

mardi 9 septembre 2008

Trois ans bien remplis !

Trois ans... Enfin ! Déjà ! Et, je viens de le voir sur le "tableau de bord" de mon blog, c'est le 377ème texte "publié"... Pour commencer dans la rubrique nostalgie et clins d'oeil aux débuts de ce blog très très bringuebalants... non pas le premier mais les quatre premiers textes publiés... Ils sont très courts... mais très prometteurs (oups !)... tous en date du 9 septembre 2005...
Le tout premier article, intitulé "Premier Contact" :
Premier contact ! c'est le titre français du pilote de la série "Amicalement Vôtre"... Petit clin d'oeil pour un blog qui sera, j'espère, amicalement vôtre... Je débarque, je n'y connais rien, c'est une grande aventure... A suivre !!!
Deuxième article, "Episode II" :
Bon, voilà, j'ai essayé de commencer à personnaliser cette page blog... C'est pas encore génial, loin de là, mais c'est le début du début... On y croit, on est motivés !!!
Troisième article, "La Honte du Web" :
Salute !
Vous voulez voir le blog le plus mauvais de la galaxie, ou plutôt la plus mauvaise ébauche même pas digne d'un brouillon ?... Allez, j'ose : http://superdocforever.blogspot.com/ [adresse depuis modifiée]
Je vous demande même pas d'être indulgents, c'est d'une telle évidence... Enfin, bon, c'est appelé à se développer, relancer la Néo-Décadence entre autres, développer la Star Wars Attitude, la Galactico-dépendance autrement appelée la Lucasite aigue, sans oublier le syndrome Teddy Bear... Je compte sur vos (terribles) commentaires !!
Et nous finaliserons le concept à défaut de conceptualiser la finalisation...
Superdoc alias Madjeff a.k.a Léon-Joseph Kronstadt ou même André Ford (et vive la schizophrénie)
P.S. : J'ai démarré ce blog en dix minutes... Je suis (presque) excusable...
Quatrième article, "La Guerre des Etoiles : La vraie Traduction" :
La traduction du prologue de Star Wars était erronée : voici la version française traduite correctement... (cette traduction authentique date du 30 mai 2005, le lendemain d'un fameux référendum...)
"C'est une époque d'avant-guerre civile. Partout à travers l'Union, les Républiques font sécession. En France, le Seigneur Sith Dark Villepin prend officiellement le pouvoir avec le Comte Sarko. En Poitou, terre de Raffarin le Hutt, la Princesse Ségolène Royal détient les clés du retour de la paix dans l'Union... Le mercenaire Emmanuelli et le fermier Besancenot sauront-ils éviter la bascule du Côté Obscur ?..." [on était quelques mois après le fameux "non" de la France... c'est loin, tout ça !!]
Toujours en ce mois de septembre 2005, j'avais publié un article intitulé "L'Ordre règne à Sarkoland"... Nicolas était alors ministre de l'Intérieur. En novembre 2005, j'avais rédigé "L'Ordre ne règne plus à Sarkoland" (j'avais d'ailleurs eu un commentaire d'un certain Alain Juppé... si ! si !)... c'était l'époque des voitures brûlées dans les banlieues... J'avais aussi rédigé un texte où je déplorais que le 11 novembre devienne une date banale et disparaisse de la mémoire collective de notre société. De jeter un coup d'oeil sur ces textes qui ont trois ans m'a quelques instants replongé dans cette période de ma vie que j'avais (déjà) oubliée... Un blog, comme tout journal de bord, c'est aussi (d'abord ?) un moyen de se souvenir... A propos de souvenir, je mettrai en post-face de ce 377ème article mon texte sur ma mère, "Aloïs", également écrit en novembre 2005.
Mais venons-en au 9 septembre 2008... Comme vous avez pu le constater, mon blog a commencé pianissimo... J'ai mis plusieurs mois avant de savoir mettre une photo en ligne, par exemple... Quant à l'idée même d'écrire un blog, elle m'est venue de Poitrenette (pseudo choisi pour un fameux joueur de rugby du Stade Toulousain), qui était en 2004/2005 une de mes élèves de troisième à Tronget. C'était l'une de mes premières élèves (après Sarah de Macinagggio) à me parler d'un blog et elle m'invita à aller déposer des commentaires sur le sien.
J'ai donc demandé à Poitrenette, devenue ma Marraine de Blog, de m'écrire un petit texte pour le troisième anniversaire de mon blog... ce qu'elle a fait, au-delà de toutes mes espérances, puisqu'elle a écrit un long texte très touchant que je vous retranscris en intégralité ci-dessous...
Tout d'abord pardon... je sais que ce commentaire aurait du venir plus tôt, mais le temps manque un peu pour vagabonder sur internet ces temps-ci, j'avoue. Et oui, ça prend du temps la transformation en étudiante !
Et puis, au moins j'ai attendu l'article propice, un article dédié à moi... Merci, merci beaucoup, ça fait toujours chaud au coeur de lire que je suis la marraine de ce blog.
D'ailleurs, bien souvent je me fais la réflexion que c'est bien trop d'honneur... Parce que, bien que je tienne un blog moi aussi, il est bien différent de celui du doc et pour beaucoup, je pense, moins intéressant. Je ne pourrais jamais raconter ce que je vis aussi "réellement". Ici, c'est agréable à lire, et on reconnait les talents du littéraire... Cette facilité à poser les mots, et pour nous le plaisir de les lire. Il n'y a pas à discuter sur ça, le doc sait écrire...
Et je pense que c'est important que des personnes avec ce talent tiennent un blog, ou quelque chose d'autre, mais quelque chose qui rende compte de leur talent. Je suis persuadée qu'un talent, quel qu'il soit, est fait pour servir, un talent caché est un talent inutile.
Mon blog n'est que l'étalage de mes états d'âmes du moment, mais surtout un endroit où je peux rendre compte de mon attachement à certaines choses et surtout certaines personnes. Ici, c'est plus l'étalage d'une vie toute entière, tellement bien racontée.
Alors finalement qui de nous deux est le meilleur bloggeur ?
En fait, il n'y en a pas, parce que ça n'existe pas, le meilleur bloggeur. Si on racontait tous la même chose on pourrait comparer, mais là ce n'est pas le cas, chacun raconte ce qu'il a envie et si on prend le temps (parce qu'il en faut !) de transcrire toutes ces pensées c'est d'abord pour nous-mêmes.
Donc surtout restons indifférents à toute critique péjorative... Ceux-là sont trop pudiques pour laisser un bout de leur vie quelque part ?? Tant pis pour eux...
En attendant, moi, je trouve que ça fait le plus grand bien de pouvoir retranscrire à l'écrit certains sentiments qu'on ne peut recracher oralement... Alors, je suis simplement fière de vous avoir donné goût à ce petit plaisir. D'autant plus fière que c'est si bien executé...
Il y a du talent derrière cet écran, alors continuez à blogger, M. Le bloggeur !
Et évidemment bon anniversaire à cet endroit !
La marraine.
Il est évident que ce texte m'a énormément touché. Poitrenette est plus que trop modeste car son blog est très bien, varié, un "patchwork" de sa vie, avec des photos, des textes de chansons, des réflexions plus personnelles et très bien écrites... En outre, son blog permet de voir son évolution sur plusieurs années... C'est d'ailleurs l'un des principaux intérêts d'un blog... C'est intéressant pour les autres qui nous voient évoluer et qui voient, n'ayons pas peur des mots, une pensée évoluer, une réflexion prendre forme. C'est également intéressant pour "l'auteur du blog" qui peut ainsi de temps en temps mesurer le chemin parcouru. Et puis un blog, c'est en tout comme ça que moi je le conçois, est un moyen de garder le contact avec des amis que l'on ne voit pas souvent, l'occasion de les tenir au courant de ce que l'on devient... Alors, oui, c'est plus "impersonnel" qu'un coup de fil, qu'une lettre, qu'un mail, qu'un SMS mais "c'est déjà ça" comme dirait l'autre.
Il est finalement assez facile voire très facile de "créer" un blog. Après tout, au départ, pour moi, ce n'était qu'un pari : voir et montrer que j'arrivais à le faire (j'ai toujours eu un gros complexe face aux nouvelles technologies)... Il est bien plus dur de l'entretenir, de le faire vivre. La plupart des blogs ne passe pas le cap des trois mois.
Celui de Poitrenette dure depuis... le 8 mars 2005... Allez le voir : http://poitrenette.skyrock.com/
Puisque c'est l'occasion de citer d'autres blogs... Je me permettrai de nouveau de vous inviter à aller visiter le blog de Mister Johan. Johan, étonnante coïncidence, fut également mon élève, en classe de 3ème aussi, mais au collège de Luri, en 1999/2000... Il tient son actuel blog depuis janvier 2007, son précédent blog ayant fonctionné de janvier 2006 à mai 2007... Là aussi, j'ai pu voir l'évolution de son blog, particulièrement intéressant et touchant...
http://friendsoukaamelott.over-blog.com/ (son ancien blog, pour lequel j'avoue avoir beaucoup d'affection)
Pour ma part, de tenir un blog personnel m'a donné envie d'en créer un pour mon collège, qui a maintenant deux ans et dont je suis particulièrement fier : http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/ et aussi un autre dédié spécialement à mon séjour en Allemagne en avril 2007 : http://amtzell2007.blogspot.com/
Pour rester dans la période de la congratulation et de l'auto-satisfaction... Après tout, un anniversaire, c'est fait pour recevoir des cadeaux... Je citerai donc le commentaire de Mireille : "Et à chaque fois tellement de facilité pour écrire. Que d'inspiration. Bravo. A bientôt"
Je citerai aussi des extraits d'un mail de ma cousine Christine : "Je suis d'accord avec Gérard et ses élèves sur le fait qu'il n'est pas forcément nécessaire d'avoir une vie intéressante pour écrire une autobiographie. Je trouve cependant que tu n'as pas une vie si inintéressante que ça, au contraire je la trouve plutôt bien remplie, diversifiée et mouvementée. (...) Sinon, tant qu'on est dans les aveux j'ai toujours dit à [mon mari] que j'étais très admirative par rapport à ta manière de t'exprimer, d'écrire même si je n'appréciais pas plus que ça tous ces mails communs et impersonnels, moi je dis respect. Ta soeur et Françoise notre cousine se défendent pas mal aussi, ça sert à ça les études me diras tu et je te dirais que tu as raison." En l'occurence, je suis très flatté par les propos de ma cousine mais je ne pense pas que les études aident à écrire. C'est d'écrire souvent qui aide à écrire, lire aussi dans une moindre mesure et parfois (mais rarement) vivre... C'est en écrivant que l'on apprend à écrire... C'est d'ailleurs l'une des raisons qui me fait continuer à tenir ce blog : m'entraîner inlassablement à écrire pour essayer de m'améliorer autant que je le peux. Plus on court plus on sait court, en tout cas mieux on court, c'est pareil pour de nombreuses activités, l'écriture y compris.
Je terminerai dans les propos d'anniversaire par un extrait de la carte envoyée par ma douce et tendre : "3 ans ... mais quelle richesse ! Joyeux anniversaire pour ton blog (...) ! J'espère que tu le continueras encore longtemps, pour le plus grand plaisir de tous tes lecteurs, assidus ou non."
L'occasion pour moi d'évoquer brièvement le dernier week-end passé en la compagnie de ma bien-aimée. Le samedi, nous sommes allés au cinéma voir "Bons Baisers de Bruges"... Une vraie très bonne surprise ! Le film noir par excellence, l'histoire de deux tueurs à gages irlandais un peu paumés (surtout le plus jeune d'entre eux, Colin Farrell, excellent !) qui doivent s'exiler temporairement à Bruges en attendant des nouvelles de leur chef (Ralph Fiennes, totalement halluciné) qui demandera finalement à l'un d'entre eux d'exécuter l'autre... Un film qui démarre tranquillement mais qui sait faire monter la tension jusqu'à l'affrontement final (mais toujours avec une note d'humour et de second degré), digne de la tragédie grecque et des grands westerns, car nul ne peut échapper à son destin... Parmi les acteurs (tous remarquables), à noter la lumineuse Clémence Poésy. La bande originale de ce thriller excellement construit est remarquable, elle est signée Carter Burwell. Bon, ce film n'est plus à l'affiche (il est sorti à Paris en juin) mais ne le ratez pas à sa sortie DVD ou lors d'un passage TV !!
Valérie, constatant ma passion actuelle pour la philo, m'a offert le bouquin "Platon et son ornithorynque entrent dans un bar... : La philosophie expliquée par les blagues (sans blague ?)"... tout un programme ! J'aurai certainement l'occasion de vous en reparler.
Le dimanche, ma douce et tendre m'a donné la réplique pour m'aider à réviser ma pièce de théâtre. L'après-midi, après le resto, nous avons revu en DVD l'excellentissime délire "Y a-t-il un Pilote dans l'Avion" où Leslie Nielsen commençait une deuxième carrière dans les films délirants (comme "Y a-t-il un Flic pour sauver la Reine" qui me fait chaque fois hurler de rire)... Les moments de bonheur sont souvent difficiles à écrire. On ne trouve pas facilement les mots pour dire qu'on est bien... Je me contenterai d'écrire "C'était bien" comme le fit si bien Bourvil en évoquant son petit bal perdu...
Avant que de conclure, je me hasarderai à vous conseiller, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, d'aller faire un tour sur le site "Copains d'Avant". C'est très bien fait, un moyen très sympa de garder contact avec des amis et d'en retrouver d'autres... J'ai ainsi eu des nouvelles de camarades de l'école primaire dont je n'avais pas de nouvelles depuis près de trente ans.
Voilà. Mon blog a trois ans et toutes ses dents... Merci à toutes et tous qui me lisez, m'encouragez, me critiquez, ce blog vous est dédié.
Je terminerai donc par le texte "Aloïs" consacré à ma mère.
Maman, chaque jour tu disparais un peu plus
Chaque jour, ton cerveau rétrécit
Et le monde pour toi n’est plus qu’un théâtre d’ombres.
La somme de tes peurs hante mes jours et mes nuits.
Comment pourrais-je t’aider ?
Comment même essayer d’écrire ce que je ressens ?
Tu te perds dans la maison et tu te perds dans ta tête.
Un jour prochain tu ne connaîtras plus mon nom.
En quelques mois ton état s’est terriblement dégradé.
J’étais revenu pour te retrouver et à mon tour je me perds.
Souvent, tu restes là, triste et désemparée,
Tu connais l’inéluctabilité de ton destin...
Sinistre compte à rebours :
Demain peut-être ?
Et tu commences à chercher tes mots
Et tu sens le vide sous tes pieds.
Le sentiment de chute est la pire des terreurs
Et cette araignée qui tisse sa toile dans ta tête
Dévorant chaque jour plus de neurones
Et se régalant avec ton âme...
Et la société s’en fout,
Tu n’as que soixante ans,
Elle est belle, la vie !
Mais pas pour toi, pas pour nous.
Maman, ne pars pas trop vite.
On a encore tant à vivre.
(2 novembre 2005)

vendredi 5 septembre 2008

Presque trois ans...

Le texte qui suit, qui précède les trois ans de mon blog, est dédié à la marraine de ce blog, Poitrenette... Voilà donc trois ans que je me suis lancé dans l'aventure blog, dans "l'exhibitionnisme virtuel", "le narcissisme en ligne", mais aussi le retour sur soi (parfois), les coups de gueule et coups de coeur (souvent), et puis surtout s'entraîner à écrire, parce que c'est vital pour pour moi et parce que certain(e)s d'entre vous m'accordent, m'ont accordé, m'accorderont leur confiance... J'aimerais écrire autre chose qu'un blog, j'en suis pour le moment bien incapable. J'ai écrit dans ma "jeunesse" des nouvelles mais très peu et elles étaient moyennes. J'ai écrit des poèmes, certains médiocres, d'autres pas trop mal, puis l'inspiration s'est tarie même avec deux grammes d'alcool... J'ai écrit des journaux intimes qui ont tous fini au panier... Je m'essaie parfois à des articles courts, souvent polémiques. Un jour, grâce à Poitrenette, j'ai découvert le blog, ce journal intime public qui permet de se retrouver, de trouver les autres, qui permet aux autres de se trouver... car je suis intimement persuadé que c'est ce qui est particulier qui est finalement universel... Des auteurs comme Montaigne (loin de moi l'idée d'imaginer oser me comparer à lui) ont très bien expliqué l'intérêt de l'auto-portrait... Je l'ai déjà cité : «Je suis moi-même la matière de mon livre, je veux qu’on m’y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice». C'est là ma seule réponse aux personnes qui écrivent (sans signer) à propos de mon blog : "Trois ans de blog, trois ans de récits inintéressants et barbares." Pour ma part, comme dirait Brel : "je persiste et signe". Je suis Jean-François P., bloggueur irrégulier, pas fier de ce qu'il écrit mais qui n'en a pas honte non plus, qui essaie de décrire (parfois) ses états d'âme, (souvent) ses passions, le tout en évitant autant que possible les fautes d'orthographe et de style...
Pour finir sur cette tentative de justification de ma démarche, je me permet de citer de nouveau Gérard, mon ancien professeur de français et de grec, qui m'a toujours encouragé à écrire, avec une réelle constance... Ces propos, qu'on peut retrouver dans leur contexte en cliquant sur le lien suivant http://superdocforeverisback.blogspot.com/2007/03/bons-baisers-du-bourbonnais.html , ces propos donc, les voici : "il y a déjà pas mal de temps que je n'ai pas eu le temps de passer au CDI lire ton blog, si bien que ce n'est qu'aujourd'hui que je découvre la page où tu annonces que tu souhaites interrompre ce que tu as fait jusqu'à présent. Je comprends fort bien ton désir et les raisons par lesquelles tu le justifies. Laisse-moi aussi te redire qu'il y a sûrement peu de blogs aussi bien écrits, aussi sincères, aussi intéressants à lire que le tien. Mes élèves et moi, nous nous sommes demandés cet après-midi, dans le cadre du cours de français, s'il était nécessaire d'avoir une vie intéressante pour que l'autobiographie soit, elle, intéressante. La réponse a été définitive : non ! Et je te le redis, même si tu trouves que ta vie manque d'intérêt, la façon dont tu en parles suffit à donner beaucoup de poids à ce que tu écris sur cet écran. Je respecte évidemment ton choix, et je le comprends, mais je regretterai beaucoup de ne plus te suivre aussi bien." J'ajouterai, en clin d'oeil à une collègue de français de Tronget partie un peu plus au sud et qui elle-même s'est fixée pour règle de ne jamais lire les blogs, un extrait d'une lettre qu'elle m'avait écrite cet été... "Je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'écrire te soulage, j'ai toujours ressenti cela lorsque je jetais sur le papier mes rages et mes états d'âme. Ca me reprend encore de temps en temps mais je ne tiens ni blog, ni journal intime, c'est plus au coup par coup. En parlant de ça, oui, j'ai lu ta page de blog, j'espère que tu mesures à quel point j'ai fait violence à ma nature ! Quant à passer à l'écriture de fiction, il n'y pas grand chose à faire : modifier quelques noms, lieux et dates et arranger un peu les faits pour les rendre plus cocasses, tragiques ou percutants… et voilà ! " Alors, à bientôt les aventures de Superdoc en série noire ou en roman de SF ? Et pourquoi pas ?...
Enfin, en "post-face", et pour fêter par anticipation, les trois ans... un petit jeu auquel j'aime me livrer de temps à autre... le questionnaire type questionnaire de Proust, le portrait chinois, etc... Il en existe une variété infinie. J'en ai pris un au hasard. Je me suis fixé pour règle de répondre vite et sans donner d'explication... Attention ! Tout est possible...
Si j'étais...
Une saison : l'automne.
Un pays : l'Ecosse.
Une ville : Quimper.
Un lieu : Macinaggio.
Une planète : Saturne.
Un lieu de vacances : Macinaggio.
Un moyen de transport : un VTT.
Un animal : un chimpanzé.
Une fleur : une rose jaune.
Un dessert : un brownie qui baigne dans la sauce hotfudge.
Un plat : du porc au caramel.
Une odeur : les herbes de Provence légèrement grillées.
Un bruit : le crépitement du bois dans la cheminée.
Une couleur : jaune orangé.
La pièce d'une maison : une bibliothèque.
Une partie du corps : les mains.
Un instrument de musique : un violoncelle.
Un livre : "Les Consolations de la Philosophie" et la Bible "King James Version" (je sais, on a pas le droit de donner deux réponses, mais je le prend, et toc !).
Un mot : "Donner".
Une fête : Thanksgiving.
Une époque : Londres à la fin du XIXème.
Un dessin animé : "Brisby et le Secret de Nimh".
Un héros de fiction : Sherlock Holmes.
Un héros de l'Histoire : Socrate.
Un coup de gueule : "Sarko, tu te calmes, un peu ! non mais !"
Un sportif : Zinedine Zidane.
Un humoriste : Alex Métayer.
Un film : "Un Jour sans Fin".
Un feuilleton : "Boston Public".
Un acteur : Harrison Ford.
Une actrice : Eva Green.
Une chanson : "With or without You".
Un album : "Sergent Pepper's lonely Hearts Club Band".
Un groupe : Madness.
Un chanteur : Freddie Mercury.
Une chanteuse : aucune.
Un proverbe : "Honni soit qui mal y pense".
Une qualité : la ténacité.
Un défaut : la ténacité.
Une voiture : la 206 CC.
Un phénomène naturel : le crachin breton.
Une épitaphe : "Pour une fois que j'aurai pas à mettre le réveil"...

jeudi 4 septembre 2008

4 septembre 2008

4 septembre... Date ô combien républicaine !... 4 septembre premier "vrai" jour de rentrée au collège... un vrai temps de rentrée avec un petit crachin ma foi fort sympathique qui donne envie de rester blotti chez soi au coin du feu avec un chat sur les genoux en lisant un bon bouquin... Pour ce qui est du feu de bois, encore faut-il avoir une cheminée (avec les risques d'une intrusion du Père Noël !), ce qui n'est pas mon cas. Pour ce qui est du chat, je n'en ai pas, même si je m'occupe actuellement du chat de mes parents, le lunatique (comme tous les chats) Joey, pour qui je suis l'homme du thon (mon côté Belle Illoise, certainement !!). Enfin, pour ce qui est du bon bouquin... après avoir dévoré "Les Consolations de la Philosophie" (que je recommande à tout le monde !), je suis depuis trois semaines sur une série noire de Carter Brown (et non Fredric Brown ou Dan Brown, c'est un autre Brown... découvert justement parce que j'avais cherché des bouquins des deux précédents), "On demande une victime"... C'est un bon roman mais je n'arrive pas à avancer, je m'endors lamentablement dessus chaque soir et je dois reprendre toujours quelques pages auparavant le lendemain parce que je ne sais plus qui est qui...
La rentrée... Joie de retrouver le collège, les collègues, les élèves... Plaisir de retrouver mon CDI... mon antre ! Et c'est aussi la rentrée de mon blog du collège, le blog qui est vraiment cher à mon coeur... http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/
C'est également ma rentrée sportive... Certes, pendant les vacances, et grâce à Valérie, j'avais fait un peu de natation à la piscine... euh... pardon... au centre aqualudique de Montluçon. Mais je n'avais pas rendu visite à ma chère salle de sport depuis plus de deux mois... Hier, c'était la "reprise" et ce fut et c'est toujours assez douloureux... J'ai mal à des muscles dont je ne savais même plus qu'ils existaient !! Et, comme je suis maso, ce soir, reprise du badminton avec Françoise... Demain, je n'aurai plus de bras droit, pour sûr ! Faudra bien aussi que je reprenne les footings, surtout si je veux être prêt pour le cross du collège...
Rentrée théâtrale avec La Nouvelle Rampe... Les répétitions de "Chat en Poche" deviennent bi-hebdomadaires... Il faut dire que l'échéance se rapproche : mardi 4 novembre à 15h et 20h30 et jeudi 6 novembre à 20h30 au Théâtre de Moulins. C'est la troisième fois que je joue une pièce de Feydeau (j'avais auparavant joué dans "Le Dindon" et dans "Un Fil à la Patte") et j'avoue que celle-là est particulièrement délirante, annonçant le théâtre de l'absurde, avec des répliques savoureuses qui fusent régulièrement.
A part ça, ben, je suis allé voir au cinéma "The Clone Wars"... Une vraie bonne surprise que ce film d'animation, "spin off" de la saga "Star Wars".... Une histoire qui tient la route, beaucoup d'humour, une animation tout à fait acceptable... J'ai également vu "La Momie 3 : La Tombe de l'Empereur Dragon". Là aussi, une vraie bonne surprise. Un film beaucoup plus amusant et plus efficace que le poussif "Indiana Jones 4" qui m'a malgré tout déçu alors que je l'attendais tellement (et peut-être parce que je l'attendais énormément ?). Une déception cinématographique fut le deuxième long métrage de "X-Files" : "Régénération". Là aussi, peut-être en attendais-je trop, fan que je suis du duo Mulder-Scully ? Puisqu'on est passé du cinéma aux séries, j'ai un vrai coup de foudre pour "Esprits criminels"... Vous me direz que cette série n'est pas une nouveauté. Certes. Mais elle passe maintenant à des heures humaines (moi, après 22h, il n'y a plus personne, surtout quand il y a école le lendemain !!). Et j'avoue être captivé par cette série rythmée qui sait mêler habilement action, psychologie et émotion... J'y retrouve les ingrédients qui me plaisent dans "Cold Case" et dans une moindre mesure dans "FBI protés disparus"... A contrario, je trouve que l'aspect "intrigues et psychologie (du tueur/de la victime/de l'enquêteur)" manque cruellement aux différentes variantes des "Experts". Quant aux séries françaises, elles traînent en longueur et à force de vouloir imiter (mal) les séries U.S. elles nous en offrent des versions caricaturées...
Sinon, quelques mots sur mon mois d'août... Une semaine en Bretagne particulièrement agréable, une "bretagnothérapie" qui me fut totalement bénéfique... D'abord quelques jours du côté de Saint-Brévin (chez les amis de Valérie), avec tour du côté de Guérande, Batz, Le Croisic mais aussi Pornic avec une halte à Saint-Michel-Chef-Chef (un nom qui me fascine !), l'occasion de faire le plein de boîtes de sardines La Belle Iloise et de crème de caramel au beurre salé... La Belle Iloise justement... Valérie et moi avons pu visiter la conserverie, basée à Quiberon... Quel bonheur pour moi qui suis amateur des (excellents voire excellentissimes !) produits proposés par cette marque, gage de qualité... Allez donc sur leur site internet pour écouter les mouettes... si ! si ! http://www.labelleiloise.fr/
Nous avons ensuite passé quelques jours dans le Finistère... Quimper, une ville qui doit être très agréable à vivre à l'année... Douarnenez et son port-musée... La Pointe du Raz que nous avons eu la chance de voir un jour de grand beau temps... Locronan, le splendide village que je connaissais déjà mais que j'ai eu grand plaisir à revoir, où furent tournées des scènes de "Tess" et "Chouans"... Pleyben et son splendide calvaire... A propos de calvaires, nous en avons vu un autre magnifique dans un village qui s'appelait... Confort !... si ! si ! Il doit faire bon vivre, à Confort !!... Pont-Aven sous la pluie... moins drôle... j'en ai surtout retenu les très nombreuses biscuiteries rivales toutes détentrices de "l'authentique" galette de Pont-Aven et également les nombreuses galeries d'héritiers de Gauguin plus ou moins heureux...
J'aurai l'occasion prochainement de mettre en ligne sur ce blog quelques photos de notre périple breton...
Voilà pour les dernières nouvelles... Certain(e)s que je n'ai pas eu au téléphone, par mail ou "en direct live" se demandent peut-être : alors ? comment ça va ? Ben, plutôt pas mal ! Même très bien... Ce n'est hélas évidemment pas le cas de ma mère. "Etat stationnaire, stable" comme on dit... Elle me reconnaît, est sensible au son de ma voix, mais ne peut plus du tout communiquer, sinon parfois par un sourire. Le personnel de l'hôpital s'occupe bien d'elle, ce qui est rassurant, pour mon père, pour ma soeur, pour moi... J'ai voulu témoigner, en mai dernier (j'avais alors écrit le texte "Coup de colère" : http://superdocforeverisback.blogspot.com/2008/05/coup-de-colre.html ) sur l'avancée de sa maladie et les dégats dûs à son hospitalisation en hôpital général ainsi que l'absence de structure spécialisée. J'avais alors eu un entretien avec une journaliste de "La Montagne". Elle devait publier un article, ce qu'elle n'avait pas alors fait. Elle m'a recontacté fin août, à mon retour de vacances. A ce moment-là, j'ai évoqué mon passage en hôpital en juillet... Résultat... Un article est publié dans le cadre d'une page entière consacrée à Alzheimer, le 1er septembre (jour de la rentrée des enseignants ! super !) dans l'édition de Moulins... L'article est plutôt bien, reprenant mes propos de façon claire et non tronquée. Par contre, bonjour le titre : "J'ai fini par pêter les plombs" avec une grande photo de moi (en pauvre tee-shirt car je ne pensais pas être photographié...). Bref, je viens pour témoigner de la maladie d'Alzheimer et on titre sur moi... Enfin, bon, c'est le journalisme... Je ne regrette rien car j'ai eu des échos très favorables de cet article et toutes les personnes qui l'ont lu m'ont dit qu'il rendait bien compte de la spécificité de cette maladie, de la détresse du malade et de ses proches. C'est l'essentiel, c'est le message que je voulais faire passer.
4 septembre. La pluie n'a pas cessé, serait-ce déjà l'automne ? Il est où, l'été indien ?! Quoi qu'il en soit, je vous souhaite à toutes et tous une excellente reprise, même si certain(e)s ne se sont pas arrêté(e)s et d'autres sont peut-être encore en vacances...
Portez vous bien et bonjour chez vous...