mardi 1 décembre 2009

Un peu de Corse à Jersey...


Lors de notre virée anglo-normande, j'ai été surpris -notamment à Jersey- par toutes ces tours qui jalonnent le littoral... J'ai appris qu'on les appelait les Tours Martello (Martello Towers). Ces tours avaient un but défensif : prévenir les invasions des méchants Français, notamment lors des guerres napoléonniennes... Des tours défensives parsemant le littoral... Quiconque a visité la Corse fera vite le rapprochement... En même temps, je me suis dit que "je voyais la Corse partout", d'autant que la végétation et les paysages de Jersey avaient un côté méditerranéen certain (climat doux du fait du Gulf Stream).
En allant me renseigner plus avant sur internet, j'ai réalisé que je n'avais pas eu tort de faire le rapprochement entre les tours Martello et les tours gênoises qui ponctuent le paysage de la Corse... En effet, c'est à la suite du siège de la Corse et plus particulièrement de la tour de la Mortella (sur la côte est des Agriates) par les navires britanniques menés par Nelson en 1794, que les ingénieurs anglais décidèrent de construire tout un chapelet de tours pour protéger les côtes d'Angleterre et d'Irlande. Des tours Martello furent même édifiées dans plusieurs colonies britanniques, comme à l'Ile Maurice, au Canada ou en Australie...
Ainsi, une bataille acharnée au nord de la Corse donna le nom (quelque peu déformé : Mortella devenant Martello...) à tout un système de défense du littoral britannique... D'ailleurs, à ce propos, la Corse porte toujours les stigmates des canons de Nelson... à Mortella évidemment, dans le Nebbiu, mais aussi bien sûr dans le Cap Corse où la fameuse tour Santa Maria di a Chjapella (un endroit cher à mon coeur et où je me suis souvent baigné...) est à jamais marquée par les bombardements du redoutable amiral anglais qui laissa son oeil droit en Corse lors du siège de Calvi... Et toc !
Pour en savoir plus sur les tours Martello :
Et sur la tour de la Mortella :
Et pour revoir la tour Santa Maria di a Chiapella :

Bienvenue chez les Crapauds !!


Le crapaud... Les habitants de Jersey sont surnommés par leurs voisins des autres îles anglo-normandes "les crapauds" (à prononcer avec l'accent anglais, of course !!) car Jersey est la seule de ces îles où on peut trouver ces fameuses petites bestioles... De leur côté, les habitants de Jersey surnomment ceux de Guernesey les Anes (ou Donkeys)...
Il faut dire que l'inimitié entre les deux principales îles de l'archipel anglo-normand est ancienne. Elle a été exacerbée lors de la Première Révolution Anglaise (appelée aussi English Civil War), au milieu du XVIIème siècle. En effet, lors de celle-ci, Guernesey, comme la plupart des territoires de la Couronne britannique, s'était ralliée aux partisans de Cromwell contre la dynastie des Stuart.
De son côté, Jersey accueillit alors Charles, Prince de Galles, héritier au trône. À la suite de l’exécution de son père Charles Ier (car, on l'oublie souvent, les Anglais ont aussi coupé la tête à un de leurs rois... près d'un siècle avant les Français...) , le prince héritier fut proclamé roi sur la place du marché de Saint-Hélier le 17 février 1649. Jersey fut donc le premier pays à reconnaître le nouveau roi. Après la restauration de la dynastie en 1660, le roi Charles II montra sa reconnaissance pour l’abri offert par Jersey en offrant la masse en argent que l’on peut encore voir aujourd’hui aux séances de la Cour Royale de Jersey et des États de Jersey. George de Carteret, Bailli de Jersey, reçut des terres en Amérique du Nord et ce fut la fondation de l’état du New Jersey...

D'une île à l'autre...

Après deux journées et demi passées à Jersey, Valérie et moi avons repris le ferry, direction Guernesey... Mais il est clair que nous reviendrons à Jersey pour visiter l'île de façon un peu plus approfondie et notamment son zoo, Durrell Wildlife...

Elisabeth Castle, la forteresse qui protège le port de Saint-Hélier

Leaving Jersey...


Au large de la côte sud de Jersey...



A l'intérieur du ferry...

La traversée est assez rapide... Comptez une heure entre Saint-Malo et Jersey et également une heure entre Jersey et Guernesey sans oublier le décalage horaire puisque les Iles Anglo-Normandes sont à l'heure anglaise... Les ferries sont très confortables. A bord, outre un service de restauration rapide, on trouve une boutique, un bureau de change et un "duty free" puisque l'on se retrouve en eaux internationales... L'occasion, pour les amateurs, de faire le plein de parfums, d'alcools et de tabacs.
Bref, c'est la petite croisière bien sympathique, surtout qu'on a eu un temps plutôt (très) favorable... Je ne dis pas que j'aurais été si enthousiaste avec la mer démontée et avis de tempête sur la Manche...

mardi 24 novembre 2009

Petit tour de Guernesey...

Valérie et moi avons passé une journée et demi à Guernesey (les 8 et 9 août 2009)... L'île est plus "sauvage" et plus "nature" que Jersey... La conduite y est parfois assez rock'n'roll, y compris pour quelqu'un qui comme moi a conduit pendant six ans sur les routes de Corse... Cette île en forme de triangle rectangle (à peu près... on va pas chipoter !) est un petit bijou de tranquillité, de verdure, de pittoresque... Il est clair que nous y retournerons plus longuement, ne serait-ce que pour aller visiter les petites îles en face de Saint-Peter-Port [la capitale] : Herm et Sark (qui est la dernière seigneurie féodale d'Europe !!)...
Voici un fort bref échantillon de vues prises au cours de notre tour de l'île... Tour incomplet puisque nous n'avons pas eu le temps de voir les falaises du sud de l'île... Tant pis ! On reviendra... We'll be back !!

Petite église au détour d'un virage...
so british !
Sur la côte occidentale...

Plage "à l'anglaise" :
chacun son "home sweet home" !!

Certains se mettent à l'abri d'un ancien bunker...

L'île est hélas parsemée de bunkers,
autant de traces de l'occupation allemande :
les Nazis avaient fait des Iles Anglo-Normandes
leur bastion avancé sur la Manche...


Notre bateau privé...

La compagnie des îles...

Aurigny Airlines... ou la compagnie aérienne qui dessert les îles anglo-normandes, à savoir Jersey, Guernesey et donc Aurigny (en V.O. : Alderney) qui, chacune, bénéficient d'un aéroport international...
Aurigny qui est l'un de nos prochains projets de destination... C'est la troisième île de l'archipel anglo-normand. Alderney dépend du bailliage de Guernsey, au même titre que Sark et Herm (petites îles qui se trouvent en face de Guernsey), c'est l'île la plus septentrionnale de l'archipel, qui fait face à la pointe du Cotentin.
Aurigny, comme l'ensemble des Iles Anglo-Normandes, fut occupée par les Nazis pendant la Deuxième Guerre Mondiale. L'île fut alors transformée en véritable camp de travail et vidée de sa population civile. Parmi les prisonniers réquisitionnés pour oeuvrer à la construction de fortifications du Mur de l'Atlantique, il y avait des Russes, des Juifs Français, des Républicains Espagnols, etc...
Mais revenons à Aurigny... euh... Alderney... Je ne sais pas pourquoi, je rêve de passer une journée sur cette petite île de 5 km sur 3 et donc de m'y rendre par les airs... Ce sera l'occasion lors d'un prochain séjour à Jersey ou Guernesey puisque les liaisons sont plus que quotidiennes...


(photos prises à l'aéroport de Guernesey...)
(pour l'anecdote, le dit aéroport est situé
à proximité du lieu-dit "La Planque" !)

La croisière s'amuse !!...


Non... non... ce n'est pas le Pacific Princess qui mouille au large d'Acapulco... C'est néanmoins un chouette bateau de croisière, le Mona Lisa, au large de Guernsey, un dimanche d'août 2009...

La voix de son maître...


Une petite photo clin d'oeil prise à Saint-Peter-Port... HMV, "her master's voice", fameuse chaîne de magasins de disques anglo-saxonne... Car que serait un séjour en territoire britannique sans un peu de shopping musical ??... Aussi je dédicace plus particulièrement ce cliché à Gérard et à Fred Thé... et je pense à toutes ces enseignes... HMV, Our Price, Tower Records... où nous avons tous laissé pas mal de livres sterling...

Saint-Peter-Port

Quelques clichés de Saint-Peter-Port, la capitale et l'unique ville de Guernsey... Une charmante ville portuaire, avec une très belle façade maritime, un enchevêtrement de petites rues, un quartier d'affaires discret et nombres de commerces, boutiques de souvenirs et restaurants...


Castle Cornet

L'arrivée depuis le ferry...


Ici, les cabines téléphoniques sont bleues...


Une façade de pub...

Notre petit jardin privé...

Voici le charmant petit jardin réservé aux clients de la Guest House, appelée The Marton, où nous étions descendus à Guernesey... C'est l'occasion de souligner combien nous avons été charmés par la végétation luxuriante aussi bien à Jersey qu'à Guernesey, du fait notamment du micro-climat qui caractérise les Iles Anglo-Normandes : bien que situées dans la Manche, elles bénéficient du Gulf Stream qui leur apporte une certaine douceur, d'où des espèces végétales qu'on ne saurait trouver à une telle latitude, au point que parfois, au détour d'une route, nous avions l'impression d'être au bord de la Méditerranée, d'autant que nombre de lieux sont en français...
http://www.martonhotel.pandorahotel.co.uk/

Victor Hugo, l'exilé de Guernesey...

Guernesey est célèbre notamment pour avoir abrité pendant près de vingt ans l'un des plus célèbres écrivains français, j'ai nommé Victor HUGO. Notre cher poète national, auteur des "Misérables" et de "Notre Dame de Paris", avait fui la France après le coup d'Etat de "Napoléon le Petit" (Napoléon III) du 2 décembre 1851. Il avait séjourné dans un premier temps à Bruxelles puis s'était réfugié, de 1852 à 1855, à Jersey. Il en fut chassé par le gouvernement britannique en 1855 pour avoir injurié dans ses écrits la reine Victoria (il lui reprochait une visite diplomatique en France...). Notre cher grand auteur trouva alors refuge à Guernesey où il resta jusqu'à la chute du Second Empire en 1870. De 1856 à 1870, il habita la demeure de Hauteville dont il dirigea l'aménagement et la décoration (il avait du temps à tuer...). Après son "retour raté" en France, Hugo retourna à Hauteville House de 1873 à 1878, date de son "retour définitif" au pays... En 1927, la maison de Hauteville fut offerte par les héritiers du grand écrivain à la ville de Paris. Pour la (très) petite histoire, notre Guest House était située quelques dizaines de mètres au dessus de la résidence du grand Victor Hugo mais, je l'avoue, je n'ai pas été touché par la grâce littéraire...
Vous en saurez un peu plus sur l'exil de Victor Hugo par ce lien :
L'auteur du site a également réalisé une page expliquant les particularités des Iles Anglo-Normandes, baillages sous la dépendance de la Couronne britannique (pour les amateurs d'Histoire...) :

Bien entendu, on n'échappe pas à la
boulangerie-patisserie Victor Hugo !!
Victor Hugo a d'abord résidé à Hauteville Fairy, pendant quelques mois... Il y installa par la suite sa maîtresse, Juliette Drouet, avec laquelle il communiquait depuis Hauteville House par des signaux lumineux...


Faut voir à pas tomber dans le panneau !!

A Guernesey, Guernsey en V.O., on peut trouver tout un certain nombre de panneaux de signalisation riches d'une poésie certaine et dépositaires d'un certain humour dont les Britanniques sont particulièrement friands. Encore plus amusant... Du fait du "statut" particulier des Iles Anglo-Normandes (elles sont, en fait, la partie maritime du Duché de Normandie, rattachées à la Couronne britannique mais non membres de l'Union Européenne) et de leur histoire (comme leur nom l'indique, ces îles sont riches d'un passé et d'une culture et donc aussi d'une langue... et si l'anglais s'est peu à peu imposé depuis un siècle on trouve nombre de lieux en français et également parfois en normand...), du fait donc de leurs "particularismes", les Iles Anglo-Normandes recèlent des panneaux écrits en anglais mais aussi parfois un peu en "vieux françois"...





Une des caractéristiques de Guernsey (mais également de Jersey où le système est tout autre mais tout autant complexe) est la subtilité du système de stationnement...

lundi 23 novembre 2009

La conduite "à l'anglaise"...


La conduite à l'anglaise, c'est parfois tout un poème... en témoigne cette vidéo prise par Valérie à Guernsey le 9 août 2009...

The Little Chapel

Lors de notre séjour anglo-normand de début août, Valérie et moi sommes plus particulièrement tombés sous le charme de The Little Chapel à Guernsey... Un bien bel exemple de ce que d'aucuns appelleront "l'art naïf"...
Il s'agit d'une reproduction "miniature" de la grotte et de la basilique de Lourdes, réalisée par un moine français, Frère Déodat Antoine. Ce frère a réalisé, entre 1914 et 1923, cette chapelle... de 5 mètres sur 3 (elle pourrait accueillir un officiant et deux fidèles...), après deux échecs consécutifs...
La Petite Chapelle est admirablement ornée de coquillages, de galets et de fragments colorés de porcelaine soigneusement incrustés dans les murs et les plafonds.
Vous trouverez cette chapelle aux Vauxbelets ("les jolies petites vallées"), à l'entrée du collège de Blanchelande... C'est un endroit paisible et très agréable... que ce soit pour la méditation, la rêverie ou tout simplement un peu de quiétude...
Site internet dédié à The Little Chapel :











La main de Thierry...

Je me permets de vous faire suivre le "billet d'humeur" d'un de mes amis, Jean-Michel, prof d'histoire et surtout passionné de sport en général et de foot en particulier, depuis très longtemps... Il n'est pas du genre à "s'exprimer" sur le net, à faire suivre son avis sous la forme de "mail collectif" et tout et tout mais, là, il avait envie de causer et je trouve qu'il a su assez bien trouver les mots que je n'aurais pas moi-même eus.
Avant de lui laisser la parole, et tout en déplorant un petit geste pas bien malin d'un joueur par ailleurs talentueux, je trouve totalement disproportionnées et assourdissantes les réactions (notamment des politiques et autres éditorialistes) de tout le monde, comme si c'était une affaire d'Etat, comme si Thierry Henry était un escroc international qui avait participé à des krachs boursiers... Toutes proportions gardées, ces dernières semaines, il valait mieux s'appeler Frédéric Mitterrand ou Roman Polanski voire Jean-Pierre Treiber, que Thierry Henry...
J'ai, pour ma part, une solution simple (l'idée n'est même pas de moi mais d'un certain William Webb Ellis) pour résoudre le problème des mains au football : les autoriser. Les joueurs seraient quinze et l'équipe d'Irlande serait alors VRAIMENT l'équipe d'Irlande et pas seulement d'Irlande du Sud... Mais, dans mon idéal, le monde ne tourne pas rond mais plutôt ovale...
Je laisse la parole à Jean-Michel...

La mimine à Titi...

Une fois n’est pas coutume, je vous envoie ma petite analyse sur un fait d’actualité, à savoir la fameuse mimine de Titi.

Tout d’abord, le geste.
Il est naturellement condamnable. Mais ce qui est le plus gênant, c’est que lui et Gallas (qui a naturellement vu le geste) fêtent le but. Mais qu’a fait Robby Keane, le capitaine irlandais, durant tout le match ? DES MAINS. Il s’est fait siffler 3 ou 4 fois (sans compter le match aller) et ce n’était pas toujours involontaire. Et vous croyez que s’il l’arbitre ne l’avait pas vu et qu’il avait marqué, il serait allé lui avouer la faute ? En bon catholique irlandais, il se serait peut être même flagellé en retournant dans son camp… ben voyons. Que fait John O’Shea avec T.Henry, à la fin du match ? Ils discutent et on le voit même l’arrière irlandais sourire. Il ne semble pas lui en vouloir. C’est normal, ils participent tous à la même hypocrisie. Il a du lui dire « Tant mieux pour toi, si j’avais pu faire pareil… ». Et comment les en blâmer, puisque dès leur formation, on leur apprend la roublardise. Pour eux « ça fait partie du jeu », même si ce n’est pas vrai. Et qu’on ne vienne pas me dire que les Irlandais n’ont jamais gagné un match grâce à une erreur d’arbitrage. D’ailleurs, même sans ce fameux but, ils ne se seraient peut être même pas qualifiés.

Encore une fois, ce geste est condamnable. Je comprend le syndicat des profs d’EPS qui est monté au créneau et peut être que ceux d’Education civique auraient du en faire autant.
Il est vrai que c’est dur d’expliquer à nos élèves que ce n’est pas bien de tricher après cela. C’est encore plus dur quand on voit qu’un ancien président de la république doit aller devant le tribunal pour des affaires de corruption. C’est pourquoi la morale et même l’avis des politiques, dans cette affaire… Sauf pour les principaux responsables, par exemple un Président de la république ou une secrétaire d’état aux sports…

Sarko a occulté la main au micro de TF1 en félicitant l’équipe et Rama Yade l’a par la suite + ou – justifié ou minimisé. Pour elle, l’essentiel était de se qualifier. Quand on a ces responsabilités et qu’on se trimbale de telles mentalités, on se la ferme.

Pour moi, ce qui est le plus honteux c’est d’une part la manière dont on se qualifie sur les 2 ans avec de tels joueurs et surtout qu’après cela, Domenech se palpe près d’1 million d’euro pour ce travail de merde. Comment expliquer alors à nos élèves la valeur du travail ?

Thierry Henry a « merdé » selon les termes de Lizarazu mais enfin, il n’a tué personne, même si Trapatoni parle de meurtre (rien que cela) dans la presse italienne ; en fait, la France a gagné… à l’italienne. On vit dans une société de spectacle et donc dans la démesure. Folie que tout cela.
En fait, il me tarde que cette coupe du monde arrive, se déroule et s’achève, qu’on tourne la page Domenech…
On ne vit pas chez les Bisounours et tout le monde a + ou – triché, un jour. Si une caissière de banque oubliait de me débiter un somme retirée à son guichet, vous croyez peut être que je me précipiterai pour le signaler ? Même pas mort…

mardi 29 septembre 2009

Code Quantum... une série humaniste...

Comme me l'a fait remarquer Maxence, mon blog n'est plus tellement actif... signe que je vais mieux ou que je n'ai plus rien à raconter ou les deux... Disons que "l'inspiration" s'est tarie et que je garde pour moi, pour ma compagne, pour mes "proches", je garde pour eux donc mes réflexions et éventuels vagues à l'âme... Je ne sais si j'en ai fini définitivement de "l'exhibitionnisme virtuel". Pendant un temps, j'ai apprécié de partager mes "vues" et "réflexions diverses et (a)variées" sur le net. Désormais, je préfère la discussion en "direct live" ou en tout cas la confidentialité d'un mail individuel et non collectif.
Mais comme il n'est pas poli de partir sans dire "au revoir" et comme, de toute façon, je ne quitte pas définitivement la "blogosphère"... Je vous adresse ce petit message comme un petit signe de la main pour vous dire "à une prochaine", remercier celles et ceux d'entre vous qui m'ont encouragé, critiqué, conseillé au fil de ces quatre années "on the web"... Comme un "dernier message pour la route"... clin d'oeil au film "Le dernier pour la route", très belle description quasi-documentaire et splendidement interprétée d'un homme qui fait une cure de sevrage alcoolique...
Je continue d'utiliser internet de temps à autre même si le courrier électronique devient plus une corvée qu'un plaisir : on passe plus de temps à "supprimer ses spams" qu'à lire ses mails. Je ne fréquente guère Facebook et son côté "8h10 : je me connecte/8h15 : je me gratte/8h20 : j'en suis à mon troisième message inutile à 200 "amis" que je ne connais pas..."
Non, j'utilise internet pour un aspect que j'apprécie : le côté "forum" autour d'un sujet que j'aime beaucoup. Vous connaissez mon penchant pour les séries T.V. J'aurai d'ailleurs l'occasion d'y revenir sur ce blog... En ce moment, je finis de découvrir la saison 5 de LOST, je découvre DESPERATE HOUSEWIVES et GREY'S ANATOMY (j'ai toujours un temps de retard sur tout le monde !...), je continue d'apprécier COLD CASE. En DVD (merci Valérie et Jean-Michel !), je découvre REGENESIS, 24 et DEXTER... Bref, l'univers des séries T.V., qui sont décidément d'une grande qualité, notamment depuis quelques années (voir dans un de mes précédents textes, la référence au livre "Philosophie en Séries"), cet univers m'a "définitivement" conquis.
Et, bien sûr, étant un grand fan de LOST, je fréquente assidument le site
et je participe au forum dudit site depuis bientôt deux mois...
Aussi, je vous soumets un texte, écrit pour le forum de LOST, mais consacré à la série... CODE QUANTUM...
Sur ce, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !
Quelques mots sur CODE QUANTUM...
La série qui m'a le plus marqué (j'ai même été membre du fan club français, à une époque où internet n'existait pas et où c'était le règne de la cassette vidéo... pour dire l'ancêtre !), même si j'en ai aimé tout un tas d'autres... C'est CODE QUANTUM. J'ai découvert cette série un jour d'octobre 1994, pendant mon service militaire, alors que je tuais mes journées d'ennui pendant ma convalescence à l'hôpital militaire de Dijon...
Cette série, créée par Donald P. BELLISARIO (auteur de "Magnum", plus tard de "Supercopter", plus récemment de "J.A.G." et "N.C.I.S." : il est fana de la marine U.S. qui est souvent évoquée d'ailleurs dans "Code Quantum"), compte cinq saisons (dont la première très courte). Elle a été diffusée en France au milieu des Années 1990. Pour ceux qui veulent des détails allez sur
ou
Je vais pas faire un copié-collé...
L'idée de départ de cette série : Sam Beckett (comme le dramaturge irlandais) (interprété par Scott Bakula) est un physicien spécialisé en physique quantique qui travaille sur le voyage dans le temps, voyage d'après ses recherches possible uniquement sur le temps de son existence, en gros des Années 1950 aux Années 1990. Son ami, l'amiral Albert Calavici dit Al (interprété par Dean Stockwell), le seconde dans ses recherches. Mais, le projet traînant, Sam tente l'expérience sur lui-même avant qu'elle ne soit au point. Il se retrouve projeté dans la peau d'un personnage (un pilote d'essai dans... l'épisode pilote) dont il devra réparer "les erreurs" pour sauter ("Quantum Leap", le titre U.S., veut dire, "Le Saut Quantique") dans un autre corps.
Sam n'est pas maître de son destin. Il ne sait pas dans quel corps il va se "transmuter". Il est aidé par Al, qui lui apparaît sous forme d'un hologramme, Al étant resté au présent. Al va lui conseiller d'intervenir sur la vie des gens dans lesquels Sam se transmute. La grande leçon humaniste de cette série (qu'on retrouve dans certains flash backs de LOST) est que chaque petite décision de notre vie peut avoir des conséquences infinies.
Evidemment, comme Sam voyage dans le Temps, la tentation est grande d'influencer le destin, voire son propre destin... A plusieurs reprises, Sam se retrouvera face à sa famille (son père est mort quand il était jeune, son frère aîné a disparu au Vietnam), de même qu'Al (dont le premier mariage fut une catastrophe, sa première femme se remariant alors qu'il était prisonnier au Vietnam). Tout au long de la série, Sam et Al se demanderont qui décide des sauts de Sam : le destin, le hasard, Dieu ? Ils croiseront même à un moment d'autres "voyageurs temporels" qui, eux, semblent envoyés par le Mal... C'est la grande question "et si ?" que permettent les voyages dans le Temps pour "réparer les erreurs du passé", abordée aussi dans le film "Un Jour sans Fin" ou développée jusqu'à l'idée d'univers parallèles dans "Sliders".
Les voyages dans le Temps sont un prétexte également pour nous offrir l'Amérique des cinquante dernières années, avec un superbe travail sur la bande son (qu'on retrouve de nos jours dans la série "Cold Case"). Chaque épisode ou presque aborde un thème de société d'une Amérique qui a décidément bien changé en quelques années.
La série est parsemée de clins d'oeil... Les titres, y compris en V.F., reprennent des titres de films connus.
Sam Beckett croise un certain nombe de célébrités, dont Sylvester Stallone, Michael Jackson, Woody Allen ou Stephen King. Sam Beckett doit rectifier la vie d'individus, comme le fera quelques années plus tard Le Caméléon. Mais, là, il le fait de "l'intérieur" des personnes, devenant elles-même, découvrant la galère d'être une mère de famille, un chauffeur noir dans le Sud raciste ou un jeune marine soupçonné d'homosexualité.
L'univers de l'armée et de la camaraderie est abordé... N'oublions pas que la série est écrite par Donald BELLISARIO... Al n'est pas sans faire penser, quelques années plus tard, à Gibbs...
La musique, outre la bande son, est de grande qualité. Elle est signée Velton Ray Bunch, et le thème est de Mike Post (la série des "New York..."). Le générique est très sympathique, positif, à l'image du héros de la série.
Bien sûr, certains épisodes sont moins bons et ont "mal vieilli", mais dans l'ensemble la série reste un petit bijou télévisuel. Ce fut en son temps la série la plus "magnétoscopée", avec un vrai phénomène de fan clubs dans le monde entier... Sam Beckett est un peu Don Quichotte, et d'ailleurs il sera Don Quichotte dans un des plus fameux épisodes de la série, "La Chute de l'Etoile", où il chante la sublime chanson : "La Quête", qu'avait en son temps interprété Jacques Brel, lui-même interprète de Don Quichotte...
Le dernier épisode, "Le Grand Voyage", est ouvert et en même temps apporte "une fin" à l'histoire, c'est pour moi "le bon exemple" d'une fin de série : chacun peut y apporter son interprétation mais les auteurs ne nous laissent pas sur notre faim et ne concluent pas sur une pirouette.
Comme dans "NCIS" où il apparaît au milieu des photos des terroristes recherchés (!), Bellisario apparaît dans "Code Quantum" : dans "La Chute de l'Etoile", il vient saluer au milieu de l'équipe de tournage, et à la fin du dernier épisode on le voit enfant dans les bras de son grand-père. C'était d'ailleurs une histoire de famille puisque la femme et les enfants de Bellisario ont participé à la réalisation ou au tournage de plusieurs épisodes.
En tout cas, voilà une série de qualité, qui m'a énormément marqué.
Elle repasse en ce moment sur France 4 tous les jours de semaine à 18h05. C'est vraiment une série attachante, humaniste, drôle, positive, qui peut se voir à plusieurs degrés de lecture, qui interroge sur le destin ou le hasard, sur les possibilités de modifier ou non le passé... Autant de thèmes que je crois avoir vus quelque part...
Voilà... Si il y a des amateurs parmi vous, je serai heureux d'échanger...
[Au fait, pour celles et ceux que ça intéresse, mon pseudo sur le forum de LOST est "Sawyerforever" et ma devise est : "LOST : l'île enchantée ? l'île aux enfants ? l'île mystérieuse ?"]

lundi 3 août 2009

Erreur de mail...

Voilà ce qui arrive lorsque l'on se trompe d'adresse e-mail...

Un couple de parisiens décide de partir en week-end à la plage et de descendre au même hôtel qu'il y a 20 ans, lors de leur lune de miel.
Mais, au dernier moment, à cause d'un problème au travail, la femme ne peut pas prendre son jeudi.
Il est donc décidé que le mari prendrait l'avion le jeudi, et sa femme le lendemain.
L'homme arrive comme prévu et après avoir loué la chambre d'hôtel, il se rend compte que dans la chambre, il y a un ordinateur avec connexion Internet.
Il décide alors d'envoyer un courrier à sa femme.
Mais il se trompe en écrivant l'adresse.
C'est ainsi qu'à Perpignan, une veuve qui vient de rentrer des funérailles de son mari mort d'une crise cardiaque reçoit l'e-mail.
La veuve consulte sa boîte aux lettres électronique pour voir s'il n'y a pas de messages de la famille ou des amis.
C'est ainsi qu'à la lecture du premier d'entre eux, elle s'évanouit.
Son fils entre dans la chambre et trouve sa mère allongée sur le sol, sans connaissance, au pied de l'ordinateur.
Sur l'écran, on peut lire le message suivant:
A mon épouse bien-aimée,
Je suis bien arrivé.
Tu seras certainement surprise de recevoir de mes nouvelles maintenant et de cette manière.
Ici, ils ont des ordinateurs et tu peux envoyer des messages à ceux que tu aimes.
Je viens d'arriver et j'ai vérifié que tout était prêt pour ton arrivée, demain vendredi.
J'ai hâte de te revoir.
J'espère que ton voyage se passera aussi bien que s'est passé le mien.
P.S. : Il n'est pas nécessaire que tu apportes beaucoup de
vêtements : il fait une chaleur d'enfer ici !

[Merci à Michèle pour m'avoir fait suivre ce message délicieux !!]