mardi 24 novembre 2009

Petit tour de Guernesey...

Valérie et moi avons passé une journée et demi à Guernesey (les 8 et 9 août 2009)... L'île est plus "sauvage" et plus "nature" que Jersey... La conduite y est parfois assez rock'n'roll, y compris pour quelqu'un qui comme moi a conduit pendant six ans sur les routes de Corse... Cette île en forme de triangle rectangle (à peu près... on va pas chipoter !) est un petit bijou de tranquillité, de verdure, de pittoresque... Il est clair que nous y retournerons plus longuement, ne serait-ce que pour aller visiter les petites îles en face de Saint-Peter-Port [la capitale] : Herm et Sark (qui est la dernière seigneurie féodale d'Europe !!)...
Voici un fort bref échantillon de vues prises au cours de notre tour de l'île... Tour incomplet puisque nous n'avons pas eu le temps de voir les falaises du sud de l'île... Tant pis ! On reviendra... We'll be back !!

Petite église au détour d'un virage...
so british !
Sur la côte occidentale...

Plage "à l'anglaise" :
chacun son "home sweet home" !!

Certains se mettent à l'abri d'un ancien bunker...

L'île est hélas parsemée de bunkers,
autant de traces de l'occupation allemande :
les Nazis avaient fait des Iles Anglo-Normandes
leur bastion avancé sur la Manche...


Notre bateau privé...

La compagnie des îles...

Aurigny Airlines... ou la compagnie aérienne qui dessert les îles anglo-normandes, à savoir Jersey, Guernesey et donc Aurigny (en V.O. : Alderney) qui, chacune, bénéficient d'un aéroport international...
Aurigny qui est l'un de nos prochains projets de destination... C'est la troisième île de l'archipel anglo-normand. Alderney dépend du bailliage de Guernsey, au même titre que Sark et Herm (petites îles qui se trouvent en face de Guernsey), c'est l'île la plus septentrionnale de l'archipel, qui fait face à la pointe du Cotentin.
Aurigny, comme l'ensemble des Iles Anglo-Normandes, fut occupée par les Nazis pendant la Deuxième Guerre Mondiale. L'île fut alors transformée en véritable camp de travail et vidée de sa population civile. Parmi les prisonniers réquisitionnés pour oeuvrer à la construction de fortifications du Mur de l'Atlantique, il y avait des Russes, des Juifs Français, des Républicains Espagnols, etc...
Mais revenons à Aurigny... euh... Alderney... Je ne sais pas pourquoi, je rêve de passer une journée sur cette petite île de 5 km sur 3 et donc de m'y rendre par les airs... Ce sera l'occasion lors d'un prochain séjour à Jersey ou Guernesey puisque les liaisons sont plus que quotidiennes...


(photos prises à l'aéroport de Guernesey...)
(pour l'anecdote, le dit aéroport est situé
à proximité du lieu-dit "La Planque" !)

La croisière s'amuse !!...


Non... non... ce n'est pas le Pacific Princess qui mouille au large d'Acapulco... C'est néanmoins un chouette bateau de croisière, le Mona Lisa, au large de Guernsey, un dimanche d'août 2009...

La voix de son maître...


Une petite photo clin d'oeil prise à Saint-Peter-Port... HMV, "her master's voice", fameuse chaîne de magasins de disques anglo-saxonne... Car que serait un séjour en territoire britannique sans un peu de shopping musical ??... Aussi je dédicace plus particulièrement ce cliché à Gérard et à Fred Thé... et je pense à toutes ces enseignes... HMV, Our Price, Tower Records... où nous avons tous laissé pas mal de livres sterling...

Saint-Peter-Port

Quelques clichés de Saint-Peter-Port, la capitale et l'unique ville de Guernsey... Une charmante ville portuaire, avec une très belle façade maritime, un enchevêtrement de petites rues, un quartier d'affaires discret et nombres de commerces, boutiques de souvenirs et restaurants...


Castle Cornet

L'arrivée depuis le ferry...


Ici, les cabines téléphoniques sont bleues...


Une façade de pub...

Notre petit jardin privé...

Voici le charmant petit jardin réservé aux clients de la Guest House, appelée The Marton, où nous étions descendus à Guernesey... C'est l'occasion de souligner combien nous avons été charmés par la végétation luxuriante aussi bien à Jersey qu'à Guernesey, du fait notamment du micro-climat qui caractérise les Iles Anglo-Normandes : bien que situées dans la Manche, elles bénéficient du Gulf Stream qui leur apporte une certaine douceur, d'où des espèces végétales qu'on ne saurait trouver à une telle latitude, au point que parfois, au détour d'une route, nous avions l'impression d'être au bord de la Méditerranée, d'autant que nombre de lieux sont en français...
http://www.martonhotel.pandorahotel.co.uk/

Victor Hugo, l'exilé de Guernesey...

Guernesey est célèbre notamment pour avoir abrité pendant près de vingt ans l'un des plus célèbres écrivains français, j'ai nommé Victor HUGO. Notre cher poète national, auteur des "Misérables" et de "Notre Dame de Paris", avait fui la France après le coup d'Etat de "Napoléon le Petit" (Napoléon III) du 2 décembre 1851. Il avait séjourné dans un premier temps à Bruxelles puis s'était réfugié, de 1852 à 1855, à Jersey. Il en fut chassé par le gouvernement britannique en 1855 pour avoir injurié dans ses écrits la reine Victoria (il lui reprochait une visite diplomatique en France...). Notre cher grand auteur trouva alors refuge à Guernesey où il resta jusqu'à la chute du Second Empire en 1870. De 1856 à 1870, il habita la demeure de Hauteville dont il dirigea l'aménagement et la décoration (il avait du temps à tuer...). Après son "retour raté" en France, Hugo retourna à Hauteville House de 1873 à 1878, date de son "retour définitif" au pays... En 1927, la maison de Hauteville fut offerte par les héritiers du grand écrivain à la ville de Paris. Pour la (très) petite histoire, notre Guest House était située quelques dizaines de mètres au dessus de la résidence du grand Victor Hugo mais, je l'avoue, je n'ai pas été touché par la grâce littéraire...
Vous en saurez un peu plus sur l'exil de Victor Hugo par ce lien :
L'auteur du site a également réalisé une page expliquant les particularités des Iles Anglo-Normandes, baillages sous la dépendance de la Couronne britannique (pour les amateurs d'Histoire...) :

Bien entendu, on n'échappe pas à la
boulangerie-patisserie Victor Hugo !!
Victor Hugo a d'abord résidé à Hauteville Fairy, pendant quelques mois... Il y installa par la suite sa maîtresse, Juliette Drouet, avec laquelle il communiquait depuis Hauteville House par des signaux lumineux...


Faut voir à pas tomber dans le panneau !!

A Guernesey, Guernsey en V.O., on peut trouver tout un certain nombre de panneaux de signalisation riches d'une poésie certaine et dépositaires d'un certain humour dont les Britanniques sont particulièrement friands. Encore plus amusant... Du fait du "statut" particulier des Iles Anglo-Normandes (elles sont, en fait, la partie maritime du Duché de Normandie, rattachées à la Couronne britannique mais non membres de l'Union Européenne) et de leur histoire (comme leur nom l'indique, ces îles sont riches d'un passé et d'une culture et donc aussi d'une langue... et si l'anglais s'est peu à peu imposé depuis un siècle on trouve nombre de lieux en français et également parfois en normand...), du fait donc de leurs "particularismes", les Iles Anglo-Normandes recèlent des panneaux écrits en anglais mais aussi parfois un peu en "vieux françois"...





Une des caractéristiques de Guernsey (mais également de Jersey où le système est tout autre mais tout autant complexe) est la subtilité du système de stationnement...

lundi 23 novembre 2009

La conduite "à l'anglaise"...


La conduite à l'anglaise, c'est parfois tout un poème... en témoigne cette vidéo prise par Valérie à Guernsey le 9 août 2009...

The Little Chapel

Lors de notre séjour anglo-normand de début août, Valérie et moi sommes plus particulièrement tombés sous le charme de The Little Chapel à Guernsey... Un bien bel exemple de ce que d'aucuns appelleront "l'art naïf"...
Il s'agit d'une reproduction "miniature" de la grotte et de la basilique de Lourdes, réalisée par un moine français, Frère Déodat Antoine. Ce frère a réalisé, entre 1914 et 1923, cette chapelle... de 5 mètres sur 3 (elle pourrait accueillir un officiant et deux fidèles...), après deux échecs consécutifs...
La Petite Chapelle est admirablement ornée de coquillages, de galets et de fragments colorés de porcelaine soigneusement incrustés dans les murs et les plafonds.
Vous trouverez cette chapelle aux Vauxbelets ("les jolies petites vallées"), à l'entrée du collège de Blanchelande... C'est un endroit paisible et très agréable... que ce soit pour la méditation, la rêverie ou tout simplement un peu de quiétude...
Site internet dédié à The Little Chapel :











La main de Thierry...

Je me permets de vous faire suivre le "billet d'humeur" d'un de mes amis, Jean-Michel, prof d'histoire et surtout passionné de sport en général et de foot en particulier, depuis très longtemps... Il n'est pas du genre à "s'exprimer" sur le net, à faire suivre son avis sous la forme de "mail collectif" et tout et tout mais, là, il avait envie de causer et je trouve qu'il a su assez bien trouver les mots que je n'aurais pas moi-même eus.
Avant de lui laisser la parole, et tout en déplorant un petit geste pas bien malin d'un joueur par ailleurs talentueux, je trouve totalement disproportionnées et assourdissantes les réactions (notamment des politiques et autres éditorialistes) de tout le monde, comme si c'était une affaire d'Etat, comme si Thierry Henry était un escroc international qui avait participé à des krachs boursiers... Toutes proportions gardées, ces dernières semaines, il valait mieux s'appeler Frédéric Mitterrand ou Roman Polanski voire Jean-Pierre Treiber, que Thierry Henry...
J'ai, pour ma part, une solution simple (l'idée n'est même pas de moi mais d'un certain William Webb Ellis) pour résoudre le problème des mains au football : les autoriser. Les joueurs seraient quinze et l'équipe d'Irlande serait alors VRAIMENT l'équipe d'Irlande et pas seulement d'Irlande du Sud... Mais, dans mon idéal, le monde ne tourne pas rond mais plutôt ovale...
Je laisse la parole à Jean-Michel...

La mimine à Titi...

Une fois n’est pas coutume, je vous envoie ma petite analyse sur un fait d’actualité, à savoir la fameuse mimine de Titi.

Tout d’abord, le geste.
Il est naturellement condamnable. Mais ce qui est le plus gênant, c’est que lui et Gallas (qui a naturellement vu le geste) fêtent le but. Mais qu’a fait Robby Keane, le capitaine irlandais, durant tout le match ? DES MAINS. Il s’est fait siffler 3 ou 4 fois (sans compter le match aller) et ce n’était pas toujours involontaire. Et vous croyez que s’il l’arbitre ne l’avait pas vu et qu’il avait marqué, il serait allé lui avouer la faute ? En bon catholique irlandais, il se serait peut être même flagellé en retournant dans son camp… ben voyons. Que fait John O’Shea avec T.Henry, à la fin du match ? Ils discutent et on le voit même l’arrière irlandais sourire. Il ne semble pas lui en vouloir. C’est normal, ils participent tous à la même hypocrisie. Il a du lui dire « Tant mieux pour toi, si j’avais pu faire pareil… ». Et comment les en blâmer, puisque dès leur formation, on leur apprend la roublardise. Pour eux « ça fait partie du jeu », même si ce n’est pas vrai. Et qu’on ne vienne pas me dire que les Irlandais n’ont jamais gagné un match grâce à une erreur d’arbitrage. D’ailleurs, même sans ce fameux but, ils ne se seraient peut être même pas qualifiés.

Encore une fois, ce geste est condamnable. Je comprend le syndicat des profs d’EPS qui est monté au créneau et peut être que ceux d’Education civique auraient du en faire autant.
Il est vrai que c’est dur d’expliquer à nos élèves que ce n’est pas bien de tricher après cela. C’est encore plus dur quand on voit qu’un ancien président de la république doit aller devant le tribunal pour des affaires de corruption. C’est pourquoi la morale et même l’avis des politiques, dans cette affaire… Sauf pour les principaux responsables, par exemple un Président de la république ou une secrétaire d’état aux sports…

Sarko a occulté la main au micro de TF1 en félicitant l’équipe et Rama Yade l’a par la suite + ou – justifié ou minimisé. Pour elle, l’essentiel était de se qualifier. Quand on a ces responsabilités et qu’on se trimbale de telles mentalités, on se la ferme.

Pour moi, ce qui est le plus honteux c’est d’une part la manière dont on se qualifie sur les 2 ans avec de tels joueurs et surtout qu’après cela, Domenech se palpe près d’1 million d’euro pour ce travail de merde. Comment expliquer alors à nos élèves la valeur du travail ?

Thierry Henry a « merdé » selon les termes de Lizarazu mais enfin, il n’a tué personne, même si Trapatoni parle de meurtre (rien que cela) dans la presse italienne ; en fait, la France a gagné… à l’italienne. On vit dans une société de spectacle et donc dans la démesure. Folie que tout cela.
En fait, il me tarde que cette coupe du monde arrive, se déroule et s’achève, qu’on tourne la page Domenech…
On ne vit pas chez les Bisounours et tout le monde a + ou – triché, un jour. Si une caissière de banque oubliait de me débiter un somme retirée à son guichet, vous croyez peut être que je me précipiterai pour le signaler ? Même pas mort…

mardi 29 septembre 2009

Code Quantum... une série humaniste...

Comme me l'a fait remarquer Maxence, mon blog n'est plus tellement actif... signe que je vais mieux ou que je n'ai plus rien à raconter ou les deux... Disons que "l'inspiration" s'est tarie et que je garde pour moi, pour ma compagne, pour mes "proches", je garde pour eux donc mes réflexions et éventuels vagues à l'âme... Je ne sais si j'en ai fini définitivement de "l'exhibitionnisme virtuel". Pendant un temps, j'ai apprécié de partager mes "vues" et "réflexions diverses et (a)variées" sur le net. Désormais, je préfère la discussion en "direct live" ou en tout cas la confidentialité d'un mail individuel et non collectif.
Mais comme il n'est pas poli de partir sans dire "au revoir" et comme, de toute façon, je ne quitte pas définitivement la "blogosphère"... Je vous adresse ce petit message comme un petit signe de la main pour vous dire "à une prochaine", remercier celles et ceux d'entre vous qui m'ont encouragé, critiqué, conseillé au fil de ces quatre années "on the web"... Comme un "dernier message pour la route"... clin d'oeil au film "Le dernier pour la route", très belle description quasi-documentaire et splendidement interprétée d'un homme qui fait une cure de sevrage alcoolique...
Je continue d'utiliser internet de temps à autre même si le courrier électronique devient plus une corvée qu'un plaisir : on passe plus de temps à "supprimer ses spams" qu'à lire ses mails. Je ne fréquente guère Facebook et son côté "8h10 : je me connecte/8h15 : je me gratte/8h20 : j'en suis à mon troisième message inutile à 200 "amis" que je ne connais pas..."
Non, j'utilise internet pour un aspect que j'apprécie : le côté "forum" autour d'un sujet que j'aime beaucoup. Vous connaissez mon penchant pour les séries T.V. J'aurai d'ailleurs l'occasion d'y revenir sur ce blog... En ce moment, je finis de découvrir la saison 5 de LOST, je découvre DESPERATE HOUSEWIVES et GREY'S ANATOMY (j'ai toujours un temps de retard sur tout le monde !...), je continue d'apprécier COLD CASE. En DVD (merci Valérie et Jean-Michel !), je découvre REGENESIS, 24 et DEXTER... Bref, l'univers des séries T.V., qui sont décidément d'une grande qualité, notamment depuis quelques années (voir dans un de mes précédents textes, la référence au livre "Philosophie en Séries"), cet univers m'a "définitivement" conquis.
Et, bien sûr, étant un grand fan de LOST, je fréquente assidument le site
et je participe au forum dudit site depuis bientôt deux mois...
Aussi, je vous soumets un texte, écrit pour le forum de LOST, mais consacré à la série... CODE QUANTUM...
Sur ce, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !
Quelques mots sur CODE QUANTUM...
La série qui m'a le plus marqué (j'ai même été membre du fan club français, à une époque où internet n'existait pas et où c'était le règne de la cassette vidéo... pour dire l'ancêtre !), même si j'en ai aimé tout un tas d'autres... C'est CODE QUANTUM. J'ai découvert cette série un jour d'octobre 1994, pendant mon service militaire, alors que je tuais mes journées d'ennui pendant ma convalescence à l'hôpital militaire de Dijon...
Cette série, créée par Donald P. BELLISARIO (auteur de "Magnum", plus tard de "Supercopter", plus récemment de "J.A.G." et "N.C.I.S." : il est fana de la marine U.S. qui est souvent évoquée d'ailleurs dans "Code Quantum"), compte cinq saisons (dont la première très courte). Elle a été diffusée en France au milieu des Années 1990. Pour ceux qui veulent des détails allez sur
ou
Je vais pas faire un copié-collé...
L'idée de départ de cette série : Sam Beckett (comme le dramaturge irlandais) (interprété par Scott Bakula) est un physicien spécialisé en physique quantique qui travaille sur le voyage dans le temps, voyage d'après ses recherches possible uniquement sur le temps de son existence, en gros des Années 1950 aux Années 1990. Son ami, l'amiral Albert Calavici dit Al (interprété par Dean Stockwell), le seconde dans ses recherches. Mais, le projet traînant, Sam tente l'expérience sur lui-même avant qu'elle ne soit au point. Il se retrouve projeté dans la peau d'un personnage (un pilote d'essai dans... l'épisode pilote) dont il devra réparer "les erreurs" pour sauter ("Quantum Leap", le titre U.S., veut dire, "Le Saut Quantique") dans un autre corps.
Sam n'est pas maître de son destin. Il ne sait pas dans quel corps il va se "transmuter". Il est aidé par Al, qui lui apparaît sous forme d'un hologramme, Al étant resté au présent. Al va lui conseiller d'intervenir sur la vie des gens dans lesquels Sam se transmute. La grande leçon humaniste de cette série (qu'on retrouve dans certains flash backs de LOST) est que chaque petite décision de notre vie peut avoir des conséquences infinies.
Evidemment, comme Sam voyage dans le Temps, la tentation est grande d'influencer le destin, voire son propre destin... A plusieurs reprises, Sam se retrouvera face à sa famille (son père est mort quand il était jeune, son frère aîné a disparu au Vietnam), de même qu'Al (dont le premier mariage fut une catastrophe, sa première femme se remariant alors qu'il était prisonnier au Vietnam). Tout au long de la série, Sam et Al se demanderont qui décide des sauts de Sam : le destin, le hasard, Dieu ? Ils croiseront même à un moment d'autres "voyageurs temporels" qui, eux, semblent envoyés par le Mal... C'est la grande question "et si ?" que permettent les voyages dans le Temps pour "réparer les erreurs du passé", abordée aussi dans le film "Un Jour sans Fin" ou développée jusqu'à l'idée d'univers parallèles dans "Sliders".
Les voyages dans le Temps sont un prétexte également pour nous offrir l'Amérique des cinquante dernières années, avec un superbe travail sur la bande son (qu'on retrouve de nos jours dans la série "Cold Case"). Chaque épisode ou presque aborde un thème de société d'une Amérique qui a décidément bien changé en quelques années.
La série est parsemée de clins d'oeil... Les titres, y compris en V.F., reprennent des titres de films connus.
Sam Beckett croise un certain nombe de célébrités, dont Sylvester Stallone, Michael Jackson, Woody Allen ou Stephen King. Sam Beckett doit rectifier la vie d'individus, comme le fera quelques années plus tard Le Caméléon. Mais, là, il le fait de "l'intérieur" des personnes, devenant elles-même, découvrant la galère d'être une mère de famille, un chauffeur noir dans le Sud raciste ou un jeune marine soupçonné d'homosexualité.
L'univers de l'armée et de la camaraderie est abordé... N'oublions pas que la série est écrite par Donald BELLISARIO... Al n'est pas sans faire penser, quelques années plus tard, à Gibbs...
La musique, outre la bande son, est de grande qualité. Elle est signée Velton Ray Bunch, et le thème est de Mike Post (la série des "New York..."). Le générique est très sympathique, positif, à l'image du héros de la série.
Bien sûr, certains épisodes sont moins bons et ont "mal vieilli", mais dans l'ensemble la série reste un petit bijou télévisuel. Ce fut en son temps la série la plus "magnétoscopée", avec un vrai phénomène de fan clubs dans le monde entier... Sam Beckett est un peu Don Quichotte, et d'ailleurs il sera Don Quichotte dans un des plus fameux épisodes de la série, "La Chute de l'Etoile", où il chante la sublime chanson : "La Quête", qu'avait en son temps interprété Jacques Brel, lui-même interprète de Don Quichotte...
Le dernier épisode, "Le Grand Voyage", est ouvert et en même temps apporte "une fin" à l'histoire, c'est pour moi "le bon exemple" d'une fin de série : chacun peut y apporter son interprétation mais les auteurs ne nous laissent pas sur notre faim et ne concluent pas sur une pirouette.
Comme dans "NCIS" où il apparaît au milieu des photos des terroristes recherchés (!), Bellisario apparaît dans "Code Quantum" : dans "La Chute de l'Etoile", il vient saluer au milieu de l'équipe de tournage, et à la fin du dernier épisode on le voit enfant dans les bras de son grand-père. C'était d'ailleurs une histoire de famille puisque la femme et les enfants de Bellisario ont participé à la réalisation ou au tournage de plusieurs épisodes.
En tout cas, voilà une série de qualité, qui m'a énormément marqué.
Elle repasse en ce moment sur France 4 tous les jours de semaine à 18h05. C'est vraiment une série attachante, humaniste, drôle, positive, qui peut se voir à plusieurs degrés de lecture, qui interroge sur le destin ou le hasard, sur les possibilités de modifier ou non le passé... Autant de thèmes que je crois avoir vus quelque part...
Voilà... Si il y a des amateurs parmi vous, je serai heureux d'échanger...
[Au fait, pour celles et ceux que ça intéresse, mon pseudo sur le forum de LOST est "Sawyerforever" et ma devise est : "LOST : l'île enchantée ? l'île aux enfants ? l'île mystérieuse ?"]

lundi 3 août 2009

Erreur de mail...

Voilà ce qui arrive lorsque l'on se trompe d'adresse e-mail...

Un couple de parisiens décide de partir en week-end à la plage et de descendre au même hôtel qu'il y a 20 ans, lors de leur lune de miel.
Mais, au dernier moment, à cause d'un problème au travail, la femme ne peut pas prendre son jeudi.
Il est donc décidé que le mari prendrait l'avion le jeudi, et sa femme le lendemain.
L'homme arrive comme prévu et après avoir loué la chambre d'hôtel, il se rend compte que dans la chambre, il y a un ordinateur avec connexion Internet.
Il décide alors d'envoyer un courrier à sa femme.
Mais il se trompe en écrivant l'adresse.
C'est ainsi qu'à Perpignan, une veuve qui vient de rentrer des funérailles de son mari mort d'une crise cardiaque reçoit l'e-mail.
La veuve consulte sa boîte aux lettres électronique pour voir s'il n'y a pas de messages de la famille ou des amis.
C'est ainsi qu'à la lecture du premier d'entre eux, elle s'évanouit.
Son fils entre dans la chambre et trouve sa mère allongée sur le sol, sans connaissance, au pied de l'ordinateur.
Sur l'écran, on peut lire le message suivant:
A mon épouse bien-aimée,
Je suis bien arrivé.
Tu seras certainement surprise de recevoir de mes nouvelles maintenant et de cette manière.
Ici, ils ont des ordinateurs et tu peux envoyer des messages à ceux que tu aimes.
Je viens d'arriver et j'ai vérifié que tout était prêt pour ton arrivée, demain vendredi.
J'ai hâte de te revoir.
J'espère que ton voyage se passera aussi bien que s'est passé le mien.
P.S. : Il n'est pas nécessaire que tu apportes beaucoup de
vêtements : il fait une chaleur d'enfer ici !

[Merci à Michèle pour m'avoir fait suivre ce message délicieux !!]

lundi 27 juillet 2009

Perdu au coeur de l'été

Un petit message en passant, une bouteille à la mer : "Message in a bottle... I'll send a S.O.S. to the world... I hope that someone get smile !" Merci à Police (et non à la police...) pour l'inspiration...

Message d'un naufragé volontaire... Vous comprendrez l'allusion prochainement... Message d'un déconnecté du net... En fait, pour la première fois de ma vie depuis plus de trois ans, j'ai passé presque quatre semaines sans aller sur internet... Qu'est-ce que ça fait comme bien !!! Et, quand je me rebranche sur la toile, que j'accède à mes messageries... Je découvre des centaines de "spams" et pas un message "ami". J'ai comme l'impression qu'on est nombreux à avoir déconnecté, ces temps-ci !... Et il y a du bon à savoir qu'on vit (encore) très bien sans devoir user et abuser d'internet à longueur de temps. La seule chose d'internet qui m'a vraiment manqué est "wikipédia"... Je l'avoue, cette encyclopédie en ligne interactive et facile d'accès, c'est super pratique, quel que soit le type de renseignement que l'on cherche...

Alors, chères lectrices, chers lecteurs, vous vous demanderez sûrement : qu'a-t-il donc à nous raconter au coeur de l'été, pourquoi nous trouble-t-il dans notre retraite du net, qu'est-ce qu'il veut encore, celui-là ?! Oh... Rien du tout... Rien de bien nouveau... Un mois de juillet calme et paisible... Un mois partagé entre pratique moyennement (faut pas pousser non plus !) intensive du sport dans la salle à côté de chez moi (un moyen de garder contact avec "les autres" et de rester un peu sociable), pratique intensive (j'y reviendrai plus loin) du visionnage de DVD, lecture aléatoire du "Canard Enchaîné", repos et week-ends avec ma douce et tendre...

Un mois très calme... et j'en avais besoin... Le retour aussi de quelques cauchemars, liés évidemment à la mort de ma mère... Peut-être parce que ça fait un an qu'elle a été "placée" en maison de retraite, qui a vu la (plutôt rapide !!) dégradation de son état, passant en quelques semaines d'une personne malade certes mais valide et pouvant encore marcher à une personne totalement dépendante, grabataire, pleinement prisonnière de son corps... Il est clair qu'il faut souhaiter pour nos aînés et pour nous mêmes de tomber le plus tard possible dans l'univers des hôpitaux et des "institutions spécialisées". C'est généralement un aller simple vers l'enfer. Un an après, je "revis" ces mois terribles, une douleur ravivée par les histoires familiales d'héritage et de succession... C'est le "deuxième effet" de la disparition d'un être cher : on vit pleinement la perte de la personne et quelques mois plus tard on a l'épisode 2 avec les histoires de notaires, de partage, et la découverte de "secrets de famille" qu'on aurait jamais aimé connaître. En même temps, il faut bien passer par là. Comme dirait mon psy, la succession fait partie du processus de deuil. En signant les actes notariés, on enterre ma mère une deuxième fois.

Et puis, après plusieurs étés agités marqués par la déprime voire la dépression voire plus (reportez vous à mon blog en juillet-août 2008), j'avais bien besoin de me retrouver dans le calme, la quiétude voire le silence... Et pour me retrouver, rien de mieux que de me perdre... Clin d'oeil à une certaine série T.V. qui m'avait tellement marqué à l'été 2005 lors de sa diffusion en France... Il s'agit de "LOST : Les disparus". Je crois qu'alors j'avais eu un choc télévisuel que je n'avais pas ressenti depuis le fabuleux "Twin Peaks" de David Lynch, même si j'ai apprécié d'autres séries au fil du temps... notamment ces derniers mois où ma compagne m'a fait découvrir pas mal d'oeuvres télévisuelles d'une qualité remarquable. D'ailleurs, contrairement à l'idée que certain(e)s s'en font encore, estimant que les séries sont un sous-produit de consommation culturelle, je crois vraiment que certaines séries, et dans tous les "genres" d'ailleurs, sont d'une excellente facture, de très bons divertissements et même parfois beaucoup plus. D'ailleurs, un livre intitulé "Philosophie en série" analyse certaines séries T.V. d'un point de vue philosophique, livre publié aux très sérieuses éditions Ellipses, dans une collection qui propose également d'aborder les grandes questions philosophiques au travers de films célèbres.

Revenons à "LOST"... Je m'étais perdu... J'avais, au cours de l'été 2005, eu le véritable "coup de foudre" pour ce phénomène télévisuel, échangeant alors mes impressions avec une copine, Michèle, notant les résumés des épisodes au fur et à mesure (j'ai découvert récemment qu'une personne chère à mon coeur avait rédigé tout un carnet autour de cette série). Et j'avais été très très déçu par la fin de cette première saison, fin que j'avais trouvée "trop abrupte". J'ai appris par la suite que les producteurs avaient reconnu avoir "baclé" la fin de la dite saison. J'ai donc totalement décroché par la suite, d'autant que les saisons suivantes allaient être diffusées les étés suivants en deuxième voire troisième partie de soirée...

Nous voilà au printemps 2009. Je discute avec Francis, mon "coach" de la salle de sport. Il ne cesse de me citer (in english, of course) moult répliques de sa série fétiche... Il s'agit de "Lost" dont il dévore par internet (pas le choix, la série sera diffusée on ne sait quand en France et les DVD ne sortiront qu'en 2010) la cinquième saison... Il me met un peu au courant de l'évolution et des développements de l'intrigue. Je suis... c'est le cas de le dire... intrigué... On n'en parle plus... Arrive juin et Francis évoque de nouveau LOST... Et je me rappelle que mon collègue Jean-Michel a les coffrets DVD de la série... Et me voilà parti à découvrir ou plutôt à dévorer les saisons 2 et 3 et leurs bonus puis à courir acheter le coffret de la saison 4 et à le déguster jusqu'au plus petit des bonus cachés...

Qu'est-ce qui me plaît tellement dans LOST ? Il y a d'abord eu la forme, ces personnes regroupées par "obligation" (le crash, très réaliste, d'un avion sur une île qui semble déserte) ensemble... j'ai toujours aimé le thème du huis clos, que ce soit un camp de prisonniers (comme "Furyo" ou "Le Pont de la Rivière Kwaï") ou une île déserte. Les flash-backs autour des personnages, qui permettent de découvrir le passé de nos "héros", de nous attacher à eux, de réaliser la complexité de chaque individu (les scénaristes sont très forts, au fur et à mesure des saisons, pour nous faire avoir un point de vue différent sur chaque personnage !!). L'apparition dans la saison 4 des "flash forwards" est une idée géniale : on nous annonce ce qui va se passer (une technique utilisée magistralement dans la saison 1 de "DAMAGES", une des séries que j'ai dévorées au printemps... merci ma collègue Sylvie !!). Ce qui compte n'est plus ce qui va arriver, mais comment on y parvient... Très malin ! Il y a l'instillation progressive d'une certaine dose de fantastique... Je pense parfois à l'entité invisible et maléfique de "Planète interdite", aux vieux fantasmes d'une île où auraient eu lieu toutes sortes d'expérimentations scientifiques qui ont (très) mal tourné. Et puis j'ai toujours été amoureux des îles ! J'ai pas vécu en Corse pour rien ! Et où vais-je la semaine prochaine en vacances ? A Jersey et Guernesey !!

Pour revenir à LOST, et cette question : pourquoi j'aime tellement cette série au point d'y avoir consacré des journées et d'en avoir rêvé la nuit ?! Son côté tellement humain avec des personnages attachants, qui se découvrent (ou se redécouvrent : la fabuleuse théorie qui part du principe que toute personne est "interconnectée" aux autres à un degré plus ou moins élevé). L'idée fabuleuse du projet Dharma, une énorme expérimentation scientifique et humaine (je repense aux nombreux cas, étudiés lors de mes études d'histoire, de ces utopistes créant une communauté idéale et chaque fois le projet a échoué) qui va s'effondrer... mais pourquoi ? et comment ? Le côté "Ile mystérieuse"... d'ailleurs, c'était le roman de Jules Verne que j'avais dévoré quand j'étais ado !! Et puis la grande question : comment vont réagir des personnes "civilisées" qui se retrouvent obligées de retourner à l'état sinon sauvage du moins débarrassé des progrès techniques de notre époque... Combien de jours voire d'heures tiendrions-nous sans téléphone, sans internet, sans électricité, sans eau courante ?!...

Et puis LOST fourmille d'allusions, de références, qu'elles soient télévisuelles, cinématographiques, littéraires, philosophiques, scientifiques, etc... Il y a bien sûr l'excellent personnage de Sawyer, archétype de la culture pop qui passe son temps à affubler les autres survivants de sobriquets tirés des séries télé de son enfance, qui dévore tous les livres et les magazines qu'il découvre (sur une île déserte, on a du temps à tuer !), citant au passage quelques romans que j'affectionne particulièrement comme "Des Souris et des Hommes" ou évidemment "Alice au Pays des Merveilles". La série évoque la théorie de la synchronicité, thème cher au psychanalyste Carl Gustav Jung (qui avait sur Freud cet avantage énorme de ne pas réduire toute l'humanité à sa sexualité). Pour revenir aux flash-backs, j'aime particulièrement l'idée (également à la base de la série "Code Quantum") que parfois des petits événements, des rencontres anodines vont profondément et durablement modifier notre vie. Peut-être sommes-nous juste des pions sur l'échiquier de la destinée mais il y a des coups interdits possibles, on peut parfois "forcer son destin" ou en tout cas avoir l'illusion de le forcer...

Pour rester dans les séries télé... Au printemps j'ai donc découvert, grâce à ma collègue Sylvie, l'excellent "DAMAGES" mais aussi la fabuleuse série anglaise "M.I. 5", particulièrement réaliste. Ma compagne m'a offert la première saison de "24 heures"... Bon, je sais, je découvre le phénomène Jack Bauer sept ans après tout le monde.... Mieux vaut tard que jamais ! Et j'avoue que j'ai dévoré cette série de façon quasi-hypnothétique !!

A propos des coïncidences... Jack est mon prénom préféré... Jacques, en français, était le frère de Jésus, auteur d'une épître longtemps mise à l'écart par les Pères de l'Eglise. Il y avait aussi Jacques, le frère de Jean l'Evangéliste, qui serait enterré à Compostelle. Voilà pour les Jacques du Nouveau Testament. Au cinéma, les Jack sont mes héros fétiches... Qu'il s'agissse du Jack Celliers de "Furyo" (splendidement interprété par David Bowie) torturé de ses remords ou bien sûr du Jack Dawson de "Titanic" (le fameux Leonardo... quel ne fut pas le choc de James Cameron quand il découvrit après la sortie du film qu'il y avait réellement parmi les naufragés un certain "J. Dawson"). Et dans les séries télé, ça continue, avec donc Jack Bauer de "24 heures" ou évidemment le Jack Shepard, le médecin de "LOST", sans oublier Jack Malone, le policier de "FBI portés disparus". Ce qui est ironique, c'est que Jack en anglais ne signifie pas Jacques (qui se dit James) mais c'est une abréviation usuelle de John, donc... de Jean...

Pour terminer sur "LOST", spéciale dédicace pour celles et ceux d'entre vous qui aiment cette série... Trois liens internet... Attention ! Evitez d'aller trop regarder vers les résumés de la saison 5 qui devrait prochainement être diffusée en France... Sachez simplement que l'île... se déplace... dans toutes les dimensions... Chut ! J'en ai trop dit... peut-être...
http://www.lost-site.com/ [le site que je fréquente le plus !]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lost,_les_disparus
http://www.tf1.fr/lost/
Allez, quelques autres liens pas encore "visités" :
http://www.lost-island.net/
http://lost.hypnoweb.net/
Bienvenue dans l'île de tous les dangers !!

Namasté !
A noter aussi l'excellente encyclopédie wiki LOST :

vendredi 19 juin 2009

Nostalgie ou fin de cycle

Si l'on considère la vie comme un parcours certes sinueux mais plutôt linéaire, s'arrêter pour souffler et regarder en arrière, c'est ce qu'on appelle de la "nostalgie". Parfois, on parle de "faire le point" ou de "bilan d'étape" mais c'est quand même considéré assez universellement en Occident comme une activité plutôt inutile et contre-productive. A contrario, si l'on a une vision cyclique de la vie en général et de sa vie en particulier (comme les Grecs Anciens ou les Bouddhistes), il n'y a plus de retour en arrière mais plutôt une impression de "déjà vu".
Je travaille dans l'enseignement, un métier où l'on vit constamment dans des cycles... Il y a évidemment le calendrier scolaire qui ponctue sa carrière et sa vie en général... Pour ma part, hormis mes années de fac (et encore) et mon "détachement" bref aux Affaires culturelles à Ajaccio, j'ai toujours vécu au rythme de l'année scolaire... Rentrée en septembre, vacances fin juin... Il existe d'ailleurs d'autres rythmes qui ponctuent la vie de tout un chacun, comme le calendrier des saisons... l'été succède au printemps, la chaleur augmente et les jours commencent à diminuer... Et puis le calendrier civil qui commence au 1er janvier par une beuverie et finit le 31 décembre par une autre beuverie... Et toute une série d'événements cycliques comme les compétitions sportives ou les "rendez-vous électoraux"...
Revenons à l'enseignement... Nous connaissons le rythme de l'année scolaire mais également le rythme des années de présence des élèves... Je m'explique... J'exerce en collège et donc, sauf parcours accidenté, mes élèves restent quatre ans... A la fin du mois de juin, c'est le moment où partent les élèves de 3ème... Je vais me contenter de citer ce que j'ai écrit il y a quasiment un an : "D'ailleurs, aujourd'hui, je disais au revoir à mes élèves de troisième et j'étais bien triste car voilà quatre ans que je les connaissais (...) et je m'étais attaché à eux. Maintenant, ils s'en vont, c'est normal, mais ça va laisser un vide. D'ailleurs, si j'aime les vacances (surtout maintenant que j'ai une copine et des projets), je hais les fins d'année scolaire, quand il n'y a plus un bruit dans le collège, couloirs déserts, rideaux baissés, livres rangés..."
La fin de l'année scolaire approche... Je sais... "ces enseignants, toujours en vacances ! je te les mettrai au pas, moi, tous ces fonctionnaires privilégiés !" Certes. Sans voir aussi loin, c'est le temps du ramassage des manuels scolaires, du rangement de mon CDI, du tri des papiers... etc... C'est aussi évidemment (et c'est pas du luxe !) l'occasion de ranger un peu mon bureau... mon bureau matériel s'entend mais également le bureau de mon ordinateur... Trier les dossiers et, à l'occasion, retrouver quelques photos sur mon écran comme jadis on retrouvait un vieil album photo dans un coin de son grenier...
Là, il s'agissait de photos prises le 18 octobre 2007... Ce jour là, c'était la première des trois représentations du "Malade imaginaire", par les élèves de mon club théâtre... Lors des répétitions, mon metteur en scène de La Nouvelle Rampe, Philippe Vérillaud, était venu plusieurs fois prodiguer ses conseils auprès des jeunes acteurs. Il était également venu assister à cette première qui avait eu lieu au théâtre de l'hôpital François Mercier de Tronget [jouer "Le Malade imaginaire" dans un hôpital, fallait quand même oser !!]... Ce fut une après-midi délicieuse. Les élèves étaient très très bons !!
Le théâtre... Je repense avec nostalgie à l'aventure de l'atelier théâtre avec ces élèves... Plus d'un an de travail... Au final, trois représentations et beaucoup beaucoup d'émotion. Ces élèves quittent le collège d'ici quelques jours... C'est la vie... Comme l'an dernier, je dis au revoir à des élèves que je connaissais depuis quatre ans.
Le théâtre... Cette année, j'ai choisi de ne pas rejouer avec La Nouvelle Rampe. L'été arrivant, et avec lui cette longue période de "temps libre" que je redoute toujours un peu, je me dis que les répétitions vont bien me manquer... Mais c'est mon choix ! J'allais écrire : c'est mon destin !! Je suis trop influencé par Star Wars... J'aurai bien l'occasion de refaire du théâtre dans les années à venir... Peut-être avec des élèves dès la rentrée de septembre, peut-être avec La Nouvelle Rampe en 2010...
Le théâtre fait partie de ma vie. J'aime d'ailleurs à répéter que "la vie est un théâtre" (ce n'est pas très original, je sais) et je crois bien que j'ai parfois tendance à théâtraliser ma vie : je suis particulièrement amateur des "répliques qui tuent", des portes qui claquent et des décisions définitives et irréversibles... On ne se refait pas !
Le blog me permet également non pas de "regarder en arrière" de façon stérile mais de constater justement comment la vie, ma vie en tout cas, est faite de cycles. Bien sûr, on avance (en âge notamment) mais il est certaines choses qui viennent ponctuer notre vie de façon régulière et ordonnée, comme un métronome...
Le 18 octobre, le jour même de cette première théâtrale, j'avais écrit un texte intitulé : "La dépression me guette ou De la fin de belles aventures !" Quel titre prémonitoire !... Deux mois plus tard je commençais à "sombrer" dans la dépression justement jusqu'à devoir, en juillet 2008, passer trois semaines à l'hôpital... Dans cet article, je parlais de la fin de mon aventure théâtrale avec mes élèves, de la fin de l'aventure "13 à table" avec La Nouvelle Rampe et de la fin de la Coupe du Monde de rugby...
Quant à ma nostalgie saisonnière qui me saisit chaque année à la fin du mois de juin, il n'est qu'à lire mon texte rédigé le 27 juin 2008, intitulé "Le rugby est une valeur sûre" (j'y évoquais la quatrième finale en dix ans entre Montferrand et Toulouse...) :
En juin 2007, il n'y avait pas eu de texte nostalgique sur mon blog, j'avais d'autres idées en tête... L'été qui suivit fut le plus terrible de ma vie : je m'étais "emballé" trop vite !...
En juin 2006, je faisais un papier (un terme qui prouve que je suis un "vieux" !) intitulé "Halte au défaitisme"... Cette année-là, la France s'était qualifiée péniblement (en foot) pour les huitièmes de finale avant de faire un parcours fabuleux jusqu'à cette fameuse finale et le coup de tête de Zizou... C'est si loin... C'était il y a à peine trois ans...
N'empêche que la vie n'est pas totalement cyclique. Les années se suivent mais ne ressemblent pas. Cet été, je ne compte pas passer deux mois à déprimer ou à aller me faire soigner... Après un mois de juillet consacré à me reposer, faire du sport et profiter du Bourbonnais, ma compagne et moi mettrons le cap vers les Iles Anglo-Normandes début août... A nous Jersey et Guernesey !... Bref, enfin des projets... J'aurai l'occasion d'en reparler sur ce blog...
En attendant... trois photos prises donc ce jour d'octobre 2007 où les élèves de l'Atelier Théâtre avaient brillamment interprété "Le Malade imaginaire" en hommage à Charlotte Delbo, dont mon collège porte le nom, résistante déportée à Auschwitz qui trouva la force, au milieu de l'enfer, de jouer justement cette pièce fabuleuse de Molière (toujours autant d'actualité notamment quant à la critique de la médecine !) avec ses co-détenues... Charlotte Delbo qui écrivait :
Je vous en supplie
faîtes quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d'être habillés de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie.
(Extrait de "Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivants")



mardi 16 juin 2009

Souvenirs d'Indiana Jones...

Comme je l'avais précédemment évoqué sur ce blog, lors de l'édition 2009 de la Convention Star Wars de Cusset, un stand entier était dédié à Henry Jones Junior, plus connu sous le nom d'Indiana Jones, célèbre professeur d'université, archéologue réputé et aventurier renommé...
Pour celles et ceux qui se demanderaient ce qu'Indiana Jones vient faire du côté de Star Wars... Petit rappel : Indiana (qui était le nom du chien de George Lucas !) Jones est un personnage créé par George LUCAS et Steven SPIELBERG, alors qu'ils partageaient quelques jours de vacances en juillet 1977 à Hawaï. A ce moment-là, George Lucas, réalisateur d'un film culte, "American Graffiti" (première apparition à l'écran pour le menuisier de son bureau, un certain Harrison Ford...), fait part à Spielberg (tout auréolé du succès inattendu et inespéré des "Dents de la Mer", le premier blockbuster de l'histoire du cinéma...) de ses doutes : il a peur que son nouveau film, "Star Wars", soit un bide... La suite lui donnera tort... Bref, Lucas et Spielberg imaginent un héros récurrent, un aventurier dans la lignée de Bogart ou des sérials des Années 1930... Ce sera Indiana Jones. Le rôle, initialement prévu pour Tom Selleck (qui déclinera l'invitation au profit de la série "Magnum"), ira à Harrison FORD, devenu populaire grâce à son personnage de Han Solo dans... Star Wars...
En 1981 sort "Les Aventuriers de l'Arche perdue" qui reste, définitivement, mon film préféré... Une révélation absolue ! Indiana Jones est né. L'aventure ne sera plus jamais la même au cinéma. Le film évoque l'Arche d'Alliance, celle-là même qui aurait contenu les Dix Commandements... Face à Indy, un autre archéologue, un méchant Français... Tiens ! Tiens ! Il s'appelle René Belloq. A l'origine, c'était Jacques Dutronc qui devait interpréter ce personnage mais il déclina l'offre... 1984, le deuxième volet, plus sombre (Lucas, Spielberg, Ford étaient tous en plein divorce...) : "Indiana Jones et le Temple maudit" où l'allusion à Star Wars est plus qu'évidente puisque le film débute dans le cabaret "Obi Wan". Le troisième film, en 1989, verra l'apparition du père d'Indiana : Henry Jones, interprété par un certain Sean Connery, premier interprète du fameux James Bond... A ce propos, Spielberg a toujours regretté de ne jamais pouvoir réaliser un épisode de la saga de l'agent secret mais il n'est pas citoyen du Commonwealth. Il aura quand même fait tourner les deux protagonistes de "Quantum of Solace", Daniel Craig bien sûr mais également Mathieu Amalric (dont le père, dans le film de Spielberg, est Michael Lonsdale, le méchant de "Moonraker"...), dans l'époustouflant "Munich"... Puis, pendant près de vingt ans, plus d'Indiana Jones et la rumeur qui enfle, d'un quatrième film... Ce sera en 2008 "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal"... Un film décevant après presque vingt ans d'attente mais sympathique malgré tout, où Indy retrouve sa chère Marion (son grand amour des "Aventuriers de l'Arche perdue") et découvre qu'il a un fils...
Tout est bien qui finit bien !
Autre point commun entre la Saga Star Wars et Indiana Jones, c'est bien sûr le génialissime John WILLIAMS, auteur des bandes originales de l'épopée galactique de George Lucas mais aussi de tous les films de Steven Spielberg (sauf pour "La Couleur Pourpre") : un bel exemple de collaboration entre compositeur et réalisateur !
Mais revenons à la Convention Star Wars de Cusset ! Cette année, un stand entier était donc consacré à Indiana Jones. On pouvait y retrouver nombre d'objets vus dans les diffférents films. A noter que ces objets ont été recréés par un fan absolu d'Indy avec un souci du détail particulièrement remarquable... Voici donc un petit voyage dans l'univers d'Indiana Jones...