mercredi 14 novembre 2018

Donne moi une bonne digestion et de l'humour

Donne-moi une bonne digestion et de l'humour


Donne-moi une bonne digestion, Seigneur,
et aussi quelque chose à digérer.
Donne-moi la santé du corps,
aide-moi à la garder au mieux.
Donne-moi une âme sainte, Seigneur,
qui ait les yeux sur la beauté et la pureté,
afin qu'elle ne s'épouvante pas en voyant le péché,
mais sache redresser la situation.
Donne-moi une âme qui ignore l'ennui,
le gémissement et le soupir.
Ne permets pas que je me fasse trop de souci
pour cette chose encombrante que j'appelle moi.
Seigneur, donne-moi l'humour,
pour que je tire quelque chose de cette vie
et en fasse profiter les autres.
Amen.



Prière attribuée à Thomas More

mardi 13 novembre 2018

La citation du jour

Cela ne suffit pas de faire le bien à son prochain : il est nécessaire de l'aimer... La loi est claire "Tu aimeras !" Il faut aimer aussi les personnes antipathiques et hostiles.

(St Vincent Grossi)

(extrait du petit recueil "Prier avec le saint du jour", compilé par Xavier Lecoeur, aux éditions Salvator)

vendredi 9 novembre 2018

Pour partir sereinement...

Aucune idée noire là dessous... mais la musique que je souhaiterais pour mes obsèques, c'est le fabuleux SAD SONG, la chanson qui clôt le magnifique album BERLIN de Lou REED (1973). Un album maudit lors de sa sortie. Ce serait un peu long à vous expliquer et je ne suis pas historien du rock. En plus, SAD SONG n'est pas ma chanson préférée de l'album. Ma préférée, c'est CAROLINE SAYS PART 1, mais elle est un peu trop guillerette pour des obsèques. Mais SAD SONG... c'est juste sublime... Résumé rapide... Caroline s'est suicidée parce que les services sociaux lui ont retiré ses enfants parce qu'elle était junkie. Jim reste tout seul dans la chambre où elle s'est coupée les veines et regarde une photo de Caroline où elle ressemble tellement à "Mary Queen of Scots"... Tout ça dans le Berlin interlope des Années 1970, alors que Lou REED se remettait fort mal de son premier mariage et replongeait dans les drogues dures. Lou REED est un new-yorkais pur jus, il n'est peut-être jamais allé à Berlin mais qu'importe... Boris VIAN a écrit de très belles pages sur l'Amérique et il ne s'y est jamais rendu...

BERLIN a été descendu en flèche par la critique à sa sortie. Lou REED en a plus que souffert. Il a fallu attendre fin 2006 pour que l'album soit enfin présenté sur scène...

Pour vous faire une idée : SAD SONG, interprété à Arles le 4 juillet 2007, avec l'orchestre et le choeur d'enfants... conformément aux souhaits de l'auteur... juste magique !

https://www.youtube.com/watch?v=XzrMZIIo6vw&fbclid=IwAR2Y1ZHvX3zysqI-dFIxSmN9AYwmQliTmDYfhc0omzqbv4jES0RWCw-FE0E

 Voilà donc le morceau que je souhaite pour mes obsèques (le plus tard possible). Je le répète autant que je peux parce que je veux pas qu'on me colle une musique à la con que j'ai pas choisie, et la musique ça compte pour moi. Alors, je veux partir sur une chanson d'un mécréant juif new-yorkais, un artiste maudit, un poète rocker... Si j'aurai eu une vie tristement conformiste et terriblement normale, que ma mort au moins soit un peu rock !..

 Allez, avant le départ en week-end et pour oublier "l'itinérance mémorielle", les gilets jaunes, les guerres, la famine dans le monde, l'indifférence de mes contemporains, retour aux fondamentaux ! Vive la musique !

Pourquoi ce texte "aujourd'hui" ? Deux raisons... D'abord, ben, j'ai attendu deux mois le CD de la version concert de BERLIN (enregistrée à Brooklyn fin 2006), depuis les States... Il s'est perdu, j'ai dû le recommander... Tout un poème ! Je l'ai reçu pendant les congés de Toussaint et je n'ai eu enfin le temps de l'écouter (le déguster !) que cette semaine. Quant à la deuxième raison, entre notre Manu national et son Maréchal, les gilets jaunes, la guerre au Yémen dans l'indifférence générale, "la montée des populismes" à travers le monde et j'en passe et des meilleures... Une petite envie de me réfugier, ne serait-ce qu'un instant, dans la musique...

jeudi 8 novembre 2018

Le 17 novembre : attention danger !

Perso, je ne suis pas "pour" le "mouvement des gilets jaunes". J'ai même tendance à le craindre. Je vois, derrière la soi-disant mobilisation naturelle des réseaux sociaux une manipulation tellement grossière et outrancière de la droite et de l'extrême-droite.
Mais, en même temps, depuis le temps que je m'intéresse à la politique (la fin des Années 1980), je n'ai jamais ressenti une telle colère, un tel ressentiment, une telle exaspération autour de moi. Une rage même. Et ce qui me surprend, c'est que ça vient de tous côtés, de tous bords politiques, de toutes les catégories socio-professionnelles, de toutes les générations.
Et ça me fait peur. Très peur même. Le 17 novembre, c'est sûr, je ne prendrai pas ma voiture, j'ai peur des mouvements de foule et ma ville est tellement facile à bloquer avec ses deux ponts étroits sur le Cher...
J'espère qu'il n'y aura pas de casse et qu'il n'y aura pas de blocage sur le long terme. Je me souviens du conflit des routiers lors du passage du permis à points en 1992 ou 1993 (on avait d'ailleurs découvert après le conflit que les leaders des routiers étaient tous des Chiraquiens anti PS... bizarre bizarre... alors qu'ils étaient officiellement apolitiques). Ma rue avait été bloquée longtemps et la tension était palpable. Mais on était en été et ce n'était qu'une profession concernée.
Là, il fait froid, les gens commencent à ne plus avoir de sous (on est rincés par les impôts locaux), plein de gens ne peuvent plus faire leur plein d'essence y compris juste pour aller bosser (j'ai des collègues pour qui c'est la galère et pourtant dans ma profession on gagne correctement notre vie).
Bref, attention : je ne le dis jamais et je le pense encore moins... Mais là attention : ça peut pêter. Et c'est jamais bon, une colère comme ça, dans tous les sens, un mois de novembre...

C'est pas une blague...

Devinez par quoi j'ai été réveillé ce matin, et c'est pas une blague !
"Maréchal, nous voilà !"
Bon, ben, ça, c'est fait. J'ai failli casser mon radio réveil.
Hier soir, pour ne pas m'énerver devant la télé, je suis allé dîner dehors. Et, là, ce matin... Bon sang ! On y est !
Remarque, ça réveille et puis ensuite, la chanson, ben, on l'a dans la tête ! (Ils savaient faire des tubes en ce temps là !)

mardi 2 octobre 2018

Au revoir, Charles ! So long !



Charles Aznavour nous a quittés. Le grand Charles. L'expression peut faire sourire, car il n'était pas très très grand en taille. Mais quel talent ! Quelle carrière ! Il y aurait tant à dire, tant à écrire, tant à raconter, et surtout tant de chansons à fredonner... D'aucuns le feraient, le feront et le font déjà bien mieux que moi.

Quand j'ai appris la mort d'Aznavour hier, j'ai d'abord pensé à mon ami Alex, fan absolu, puis à Michèle, ancienne élève, qui aimait également beaucoup le chanteur. Pour ma part, comme souvent lors d'une disparition, je n'ai guère réagi. Après tout, à la mort de mon cher David Bowie, j'ai cru à une "fake news" (même si l'expression n'existait peut-être pas déjà) conçue spécialement pour doper les ventes de son dernier album. Et puis ce fut le choc et, deux ans après, je continue de rendre hommage à mon cher David en écoutant notamment ses enregistrements en concerts.

Mais revenons à Aznavour... Quand j'étais étudiant, je regardais avec condescendance les gens qui aimaient Aznavour. Je l'avoue. Pour moi, c'était un peu les ringards qui l'écoutaient ou allaient le voir en concert. Ainsi avais-je été surpris quand mon condisciple de fac, Pascal, devenu des années plus tard mon collègue au lycée, m'avait dit qu'il l'aimait bien. Puis mon ami Fred Thé m'avait également dit qu'il aimait Aznavour. Alors j'ai essayé d'écouter... Et j'ai bien sûr eu le coup de foudre pour "Je me voyais déjà", la chanson qui a apporté le succès à Aznavour après des années de galère et de vaches maigres.
Pour moi, c'est une des plus belles chansons de la chanson française avec "Le Chanteur" de Balavoine, une chanson qui raconte tellement les espoirs et les désillusions des artistes.
Plus tard, la chanson d'Aznavour qui m'a le plus marqué, avant et pendant mes années corses, c'est bien sûr "Emmenez moi"... Elle dit tellement de la flamme que l'on ressent quand on part vers un ailleurs qu'on espère meilleur... surtout quand cet ailleurs est au soleil...
Enfin, la voix d'Aznavour est pour moi associée à un souvenir cinématographique, la séquence finale du film "Coup de Foudre à Notting Hill", avec le sourire de Julia Roberts et le regard tendre de Hugh Grant... Je sais, je suis un peu fleur bleue !
Il y a tant et tant d'autres souvenirs liés à Aznavour, tant de chansons qu'on fredonne toutes et tous : "For me formidable", "Comme ils disent", "Mourir d'aimer" ou bien sûr "La Bohême"...
Et puis il y avait Aznavour l'acteur. Dans un film que j'affectionne particulièrement : "Un taxi pour Tobrouk". Un de ces bijoux du cinéma français qui ne se raconte pas mais se regarde religieusement... (n'est-ce pas, Marion ?...)
Pour ces chansons, pour ces films, merci Charles ! So long !

mercredi 12 septembre 2018

Le retour de la grande aventure !

Bonjour à toutes et à tous !

Coucou !

Me revoilou !

Après des mois et des mois de silence, me revoici sur ce blog... Attention ! Je ne garantis pas que je vais me remettre à écrire régulièrement dessus... Je suis même sûr du contraire. Mais je voulais donner quelques nouvelles en passant, histoire que quiconque passerait par hasard sur ce blog ne reste pas sur l'impression donnée par les derniers textes où je décrivais par le détail ma dépression et mes crises d'angoisse...

Mais, ça, c'était avant ! Enfin, j'espère... Et je fais tout pour ! Revenons quelques mois en arrière... Février 2018 (mon dernier texte sur ce blog date de fin janvier 2018). Je fus pendant plusieurs semaines malade, une espèce de gastro sans fin. Je vous épargne les détails. Déjà que je n'avais pas le moral depuis un bon moment, j'avais perdu l'appétit par dessus le marché... Je ne vivais plus, je vivotais. Je n'avais plus goût à rien. Plus goût de la lecture, plus goût de la musique... Je restais à regarder les jeux TV de la fin d'après-midi (SLAM et QPUC !) en buvant des infusions "nuit tranquille"... Et, le soir, je comatais devant des films qui ne m'intéressaient pas plus que ça. Et je ne parle pas du boulot où je m'ennuyais ferme.

Grâce à mon médecin généraliste que je ne remercierai jamais assez, j'avais néanmoins réussi, après deux ans de consultations toxiques, à ne plus aller voir mon psychiatre, qui me bourrait de psychotropes et critiquait ma façon de vivre (notamment le fait que je ne vive pas avec ma compagne et que nous soyons un couple non cohabitant... eh oui ! les psys sont souvent très "old school" : papa, maman et les enfants, en dehors de la famille traditionnelle, pas de salut !) tout en niant mes crises d'angoisse. 

Pour revenir à mon manque d'appétit, j'ai commencé, sans le vouloir, à perdre un peu de poids. Au mois d'avril, plus précisément le 10 avril, jour anniversaire de la naissance de ma regrettée maman, j'ai retrouvé le chemin de la salle de sport... Grand bien m'en a fait ! Depuis des mois, mon généraliste (toujours lui !) insistait pour que je me remette au sport. Il me disait que ça me permettrait de me défouler, donc de me fatiguer et par là même de lutter physiquement contre mes crises d'angoisse devenues récurrentes, et que, par ailleurs, ça me permettrait de "sortir", au sens propre du terme. Il faut dire qu'à ce moment-là, j'en étais arrivé à un tel point que je n'osais même plus sortir pour faire des courses. J'allais juste chez l'épicier du coin, angoissant de faire des courses au supermarché.

J'ai donc retrouvé le chemin de la salle de sport et y ai repris goût. Parallèlement, professionnellement, je vivais en enfer, victime du "bore out" (oui, ça existe), équivalent du "burn out", mais version on n'a plus goût à rien, on se sent inutile, je vous en passe et des meilleures (des pires). Résultat, j'angoissais d'aller au boulot. J'étais de plus en plus souvent arrêté à cause de mes crises d'angoisse qui me causaient des palpitations et des migraines noires. Du coup, j'ai pensé qu'il fallait que j'aille voir ailleurs si l'herbe était plus verte... Et si je retournais dans un collège rural, où j'avais jadis exercé, d'abord dans le Cap Corse puis au fin fond du Bocage Bourbonnais. Et si c'était là la solution ? J'ai fait ma demande pour le collège de Cosne d'Allier, où j'avais exercé en 1998/1999...

Parallèlement, au début du mois de mai, sur l'insistance de ma compagne (qui m'a particulièrement soutenu au fil de ces mois d'obscurité), j'ai découvert la sophrologie. Très intéressant et efficace. Mais j'allais toujours aussi mal. En tout cas, j'en avais l'impression. Seule éclaircie : même pendant mes arrêts maladie, je continuais avec application de me rendre à la salle de sport...Début juin, j'étais au fond du trou, dans l'attente du résultat de ma demande de mutation. J'avais même déserté le chemin de l'Eglise. Je ne dormais plus, j'avais des palpitations quotidiennes.

Puis vint le jour fatidique du résultat de ma demande de mutation... Négatif. Ce jour-là, je me suis senti mieux (c'est ce qui a notamment surpris mon amie Catherine qui se reconnaîtra). Oui, maintenant, je savais où j'allais, je savais à quoi m'en tenir. "Alea jacta est !" comme dirait l'autre ! Les dés en étaient jetés... Pour celles et ceux parmi vous qui sont Chrétiens, ils comprendront ce que je vais dire maintenant : je saisissais pleinement cette phrase extraite du Notre Père : "Que ta volonté soit faite"... Il était écrit que je continuerais à exercer comme documentaliste au lycée Mme de Staël de Montluçon. A moi désormais de savoir y retourner.

J'ai repris le chemin du lycée le 20 juin 2018. Avec beaucoup d'appréhension. Je me suis d'abord effondré en salle des profs. Ma collègue Florence, qui se reconnaîtra, m'a gentiment consolé. Mes collègues et amis, qui se reconnaitront également, le trio infernal des profs de maths, était là. Et bien sûr ma collègue du CDI. Et tous les autres. J'avais commencé à maigrir, sans l'avoir cherché, mais, bon, la pratique quasi quotidienne du sport et le fait de moins manger, au bout de moment, ça se voit.

Puis vinrent les congés d'été. Ma compagne et moi voulions les réussir. Vraiment. Couper avec le quotidien. Tout a vraiment commencé par un concert de TRI YANN à Huriel début juillet. Un moment mémorable ! Ma douce et tendre est fana de ce groupe depuis de longues années, moi j'avais assisté une fois à un concert (quelques jours après le décès de ma maman, je n'avais pas pu en profiter vraiment sereinement) et je ne connaissais que quelques chansons. Au fil de l'été, j'ai découvert ce groupe, au point d'acheter plusieurs compilations...

L'été 2018... En juillet, nous sommes allés une semaine sur l'île d'Oléron ; en août, nous avons passé neuf jours au Croisic... Que du bonheur ! Repos, détente, baignade, courses à La Belle Iloise (les gourmands comprendront !), et même footings (moi qui n'avais pas couru depuis des années...). Entre temps, lorsque j'étais à Montluçon, j'allais quotidiennement, tôt le matin ("à la fraîche" !), à la salle de sport et, le reste de la journée, notamment aux heures chaudes, je me reposais et je bouquinais... Car, oui, début juillet, au même moment où j'ai retrouvé le chemin de l'Eglise, j'ai retrouvé le goût de la lecture. Au point que je n'ai jamais autant lu que cet été ! J'ai aussi repris goût à la musique... TRI YANN donc mais également mon cher DAVID BOWIE !

Début septembre, le retour de la rentrée... Un peu d'angoisse les jours avant la reprise... Et, finalement, pour le moment, tout se passe pour le mieux. J'ai, d'accord avec ma collègue, modifié mon emploi du temps : je travaille les matins des lundi, mardi, jeudi et vendredi, et le mercredi toute la journée. Du coup, j'ai du temps pour faire autre chose : lire, écouter de la musique, faire du sport, me reposer (la petite sieste est bienvenue avec cette canicule sans fin...).

A propos de sport, hier, à la salle j'avais une séance de bilan-évaluation. Et la bonne surprise : j'étais passé, pour la première fois depuis plus de trente ans, sous la barre symbolique des 80 kilos... Enfin ! Arrivé à mi parcours de ma vie (j'ai presque cinquante ans... eh oui !), il était temps que je me reprenne en mains !

Voilà pour les dernières nouvelles.

Je ne sais pas quand je réécrirai un texte sur ce blog, je sais par contre que, après des mois de sommeil, le blog du CDI du lycée, dont je suis l'auteur, est de nouveau actif. Je terminerai donc ce message en vous invitant à passer le voir à l'occasion :

Portez vous bien et à bientôt pour de nouvelles aventures !

vendredi 26 janvier 2018

Blablabla

Si vous lisez de temps à autre ce blog, vous n'êtes pas sans savoir que je suis rongé par l'ennui, l'ennui qui me bouffe littéralement sur mon lieu de travail. Pour tromper cet ennui (j'allais écrire "pour combattre" mais je me sens las... lalala !... de me battre), il m'arrive d'aller sur internet (ce que font beaucoup de personnes de par le monde). Je vais essentiellement sur Google Actualités et j'avoue que ça m'intéresse de moins en moins. Il faut dire que l'actualité n'est pas "follichonne". La vie politique française ronronne et, comme je l'ai déjà écrit sur ce blog, ne m'intéresse plus guère. L'actualité internationale m'intéresse plus, même si elle me désole. La somme des conflits, des guerres, des catastrophes... Ce n'est pas très gai, tout ça.

Je ne fréquente pas ou plus les réseaux sociaux. Je n'ai pas de compte sur twitter et ça ne me manque pas. Le côté "petites phrases" qui se commentent et s'alimentent, ça ne m'intéresse guère. Je vais sur facebook mais de moins en moins souvent. Je ne reconnais plus le facebook que j'ai connu il y a quelques années. Je ne saurais trop expliquer pourquoi ni comment. Je sais simplement que ça m'ennuie et que je n'y trouve plus ce qui m'y apportait autrefois une certaine distraction voire des échanges animés avec mes correspondants.

Alors, ben, je ne surfe même plus beaucoup sur le net. Manque d'intérêt. Du coup, notamment ces derniers temps, du fait de cette fichue "dépression" qui m'habite, je retourne sur mon blog pour lire mes anciens textes. C'est très bizarre. D'un côté, c'est pratique, l'occasion de "faire le point" et de voir ce qui a évolué. De l'autre, c'est assez effrayant, j'ai l'impression d'écrire tout le temps la même chose. C'est peut-être la limite d'un "journal intime", en tout cas dans mon cas : je n'ai pas grand-chose à raconter, sinon mon blablabla ronronnant. On a l'impression (je parle de moi à la troisième personne ! oups !), que je raconte toujours la même chose, que je passe mon temps à me complaire dans ma déprime ou je ne sais quoi. C'est bien bizarre.

Bref, je suis en quête d'inspiration pour avoir d'autres choses à raconter que mon blablabla. Rendre ce petit blog vivant, ou en tout cas vivant de nouveau. Ne pas me contenter d'écrire éternellement le même texte sur ma dépression, mes questions existentielles et mes quelques passions cinématographiques et musicales. J'avoue manquer de cette inspiration ! A la sempiternelle question qu'on se pose quand on se rencontre entre amis : "Quoi de neuf ?" j'aurais tendance à répondre "Rien de nouveau". 

Et pourtant la vie s'écoule. Il se passe des choses. Tiens, en ce moment, depuis des semaines, il fait un temps "pourri" : il pleut tout le temps et ça casse le moral de tout le monde, moi le premier. J'en ai marre de me mouiller et de ne rien voir (je porte des lunettes alors la pluie, très peu pour moi !). Le temps qu'il fait, le temps qui passe... Deux sujets de conversation qui meublent la vie !

Comment parler de soi sans sombrer dans le nombrilisme ? En racontant peut-être son quotidien de façon humoristique et détachée. Je ne sais pas ou ne sais plus le faire. Je vais tâcher de m'y entraîner. Par ailleurs, je voudrais rester suffisamment discret quant aux personnes de mon entourage et ce n'est pas facile de garder cette discrétion quand on commence à raconter sa vie. Bref, je ne sais pas trop comment m'y prendre... A suivre !

En attendant, me voici un vendredi après-midi au CDI. Les élèves sont tranquillement en train de lire et/ou (surtout) de faire leurs devoirs. Ma collègue a fini son service à 13h. Je suis là pour ma part jusqu'à 18h... Une longue après-midi. Heureusement, outre cette diversion sur ce blog, j'ai de quoi faire aujourd'hui : démonter une exposition (sur le centenaire de la Révolution russe ; exposition qui sera remplacée par la nouvelle expo réalisée par ma collègue, sur le cinq-centième anniversaire de la Réforme protestante) et ranger les livres dans les rayons. Un travail bien simple et répétitif qui tue le temps.

Ce soir, rien de prévu, ni ce week-end. Il y a bien longtemps que je n'ai plus prévu de sortir un soir de week-end... C'est bien loin, ce temps là, où j'allais traîner dans les bars et éventuellement les boîtes de nuit. Et ça ne me manque pas, mais alors pas du tout. De même, je ne reste plus à traîner des heures devant la télé. Il faut dire qu'avec "mes soucis de santé" (et allez ! c'est reparti !) et avec l'âge venant, j'ai besoin d'un rythme de vie régulier et de beaucoup de sommeil (environ huit heures par nuit, sinon je ne suis pas bien). Le soir, souvent, je tombe de sommeil et je reste rarement devant la télé pour suivre un film, surtout quand je dois me lever tôt le lendemain matin.

Néanmoins, si, j'ai des petits plaisirs prévus ce week-end. Oh, des tous petits plaisirs mais qui me détendent et me distraient. En rentrant du boulot, j'aime bien regarder "Big Bang Theory" et ensuite "Scènes de Ménage". Demain matin, je vais me faire même un marathon "Big Bang Theory", puisqu'il y a diffusion de nombreux épisodes à la suite le samedi matin. J'aime cette série, ces personnages décalés, les références à la SF, à la fantasy... Demain, en fin d'après-midi, c'est comme chaque samedi (notre rituel !) "le moment QPUC" avec ma compagne. Qu'est-ce donc ? Nous nous retrouvons pour suivre ensemble "Questions pour un super champion". Je ne regarde pas ce jeu le reste de la semaine mais j'aime bien à le regarder le samedi. Un moment distrayant.

Dimanche, par contre, je ne sais pas encore ce que je vais faire. Je sais déjà que je ne vais pas à Moulins voir mon père et sa compagne. J'avoue qu'aller les voir me déprime (je suis un mauvais fils, j'en suis bien conscient) et, en ce moment, j'ai besoin d'ondes positives... Dimanche, je pense me reposer. Je vais peut-être aussi, enfin, retourner à la salle de sport, même si ça ne m'enthousiasme guère. Je me suis inscrit voilà bientôt un an et j'avoue qu'après un premier mois où j'ai apprécié d'y aller je ne l'ai plus fréquentée, pour différentes raisons : ma déprime (encore !), ma flemme (eh oui...) et aussi le fait que c'est une salle impersonnelle : chacun(e) est dans son univers avec son baladeur mp3. C'est un peu tristounet. Sinon, dimanche, j'espère prendre le temps de regarder un DVD, peut-être un "Harry Potter". J'avais vu (deux fois !) les deux premiers au printemps 2017, après avoir lu la série des livres et, depuis, je n'ai pas avancé. C'est peut-être l'occasion de replonger dans l'univers du jeune sorcier.

J'avoue que je n'aime pas les dimanches. Ce n'est pas nouveau. C'est un jour que je trouve triste, vide. Chaque semaine, je me demande comment je vais "meubler" mon dimanche. Beaucoup de gens n'aiment pas les dimanches. D'autres les adorent.

Voilà pour les dernières nouvelles. Je vais retourner au démontage de l'exposition sur la Révolution russe... Dire que, quand j'étais un ado romantique et engagé, je m'étais promis d'assister au centenaire de la dite Révolution. Je ne l'ai jamais fait et j'ai bien évolué dans mes idées, si tant est que j'avais alors des idées... Comme je dis, j'étais plutôt un jeune ado romantique bercé d'illusions et qui ne voyait que ce qui l'arrangeait dans les événements historiques.

Portez-vous bien et bonjour chez vous.

mardi 23 janvier 2018

Chaque jour est un combat

Cher Journal Intime !

Eh oui... Aujourd'hui, j'ai décidé d'ouvrir mon coeur et de me livrer sur ce blog. Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi pas ?! L'heure est peut-être venue de faire un bilan d'étape. C'est aussi l'occasion de "coucher sur le papier" (ou plutôt sur l'écran !) mes pensées et mon état d'esprit actuel pour en garder quelque trace. J'avoue que je me fais violence à ainsi me livrer. Moi jadis si bavard, notamment quand il s'agissait de parler de moi-même, je suis devenu beaucoup plus discret et silencieux. Je ne sais trop pourquoi. Peut-être parce que le monde alentour fait tellement de bruit que j'ai besoin de silence. Qui sait ?

Enfin, bon, tout ça pour dire que je vais un peu causer de moi. De ma santé d'abord. Si vous avez parcouru ce blog ces derniers mois, vous savez que je traverse une période un peu difficile ; c'est d'ailleurs aussi la raison de ma réserve à écrire : j'en ai marre de parler de "mes soucis de santé". D'autant qu'il ne s'agit pas d'une "grave" maladie, loin de là, juste une petite maladie bien invalidante au quotidien. Il s'agit d'une dépression. Mais j'en viens à me demander si je suis vraiment dépressif ou si je ne suis pas plutôt seulement déprimé. La nuance existe et elle a son importance. 

En tout cas, puisque je cause santé... Depuis deux ans (quasi jour pour jour), je consulte un psychiatre. J'ai décidé, la semaine dernière, sur les conseils avisés et répétés de mon médecin généraliste, d'arrêter d'aller voir mon psy. Pour plusieurs raisons. D'abord, l'inflation médicamenteuse, les fameuses petites molécules et le traitement de cheval qu'il me faisait prendre. Ensuite, parce que, tout en pratiquant la dite inflation médicamenteuse, il refusait de traiter mes crises d'angoisse en me prescrivant un anxiolytique. Il faut savoir que si je suis dépressif (ou déprimé) je suis aussi un grand angoissé et que j'ai depuis quelques mois des crises d'angoisse, qui se manifestent essentiellement au travail, ou le dimanche (le jour que je n'aime pas), et se traduisent au travail depuis le mois d'octobre 2017 par de la potomanie plus ou moins marquée. Le psy n'a jamais pris au sérieux cette potomanie sinon en souhaitant me prescrire un long arrêt maladie qui n'aurait fait que repousser le problème. Enfin, le courant n'a jamais vraiment passé avec ce psy. Je me suis pourtant accroché puisque je l'ai "fréquenté" deux ans durant. Mais, bon, je n'y arrivais pas. On a même commencé à un moment une thérapie qui s'est révélée fort peu concluante. Généralement, je le voyais cinq minutes après avoir attendu plus d'une demi-heure dans sa sinistre salle d'attente. Il me prescrivait ses molécules qui devaient faire des miracles et voilà tout. 

Donc bye bye le psy. Et je peux dire que je suis soulagé. Les psys et moi, c'est plus ou moins une longue histoire. J'ai commencé à "consulter" fin 2007 avant de faire "un séjour" (volontaire, je précise) en H.P. à l'été 2008 (j'avais alors écrit sur ce blog un article intitulé "Bienvenue chez les psys"). Suite à mon hospitalisation qui avait été particulièrement bénéfique, j'avais continué de consulter mon psy de Moulins jusqu'en 2013, soit un an après mon déménagement pour Montluçon. J'ai alors cessé de consulter, suite à mon séjour en hôpital à l'été 2013 pour mon sevrage alcoolique (eh oui ! "j'ai eu un problème avec la boisson"... je n'ai pas bu une goutte depuis cet été 2013). Outre que je ne souhaitais plus faire 160 km pour une consultation, j'avais l'impression d'avoir fait le tour avec mon psy de Moulins. Enfin, dans les mois qui ont suivi mon sevrage, j'ai eu un temps des entretiens avec une addictologue, une infirmière fort sympathique.

Pourquoi retourner voir un psy alors ? C'était en février 2016. J'étais particulièrement "en crise" au boulot. Je me mettais en colère, j'avais des accès de parano, je n'avais plus confiance en moi. Au fur et à mesure des mois, le psy m'a persuadé et je me suis persuadé que j'étais en dépression et je me suis enfoncé dans cette dépression. On ne va pas retourner en arrière. Mais, en tout cas, je suis soulagé d'avoir dit au revoir à l'univers des psys. Pour sourire un peu, je dirai que ça me déprimait, d'aller voir le psy. Souvent, je ne savais pas quoi lui raconter. Et puis ces entretiens qui ne duraient qu'une dizaine de minutes, merci ! 

Mais, attention, je n'arrête pas pour autant tout traitement. Mon médecin généraliste prend le relais. Il me connaît bien et me suit depuis 2013. Je continue à prendre un antidépresseur et un régulateur d'humeur et je prends désormais (enfin !) un anxiolytique pour traiter cette fichue potomanie qui me pourrit la vie depuis le mois d'octobre. Donc je continue de me soigner. Je sais qu'il ne faut pas interrompre un traitement médicamenteux comme ça.

La potomanie... Je suis sûr que vous ne savez pas ce que c'est... ou pas forcément... C'est une envie irrépressible de boire de l'eau en grande quantité pour calmer (étancher) son angoisse... J'ai commencé à devenir "potomane" au mois d'octobre 2017, exclusivement au boulot, exclusivement quand je m'ennuie et/ou quand j'ai une crise d'angoisse (type quand des élèves arrivent fort nombreux d'un coup au CDI). Le psy, j'y reviens, n'a pas pris cette potomanie au sérieux (de même que mon psy de Moulins n'avait jadis pas pris au sérieux mon addiction à l'alcool), allant jusqu'à me dire qu'il n'était pas ma mère. Cette potomanie, comme je l'ai dit, c'est uniquement au boulot et encore pas tous les jours (heureusement !). J'espère que mon anxiolytique va me permettre de lutter contre cette étrange pulsion qui peut s'avérer dangereuse voire très dangereuse quand on boit plus de six à huit litres par jour (ce qui m'est déjà arrivé plusieurs fois ces derniers mois).

La potomanie... Encore maintenant, je fais un effort et même un sacré effort pour avouer cette étrange "maladie", qui parait fort peu nuisible en apparence mais qui s'avère paralysante au quotidien (je dois aller jusqu'à quatre fois par heure aux toilettes certains jours). Alors pourquoi cette potomanie ? Pour calmer mes crises d'angoisse au travail. Pourquoi des crises d'angoisse au travail ? La peur du vide, la peur de l'ennui. Eh oui... Je m'ennuie dans mon boulot. Pas systématiquement, heureusement. Mais quand même beaucoup. Suffisamment pour que ça m'angoisse, avant, pendant, après... 

Pourquoi cet ennui et quand a-t-il commencé ? Il a commencé approximativement quand j'ai cessé d'être en colère et toujours agité... Etonnant, non ? Les deux premières années au CDI du lycée où j'exerce depuis septembre 2013, je courais partout, j'avais l'impression que le temps m'échappait, je ne maîtrisais rien. Puis, après avoir commencé à consulter ce fameux psy en février 2016, suite à un énième coup de colère au travail, je me suis progressivement mis à m'ennuyer. En fait, il faut savoir qu'en lycée les élèves sont particulièrement autonomes, notamment là où j'exerce. Quelque part, ils n'ont pas besoin des documentalistes. Certains jours, j'ai l'impression que je ne suis là que pour ouvrir la porte et allumer la lumière. Et, une fois les quelques tâches matérielles remplies (recevoir les revues, équiper les nouveautés en livres, faire un peu de rangement), je peux me retrouver des jours entiers sans avoir "rien à faire". Ma collègue a trouvé une parade : elle prépare des expositions et y met toute son énergie et toutes ses journées. Pour ma part, je n'arrive pas à trouver d'activité qui m'occupe. Surtout, le contact plus direct avec les élèves me manque. En collège, dans les collèges ruraux où j'ai exercé, j'avais un contact direct avec les élèves, j'avais l'impression de leur apporter quelque chose. Là, je me sens profondément inutile. Ce n'est pas très pratique pour l'amour-propre, pour la confiance en soi, pour l'enthousiasme à aller bosser.

Et c'est d'autant plus frustrant que ces lycéens sont adorables. Ils sont gentils, polis, attentionnés même pour certains, mais ils sont diablement autonomes. Par ailleurs, j'ai fini, après deux à trois premières années difficiles, par "faire mon trou" avec les collègues. Je m'entends bien avec les enseignants et avec l'équipe de l'administration. Je peux même dire que le courant passe fort bien avec la plupart d'entre eux et que j'ai d'excellents rapports avec certain(e)s collègues, fans comme moi de cinéma, de séries télé, de musique. Lors de mes moments de dépression de ces derniers mois, beaucoup m'ont témoigné leur sollicitude et leur amitié. C'était chaleureux et réconfortant.

Enfin, matériellement, j'exerce dans un CDI de "standing". Nous avons un budget plutôt conséquent pour acquérir des ouvrages et nous abonner à nombre de revues. Le CDI est l'un des plus grands du département. Et puis je travaille à 5mn en voiture de chez moi...

Bref, j'aurais tout pour me réjouir. Et c'est d'autant plus frustrant de "souffrir" de cet ennui. Alors quelle(s) solution(s) ? Le psy n'en avait pas, sinon de me prescrire un arrêt maladie longue durée. Il y a la solution de la mutation. J'ai la "chance" d'exercer un métier où je peux changer de poste si celui où j'exerce ne me convient plus. Le "mouvement" pour les mutations a lieu chaque année au mois de mars. Reste à savoir quels postes seront / seraient vacants dans les environs de Montluçon. J'avoue que j'aimerais retrouver un collège rural car c'est là que j'ai exercé pendant plus de quinze ans et où j'avais le plus l'impression de m'épanouir. Mais, en même temps, on ne revient pas en arrière, la vie va de l'avant, il ne faut pas idéaliser le passé... et tout ça et tout ça... Et tout ça pour dire que ce n'est pas si simple. Il me reste deux mois environ pour me décider à redemander un poste en collège rural (sil y en a cette année au "mouvement des mutations") ou pour décider de ne rien décider et de rester en lycée, là où je suis actuellement, là où je me sens bien malgré tout, avec des élèves agréables, des collègues sympas, dans un CDI charmant... Bref, je ne sais pas quoi faire.

Heureusement, "je ne suis pas seul". Bon, bien sûr, je vis seul. Mais j'ai quelqu'un dans ma vie, ma douce et tendre, depuis bientôt dix ans (dans quelques semaines !). Sans elle, je ne sais pas ce que je ferais, ce que je serais. Par ailleurs, grâce à internet, je corresponds régulièrement avec deux personnes qui se reconnaîtront, le fameux Docteur Freyd (qui a mis en place ma "thérapie épistolaire") et mon mentor, Gérard, qui m'encourage depuis des années à continuer à écrire. En outre, j'ai la foi et ça m'aide beaucoup au quotidien.

Voilà. Chaque jour est un combat. Combat contre ces crises d'angoisse qui, heureusement, sont généralement assez prévisibles. Combat contre la tentation parfois de "tout laisser tomber", de "me laisser aller". Combat contre ces crises de larmes qui surgissent parfois sans crier gare. Combat contre la peur du vide, la peur d'être inutile, la peur de la maladie (la "mienne" bien sûr mais surtout les maladies sérieuses de personnes de mon entourage), la peur de ce fichu ennui.

Chaque jour est un combat. Mais on a parfois des alliés dans ce combat... La Force ! Je ne peux conclure ce texte sans faire un petit clin d'oeil à STAR WARS... Pendant les congés de Noël, j'ai revu notamment les épisodes de la trilogie fondatrice (les épisodes IV - V - VI) et ils m'ont sacrément redonné le moral. Ils m'ont "reboosté" pour causer "branché". J'ai découvert STAR WARS quand j'avais dix ans, à l'automne 1980, en allant voir "L'Empire contre-attaque" tout seul au cinéma. Mon père était venu me chercher à la fin de la séance. J'étais émerveillé devant cet univers. Et, trente-huit ans après, je suis encore baigné de cet univers si riche. 

Pendant les congés de Noël, j'ai également découvert la dernière saison (prêtée par un collègue) de la série "Six Feet Under" que j'avais commencé de découvrir voilà deux ans. Une série terriblement originale et riche et émouvante. Et une série qui propose un final particulièrement réussi. L'ultime épisode est un petit chef-d'oeuvre.

Et puis, ces derniers jours, j'ai repris l'habitude de regarder la série "Big Bang Theory", une série particulièrement tordante, qui rend hommage aux séries et films de SF et de fantasy, en présentant une bande de copains geeks totalement attachants...

Par contre, je l'avoue, depuis l'élection présidentielle de printemps 2017, j'ai un peu beaucoup débranché de l'actualité politique, moi si friand jusque là de la dite actualité et de la lecture hebdomadaire du "Canard Enchaîné" que je n'ai pas ouvert depuis bientôt un an... Lassitude. Je ne crois pas être le seul dans ce cas.

Je peux de nouveau regarder des séries et des films, alors qu'il y a quelques mois je n'y arrivais plus. Par contre, je n'écoute toujours pas de musique. Je ne lis pas non plus, sinon quelques bandes dessinées (je relis Tintin et Blake & Mortimer). Mais je ne me fais pas de souci : ça reviendra bien "en temps voulu".

Je ne sais pas si j'ai bien fait de me livrer ainsi. Après tout, c'est un blog, c'est comme un journal intime"on line". Un journal intime est-il fait pour être lu ? Ou pas ? Je ne préfère pas trop me poser la question car, sinon, j'effacerais tout ce qui précède. Et je crois que j'avais besoin d'écrire tout ça, de "me confier", à vous, chères lectrices, chers lecteurs, qui êtes forcément mes amis. J'espère que je ne vous aurai pas choqués, pas ennuyés. Je sais combien ces histoires de potomanie et d'un type qui se plaint de s'ennuyer au boulot, ce n'est pas spécialement intéressant.

Merci à vous d'avoir pris le temps de me lire. "A charge de revanche". Si on veut être écouté on doit aussi pouvoir écouter.

mercredi 17 janvier 2018

Avec un peu de retard...

Chères lectrices, chers lecteurs de cet humble blog qui n'est plus beaucoup mis à jour, je vous adresse ce petit message pour mes voeux de nouvelle année...

J'espère que ce "post" vous trouvera en forme, ainsi que les personnes qui vous sont chères. Pour ma part, je navigue à vue depuis plusieurs mois mais si vous lisez ce blog vous le savez déjà. Ma dépression est toujours aussi tenace et pernicieuse. Elle me laisse quelque répit puis revient à la charge. Heureusement, je suis soutenu par ma compagne et par mes proches, et je suis suivi médicalement (même si mon psy et mon généraliste s'opposent quelque peu sur les traitements...). Rien de bien "grave" mais une petite maladie vicieuse qui me pourrit bien mon quotidien.

Je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, le meilleur pour 2018 !

A part ça, j'ai replongé pendant "les fêtes de fin d'année" dans l'univers STAR WARS... J'ai revu la plupart des films sur TF1, ai revisionné l'Episode VII et "Rogue One" en DVD. Et j'ai découvert l'Episode VIII au cinéma voilà une petite quinzaine... Quel plaisir de retrouver l'univers d'une saga qui, mine de rien, m'accompagne depuis 38 ans maintenant. En effet, j'avais découvert "L'Empire contre-attaque" au cinéma lors de sa sortie en 1980. J'avais alors dix ans... Quel choc ce fut ! Notamment de découvrir qu'on en était à l'Episode V et de plonger dans le grand bain immédiatement et pour longtemps. Je ne saurais écrire et décrire combien l'univers de Star Wars me baigne depuis tant d'années. D'autres le feraient et le font bien mieux que moi. Simplement, je dirai que cette Saga fait partie intégrante de ma vie et continue de me faire rêver. Pour ce qui est de l'Episode VIII, j'ai des sentiments un peu mitigés. J'ai trouvé le scénario un peu brouillon, ce qui ne m'a pas empêché de l'apprécier et d'avoir hâte de la sortie en DVD. C'est peut-être ça aussi, la magie Star Wars : on n'en a jamais assez... Bien sûr, d'aucuns diront que c'est une magnifique opération commerciale mais qu'importent les grincheux.

Voilà pour les dernières nouvelles. Je n'écris plus beaucoup voire plus du tout. Manque flagrant d'inspiration. Lassitude. Pas envie de continuer à raconter le quotidien d'un dépressif chronique. J'espère enfin guérir pour raconter autre chose !

Je vous renouvelle mes voeux pour l'an nouveau, notamment la santé... "Et la santé !" comme on dit... Cette expression que je ne comprenais pas jadis, maintenant j'y attache une grande importance... Je sais combien cette santé, qu'elle soit physique ou mentale, est précieuse et combien tout le reste en dépend étroitement.

Portez vous bien et prenez bien soin de vous. 

Et bien sûr... Que la Force soit avec vous !

mercredi 8 novembre 2017

Humilité et égoïsme

Dans un précédent "post" sur ce blog, j'avais écrit que la dépression m'avait appris l'humilité. Certes. Et c'est une très bonne chose. Malheureusement, elle m'a également enseigné l'égoïsme... Je m'explique... J'avais déjà un penchant égocentrique (écrire un blog en est probablement un symptôme ?). Là, le fait que je doive en permanence me surveiller, que je dois me questionner pour savoir pourquoi ça va si mal, ben, ça me renferme sur moi. Et je déteste ça. Un égoïste qui se hait. En tout cas qui se méprise. Tout un programme !

On dit que pour guérir d'une dépression, il faut être à l'écoute de soi. Certes. Mais à trop s'écouter on finit par se fermer au monde, par oublier autrui, par nier l'altérité... C'est extrêmement déstabilisant. Et le fait que je n'ai plus goût à rien amplifie ce phénomène. Comme un bon petit cercle vicieux qui se met en place... 

C'est la même chose pour le travail. Je m'ennuie au travail et ça me déprime. Ou alors je m'ennuie au travail parce que je suis déprimé. Le résultat est le même. Et je crois bien que les deux se nourrissent mutuellement. Encore le cercle vicieux !

A quand le retour du cercle vertueux ?! J'imagine comme totalement inaccessible un moment de détente, un moment où j'aurais envie de sourire, où je n'aurais plus ce mal de ventre quasi permanent.

Ce texte va dans tous les sens. J'avais déjà écrit sur ce blog que je n'avais plus envie d'écrire. Et j'ai encore moins envie d'écrire sur ma dépression. Je me force pour essayer de garder une trace de ce qui m'arrive. Comme un compte-rendu clinique pour voir s'il y a évolution ou pas.

Je ne sais pas où tout ça va me mener. Heureusement, j'ai l'amour de ma compagne et l'affection de bons amis qui m'aident à tenir mais je me sens tellement las. Quand aurai-je de nouveau de l'enthousiasme ? Quand, tout simplement, serai-je de nouveau moi-même ? Si tant est que je le redevienne un jour... 

C'est en me relisant que j'ai confirmation que ce n'est pas une simple déprime mais bien une profonde dépression qui m'habite actuellement. Mais est-ce une maladie ? Ne suis-je pas en train de m'écouter, comme on dit. Ne suis-je pas une espèce d'enfant gâté qui fait sa petite crise ? Je sais que je consulte un médecin depuis des mois maintenant. Si j'étais bien portant, le consulterais-je ? Peut-être. Après tout, d'aucuns expliquent que la psychiatrie n'est pas une science exacte et que la dépression n'est pas une maladie. Alors... malade ? pas malade ? Suis-je un fumiste qui s'ignore ?

Oh, et puis ça m'agace, je n'ai vraiment plus envie de parler de moi, de parler de tout ça... 

De qui, de quoi parler ? Pendant les congés de Toussaint, à la télévision, un certain nombre de films de Steven Spielberg ou produits par lui sont passés à la télé... Je ne les ai pas revus in extenso (je vous rappelle que je n'arrive pas à fixer longtemps mon attention et que je ne tiens pas des heures devant la télé, ni devant un bouquin d'ailleurs) mais j'en ai revu des bouts en "zappant" (mon sport favori !)... L'occasion de réaliser combien ce metteur en scène avait compté pour moi et compte toujours pour moi. L'occasion aussi de me rappeler les bandes originales signées John Williams qui m'ont tellement enchanté et m'habitent toujours même en cette période où je n'écoute plus de musique (dans ma tête les airs de Williams continuent à me réjouir !). Spielberg... Williams... Si j'ajoute George Lucas et sa saga galactique... Je retrouve mon trio SLW : Spielberg Lucas Williams... Mes trois "héros" du cinéma et de la musique ! Je les adorais étant édolescent et je crois que mon amour pour eux est intact. Chic ! Chouette ! Cool !

Sinon, pendant les congés de la Toussaint, ma compagne et moi avons assisté à un concert de Gauvain Sers... Pour ceux qui ne connaissent pas, il fait "de la chanson française à texte" et a remporté un grand succès avec le titre "Pourvu" et son premier album est déjà disque d'or. Bref, c'est un chanteur qui monte, comme on dit... Un Creusois monté à la capitale. Son concert, acoustique, était formidable, généreux, chaleureux... Un vrai extraordinaire moment... Pendant une après-midi, j'en ai oublié ma dépression !

Bref, peut-être devrais-je aller à des concerts tous les soirs et regarder des films et écouter de la musique, pour chasser cette fichue dépression... Ce n'est pas aussi simple ! N'empêche... Au mois de juin, j'avais senti un vrai mieux, tandis que je m'étais plongé dans la lecture de la saga "Harry Potter" puis celle du "Seigneur des Anneaux". En même temps, en ce moment, je juge suspecte toute tentative de lecture, de musique, de cinéma ; comme si toute évasion, toute distraction, ne pouvait être qu'un signe de fuite du réel, ou marque d'une futilité que je répugne. Il y a aussi le fait que je n'arrive pas à me concentrer, autre signe clinique de la dépression, dit-on.

N'empêche. Je n'ai qu'une chose à vous dire : détendez vous et prenez soin de vous et de vos proches. Si vous êtes en pleine santé, profitez ! savourez ! Si vous êtes malade ou dans l'entourage de quelqu'un de malade, je compatis.

Au plaisir d'avoir peut-être de vos nouvelles, chères lectrices, chers lecteurs ?!

Au fil des jours toujours

La dépression est là et bien là. J'ai l'impression qu'elle a pris définitivement le dessus. Ma vie se résume à des journée d'ennui mortel sur mon lieu de travail. Quand je suis chez moi, je me réfugie dans mon lit. Il n'y a que là que je me sente bien. Heureusement, je n'ai pas perdu le sommeil et j'aime à dormir longtemps, longtemps, longtemps. Mes rares éclaircies dans cette grisaille sont les trop rares moments passés avec ma compagne ou lorsque je vais à la messe.

L'ennui me tue à petit feu. Ou plutôt il me rend fou. Ce doit être ça la vraie folie. Loin de la folie des poètes ou des amoureux.

Je n'ai même plus aucune envie, ni de lire, ni d'écouter de la musique, ni de regarder un film. Je ne me sens pas vide. Non. Je sens qu'elle est en moi, cette fichue maladie qui me ronge.

Je ne sais pas pour qui j'écris ces lignes car personne ne les lira jamais.

Je suis au bout du rouleau.

Je voudrais tellement aller mieux et retrouver mon enthousiasme d'avant.

mercredi 11 octobre 2017

Au fil des jours...

Et si j'avais intitulé ce post "A message in a blog" ?! C'eût été plus proche de la réalité de mon état d'esprit actuel... Souvenez-vous de cette chanson du groupe Police où Sting espère que quelqu'un sourira en lisant le S.O.S. qu'il envoie au monde... J'avoue qu'en ce moment je lancerais volontiers un S.O.S. au monde. Je me sens totalement perdu. J'ai l'impression que la dépression a définitivement pris le dessus. Chaque fois que je suis au boulot j'ai des crises d'angoisse pas possibles. Le matin, quand je me lève, j'ai régulièrement des migraines et des nausées. Le médecin, mon médecin traitant, soupçonne un début d'hypertension. J'ai l'impression que mon corps et mon esprit s'échappent et qu'ils sont hors de contrôle. Je sais, ce n'est pas bien grave tout ça et ce n'est pas une vraie maladie. N'empêche, je suis paniqué par cette perte de contrôle.

Alors, oui, j'envoie un S.O.S. un via mon blog. J'espère que quelqu'un me lira et sourira.

jeudi 28 septembre 2017

Elle est là...

Certains jours, je crois qu'elle est partie. Je suis victime alors de crises d'enthousiasme, je me sens mieux et je me dis que le pire est derrière moi. Tout semble aller bien jusqu'à ce que... A un moment ou à un autre, ça se grippe et je replonge. Je replonge encore et toujours et j'ai chaque fois l'impression de plonger plus profondément. Je ne sais pas quoi faire, je me sens désemparé, tétanisé. Et, maintenant, depuis une semaine, sont réapparues les crises d'angoisse. Je ne les souhaite à personne. Je me sens alors totalement perdu, le ventre noué, la gorge serrée. La seule chose qui me soulage alors est d'avaler des litres de flotte... Le psy me dit que je fais ça pour combler un vide. La belle affaire. Je m'en doutais bien un peu. Un infirmier, lors de mon séjour en hôpital "spécialisé" en 2008, m'avait dit la même chose à propos de la bière, expliquant que l'expression "biberonner" prenait tout son sens. Je serais un petit bébé perdu qui fait son caprice. Certes. Mais que faire face à ces crises d'angoisse ? Et le psy refuse catégoriquement que je prenne un anxyolitique. Il est contre. Pourtant, pour en avoir pris par le passé, je crois que ça soulage. Mais, bon, ce serait un médicament de plus. Je suis déjà à cinq médicaments différents par jour depuis un peu plus d'un an, depuis ma "grosse crise" de janvier 2016 sur mon lieu de travail. Je ne sais que penser de tout ça. J'ai peur de sombrer dans la folie. Et je déteste le rite hebdomadaire, quand je dois remplir mon semainier des petites pilules de différentes couleurs : ça ne me rappelle que trop que je suis "malade". Je déteste ce mot, je déteste ce statut. Je veux guérir !

Certains jours, je crois qu'elle est partie. Je respire. De toute façon, la plupart des gens de mon entourage ne savent pas que je suis malade. Ils savent bien que je "consulte" ou que j'ai consulté mais sans plus. Je fais semblant. J'arrive encore à faire semblant. De même que j'arrivais à faire semblant à l'époque où j'étais alcoolo, je réservais mes ivresses à moi-même et la plupart des gens de mon entourage me voyaient toujours sobre. J'allais écrire "sombre". Sobre et sombre... Etonnant lapsus. Oh ! Non ! Plus ce langage des psys. Parfois, je me dis que je devrais arrêter les médicaments mais je me souviens ce que j'étais avant, totalement parano, toujours en colère, avec des hauts et des bas vertigineux. Je dois poursuivre mon traitement. D'ailleurs, ce n'est pas lui qui est responsable de ma maladie. Il est juste là comme pansement, un pansement plus ou moins efficace. On dira plus que moins.

Certains jours, je crois qu'elle est partie. Je voudrais tellement me réjouir et pouvoir proclamer à la face du monde : je suis guéri. Etre enfin normal, comme tout le monde quoi. Avoir une petite vie tranquille et ne plus être à la merci de cette saloperie de maladie indéfinissable mais en même temps tellement réelle.

Certains jours, je crois qu'elle est partie. Mais elle est toujours là, fidèle au poste : la dépression.

mercredi 13 septembre 2017

Le retour de la revanche de la mission

Bonjour à toutes et tous !

Après plusieurs mois de silence virtuel, me voici de retour sur le net... Alors, quoi de neuf, doc ?... Bof... bof... Bon, ça commence bien ! Comment résumer tout ça ? Dans mon dernier "post", j'étais en train de dévorer "Le Seigneur des Anneaux" après avoir lu tout "Harry Potter" en moins d'un mois... Depuis, côté lectures, je me suis progressivement calmé. En juillet/août, j'ai lu "Le Royaume" d'Emmanuel Carrère, un livre un peu bizarre, agréable à lire mais un peu déséquilibré dans son propos. J'avoue que, un mois et demi après, je peine à pouvoir le résumer. Je peux juste en conseiller la lecture aux croyants et aux agnostiques. Les athées, eux, devraient s'ennuyer ferme ! En août, j'ai lu ou plutôt j'ai redécouvert "Fantômas" de Pierre Souvestre & Marcel Allain (dont la "saga" avec Louis De Funès et Jean Marais n'est que très vaguement inspirée même si je l'apprécie par ailleurs). Un roman policier assez grand-guignol par moments, pas déplaisant à lire et qui donne envie de lire la suite et ça tombe bien car je me suis déniché une bonne partie de l'intégrale chez mon bouquiniste préféré. J'ai également lu des romans tirés de la saga Indiana Jones. Ils sont distrayants et riches voire excessifs en rebondissements. Une lecture de vacances, quoi !

Mais, ces dernières semaines, difficile de retrouver le goût et surtout l'envie de lire. A part pour une lecture bien particulière. J'ai décidé de lire les Evangiles. Vous n'êtes pas sans savoir que je suis "catholique semi pratiquant". J'écoute donc à chaque messe la lecture d'un extrait d'Evangile et ce depuis des années. Par ailleurs, je collectionne les Bibles (une passion parfois coûteuse et surtout très envahissante !). J'ai donc un contact régulier avec les Evangiles. Mais jamais in extenso et jamais sans l'appui de moult notes, ces fameuses notes de bas de page qui font qu'on a une lecture très décousue. Ce qui est vrai des Evangiles est vrai d'autres ouvrages "classiques" : on les a dans sa bibliothèque, on les feuillette éventuellement et, finalement, on ne les lit jamais vraiment. Alors, là, j'ai décidé de les lire, non pas comme un roman, car ils restent des ouvrages particuliers, notamment quand on est croyant, mais en entier, sans courir après des notes diverses et variées. J'ai commencé par l'Evangile de Marc. Normal, c'est le plus court, le plus "brut" aussi, sans fioritures, un style vivant et concis, qui va à l'essentiel. J'ai ensuite enchaîné avec l'Evangile de Luc, l'Evangile d'un "historien" (au sens antique du terme), qui a fait son enquête et interrogé les témoins, l'Evangile qui insiste sur la notion de miséricorde divine et qui contient de si belles paraboles dont notamment celle du fils prodigue qui a tellement inspiré l'histoire des arts ou encore la parabole du bon samaritain. J'en suis maintenant à l'Evangile de Matthieu, le plus long, celui qui fut longtemps "l'Evangile officiel de l'Eglise catholique". Je le redécouvre avec joie, replaçant les extraits que je connaissais de longue date dans leur contexte. Et je garde - je ne sais si c'est "le meilleur", c'est en tout cas le plus compliqué à lire - pour la fin : l'Evangile de Jean, celui que j'ai toujours eu peur de lire, parce que j'ai peur de m'y perdre et de ne pas tout comprendre...

Voilà pour mes lectures. Parallèlement, j'essaie de me tenir, tant que j'ai le temps (ou que je le trouve) à la pratique a minima de la liturgie des heures. Qu'est-ce donc ? Il s'agit de pratiquer à plusieurs heures de la journée la lecture de psaumes, d'un court extrait d'un livre de la Bible et de prières et hymnes. Depuis plusieurs années, je pratique "complies" (à l'heure du coucher). J'avais il y a deux ans environ et pendant près d'un an pratiqué la quasi intégralité des heures et j'essaie de nouveau de les pratiquer : laudes (le matin), milieu du jour (au milieu... logique... enfin surtout quand j'ai le temps avant ou après le boulot, je ne vais pas prier sur mon lieu de travail, ce serait plus que très déplacé), vêpres (en fin de journée) et donc complies (le soir). Voilà. Je ne sais pas pourquoi j'en parle. J'ai peur de passer pour un fou, une espèce d'intégriste fanatique, surtout en cette époque de "radicalisations". Non. C'est juste parce que, ne sachant pas prier par moi-même, j'utilise les psaumes qui sont un recueil de prières particulièrement riche et varié. On y trouve tous types de prières : les louanges, les grâces, les remerciements, les demandes, les plaintes, la colère et même le désespoir le plus noir qui, je l'avoue, m'accompagne un peu trop souvent depuis bientôt un an. Il y a quand même un psaume (le 87 pour les catholiques, 88 pour les juifs et les protestants... "Eh oui, comme disait ma mère, ils ne sont même pas arrivés à s'entendre pour la numérotation des psaumes !"... pas faux !) qui s'achève ainsi : "Tu éloignes de moi amis et familiers, ma compagne c'est la ténèbre"... Et les versets qui précèdent sont du même genre... J'avoue que la lecture hebdomadaire de ce psaume m'aide particulièrement à traverser ma dépression... 

A propos de dépression, on y vient un peu... J'imagine déjà la réaction des quelques d'entre vous qui auront lu ce "post" jusqu'ici, non rebutés par des histoires de lectures d'été, d'Evangiles et de liturgie des heures... "Non ! Il va encore nous parler de sa dépression ! Je croyais que c'était fini, tout ça !" Moi aussi, croyez le bien ! Mais, comme la mauvaise herbe, elle repousse vite, ma dépression... Depuis quelques semaines, je me sens partagé entre un sentiment de lassitude permanente et de fatigue qui ne se résorbe pas. C'est fort désagréable, croyez moi. J'arrive à n'avoir plus le goût pour rien. Alors, heureusement, j'arrive à "jouer le jeu" quand je suis au travail (heureusement j'ai des collègues et des élèves sympathiques) mais dès que je suis seul "je me laisse aller". Je peux passer des heures à ne rien faire. Je dors beaucoup. J'ai l'impression d'avoir de plus en plus besoin de sommeil. Peut-être est-ce dû en partie à mon nouveau traitement. J'ai un psy qui jongle avec mes médicaments et un peu avec moi, parfois, j'en ai bien l'impression. Je "rassure" (ou pas) mes lecteurs : je ne prends pas d'anxyiolitiques. Non, mais j'ai plusieurs "molécules" que le psy m'a prescrites pour essayer de combattre ma dépression et "me redonner envie d'avoir envie" (on dirait un mauvais slogan électoral voire une chanson de notre Johnny national !). J'ai parfois l'impression d'être un cobaye, le "patient zéro" qui teste les nouvelles combinaisons...

Bref, je n'ai pas plus que ça envie de parler de ma dépression car elle me fatigue assez comme ça. Elle m'aura - et c'est la seule chose positive que je vois dans cet état d'être - appris l'humilité et combien tout est vanité. Tout n'est que vent comme disait l'Ecclésiaste (ou Qohéleth dans les nouvelles Bibles... comme ce mot est vilain !)... Une référence biblique dont je conseille la lecture à tous, athées, croyants, agnostiques, d'autant que c'est un petit livre fort court.

A part ça... Je n'ai pas regardé de film depuis deux mois, pas même en DVD. J'avoue ne pas arriver à rester plus d'une heure de rang devant le téléviseur... Je m'ennuie, je ne tiens pas en place. Je ne suis pas non plus allé au cinéma. Je n'écoute plus de musique sinon parfois à fond dans ma voiture quand je vais à Moulins voir mon père... Bref, en ce moment, côté multimédias, je file un mauvais coton... A une époque où on est baigné constamment de musique à fond, d'images dans tous les sens, m'imaginer en train de lire l'Evangile de Jean les volets fermés tandis que dehors le vent souffle... Sympathique description, non ?! Hein, ça donne envie !

Quand je pense à ma dépression, je me dégoûte un peu et je me dis que je me plains la bouche pleine. Mais croyez moi, j'en suis bien conscient et je me le répète souvent. Mais ça n'empêche pas que cet état dépressif continue son chemin, tranquillement, sournoisement. Heureusement, j'ai des moments de répit. J'en ai eu au cours de l'été, lors d'escapades avec ma compagne, dans le Sud Bretagne et en Lozère, ou quand j'ai eu la joie de revoir ma soeur, mon beau-frère et mes adorables neveux, ou également quand j'ai revu ma tante et son compagnon, pas vus depuis neuf ans... La famille a du bon...

J'espère que ce courrier vous trouvera en grande forme. Si tel n'est pas le cas, j'en suis vraiment désolé. Nous pourrons (re) former ensemble le "Sergent Pepper's lonely hearts club band" ou toute autre associations des déprimés du dimanche et des autres jours aussi.

Portez vous bien et bonjour chez vous.

mercredi 14 juin 2017

De retour dans la Comté

Bonjour à toutes et tous !

Me revoilà... Quoi de neuf ? Le moral est à peu près là. Je combats pied à pied ma tendance naturelle à la mélancolie, accentuée par des soucis familiaux sur lesquels je préfère ne pas m'étendre, à la fois par discrétion et parce que nous en connaissons toutes et tous de semblables. Le vieillissement de ses proches, la maladie sont malheureusement le lot commun quand on atteint un certain âge pour ne pas dire un âge certain.

Pour combattre ce penchant mélancolique, j'ai décidé de me battre et d'utiliser les bonnes vieilles recettes qui ont fait leurs preuves. Je pratique une thérapie épistolaire (merci Docteur Freyd !). J'ai replongé dans l'univers des films Star Wars ces dernières semaines, un bain de jouvence toujours appréciable !

Et, surtout, je me suis plongé dans la lecture, avec les vifs encouragements de mon psy et de mes proches. Après avoir dévoré début mai des nouvelles de Conan Doyle, dont bien sûr nombre ayant pour héros mon cher Sherlock Holmes, je me suis plongé dans Harry Potter... Eh oui ! Je ne connaissais pas les aventures du jeune sorcier... Je savais que c'était une lecture sympathique. Ma soeur avait jadis "dévoré" les sept tomes. Et je voyais, notamment quand j'exerçais en collège, des élèves d'habitude hermétiques à la lecture devenir des "gros lecteurs" grâce aux livres de J.K. Rowling. Le fait que je venais d'acheter le coffret des films en DVD et les encouragements du Docteur Freyd m'ont incité à plonger dedans avec délectation ! Et j'ai lu les sept tomes en moins d'un mois. Je reconnais aisément que c'est une lecture totalement addictive. J'ai bien trouvé parfois quelques longueurs par ci par là mais globalement j'ai trouvé peu de temps morts. En outre, même si j'avoue n'être pas bien placé pour parler de "style" (je n'ai pas de formation littéraire), je trouve que c'est d'une agréable écriture et que ça a été fort bien traduit. On suit avec délectation pendant sept ans, de ses onze ans à ses dix-sept ans, l'évolution de l'attachant Harry Potter mais aussi de ses amis et de tout une pléiade de personnages. J.K. Rowling est arrivée à créer un univers cohérent et réjouissant, avec ses ombres et ses lumières. Moi qui n'étais pas porté sur les histoires de magiciens, je me suis surpris à aimer ça et à en redemander. Il y aurait beaucoup à écrire et à dire sur cette saga Harry Potter... Beaucoup a d'ailleurs déjà été écrit. Et je ne m'aventurerai pas à faire une étude critique de cette oeuvre. Simplement, je dirai merci à l'auteur pour m'avoir permis de m'évader et de m'avoir permis de rire, de m'émouvoir, de me détendre aussi... 

Du coup, maintenant que j'ai fini les livres  et en attendant de plonger dans les films, je me suis dit qu'il était plus que temps pour moi de plonger dans une saga qui me tend les bras depuis des années mais dont je repousse la lecture par appréhension de ne pas être capable d'aller au bout... Mais, maintenant que je suis arrivé au terme des aventures du sorcier en herbe, je me dis que je dois être capable de grimper la montagne de la Terre du Milieu... Vous aurez compris que je veux parler du "Seigneur des Anneaux"... J'avais, quand j'étais adolescent, lu le premier tome puis laissé tomber, je ne sais plus trop pourquoi... Quand les films sont sortis au cinéma, je les ai vus puis, voilà trois ans, grâce à un de mes collègues, j'ai replongé dedans, dégustant en DVD les versions longues. J'ai commencé à acheter des livres de Tolkien... J'ai lu "Bilbo le Hobbit" puis plus récemment "Le Silmarillion". Par contre, je n'osais pas entreprendre la lecture du "Seigneur des Anneaux"... Pourquoi ? Je n'arriverai pas vraiment à l'expliquer... Mais j'avais l'impression d'être au pied d'une montagne infranchissable... Il fallait d'abord que je réapprenne à marcher puis à faire des excursions de plus en plus conséquentes. On se lance pas sans entraînement à l'assaut des hauts sommets... Lire est un entraînement... Maintenant que je suis arrivé à lire les sept tomes des aventures de Harry Potter, il devenait logique que je me lance à l'assaut du "Seigneur des Anneaux". J'avais déjà eu une expérience de saga littéraire il y a trois ans : Le Monde du Fleuve de P.J. Farmer, une lecture que je ne pourrai que conseiller à tout le monde.

Alors, voilà, dimanche soir soir dernier, pour fuir la soirée électorale du premier tour des législatives, et pour me consoler de soucis d'ordre familial, et pour fuir - comme je l'ai déjà écrit plus haut - ma tendance naturelle à la mélancolie, j'ai fait mes premiers pas dans la Comté... Quel bonheur de replonger dans l'univers de la Terre du Milieu ! C'est un lieu commun d'écrire que Tolkien est un conteur né. Pour le moment, je suis à la fin du Premier Livre (qui est la moitié du premier tome, "La Communauté de l'Anneau"), lorsque les quatre Hobbits rencontrent le fameux Grands-Pas alias Aragorn... L'aventure commence juste mais j'ai hâte de lire la suite !

A part ça... A part la lecture qui me prend une bonne partie de mon temps libre... Professionnellement, c'est une des périodes de l'année que j'aime le moins... Les cours sont terminés... Il n'y a presque plus d'élèves au lycée... Quelques terminales venus réviser leur bac au CDI... Plus de profs, sauf les jours d'épreuves écrites... Bref, les couloirs sont bien déserts... Etrange atmosphère qu'un lycée sans élèves... C'est presque aussi effrayant qu'un collège sans élèves... A propos de boulot, je viens de prendre un sérieux coup de vieux... Une ancienne élève de Tronget au collège Charlotte Delbo,  qui avait par la suite été au lycée et en prépa littéraire au Lycée Mme de Staël, est passée ce matin me saluer... Evidemment, je ne l'ai pas reconnue et, "en plus", elle m'a appris qu'elle est maintenant prof d'histoire... Oups ! Le temps passe ! Quand vos anciens élèves deviennent vos collègues, c'est que forcément vous avez un peu pris de l'âge...

Voilà pour les dernières nouvelles. J'espère que ce message vous trouvera en pleine forme. Portez vous bien et prenez bien soin de vous. Et bonne lecture !...

mardi 23 mai 2017

James Bond est orphelin

Bien sûr, l'actualité est particulièrement chargée et il y a des choses "plus graves" dans le monde (je pense notamment à l'attentat à Manchester).
N'empêche, ça fait un choc :
Roger MOORE est mort.
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/05/23/mort-de-roger-moore-acteur-britannique-connu-pour-ses-roles-dans-james-bond-et-amicalement-votre_5132632_3382.html
C'était un James BOND inoubliable.
Il fut également pour plusieurs générations Simon Templar et bien sûr Lord Brett Sinclair.
Pour tout ces rôles, merci Roger !
R.I.P.


jeudi 4 mai 2017

Réjouissances galactiques

Aujourd'hui, c'est la Saint Star Wars !

MAY THE 4TH BE WITH YOU !

Désolé... fallait la faire... d'autant que ce n'est pas de moi...

A propos de Star Wars, j'ai enfin vu ROGUE ONE en DVD. Une vraie (très) bonne surprise. Un excellent film de guerre hyper réaliste qui donne envie de se replonger dans "La Guerre des Etoiles" (le vrai, l'épisode IV "Un nouvel Espoir").

Sinon, je suis toujours dans la lecture de nouvelles de Conan DOYLE. Quelques nouvelles fantastiques et des nouvelles racontant les exploits de ce cher Sherlock Holmes et du Docteur Watson.

Enfin, pour faire écho à l'élection présidentielle (ah bon ? il y a une élection ? hier soir, le débat était diffusé simultanément sur sept chaînes... bonjour le pluralisme des programmes !!!), je ne résiste pas à un jeu de mots vaseux : "Election, piège à ions" ! Faut que j'arrête de regarder des films de science fiction. En même temps, les films de SF ou les romans fantastiques sont un moyen de s'évader temporairement d'une actualité morose et terne, une forme de consolation comme le disait si bien Tolkien...

Mais l'essentiel est ailleurs, comme la vérité (dixit Fox Mulder) :

Que la Force soit avec vous !

Amitiés.

Jean-François

mercredi 5 avril 2017

Des nouvelles en passant...

Quelques nouvelles en passant... Des nouvelles de l'ami dépressif... Bon, mon thérapeute m'a dit que j'étais en rémission et que je ne devais plus me présenter comme dépressif... Donc c'est plutôt bon signe. Je reviens de loin et je n'ai pas trop envie d'en parler. Je n'ai plus, d'une manière générale, beaucoup envie de parler de moi... La dépression aura eu au moins un bon côté : m'ôter toute velléité égocentrique, nombriliste, narcissique... Des années (que dis-je ?! des décennies !) à parler de moi, via jadis mes poèmes et mes nouvelles et plus récemment via mon blog et mes mails collectifs... Et maintenant la source est tarie. Plus envie d'en causer. Je n'en vois plus l'intérêt.

Je fais un effort ce jour car je me dis que je vous dois bien ça. "Pour vous tenir au courant". Après tout, dans de précédents courriers, je disais mon mal-être. Il est normal que je vous prévienne quand ça va mieux. Alors, soyons honnêtes, ce n'est pas encore la très grande forme mais le gros de la dépression est maintenant derrière moi. Enfin, j'en ai l'impression. Mais je me méfie, je reste vigilant car je sais que c'est une maladie on-ne-peut-plus malicieuse. J'ai appris la prudence. J'ai également appris ces derniers mois l'humilité. L'homme coléreux, pressé, sûr de lui que j'étais auparavant n'est plus et j'espère qu'il ne ressurgira plus.

Enfin, bon, assez causé de moi. Je n'y arrive de toute façon plus. Je voulais juste vous faire un petit coucou en passant. Ah ! Si ! Un signe que la dépression est derrière moi est que je m'intéresse de nouveau à l'actualité... A moins que ce ne soit un signe de rechute et d'aggravation pathologique. Ainsi, hier soir, j'ai suivi le grand débat des onze prétendants à l'élection présidentielle. J'avoue que je n'en attendais pas grand-chose. Je n'avais pas suivi les débats des primaires ni le débat des "cinq grands". Et, là, j'ai été agréablement surpris. Bon, ce matin, le réveil fut difficile car le débat a duré fort tard. Mais les échanges furent vifs et vivifiants, grâce notamment aux petits candidats. Je n'en écrirai pas plus. Je ne connais pas les opinions des un(e)s et des autres et je ne veux me fâcher avec personne ni imposer mes propres points de vue. Simplement, j'étais heureux de voir un débat un peu original et qui sortait (parfois) des sentiers battus et rebattus...

A part ça, rien de bien nouveau sous le soleil. Si ! (bis) La semaine dernière, j'ai accompagné les élèves de première scientifique de mon lycée au Futuroscope. Une sortie qui s'est fort bien passée, un bon moment avec les élèves et les collègues, "et en plus il faisait beau". Bref, ce fut une journée revigorante bienvenue. Elle m'a rappelé mon périple au Futuroscope au printemps 2000 avec les élèves du Collège du Cap... Une sacrée expédition ! Pensez donc : un voyage depuis la Corse jusqu'au Futuroscope via Nice et un train de nuit inconfortable au possible mais qu'importe car ce furent de tellement bons souvenirs. Cette fois-ci, ce fut une journée mémorable avec la matinée à encadrer mon petit groupe d'élèves, l'après-midi libre à déambuler entre les attractions avec quelques collègues, le pique-nique dînatoire copieux au possible, le film dans le bus ("Lucy" de Luc Besson, bof bof) et tout et tout. Cette sortie est venue à point nommé pour me redonner de l'énergie et du moral.

Côté moi-même car il faut bien quand même que je parle de moi un peu... J'ai un peu délaissé le sport ces deux dernières semaines mais ce n'est que passager... Eh ! Mon abonnement à la salle de sport court pour un an, il me faut le rentabiliser !! Je n'ai pas énormément regardé la télé sinon les émissions politiques. La politique m'agace, notamment cette campagne électorale qui sent mauvais, mais en même temps je reste passionné par l'actualité politique, notamment nationale... J'ai simplement revu en DVD le mois dernier "Furyo" ("Merry Christmas, Mr Lawrence" !) et "Le Docteur Jivago", deux de mes films préférés de longue date. Côté musique, ma douce et tendre m'a offert "Spirit" pour mon anniversaire : le dernier album de Depeche Mode est à la hauteur de l'attente. Un bijou à la fois noir et brillant. Je n'en écrirai pas plus car je ne suis pas très doué pour la critique musicale et, de surcroit, je ne l'ai pas encore assez écouté pour le maîtriser totalement.

Voilà pour les dernières nouvelles. J'espère que je ne vous aurai pas "saoulés" avec mes histoires. En même temps, vous n'êtes pas obligé(e)s de me lire (encore heureux !). J'espère surtout que ce message vous trouvera en pleine forme.

Portez-vous bien et prenez bien soin de vous.

jeudi 9 mars 2017

Copié collé...

Objet : Un petit message collectif
>
> Bonjour à toutes et tous !
>
> Ce message ne sera pas long. Il fait juste écho à celui que j'avais
> envoyé en janvier, où j'évoquais ma dépression. Je ne suis pas guéri,
> loin s'en faut, mais je vais mieux et je tenais à vous en informer,
> étant donné que je vous avais informé que je n'allais vraiment pas bien.
>
> Bref, pour filer la métaphore du café du commerce, je commence à voir
> le bout du tunnel et à remonter la pente et je n'ai plus l'impression
> d'être au bout du rouleau. Je commence à retrouver goût à beaucoup de
> choses, que ce soit la musique (j'attends impatiemment la sortie du
> nouveau Depeche Mode et je réécoute en attendant leurs maxis des
> années 1980), le cinéma, les séries télé, la lecture (même si pour le
> moment je commence des livres plutôt que je ne les termine), le sport
> (après deux ans et demi d'abstinence sportive, je me suis inscrit dans
> une salle et c'est bien agréable... mais aussi très difficile... c'est
> là que je vois que j'ai vieilli et rouillé...). Côté boulot, ça va
> aussi même si j'ai toujours cette impression d'ennui et de lassitude,
> que je combats assidûment car maintenant que j'ai fait mon trou dans
> mon nouveau poste je n'aimerais pas devoir tout recommencer ailleurs.
>
> Je sais que tout cela est bien fragile. La dépression est une maladie
> malicieuse (au sens littéral du terme !) qui donne parfois
> l'impression d'être derrière soi. Dernière alerte dimanche dernier où
> je suis resté plusieurs heures prostré au bord de la crise de larmes
> alors que j'allais bien samedi et que j'allais de nouveau bien lundi
> (ah ! les changements d'humeur !). Je reste très prudent et je me
> soigne toujours (médicaments + psychothérapie).
>
> Voilà pour les dernières nouvelles. Merci beaucoup pour vos messages
> qui m'ont fait du bien. Je pense à toutes et tous.
>
> Portez vous bien et à bientôt pour de nouvelles aventures.
>
> Merci d'avoir pris le temps de me lire.
>
> J.-F.

[Mail envoyé le 8 mars 2017.]