vendredi 17 juin 2011

Quelques clichés pris à Mayence...

Voici une première petite fournée de photos prises à Mainz (alias Mayence pour les francophones), capitale du Rheinland-Pfalz (Rhénanie-Palatinat), lors de notre visite-découverte de la ville le mercredi 18 mai sous un soleil de plomb...


J'apprécie tout particulièrement cette statue qui fait penser à l'époque des "guerres en dentelle"...



Statue à côté de la fontaine du Carnaval

La Fontaine du Carnaval





vendredi 10 juin 2011

Un avant-goût d'Allemagne...

En attendant un reportage plus "conséquent" du voyage en Allemagne (du 16 au 18 mai, Wiesbaden, Vallée du Rhin, Mainz...), voici déjà la "bande annonce" de ces trois jours qui sont pour moi un excellent souvenir et ont ravivé en moi l'amour de l'Allemagne, de ses paysages, de sa culture, de son histoire (souvent passionnante et parfois plus que dramatique... notamment au XXème siècle), de sa gastronomie aussi bien sûr... Trois petites photos prises le 17 mai...


Avant l'embarquement, à Kaub...



Le château de Marksburg

Superdoc, châtelain reporter (un nouveau concept !)

mardi 31 mai 2011

José, héros de Scènes de Ménage et idole des Moulinois !!

Depuis un peu plus d'un an, ma compagne et moi sommes devenus "accros" de SCENES DE MENAGE, la série de M6 qui "casse la baraque" à 20h10, mettant en scène trois couples d'âges différents dans des petites saynètes de la vie quotidienne. Le format court réussit bien à la télévision française : souvenons-nous de UN GARS, UNE FILLE (dont les acteurs, notamment Jean DUJARDIN, ont fait du chemin ! Une des actrices de SCENES DE MENAGE, Audrey LAMY, est d'ailleurs la petite soeur d'Alexandra alias Chouchou...), de KAAMELOTT et bien sûr de l'extraordinaire CAMERA CAFE. Là, nous avons donc trois couples avec leurs travers propres, des sketchs parfois inégaux (c'est la loi du genre) mais souvent très drôles voire totalement délirants avec un sens aigu de l'observation...

Parmi ces trois couples, il y a le couple des cinquantenaires formé par Liliane (alias Lily) et l'inénarrable José pour qui le bonheur se résume à regarder un match de foot en buvant une canette de bière et en dévorant un sandwich au pâté ou des chips, pour le plus grand drame de sa compagne qui rêve de soirées un peu plus tendres... L'acteur qui interprète José, Frédéric BOURALY, est originaire de Moulins et est venu dans la cité bourbonnaise le samedi 21 mai pour une séance de dédicaces. Nous avons pu bavarder quelques instants avec lui. Il nous a confirmé que l'ambiance sur le plateau était vraiment détendue, ce que confirment les bêtisiers... "Et encore ! Vous ne voyez pas tout !" nous a-t-il confié...



What's up, Doc ?

Un petit message rapide, en passant, sur mon blog... histoire de ne pas alimenter les rumeurs qui ne courent pas sur mon compte...

Quoi de neuf depuis mon dernier passage dans la blogosphère ? Fin avril, ma compagne et moi avons passé deux jours gastronomiques, dans le sud de la Bourgogne, plus précisément dans les environs d'Auxerre, à Escolives-Sainte Camille, au "Domaine Borgnat". C'était la première fois que je pratiquais des dégustations dans une cave... Une expérience fort agréable que je renouvellerai volontiers !

Le 30 avril, c'était l'annuelle Convention Star Wars de Cusset : voir article détaillé (et surtout les photos !) ci-dessous. Toujours un bon moment.

Du 16 au 18 mai, j'ai accompagné un voyage scolaire de "germanistes débutants" en Allemagne, plus précisément à Wiesbaden (et environs !) où nous avons logé en auberge de jeunesse. Au programme : visite de Wiesbaden (et particulièrement de Neroberg et de son funiculaire, le très pittoresque Nerobergbahn), croisière sur le Rhin (entre Kaub et Braubach : un moment magique !), visite du château de Marksburg (superbe !) et enfin découverte de Mainz... Je n'étais plus allé en Allemagne depuis mon séjour en 2007 (voir à ce propos, si ça vous intéresse, le blog que j'avais réalisé spécialement : http://amtzell2007.blogspot.com/ ). Quelle joie d'y retourner ! J'essaierai de mettre quelques photos prochainement "en ligne".

Le 21 mai (voir ci-dessus), ce fut la rencontre avec José alias Frédéric Bouraly, un moment très sympathique !

Sinon, rien de bien neuf (mais c'est déjà pas mal). J'ai commencé le visionnage de la huitième et dernière saison de 24 (cadeau de ma compagne pour mon anniversaire !)... Les aventures de Jack Bauer sont toujours aussi palpitantes.

En "zappant" pour fuir les histoires sordides de la DS cas et du sous-ministre tronc, j'ai suivi quelques épisodes de TWIN PEAKS (qui repasse actuellement sur Arte), cette fabuleuse série produite et écrite par David LYNCH au début des Années 1990, un véritable OVNI télévisuel, une série qui était vraiment en avance sur son temps et qui reste une référence, mêlant allégremment l'enquête policière, l'étude de moeurs (il s'en passe de belles dans la petite ville de Twin Peaks), fantastique (de plus en plus affirmé au fil des épisodes), soap opera, mais aussi un climat tellement étrange grâce aux images de la forêt du nord-ouest des Etats-Unis et du Canada (qui inspirera directement X-FILES) et à la musique envoûtante d'Angelo Badalamenti. Et je me suis dit qu'il serait vraiment temps que j'achète le coffret DVD de cette série pour me replonger dans l'univers impitoyable de la petite ville de Twin Peaks !

Côté cinéma, rien du tout. Je n'y suis pas retourné depuis le mois de septembre 2010... Rien ne m'attire vraiment. Le dernier film que j'ai vu, "Le Bruit des Glaçons", m'avait moyennement convaincu (notamment le "happy end" plutôt malvenu pour un tel sujet et l'excès de scènes de sexe gratuit... Blier ne se refait pas) et, du coup, je n'ai pas remis les pieds dans "une salle obscure" depuis. Je préfère le confort de ma télévision, je l'avoue humblement.

Côté lecture, le calme plat... J'en ai presque honte... Après avoir dévoré plusieurs hors série de la revue "L'Histoire", consacrés à l'unification de l'Italie, à la Guerre de Sécession, à la chute des grands empires (toujours ma passion pour la géopolitique et les atlas historiques), je n'ai toujours pas "attaqué" de roman depuis des mois... J'attends l'été pour me replonger dans quelques romans policiers...

Côté musique, là aussi, le calme plat... Après un grand moment MADNESS, j'avoue ne plus écouter grand chose ces derniers temps sinon depuis une semaine Hans ALBERS, chanteur allemand des Années 1930/1950, très populaire dans son pays mais totalement inconnu à l'étranger...

Enfin, car même si je ne vais pas au cinéma, je regarde des films... à la télévision... J'ai découvert la semaine dernière sur Arte LA VISITE DE LA FANFARE... Un très beau film étonnant, touchant et même drôle... L'histoire d'une fanfare d'Alexandrie perdu dans le désert israélien et qui échoue pour quelques heures dans un petit village israélien... Une histoire improbable et toute simple, loin des clichés sur le "conflit israélo-arabe"... Des acteurs très convaincants... Un film à découvrir. J'ai également, pas plus tard que ce week-end, grâce à ma compagne, enfin découvert le film LES EVADES, avec notamment Morgan FREEMAN et Tim ROBBINS, superbe film qui décrit de façon plutôt réaliste l'univers carcéral, d'après une nouvelle de Stephen KING (qui évoque également le monde de la prison dans LA LIGNE VERTE, dont a été tiré un film que j'aime particulièrement avec notamment Tom HANKS et Gary SINISE). Le genre de film qui fait du bien, qu'on a envie de voir et revoir...

Voilà pour les dernières nouvelles...

"Life goes on day after day after day"...

A suivre !

Petit aperçu de la Convention Star Wars de Cusset - édition 2011...

Comme chaque année, avec mes amis "Star Wars Maniaques", je me suis rendu le samedi 30 avril à la Convention Star Wars de Cusset... L'occasion, une fois de plus, de passer une journée sympathique avec des créatures venues des étoiles, des soldats impériaux bien inquiétants et moult doux dingues déguisés avec les costumes de leurs héros préférés... Voici quelques photos de l'édition 2011 !


Laurent, mon Scout-Trooper préféré !



Parade impériale...

Je m'incline devant le Comte Dooku (j'ai toujours eu un faible pour les sécessionnistes...)


Une rencontre improbable : la bande à Scooby Dou et le Capitaine Flam !


Avec mes copains Han Solo et Chewbacca...


Inquiétante collection de casques...






Photos de famille !









[photos de Jean-Michel... merci beaucoup !]

lundi 18 avril 2011

MADNESS et moi...

Tout d’abord, je me présente... pour les chanceuses et chanceux qui ne me connaîtraient pas encore… Mad Jeff, quarante et un ans… fan du groupe MADNESS depuis la fin des Années 1980… En fait, comme toute ma génération, je connaissais « Our House » mais je n’avais pas cherché plus loin. C’est fin 1987, alors que j’étais étudiant, que j’ai eu la révélation (semblable à celle de Elwood et Jack écoutant James Brown prêcher dans «The Blues Brothers» !)… Un copain me fit écouter un soir sur son vieux magnéto pourri trois titres de MADNESS, «One Step Beyond…», «NightBoat to Cairo», «Tarzan’s Nuts» et un titre des SPECIALS, «Gangsters». J’eus tout de suite le coup de foudre, un coup de foudre insensé pour une musique que je trouvais riche, à la fois gaie et profonde, et qui allait, n’ayons pas peur des mots, changer ma vie, ou en tout cas ma façon de voir la vie…


J’ai couru à la discothèque de ma ville emprunter le seul album des Maddies en leur possession : «7». Puis j’ai acheté le seul CD alors disponible à la FNAC du coin : «Utter Madness», deuxième compilation du groupe, avec l’excellent remix récapitulatif «Seven Year Scratch». Par la suite, un copain me donna le 45 t de «Embarrassment» : un vrai choc ! Et un autre copain m’enregistra sur cassette «The Rise and Fall». J’avais chopé le virus, j’achetais «Complete Madness», la première compilation du groupe, que je passais en boucle dans toutes les soirées où j’étais invité. J’avais même alors écrit toute une série de poèmes «madnessiens», inspirés des chansons de ce groupe à la musique à la fois entraînante et parfois terriblement triste (les accords mineurs ravageurs…) et nostalgique mais pas déprimante pour deux sous.


Hélas, MADNESS s’était séparé. Mais THE MADNESS venait de voir le jour… J’ai apprécié cet album étrange du groupe réduit à la portion congrue, surtout pour des raisons affectives, et parce que… ben… c’était mieux que rien… Puis le silence… Que je comblais par les cassettes vidéos des clips délirants du groupe que nous regardions les samedis soirs avec les copains… jouant à faire les Nutty Boys nous aussi…


Un jour de 1992, j’apprends par la radio la sortie de «Madstock», l’album live de MADNESS. Le groupe s’était reformé ! Et en plus tous les sept membres avaient répondu présent ! Quel bonheur ! Le pied ! Un CD impeccable suivi d’une cassette vidéo hélas pas rééditée en DVD. Je n’ai pas suivi l’expérience de CRUNCH (formé par le saxo et le guitariste du groupe). Par contre, j’ai découvert, à la fin des Années 1990, le deuxième album solo de SUGGS, le chanteur du groupe : «The Three Pyramids Club», un CD que je continue d’apprécier…


Décembre 1999… Un copain m’appelle : MADNESS a sorti un nouvel album !! Je n’en crois pas mes oreilles… Je savais bien que le groupe se réunissait de temps à autre pour un concert mais j’avais renoncé à l’espoir d’écouter un jour un nouvel album… Et c’est l’arrivée de «Wonderful»… Le rêve ! Puis à nouveau le silence… Au milieu des Années 2000, j’avoue n’avoir pas accroché à leur période reprises de standards et à l’album «The Dangermen Sessions Vol. 1» (au fait, le volume 2 ?!). Et, l’an dernier, alors que sortent les éditions CD collector du trentième anniversaire de leur premier album, je me décide à écouter attentivement «The Liberty of Norton Folgate»… Et là… Quel choc ! Le pied absolu ! Le nouvel album est parfait, riche, varié, émouvant, léger, intense… Oups ! Et puis, désormais, grâce au French-M.I.S., le fan club francophone du groupe, je peux désormais suivre l’actualité des Maddies, notamment leur tournée de novembre-décembre 2010 au Royaume-Uni. Le groupe a retrouvé l’énergie créatrice de ses débuts avec en plus une réelle maturité et les Maddies sont de nouveau au cœur de ma vie musicale, accompagnant mes bons comme mes mauvais moments…


A suivre !


Mad Jeff

jeudi 14 avril 2011

Excusez moi d'être "différent"...

Comme écrivait Marcel PROUST que j'avoue n'avoir jamais lu : "Longtemps je me suis couché de bonne heure"...

Effectivement, je me couche souvent de bonne heure, "comme les poules". Je dîne tôt, "comme les vieux"... Qu'est-ce que j'entends parfois sur ma façon d'être. Et, en bon "parano" que je suis, je le vis forcément très mal. D'ailleurs, au fait, qu'est-ce qu'être parano ? [Je ne parle pas là évidemment de la paranoïa, phénomène psychiatrique clinique, mais du mot couramment employé ici ou là par chacun(e) d'entre nous] Si c'est prêter de façon parfois abusive attention à ce que disent et pensent les gens de vous, certes, oui, je suis parano. Mais, en même temps, ne pas prêter attention aux autres, n'est-ce pas une forme de mépris ou d'ignorance ou d'a-sociabilité ? Je n'en sais fichtre rien !

J'ai tout un tas de "sales petites habitudes"... Je me couche tôt, donc. Je suis maniaque, "vieux garçon"... En même temps, marrant ce terme de vieux garçon, car on me le disait déjà quand j'étais "jeune"... Et, alors que la société reproche aux hommes d'être parfois des vieux garçons, elle reproche également aux hommes d'être "bordéliques"... Faudrait savoir !

Je me couche tôt. Je suis maniaque. Je suis lent. Difficile de l'assumer à notre époque de la rapidité et de l'immédiateté. En même temps, je suis "speedé" et "stressé" pour un rien et ça ne s'arrange pas avec l'âge. Un lent qui est speedé, quel tableau !

J'oubliais... Je déteste le téléphone... En même temps, les seuls coups de fil que je reçois sont des publicités pour des surgelés ou des panneaux solaires (avec des remarques déplacées du genre : "quoi ?! vous n'avez pas de congélateur ?!" ou "vous n'êtes pas propriétaire ?!"... voir plus loin !) et de loin en loin des appels pour un décès ou une histoire liée (encore...) à la succession de ma mère ou d'une parente de cette dernière...

Mais peu importe. Ce qui est "difficile" (je mets des guillemets car c'est tout relatif... eu égard aux drames de ce monde... il faut savoir relativiser !!), c'est de ne pas être comme tout le monde. Et ne pas être comme tout le monde fait qu'on est un terreau particulièrement fertile pour sombrer dans la parano la plus aveugle...

Je ne suis pas comme tout le monde... Bon, déjà, je suis fonctionnaire... dans un pays qui les déteste... Et, en plus, je suis dans l'enseignement... Et, pire que tout, je ne suis pas "un vrai enseignant"... Je suis un bibliothécaire qui vit dans ses rayons poussiéreux (je cite ma première copine qui m'avait dit cette charmante phrase voilà plus de vingt ans quand je lui avais dit que je pensais devenir documentaliste...). [A ce propos je me rappellerai toujours la réflexion d'une ancienne con-disciple de la fac d'Histoire me croisant par hasard et s'exclamant : "Quoi ? Tu es documentaliste ? Pourtant, tu n'étais pas mauvais à la fac !!"]

Mais, même parmi "les miens" (les enseignants), je ne suis pas bien normal... D'abord, je ne suis pas marié ou en tout cas je ne vis pas en couple. Attention, j'ai quelqu'un dans ma vie (et pas qu'un peu ! non mais !) mais je vis seul. Ouh ! la ! la ! Déjà, on sent le marginal. Ensuite, ben, je n'ai pas d'enfant et je n'en aurai jamais. Là, ça s'aggrave, dans le pays d'Europe champion de la natalité, je suis une insulte vivante à l'avenir de la France. Enfin, pire que tout, je ne suis pas propriétaire, juste locataire d'un petit F2 en ville... J'ai 41 ans... Autour de moi, tout le monde est marié (parfois même divorcé et remarié), avec non pas un mais des enfants, et bien sûr chacun(e) a son toît à soi.


***

Alors, forcément, ce n'est pas facile tous les jours... Je sens parfois le regard condescendant de mes contemporains... Et le plus dur dans tout ça c'est que je n'ai pas "choisi" d'être différent. J'aurais bien aimé être comme tout le monde, la famille, la maison, tout ça, tout ça... Mais la vie a fait que je n'ai pas forcément pris le même chemin que la majorité de mes contemporains...

Alors, amis lecteurs de ce blog, excusez moi d'être différent. Je ne l'ai pas fait exprès. Je fais tout pour être comme tout le monde mais je n'y arrive pas et, du coup, ben, souvent, je suis nerveux et j'ai des accès de parano... Et, dès que je manque de sommeil, je suis encore plus nerveux. Résultat... Je dois me coucher tôt... On n'en sort pas !!


Ultime précision... Ne cherchez nulle malice dans ces propos, juste un petit jeu, un "exercice de style" de la part de quelqu'un qui écrit de moins en moins mais qui ressent parfois le besoin de tripatouiller les mots histoire de ne pas trop vite vieillir...


[*** La partie qui suit a été rajoutée à ce qui précède (!) et s'insère au milieu du texte là où vous avez vu justement les fameux ***.


Elle n'est pas "indispensable" (encore moins que le reste du texte) et je n'en suis pas très satisfait mais, bon, comme j'ai la flemme de "retravailler" mon texte pour en faire quelque chose d'élégant et de fin vous vous contenterez de la version mal dégrossie...


Je ne suis ni un "intello" ni un "manuel"... En effet, je ne sais pas bricoler et ça ne m'intéresse pas. Mais je ne suis pas pour autant un grand lecteur (ce qui choque beaucoup de personnes : "Quoi ?! toi qui bosses dans les livres, tu ne lis pas de romans ?! Moi, j'en lis trois par semaine !!"), un auditeur attentif de France Inter (et encore moins de France Culture) ni un abonné du "triangle de l'intelligentsia" (Telerama - Les Inrocks - Libération). Il m'arrive même de regarder TF1 (essentiellement pour les films). J'aime quelques séries télévisées. Je ne suis ni fan de la téléréalité ni non plus un inconditionnel des programmes d'Arte (même si, là, je l'avoue j'ai quand même une préférence pour Arte et s'il fallait choisir entre "Confessions intimes" et une soirée "Thema" je n'hésiterais pas un instant !!). Je n'écoute pas de rock alternatif : je n'ai jamais aimé ça. Je ne suis pas fana du cinéma d'auteur (je n'y comprends rien et je m'y ennuie) mais je ne suis pas non plus un aficionado des "blockbusters" ou des comédies franchouillardes qu'il "faut" avoir vues sous peine d'excommunication sociale.


Je ne me sens ni follement de gauche ni méchamment de droite, pas centriste pour autant, consterné par les extrêmes mais sans être terrorisé par eux pour autant. Méfiant vis à vis de l'information et des buzz médiatiques en tous genres (et par là même consterné par la crédulité de nombre de mes contemporains notamment celles et ceux qui revendiquent d'avoir un regard critique à l'égard des médias "traditionnels" mais gobent tout ce qu'ils lisent sur le web parce que "si c'est sur internet, alors c'est vrai !!"). J'ai une fâcheuse tendance à éprouver un peu de sympathie pour les courants rejetés par la majorité... En même temps, le côté "politiquement incorrect", n'est-ce pas finalement le comble du "politiquement correct"?!... Au fond, je m'en contrefiche... Tiens, pour une fois un point commun avec mes contemporains : la politique, en tout cas, dans son apparence actuelle, et particulièrement la politique nationale, m'ennuie profondément. Ce qui ne m'empêche pas de continuer à suivre les émissions "spécialisées" ou à lire "Le Canard Enchaîné".


Je n'ai pas non plus de "passions" comme peuvent avoir les personnes autour de moi... Je les admire de pratiquer avec enthousiasme le football, la danse classique, les cours de cuisine et de yoga, la pêche à la ligne ou la collection de timbres postes... Je n'aime rien tant que de bouquiner des atlas historiques et géopolitiques et, là, forcément, c'est quelque chose de suffisamment bizarre pour me conduire droit chez les dingos... Je me suis d'ailleurs plusieurs fois interrogé sur ce plaisir à regarder des cartes... D'où est-ce que ça me vient ? Aurais-je été cartographe dans une vie antérieure ?]


[Ajouté aux ajouts histoire d'en rajouter...


Enfin, je ne suis vraiment pas un "geek"... J'ai bien un téléphone portable parce que "il faut bien" et que les SMS c'est quand même super pratique mais je ne connais pas grand-chose en informatique et quand j'entends une pub sur le "cloud" ou le dernier "blackberry" je crois sincèrement qu'on parle de nuages et de mûres !! Je ne vais qu'occasionnellement sur Face Book. Je ne sais même pas comment fonctionne Twitter et je n'ai jamais "chatté" sur MSN. C'est dire si, comparé à ma génération, j'en suis encore à l'âge de pierre. Pour dire : je ne sais même pas ce qu'est un flux RSS ! J'en suis à l'âge de pierre mais je serais bien incapable de vivre sans eau courante ni électricité, sans supermarché ni automobile, sans télévision ni radio... Jadis, Pascal avait comparé l'homme à un roseau pensant... Et si l'homme d'aujourd'hui était finalement une antenne ? C'est à la fois idéal pour recevoir des signaux du monde entier mais tellement fragile, tellement dépendant des moindres coups de vents contraires et tout simplement tellement intrinsèquement enchaîné à l'univers technologique...]


Appel à l'aide :


Si quelqu'un veut reprendre l'idée de ce texte, le retravailler... Allez-y ! Ne vous gênez pas ! Moi, je laisse tomber... Décidément, l'écriture, ce n'est plus pour moi...

Le retour de la revanche de Superdoc !!


(photo prise le mercredi 13 avril 2011)

jeudi 31 mars 2011

Lettre ouverte à mes amis du Cap Corse...

Voilà bientôt sept ans que j'ai quitté Luri et le Cap Corse... Et je n'y suis encore jamais retourné... Pourquoi ? Je me dis que je vous dois peut-être quelques explications... De même que je n'ai pas pu retourner, depuis la mort de ma mère, à L'Escarène (village d'enfance de mon père et où ma mère est enterrée) et surtout à Menton (là où vivent les soeurs de ma mère et mes cousines et où sont enterrés mes grands-parents maternels). De même je n'ai pas pu reprendre le bateau ou l'avion pour aller faire un tour du côté de Bastia et du Cap Corse...

Et pourtant je pense à la Corse et au Cap... Et j'y pense souvent... Encore la semaine dernière je n'ai pu retenir quelques larmes en regardant une carte du Cap et les noms si familiers des villages et des hameaux... à commencer par Castellu où j'ai vécu de 2000 à 2004...

Printemps 2004... Après mûre réflexion, j'ai demandé quelques semaines auparavant une mutation pour "rentrer sur le Continent" afin de me rapprocher de mes parents, et plus particulièrement ma mère, dont je sens que les jours de lucidité sont hélas comptés. J'ai appris que j'avais obtenu ma mutation pour l'Auvergne alors que mes parents étaient pour quelques jours chez moi et le jour même de la fête du collège... Mes sentiments étaient, vous pouvez l'imaginer, très partagés en ce vendredi pluvieux... L'excitation autour de la fête du collège et la volonté que tout soit réussi, la joie d'avoir appris que ma mutation était effective mais aussi et surtout cette tristesse car je savais que ma vie prenait un tournant. Un tournant définitif. Je crois que j'ai rarement autant pleuré que ce jour là, tentant en vain de cacher mes larmes à mes parents.

J'avais choisi d'aller vivre en Corse et plus particulièrement dans le Cap, en 1999. J'y ai finalement vécu et travaillé pendant cinq ans. Ce ne fut pas rose tous les jours, notamment au début, parce qu'il faut toujours un "temps d'adaptation" quand on s'installe quelque part où on ne connaît personne... Puis j'ai progressivement "fait mon trou" à Luri comme on dit. J'envisageais éventuellement de me rapprocher de Bastia dans les années à venir mais je comptais bien continuer à travailler au Collège du Cap.

La vie en a décidé autrement... Je n'ai pas fait ma vie dans le Cap Corse. Quelques jours après l'annonce de ma mutation, je montais à Moulins pour commencer "mon déménagement". Je découvrais le collège de Tronget que j'avais mis en premier dans mes voeux "intra-académiques".

Sept ans ont passé. Je suis toujours au collège de Tronget où je suis très heureux. Je ne suis jamais retourné en Corse. Tant de choses se sont passées ces dernières années... Tout d'abord, ce fut la lente (puis rapide) et inexorable descente aux enfers de ma mère qui nous a quittés un jour de décembre 2008. Ce fut aussi une période où je me suis un peu (voire complètement) perdu, entre une dépendance à l'alcool de plus en plus marquée et la quête de l'âme soeur pour enfin rompre des années d'une solitude de plus en plus pesante.

Après le décès de ma mère, ce fut le temps réjouissant (et qui n'est toujours pas totalement terminé) des "histoires de succession", les problèmes d'héritage et autres festivités qui font que l'être disparu meurt une deuxième voire une troisième fois et qu'on a l'impression qu'on ne peut jamais faire sereinement son deuil.

Ce fut aussi le temps où après m'être perdu je me suis retrouvé au fond du trou et ai fini par passer une partie de l'été 2008 en "H.P."

Mais ces dernières années furent aussi marquées (enfin une bonne nouvelle ! la bonne nouvelle !) par la rencontre avec "ma douce et tendre"... Voilà maintenant un peu plus de trois ans que nous sommes ensemble et ma vie a changé. Définitivement.

Et je ne suis toujours pas retourné dans le Cap Corse. Longtemps, je me suis dit au fond de moi que j'y retournerai le jour où je ne serai plus célibataire. En même temps, j'avais l'appréhension qu'une fois là bas je ne trouverais pas la force nécessaire pour repartir... Souvent je rêve ou plutôt je rêvasse, vous savez... ce moment entre la veille et le sommeil... j'imagine que je prends un billet d'avion pour Bastia, un aller simple... Un rêve un peu idiot et totalement déraisonnable. La donne a changé. Maintenant, ma vie est ici, au coeur du Bourbonnais. Et j'en suis très heureux.

J'arriverai un jour à retourner dans le Cap Corse. Pour des vacances bien sûr. D'ici là, sachez bien que je pense à vous très souvent, presque tous les jours. Je ne vous oublie pas. Vous êtes dans mon coeur.

Mon ami et collègue Gilles m'avait écrit sur le "livre d'or" que collègues et élèves m'avaient offert à mon départ du Collège du Cap une citation fameuse : «Lorsqu'il part de son île, un Corse ne s'en va pas : il s'absente.» (Vincent de Moro-Giafferi)

mardi 1 février 2011

James Bond est en deuil

J'aurais pu intituler cet article "James Bond est orphelin" mais j'avais déjà utilisé ce titre en octobre 2007 lors de la disparition de Lois MAXWELL alias Moneypenny, la secrétaire du plus célèbre des agents secrets... Là, le titre se rapproche de celui que j'avais employé en mars 2009, "La musique de film est en deuil", lors de la mort de Maurice JARRE.
En effet, hier, j'ai appris le décès, le 30 janvier, de l'immense John BARRY... Un des plus fameux compositeurs de musiques de films qui a marqué définitivement la saga des James BOND... Il a composé plus de dix B.O. remarquables autour du fameux 007 et, même s'il n'est pas l'auteur du "James Bond Theme" (attribué définitivement, au début des Années 2000, après un procès retentissant, à Monty NORMAN), c'est John BARRY qui a créé le thème de "007" et offert les plus belles partitions de la saga James Bond... que ce soit "On her Majesty's Secret Service", "You only live twice" ou "Goldfinger" pour ne citer que celles là... C'est l'occasion de saluer également les chansons qui accompagnent chacun de ces films. On ne peut aujourd'hui imaginer les James Bond avec un autre habillage musical et même dans les derniers films le compositeur David ARNOLD continue de s'inspirer de son travail remarquable.
John BARRY est également l'auteur du générique de "Amicalement Vôtre !" (en VO, "The Persuaders"), générique cultissime d'une série qui l'est tout autant. [L'incidental music est signée Ken THORNE.]
Il a par ailleurs composé de nombreuses autres bandes originales de films... On peut citer "Macadam Cowboy", "Out of Africa" ou "Dancing with Wolves".
John BARRY nous a quittés le 30 janvier 2011. Sa musique restera dans nos mémoires et continuera d'accompagner longtemps nos émotions cinématographiques...

jeudi 20 janvier 2011

Le petit questionnaire ciné pour bien démarrer l'année...

De temps à autre, j'agrémente mon blog de questionnaires piochés de ci de là sur le net... En voici un, comme l'an dernier en février, trouvé sur le forum francophone de la série LOST...
Si vous avez envie de vous prêter au jeu... Je me lance !
Le premier film que vous avez vu ?
Je pense qu'il s'agit de "Blanche Neige et les Sept Nains", découvert en salle quand j'avais trois ans environ. J'en ai fait des cauchemars (notamment quand notre héroïne est perdue dans les bois) et j'ai dû dormir avec la lumière allumée pendant des années...
Le dernier film que vous avez vu ?
"Je suis une Légende" dimanche soir à la télé. Bof... Bof... Très spectaculaire mais qui laisse un sentiment d'inachevé, de film qui reste à la surface... Mardi soir, j'ai comaté devant "Dogma", un film improbable avec Ben Affleck et Matt Damon. Du grand n'importe quoi dont on se demande comment le réalisateur a pu trouver le financement...
Le film que vous voudriez voir ?
"Avatar". Maintenant que la mode du "il faut y aller" est passée, j'aimerais découvrir ce film, d'autant que j'aime la SF et James Cameron. Il y a également "Inception" mais j'ai reçu le DVD pour Noël (merci Papa !) donc ça devrait bientôt être réglé...
Le film que vous ne voudriez jamais voir ?
Dur ! Dur ! Je ne suis pas sectaire à ce point...
Le film que vous avez vu le plus de fois ?
Il y en a eu plusieurs, qui correspondent à plusieurs époques de ma vie... "Little Big Man", "Furyo", "Les Aventuriers de l'Arche perdue", "Brazil", "Quatre Mariages et un Enterrement", "Un Jour sans Fin", "Le Dîner de Cons" et "Les Visiteurs" pour ne citer que ceux que j'ai vus avec certitude plus de vingt fois...
Le film que vous n'avez jamais vu ?
Il y en a une sacrée quantité...
Le film qui vous a fait le plus rire ?
"Le Dîner de Cons", "Les Visiteurs", "Les Aventures de Rabbi Jacob", "Y a-t-il un Pilote dans l'Avion", "Y a-t-il un Flic pour sauver la Reine", "Les Trois Frères", "Les Tontons Flingueurs"...
Le film qui vous a fait le plus pleurer ?
"Always", "Ghost", "Titanic" (Rose seule sur son radeau de fortune chantant "Come Josephine, in my flying machine"), "La Vie est belle" (de Roberto Benigni), "Goodbye Lenin" mais aussi (ne riez pas) la scène des "Visiteurs" où Jean Reno dit adieu à Valérie Lemercier (la descendance !) et la tirade finale du "Dîner de Cons" où Villeret compare sa vie à un champ de ruines...
Le film qui vous a fait le plus peur ?
Difficile de répondre. Une de mes plus grosses frayeurs au ciné étant ado fut "The Thing" de John Carpenter... Ah ! Quelle horreur ! Je ne suis pas fana des films d'horreur donc je me préserve plutôt de la peur. La pire peur psychologique fut celle de "37°2 le Matin" quand Anglade découvre la folie du personnage joué par Béatrice Dalle... J'en frissonne encore !
Le film auquel vous n'avez rien compris ?
Y en a pas mal... J'ai mis des années avant de "comprendre" un tant soit peu "Matrix". On m'avait expliqué que c'était un film sur internet et en fait pas du tout... J'ai été assez désarçonné puis j'ai appris à l'aimer. J'ai mis des années à apprécier "Pulp Fiction" et à comprendre... qu'il n'y avait rien à comprendre. Quand je ne comprends pas, j'ai tendance à "ré-essayer" pour comprendre enfin...
Le film dont vous préférez le casting ?
Probablement "Quatre Mariages et un Enterrement" !
Le film dont vous détestez le casting ?
Pas d'idée qui me vienne. En général, un film est un tout... Si je déteste le casting j'ai détesté le reste aussi... Quand je n'aime vraiment pas un acteur j'évite d'aller voir ses films...
Le film que vous préférez ?
Oh... ça a varié avec les périodes et ça varie toujours avec les humeurs. J'ai longtemps répondu "Brazil", "Furyo" et "Les Aventuriers de l'Arche perdue". C'est vraiment dur de faire un choix ! Reportez-vous à ma réponse sur les films que j'ai vus le plus de fois !
Le film que vous détestez ?
"Les Nuits fauves" : j'ai failli sortir de la salle et je regrette encore, vingt ans après, d'avoir acheté le ticket. Suit juste après "La confiance règne". Pourtant j'aime Chatiliez mais là c'était vraiment trop lourdingue de chez lourdingue.
Quels sont les critères capitaux que vous jugez en premier dans un film ?
Je suis très sensible à la musique. J'aime quand il y a une histoire et qu'elle se développe et qu'il y a une vraie histoire et non pas simplement une vague intrigue qui se traîne... C'est d'ailleurs pour ça que je ne suis pas fana du cinéma français contemporain (à part quelques exceptions bien sûr) où l'histoire est généralement sacrifiée, insuffisamment travaillée et aboutie. La musique donc, l'histoire, le rythme (le montage est important) mais également évidemment les interprètes. Quand je commence à me soucier des décors, des effets spéciaux, ou du réalisme des scènes d'action, c'est que le film est plutôt raté à mon goût...
Il est toujours difficile de répondre à ce genre de questionnaires... Je me dis que je n'ai pas cité de films de Sergio LEONE, que je n'ai pas évoqué "La Dolce Vita", "Autant en emporte le Vent", "Le Docteur Jivago" ou encore "Lawrence d'Arabie" et "Gladiator" qui sont des films qui comptent tant pour moi, sans parler de la Saga Star Wars ou de la trilogie du "Parrain"... Bref, un choix est un choix... C'est "le jeu"...

mercredi 19 janvier 2011

Séance photos !!





Petite séance photo réalisé hier en fin d'après-midi au collège... après une bonne journée de travail et en attendant l'inauguration "officielle" des nouveaux locaux. Un moment immortalisé par Laurent...

mardi 18 janvier 2011

Puisqu'il est encore temps...

Janvier... Même si un redoux exceptionnel pour la saison, aussi exceptionnel que le froid précoce de la fin novembre... une bonne occasion pour nos amis "écolo-apocalyptiques" de nous rappeler que le réchauffement climatique est en marche et qu'on se rapproche inéluctablement de 2012, certains signes comme les oiseaux morts par milliers ne trompant pas... même donc si un redoux exceptionnel qui arrive à terme aujourd'hui peut nous faire croire à un printemps précoce, nous sommes en janvier et c'est donc le temps des voeux...
Une fois n'est pas coutume, je commencerai par un voeu de politique internationale... Je rêve, après le soulèvement en Tunisie, de voir la démocratie progresser en Méditerranée... A l'occasion des événements de Tunisie, une fois de plus, la France, patrie auto-proclamée des droits de l'homme depuis une vingtaine d'années (cette expression n'était autrefois pas usitée mais maintenant on nous la sort à chaque discours, de gauche comme de droite...), n'a pas brillé dans "l'anticipation" de la révolte populaire. Comme Mitterrand avec le Mur de Berlin, Sarkozy a prouvé sa totale cécité internationale et diplomatique avec la révolte en Tunisie... Sans commentaire superflu. Souhaitons aux Tunisiens un pays où l'on respire mieux, où l'on vit mieux, où l'on peut s'exprimer sans crainte de brimades et de répression.
Deuxième voeu, un voeu pour tous nos concitoyens. Il parait, au regard d'un de ces sondages dont on nous abreuve régulièrement, que les Français sont le peuple le plus pessimiste du monde, devant les Afghans et les Irakiens. Je me demande au passage la validité d'une telle affirmation ! Soit. Les Français, éternels râleurs, seraient donc un peuple pessimiste. Le réaliste que je suis dirait plutôt que c'est un peuple réaliste... Vous noterez la subtile nuance ! Je souhaite à nos concitoyens un peu plus d'enthousiasme pour le lendemain même si on est dans une sale période... Je travaillerai cinq ans minimum de plus que la génération précédente (et encore... j'ai de la "chance" d'avoir un travail) et je ne parle pas de mes élèves qui risquent de rencontrer d'énormes difficultés dans le monde du travail. Il ne fait pas bon être jeune en France de nos jours... Mais c'est vrai pour tous les pays... Merci la crise ! Pour revenir à la France, je souhaite à notre pays une belle campagne électorale (puisque grâce à l'instauration du quinquennat notre pays est désormais en campagne électorale permanente), une campagne apaisée et constructive. C'est bizarre... J'ai l'impression de faire un voeu pieu !!
Je souhaite plutôt à mes "concitoyens" (pas de jeu de mots derrière cette expression, s'il vous plaît !) un bonheur privé qui compensera la déprime collective. Le même sondage ne dit-il pas d'ailleurs que les Français seraient, "à titre individuel", plutôt optimistes et contents de leur sort ?!... On peut alors ressortir le bon vieil adage de Voltaire à la fin de son Candide : "Il faut cultiver notre jardin"... La bonne vieille rengaine un brin égoïste des Epicuriens : s'occuper de son petit bonheur privé avant tout. Le monde, de toute façon, continuera de tourner...
Troisième voeu... Un voeu tout personnel... Un voeu à destination de mon neveu, Guillaume. En effet, certain(e)s d'entre vous le savent déjà... Je suis tonton (enfin un point commun avec François Mitterrand !) depuis... le 24 décembre... Ma soeur a accouché d'un petit Guillaume Max André. Je souhaite donc au petit Guillaume et à ses parents beaucoup de bonheur pour 2011 et toutes les années qui suivront !
Mon voeu suivant est à destination de ma compagne, ma douce et tendre... Nous allons prochainement fêter nos trois ans ensemble... Trois ans de bonheur, cette impression de revivre depuis que je l'ai rencontrée, et même tout simplement de vivre... Je garderai mon voeu pour moi et... pour elle...
Enfin, un voeu pour vous, toutes et tous, amies lectrices, amis lecteurs... Un voeu qui peut sembler banal en apparence mais qui est on-ne-peut-plus sincère : bonheur, santé, réussite dans tous les domaines, ou en tout cas dans le maximum de domaines, consolation dans les moments de doute et de détresse... PACE E SALUTE comme on dit en Corse...
Pour finir, un petit cadeau du groupe MADNESS... A l'occasion de leur tournée de novembre-décembre 2010 en Grande Bretagne les Nutty Boys ont offert à leur public quelques titres inédits... dont ce très sympathique et entraînant "My Girl 2", dont le titre fait écho à la très belle chanson "My Girl", une des plus belles ballades d'amour que je connaisse, qui figurait sur le premier album des Maddies en 1979...
Voici "My Girl 2" (mis en image par le fan club français du groupe) :
Bonne et heureuse année 2011 à toutes et tous !

mardi 21 décembre 2010

Un chant de Noël un peu différent

Parmi les traditions de Noël, il y a évidemment les chants de Noël, les Christmas Songs, une habitude vivace dans les pays anglo-saxons et (heureusement ou malheureusement) ignorée dans l'Hexagone (à Noël, les Français pensent tellement à manger qu'ils en oublient de chanter...).

Cette année, en Angleterre, pour lutter contre le phénomène "X-Factor", des groupes anglais (dont MADNESS) ont participé au projet "4mn 33s", un single entièrement silencieux... Les bénéfices de la vente iront à des oeuvres de charité...
http://revuedeweb.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/12/08/4mn-33s-de-silence-en-tete-des-charts-britanniques.html
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/56672/date/2010-12-21/article/cage-against-the-machine-433-de-silence-pour-contrer-le-hit-parade-anglais/

Dans un domaine plus "conventionnel", en tout cas plus traditionnel, signalons le nouvel album du fabuleux groupe PINK MARTINI, entièrement consacré à des chants de Noël :
JOY TO THE WORLD.

Enfin, raison de ce petit message, je vous envoie pour Noël donc un chant de Noël, un vrai Christmas Song, même si à l'origine c'est plutôt un Protest Song (mais l'un n'empêche pas l'autre).
Il s'agit de cette chanson sublime qu'est STOP THE CAVALRY de Jona LEWIE, qui date de l'hiver 1980 et qui fut un tube mondial...
Je vous invite à regarder la vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=5hVEdE0O5tA&feature=related
Elle évoque la Première Guerre Mondiale et les tranchées...
Vous pouvez retrouver les paroles de la chanson par ce lien :
http://www.mp3lyrics.org/j/jona-lewie/stop-the-cavalry/

Pour l'anecdote, Jona LEWIE était produit par le mythique label Stiff Records qui avait également produit les premiers albums de MADNESS...

Merry Christmas, EveryOne, EveryWhere !
"Bring the Boys back Home !"

vendredi 17 décembre 2010

Un Joyeux Noël à toutes et tous !!

J'ai écrit hier sur mon profil Face Book :
Plus que quelques jours avant Noël, la fête païenne par excellence, la fête de la consommation à outrance, du matérialisme poussé à l'absurde, de l'hypocrisie familiale institutionnalisée, du gavage innommable sous des faux airs de convivialité... Tout ça dans un pays soi-disant laïc. Vivement le 26 décembre, qu'on n'en parle plus !!
Certes. N'empêche que je suis, au fond de moi, quelque peu "fleur bleue" et attaché à la tradition. Aussi, je vous souhaite à toutes et tous de bonnes fêtes de fin d'année avec les personnes qui vous sont chères, auprès d'un sapin ou pas...
God bless you all !
En petit clin d'oeil, ces images empruntées au fan club français de MADNESS...
Have a Nutty Christmas Everyone !
Infos sur MADNESS sur le site francophone du groupe :

[Dans la rubrique "news" vous pouvez télécharger légalement et gratuitement des chansons de l'actuelle tournée d'hiver de MADNESS en Angleterre... un joli petit cadeau des Maddies !!!]

lundi 22 novembre 2010

Vingt ans et quelque...

Seul au loin je m'enfuis, seul au loin je m'enfuis
Je me cache de la vie, je me cache sous la pluie
Les amis sont rangés casés effacés oubliés
La famille n'en finira plus de s'éparpiller...

Souvenirs des années de jeunesse et d'errance
Les années de fol espoir et d'ennui infini
Quelques photos égarées dans le grenier immense
Où croupissent les cartons de nos sourires jaunis

Je ne saurais plus évoquer la fuite du temps
J'ai perdu jusqu'à l'inspiration maladive
Ces folles nuits d'ivresse ces matins aux relents
D'une culpabilité douce amère inactive

Home sweet home : j'imaginais le désespoir pour demain
Ma seule ambition était de broyer du noir à jamais
Parce que le malheur me semblait à portée de main
Vingt ans et quelque et heureux désormais

J'ai échoué : je ne suis pas un pauvre erre
Qui seul au loin abandonné de tous désespère
La vie m'a souri je ne l'aurais pas parié oh non
Je suis heureux et amoureux et je m'en demande pardon !


Texte écrit le soir du 19 novembre 2010, en hommage à "Home Sweet Home", un poème écrit à la fin des années 1980 (aux temps de la Néo-Décadence !), ma grande période MADNESS, quand j'imaginais pour moi des lendemains sombres, seul, sans famille, sans amis... J'ai failli réussir !!
Texte écrit en écoutant "Un Fiore Nel Cemento", une reprise italienne par le groupe STATUTO de "Johnny the Horse" (une des plus émouvantes chansons et une des plus belles vidéos de MADNESS, qui date de 1999, et qui raconte le parcours dramatique d'un type qui avait raté totalement sa vie...). Ce morceau est extrait de l'album "30 Years of MADNESS : A 30th Anniversary Tribute", album hommage réalisé par le French-MIS (le fan club français des Maddies) et sorti en 2009 pour les 30 ans des Nutty Boys. Un très beau CD qui comprend une vingtaine de titres de MADNESS revisités par des groupes du monde entier...
Je dédie ce texte :
- à ma compagne, qui m'a redonné le goût de vivre,
- à MADNESS, ce groupe qui m'accompagne depuis fin 1987 (même si à l'époque le groupe avait "splitté"...) et qui est toujours aussi génial en 2010,
- et évidemment à mes copains de l'époque de la Néo-Décadence : s'ils lisent ce texte aujourd'hui, c'est bien la preuve que, finalement, on ne s'est pas (totalement) perdus de vue...


Infos sur cet album :
http://www.amazon.fr/Madness-Tribute-30-Anniversary-Compilation/dp/B002NRBXM2/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1290429900&sr=1-1
et bien sûr :
http://french-mis.be/

A propos de JOHNNY THE HORSE ! [pour moi, une des plus belles chansons et vidéos de MADNESS... Une chanson particulièrement dramatique et gaie en même temps (la spécialité de MADNESS : la noirceur sautillante...), extraite de l'album WONDERFUL sorti en 1999]

La vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=RrQYgZHJb2k

Les paroles :

http://www.metrolyrics.com/johnny-the-horse-lyrics-madness.html

Quelques explications sur l'origine de cette chanson :

http://en.wikipedia.org/wiki/Johnny_the_Horse

Les paroles de la version italienne :

http://www.lyricstime.com/statuto-un-fiore-nel-cemento-lyrics.html

mardi 9 novembre 2010

Mad Jeff is back !!

Une petite photo prise le vendredi 5 novembre au collège... Vous remarquerez le "WANTED !"...

mercredi 3 novembre 2010

Madness, Néo-Décadence and co...

Comme je l'avais dit dans mon message précédent, je sentais que j'étais en train de replonger dans l'univers du "Nutty Sound" de MADNESS... Et ça n'a pas loupé ! J'ai profité des congés de Toussaint pour m'offrir une "révision générale" : ré-écouter les anciens albums (qui viennent d'ailleurs de sortir en édition double CD avec des bonus et tout et tout...) et découvrir le dernier album, "THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE", sorti l'an dernier et que j'avais alors acheté mais que je n'avais pas osé écouter précédemment... Je me suis ré-ga-lé !!
MADNESS... Le groupe qui m'a le plus inspiré, ça, c'est clair... Quand j'étais collégien, j'ai d'abord été fan de Frankie Goes To Hollywood, puis j'ai suivi Depeche Mode (au point d'aller les voir trois fois en concert entre 1986 et 1988), avant de m'éloigner du groupe au début des Années 1990. Plus tard, j'ai craqué notamment pour Supertramp ou Queen, deux groupes que j'aime toujours écouter. J'ai aussi, bien sûr, eu toujours beaucoup d'admiration pour Bowie et j'aime énormément les Beatles...
Mais il y a un groupe à part... C'est MADNESS... J'ai découvert ce groupe par hasard, chez un copain, sur son magnétophone pourri, un soir de 1987 (ma première année de fac)... Il m'a fait écouter "One Step Beyond", "Night Boat to Cairo", "Tarzan's Nuts", ainsi que "Gangsters" des SPECIALS... Ce soir-là, j'ai découvert le Ska et surtout MADNESS... Une révélation ! Aussi intense que celle de Jake Blues alias John Belushi dans le fabuleux film "The Blues Brothers" !...
J'ai couru emprunter à la médiathèque de Moulins l'unique album de MADNESS qu'elle possédait, à savoir "7", leur troisième album (sorti en 1981)... qui reste celui que j'affectionne le plus... Puis j'ai découvert les autres albums du groupe ainsi que leurs fabuleuses et délirantes vidéos...
Mais j'ai tout de suite vécu un drame absolu : le groupe génial dont j'étais devenu un fan absolu, ce groupe s'était récemment séparé... Snif ! Heureusement, en 1992, ils allaient se réunir le temps d'un concert mythique qui allait faire littéralement trembler Londres (secousse sismique réelle observée !), et qui donna lieu au CD "Madstock". Puis longue traversée du désert... MADNESS faisait bien des concerts mais n'écrivait plus de nouvelles chansons... Je me consolais en écoutant les deux albums solo du chanteur du groupe, SUGGS... Jusqu'à la sortie de "Wonderful" en 1999, l'album de la renaissance, un disque que j'ai écouté et réécouté.
Dans les Années 2000, j'ai un peu moins suivi MADNESS... Ils ont réalisé un album de reprises en 2005, "The Dangermen Sessions", avec le tubesque "Shame and Scandal" qui marcha très bien en France. J'ai failli aller les voir en concert à l'Olympia en octobre 2005... Je n'y suis pas allé et... avec le recul... je regrette beaucoup mais... c'est la vie !
L'an dernier, en 2009, le groupe a donc sorti un nouvel album, THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE, un "concept album" dont le titre vient d'un quartier de Londres... J'ai alors acheté l'album et commencé à "fréquenter" le site francophone des fans de MADNESS mais je ne l'ai alors pas écouté... Faut dire que j'écoutais peu de musique en ce temps-là, sinon dans ma voiture... Puis la révélation, comme je l'ai écrit dans mon précédent texte, est venue et je me passe en boucle ce dernier album qui est absolument fabuleux... J'invite d'ailleurs les personnes intéressées à aller faire un tour sur Youtube pour découvrir quelques vidéos promotionnelles et concerts des dernières chansons, notamment "The Liberty of Norton Folgate" ou "Forever Young"...
Voilà... Automne 1987, je découvre MADNESS... Automne 2010, je replonge dans MADNESS
L'adresse du site francophone :
MADNESS... Ce groupe m'avait tellement inspiré qu'il fut à l'origine du seul poème que j'ai écrit dont je sois vraiment "fier"... Je le remets en ligne ci-dessous. Je l'avais écrit en janvier 1988, en écoutant la chanson "Embarrassment", une des meilleures du groupe, une des plus dramatiques...
Une bande de copains
Qui s'entendait bien.
Accident de voiture à cause d'un verre de trop
Le deuxième n'a jamais eu de pot
Le troisième est mort à la guerre
Le quatrième est aujourd'hui milliardaire
Le cinquième ? Il s'est suicidé :
Plaqué par sa "bien-aimée"
Le sixième est aujourd'hui docteur
Et le septième ? Il recherche le bonheur...
Dîtes lui qu'il ne le trouvera pas !
Tralalalala ! Tralalalala !
Chacun de son côté est parti.
Chacun à sa façon a trahi.
Hop ! La vie continue !
Il y a toujours du monde dans la rue :
Sept jeunes, lunettes noires,
Chantent, pleins d'espoir...
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Prévenez-les, mais prévenez-les donc !
Sept copains qui déliraient tout le temps...
Sept copains qui voulaient rester enfants...
Vingt-deux ans plus tard, ce texte me hante toujours...
MADNESS fut également à l'origine, chez moi et mes copains, de la création en 1988 (décidément !) de la "Néo-Décadence"... Qu'est-ce donc ? Voici la définition que j'en faisais sur ce blog en 2005 :
"(...) La date de naissance officielle de la Néo-Décadence ? Le 6 avril 1988. Ce jour-là, j'étais à un voyage de documentalistes (eh oui... déjà). Nous étions sur les pentes du Vésuve à déguster le fameux Lacrima Christi (les larmes du Christ : tout un programme), le vin cultivé sur les sols volcaniques... On commençait à partir et on évoquait l'Empire Romain (normal en Italie !!) et la bonne vieille décadence. Je m'exclamai alors qu'il fallait révolutionner la notion de décadence et ne plus regarder en arrière... La Néo-Décadence était née.
Dans les mois qui suivirent, et pendant deux ans environ, nous réalisâmes quelques recueils qui, ma foi, avec le temps, m'apparaissent plutôt bons... On avait du talent, mais aucun n'a continué. Pas grave !
(...)
Le mot de passe, créé par Jérôme P., suite à un de mes poèmes : " Je ferai couler ton sang dans les méandres du Canigou !"... Tout un programme... [Des années après, en regardant la série DEXTER, je me dis qu'elle correspond quelque peu à certaines idées du romantisme noir qui nous habitait alors !]
(...)
Ah... J'oubliais... C'est quoi, la Néo-Décadence, concrètement ? On pourrait faire notre l'adage suivant : "L'humour noir, c'est la politesse du désespoir"... Nous vénérions Boris VIAN, j'étais fou du groupe MADNESS (le rock, en apparence léger, mais si noir en dedans)... On était fans (déjà) de Star Wars, de quelques bonnes séries british ("Amicalement Vôtre", "Chapeau Melon", "L'Autobus à Impériale"), je découvrais Nino Rota et Fellini (" Le monde est un cirque !"). Surtout, on aimait bien rigoler et picoler et on détestait la déprime gnangnan, les textes à l'eau de rose. On aimait le désespoir, le vrai... Etonnant, non ?!"
Voilà... La Néo-Décadence est loin derrière moi... bien évidemment... Le temps a passé mais, au fond, j'ai toujours les mêmes passions... Et j'écoute MADNESS... encore et toujours... car "Madness is all in the Mind"...
Bien à vous...
Signé : Mad Jeff !... of course...

jeudi 21 octobre 2010

Douce mélancolie automnale...

J'aime bien la cuisine asiatique qui excelle par la saveur aigre-doux...
En ces jours où un pays entier ne se pose plus qu'une seule existentielle question "Aurai-je assez d'essence pour partir en week-end ? aller en vacances ? rentrer chez moi en sortant du boulot ?" [question que, je m'empresse de préciser, je me pose également : je ne suis pas là dans la stature du type "au dessus de la mêlée"], en ces temps où une certaine jeunesse, lasse de jouer à la play station, s'amuse à casser des abri-bus avec parfois une vraie rage au ventre, en ces temps où le temps lui-même (l'avantage de la langue française est qu'on peut jouer sur les mots... avec le mot "temps" !) joue au maniaco-dépressif à tendance bipolaire...
Bref ! En ces temps pas vraiment troublés mais qui aimeraient bien se donner l'air de l'être... Il me vient comme l'envie de causer un peu de moi, ce que j'avais l'habitude de faire autrefois... une bien malsaine habitude que j'ai fini par délaisser...
L'automne est une saison propice à la mélancolie... surtout le sympathique mois d'octobre. La rentrée est enfin digérée et le froid de novembre n'est pas encore là pour nous rappeler à nos devoirs hivernaux. Les couleurs des forêts s'enflamment et si j'avais un quelconque talent poétique je vous parlerais de ces arbres qui éclairent nos coeurs et nos âmes tandis que leurs feuilles disparaissent, emportées par le vent des soucis et des oublis, le vent de la vie...
Mais je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain, je ne suis même pas rédacteur de blog puisque je me contente de "poster" un à deux messages par mois... Et encore ! Les bons mois...
Alors, quoi de neuf, en ce 21 octobre ?... Encore un peu d'essence dans mon réservoir, encore un peu de décence à parler des sens, les sens uniques, les sens interdits, le sens de l'humour, le sens de la formule...
J'ai fini par me remettre de la fin de la série LOST... et encore ! pas tout à fait ! La scène finale qui voit nos héros partir pour un ailleurs, superbe allégorie de ce que l'homme peut éprouver au moment de mourir, que ce soit d'un point de vue religieux, philosophique ou tout simplement psychanalytique... Cette scène restera longtemps gravée dans ma mémoire. Pour me consoler, j'écoute la B.O. de "Lost : The Final Season" (signée Michael Giacchino). D'ailleurs, j'écoute pas mal de B.O. ces temps-ci... La B.O. de la série "24" (Sean Callery), la B.O. des "Persuaders !" (John Barry pour le légendaire générique et Ken Thorne pour ce qu'on appelle la partie "incidental music"), la B.O. de "Goldfinger" (sublime B.O. de John Barry, une de ses plus réussies pour un James Bond)...
Ces derniers temps, j'ai aussi écouté autre chose... L'histoire de Pierre et le Loup... euh... Peter and the Wolf, dans la version contée par le fabuleux Leonard BERNSTEIN, immense compositeur et chef d'orchestre new-yorkais [mais également grand pédagogue animateur d'émissions télévisées pour initier les enfants à la musique classique], auteur notamment de la musique de la fabuleuse comédie musicale "West Side Story", qu'il dirigea à nouveau en 1985 dans une "version opéra" absolument sublime (que m'a fait connaître Gérard !) : un documentaire, récemment rediffusé sur Arte, nous montre "Lenny" dirigeant ses musiciens et ses chanteurs (José Carreras et Tiri Te Kanawa... excusez du peu !) avec beaucoup d'enthousiasme, de fougue et parfois aussi d'excès... J'ai eu le coup de foudre jadis pour ce documentaire (ainsi que Gérard et mon ami Fred Thé), j'ai pu le faire découvrir dernièrement à ma compagne qui l'a également énormément apprécié. C'est toujours passionnant de voir comment se construit un projet, de voir une équipe travailler à la réalisation d'une oeuvre...
Dans un tout autre style, j'ai beaucoup réécouté ces derniers temps les "tubes" de Frankie Goes To Hollywood, le groupe qui berça mes années adolescentes... Un groupe mythique qui ne dura que deux albums et sept singles dont trois numéros uns mémorables, connus notamment par leurs clips et leurs nombreux remix...
Enfin, il y a trois nuits, rêve étrange : j'avais l'occasion d'y rencontrer les sept "Nutty Boys", les membres du groupe MADNESS... ce groupe qui a bercé mes jeunes années... ce groupe qui fut si longtemps mon inspiration... ce groupe méconnu en France (où l'on n'a retenu que deux ou trois "tubes") mais objet d'un véritable culte en Angleterre... MADNESS que d'aucuns verraient mort et enterré depuis longtemps mais qui avait sorti un album l'an dernier et s'est produit en septembre dernier à la Fête de l'Huma (ah ! si je l'avais su plus tôt !). Et, du coup, je me surprends à chantonner quelques-unes de leurs chansons... réalisant que, si je n'ai pas écouté ce groupe depuis plusieurs années, je connais encore par coeur la plupart de leurs albums, parce qu'on n'efface pas des années de conditionnement musical par deux ou trois ans d'abstinence auditive. Heureusement !
Côté séries TV, grâce à mon collègue Jean-Michel, j'ai pu voir la deuxième saison de DEXTER. C'était encore plus original et intelligent que la première saison, drôle, amoral, émouvant... J'ai couru acheter la B.O. aux accents cubains... histoire de mettre un peu de soleil dans mon automne... Par ailleurs, dans un genre totalement différent mais tout aussi original, je suis attentivement et assidument la sixième saison de DESPERATE HOUSEWIVES... ou comment, sous des aspects de comédie légère, aborder des sujets de société graves et parfois dramatiques...
Avec tout ça... je n'ai pas vraiment parlé de moi... Et pourtant si... Que vouliez-vous que j'écrive ? A quoi vous attendiez-vous ? Bien sûr, je pourrais m'étendre sur le fait que je fais régulièrement des cauchemars où je vois ma mère morte ou au contraire des rêves où elle est en pleine forme... et dans les deux cas quand je me réveille je suis à ramasser à la petite cuillère... Bien sûr, je pourrais évoquer le combat quotidien pour "garder mon calme", lutter contre mon agressivité naturelle et mon impulsivité maladive... En même temps, quand on voit les pantins qui nous gouvernent, eux, visiblement, ne luttent pas contre leur impulsivité et cultivent largement leur agressivité. Je pourrais vous évoquer le bonheur chaque jour plus grand partagé avec ma compagne mais "cela ne vous regarde pas" et comme le disait le merveilleux Boris VIAN dans "J'voudrais pas crever" : "J'en dis pas plus... faut bien rester révérencieux".
Je pourrais aussi vous dire, et je m'en rends compte à la relecture de ce petit billet, et je concluerai sur cette remarque, que finalement je suis en pleine "crise de la quarantaine" (en tout cas à ses débuts) et... j'adore ça ! Je retrouve toutes mes passions de jeune homme... Je viens quand même de citer pêle mêle Madness, Vian, F.G.T.H., les B.O. de films... Et tout ceci se mêle à d'autres passions plus récentes, comme des séries télé de ces dernières années... Une envie de vivre et de découvrir, "tant de choses à voir, à voir et à z-entendre !" pour citer encore VIAN... qui, lui, n'a pas eu cette chance de vivre jusqu'à quarante ans...
Alors, je pourrais aussi certes comme le font certains alors que le compte à rebours a commencé et que c'est le temps du premier coup d'oeil dans le rétro, je pourrais me dire que je n'ai pas fait ce que j'avais envie de faire, mais comme je n'avais pas de projet bien précis, je suis plus que satisfait de ma vie actuelle... j'irai même jusqu'à dire que je remercie chaque jour "Dieu, le Destin ou le Hasard" (cochez la case correspondante à votre sensibilité !) pour vivre la vie que je vis aujourd'hui...
Et tant pis si demain je dois marcher un peu car je n'aurai plus d'essence. Je chanterai "Our House in the middle of the street" en réfléchissant au temps qui passe mais aussi au temps qu'il fait.
Et les nuages de l'ennui seront chassés par un Vian violent...
Décidément... On y revient toujours.

mardi 5 octobre 2010

La nostalgie des jours kakis

Ce poème, que je viens à l'instant d'écrire, m'est venu suite à une conversation ce week-end avec ma compagne quand j'ai réalisé que j'étais en train de lui raconter mes "exploits de trouffion", finissant par "embellir" ce qui ne fut qu'une longue année de ma vie, même si cette année restera définitivement "originale"... En l'écrivant, j'ai pensé à une chanson de BREL que j'apprécie particulièrement : "L'Age idiot"...
La nostalgie des jours kakis
Au fil des jours kakis, la nostalgie toute rabougrie
Quand on s’accroche au plus petit souvenir
A un instant douloureux qu’on a fini par embellir
Histoire de croire qu’on n’a pas raté sa vie

Quand tout devient tellement illusoire
Qu’on finirait par en aimer le désespoir
Tellement l’univers est terne et sans issue
Totalement absurde et dénué de toute vertu

Les pourquoi et les comment n’y changeront rien
Pas même l’amour qu’on peut avoir pour un petit chien
La mort elle-même semble une douce illusion
Un baume pour les plus tendres passions

Vient l’instant d’une rencontre une belle rencontre
Et on se prend à chantonner les mots bleus
Mais le train de la vie n’accepte pas les délais amoureux
En retard ! En retard ! Nous rappelle notre montre

Et l’on se retrouve à regretter ses jours kakis
Le bon vieux temps où qu’on était qu’un pauvre mouton
Bien à l’abri dans sa caserne à boire des canons
Bien à l’écart de la vraie vie…

Accouchement avec douleur...

Mon premier "poème" après des années de silence, écrit en quelques instants alors que je n'arrivais plus rien à écrire depuis de longues années... [C'est peut-être de voir mon pote Johan exposer ses poèmes qui m'a donné envie de "rejouer" le poète... une dernière fois ?]
Accouchement avec douleur

Je suis né un jour que j’aurais pas dû
Je suis né j’étais déjà tout perdu
Je suis né… la belle affaire !
Je suis né même pas tête en l’air

J’ai vécu et je me suis égaré
J’ai vécu sans bien y penser
J’ai vécu j’en ai même pas profité
J’ai vécu et le monde s’est effondré

Je suis mort et je m’en fous
Je suis mort sans même avoir tenu le coup
Je suis mort mais pas vous
Je suis mort je peux dire que j’ai un coup de mou !

jeudi 30 septembre 2010

Sale semaine pour le cinéma...

Sale semaine pour le cinéma mondial : après Gloria STUART, "la vieille dame de Titanic", c'est au tour d'Arthur PENN (le fabuleux réalisateur du génialissime "Little Big Man") et de Tony CURTIS (le grand acteur de cinéma et de la cultissime série télé "Amicalement Vôtre") de nous quitter...
Sale semaine, je vous dis !
Et, il y a deux semaines, Claude CHABROL nous quittait...
Bref, septembre 2010, pour les cinéphiles, c'est Septembre Noir !!
Danny Wilde et Lord Brett Sinclair...

Une photo extraite du fameux générique de "The Persuaders !" (Amicalement Vôtre...)

La pochette du fameux album avec le générique le plus célèbre de l'histoire des séries télé...

Amicalement Vôtre ! Ce nom évoque pour moi tant de souvenirs...
D'abord, le plus fameux générique de l'histoire de la télévision, la musique somptueuse et quasi dramatique de John BARRY, les images de nos deux héros, Danny Wilde, le new-yorkais élevé dans la rue, et Lord Brett Sinclair, le noble distingué mais oisif...
Ensuite, des souvenirs d'après-midi passées avec ma grand-mère à voir et revoir les vingt-quatre épisodes de l'unique saison de cette série sublime (Roger Moore, appelé par James BOND, quitta la production après une saison).
Enfin, comme un goût de nostalgie, du Sud (l'épisode pilote, resté fameux, démarre sur les chapeaux de roues à l'aéroport de Nice) et de la Côte d'Azur où j'ai passé mes vacances étant enfant, d'un petit goût "so british", notamment dans les derniers épisodes, de scènes cultissimes comme quand Danny Wilde décide d'acheter et de retaper une maison à la campagne... ou l'épisode fameux où toute la famille de Brett Sinclair est éliminée pour des histoires d'héritage... et aussi le fameux épisode, le seul vraiment "dramatique" de la série, où Danny retrouve "Un Ami d'Enfance" (Angie...). En 24 épisodes, THE PERSUADERS ! (titre original) avait su s'élever au rang de mythe... Peu de séries seront arrivées à une telle perfection...
Alors, à l'occasion du départ de Tony CURTIS, par ailleurs immense acteur (je me souviendrai notamment de "Certains l'aiment chaud", "Les Vikings", "Taras Bulba" et "Spartacus"...), c'était normal pour moi de saluer une des séries qui ont bercé mon enfance, ma jeunesse et continue de me charmer...
So long, Tony !
Le fameux générique d'Amicalement Vôtre :

vendredi 17 septembre 2010

Quelques définitions bien sympathiques...

Définitions glanées sur internet (merci Valérie !)...
Parents - Deux personnes qui t'apprennent à marcher et à parler pourensuite te dire de t'asseoir et de fermer ta gueule
Guerre de religion - Deux peuples qui se battent pour savoir qui a lemeilleur copain imaginaire
Internet Explorer - Petite application instable servant à téléchargerMozilla Firefox
Titeuf - Ce qui sort de la TitePoule
Orteil - Appendice servant a détecter les coins de portes
Monter un meuble Ikea - Expression moderne signifiant "passer un weekend de merde"
Être au bout du rouleau - Situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes
Facebook - Le seul endroit où tu parles à un mur sans être ridicule
Le mariage - Partager à deux tous les problèmes que l'on n'aurait jamaiseu tout seul
Boule de flipper - Testicule de dauphin
Femme - Ensemble de courbes qui font dresser une ligne
Fifty Cent - Enfin un qui connaît le juste prix de sa musique
Oui-Oui - Fils illégitime de Sissi
GPS - Seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin
L'injustice - Quand toutes les copines de ta femme enceinte viennent luicaresser le ventre en disant "félicitation" mais qu'aucune ne vient tecaresser les couilles en disant "bien joué " !

lundi 6 septembre 2010

Les nouveaux programmes d'Histoire au collège et au lycée...

L'enseignement de l'Histoire en France est en danger... Les nouveaux programmes ont fait disparaître pêle mêle l'Egypte ancienne (un comble au pays de Champollion !), Jeanne d'Arc, Clovis, Louis XIV, les Croisades, la Renaissance, etc... Un pays sans histoire est un pays sans âme...

Un dossier très complet proposé par la revue HISTORIA, avec notamment un comparatif de l'enseignement de l'Histoire dans les différents pays européens.Vous pourrez retrouver par le lien ci-dessous

l'intégralité du dossier (au format pdf et gratuitement) proposé dans le numéro de cet été sur l'enseignement de l'Histoire :

"Trop, c'est trop ! Les détournements incessants de l'Histoire à des fins politiques, l'indigence des nouveaux programmes, tant au collège qu'au lycée, nous amènent à tirer le signal d'alarme. Le débat est lancé : à vous de le nourrir."

Sommaire détaillé :
- Ingérence politique
- Où sont passés les pharaons ?
- Clovis, Jeanne d'Arc et Louis XIV à la trappe !
- Exit les Croisades, la Renaissance et Napoléon !
- Le programme... des programmes
- Comment font nos voisins européens

Le lien propose également quelques réactions de lecteurs passionnés d'Histoire... Le dossier complet n'est pas très long à lire et est vraiment très très intéressant et abordable.

A noter par ailleurs que le dernier numéro (765, septembre 2010), dont le thème principal est consacré à Charlemagne (ou Karl des Grosse puisque c'est un empereur revendiqué et par la France et par l'Allemagne), propose six pages de réactions de lecteurs à la réforme des programmes d'Histoire et quatre pages aux contre-vérités circulant abondamment sur internet (de la négation des attentats du 11 septembre à la théorie des Egyptiens -encore eux !- qui auraient utilisé des énergies extra-terrestres pour construire leurs pyramides).