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vendredi 7 juillet 2023

Indy 5 : Alors, ce film ? (Attention, la dernière vidéo contient un spoiler !)

 Alors, il était comment, ce film ? Indiana Jones est de retour ! Je n'allais pas rater ça !...

Commençons par le commencement : la bande annonce officielle du dernier opus, histoire de se remettre dans le bain...

https://www.youtube.com/watch?v=M6uLYf6O73g

Tout de suite, un doute affreux m'assaille : Marion ! Où est-elle ? Marion Ravenwood... Euh... Non... Maintenant, c'est Marion Jones ! Depuis 1957. Eh oui. Tout le monde attend le retour du héros au chapeau. Moi, j'attends le retour du couple Jones ! Et peut-être surtout le retour de Marion ! Oui... oui... oui... Je suis amoureux de Marion Ravenwood depuis que j'ai découvert Raiders of the Lost Ark. Marion, une femme moderne bien avant que ça ne soit à la mode, une femme qui picole comme un homme, et plus que les hommes, une femme qui met un poing dans la figure bien senti à Indiana Jones quand elle le retrouve... Et les beaux yeux et le sourire ravageur de Karen Allen.

 

Karen Allen : sublime, tout simplement !



Revenons au Cadran de la Destinée ! Il va être difficile de parler du film... D'abord, certain(e)s d'entre vous ne l'ont pas vu et comptent y aller... Je ne veux pas leur gâcher le plaisir. Ensuite, je vais quand même essayer d'en dire quelques mots. Juste "de vagues impressions"... Je vais évoquer le début du film seulement... Pour le reste, allez donc le voir en salles ! Pour ma part, je l'avoue, j'ai un peu piqué du nez à certains moments : la faute à mes insomnies ! Mais j'irai le revoir dès que possible.

Le prologue du film. Un vrai morceau de bravoure. Les méchants nazis sont de retour (yes !). En fait, le prologue nous plonge en 1944 dans l'Allemagne nazie bombardée par les Alliés. Indiana Jones et un autre archéologue, Basil Shaw, tentent de soustraire aux nazis la lance qui a transpercé le côté droit de Jésus.

Un bond dans le temps. Nous sommes en 1969. Indiana Jones est vieux, usé, fatigué. Il habite dans un immeuble très bruyant de New York. Ses jeunes voisins ont la manie d'écouter la musique très fort. Ainsi, il se réveille au son de "Magical Mystery Tour" des Beatles (une scène déjà culte quand Indy prend sa batte de base ball pour leur demander de baisser le son... il a vraiment vieilli, notre héros !). Parmi les autres morceaux qu'écoutent ses voisins, il y a "Space Oddity", le premier tube d'un certain David Bowie... Il faut dire que c'est le retour des hommes qui ont marché sur la Lune et New York s'apprête à accueillir les héros !... Mais Indy n'a vraiment pas le coeur à ça. Il faut dire que Marion demande le divorce... Ah ! Vous avez bien lu ! Quand tout va mal !...

Indy va à l'université (le "college") pour donner son dernier cours à des élèves endormis et passablement déprimants. En salle des profs l'attend un pot de départ à la retraite. Un pot de départ tristounet et vraiment pas à la hauteur des services rendus à l'archéologie par notre héros !

Au sortir de ce passage obligé de la vie de tout enseignant, Indy est abordé par une jeune femme, qu'il avait déjà remarqué à son cours : normal, c'était la seule personne qui répondait à ses questions ! Qui est cette jeune femme ? Helena Shaw. La fille de Basil. Et la filleule de Jones. Mais Indy avait un peu tout oublié... Eh ! Oh ! Il a 70 ans et il est malheureux !

J'arrête là ! Pas de révélations ! Rien ! Même pas mon avis ! Non ! Débrouillez-vous ! J'en ai déjà assez (trop ?) dit. Maintenant, place à mes sentiments pour Marion... Marion qui demande le divorce. Comment ont-ils pu en arriver là ? En même temps, ça a toujours été... tendu... entre eux deux !

Commençons par le commencement, n'est-ce pas ?! La scène (plus que mythique) des retrouvailles entre Indy et Marion, dans le bar où Marion vient juste de gagner un concours de boisson face à un Népalais pourtant costaud...

https://www.youtube.com/watch?v=Q4PlXSw0BQo

Au Caire, Indiana & Marion profitent de l'hospitalité de Sallah. Un ami sûr et fidèle. Quand le temps est venu de dire au revoir, sur le port du Caire, on a droit à une scène à la fois drôle et triste... Une de mes scènes préférées de mon film préféré...

https://www.youtube.com/watch?v=gzP1_Ap-RJI 

Déjà, dans Les Aventuriers de l'Arche perdue, Indy se sentait fatigué... Après une course-poursuite déchaînée à travers le désert... Là aussi, du lourd, du très lourd, du très lourd... Mais bon sang, où est-ce que ça ne fait pas mal ? 

https://www.youtube.com/watch?v=SFzxuEm9MyM&t=16s 

Ok. L'Arche d'alliance a été ramenée aux Etats-Unis. Mais que vont en faire les autorités américaines ? Heureusement, pour Indy, il reste Marion !

https://www.youtube.com/watch?v=i5pd1U6yXe0

Rideau pour le premier acte.

Des années après, Indiana retrouve enfin Marion... Ils se marient ! (En présence de leur fils, Mutt, ou plutôt Henry Jones, troisième du nom.)

https://www.youtube.com/watch?v=_1uuLSb8cv0

Le thème musical de Marion, composé par John Williams, comme il se doit, est juste superbe :

https://www.youtube.com/watch?v=wLSZYm7ova8 

La version avec Anne-Sophie Mutter au violon solo :

https://www.youtube.com/watch?v=udA2KiL5vvI 

Si jamais vous aimez aussi la Saga Star Wars, et plus particulièrement L'Empire contre-attaque, le meilleur de tous les épisodes, devant le romantisme de L'Attaque des Clones et devant la noirceur de La Revanche des Siths... si vous aimez la Saga Star Wars et si vous êtes plus préoccupé(e), comme moi, par l'histoire d'amour entre Han et Leia que par la formation de Jedi de Luke et ses problèmes avec son père... vous adorez une certaine scène, où la princesse avoue qu'elle aime les gentils vauriens :

https://www.youtube.com/watch?v=I7NbNFMSVYg 

La même en version originale :

https://www.youtube.com/watch?v=6ZhlyVNfMWc 

Et, là, vous vous dites : mais le thème de Marion et le thème de Han Solo & la Princesse se ressemblent, non ?! Et vous aurez raison...

https://www.youtube.com/watch?v=W-Hnpwi1qPk

John Williams en flagrant délit de recyclage ? Il ne serait pas le premier... En même temps, les deux films ont été tournés à quelques mois d'écart et donc les partitions écrites quasi-simultanément. Et puis dans les deux cas, le héros est incarné par Harrison Ford : Han Solo et Indiana Jones... Voilà pourquoi je me permets de citer la Saga Star Wars...

John Williams, lui-même, assume cette parenté entre les deux thèmes musicaux. Dans l'un de ses derniers enregistrements avec la violoniste Anne-Sophie Mutter (où elle crée le "Concerto pour Violon et Orchestre n° 2" de John Williams), ils ré-interprètent (lui à la direction du Boston Symphony Orchestra et elle au violon solo) les deux thèmes enchantés et enchanteurs...

Le thème de Han Solo & the Princess :

https://www.youtube.com/watch?v=utFjcx8hHFY

Si vous avez un peu de temps devant vous... Le "Violin Concerto n° 2" de John Williams :

https://www.youtube.com/watch?v=AjipW05AdH8 

Avant de passer à la vidéo qu'il ne faut regarder que si vous avez vu le dernier film (vous remarquerez que je la mets loin loin loin pour éviter les risques de spoilers !!)... Une mini galerie de photos...

Marion & Indy, Cairo, 1936

 

Marion Ravenwood, 1957


Marion & Indiana Henry Jones Jr : "Just married" (1957)


Et, enfin, l'épilogue du Cadran de la Destinée... A ne regarder sous aucun prétexte si vous n'avez pas encore vu le film... (la vidéo que j'ai trouvée est sous-titrée dans une langue extrême-orientale... c'est rigolo !)

https://www.youtube.com/watch?v=NqHvI3fTU94

mercredi 5 juillet 2023

L'authentique bande annonce de La Liste de Schindler, signée Wojciech Kilar

 Avant-Propos...

Quand on fait une grosse boulette, on la corrige !!! Et vite !!!

J'ai osé prétendre que c'est la musique du film "Pour Sacha", musique signée Philippe Sarde pour Alexandre Arcady, que c'était donc cette musique qui servait de musique de fond choisie pour illustrer la première bande annonce de "La Liste de Schindler".

Ce n'est pas la musique de "Pour Sacha" qui a été utilisée... Loin de là ! Même si nombre de critiques ont souligné la proximité du travail de Philippe Sarde et celui de John Williams... Je me rattrape comme je peux !

La musique de la VRAIE bande annonce ORIGINALE est signée Wojciech Kilar, compositeur polonais aujourd'hui décédé. Les amateurs de Roman Polanski savent qui est W. Kilar !... Spéciale dédicace à Christophe ! Les idiots comme moi qui propagent plus vite que l'air des informations erronés apprendront désormais à le connaître... Wojciech Kilar a suivi ses études à l'Académie de musique de Katowice puis à Paris, avec Nadia Boulanger (spéciale dédicace à Alex !).

Après moult recherches, la voilà, la bande sonore à l'origine de la bande annonce de "La Liste de Schindler". Il s'agit d'une oeuvre symphonique intitulée "Exodus" et créée au début des Années 1980.

https://www.youtube.com/watch?v=od-L0zcYcJU

This is the music used for the official trailer of the movie "Schindler's list". John Williams who was the film's composer hadn't finished with the score when the trailer needed to be released. So instead they used a part from Wojciech Kilar's “Exodus”. Excellent choice for a very powerful trailer. This is NOT the full version of “Exodus”.

Je ne renie rien du reste de mon article : mes souvenirs de la bande annonce "originale", mon coup de foudre pour "Dis-moi oui"... etc...

 

Et voici l'article tel qu'il doit être, amendé et corrigé... Pardon à tout le monde pour mes erreurs !

 

J'avais 23 ans. Je n'étais pas encore parti à l'armée. J'étais fan de Steven Spielberg depuis longtemps déjà. Avec ma petite amie Sophie, on était allés voir à Cannes "Jurassic Park". Du pur Spielberg... Distraction, grand spectacle, musique tonitruante de John Williams. Que du bonheur !

Ma meilleure amie, Sandrine, elle, était très critique : c'est n'importe quoi, ce film d'images de synthèses, le scénario tient sur une page... Je suis sûr qu'aujourd'hui elle refusera d'admettre ces propos.

En rentrant à Grasse, où vivait Sophie, et moi aussi "à mi temps" (entre Clermont et Grasse...), un reportage à la télé. Spielberg est en Pologne. Il tourne en noir et blanc un film sur la Shoah...

Quelque temps plus tard, l'info est vérifiée. Spielberg s'attaque au sujet de la Shoah. Sandrine me dit au téléphone : finalement, son film de dinosaures lui aura permis de réaliser son vrai projet personnel... Eh oui, c'est comme ça que fonctionne l'art !

Enfin, la bande annonce... La première fois que je l'ai vue, c'était sur notre petit écran de télé à Grasse... Des images en noir et blanc, les cris de la petite polonaise qui fête le départ des juifs... une image qui fera date par la suite mais on ne le sait pas encore... Et cette musique obsédante... Cette B.O. sublime... La prochaine B.O. de John Williams, il n'y a que lui pour avoir composé un tel morceau ! La prochaine B.O. de John Williams promet d'être sublime...

Arrive la sortie du film. Comme tout le monde (à part les journalistes de Libération, comme de bien entendu, et surtout Claude Lanzmann, qui tiendra des propos orduriers contre Steven Spielberg...), j'ai adoré ce film. Je suis sorti bouleversé.

Mais une chose m'intrigue. La musique est pas mal, elle est même bien. Mais ce n'est pas la musique que j'attendais ! Ce n'est pas cette musique là qui correspond au film. Cette musique est une musique qui sonne trop occidental. Celle que j'avais écoutée au moment de la bande annonce sonnait bien proche-oriental... Mais, bon, pour le coup, j'achète bien sûr l'album de John Williams et le range très vite dans mon armoire à CD, parmi les CD importants mais que je n'écoute jamais. Quelque chose me dérange dans cette musique.

Des années plus tard, dès notre rencontre, Valérie, découvrant ma passion pour John Williams, me demande le CD... Parfait, il ne va pas me manquer plus que ça !

En fait, la musique de la bande annonce n'était tout simplement pas signée John Williams. Il s'agissait de "Exodus", une oeuvre symphonique de Wojciech Kilar, compositeur polonais. Le procédé n'est pas si rare que ça. La bande annonce de "Greystoke" contenait la musique des "Planètes" (et plus précisément "Mars") de Gustav Holst. Au moment des bandes annonces, la musique d'un film n'est pas toujours finalisée voire pas encore écrite. [Tiens, j'ai appris que le compositeur Alex North avait écrit une B.O. complète pour le "2001" de Kubrick mais que celui-ci avait finalement opté pour des extraits de musiques classiques... Aujourd'hui, hommage à North, on peut enfin trouver sa partition en disque.]

A travers le monde entier, des gens ont frémi en découvrant la bande annonce de "La Liste de Schindler", parce qu'ils sentaient qu'ils allaient voir un film hors normes. Et la bande originale promettait elle aussi d'être hors norme... Hélas pour moi, je gardais toujours dans un coin de ma tête la musique de  Wojciech Kilar pour "Exodus". Et j'avoue que, déjà à l'époque et encore plus à la réécoute, je la trouve plus riche, plus forte, plus dynamique que les violons geignards de la bande originale de John Williams...

LA bande annonce cinéma originale de "La Liste de Schindler", avec la musique "Exodus" de  Wojciech Kilar :

https://www.youtube.com/watch?v=is2GqNMyPHs

Une des nombreuses bandes annonces de "La Liste de Schindler", celles qu'on voit y compris avant les rediffusions (entrecoupées de pubs... là est un vrai scandale)... Et, cette fois-ci, c'est la musique originale signée John Williams...

https://www.youtube.com/watch?v=ONWtyxzl-GE

Voilà. Juste une anecdote, me direz-vous. Certes. Pas pour moi. Trente ans que personne ne me croit. Trente ans que je ne comprenais pas pourquoi cette partition de John Williams, je ne suis jamais arrivé à l'apprécier...

Mais, grâce à internet, je peux enfin me dire que je n'ai pas rêvé !

Alors, c'est l'occasion d'évoquer un instant un grand compositeur français, Philippe Sarde, qui, parait-il, vit encore avec son frère (producteur) dans le même appartement où tout reposerait en désordre, partitions au milieu des contrats importants à signer impérativement avant demain... Anecdote ou vraie histoire ? C'est bien possible que ce soit vrai. Il parait que les frères Prévert étaient également très bordéliques. On connait aussi l'histoire du compositeur anglais Ken Thorne, qui composa notamment les musiques pour "Amicalement Vôtre" (ce qu'on appelle "incidental music") à part le générique signé John Barry. Le problème est que Ken Thorne ne retrouva pas ses enregistrement d'alors... Il disait : ils sont là quelque part... mais où ?! Du coup, on cherche encore les bandes magnétiques des musiques d'action pour "Amicalement Vôtre" !!

Philippe Sarde, il faudrait des mois pour le présenter. Retenez juste qu'il écrit tout plein de B.O. pour tout plein de gens (façon simple de simplifier !).

Une des bande-annonce de "Pour Sacha". Je ne sais pas si elle est représentative. Je n'ai pas vu le film.

https://www.youtube.com/watch?v=eesXEM3EJJA

Dans les B.O. de Philippe Sarde que j'ai retenues, outre celles pour les films de Bertrand Tavernier, il y a celle pour le film "Dis-moi oui", en 1995, l'année où je quittais ma mère et Moulins pour tenter une nouvelle aventure à Ajaccio, aux Affaires culturelles, plus précisément à la Commission de recensement des Monuments historiques (j'avais quitté ma famille, mon boulot, ma patrie... pour une nouvelle vie... j'étais terrorisé... l'expérience tourna court)... "Dis-moi oui" : J'adore ce film, une belle comédie médicale romantique, injustement oubliée. Le travail de Philippe Sarde sur ce film est juste superbe.

J'étais pas malheureux, mais j'étais pas heureux. J'avais envie que ça change, faire quelque chose de ma vie.

Et il y avait la chanson "It's a Sin to tell a lie" !

https://www.youtube.com/watch?v=LLE3f0kWjoM

Be sure it's true when you say I love you. It's a sin to tell a lie.

Un autre film d'Arcady (avec la B.O. de Philippe Sarde) me hante, c'est "Là-bas, mon pays".... Lui aussi, un film oublié, sur la guerre d'Algérie. . Oublié et même totalement effacé des mémoires franco-algériennes. Il gêne tout le monde, Algériens, FLN, Kabyles, Pieds-Noirs, OAS, Français de Métropole, etc... Antoine de Caunes y campe un Algérois de retour au pays trente ans après l'indépendance... Nous sommes dans les Années 1990, pendant la terrible guerre civile. Le personnage joué par De Caunes explique : Je n'avais pas l'accent, personne n'a jamais su que j'étais pied noir. Une image m'a particulièrement marqué : sa descente d'avion, à l'aéroport d'Alger, les odeurs, les couleurs... De retour chez lui. Au pays. Et ça, aucun "métropolitain", surtout de nos jours, ne pourrait le comprendre. J'ai vu ce film à Bastia, alors que je vivais à Luri. J'étais tout seul dans la salle. Le film fut très vite retiré de l'affiche. Il n'intéressait personne. Surtout pas en Corse.

Je n'ai pas trouvé de bande annonce, juste une image fixe avec un peu de la musique de Philippe Sarde :

https://www.youtube.com/watch?v=OdlFtdIrvXQ

J'espère que mon petit message aura corrigé une injustice et aura permis à certaines et certains d'entre vous de se dire : mais oui, je comprends mieux, ce n'était pas cette musique que je connaissais !!

Amicalement (Vôtre !),

J.-F.




mercredi 28 juin 2023

De Funès et les musiques de films !

 Non, rassurez vous... Je ne vais pas encore vous parler de Vladimir Cosma ! Oui, oui, on sait : "Rabbi Jacob, il sait danser"... "C'était Farès ? C'est effarant !"... Und so weiter ! Vous allez me prendre pour un obsédé monomaniaque (il y a du vrai...). C'est vrai que Vladimir Cosma a notamment écrit les B.O. de RABBI JACOB et de L'AILE OU LA CUISSE (on le saura !).

 

Rabbi Jacob, il danse très bien !

 

Mais les musiques de films et Louis de Funès, c'est toute une brochette d'excellents compositeurs, certains totalement oubliés, d'autres connus... parfois pour d'autres raisons. Je ne parlerai pas de De Funès et la musique. Je n'ai pas les compétences pour ça et il y a d'excellents livres sur le sujet. Rappelons juste qu'avant de devenir un acteur à succès Louis de Funès a longtemps vécu voire survécu en jouant comme pianiste de jazz (comme, d'ailleurs, beaucoup de compositeurs classiques et/ou de musiques de films, européens ou américains... n'est-ce pas Léonard Bernstein et John Williams ?!). Quand on regarde attentivement (ce qui n'est pas facile parce qu'on a plutôt envie de rigoler !) son jeu, on constate combien il est millimétré, c'est du papier à musique, chaque geste compte et il y a un rythme absolument maîtrisé... Il suffit de revoir... la scène de danse dans RABBI JACOB ! Quand je vous disais que j'étais obsédé...

https://www.youtube.com/watch?v=NAUBjOJBSQM

Je ne vais pas faire de longs discours... Je vais juste me contenter de faire un petit "catalogue de citations musicales"... Chaque morceau dure environ deux ou trois minutes... Juste de quoi (re) plonger dans la nostalgie d'un cinéma révolu qui ne se prenait pas trop au sérieux (tout en étant totalement maîtrisé) et qui continue de nous détendre... Le premier jour du confinement, en mars 2020, France 2 proposait à 14h LA GRANDE VADROUILLE, avec le panneau qui allait devenir célèbre : "Restez chez vous"... Film multi connu ? Multi rediffusé ? Certes. La rediffusion du premier après-midi du confinement fut un des meilleurs scores de l'année 2020, suivie par d'autres rediffusions de films avec De Funès pendant le fameux confinement... Plus qu'une valeur sûre, une valeur refuge !!!

Je commencerai par mon générique préféré, qui est également celui d'Alexandre Astier, puisqu'il conclue la Saga Kaamelott avec ce morceau et en profite pour dédier les six saisons à Louis de Funès. Ce générique, c'est celui de JO. Signé Raymond Lefèbvre... Retenez bien ce nom ! Il a composé l'essentiel des musiques de films avec Louis de Funès !

https://www.youtube.com/watch?v=92M0OIxZEBU 

Louis de Funès, c'est aussi, bien sûr, LA GRANDE VADROUILLE... Musique signée Georges Auric... Musique romantique et tendre à souhait !

https://www.youtube.com/watch?v=gqr02eoT_5Y

Louis de Funès, et la musique ? Mais bien sûr ! Dans LA GRANDE VADROUILLE, il est chef d'orchestre et dirige "Faust" d'Hector Berlioz...

https://www.youtube.com/watch?v=T1BKfNQZB0g 

Mais LA GRANDE VADROUILLE, c'est aussi la chanson "Tea for Two"...

https://www.youtube.com/watch?v=yLrtkFJ-6-w

A propos de "Tea for Two"... Une toute petite parenthèse dans un post consacré à Louis de Funès... Voici le "Tahiti Trot" alias "Tea for Two", version Shostakovitch... C'est un bonheur absolu ! Ce fut le tube numéro un des Années 1930/40 de l'URSS stalinienne, un des moyens pour les Soviétiques de s'évader le dimanche en écoutant cette mélodie sans prétention et tellement touchante...

https://www.youtube.com/watch?v=NYJUJ_qzVWY 

Les musiques de films avec Louis de Funès, c'est aussi... Michel Polnareff ! Eh oui ! La B.O. de LA FOLIE DES GRANDEURS, c'est lui ! Il a d'ailleurs composé quelques autres B.O. et on regrettera qu'il n'en ait pas composé plus car il était plutôt doué !

Le thème principal du film, par le Prague Film Orchestra :

https://www.youtube.com/watch?v=fQpLew--lvk

Mais retournons à Raymond Lefèvre. Et clin d'oeil à mon message sur "E.T.", retournons à la thématique des extra-terrestres... Vue par les Français, messieurs ! Et même vue depuis notre cher Bourbonnais... Eh oui, les extra-terrestres se sont également manifestés à Jaligny, à en croire René Fallet... Il s'agit bien sûr de l'immense film de science-fiction : LA SOUPE AUX CHOUX !

Le thème principal, dirigé par son compositeur... Une archive que, oui, oui, j'avais vue en direct (à l'époque, ce n'était pas une archive !). Le vieux Moulinois que je suis peut témoigner combien ce film bouleversa la vie de Moulins, "la belle endormie", gentille capitale du Bourbonnais. Des files de spectateurs ininterrompues sur près d'un kilomètre, entre la gare SNCF et le cinéma Le Palace (nom fort peu original... dans presque toutes les villes, à l'époque, au moins un cinéma s'appelait Le Palace !), et tout au long du Jardin de la Gare. C'était une folie : on allait voir (et revoir !) LE film qui était la fierté locale, un film qui causait du Bourbonnais !!

https://www.youtube.com/watch?v=dSIkORfotOw

Les extra-terrestres apparaissaient même dans l'avant-dernier épisode de la Saga des Gendarmes !!

https://www.youtube.com/watch?v=tzCsamUcfR4 

[Ne me demandez pas pourquoi, cette musique, qui accompagne la victoire des Gendarmes sur les vilains extra-terrestres, cette musique, donc, me fait toujours penser à ma grand-mère de Nice !... Les rapprochements musicaux sont parfois totalement inexplicables !]

Les Gendarmes... La fameuse et célébrissime et jubilatoire Marche des Gendarmes, dans une version orchestrale avec choeurs (les musiciens eux-mêmes... qui craquent !), particulièrement savoureuse :

https://www.youtube.com/watch?v=XnkrjzJ1VOQ 

On ne peut évoquer les Gendarmes sans rappeler cette chanson qui va occuper votre cerveau tout le reste de la journée et même de la nuit si vous faites des insomnies ! Ah ! Non ! Pas Douliou ! Douliou ! Saint-Tropez ! Si ! Pitié !

https://www.youtube.com/watch?v=dhlpVPg6dio 

Oui, ça sent déjà les vacances, tout ça ! Les Gendarmes, rediffusés chaque été, entre le barbecue et l'apéro, le taboulé et la chasse aux moustiques...

Alors, voici venu le temps des GRANDES VACANCES !!

https://www.youtube.com/watch?v=Rbz0ld6osc4

D'autres compositeurs ont accompagné Louis de Funès, et particulièrement le génial Michel Magne, au destin si tragique...

Michel Magne et Louis de Funès, c'est FANTOMAS !!! Et ses deux suites...

Une version symphonique (avec le générique, bien sûr, et notamment le thème d'Hélène...), toujours par le Prague Film Orchestra (cet orchestre est à la pointe pour les interprétations de musiques de films, que ce soit Nino Rota, John Williams, Elmer Bernstein, Hans Zimmer, Jerry Goldsmith, Maurice Jarre, la saga du "Seigneur des Anneaux", les meilleures partitions de films avec De Funès... usw !!) :

https://www.youtube.com/watch?v=pghpNrkAq28 

Voilà un petit aperçu bien sympathique de musiques que nous connaissons tous... Avant d'éteindre le téléviseur du temps jadis, une bande annonce (euh... une réclame !)... Le dernier compositeur ici cité est Michel Magne. Non seulement c'était un musicien et compositeur talentueux mais il a également été propriétaire du mythique Château d'Hérouville... Il a aidé toute une série de groupes et de chanteurs à réaliser ce qui fut parfois le ou les meilleur(s) de leur(s) album(s). Parmi eux, citons David Bowie, Iggy Pop, Jacques Higelin (qui sortait à ce moment-là avec une Asiatique, d'où la chanson "China Girl", des deux précédents cités...), Tom Jones, les Bee Gees, Marvin Gaye, Magma... etc... Hélas, Michel Magne n'avait pas le sens des affaires. Il dut céder le château à la fin des Années 1970 et finit par se suicider, totalement ruiné, en décembre 1984.

Michel Magne, c'est l'un des plus grands compositeurs de musiques de films français, un peu oublié. Deux exemples, très différents l'un de l'autre, de son talent...

La mélodie orientalisante de UN SINGE EN HIVER... Où la rencontre entre deux ivresses, celle du Fleuve Jaune (Jean Gabin) et celle du Toréador de Madrid (Jean-Paul Belmondo)... Petit clin d'oeil (et hommage posthume à Jean-Louis Murat !), l'épouse de Gabin, dans le film bien sûr, elle, quand elle a bu, pense à La Bourboule... On a chacun(e) nos rêves d'ivresses !!

https://www.youtube.com/watch?v=5VC5OVRJaYw

A propos d'ivresses (décidément, on n'est pas politiquement corrects... allons, vite : "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération !"... voilà, c'est bon...), une certaine scène dans un certain film... "On dirait qu'il y a de la pomme ! Y en a !"... Vous avez deviné ? Un film devenu non pas culte mais cultissime... J'ai dit LES TONTONS FLINGUEURS !

https://www.youtube.com/watch?v=7jt0Wm2tgdM 

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui... mais c'est déjà pas mal !

Bon voyage entre musique et cinéma... "deux arts du temps !" comme disait mon professeur de musicologie...

Et n'oubliez pas : Rabbi Jacob, il va danser ! Certes ! Mais Louis de Funès aussi dansait... et il était aussi bon danseur que musicien :

https://www.youtube.com/watch?v=P386AqZR7oI

...Oups... J'arrive à oublier de citer L'HOMME - ORCHESTRE... Honte à moi ! Rectification apportée... Ouf ! On a frôlé le drame ! La partition est signée François de Roubaix, un autre "grand" de la musique de film française ("Le Vieux Fusil", c'est lui !).

https://www.youtube.com/watch?v=YqN-63lX0Ds 


"Comme un cheveu sur la soupe" (1957)...

lundi 26 juin 2023

Extraits cultissimes de La Dolce Vita...

 * Ma scène absolument préférée... Quand Marcello rencontre la jeune fille du restaurant de plage... Cette même jeune fille qui conclura le film. La musique de fond ! Quelle musique de fond ! A se jeter contre les murs de la discothèque tellement c'est bon ! Ah ! Les Années 1960 italiennes ! Le même morceau est utilisé dans le prologue de "Space Cowboys" de Clint Eastwood, clin d'oeil au cinéma italien auquel il doit tant.

https://www.youtube.com/watch?v=BA6M61OWpWQ

* Une scène spéciale pour les fans de Lou Reed période Velvet Underground - Andy Warhol :

https://www.youtube.com/watch?v=mwKfTkEvMEg 

Celle-là aussi, elle vaut son pesant de cacahuètes !


J'irai bien au resto de la plage me faire un menu terre/mer !


J.-F.

vendredi 23 juin 2023

Musique, Maestro !

 Musique, Maestro !

ou 

La vie est un cirque !?

 

Vendredi dernier, le 16 juin, jour de ma fête (oh ! Jean-François ! alias J.-F. comme m'appelait ma maman), mon ami d'enfance Fred Thé (alias Le constructeur de cathédrales : spéciale dédicace pour ma cousine Françoise !), qui partage avec moi depuis toujours la passion de la musique de film, Fred Thé, ce veinard, assistait au concert de Vladimir Cosma au Grand Rex !

http://www.vladimir-cosma.com/

A un certain moment, convenu forcément entre nous, il m'appelle et laisse un message sur mon répondeur, au début d'un certain morceau :

https://www.youtube.com/watch?v=NU3cLoe4KkY 

Rabbi Jacob, il va danser !!

Eh oui... Et ce n'était que le début ! Résultat, je sors mon double album en concert de Vladimir Cosma... et je commence à l'écouter, histoire d'être en communion avec Fred. Je pensais que ça ne durerait que le temps de la soirée, voire du week-end... Que nenni ! Depuis maintenant une semaine, je me passe en boucle ce génialissime album !! Je ne reviendrai pas sur le concert, je n'y ai pas assisté, et de toute façon je vous renvoie au coffret du double CD, très très bien fait et riche en anecdotes (ainsi, lors d'un sondage, les mélomanes russes ont classé dans leurs "trois musiques préférées de tous les temps" : 1 - Symphonie 40 de Mozart ; 2 - Le thème du "Jouet" (j'adore ce film ! plus encore depuis cette anecdote !) de Vladimir Cosma ; 3 - 5ème Symphonie de Beethoven... Cosma, moins populaire que Mozart mais plus que Beethoven... Ah ! Ces Russes !).

Un morceau me hante particulièrement depuis une semaine, et accompagne accessoirement les soirées de mes voisins... Il s'agit du thème de "La Course à l'Echalote" :

https://www.youtube.com/watch?v=pfC6dC0xLfo

J'adore depuis toujours ce thème infernal qui accompagne dans le film la farandole folle dans le train Londres-Paris (non... non... pas par l'Eurotunnel... mais par bateau... à l'ancienne !) :

https://www.youtube.com/watch?v=Qny2sIKEeeQ 

Cette musique, je l'aime particulièrement, à en pleurer quand je l'écoute et écoute et écoute (je suis très sensible quand il s'agit de musique, de cinéma ou de romans...). Elle a ce côté musique de cirque ou de fête foraine que j'aime tant. Ah ! Ces musiques de cirque ! "L'Entrée des Gladiateurs", la plus mythique :

https://www.youtube.com/watch?v=1rxpAAHrEU0

Les musiques de fête foraine, l'orgue de barbarie, les flonflons, la barbapapa, les vieux carrousels, le train fantôme (spéciale dédicace à qui se reconnaîtra !), la chenille, le grand huit... Les rires des enfants, l'odeur de friture bien multi-usée, une soirée hors du temps...

L'excellent roman de Stephen King, "Joyland", qui raconte l'histoire d'un étudiant qui bosse un été dans un parc d'attractions pour les petits et les grands, où tout n'est que fête et illusion, et joie et rires... Et ici les clowns sont gentils !

Les musiques de cirque et de fête foraine, ces musiques qui apportent de la joie et des sourires... Ces musiques qui, presque toujours, me font pleurer. Oui, je sais, j'ai une sensibilité un peu... particulière... Ainsi, je pleure toujours à la scène d'adieu entre Jean Reno et Valérie Lemercier dans "Les Visiteurs" : la descendance ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui pleurent en regardant "Les Visiteurs" ?!

Les musiques de cirque et de fête foraine, et plus généralement les musiques de cabaret et de music-hall, ce côté "Le spectacle continue" ("The show must go on !" en français correct)... Et ces sourires au moment de saluer le public, pour dire adieu, un adieu certes plein de joie et d'allégresse mais un adieu quand même parce que demain est un autre jour et tandis que les saltimbanques iront ailleurs apporter un peu de bonheur on se retrouve dans sa petite vie... 

La piste est vide. La place du petit village est déserte. Un vent froid souffle, il entraîne avec lui les nuages de l'ennui (seraient-ils chassés par un Vian violent ?!)...

Les musiques de cirque, qui me font forcément penser aux musiques de Nino Rota pour Fellini, parce que Fellini disait tout le temps que la vie est un cirque, la vie n'est qu'un cirque, une espèce de monstrueuse plaisanterie (de mauvais goût forcément !). Un cirque à la Fellini : "Un Circo alla Fellini"...

https://www.youtube.com/watch?v=4CgXDkqn67Y 

Eh oui ! Quoi qu'il nous arrive, à chacun(e) d'entre nous, le spectacle continue. Et il vaut mieux en rire parce que, individuellement (et collectivement !), ça finit toujours mal... "Always look on the bright side of life" comme disaient les Monty Python, de sacrés clowns eux aussi...

https://www.youtube.com/watch?v=X_-q9xeOgG4

Always look on the bright side of death !

Parce que, comme dit Keating, le prof génial de "Dead Poets Society" : Carpe Diem ! Parce que, à la fin, ce sont les vers qui nous mangeront...

"Je pense que la vie est un don et je ne veux pas la gâcher, on ne sait pas quelle donne on aura le jour suivant, on apprend à accepter la vie comme elle vient. Pour que chaque jour compte !" (Jack Dawson alias Leonardo DiCaprio)

https://www.youtube.com/watch?v=-_ufLaobuAw 

La vie est un cirque. Les musiciens de Madness, ce génial groupe anglais, injustement méconnu en France, l'avaient bien compris... Leur musique avait un côté délire perpétuel de sales gosses, un moyen de cacher leur profond désespoir... Welcome to the House of Fun !!

https://www.youtube.com/watch?v=GJ2X9SANsME 

Les musiques de cirque... Vladimir Cosma, Nino Rota et bien sûr bien sûr Charles Chaplin, notre maître à tous ! Ou comment alterner le burlesque le plus échevelé et les scènes d'émotion pure à un rythme infernal qui vous laisse hors d'haleine. Comme dans la vie. Mais en mieux. En bien mieux.

Le cirque !...

Une scène culte, au milieu de tant d'autres :  

https://www.youtube.com/watch?v=_Cfr7iv78o4

Et, évidemment, le mythique final, parce que la vie continue :

https://www.youtube.com/watch?v=BXPR3Y465lA 

Les musiques de cirque, ces musiques si gaies qui laissent un goût amer quand vient le temps des adieux, parce qu'il vient toujours, et toujours trop tôt... Les saltimbanques vont donner leur spectacle dans une autre ville, et errer de ville en ville, comme dans le sublime La Strada, toujours de Fellini, bien sûr :

https://www.youtube.com/watch?v=CKLa8j06lkw

Les images de ce film sont particulièrement émouvantes et me rappellent terriblement l'enterrement de Fellini quand Guilietta Masina, sa femme et actrice dans bien de ses films (dont évidemment La Strada), lui dit "Adieu" ou plutôt, espérons le pour eux, "Au revoir" au dessus de son cercueil avec son petit sourire merveilleux... Federico est mort pendant mon service militaire. Je pleurais chaque soir en pensant à ces adieux... Et je me cachais, parce qu'au sein de la virilité kakie, il n'est jamais sain qu'un homme pleure...

Eh oui ! Il est temps de nous dire au revoir ! Comment te dire Adieu ?!

Je terminerai donc par une citation musicalo-cinématographique, bien dans le ton... car je ne suis là que pour transmettre... La bande annonce mythique de 8 1/2, toujours de Fellini, peut-être la plus connue des musiques de Nino Rota (encore plus que celle de La Dolce Vita... Là aussi, il y en aurait des choses à dire, sur ce chef d'oeuvre ultime et baroque !), avec à la mise en scène l'immense acteur, j'ai nommé Marcello Mastroianni (lui aussi, sa disparition m'avait bouleversé, c'est peu de le dire !)... Mais chut ! Le spectacle continue ! Rideau !

https://www.youtube.com/watch?v=PTmiA-uNSD8 

 

Federico et Marcello sur le tournage de 8 1/2


Epilogue

 

Parce que ça n'a rien à voir... mais tout à voir... Les adieux de Marcello (c'est le nom de son personnage dans "La Dolce Vita") à l'innocence pour rejoindre sa bande de fêtards... La Dolce Vita : Fine.

https://www.youtube.com/watch?v=uU2xhRYeJa8

Au bord de mer, les adieux sont toujours plus intenses !

 

Ciao Marcello ! Adieu l'artiste !

 


lundi 12 juin 2023

Les os qui renaissent à la vie... ou quand la Bible inspire les musiciens...

 

DRY BONES par les Delta Rhythm Boys...
La chanson du lundi matin ! Je pourrais passer des heures à l'écouter ! D'ailleurs, ça fait plus d'une heure que je l'écoute en boucle, maintenant que les lycéens sont en vacances (c'est la reconquête du mois de juin, qu'ils disaient...).
Musique et religion faisaient bon ménage autrefois, en témoigne notamment J.S. Bach qui écrivait quasi quotidiennement des cantiques : "Soli Deo Gloria" !
Mais c'est toujours vrai de nos jours, notamment aux States où existe une tradition tenace de chants d'inspiration biblique...
Ainsi pour ce cantique inspiré par le prophète Ezechiel...
Si vous reconnaissez cet air, c'est normal : il figure en bonne place dans la bande son du film "Rain Man", une B.O. qui fut un succès énormissime en 1988... Pour l'anecdote, c'était la première B.O. américaine d'un compositeur allemand, un certain Hans Zimmer qui a fait depuis un sacré chemin !!
 

jeudi 20 décembre 2018

Pour partir en souriant...

Le mois dernier, j'avais évoqué sur ce blog la chanson que je souhaitais pour mes obsèques : "Sad Song" de Lou REED. Mais il est un autre morceau de musique qui m'a toujours trotté dans la tête pour accompagner "mon dernier voyage". D'abord, pourquoi cette obsession des funérailles ? Si vous avez vu le film "Quatre mariages et un enterrement", vous vous souvenez probablement de la scène des obsèques de l'aîné de la bande de copains, le barbu grassouillet homosexuel qui vivait secrètement en couple avec le benjamin de la bande... Ce dernier, lors des funérailles, lit le magnifique poème de W.H. Auden, "Funeral Blues" (voir lien ci-dessous), après avoir raconté son ami dans un petit discours émouvant . Lors de ce discours, il explique que son ami préférait les enterrements aux mariages, parce qu'il savait qu'un jour il aurait la première place dans ce genre de cérémonies. Au-delà d'une boutade, c'est aussi ce que je ressens. Et puis, comme me disait une ancienne principale, je dois être un peu chinois ou peut-être attaché à la religion des anciens Egyptiens qui, tout au long de leur vie, préparaient leur mort... Qui sait ?
Le poème de W.H. Auden, extrait de "Four Weddings & a Funeral" :
Mais revenons à la musique (tout en restant dans l'esprit britannique...). Il est une chanson, à la fois drôle et triste, ironique, subversive et émouvante qui résume l'esprit de ce que devraient selon moi être de belles obsèques, où on ne s'ennuie pas, où on n'est pas triste, où on a plus envie de sourire que de pleurer... Cette chanson (je garde le suspense !) vient d'un film hautement subversif pour les Chrétiens un peu coincés... Ce qui m'a toujours fait sourire puisque mon père était allé le voir au cinéma avec son ami pasteur... C'est vrai que c'était un "pasteur libéral". Mais, bon, moi, ce film, je l'ai adoré. Il s'agit de "La Vie de Brian", des Monty Python, une caricature drôlissime de la vie du Christ, réalisée à la fin des années 1970...
A la fin du film, tout le monde est crucifié (!) et chante en choeur (et en coeur !) : "Always look on the bright side of Life"... Cette chanson est devenue cultissime avec les années en Angleterre au point d'être un des morceaux les plus joués lors de funérailles, y compris religieuses (l'Eglise anglicane n'est pas rancunière, elle qui avait interdit à ses fidèles d'aller voir le film !). Elle fut chantée, lors de la brève Guerre des Malouines (entre l'Angleterre et l'Argentine), par les marins d'un bateau anglais en train de couler, en attendant les secours... L'éternel flegme britannique, le second degré, toujours sourire même au coeur (au choeur !) de la tempête !... Et elle est toujours jouée en bandes pré-concert pour les festivals du groupe Madness, un de mes groupes préférés, incarnation de tout ce que la pop anglaise a de meilleur.
Voici donc l'extrait de ce film délirant qu'est "La Vie de Brian", quand, donc, tout le monde est crucifié... C'est pas gai ! Alors, il faut chanter... pour se donner du courage...
La chanson, au départ, fut improvisée par les acteurs qui crevaient de chaud du haut de leurs croix (désolé pour le blasphème mais c'est trop drôle !) et l'un d'entre eux eut l'idée de chanter "un air à la Walt Disney, un petit truc gai et entraînant"...
Des années après la sortie du film, dans les années 2000, une adaptation musicale de "La Vie de Brian" fut réalisée, la comédie musicale "Not the Messiah"... Un triomphe absolu ! A cette occasion, bien sûr, une nouvelle version symphonique de "Always look on the bright side of Life" :
Enfin, la chanson apparait dans le film "Pour le pire et pour le meilleur" (avec Jack Nicholson et Helen Hunt), dans l'interprétation, tout en douceur, de Art Garfunkel :
Voilà. Alors, bon, je ne sais pas si les autorités religieuses catholiques françaises accepteraient une telle chanson dans une église mais, bon, on s'en fout, de toute façon, je ne serai pas là pour négocier et faire le D.J. Remarquez, ça serait pas mal qu'on puisse préparer sa "track list", ça éviterait le mauvais goût et les morceaux traditionnels et tristounets...
Allez, écoutez et réécoutez cette merveilleuse chanson, symbole de l'humour britannique, hymne désabusé à la vie, sans concession sur "Le Sens de la Vie" (titre du film suivant des Monty Python, une délirante leçon de philosophie).
Bonnes fêtes de fin d'année et à l'an prochain pour de nouvelles aventures ! 

"Always look on the bright side of Life !"

Ah... au fait, pour les croyants qui estiment le film "La Vie de Brian" blasphématoire... Les auteurs, eux, estimaient que c'était plutôt un film hérétique... Vaste débat pour les exégètes cinéphiles en herbe !

On ne peut être sûr que d'une chose dans la vie, c'est qu'on va tous mourir !

La version pour la cérémonie de clôture des J.O. de Londres en 2012 :
https://www.youtube.com/watch?v=jiu0lYQIPqE 
Magique ! 

mercredi 12 février 2014

La magie est toujours là...

Comme me le faisait remarquer Michèle l'autre jour, M6 a rediffusé l'intégrale de la Saga STAR WARS en janvier-février, à raison d'un épisode chaque mardi soir pendant six semaines. Je n'ai pas revu à cette occasion les films des aventures des Skywalker père et fils. Il faut dire que je connais les films "par coeur" et que je les ai évidemment en DVD. Et puis je dois vous avouer que je "réserve" en ce moment mes mardis soirs à la découverte de PERSON OF INTEREST... Une série parano de haute qualité (à mon humble avis). Elle part du postulat que nous sommes surveillés par le gouvernement, plus précisément tous les citoyens de New York et environs... Mais on peut étendre ce postulat à un peu tout le monde, dès qu'on a un smarphone, un GPS, une carte bleue, et qu'on habite une ville ou un village où règne la république de la vidéosurveillance (souriez à la caméra... euh... aux dizaines de caméras...)... On est suivis à la trace désormais. Et ce n'est pas de la science fiction. Pour revenir à PERSON OF INTEREST, outre la thématique paranoïaque post 11 septembre (qui n'est pas sans rappeler HOMELAND... autre série diaboliquement addictive), on y retrouve le thème (présent notamment dans CODE QUANTUM ou LE CAMELEON) du "redresseur de torts"... ici le duo formé par Harold Fintch (l'excellentissime Michael Emerson, révélé par son rôle brillant de Benjamin Linus dans LOST) et John Reese (Jim Caviezel, le Jésus de LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson). On suit donc les péripéties de nos deux "héros", l'informaticien de génie et l'ancien des services secrets, aventures ponctuées de flash backs présentant pour l'un l'invention de la "machine" diabolique qui permet d'anticiper les meurtres qui vont être commis dans la Grande Pomme, pour l'autre son passé de soldat dans les forces spéciales. Une série addictive, à la fois distrayante et pas si irréaliste que ça sur le fond...

Mais, une fois découverts les deux épisodes inédits du mardi soir, mais aussi pendant les laborieuses "coupures pub", je bascule sur M6 pour regarder "ma" Saga STAR WARS... Et, ainsi, hier soir, j'ai revu la fin du RETOUR DU JEDI, le fameux et épique duel entre Luke et Dark Vador, les éclairs de l'Empereur, Darkie qui se décide à tuer l'Empereur (après avoir crié "non !", ajout à l'ultime remontage du film par Lucas, ce "non !" hurlé ne me paraît pas indispensable, il est malgré tout moins sacrilège que le scandaleux nettoyage de "E.T." par Spielberg qui remplaça les fusils par des talkie-walkie...) et la fête dans toute la galaxie pour célébrer la fin de l'Empire après l'incinération très "mythologique" (j'y reviendrai plus loin) de Dark Vador par son fils... Bon, j'avoue que je suis chaque fois peiné de ne plus entendre le fameux thème de l' "Ewok Celebration" que tous les amateurs de John WILLIAMS regrettent. Mais quel bonheur de voir les scènes de liesse à travers la galaxie et les retrouvailles Luke / Han Solo et finalement Luke découvrant Yoda entouré de son père Anakin et de Obi Wan Kenobi, enfin réunis dans l'au-delà de la Force. J'avoue que j'ai beau connaître par coeur cette séquence, je suis chaque fois ému aux larmes. A la fois parce qu'elle marque la fin de l'Empire, le retour de l'harmonie dans la galaxie, les retrouvailles de Luke avec ses amis (et sa soeur !), la paix dans la Force et aussi bien sûr parce que la fin du RETOUR DU JEDI marqua pour moi et toute une génération la fin de la Saga STAR WARS. Bien sûr, depuis, il y a eu la "Prélogie" et le tournage de la suite est en chantier et on peut aussi se rabattre sur les romans autour de la Saga... Mais, quoi qu'il en soit, l'épisode VI marquera pour toujours la fin des aventures de Luke Skywalker, le petit fermier de Tatooine devenu un Jedi qui sera parvenu à ramener son père, le terrible Dark Vador, du bon côté... Et ça vaut bien quelques larmes !

Et donc je réalise (mais sans être plus surpris que ça) que je suis toujours autant sensible à l'univers STAR WARS qui m'accompagne depuis maintenant... 34 ans... voire plus... Je me souviens, quand j'étais à l'école primaire, d'avoir vu sur les murs de ma ville les affiches de LA GUERRE DES ETOILES, et d'avoir entendu une amie de mes parents leur dire qu'elle avait vu un film bizarre et confus qui mélangeait les humains et les robots mais aussi les propos de notre instituteur nous parlant en termes élogieux de l'histoire d'une princesse et d'un méchant très méchant à l'apparence (on ne parlait pas encore de "look") vraiment menaçante. Le premier film de la Saga que j'ai découvert, et qui reste à ce jour mon préféré, est L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. C'est également le premier film que j'ai vu tout seul. J'avais dix ans. C'était un jour de septembre 1980. Mon père était venu me chercher à la sortie du cinéma. Je me souviendrai toute ma vie de ce choc extraordinaire (plus même que la découverte des AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE quelques mois plus tard... c'est dire !). Je n'avais alors pas forcément tout compris (notamment la notion d'hyperespace) et j'étais quelque peu désarçonné à l'idée de découvrir "l'épisode V" alors que c'était censé être la suite d'un seul film (LA GUERRE DES ETOILES). Bref, la numérotation à la LUCAS me laissait déjà alors perplexe... 

J'ai plongé alors et pour longtemps (pour toujours ?) dans l'univers STAR WARS. J'ai bien sûr lu la novélisation de "L'Empire contre-attaque" puis de "La Guerre des Etoiles". Je me souviens aussi quand j'ai découvert LA GUERRE DES ETOILES (il n'y avait alors pas de DVD, très peu de VHS - les cassettes vidéos pour les jeunes... -, les films n'étaient pas forcément diffusés à la télé, où on n'avait que trois chaînes, toutes d'Etat, et bien sûr pas d'internet et donc pas de téléchargement en veux tu en voilà...). C'était dans un cinéma de Paris qui passait les deux premiers films en continu... Je suis allé découvrir "le film fondateur" tandis que mon père allait revoir "The Thing" de John Carpenter dans la salle d'à côté... J'ai découvert LA GUERRE DES ETOILES en V.O. dans une copie avec des sous-titres en français et en norvégien... Mais, bon, on ne va pas chipoter !... Quel bonheur de découvrir le film qui nous a permis de découvrir cette galaxie lointaine... [Pour l'anecdote, l'unique autre spectactrice de la séance était une punkette avec un pin's Dark Vador qui m'expliqua qu'elle allait voir le film tous les jours...] 

Pour LE RETOUR DU JEDI, j'ai commis l'erreur (que j'ai faite des années plus tard avec la série LOST) de lire moult revues qui dévoilaient les détails de l'intrigue... J'étais tellement impatient ! Je me souviens avoir réalisé (j'étais alors en classe de troisième) une rédaction - compte-rendu de ma découverte de ce film. Mon prof de français, c'était Gérard. Pour la première fois, on avait un prof qui ne méprisait pas notre culture. Car si, aujourd'hui, il est de bon ton de dire qu'on aime la Saga Galactique et l'on voit mêmes des Bobos se prétendre "Geeks" (le comble du paradoxe absurde !), à l'époque on ne parlait même pas de sous-culture. Regarder STAR WARS ou INDIANA JONES était considéré au mieux comme signe d'immaturité chronique (y compris par les gens du même âge que nous...) au pire comme la preuve qu'on était un peu attardé et qu'on manquait de goût. Les choses ont heureusement changé. Et donc, à l'époque, Gérard, lui, ne méprisait pas STAR WARS ou INDIANA JONES. C'est même grâce à lui que j'ai pu acheter la bande originale sublissime de L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. Pour revenir au RETOUR DU JEDI, je me souviens avoir écrit (entre autres) dans ma rédaction qu'on y retrouvait des allusions à nombre de mythologies, notamment lors du bûcher funéraire de Dark Vador qui n'est pas sans rappeler les rites des Anciens Germaniques. J'avais aussi trouvé que les nombreux monstres dans l'antre de Jabba parasitaient un peu le propos du film, mais comme me l'avait fait remarquer Gérard, je m'étais laissé influencer par les critiques du magazine "Première".

Après "Le Retour du Jedi", ce fut la traversée du désert, ponctuée par la sortie au début des Années 1990 du coffret 4 CD (Sandrine me l'avait rapporté de Paris !) de la B.O. de la trilogie, signée évidemment du génial John WILLIAMS (également l'auteur de quasi toutes les bandes originales des films de Steven SPIELBERG). Là aussi, je passais au mieux pour un allumé au pire pour un type manquant totalement de goût (que ce soit aux yeux des fans de pop / rock ou à ceux des mélomanes amateurs de "grande musique"), à courir les disquaires pour trouver des disques de John WILIAMS (et d'autres B.O.). Seuls Gérard (mon maître Jedi !), mon ami Fred Thé et quelques autres comprenaient voire partageaient cette passion dévorante pour "les B.O." (aujourd'hui acceptée et intégrée par l'intelligentsia boboïde). 

C'était le temps aussi où on courait dès qu'un cinéma proposait la Trilogie... Je me souviens encore avec émotion de ce cinéma de Nice qui proposait les trois films de la STAR WARS TRILOGY d'affilée... J'étais allé les voir avec ma grand-mère Lucienne qui m'a toujours accompagné dans mes passions de cinéphile... même si elle a un peu piqué du nez pendant le troisième film...

Au milieu des Années 1990 vint le temps des "Editions Spéciales" de la trilogie fondatrice... l'occasion de redécouvrir la Saga en salle et de partager mon enthousiasme avec mes élèves... n'est-ce pas, Michèle ? Puis ce fut la sortie de LA MENACE FANTOME... Je l'ai vu la semaine de la sortie, dans un cinéma bondé de Bastia, avec la bobine qui saute (et pas d'allusions à certaines "traditions" corses, non mais !) et, je l'avoue, une certaine déception... En fait, je ne savais pas trop ce que j'attendais de cette "prélogie"... J'étais content de découvrir le Sénat Galactique mais la princesse qui change de robe toutes les trois minutes et l'affreux et antipathique Jar Jar Bings, avec son côté Disney, m'avaient somptueusement agacé. Depuis, j'ai revu mon opinion sur ce premier opus de la Saga et j'avoue que le Jar Jar me fait maintenant sourire et que la princesse sait s'habiller avec beaucoup de goût. Pour L'ATTAQUE DES CLONES, je l'ai également découvert en Corse avec mes amis et anciens élèves, Johan, Soleiman, Marine, Julie, etc... J'avais beaucoup apprécié la romance d'Anakin et de la princesse, un peu moins les scènes de monstres (mais, là aussi, j'ai changé d'avis à la "revoyure") et, surtout, quelle joie de retrouver un bon vieux méchant classieux, le Comte Dooku, alias Christopher Lee, cinquante ans (et plus ?) de cinéma au compteur et toujours présent... A la même époque, il incarnait le vilain (encore !) Saroumane dans LE SEIGNEUR DES ANNEAUX... Sacré Christopher !

L'attente de l'ultime épisode de la Saga fut tempérée par la fréquentation fin avril 2005 de la Convention Star Wars de Cusset, organisée par "Les Héritiers de la Force", avec mes collègues et amis, Laurent et Jean-Michel... Nous découvrions cette géniale convention (nous y sommes retournés plusieurs fois depuis : voir plus loin !). Quelques jours plus tard, à Moulins, dans un cinéma plein à craquer, nous avons découvert tous trois l'ultime (jusqu'à ce jour et jusqu'à la sortie de l'Episode VII d'ici un an ou deux) opus de la Saga : LA REVANCHE DES SITH... ou quand le Côté Obscur se répand sur la galaxie... un film noir, sombre, fort, intense, tragique, dramatique, et tout et tout... Et dont l'épilogue, après l'apparition de Dark Vador (tant attendue !), fait le lien avec le "premier" (le quatrième dans la chronologie de Geogeo Lucas... pas simple, le gars, surtout quand on doit expliquer à des néophytes !) épisode, celui de 1977, "La Guerre des Etoiles", rebaptisé "Un nouvel Espoir". Je me souviens d'avoir croisé Gérard quelques jours après la sortie, me disant que l'épisode III était son préféré. Personnellement, il vient juste après l'épisode V. 

Dans les mois et les années qui ont suivi, j'ai revu quelques fois les différents films, notamment lorsque j'ai fait découvrir la Trilogie (et non encore la Prélogie, à part "La Menace Fantôme" en 3D... les lunettes m'ont donné bien mal à la tête !) à ma douce et tendre. J'ai aussi lu quelques livres tirés de "L'Univers Star Wars", mais finalement assez peu. Et pourtant j'en ai acheté pas mal... Ils font partie de ces nombreux livres évoqués dans mon précédent "post" et qui s'entassent chez moi et que je regarde en me disant : "Faut que je m'y mette !" D'autant que les romans Star Wars que j'ai lus m'ont tous plu : "Dark Maul, l'Ombre du Chasseur", "Vent de Trahison", "Dark Lord : L'Ascension de Dark Vador" ou encore l'excellent "Les Ombres de l'Empire". Je profite à cette occasion pour remercier Fred alias Docteur Freyd alias Kawasakid, qui est un grand lecteur (entre auteurs) des romans de "L'Univers étendu Star Wars" et m'a initié à cet univers...

Enfin, depuis quelques années et presque tous les ans, je me rends donc à cette Convention Star Wars de Cusset avec Laurent (devenu depuis un Scout Trooper émérite !) et Jean-Michel. Sur ce blog, ceux que ça intéresse trouveront quelques photos de nos visites intergalactiques... Je garde notamment un souvenir réjoui de la rencontre avec Anthony DANIELS, alias C3PO (l'ex Z6PO de la première trilogie...), qui s'exprimait dans un français parfait... Cette année, l'invité d'honneur est Jeremy BULLOCH alias le redoutable chasseur de primes BOBA FETT... Plus d'informations sur le site des Héritiers de la Force :

Bref, tout ça pour dire que plus de trente ans après ma découverte de l'Univers STAR WARS... la magie est toujours là et c'est vraiment la force de George LUCAS d'avoir créé une mythologie si riche et qui restera, probablement pour plusieurs générations, dans l'imaginaire collectif... Et ils ne sont pas nombreux à avoir atteint cet objectif cyclopéen... Ils doivent être deux au XXème siècle, LUCAS et... TOLKIEN... D'autres auteurs, cinéastes, écrivains, ont créé des univers, écrit des oeuvres mondes mais aussi riches et aussi universellement partagées, je crois que l'Empire Galactique et la Terre du Milieu font quand même figure d'exceptions génialissimes et (pour le moment) indépassables... [Je ne parle pas des créateurs de personnages "phares" qui eux sont plus nombreux... Parmi eux, et dans ceux qui "m'inspirent", je citerai Sherlock Holmes, James Bond, Mulder & Scully et bien sûr... Indiana Jones... créé par George Lucas et Steven Spielberg... décidément !]

Que la Force soit avec vous !

mardi 1 février 2011

James Bond est en deuil

J'aurais pu intituler cet article "James Bond est orphelin" mais j'avais déjà utilisé ce titre en octobre 2007 lors de la disparition de Lois MAXWELL alias Moneypenny, la secrétaire du plus célèbre des agents secrets... Là, le titre se rapproche de celui que j'avais employé en mars 2009, "La musique de film est en deuil", lors de la mort de Maurice JARRE.
En effet, hier, j'ai appris le décès, le 30 janvier, de l'immense John BARRY... Un des plus fameux compositeurs de musiques de films qui a marqué définitivement la saga des James BOND... Il a composé plus de dix B.O. remarquables autour du fameux 007 et, même s'il n'est pas l'auteur du "James Bond Theme" (attribué définitivement, au début des Années 2000, après un procès retentissant, à Monty NORMAN), c'est John BARRY qui a créé le thème de "007" et offert les plus belles partitions de la saga James Bond... que ce soit "On her Majesty's Secret Service", "You only live twice" ou "Goldfinger" pour ne citer que celles là... C'est l'occasion de saluer également les chansons qui accompagnent chacun de ces films. On ne peut aujourd'hui imaginer les James Bond avec un autre habillage musical et même dans les derniers films le compositeur David ARNOLD continue de s'inspirer de son travail remarquable.
John BARRY est également l'auteur du générique de "Amicalement Vôtre !" (en VO, "The Persuaders"), générique cultissime d'une série qui l'est tout autant. [L'incidental music est signée Ken THORNE.]
Il a par ailleurs composé de nombreuses autres bandes originales de films... On peut citer "Macadam Cowboy", "Out of Africa" ou "Dancing with Wolves".
John BARRY nous a quittés le 30 janvier 2011. Sa musique restera dans nos mémoires et continuera d'accompagner longtemps nos émotions cinématographiques...

lundi 30 mars 2009

La musique de film est en deuil

Triste nouvelle : l'immense Maurice JARRE est mort, compositeur notamment du "Docteur Zivago", de "Lawrence d'Arabie" et plus récemment de "Ghost", "Witness" ou "Le Cercle des Poètes disparus"... Il a bercé toute ma jeunesse (toute ma vie !) de ses musiques extraordinaires. C'est l'un des plus grands compositeurs de musiques de films qui vient de s'éteindre... Et il était français !! Il avait d'ailleurs commencé par accompagner les films de Franju de ses musiques avant de partir pour Hollywood où il devait collaborer notamment avec David LEAN. Pour le côté people, c'était le papa de Jean-Michel Jarre.
Bienvenue au paradis des mélomanes et des cinéphiles !!