mercredi 14 mai 2008

Le compte à rebours a commencé !!



Alors que j'écris ces lignes, le mercredi 14 mai 2008, le compte à rebours a commencé... En effet, dans une semaine exactement, sort sur les écrans français le quatrième opus des aventures d'Indiana Jones, notre archéologue-aventurier préféré : "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal". Dans cette nouvelle aventure, Indy va se retrouver face aux Russes des Années 1950 (eh oui... exit les Nazis des épisodes 1 et 3) dans la quête d'un mystérieux crâne de cristal, une légende maya qui s'est beaucoup développée au XXème siècle, parfois associée au mythe de la civilisation extra-terrestre qui aurait apporté savoir et connaissance sur la Terre il y a quelques milliers d'années... Dans cet opus, Indy croisera de nouveau le chemin de l'Arche d'Alliance, peut-être du côté de Roswell et de la mythique base 51... Mais je n'en sais pas plus et, surtout, je ne veux pas en savoir plus. Je veux être surpris !!! Ce qui est sûr par contre, c'est la présence de l'actrice Karen Allen, déjà présente dans le premier (et meilleur) film de la série : "Les Aventuriers de l'Arche perdue". Elle reprend le rôle de Marion que j'affectionne tant, personnage dont j'étais éperdument amoureux quand j'étais jeune adolescent... J'ai pu voir deux bandes annonces du film, avec une réplique qui va devenir culte dans l'Education... On voit le jeune héros allié du Docteur Jones (joué par Shia LaBeouf) s'exclamer : "Et vous êtes prof ?!" et Indy de répondre "A mi-temps seulement !" Un écho à la fameuse réplique de Sean Connery dans "La Dernière Croisade" s'étonnant du comportement de Harrison/Indiana : "Et tu appelles ça de l'archéologie ?!" En tout cas, vivement le 21 mai et le retour de la grande aventure !!!

Mais Indiana Jones 4 n'occupe pas toutes mes pensées (quoique...). Le 30 juillet sortira le deuxième film adapté de la série X-Files, intitulé "I want to believe"... Retrouver Mulder et Scully, plusieurs années après la fin de la série, et sur grand écran... Une belle promesse de bons moments !!!

Autre de mes passions, la saga Star Wars... Après le dessin animé "Clone Wars", voici arrivé le temps du dessin animé "Star Wars : The Clone Wars"... En attendant la diffusion des épisodes de 22 minutes à la télévision, est annoncé pour fin août le long métrage : "The Clone Wars"... Sortie prévue le 27 août en France. J'ai eu la chance de voir la bande annonce et ça assure ! Excellente qualité graphique et développement de l'intrigue sur la fameuse période de la Guerre des Clones, qui se déroule entre les Episodes II et III, qui précipita la chute de la République galactique et l'avénement du sinistre Empire...

Enfin, les infos percent de ci de là à propos du prochain James Bond, le 22ème du nom... Après le triomphe (mérité) de "Casino Royale", Daniel Craig a évidemment été reconduit dans le rôle de l'espion britannique... Le film, intitulé "Quantum of Solace" (qu'on pourrait traduire par "Source de Réconfort"... mais les producteurs français ont décidé de garder le titre original), se déroulera juste après "Casino Royale" et montrera un Bond dur, obsédé à l'idée de venger Vesper Lynd, et aux prises avec l'organisation internationale de blanchiment d'argent et de trafic d'armes et de drogues déjà évoquée dans l'épisode précédent...

Bref, pas mal de "galettes ciné" en perspective pour les mois à venir... En attendant, je suis allé deux fois au cinéma la semaine dernière... Deux films totalement différents... "Jackpot", petite comédie américaine totalement prévisible mais finalement attachante avec une Cameron Diaz toujours aussi craquante... "Deux jours à tuer", le dernier film de Jean Becker (un réalisateur que j'aime beaucoup) avec un Albert Dupontel plus qu'excellent... Le film lui-même, qui montre un quarantenaire qui a tout pour être heureux (femme adorable, enfants merveilleux, copains sympas, bon job, jolie maison, etc...) et qui pète les plombs m'a laissé un peu perplexe. Sans dévoiler le sujet, je dirai que la première partie, filmée caméra à l'épaule, avec un Dupontel quasi halluciné, est excellente. La deuxième partie me parait plus classique, plus convenue, elle fait prendre au film un virage dramatique, une plongée dans le "pathos"... Au final, c'est un excellent film que je conseille vivement, notamment pour le casting : tous les acteurs sont excellents. Et puis j'aimerais bien échanger à propos de cette deuxième partie qui m'a interrogé...

A côté de ça, je continue à dévorer les romans de Fredric Brown... Je poursuis également l'acquisition de romans Star Wars et je me suis lancé dans la quête des romans Indiana Jones... Sans compter ma chère revue "Religions et Histoire" dont je continue à recevoir les numéros sans les lire... Honte à moi !

A propos de cinéma et d'actualité, voilà deux mois sortait "John Rambo" où Stallone choisissait de faire revenir son personnage fétiche dans un coin du monde oublié de tous, un conflit particulièrement abominable qui n'intéresse personne... la Birmanie... A l'heure où un terrible cyclone a ravagé ce pays miné par une effroyable guerre civile et dirigé par une dictature militaire féroce, on ne peut que remercier la clairvoyance de cet acteur/réalisateur qu'est Sylvester Stallone, qui plaçait son personnage dans un pays oublié plutôt que dans une guerre hollywoodienne classique et photogénique. Je n'avais pas eu l'occasion d'en parler sur ce blog lorsque j'avais vu ce film, "John Rambo" est un excellent film de guerre, très réaliste, dans la veine du "Soldat Ryan".

Les autres films que j'avais vus en février (je sais... j'en parle avec un peu de retard... faut dire que ces deux derniers mois furent plutôt riches en émotions diverses et variées !...) étaient : "Cortex", une intrigue policière dans le milieu des maisons de retraite avec un André Dussollier interprétant un inspecteur retraité victime de la maladie d'Alzheimer, particulièrement convaincant ; "Ca se soigne", comédie évoquant le sujet particulièrement glissant de la dépression et son traitement, finalement plutôt réussie avec un Thierry Lhermitte excellent aux prises avec psychiatres, psychologues et autres psychanalystes... Mais le film qui m'a finalement le plus bouleversé ces six derniers mois reste "Un Secret", qui évoque les secrets de famille, particulièrement durant la Seconde Guerre Mondiale, un sujet brûlant dans ma propre famille...

Voilà pour les dernières nouvelles... Pour ce qui est des "infos locales", je rappelle aux Bourbonnais de l'étape que la deuxième édition du Salon de l'Illustration et du Livre Jeunesse aura lieu les 26 et 27 mai au Centre de l'Illustration, Hôtel de Mora, à Moulins. Venez nombreux !

A bientôt pour de nouvelles aventures et portez-vous bien ! Bonjour chez vous !

dimanche 11 mai 2008

Ma reconversion dans le poisson...


Bon, comme les photos ci-dessus le prouvent, j'ai décidé de me retirer de l'Education et de renoncer définitivement à la documentation... pour me consacrer désormais... au poisson... Evidemment, c'est un petit clin d'oeil à mon séjour en Bretagne lors des congés de printemps, avec mon amie, et à notre escapade du côté de Quiberon... l'occasion d'achats frénétiques de conserves de poissons fabuleuses à La Belle Iloise... Tout un programme !!

En effet, outre ma passion pour le thé et les épices (j'aurai certainement un jour l'occasion d'en parler sur ce blog), je voue un véritable culte pour les conserves de poissons... sardines, thons et autres maquereaux... Avec La Belle Iloise, vous aurez des produits de qualité et originaux par dessus le marché... Bon sang, je me débrouille bien pour faire le vendeur !... Allez, je vous donne le lien pour La Belle Iloise... Allez-y ne serait-ce que pour l'anecdote et, surtout, allumez vos hauts-parleurs...
Sinon, à propos de liens et rien à voir avec ce qui précède, le site internet d'une boutique d'épices et de thés et autres cafés et confitures et sirops basée à Montluçon, un site internet très bien fait qui propose mille et unes (au moins !) recettes de cuisine et tout plein de renseignements à propos de l'histoire des épices et des différentes variétés de thés... Ce site, ainsi que la boutique basée à Montluçon, s'appelle Samarcande... Tout un programme ! Une invitation au voyage des saveurs... Décidément... j'aurais dû faire vendeur ! Je vais d'ailleurs peut-être me recycler...

Napoleon Del Quiberon...





Oui, bien sûr, il est tout à fait possible de concilier Corse et Bretagne. D'abord, ce sont deux régions fières au caractère trempé, très indépendantes d'esprit (!). Ensuite, certains paysages sont assez proches (les personnes qui connaissent le Cap Corse en hiver ou qui au contraire ont fréquenté la presqu'île de Crozon en été le savent bien). Enfin, bon, le point commun, c'est bien chacun qui décide de le faire... Et moi, Napoleon Del Quiberon, je décide d'être amoureux et de la Corse et de la Bretagne, sans oublier mon cher Bourbonnais... Non mais ! Et qui on est ?! Hein ?!

Du côté du Croisic...

Mi avril 2008, ma compagne et moi avons profité des congés de printemps (on ne dit plus "vacances de Pâques"... d'autant plus que Pâques tombe rarement pendant les vacances depuis un certain temps, non mais !) pour nous rendre chez des amis à elle, à Saint-Brévin, au sud de Saint-Nazaire, à l'extrême sud de la Bretagne... Pour d'évidentes raisons de discrétion et parce que ça ne vous regarde pas, je ne mettrai pas sur ce blog le nom de ma compagne ni ceux de ses amis, encore moins les photos des uns et des autres. En tout cas, elle et eux se reconnaîtront... J'ai passé un excellent séjour du côté de Saint-Brévin... Nous y sommes arrivés le jeudi 17 avril au soir. Dès le premier soir, nous avons découvert un jeu particulièrement délirant qui a ponctué nos soirées : le Jungle Speed !...
Le vendredi, Elle (ma douce et tendre évidemment !) a tenu à me présenter l'endroit qui lui plait le plus au monde (son Macinaghju à elle [note de la rédaction : Macinaghju est un magnifique village de pêcheurs tout au bout du Cap Corse où j'ai passé de formidables étés dans mon enfance et où j'aimais à me "ressourcer" lorsque je vivais à Luri, ce fut aussi le lieu de très bonnes baignades et d'excellents restos, notamment avec Johan et ses amis...]), à savoir Le Croisic. Avant de nous rendre au Croisic, nous avons fait une étape gourmande à Guérande... L'étape ne pouvait être que gourmande... En effet, il faisait un temps atroce (le mot est faible !!!) : pluie, vent glacé, et j'en passe... Impossible de visiter les remparts et encore moins les marais salants... Nous avons juste pu faire une halte dans une crêperie et nous approvisionner en sel (of course) et autres substances hallucinogènes comme les oeufs de mouettes ou de la crème de chocolat au beurre salé... Au Croisic, le ciel s'est (légèrement) levé et Elle m'a présenté la ville qui faisait battre son coeur...
Le samedi 19 avril, grand beau temps, étape découverte à Quiberon... Un beau moment d'une rare poésie... Le dimanche matin, le marché de Saint-Brévin, très sympathique. Le dimanche après-midi, avec ma douce et tendre, ses amis et leur fille (qui est également la filleule d'Elle), petit tour sur les plages de Saint-Brévin... Et le lundi il fallait déjà repartir... mais nous reviendrons ! c'est sûr ! J'aime la Corse... vous le savez tous... je suis plus qu'amoureux du Bourbonnnais parce que j'y ai vécu et y vis de nouveau et parce que c'est beau et puis voilà, ça ne s'explique pas... J'ai jadis parcouru la Bretagne avec mes parents... Je l'avais un peu oubliée... Elle m'a donné l'envie d'y retourner, de la redécouvrir... De bien belles images en perspective... En attendant, notamment du fait du mauvais temps, nous avons pris peu de photos cette fois-ci. En voici quelques-unes, improbables à défaut d'être originales...



Sur la route au sud du Croisic...

Les confins de Quiberon...







Lors de notre courte escapade bretonne, marquée (hélas) par un peu de mauvais temps notamment le premier jour de notre séjour (ah... les charmes de Guérande et du Croisic sous une pluie battante et un vent glacé...), il y eut la magie de la découverte de Quiberon (le samedi 19 avril) que ni mon amie ni moi ne connaissions... En plus, il faisait beau (!). C'était magique... Il y avait du monde mais pas trop... Nous avons pu nous promener dans cette station balnéaire agrable qui a gardé un sacré cachet. Quiberon, qui héberge le siège social de La Belle Iloise (essentiel !), est au bout d'une presqu'île, un peu au bout du bout de nulle part... Et il y a une voie ferrée (voie unique comme il se doit) qui conduit à cette charmante ville... Plutôt que de vous montrer les photos traditionnelles de Quiberon et de sa plage, j'ai voulu vous offrir ces quelques clichés de la voie ferrée de nulle part... Quelque chose entre le romantique et le métaphysique voire le pataphysique...

Du vent !...


Eolienne croisée sur la route entre Vannes et Saint-Nazaire...
Clin d'oeil à Valérie, of course, mais aussi en souvenir du Cap Corse et de ses éoliennes, qui faisaient face aux moulins à vent du XIXème siècle...

Les chiens ont-ils un droit à l'image ?!...



Bon, ok, je n'ai mis aucune photo de ma compagne, ma douce et tendre, ni de ses amis de Saint-Brévin qui nous ont gentiment accueillis pendant quatre jours, encore moins (et c'est bien normal) de leur fille (qui est, par la même occasion, la filleule de mon amie), mais je n'ai pu m'empêcher de mettre deux photos (d'autant que c'est moi qui les ai prises !!) de leur gentille chienne, à savoir Théa (je ne suis pas sûr de l'orthographe). Théa et moi, c'est un vrai coup de foudre et je n'oublierai pas ces quatre jours de bonheur, cette romance dans le sud Bretagne... c'était bien... J'espère te revoir bientôt !! Ouaff Ouaff !!

Avoir un bon copain !...


Superdoc et Mister Johan, lors de leur dernière rencontre fin avril 2008... A cette occasion, et j'en présente mes excuses "publiquement" à Johan, j'avais pas trop le moral pour diverses raisons qu'il est inutile et incongru d'évoquer ici. Simplement, pour la deuxième (et j'espère dernière) fois, Johan a du supporter plusieurs jours d'affilée mon humeur maussade, mon état second et mes propos contradictoires sur tout et le reste. Il est resté là, fidèlement, comme un ami que je sais pas si je serais capable d'en faire autant un jour. Alors, merci Johan pour ta patience et surtout ton amitié ! Et à la prochaine pour des photos témoins d'une visite plus "drôle", plus "fun", plus "tendance" ! En attendant, peut-être, début juin, pour la troisième année consécutive (voir ce blog les années passées...), la traditionnelle photo dans le Jardin des Tuileries...

Je m'appelle Bond, Jeff Bond... ouais... ouais... on sait...


Décidément, les héros sont fatigués... Une photo de votre serviteur, prise par Mister Johan (si vous voulez en savoir plus sur ce sinistre individu, reportez vous directement à son blog en cliquant sur le lien indiqué "Le Nouveau Blog de Mister Johan"), à la fin du mois d'avril 2008. Pour l'anecdote, "Casino Royale" est un de mes films favoris, le film qui m'a donné l'envie de (re)découvrir la saga James Bond...

Le Jedi de Courtais


Un grand moment de solitude de Maître Indiana Jeff... photo prise à son appartement du boulevard de Courtais par le Padawan Johan (qui a depuis largement dépassé le maître en sobriété et équilibre...) lors des "congés de printemps"... fin avril 2008...

mercredi 7 mai 2008

Coup de colère

Vous m'excuserez de prendre la voie (la voix) de l'internet et du mail collectif et de vous parler un peu de moi et surtout de la situation de santé de ma mère. La plupart d'entre vous, notamment à la lecture de mon blog, savent qu'elle souffre depuis plusieurs années de la maladie d'Alzheimer, une maladie neurologique (et non mentale) dégénérative. Chez elle, ça s'est surtout marqué par la perte progressive des repères dans l'espace, des phases de dépression et une mélancolie accrue. Néanmoins, elle avait toujours une certaine mobilité. Mon père a choisi de la garder près de lui, c'est son choix.
Jusqu'à il y a quelques mois, elle avait accès à "l'hôpital de jour", c'est-à-dire qu'une journée par semaine elle était prise en charge par l'hôpital où elle faisait des exercices de motricité et de mémoire. Cette structure a été SUPPRIMEE à l'automne pour des raisons budgétaires (alors même qu'on nous a expliqué au plus haut niveau de l'Etat que la maladie d'Alzheimer était "grande cause nationale"). En janvier, un atelier monté par des bénévoles (car désormais on ne compte plus que sur les associations de bénévoles, certes sympathiques, dévoués et exemplaires mais sans formation spécifique et approfondie) a pris le relais une fois par quinzaine. En février, il y a eu un article dans "La Montagne" (le journal local) où mon père était interviewé. A l'époque, ma mère, même si elle était diminuée, marchait encore, nous reconnaissait, participait un peu à la conversation, bref était une personne.
Début avril, du fait de chutes répétées, mon père a prévenu le médecin. Il a été décidé de placer ma mère à l'hôpital quelques jours pour des examens. Résultat... Elle est restée près d'un mois à l'hôpital et plusieurs examens (notamment pour le genou qu'elle a fragile) ont été refusés parce que (je cite) "ça coûte trop cher pour la Sécu". Pendant ce mois, ma mère a été littéralement droguée (bourrée de cachetons serait le mot adéquat) et constamment attachée au lit ou au fauteuil. Personne ne s'est occupé d'elle, sinon les aides-soignantes pour la laver et la nourrir. Impossible de voir un médecin. D'ailleurs il n'y avait pas grand-monde. C'était les congés de printemps.
Début mai, l'hôpital a rendu ma mère à mon père... Résultat fabuleux... C'est devenu un véritable (excusez l'horrible mais hélas réaliste expression) légume. Elle ne peut plus bouger du tout. Mon père a acquis un lit médicalisé. Elle ne se redresse même plus. Elle a le regard vide.
Alors, bien sûr, et je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières, il y a l'évolution inéluctable d'une maladie dont on ne connait pas de remèdes (et pour laquelle on ne fait pas d'efforts significatifs en matière de recherche) MAIS il y a aussi le fait suivant : en un mois d'hospitalisation l'état de ma mère s'est TRES brutalement dégradé. Et ça c'est pas le destin, la fatalité. C'est la situation de l'hôpital en France en 2008. Et ça ne concerne pas que la maladie d'Alzheimer ou que les "vieux" (au fait, ma mère n'a que 64 ans).
Ce message n'est pas pour soulager mon pathos (même si, certains le savent, je me suis payé deux beaux épisodes dépressifs ces derniers mois) mais pour vous ALERTER sur ce qui se passe REELLEMENT dans l'univers hospitalier et de la santé dans notre pays. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant. Quand les médias officiels nous annoncent de grands plans pour Alzheimer ou suite à la canicule ou d'autres... ils vous MENTENT.
Nombre d'entre vous connaissent des situations similaires avec des proches, des parents, des conjoints. Il faudrait partager ces expériences et tenter de briser le mur du silence et de la propagande officielle qui nous dit que tout va bien et qu'on s'occupe de tout.
Merci de m'avoir lu. Je sais que j'ai été un peu long.

mardi 6 mai 2008

Un auteur qui gagne à être connu : Fredric BROWN


Ce petit message pour vous conseiller un auteur américain pas très connu, pour lequel j'ai eu le coup de foudre et ça dure depuis trois mois et chaque nouvelle lecture me donne envie d'en lire plus et de découvrir toute son oeuvre. Cet auteur, c'est Fredric BROWN. Si comme moi vous aimez les romans à orientation S.F. ou policiers, mais avec un ton décalé, de l'humour, une certaine tendresse pour ses personnages, du nonsense à foison, une véritable originalité de style... vous allez adorer BROWN ! En plus, il est d'une lecture très agréable et, ce qui est important pour les "moyens lecteurs" dont je fais partie et que les grandes sagas ou les romans à rallonge effraient un peu, ses romans dépassent rarement les deux cents pages et il est l'auteur d'innombrables nouvelles.
Fredric BROWN a écrit sur une courte période de sa vie, dans les Années 1950/60, après avoir fait toute une série de petits boulots (dont bibliothécaire et détective privé). Il excellait dans le genre "pulp", ce qui finalement le desservit car il a longtemps été considéré comme un auteur "mineur" écrivant un peu à la va vite. Pourtant, ses romans (en tout cas ceux que j'ai lus) sont de petits bijoux... Dans le genre policier, je recommande "Tuer n'est pas jouer" (Death can be fun) où un auteur de romans policiers voit les crimes qu'il décrit dans ses romans se réaliser... Je viens de lire également "Meurtres en filigrane", adapté au cinéma en France sous le titre de "Vieille Canaille", l'histoire d'un imprimeur de faux billets entraîné dans une spirale de meurtres... Et, dans le genre S.F., le roman de Brown peut être le plus connu : "Martiens, go home !" C'est un livre complètement délirant, l'histoire d'un auteur de S.F. en manque d'inspiration qui ouvre la porte de chez lui et découvre un Martien. Et les Martiens envahissent la Terre. Et la particularité de ces Martiens, c'est d'être réellement des petits hommes verts, pas méchants méchants mais très taquins, râleurs, envahissants... Un vrai bijou ! D'ailleurs, pour les amateurs de S.F., il est à noter qu'un "grand" du genre rendait régulièrement hommage à Fredric Brown, c'est Philip K. Dick, l'auteur de "Blade Runner"...
Voilà. Je ne peux donc que vous conseiller la lecture de romans de Fredric Brown, qu'on trouve facilement en éditions de poche... Vous ne serez pas déçus. Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, quelques liens internet...
brown/brown_01.htm
A part ça, tout va bien... Enfin, tout va bien de nouveau... après une période de flottement et un passage un peu difficile. Le beau temps est revenu et j'ai repris certaines activités, comme la lecture (voir ci-dessus !), le théâtre (que ce soit avec les élèves ou avec La Nouvelle Rampe) et je m'apprête à me remettre au sport (ce qui ne sera pas un mal !). Je vis le parfait amour avec ma douce et tendre, elle aussi grande lectrice et qui est actuellement en train de dévorer "Millenium" de Stieg Larsson. Côté ciné, j'attends évidemment le nouvel opus d'Indiana Jones même si je sais qu'il n'est plus l'archéologue fringant d'il y a vingt ans... Dans quelques mois, le nouveau James Bond...
Bien sûr, j'ai vu "Bienvenue chez les Ch'tis !" et j'ai apprécié cette gentille comédie pittoresque que je placerai à côté de "La Soupe aux Choux", "L'Enquête Corse", les Pagnol ou les Don Camillo... un petit monde idéal bien gentil où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Personnellement, j'apprécie plus les sketchs de Dany Boon. Et j'ai été surpris par contre du succès de ce film... Mais, après tout, les goûts du public sont étranges... Au ciné, c'est donc "Bienvenue chez les Ch'tis !" En littérature, ce fut "Da Vinci Code", polar sympa mais à la fin totalement nulle et qui provoqua toute une sous-littérature autour de Marie-Madeleine et du thème de "l'Eglise nous ment depuis 2000 ans" (avant elle pouvait pas, elle existait pas encore) qui occupa des rayons entiers des librairies pendant de longues années. En politique, l'an passé vit le triomphe de Sarkozy qui est aujourd'hui critiqué par ceux-là même qui l'ont encensé. Les passions du public sont parfois impénétrables...
Bon, en tout cas, je vous souhaite à toutes et tous un joli moi de Mai. Certain(e)s souhaiteront qu'il soit chaud voire agité. D'autres doux et parfumé. Pour ma part, j'en attends beaucoup de bonheur auprès des gens que j'aime et qui m'aiment.
Ah, au fait... Je "pratique" depuis quelques semaines le site internet Copains d'avant... Il m'a déjà permis de retrouver des camarades de l'école primaire et des relations du temps de l'Armée ou des fouilles archéologiques. C'est bien sympathique de savoir ce que deviennent des personnes qu'on a appréciées mais perdu de vue. Certain(e)s d'entre vous me reprochent parfois ces messages collectifs mais c'est un moyen de garder le contact...
Bon mois de Mai !

lundi 7 avril 2008

Un petit peu de moi-même...

Deux photos (prises le 4 avril 2008) qui résument mon quotidien de documentaliste en collège... deux photos dans mon antre... mon repaire où j'ai mes repères...

Qui a dit que mon bureau n'était pas rangé ?!

Prêt à conquérir le monde ! (en tout cas l'Europe...)


Je profite de l'occasion pour vous présenter un petit jeu que j'ai reçu d'une amie et que je porte à votre connaissance. Vous pouvez copier-coller les questions et mettre vos propres réponses... C'est amusant et assez instructif...
A) Quatre emplois que j'ai fait dans ma vie
1/ bibliothécaire remplaçant
2/ documentaliste
3/ recenseur des monuments historiques
4/ surveillant d'internat

B) Quatre villes où j'ai vécu
1/ Moulins
2/ Clermont-Ferrand
3/ Luri
4/ Deux Chaises

C) Quatre émissions de télé ou séries que je regarde
1/ Les Guignols de l'Info
2/ Cold Case
3/ Le Dessous des Cartes
4/ Kaamelott

D) Quatre sites visités chaque fois (ou presque) que je navigue sur internet
1/ Google Actualités
2/ mon compte sur la Banque populaire
3/ le site de L'Equipe
4/ le site Le palais des thés

E) Quatre aliments que je ne mangerai pour rien au monde
1/ le yaourt aux concombres
2/ les blettes
3/ la tête de veau
4/ la choucroute

F) Mes quatre plats favoris
1/ steak frites
2/ le chocolat sous toutes ses formes
3/ paella
4/ nouilles chinoises sautées avec du boeuf

G) Quatre endroits où je suis déjà allée en vacances
1/ la Corse
2/ la Bretagne
3/ les Pays-Bas
4/ l'Alsace
H) Quatre endroits que j'aimerais visiter
1/ l'Afrique du Sud
2/ l'Ecosse
3/ Toulouse
4/ la Scandinavie

J) Quatre endroits où j'aimerais être en ce moment
1/ au soleil, dans une chaise longue avec un bon bouquin
2/ dans mon lit
3/ à la salle de sport
4/ avec ma douce et tendre
K) Quatre personnes qui selon moi, me répondront
1/ Valérie
2/ Doctor Freyd
3/ Johan
4/ Réjane

L) Quatre personnes qui me feraient une agréable surprise en me
répondant (ou juste un 'coucou') !
1/ Isabelle de Bastia
2/ Pierrette
3/ Aline
4/ Françoise
Maintenant, voici ce que tu dois faire... Clique sur transférer, efface mes réponses et écrit les tiennes. Ensuite, envoie-le à plein d'amis INCLUANT la personne qui te l'a envoyé.
La théorie est que tu en apprendras beaucoup sur tes amis.
Pour une fois un mail collectif bien sympathique et amusant... [Merci à Myriam de me l'avoir envoyé]

jeudi 3 avril 2008

Les mails collectifs...

Les mails collectifs ? Une vraie plaie... Surtout toutes ces chaînes qu'on nous supplie de transférer sous peine de malheur... Pas plus tard qu'il y a quelques minutes, j'ai reçu un atroce mail collectif qui sous prétexte d'astrologie me menaçait de seize ans de malheur (pas moins !) si je ne le transférais pas... Sympa quand on ouvre sa boîte aux mails !

Alors la réponse est venue... d'un mail collectif... drôle celui-ci... Et merci à ma cousine Christine qui me l'a transféré...

Amateurs de mails collectifs... Vous avez frappé à la bonne porte !...

Je voudrais remercier tout ceux qui m'ont envoyé des e-mails en chaînes pendant toute cette année, car grâce à votre bonté :
1- J'ai lu 170 fois que MSN Hotmail allait supprimer mon compte.
2 - J'ai accumulé environ 3000 ans de malheur et je suis mort 67 fois à cause de toutes les chaînes que je n'ai pas renvoyées !
3- Quand je sors d'IKEA, je ne regarde personne, car j'ai peur qu'il (ou elle) m'emmène dans un hôtel, qu'il (ou elle) me drogue, pour après m'enlever un rein pour le revendre au marché noir !
4- J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte d'Amy BRUCE, une pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus de 7 000 fois (c'est drôle, cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...).
5- Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les heures de communication que j'avais gagnées.
6- J'ai inscrit mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai peut-être sauvé une espèce menacée d'écureuil nain à poil dur en Biélorussie Orientale.
7- Je connais la recette pour ne plus être seul en amour: il suffit d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autourd'une Renault 4L (pas facile de trouver une 4L) .
8- J'ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du DALAI LAMA et j'ai accumulé du bonheur pour au moins les 4690 prochaines années !!
9 - Sans oublier les 50 fois où j'ai dû scruter mon écran nuit et jour pour détecter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus que même Microsoft, Mac affee, Norton Symantec, etc étaient incapables de fournir l'antidote....et qui, non content de bousiller le disque dur, risquait de flinguer la chaîne stéréo, la télé, la cafetière, le sani-broyeur !!!!!!
IMPORTANT: si tu n'envoies pas cet e-mail dans les prochaines 10 secondes à au moins 8500 personnes, un dinosaure venu de l'espace viendra bouffer touteta famille demain à 17h 30... non mais !

jeudi 27 mars 2008

Jeux Olympiques Pékin 2008

D'ici quelques mois auront lieu les Jeux Olympiques à Pékin. La Chine n'est pas vraiment un exemple de pays respectant les droits de l'homme... Les violations sont nombreuses et variées, que ce soit en ce qui concerne la liberté de la presse ou le respect des minorités, sans parler de la peine de mort toujours abondamment pratiquée et la torture monnaie courante. Les Jeux Olympiques sont censés être un moment de concorde, de trêve, d'amitié entre les peuples... C'était en tout cas l'esprit des Jeux antiques et l'idée que s'en faisait Pierre de Coubertin lors de la création des jeux modernes il y a un peu plus d'un siècle. Bien sûr, il y a l'argent qui a "envahi" le sport (comme le reste de la société). Bien sûr, il y a la Realpolitik qui veut qu'on doit fermer les yeux face au plus grand marché du monde, la Chine. Bien sûr. N'empêche...
Si le sujet vous intéresse et que vous souhaitez en savoir un peu plus que ce que nous disent (ou ne nous disent pas) les médias nationaux, si vous souhaitez "agir" à votre petite échelle, je vous invite à vous rendre sur le site de Reporters sans frontière :http://www.rsf.org/
Pour signer la pétition demandant la libération des journalistes, cyberdissidents et militants des droits de l'homme détenus en Chine :http://www.rsf.org/article.php3?id_article=2196
Pour signer la pétition en soutien au Dalai-Lama et au peuple tibétain (attention, page en anglais) :http://www.avaaz.org/en/tibet_end_the_violence/98.php/?cl_tf_sign=1

Drapeau tibétain

Symbolique du drapeau tibétain :

1. Le triangle blanc au centre représente la montagne enneigée et symbolise le Tibet connu sous le nom de Pays de Neige.
2. Les six rayons rouges symbolisent les six tribus originelles du Tibet.
3. Les rayons alternants rouges et bleus foncés symbolisent la détermination des deux déités protectrices du Tibet de défendre les traditions spirituelles et séculaires du pays.
4. L'une des déités protectrices, Nechung, est colorée en rouge, tandis que l'autre, Sri Devi, est colorée en noir.
5. Le soleil symbolise la liberté ainsi que le bonheur spirituel et séculaire dont jouit le peuple du Tibet.
6. La posture vaillante des deux lions des neiges symbolise la victoire complète de la politique spirituelle et séculaire du Tibet.
7. Les trois joyaux flamboyants tenus haut par les deux lions symbolisent la révérence du peuple tibétain envers les trois sources de refuge spirituel, soit le Bouddha, sa loi et la communauté monastique.
8. Le motif circulaire à deux couleurs, tenu par les lions, symbolise l'adhésion volontaire aux dix vertus divines et aux seize codes de la morale humaine.
9. Le contour jaune symbolise l'épanouissement perpétuel du Bouddhisme dans toutes les directions.

[D'après le site http://www.tibet-info.org/ ]

Les toilettes contre-attaquent !!!


Eh oui, on peut être un soldat de l'Empire Galactique et avoir des besoins naturels...
[Merci à ma cousine Françoise pour avoir découvert cette photo fabuleuse !]
Je profite de l'occasion pour évoquer la Convention Star Wars 2008 de Cusset. L'invité d'honneur est Peter Mayhew, alias Chewbacca himself !!!
Comme chaque année, la Convention aura lieu à l'Espace Chambon.
Cette année, c'est également le 10ème anniversaire de cette Convention qui séduit chaque année plus de monde.
La Convention aura lieu :
le samedi 26 avril de 14h à 19h
le dimanche 27 avril de 10h à 18h.
Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site des Héritiers de la Force, les organisateurs de la Convention :
Plus que jamais... Que la Force soit avec Vous !

vendredi 21 mars 2008

Dîtes "38" !...


Voilà. On y est. C'est le printemps. D'ailleurs, on s'en était tous aperçus. Alors qu'on a eu un temps printanier (justement) tout cet hiver, voilà qu'après les giboulets et un peu de neige, aujourd'hui, Vendredi Saint, on a un temps de Toussaint. Gageons (c'est d'ailleurs "prévu" par nos amis météorologues qui ne se trompent jamais...) que pour Pâques nous allons avoir un temps de Noël. Bref, y a plus de saison ! (la ! hi ! oh ! rajouterait Dutronc)
Enfin, c'est le printemps, et donc c'est le temps de mon bilan annuel... vous connaissez ma passion pour les bilans d'étape, pour savoir régulièrement où j'en suis... Je devrais d'ailleurs penser à faire le bilan des pneus de ma voiture et de la pression d'huile... mais je m'égare... J'aime bien les bilans et, même si je m'en cache un peu, j'aime bien les chiffres, les dates, les événements qui ponctuent nos petites vies... Demain, j'aurai 38 ans... Je n'écris pas ce message pour attendre vos voeux de "bon anniversaire"... Non ! Non ! Quoique... Je suis comme tout le monde... J'aime bien qu'on pense à moi...
Avant de passer à mes bonnes résolutions (je suis pas très original, je vais reprendre certaines résolutions proposées en janvier pour l'An Nouveau !), petit résumé des dernières semaines... Au travail, tout va toujours aussi bien, des élèves adorables, des collègues formidables, plein d'activités au collège... Y a qu'à regarder le blog du collège pour s'en rendre compte... Côté activités de loisir... Toujours autant de plaisir à me rendre à ma salle de sport... Au badminton, le plaisir de retrouver chaque jeudi Françoise mais je gagne moins qu'il y a un mois... Avec La Nouvelle Rampe, nous avons eu la première lecture de "Chat en Poche", une pièce de Feydeau... C'est reparti ! Côté vie familiale... C'est pas la joie mais j'ai pas vraiment envie d'en causer... Côté vie privée, c'est le bonheur le plus total mais j'en causerai pas des masses non plus... Comme certain(e)s d'entre vous le savent, j'ai rencontré quelqu'un et depuis plus d'un mois c'est le bonheur absolu... Je l'ai déjà écrit précédemment, elle est prof de maths (mille excuses à tous les littéraires de mes relations !), elle a 38 ans, elle adore lire et écrire, elle est amoureuse de la Bretagne, elle est optimiste, douce, attentive et patiente (avec moi, il vaut mieux...), elle aime nager, elle apprécie les petits plats et sait les réaliser... Et surtout, surtout, je l'aime. Je n'en dirai pas plus.
Venons-en à mes résolutions pour mon 39ème printemps... Eh oui, entre 0 et 1, j'ai vécu une première année... J'attaque donc ma 39ème année...
Respecter une certaine hygiène de vie... Limiter fortement la consommation de tabac, boire en quantité modérée et raisonnable, faire du sport régulièrement. Mais également prendre soin de ma petite personne... pas toujours facile... Cela passe notamment par ce fameux "travail sur soi" cher aux psychanalystes... "Connais-toi toi même" disait un certain Socrate. Un certain Jésus disait (c'est d'actualité en cette Semaine Sainte) que les deux commandements essentiels étaient d'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée, et de toute sa force... mais aussi aimer son prochain comme soi-même. Comme soi-même... Donc il faut s'aimer soi-même pour pouvoir aimer autrui...
Etre curieux et ouvert... Essayer de prendre un maximum de temps pour lire... En ce moment, après avoir découvert Fredric Brown (excellent auteur de polars et de S.F.), je suis dans une grande période Sherlock Holmes... Je compte bien aussi (enfin !) parcourir mes trois années de collection de la revue "Histoire & Religions" qui prend la poussière au pied de mon lit... Et j'ai tant et tant de livres à lire... Mes romans "Star Wars", les "James Bond", quelques Agatha Christie à l'occasion, les livres que me prête ma douce et tendre, le Manuel d'Epictète que m'avait offert Fred de Ceyrat, quelques pages de la Bible que je brûle de relire, nombre de bandes dessinées... Et il y a les films comme le prochain James Bond et le retour d'Indiana Jones en compagnie de Marion alias Karen Allen dont j'étais amoureux quand j'avais dix ans... Côté séries, un collègue de maths (décidément !) me réapprovisionne actuellement en "X-Files"... Dans la série événéments à venir... la Convention Star Wars de Cusset fin avril avec Chewbacca en vedette. Et le Salon de l'Illustration et du Livre Jeunesse de Moulins fin mai...
Avoir un regard positif sur les gens et le monde... En tout cas un regard pas (trop) négatif. Eviter le cynisme. "Rester jeune" comme dit un texte célèbre, "tâcher d'être heureux" comme en dit un autre... Celà vaut pour ma vie privée et familiale, pour ma vie professionnelle mais aussi pour ma vie de citoyen... Au vu du monde qui tourne parfois bizarrement (c'est une litote), la tentation est grande de dire "société de merde", "tous pourris", "tout est foutu"... A ce propos, dans mes résolutions de nouvelle année, j'avais dit que j'essaierais de ne pas m'énerver en regardant Sarkozy à la T.V. Ben, c'est plutôt lui qui s'énerve... Pour ma part, j'aurais plutôt envie de rire désormais... En même temps, l'exercice du pouvoir n'est point chose aisée... certes !... mais... il l'a bien voulu...
Enfin... "last but not least"... Je me permettrai de citer Gérard (qui répondait lui-même à un de mes textes) : "vivre le présent et l'habiter pleinement sans se projeter dans un hier qui n'est plus, ni un demain qui n'est pas encore". Profiter pleinement de chaque jour. Vivre pleinement cet amour qui me tend les bras et tenter d'apporter tout le bonheur possible à ma douce et tendre, à mes amis, à mes collègues et élèves, mes parents, ma soeur (qui passe elle aussi un cap... le jour de Pâques...), ma famille.
Joyeuses Pâques à toutes et tous.

lundi 3 mars 2008

Nostalgie, quand tu nous tiens...

Voilà quelques jours j'ai eu un grand moment de nostalgie... En fait, si j'ai un mal bien présent, c'est cette nostalgie qui souvent m'envahit... Je ne pense pas être spécialement mélancolique et je n'ai pas de caractère particulièrement dépressif. Par contre, j'avoue avoir plus qu'un penchant pour la nostalgie... un état étrange que la nostalgie... mélange de rêves et de souvenirs... un passé qu'on reconstruit perpétuellement jusqu'à en faire un "Autrefois Idéal", un Age d'Or dont nous parlaient les Anciens... Littéralement, la nostalgie, c'est la souffrance en attente du retour. Elle désigne et la tristesse causée par l'éloignement du pays natal (réel ou supposé voire reconstruit) et le regret qu'inspire un passé révolu... Ulysse, après dix ans de guerre et dix ans d'errance, rentre enfin au pays... D'autres ne rentreront jamais et erreront perpétuellement. Dans certaines traditions, croyantes ou athées, la vie est comme un voyage, un pélerinage sans espoir de retour et où tout va de mal en pis, l'inverse d'un "long fleuve tranquille". On se raccroche alors au temps heureux de "jadis" et l'on se demande où sont passées les neiges d'antan...
J'ai donc eu un accès de nostalgie comme il m'en arrive parfois, l'envie de chercher refuge dans un passé qui s'il n'était pas glorieux ne m'était pas inconnu, comme si la peur du présent voire de l'avenir m'incitait à replonger dans mes souvenirs que je reconstruis jour après jour... A cette occasion, comme bien souvent, j'ai constaté combien les musiques qui m'inspiraient le plus de nostalgie étaient généralement des airs gais ou supposés tels. Une musique naturellement triste, mélancolique, lancinante, ne m'inspirera pas. Un air léger et enlevé m'entraînera vite dans la rêverie et le voyage dans un passé imaginaire... C'est pour cela que j'aimais un groupe comme Madness, un rock sautillant, limite gentillet pour certains, mais avec au fond une telle noirceur, et cette peur du temps qui passe... "Tempus fugit"... Le temps fuit ! Tictac... Tictac...
Pourquoi cet accès (excès ?!) de nostalgie ? Outre que je reconnais un penchant naturel à ce sentiment, il est également dû à un changement dans ma vie. J'ai fait une rencontre. Je n'en dirai pas beaucoup plus. Nous avons fait connaissance depuis quelques semaines et sommes ensemble depuis les congés de février... Elle aime l'écriture, la littérature mais est prof de maths... Je n'en dirai pas plus, parce que ça ne vous regarde pas, non mais ! Comme dit le fameux adage, "pour vivre heureux vivons cachés". Par ailleurs, l'expérience désastreuse de l'été dernier m'incite à une certaine prudence, une certaine retenue... Pas forcément une retenue dans mes sentiments (j'en serais probablement incapable)... il est difficile de ne pas "s'emballer" dans de telles circonstances... Non, plutôt une retenue à "trop en parler"... un peu comme par superstition, quand on dit "ne parle pas de malheur"... En outre, plusieurs d'entre vous à qui j'ai annoncé ma liaison m'ont dit de faire attention, de garder un minimum les pieds sur terre... Ils se souviennent de l'état où je m'étais retrouvé en juillet de l'an dernier, état se prolongeant jusqu'au début de l'hiver... pour une histoire de trois semaines... c'était cher payé... Et, enfin, j'ai été assez longtemps spectateur ou au moins commentateur de ma vie, je veux en devenir acteur... J'aurai tout le temps, plus tard, de faire des commentaires et des analyses.
Bref, au moment où je sens que je peux goûter de nouveau et pleinement et sereinement au bonheur, la peur m'étreint, plus que de l'anxiété, la peur de l'inconnu, d'une nouvelle vie qui commence, dont je ne connais rien... Alors, je m'accroche à ce que je connais le mieux... Mes souvenirs chéris... "Dreams and Memories"... Mais au diable ces souvenirs ! Allons de l'avant ! Il faut profiter du jour présent... "Carpe Diem !"... Après tout, pour rester dans les métaphores sur le voyage terrestre... ce qui est intéressant, c'est le voyage, ni les départs ni les arrivées... Profitons du voyage. Et, comme j'aime à citer cette phrase de Higelin (que ma douce et tendre apprécie particulièrement), écrite entre Calvi et Paris, extraite de "La Ballade de chez Tao"... Vivez heureux aujourd'hui : demain, il sera trop tard !!...
Je terminerai cette petite réflexion sur la nostalgie en remettant en ligne deux poèmes dédiés à mes lieux de prédilection... Moulins, bien sûr, et le Cap Corse, bien évidemment... En plus, on est à quelques jours des élections municipales et cantonales où tout le monde fait des déclarations d'amour à sa région pour récupérer quelques suffrages... Dans mon cas, ces déclarations sont totalement gratuites...
Au fait, pourquoi évoquer le fait que j'ai "rencontré quelqu'un" sans en dire plus ? Pour vous tenir malgré tout, d'une certaine façon, au courant... et également pour m'excuser d'être moins présent au téléphone, par mail, par courrier, etc... J'avoue avoir l'esprit ailleurs en ce moment...
MOULINS MON AMOUR...

Moulins, mon Amour, restons sous ton aile !
Tu seras toujours dans nos coeurs la plus belle !
Moulins, gentille cité de mon enfance...
Moulins, en toi j’ai connu mes seules romances.
Tranquille capitale du Bourbonnais :
Sois sûre que je ne t’oublierai jamais !
Petite ville paisible et sans histoire.
Tellement sans histoire qu’on n’y fait rien le soir !
Pourtant, tu m’as vu grandir
Et tu nous as tous regardés partir
Vers d’autres cieux bien plus merveilleux
Mais nulle part ailleurs nous ne retrouverons
Ce petit rien qui nous habite à déraison
Et si à force de vieillir nous serons vieux
Ce ne sera pas sans venir un jour te revoir,
Histoire de Moulins, histoire de rien, histoire...
Car nous sommes un peu de toi
Et même si cela ne va pas de soi
Au fond nous te sommes tous reconnaissants
Même si nous avons tous foutu le camp !

Le titre du poème est évidemment inspiré de la chanson de "Moulin rouge", et également d'un petit spectacle contant l'histoire de Moulins et joué en 1998... Clin d'oeil à la Nouvelle Rampe !!! Ce texte fut écrit dans la nuit du 9 au 10 janvier 2001.

*
* *

Le Capicorsu Blues

Un ska brumeux dans une vallée encaissée
Un slow langoureux sur une plage éplorée
Et la nuit lézardée de mille éclairs effrayés
De leur puissance bien trop surestimée...
Oh ! Yeah ! C’est le Capicorsu Blues !
Une fête techno à réveiller Sénèque
Un petit vin blanc parfois un peu sec
Et la litanie des accidents qui fauchent notre jeunesse
Et on fait semblant d’aller encore un peu à la messe...
Oh ! Yeah ! C’est le Capicorsu Blues !
Une étreinte jazzy sur le port de Toga
Une soûlerie rock sur la plage de Pietracorbara
Et la balade à la Tour Santa Maria
Sans parler des tangos d’antan à Erbalunga...
Oh ! Yeah ! C’est le Capicorsu Blues !
Miss amiante à Canari, c’est déjà fini
Et l’été voit arriver le cortège des amis/ennemis
Tandis que je chante sur la plage de Barcaghjiu
L’air trop connu des disparus de Macinaghju...
Oh ! Yeah ! C’est le Capicorsu Blues !
Celui qu’on perdit entre Centuri et Morsiglia
A moins que ce ne fusse entre Pinu et Nonza...

(8 septembre 2002)

Portez-vous bien

mercredi 13 février 2008

Au revoir, Monsieur Henri

Tout à l'heure, en sortant du collège, j'allume la radio et la nouvelle que j'entends provoque un choc immédiat : Henri Salvador est mort... Je sais, il était très vieux... c'est ce qu'on dit dans ces cas-là... N'empêche qu'on l'avait toujours connu, Monsieur Henri ! Et, comme jadis pour Chaplin (le jour de Noël !), pour Yves Montand, pour Freddie Mercury, pour Federico Fellini ou pour Marcelle Mastroianni (je sais, je suis éclectique... mais c'est comme ça !), j'ai versé quelques larmes et je porte le deuil en moi... C'est étrange, d'ailleurs, comme l'on peut être triste au décès de quelqu'un que l'on n'a jamais connu, que l'on n'a jamais vu... Mais ces gens, les artistes, ont tellement peuplé nos vies et surtout nos imaginaires...
Monsieur Henri. Henri Salvador. Dans ma tête résonnent tant de chansons et les souvenirs qui les accompagnent. Quand j'étais enfant, bien sûr, je chantais sur "Zorro" ou "Le Travail, c'est la Santé !" mais surtout sur "Quand faut y aller, faut y aller" (peut-être un de mes hymnes !!), "Trois roues à mon chariot" ou "Je bois à ton souvenir", que j'écoutais avec mon père, c'était un 45 tours 4 titres, édité par les Disques Rigolo... tout un programme !! Et puis, à la T.V., je voyais Salvador et son rire inimitable (le seul autre rire qui me rende totalement fou est celui de Bourvil à la fin de sa "Causerie antialcoolique").
Plus tard, jeune adulte, à l'époque où je découvrais Boris Vian, Jacques Brel et Madness (éclectisme, quand tu nous tiens !), je redécouvrais les chansons d'Henri... C'était pour moi un des piliers de la Néo-Décadence... Mes amis qui ont partagé cette période avec moi, le temps de l'écriture fiévreuse de poèmes parfois tendres, parfois drôles, parfois cauchemardesques, mes amis des Inqualifiables Associés se souviennent du culte pour Henri Salvador... Tagadi ! Tagadi ! Ah ! Je redécouvrais les mêmes chansons en leur trouvant, derrière cette apparence de gros rires, une tendresse, une finesse et même un peu de désespoir... Je découvrais les autres chansons de Salvador, comme "J'étais une bonne chanson", "Syracuse", "Petit Lapin" (normal, pour les adorateurs du Lapin Vert... seuls les Moulinois comprendront...), "Clopin clopant", "Le Lion est mort ce soir", "Maladie d'Amour" et les chansons co-écrites par Vian ou Salvador style "Le Blues du Dentiste" ou évidemment "Faut rigoler"... Parallèlement, je découvrais, alors que je lisais fiévreusement les écrits de et sur Boris Vian la collaboration délirante et iconoclaste des deux poètes/amuseurs/artistes... les papes de la Pataphysique !
Encore quelques années plus tard, Henri Salvador est devenu "à la mode", voire "tendance"... Il était enfin un monument à l'égal de Charles Trénet (un autre de mes maîtres !). Et ce fut le temps du magnifique "Jardin d'Hiver". A cette occasion, je l'avoue, les propos d'Henri Salvador lui-même à propos de ses chansons du temps jadis, les chansons dites comiques, qu'il qualifia d'alimentaires, ces propos m'agacèrent... Car ces chansons, c'était celles de mon enfance, de mon adolescence, de ma jeunesse. Et, ces chansons dites rigolotes, légères, moi, je leur trouvais une vraie profondeur, parce que, d'une, il est plus dur de faire rire que de faire pleurer, de deux, il n'y a souvent qu'un pas du rire aux larmes. Bref, Henri m'agaça un tantinet. Et, plus que "Chambre avec Vue", j'aimais à écouter "Une bonne paire de claques dans la gueule"... Et, à tous les Bobos qui decouvrirent Henri en 2000, je répondais : moi, je l'ai toujours connu, je l'ai toujours aimé.
Je peux même affirmer qu'Henri Salvador, avec quelques autres (Vian, Brel, Gainsbourg), fait partie des auteurs et interprètes de textes qui m'ont fait aimer la chanson française, et m'ont donné envie d'écrire. Henri, tu m'as inspiré tant de textes !! J'aimais ce mélange de délire, de tendresse, de candeur... Et cette joie de vivre, ce regard amusé, cette nonchalance légendaire...
Avant de courir au "cybercafé" pour écrire ces quelques lignes, j'avais mille et mille mots qui venaient dans ma tête et les souvenirs de toutes les époques de ma vie... Je crois que j'ai toujours connu Henri Salvador ! Je ne sais pas si j'arriverai à faire passer un tant soit peu l'émotion qui m'étreint aujourd'hui car les mots ne sont pas forcément aisés à trouver quand on veut faire partager ses sentiments...
Pour conclure, je laisserai la parole à Henri Salvador en vous transcrivant, ci-dessous, les paroles de "Quand faut y aller, faut y aller"... des paroles plus profondes qu'on voudrait peut-être l'imaginer au premier abord, une jolie philosophie de la vie, avec toujours le sourire...

Au revoir, Monsieur Henri ! Au revoir... et merci !

A 15 ans on joue les durs et les blasés
En regardant les filles passer
Mais la première fois
Qu'il faut sauter le pas
On a les jambes en coton
Et le coeur en accordéon

Eh oui mais
Quand faut y aller, faut y aller
Il faut boire le vin quand il est tiré
Y'a rien à faire, il faut y passer
Quand faut y aller, faut y aller

On se jure d'être un joyeux célibataire
A l'abri des futures belles mères
Mais on tombe amoureux
Elle pousse trop loin le jeu
Et on s'aperçoit trop tard
Qu'on doit se marier dare-dare

Eh oui mais
Quand faut y aller, faut y aller
Il faut boire le vin quand il est tiré
Y'a rien à faire, il faut y passer
Quand faut y aller, faut y aller

Le samedi on a finit de travailler
Et le week-end ça c'est sacré
On dort jusqu'à midi
On redort l'après midi
A peine on tire sa flemme
Et voilà le lundi qui se ramène

Eh oui mais
Quand faut y aller, faut y aller
Il faut boire le vin quand il est tiré
Y'a rien à faire, il faut y passer
Quand faut y aller, faut y aller

Quand on sent qu'on va retourner à la terre
On cultive l'art d'être grand-père
Doucement on se prépare
Et quand vient le grand départ
Avant de passer le pont, on se dit :
La vie c'est drôlement bon

Eh oui mais
Quand faut y aller, faut y aller
Il faut boire le vin quand il est tiré
Y'a rien à faire, il faut y passer
Quand faut y aller, faut y aller
Quand faut y aller, faut y aller

(Paroles : Bernard Michel ; musique : Henri Salvador ; 1966)

jeudi 7 février 2008

Mes plus belles années !?...


Et si les années que j'étais en train de vivre étaient mes plus belles années ?! Je pense à la fin de la bande dessinée "Piège Diabolique", quand Mortimer voyage dans le Temps et que son ami Blake, surprenant une conversation entre deux quidams à propos du temps qui passe, l'un regrettant "le bon temps d'avant" et l'autre ne parlant que d'un lendemain qui chante forcément, Blake donc déclarait à quelques mots près : et si le bon temps, c'était pas le jour présent ?!
Vous me connaissez, j'ai un penchant certain pour la nostalgie (quoique... je me soigne). Je m'essaie aussi souvent à l'introspection pour travailler à m'améliorer, ce qui est un rude et fastidieux labeur et passe parfois pour du nombrilisme.
Bref ! Je me faisais ces derniers temps la réflexion que je vivais probablement les meilleures années de ma vie... Je m'explique... En mettant de côté la situation dramatique de ma mère et de mon père, cette maladie qui les détruit l'une et l'autre, en pensant un peu à moi... Que constate-je ? J'ai un travail stable, sûr, enrichissant, correctement rémunéré... Ma quatrième année au collège de Tronget et je me régale toujours autant, peut-être chaque année un peu plus ! Côté santé, même si j'ai parfois un petit rhume, après une dizaine année à traîner mon surpoids voire mon obésité, j'ai repris une apparence plus "normale", je fais du sport comme je n'en avais jamais fait auparavant, plutôt régulièrement et de façon efficace... Je commence à avoir un bon réseau de relations sur Moulins, on peut même dire quelques vrais amis, ou plutôt vraies amies car je me suis rendu compte que j'avais surtout des amies filles, mes amis garçons vivant plutôt plus loin... J'aime bouquiner, j'aime le cinéma, j'aime la musique. J'ai un minimum les moyens de mes petits désirs : je vais au cinéma à l'occasion ; actuellement, je me passionne pour les romans policiers et les séries noires ; j'écoute régulièrement Radio Classique... Et je ne parle pas de ma passion du théâtre que j'assouvis à la fois au collège avec mes élèves et avec la troupe de La Nouvelle Rampe.
Boulot : ça va. Santé : ça va. Ami(e)s : ça va. Hobbies : impeccable. Alors, bien sûr, je suis célibataire... Snif ! Mais cette situation m'a permis depuis bientôt deux ans de découvrir l'univers fascinant de l'amour par internet (en tout cas des rencontres par internet)... J'en ai déjà parlé dans mon blog, j'aurai l'occasion certainement de vous en recauser à l'occasion... Hier, Amélie, très bonne amie que je n'avais pas vue depuis près de dix ans, m'a fait connaître la chanson "Pomme C" de Calogéro, qui évoque justement cette nouvelle façon de faire connaissance... Toutes ces solitudes qui se croisent sans vraiment se rencontrer... Ces personnes si différentes, l'une rêvant du grand amour, une autre juste "un plan Q", une troisième une amourette d'un temps, une quatrième des idées de sortie, telle autre une amitié pour la vie et la dernière ne désirant que passer sa vie à "chatter" (plutôt que tchatcher ! c'était moins virtuel autour d'un verre !). Cette nouvelle façon de séduire totalement biaisée puisque l'on fonctionne comme pour un entretien d'embauche avec photo et curriculum vitae à la clé, ce zapping amoureux où chacun projette ses fantasmes du bonheur, du couple, de l'amour ou de l'amitié, où tout va si vite, jusqu'à la rupture... Bref, j'ai découvert un monde étonnant et aussi terriblement déstabilisant, un monde violent (comme le monde des entretiens d'embauche !), injuste et totalement inhumain où l'on voit des femmes des pays de l'Est, d'Afrique, d'Amérique du Sud vous dire au bout de trois mails qu'elles vous aiment pour la vie parce qu'elles préfèrent tout à leur misère et qu'elles sont prêtes à tout quitter, famille, amis, patrie, pour un inconnu de cet Occident qui leur fait tellement envie...
En même temps, il n'est pas aisée de rencontrer sinon l'âme soeur (ou l'hameçon), au moins une bonne amie, quand on vit dans une petite ville de province, que tous ses ami(e)s sont casé(e)s, avec des enfants souvent jeunes, qu'on n'a jamais été un grand dragueur et qu'on ne fréquente pas spécialement les bars et les boîtes... Alors internet est un moyen comme un autre de briser la glace...
Je vivrais donc mes plus belles années. Je suis en forme physiquement, je déprime plutôt beaucoup moins qu'il y a quelques années et je fais surtout tout pour combattre ce penchant mélancolique. Alors, bien sûr, j'ai parfois, un peu de vague à l'âme comme, ce week-end, pour la première fois depuis longtemps, l'envie folle de retourner en Corse, notamment dans le Cap... Un peu de nostalgie alimentée par le visionnage à la T.V. d'un concert du groupe Pink Martini que j'aime tant, la découverte d'un film mythique de Truffaut que je n'avais jamais vu, "Jules et Jim" (quel choc !), l'écoute répétée de la chanson "Quatre mots sur un piano" de Goldman (qui, comme "Jules et Jim", ou "La Fanette" de Brel, évoque l'histoire tragique d'une femme aimant deux hommes qui l'aiment tous les deux... on a le même trio qui est forcément tragique dans "Il était une Fois la Révolution")...
Oui, ce sont bien mes plus belles années. J'ai la sécurité de l'emploi, un boulot passionnant, des ami(e)s sur qui je peux compter, une forme que je n'avais pas eue depuis plus de vingt ans, les moyens de mes hobbies, mon bistrot préféré (ah ! le Banville !), ma salle de sports, etc...
Alors, c'est vrai, une mère en train de disparaître, un père qui ne vit que pour elle, pas de famille à moi, pas même recomposée, mais chaque vie est différente. La vie n'est pas un long fleuve tranquille...
Je finirai ce texte en vous invitant à aller voir le film "Cortex", un thriller qui a pour toile de fond une maison de retraite spécialisée dans le traitement des malades d'Alzheimer avec un André Dussollier parfait (comme à son habitude), ancien flic, devenu lui-même malade, qui va enquêter, contre tous et malgré sa mémoire qui s'enfuit, suite à la mort de plusieurs autres patients...
Portez-vous bien.