Le site officiel (au moins !) de la Néo-Décadence. Les chroniques sans prétention d'un petit documentaliste du Bourbonnais...
jeudi 17 décembre 2009
En mer...
lundi 7 décembre 2009
Les Iles Anglo-Normandes
Cet été, Valérie et moi nous sommes rendus à Jersey et Guernesey. J'avais, pour ma part, envie depuis fort longtemps de découvrir les Iles Anglo-Normandes, ces îles anglaises à une heure de bâteau de la France... Valérie, de son côté, avait passé quelques jours à Jersey voilà une dizaine d'années...
Une fois le choix de notre destination arrêté, nous avons opté pour un séjour "découverte" dans les deux îles, quitte à revenir une autre année pour visiter de façon plus approfondie chacune des îles... ce que nous ne manquerons pas de faire car, comme on dit, "nous n'avons pas été déçus du voyage" !!
Nous avons pris le ferry à Saint-Malo où nous avions passé une journée auparavant (journée qui fera l'objet d'articles sur ce blog prochainement !). Nous avons passé deux jours et demi à Jersey, du 6 au 8 août, et un jour et demi à Guernesey, les 8 et 9 août.
Nous ne pouvons que vous recommander ces deux îles très pittoresques et dépaysantes !!! En outre, c'est un peu d'Angleterre à portée de la France. Et c'est aussi une destination exotique, ni la France, ni l'Angleterre, des îles baignées par le Gulf Stream qui leur apporte douceur et végétation quasi-méditerranéennes...
Pour plus d'infos sur internet, je vous conseille cette page très bien faite qui contient énormément de liens sur Jersey et Guernesey [mais aussi les autres îles anglo-normandes que nous n'avons pas visitées cette fois mais où nous comptons bien nous rendre dans les années à venir] :
http://www.capbreizh.com/pratique/anglo-normandes/anglo-normandes.htm
Nous avons préparé notre voyage par le biais d'une agence de voyages (Thomas Cook, pour ne pas la nommer) qui travaille pour l'occasion avec l'opérateur suivant, spécialiste des "destinations celtiques" :
http://www.gaeland-ashling.com/
Une fois le choix de notre destination arrêté, nous avons opté pour un séjour "découverte" dans les deux îles, quitte à revenir une autre année pour visiter de façon plus approfondie chacune des îles... ce que nous ne manquerons pas de faire car, comme on dit, "nous n'avons pas été déçus du voyage" !!
Nous avons pris le ferry à Saint-Malo où nous avions passé une journée auparavant (journée qui fera l'objet d'articles sur ce blog prochainement !). Nous avons passé deux jours et demi à Jersey, du 6 au 8 août, et un jour et demi à Guernesey, les 8 et 9 août.
Nous ne pouvons que vous recommander ces deux îles très pittoresques et dépaysantes !!! En outre, c'est un peu d'Angleterre à portée de la France. Et c'est aussi une destination exotique, ni la France, ni l'Angleterre, des îles baignées par le Gulf Stream qui leur apporte douceur et végétation quasi-méditerranéennes...
Pour plus d'infos sur internet, je vous conseille cette page très bien faite qui contient énormément de liens sur Jersey et Guernesey [mais aussi les autres îles anglo-normandes que nous n'avons pas visitées cette fois mais où nous comptons bien nous rendre dans les années à venir] :
http://www.capbreizh.com/pratique/anglo-normandes/anglo-normandes.htm
Nous avons préparé notre voyage par le biais d'une agence de voyages (Thomas Cook, pour ne pas la nommer) qui travaille pour l'occasion avec l'opérateur suivant, spécialiste des "destinations celtiques" :
http://www.gaeland-ashling.com/



Cartes tirées de :http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/ilesanglocarte.htm
http://www.worldatlas.com/
webimage/countrys/europe/lgcolor/channelcolor.htm
http://www.guidemondialdevoyage.com/
country/132/map/Europe/Jersey.html
http://www.guidemondialdevoyage.com/
country/108/map/Europe/Guernesey.html
La côte est de Jersey...
Nous sommes arrivés peu après 8 h, heure anglaise, à Jersey, le jeudi 6 août 2009, après une traversée Saint-Malo - Jersey d'un peu plus d'une heure.
Après une courte halte à Saint-Hélier pour nous repérer sur la carte et nous préparer psychologiquement à la conduite à l'anglaise, nous avons pris la route de la côte est de l'île, et plus précisément les communes de Grouville et de Saint-Martin...
Arrivés au bout de la route de Sainte Catherine nous avons dégusté de fameux scones (servis avec moult crème chantilly + beurre + confiture de fraise !!) et pu apprécier l'hospitalité jersiaise en étant servis par une petite dame très sympathique...
Quelques pas dans Saint-Hélier...
Nous n'avons pas pris beaucoup de photos à Saint-Hélier, la capitale de Jersey... D'abord parce que l'après-midi que nous y avons passée fut le seul moment de notre séjour où il a plu et nous étions donc assez soucieux de pouvoir nous abriter... Ensuite... ben... ça nous donne une bonne raison de retourner à Jersey l'an prochain !
Saint-Hélier est une ville assez étonnante. Lorsqu'on débarque du ferry, on a l'impression de tomber directement sur un quartier d'affaires de toute ville moderne actuelle. La façade maritime de la ville n'est pas spécialement heureuse : immeubles de banques essentiellement... Puis il y a le centre-ville so british avec les rues étroites et les boutiques toutes plus pittoresques les unes que les autres... Enfin, les quartiers résidentiels qui rappellent certains quartiers chic de Londres avec de très belles maison... Bref, une ville contrastée et très agréable à visiter... de préférence à pied...
Le jersiais est un dialecte normand qui n'est presque plus parlé de nos jours. Pour l'anecdote, il fut jadis parlé non seulement à Jersey mais en Gaspésie (région orientale du Québec).
The Norfolk Lodge Hotel
Lors de notre escale jersiaise, Valérie et moi sommes descendus au Norfolk Lodge Hotel à Saint-Hélier... Ce n'était pas notre choix initial puisque nous avions envisagé de réserver un bed & breakfast à Saint-Aubin... Mais ce dernier était complet... Et l'opérateur recommandé par notre agence de voyage Thomas Cook, à savoir Gaéland Ashlings, nous a proposé "par défaut" le Norfolk Lodge...
Et nous n'avons vraiment pas été déçus ! C'est un hôtel charmant et très confortable que nous recommandons vivement à quiconque veut passer quelques jours à Jersey. Outre les chambres qui sont spacieuses, l'hôtel dispose d'une très belle salle de restauration où l'on peut petit-déjeuner... ah ! le breakfast avec le bacon, les oeufs, les beans... On peut aussi y dîner... ce qui est fort pratique. Il y a également un bar et une salle de bal... Autre atout particulièrement notable : la piscine couverte... C'est très très sympa de pouvoir faire quelques "longueurs" et se délasser après une journée de balade... Enfin... last but not least... l'accueil ! Tout à fait ex-cep-tion-nel !!! D'ailleurs, tout au long de notre séjour, nous avons été très bien accueillis partout où nous nous sommes rendus.
Tiens... Une petite suggestion aux hôteliers français... Que ce soit à Jersey ou Guernesey, les chambres disposent toujours d'une bouilloire et de sachets de thé et de café à disposition... C'est un petit plus bien agréable !
Pour l'anecdote, le Norfolk Lodge fait partie de la chaîne des hôtels... Morvan...
Autres atouts de l'hôtel : un parking d'une cinquantaine de places (très pratique dans une ville où le système de parking est tellement... particulier...) et la proximité du centre-ville de Saint-Hélier (une vingtaine de minutes à pied).
vendredi 4 décembre 2009
La baie de Saint-Aubin
Le 7 août, Valérie et moi avons fait un tour quasi complet de Jersey, "dans le sens des aiguilles d'une montre", au départ de la capitale de l'île, Saint-Hélier... Première halte... la baie de Saint-Aubin (spéciale dédicace pour Delphine et Nicolas... ils comprendront...), à l'ouest de Saint-Hélier. Nous nous sommes arrêtés le long de Victoria Avenue et avons fait quelques pas sur la plage... Un moment magique ! Tout simplement.
La pointe de Corbière
A la pointe sud-ouest de Jersey, un endroit absolument magnifique... la pointe de Corbière... Je savais que Corbières était synonyme d'un bon vin du sud-ouest de la France... Je sais désormais que c'est également l'un des plus beaux panoramas de Jersey !!
Dialogue avec une mouette...
Pas facile de bavarder avec une mouette anglaise (ou plutôt anglo-normande !!). Il y a le barrage de la langue. Mais nous partageons un appêtit commun pour les sardines... C'est peut-être le début d'une belle amitié !!...
En direct de Corbière !
A l'extrême sud-ouest de Jersey, le phare de La Corbière... Un site magnifique...
Au nord-ouest de Jersey...
Au nord-ouest de Jersey, sur la commune de Saint-Ouen (encore un nom qui fleure bon "la France profonde" et me fait toujours penser à Boris Vian et Henri Salvador... "dimanche matin, j'vais à Saint-Ouen... l'marché aux puces battait déjà son plein"... il s'agit bien évidemment de la chanson "Trompette d'occasion"...)... Tout au bout, donc, de l'île de Jersey... Tout au bout du Chemin du Château, après avoir longé le champ de courses de Jersey... on arrive dans un endroit magique et "hors du temps"...
On y trouve les ruines du château de Grosnez, un point de repère qui figure également sur la pièce de 50 pence de Jersey. [A ce propos, Jersey et Guernesey ont chacune leur propre monnaie : la livre jersiaise et la livre guernesiaise...] J'aime particulièrement les ruines, notamment du Moyen-Age, surtout quand, comme pour Grosnez Castle, elles dégagent un tel mystère... On devine que ce château fut jadis une place forte importante et stratégique dans la défense de l'île. Des drames ont peut-être eu lieu ici... Une terre balayée par les vents... La lande désertique... On peut vite, très vite, imaginer mille et une histoires, "entre chien et loup", perdus dans le brouillard... Et puis, la forme même des ruines restantes me fait penser à toute autre chose... Le film "Il était une fois dans l'Ouest" et le flash-back terrible : "Joue pour ton grand-frère"... Ceux qui ont vu le film comprendront... J'imagine bien une pendaison fort peu honorable en ce lieu à l'abri des regards indiscrets de la marée-chaussée... Tiens, il me semble entendre quelques notes d'harmonica...
jeudi 3 décembre 2009
Attention aux écureuils !!!!
La côte nord-est de Jersey...
Après un solide repas dans l'auberge qui fait face à l'église Saint-John (clin d'oeil à Laurent alias Saint-Jean !), Valérie et moi avons terminé notre "tour de Jersey" en nous promenons sur le littoral nord-est de l'île et à l'intérieur des terres, sur les communes de Saint-John et de Saint-Martin... Les noms des rues et des chemins, quasiment toujours en français voire en jersiais (dialecte apparenté au normand), sont toujours empreints d'une certaine poésie... J'en cite quelques-uns... Route des Issues, Rue de la Mare des Prés, Rue des Platons, Rue d'Egypte, Route d'Ebenezer (Scrooge ??), Route des Côtes du Nord, Route des Pelles, ou encore Bonne Nuit Bay...
Une bizarrerie, liée probablement à la taille maximale d'une page mensuelle du blog, a fait que n'apparaissent plus les autres articles du mois de décembre 2009, qui sont quand même au nombre de cinq. Mais pas de panique ! Vous pouvez les consulter en cliquant sur les liens ci-dessous :
Voilà. C'est réparé...
mercredi 2 décembre 2009
Le château de Mont-Orgueil
Le magnifique château de Mont-Orgueil (un nom qui en jette, non ?!) est situé sur la côte est de Jersey et il domine le village de Gorey... Sa construction remonte au XIIIème siècle et il fut longtemps considéré comme invulnérable du fait d’être entouré par la mer sur trois côtés. Mais l’invention de la poudre à canon amoindrit son rôle au profit du château Elisabeth (Elisabeth Castle) au large de Saint-Hélier au XVIIème siècle.
[Après l'article intitulé "2 décembre", vous trouverez d'autres articles consacrés à Jersey ainsi que plusieurs articles consacrés à Guernesey...]
2 décembre 2009
Comment donner un titre à l'article qui va suivre ? Dans trois jours, celà fera un an que ma mère est morte... Un an déjà. Je ne vais pas employer le mot "anniversaire" car je le trouve indécent et déplacé. Je ne vais pas non plus vous embêter avec mes états d'âme. Outre qu'ils ne regardent que moi, je n'ai plus ni le besoin ni l'envie de m'épancher "publiquement" par le biais d'un blog... Une psychothérapie depuis bientôt deux ans, la vie en couple depuis un an et demi et aussi un lent et profond cheminement font que je ne pratique plus "l'introspection en ligne" comme jadis.
J'ai néanmoins toujours un blog, bien sûr, qui me permet de vous faire partager mes souvenirs de vacances... Un "carnet de voyages" comme on dit de nos jours... Je suis actuellement en train de "mettre en ligne" les photos de notre séjour à Saint-Malo et dans les Iles Anglo-Normandes cet été.
Je pourrais aussi certes vous faire partager mes "coups de gueule"... J'avais rédigé l'autre jour un texte sur l'écologiquement correct, le technologiquement correct, un texte intitulé "Bienvenue dans un monde techno-écologi-correct"... et j'ai renoncé à le mettre en ligne... Je n'ai plus envie de bavasser sur mes contemporains et sur moi-même. D'ailleurs, qui suis-je pour "juger" le monde alentour ? Et j'avoue que j'en ai assez d'avoir toujours une vision critique et négative de tout et du reste. Un peu d'optimisme ne fait pas de mal... Mais, bon, si d'aucuns sont intéressés par le dit texte (qui ne reflète pas mon état d'esprit actuel), vous le trouverez sur les commentaires de mon blog... C'est un texte en colère d'un amoureux des livres qui craint la disparition soi-disant nécessaire des livres, jugés rétrogrades, polluants et peut-être bientôt nuisibles... au profit du "e-book"...
Mais passons. 2 décembre 2009. Il y a tout juste un an, j'écrivais un texte intitulé "Le temps de l'attente" :
Un an est passé... Le temps du "travail de deuil"... Comme cette expression me déplait, vous pouvez pas imaginer ! Ce n'est pas un travail... Non, je préfère l'expression (tellement mitterrandienne) : "Il faut laisser du temps au temps". Oui, c'est celà. Le temps qui n'efface pas la peine mais la rend supportable, tolérable, vivable. De toute façon, on n'a pas le choix. Ou l'on s'enfonce dans la tristesse et la déprime ou l'on continue à vivre. Et vivre, ce n'est pas survivre. C'est avoir des projets, des amis, des passions... Je ne dirai pas que ma vie fut "globalement souriante" ces derniers mois... Bien un petit coup de déprime de ci de là. Mais j'essaie de "positiver", d'aller de l'avant, de regarder le monde avec un oeil un peu plus bienveillant, un peu moins cynique et désabusé, lucide et sans illusion certes mais également un peu candide et émerveillé parce que la vie est décidément trop courte pour passer son temps à tirer une tronche de quatre mètres de haut... Non, c'était pas ça, l'expression de ma mère... Elle, elle nous reprochait, à ma soeur et à moi, quand nous traînions des journées entières de nos vies d'adolescents désoeuvrés à travers la maison, elle nous reprochait de, je cite... "errer comme des âmes en peine"... On reconnaît là la prof de lettres classiques !
J'avais écrit, quelques jours après le décès de ma mère, un texte biographique. Vous pouvez, si vous le désirer, le relire :
Par ailleurs, je n'oublie pas cette fichue maladie d'Alzheimer, et "les maladies apparentées", ces saletés de maladies neuro-dégénératives, qui ne sont pas des "maladies de vieux" comme nous avons tendance à le croire (et c'est même "rassurant" de se dire que c'est des "maladies de vieux", on se dit qu'on ne risque rien... que c'est "dans l'ordre des choses")... Je rappellerai que ma mère a été diagnostiquée à l'âge de 57 ans et elle s'est éteinte dans sa 64ème année...
Je n'oublie pas cette saleté de "cancer du cerveau", cette horrible bestiole qui vous bouffe de l'intérieur, s'attaquant à nos "petites cellules grises" de façon aléatoire... puisque l'un oubliera d'abord les noms de ses amis d'école primaire, un autre le chemin pour aller bosser et un troisième les gestes nécessaires pour effectuer des petits travaux ménagers... Mais, au bout du chemin, c'est la dégringolade, la lente et inexorable déchéance, le regard des autres qui change... C'est l'humiliation au quotidien parce qu'on ne peut plus se laver, s'habiller, se nourrir... Et puis c'est la subtile désintégration sociale entretenue particulièrement par le corps médical qui nous dit que "le malade est dans son monde"... Non, messieurs les pontes en blouse blanche, désolé, mais ma mère était "là", et bien là, parfois un peu dans le brouillard, surtout à la fin, mais elle était pleinement consciente d'être diminuée et malade. C'est "rassurant" de se répéter que le malade est dans son petit univers mais ça l'est beaucoup moins quand on prend conscience que cet univers est peuplé des fantômes du passé, d'angoisses de plus en plus présentes et de la certitude absolue qu'on déraille et qu'on ne peut rien y faire... On devient totalement prisonnier de son corps et de sa maladie.
Toutes les maladies sont terribles. Il n'y a pas de "compétition", comme certains tentent de le faire croire parfois, entre les maladies, les malades, les proches... Il ne devrait pas y en avoir. La maladie de ma mère n'a duré que sept ans et son agonie que deux ans... Comparé au calvaire des personnes ayant un proche gravement handicapé suite à un accident ou aux parents dont l'enfant souffre de troubles sévères... Je sais relativiser. D'autant que, pour ma soeur et pour moi, ce n'était pas une maladie de tous les instants. Mon père, lui, a vécu au quotidien, j'allais écrire au chevet de ma mère... Il serait le seul à pouvoir parler vraiment de ce que c'est que l'accompagnement... J'avais parfois émis des réserves quant au fait que ma mère restait "à domicile". Ses deux hospitalisations furent une catastrophe et son placement en maison de retraite a précipité son agonie... Elle n'a survécu que quatre mois dans une "institution spécialisée"... Je n'en tire pas de conclusion sur les maisons de retraite. La marraine de ma mère, bientôt centenaire, vit dans une de ces maisons depuis près de dix ans et tout va bien pour elle.
La maladie. La mort. Tout ça... Tout ça... C'est des sujets qu'on n'aime pas trop aborder. Moi le premier. Tendance à noyer le poisson si un collègue ou un ami venait à s'épancher. En même temps, soyons lucides... On va tous y passer. Il ne s'agit ni d'occulter ni de se complaire dans le morbide ou les commémorations... Il s'agit de vivre avec.
2 décembre... J'ai pas voulu attendre le 5 décembre pour écrire... Donc j'ai pris de l'avance... Et puis, bon, le 2 décembre, les amateurs d'Histoire le savent bien, c'est une date éminemment "napoléonienne"... on y trouve le meilleur comme le pire...
Je concluerai ce message par deux textes écrits "jadis" pour évoquer la maladie de ma mère...
Merci d'avoir pris quelques minutes pour me lire.
Bonjour chez vous.
Aloïs
Maman, chaque jour tu disparais un peu plus
Chaque jour, ton cerveau rétrécit
Et le monde pour toi n’est plus qu’un théâtre d’ombres.
La somme de tes peurs hante mes jours et mes nuits.
Comment pourrais-je t’aider ?
Comment même essayer d’écrire ce que je ressens ?
Tu te perds dans la maison et tu te perds dans ta tête.
Un jour prochain tu ne connaîtras plus mon nom.
En quelques mois ton état s’est terriblement dégradé.
J’étais revenu pour te retrouver et à mon tour je me perds.
Souvent, tu restes là, triste et désemparée,
Tu connais l’inéluctabilité de ton destin...
Sinistre compte à rebours :
Demain peut-être ?
Et tu commences à chercher tes mots
Et tu sens le vide sous tes pieds.
Le sentiment de chute est la pire des terreurs
Et cette araignée qui tisse sa toile dans ta tête
Dévorant chaque jour plus de neurones
Et se régalant avec ton âme...
Et la société s’en fout,
Tu n’as que soixante ans,
Elle est belle, la vie !
Mais pas pour toi, pas pour nous.
Maman, ne pars pas trop vite.
On a encore tant à vivre.
(2 novembre 2005)
Et un texte écrit par mon ami Johan...
L'oubli comme souffrance
Oh vie ! misérable vie,
Autour de toi tant de misère !
Le monde des hommes te semble différent
Monde d'injustices et de souffrances
L'éclair de l'oubli s'abat chaque jour
Et tu t'éloignes de nous, de toi
Ta mémoire se brise au contact des tiens
La vie se fait difficile
L'espoir se meurt
Enfermée dans ton silence
Ta flamme faiblit et s'éteint
Et sans un cri, en silence
La mort doucement vers toi s'avance...
(25 avril 2006)
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