Le site officiel (au moins !) de la Néo-Décadence. Les chroniques sans prétention d'un petit documentaliste du Bourbonnais...
jeudi 3 octobre 2019
Des dangers des "réseaux sociaux"...
mardi 24 septembre 2019
vendredi 6 septembre 2019
Rentrée !
C'est la rentrée et je n'ai rien à dire... Bon, ben, je vais quand même le dire...
Vous le savez, je suis croyant, je me considère même comme catholique, même si "je ne suis pas dans les clous" : je ne suis pas marié et je n'ai pas d'enfant mais, bon, pour le moment, "ils" m'acceptent encore. Je vois avec effroi arriver le débat sur la PMA, puis la GPA. Je n'ai pas spécialement d'avis tranché sur le sujet. A priori, je suis "contre la marchandisation des corps"... En même temps, une fois qu'on a dit ça, c'est comme quand on dit qu'on est "pour la paix dans le monde"... Tout ça ne mange pas de pain.
Non, j'ai surtout peur du retour de l'hystérie et des extrêmismes divers et (a) variés, comme au temps du débat pour le PACS, avec Mrs Boutin qui brandit une Bible à l'Assemblée (avant d'accepter le bouquet de fleurs de Laurent Fabius) puis surtout les manifs de "la manif pour tous" avec les slogans ouvertement homophobes et surtout les cris de singes à l'encontre de Christiane Taubira (surnommée "la guenon" par de bons paroissiens... triste...). J'étais tellement contre le mariage pour tous que le déferlement de haine et d'intolérance m'a fait réviser ma position...
C'est comme la folie dévastatrice au moment de "l'affaire Vincent Lambert". Ce spectacle des parents et des avocats criant au meurtre provoquant chez moult français, y compris des catholiques pratiquants, la rédaction des directives "au cas où" pour ne pas se retrouver prisonniers d'extrêmistes de nos familles souhaitant nous faire "vivre à tout prix". Dans mon cas, je n'ai finalement pas écrit de directives. Je prie le Ciel pour m'épargner la décision de mon père (responsable légalement de moi... la seule fois que je lui ai donné une procuration de vote, il n'avait pas respecté mon choix... alors des consignes en cas d'accident...) et me faire rencontrer le Seigneur le plus vite possible. D'ailleurs, cet acharnement à vouloir faire "survivre" quelqu'un est paradoxal quand on croit à la vie après la mort. Mais on entre là dans un débat théologique. Tous les catholiques, visiblement, ne croient pas à la résurrection. (Je suis sciemment ironique. En même temps, le nombre de prêtres que j'ai entendu se lamenter en chaire que les fidèles croyaient de moins en moins à la résurrection...)
Enfin, bon, cet automne, on va nous ressortir tous les bons propos de "Sens commun"... Encore un intitulé qui m'agace comme, dans "l'autre camp", celui de "France insoumise". Comme si seules certaines personnes avaient gardé le sens commun ou étaient insoumis ou étaient républicains ou etc... S'accaparer ainsi un terme général est dangereux. Et ne parlons de Signor Salvini qui brandit son chapelet à tout bout de champ en traitant l'actuel Pape d'usurpateur... parce qu'il n'est pas italien et n'est pas nationaliste.
Mais, bon, le débat n'intéressera que les arrière-boutiques. D'autres débats, plus importants, vont arriver... comme celui des retraites et peut-être "le retour des gilets jaunes". Je vais, cette année, me préserver et essayer d'éviter de lire la presse et de regarder les actualités. Ce monde vire complètement hystérique, violent, intolérant.
Heureusement, il reste la musique et la lecture pour s'échapper et enchanter la vie.
Bon mois de septembre en attendant le fameux automne de tous les hurlements... Les gens vont défiler dans les rues... Encore une tradition française que le monde entier (ne) nous envie (pas).
jeudi 4 juillet 2019
Fête de Pier Giorgio Frassati
Aujourd'hui, 4 juillet, nous fêtons le bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925), jeune homme au parcours remarquable, grand sportif, croyant sincère, très impliqué dans la lutte contre la pauvreté, plein d'humour et de fantaisie.
Deux citations qui l'illustrent bien :
«
A nous, il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve
donc à toute mélancolie ! »
« Un catholique ne saurait manquer de
gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur
n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes »
Et bien sûr, la citation qui résume sa vie : "Le vrai bien doit être accompli sans qu'on le sache, quotidiennement, confidentiellement." En effet, sa famille et ses proches n'ont découvert son engagement auprès des miséreux de Turin qu'après sa mort, au moment de son enterrement...
mercredi 3 juillet 2019
Le tweet du Pape du 1er juillet...
La citation de Pablo Neruda pour cet été...
mardi 2 juillet 2019
La citation de Shakespeare pour les vacances !
mercredi 5 juin 2019
Dimanche de Pentecôte à Montluçon
Copie de mon courrier au SNES national, suite à l'appel au blocage du bac
Je sais que je serai haï et méprisé et insulté pour ce message mais je ne peux plus me taire.
Bonjour.
Copie de mon courrier au SNES national (principal syndicat d'enseignants en collèges et lycées) suite à l'appel à la grève du 17 juin.
Bonjour.
Si le SNES appelle
à la grève le 17 juin, jour du baccalauréat, suivant là les délires
extrêmistes du syndicat peu recommandable qu'est le SNALC et la
"nébuleuse" stylos rouges, je vous renverrai immédiatement ma carte de
syndiqué.
Le SNES, jusqu'à maintenant, était un syndicat responsable. Cette dérive populiste à visées purement électoralistes (or, ce n'est pas pour autant que vous gagnerez des adhérents chez les jeunes profs excités) est dangereuse. Dangereuse pour les enseignants qui risquent des sanctions, qui risquent encore plus de creuser le fossé entre eux et la population (l'exfiltration de la FSU dans la manifestation du 1er mai ne vous a pas posé question ?), qui risquent de casser la confiance entre élèves (et parents également) et enseignants (comment, à la rentrée, être crédibles devant les élèves et leur demander de préparer un examen qu'on aura boycotté trois mois plus tôt ?!).
Le SNES, jusqu'à maintenant, était un syndicat responsable. Cette dérive populiste à visées purement électoralistes (or, ce n'est pas pour autant que vous gagnerez des adhérents chez les jeunes profs excités) est dangereuse. Dangereuse pour les enseignants qui risquent des sanctions, qui risquent encore plus de creuser le fossé entre eux et la population (l'exfiltration de la FSU dans la manifestation du 1er mai ne vous a pas posé question ?), qui risquent de casser la confiance entre élèves (et parents également) et enseignants (comment, à la rentrée, être crédibles devant les élèves et leur demander de préparer un examen qu'on aura boycotté trois mois plus tôt ?!).
Je sais que je ne suis qu'un minuscule adhérent pas représentatif.
Peu importe.
Dire que j'ai
connu le SNES-FSU lorsque nous avons été virés avec le SNEP de la FEN
(devenue UNSA). J'avais cru à ce syndicat et à cette fédération même si
plusieurs fois je me suis éloigné. Vous étiez dans mon coeur.
Bonne route dans votre aventure populiste.
J'espère que vous
n'irez pas jusqu'au blocage du bac. C'est l'arme atomique. On ne
l'utilise qu'une fois et les retombées sont nombreuses et durables.
Jean-François Pérès, documentaliste certifié
Libellés :
Actualités,
Billet d'humeur,
Prof de CDI
Suite à mon courrier à Famille Chrétienne
Suite à mon courrier à Famille Chrétienne, j'ai reçu un long mail du directeur de la rédaction de l'hebdomadaire FC. J'ai été très touché par la rapidité de sa réponse et par son long mail, argumenté et sans agressivité. Comme je dis toujours : quand quelque chose me déplait, je le dis ; quand quelque chose me plait, je le dis aussi.
Antoine-Marie Izoard m'a invité fort justement à distinguer l'hebdomadaire FC de la page facebook qui y est rattachée et où se déchaînent parfois (plus que parfois... mais c'est le problème des réseaux sociaux en général) des énervé(e)s de tout poil, que ce soit des personnes déclamant que le Pape François est un apostat hérétique comme ses prédécesseurs depuis Paul VI et le concile Vatican II, d'autres expliquant que le Pape est à la solde des musulmans ou des francs-maçons (qui, dans l'imaginaire collectif, ont remplacé les jésuites dans "la théorie du grand complot" : voir l'excellent dernier numéro de CODEX à ce sujet... jusqu'au XIXème siècle, les jésuites étaient accusés de tous les maux, y compris au sein de l'Eglise catholique), d'autres enfin traitant de "gauchistes" les personnes qui se réjouissent de l'attitude du Pape (et de l'Eglise "officielle") envers les migrants, du combat pour l'environnement, de la lutte contre la pauvreté...
J'avais déjà écrit, il y a quelques semaines, que j'éviterai les réseaux sociaux à l'avenir. Je pensais trouver un lieu épargné par la bêtise avec la page FB de FC (j'adore les abréviations !). Je me trompais. Je continuerai certes à aller sur FB, qui est bien pratique pour échanger avec des ami(e)s et des relations mais je me garderai d'aller désormais sur tout site d'actualité, y compris chrétien. Je ne suis décidément pas fait pour l'univers des réseaux sociaux. Et je crois bien que je ne suis pas le seul.
lundi 3 juin 2019
Copie de mon courrier à Famille Chrétienne
Bonjour.
Je suis abonné à votre hebdomadaire depuis
octobre 2018. Donc je ne suis qu'un abonné récent. En outre, je ne suis
pas un "bon catholique" puisque je ne suis pas marié. Néanmoins, j'aime
beaucoup votre magazine, son ton différent, les nombreuses actualités de
l'Eglise, plusieurs rubriques spirituelles enlevées sans être trop
compliquées.
Mais... car il y a un mais... Il y a
d'abord votre page facebook où, dès qu'on n'est pas de l'ultra droite
traditionnaliste (qui utilise, comme jadis Maurras, le christianisme
comme paravent pour ses visées clairement identitaires), on est conspué
voire injurié. Le simple fait de citer le Pape François et "Laudato si",
et on est traité, dans le meilleur des cas, de naïf, dans le pire, de
gauchiste. Et ça se répercute sur d'autres sites comme Aléthéia, où,
parce que j'avais osé dire du bien du Pape Paul VI, on m'a traité de
gauchiste. Je n'en peux plus. Et, pourtant, j'ai un oncle qui fut le
bras-droit de Monseigneur Lefebvre, mais pour des raisons religieuses,
et pas politiques. (Mon grand-oncle, moine trappiste, même après le
schisme de 1988, a gardé un portrait de Jean-Paul II et lisait
"L'Express"... prisonnier des geôles de Mao pendant six ans, il savait
où l'intolérance et "l'entre soi" menaient).
Ensuite,
votre prise de position déchaînée lors de "l'affaire Lambert" m'a posé
question. J'étais pourtant de votre "côté" au début. Mais peut-on être,
justement, "d'un côté" ? On parle d'un être humain, mais pas d'une
théorie dont on débat dans des salons tièdes ! Personne, parmi les
"cathos tradis" pourtant par ailleurs attachés au mariage, n'a tenu
compte de la position de sa femme, de ses frères et soeurs, de ses
proches. Et puis, la prise de bec de Gabrielle Cluzel (dont les prises
de positions sur BFM TV sont moins extrêmistes que dans votre journal)
m'a heurté. Faut-il être absolument "ultra catho" ? Ne peut-on pas être
catholique ? chrétien même ? D'autant que sa prise de position apparait
juste à côté du courrier des lecteurs où j'apparais (pour la deuxième
fois, et je vous en remercie !).
Enfin, votre
engagement clair au côte de F.X. Bellamy (par ailleurs un sympathique
philosophe), qu'est-ce que ça veut dire ? Est-on forcé d'être LR pour
être "un bon catho" ? Et, plus encore, dans l'aile réactionnaire et
identitaire de LR ? Il y a des Chrétiens aussi dans les autres courants
de LR, il y a des Chrétiens (et des Catholiques) au RN, à LREM, dans les
décombres du PS, à EELV (Cécile Duflot était une ancienne de la JOC).
Parce
que j'ai osé voter en accord avec Laudato si', je me fais traiter de
"gauchiste" sur votre page facebook ainsi que sur celle d'Aléthéia (qui
s'obstine à mettre sans h, ne respectant par l'orthographe grecque, mais
là n'est pas le sujet). C'est fatigant à la longue.
Je
suis juste un catholique. Enfin, j'essaie de l'être. J'aime beaucoup le
Pape François, visiblement très mal vu par une partie des Chrétiens de
France et par leurs évêques, qui lui reprochent de ne pas être assez
"identitaire". Personnellement, je ne me sens pas "identitaire". Pour
moi, le nationalisme, même à l'échelle européenne, est dangereux. J'ai
vécu de longues années en Corse où j'ai vu de près ce qu'était une
société totalement vérolée par le culte de l'identité et de l'entre soi.
Et, de surcroît, pour moi, l'Eglise n'a rien à voir avec "l'identité
européenne". Catholique veut dire universel. Chrétien veut dire disciple
du Christ. L'essentiel des croyants (y compris catholiques) ne sont
plus sur le continent européen. Et depuis longtemps. Jésus était juif.
Paul était Méditerranéen du Sud, de même que tous les apôtres et la
plupart des Pères de l'Eglise. Avons-nous si peu de mémoire de nos
racines chrétiennes ?
Je ne peux plus, décemment, être un de vos lecteurs. Je ne suis pas de droite identitaire. J'en suis navré.
Bien à vous,
Jean-François
Pérès (qui, en plus, porte un nom à consonance sémitique, ce qui m'a
plusieurs fois valu des "problèmes" lors d'un renouvellement de papiers
d'identité)
(Le 3 juin 2019.)
Prière pour l'Unité des Chrétiens
Hier, dimanche 2 juin 2019, c'était le Septième Dimanche de Pâques, celui de la lecture de la "Prière Sacerdotale de Jésus" (au chapitre 17 de l'Evangile de Jean). Une lecture que je vous encourage vivement à faire in extenso. C'était aussi, pour l'Eglise catholique, la "journée mondiale de la communication". Deux raisons qui me poussent à aller, ce jour, sur internet... pour vous proposer une Prière pour l'unité des Chrétiens, prière que - pour ma part - je lis tous les soirs. Cette prière, que j'ai découverte grâce à l'AED (Aide à l'Eglise en Détresse), est proposée par le site Unité Chrétienne :
https://www.unitechretienne.org/
https://www.unitechretienne.org/
Seigneur Jésus, qui à la veille de mourir pour nous,
as prié pour que tous tes disciples soient parfaitement un,
comme toi en ton Père, et ton Père en toi,
Fais-nous ressentir douloureusement l’infidélité de notre désunion.
Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter
ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance, et même d’hostilité mutuelle.
Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi,
afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l’unité des chrétiens,
telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
En toi, qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité, dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité.
Abbé Paul Couturier
mardi 28 mai 2019
Prier pour les Chrétiens d'Orient
Dimanche 26 mai, sixième dimanche de Pâques, c'était la journée de prière pour les Chrétiens d'Orient...
Je sais, je suis un peu en retard... Mais il est toujours temps de prier pour nos frères, les Chrétiens d'Orient...
Prière de l’Œuvre d’Orient
Sous votre protection, Ô très sainte Mère de Dieu,
les chrétiens des Églises d’Orient ont toujours trouvé refuge.
Rassemblez les Chrétiens d’Orient et d’Occident dans l’amour de votre fils
afin que l’unité des Églises ressemble à celle de la Trinité Sainte du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Donnez-leur le courage dans les épreuves, la patience dans la persécution, l’espérance dans les conflits.
Ô Vous, vraie fille d’Abraham, faites que les fidèles des trois religions, juive, chrétienne et musulmane, se traitent fraternellement en fils et filles du même Père.
Qu’ils recherchent la paix en cette terre où parut le Prince de la Paix.
Dans la fidélité à l’Église et à sa mission, inspirez aux frères d’Occident la gratitude envers leurs frères d’Orient et à tous la charité qui fait vivre et croire au salut que le Père offre à tous les hommes.
Ô Vierge, comblée de grâce et de bénédiction, intercédez pour nous.
vendredi 24 mai 2019
La (longue) citation de Charlotte Delbo de la semaine...
Prière aux vivants, pour leur pardonner d'être vivants
Je vous en supplie
Faites quelque chose
Apprenez un pas
Une danse
Quelque chose qui vous justifie
Qui vous donne le droit
D’être habillés de votre peau de votre poil
Apprenez à marcher et à rire
Parce que ce serait trop bête
A la fin
Que tant soient morts
Et que vous viviez
Sans rien faire de votre vie.
Charlotte
Delbo (1913-1985) était une militante politique, une résistante et une
femme de théâtre et de lettres. De 1938 à 1941, elle fut la secrétaire
de l'acteur et metteur en scène Louis Jouvet.
En
1941, alors que la troupe de Louis Jouvet était en tournée en Amérique
du Sud, Charlotte Delbo décida de rentrer en France pour rejoindre son
mari, militant communiste comme elle. Elle savait les risques qu'elle
prenait. Tous deux sont arrêtés en mars 1942. Peu de temps après, son
mari, Georges Dudach, sera fusillé au Mont Valérien après avoir été torturé.
Charlotte Delbo sera d'abord enfermée à la Prison de la Santé puis
déportée à Auschwitz en janvier 1943 : elle fait partie du "convoi du 24
janvier 1943", le seul convoi de déportées politiques françaises
envoyées à Auschwitz. Les femmes entreront dans le camp en chantant "La
Marseillaise".
Charlotte
Delbo sera l'une des 43 survivantes du convoi des 230 femmes. A son
retour en France, après la guerre, après avoir un temps travaillé de
nouveau au côté de Louis Jouvet, elle écrira poèmes, pièces de théâtre
et essais pour témoigner de l'indicible. Elle racontera notamment
comment elle était arrivée, avec les autres prisonnières françaises, à
monter et jouer "Le Malade imaginaire" devant les prisonnières
polonaises.
Charlotte
Delbo continuera son activité militante, notamment en s'opposant à la
guerre d'Algérie et à la pratique de la torture. Elle s'est éteinte à
Paris en 1985, après avoir dit à sa meilleure amie : "Tu leur diras,
toi, que j'ai eu une belle vie".
Le collège de Tronget, dans le département de l'Allier, porte fièrement son nom depuis 1998.
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Citations,
Nostalgie,
Théâtre and co.
jeudi 23 mai 2019
Prière pour les martyrs de la foi
Alors qu'il y a encore eu ce week-end l'assassinat d'une religieuse en
Centrafrique, nous pouvons prier pour tous les martyrs de la foi,
notamment les religieuses et les prêtres assassinés ces derniers mois en
Afrique, les fidèles assassinés lors d'offices au Burkina Faso et au
Sri Lanka, les chrétiens persécutés notamment en Chine populaire (comme
d'autres minorités religieuses, d'ailleurs).
L'AED (Aide à l'Eglise en Détresse) nous propose la prière pour les martyrs de la foi :
Seigneur,
sur les cinq continents, en haine de la foi,
tant de chrétiens sont menacés, persécutés.
Signes de contradiction, animés du seul désir d’aimer,
ils meurent pour toi qui es l’Amour.
Nous te prions pour eux, accueille-les auprès de toi.
Nous te confions aussi leurs persécuteurs,
aveuglés par la haine et la violence.
Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes
les mènent sur un chemin de conversion.
Vierge Marie,
toi qui la première éprouvas dans ta chair le glaive,
invoque pour nous l’Esprit de force,
qu’il éloigne de nous la peur, la honte, la lâcheté,
qu’il renouvelle notre foi
et nous donne le désir de témoigner,
en toutes circonstances, que le Christ est Seigneur.
Amen
Macron...
Je n'en peux plus
de voir sa tête ! La propagande pro Macron dans les médias devient
irrespirable : lors du "grand débat", il squattait sur cinq à six
chaînes de télé à la fois ; cette semaine, il a fait "la une" de toute
la presse régionale (à l'exception
courageuse de deux quotidiens qui ont refusé la relecture de l'interview
de Jupiter par les services de l'Elysée, contraire à toute déontologie
journalistique). On le voit partout. Dire que, naïf que je suis, j'ai
voté pour lui en 2017, suivant les conseils de Bayrou, devenu depuis son
laquais (après avoir été remercié, comme tous les ministres MODEM au
bout de trois semaines...). J'ai honte de moi ! Il a une politique
ultra-libérale, il détricote le pacte social, il désosse la fonction
publique, il appauvrit les actuels retraités, il détruit les retraités à
venir (avec la retraite à points, point modifié chaque année...
délirant !), il a une politique de non accueil des migrants et des
réfugiés pire que celle des pires des populistes, il méprise le
"peuple", les gens comme moi qui "ne sont rien". Je n'en peux plus. Dire
qu'il va être conforté dimanche et réélu dans trois ans, sous le
prétexte de "sauver la République"... Quelle République ? Celle qu'il
considère comme une simple "start up" ? Dire que ce type a fait des
études de philo... Pour en arriver là !
mardi 14 mai 2019
La citation pour la Terre de la semaine
lundi 13 mai 2019
Lundi 13 mai...
Desfois, on n'a pas beaucoup d'imagination pour trouver un titre à un article, un objet à son mail... alors on met la date du jour...
Lundi 13 mai... Dernière ligne droite des européennes. Désolé, je n'en parlerai pas. Le sujet me fatigue.
Lundi 13 mai... Hier, c'était le Quatrième Dimanche de Pâques, le jour où on lit l'Evangile du Bon Pasteur (10ème chapitre de Jean). Hélas, ce fut aussi le jour où un prêtre et six fidèles furent assassinés pendant la messe au Burkina Faso. Prions pour eux. Bien sûr, ça n'a pas vraiment fait la une des journaux français.
Lundi 13 mai... Il y a six jours disparaissait Jean Vanier. Tant a été dit sur cet homme formidable et gigantesque (dans tous les sens du terme !). J'ajouterai simplement que je retrouvais chaque mois avec plaisir sa chronique dans "Panorama". Il va tous nous manquer. Ci-dessous un de ses magnifiques textes : "La beauté humaine". A lire, relire, et méditer.
Et puis, malgré tout, je suis d'humeur guillerette ce matin. Ce week-end, j'ai réécouté pas mal de musique classique. Il faut dire que ces derniers mois j'ai acheté nombreuses compilations et autres anthologies, pour compléter ma discothèque classique qui était assez peu fournie (Tchaikovsky, quelques autres Russes, Beethoven, Richard Strauss et depuis quelque temps Debussy...). Du coup, j'ai redécouvert les Suites de Jazz de Chostakovitch (dont la valse rendue célèbre par une fameuse publicité et aussi, parait-il car je n'ai pas vu le film, par la séquence d'ouverture de "Eyes Wide Shut"). Mais, ce matin, c'est un autre morceau de Shostakovich que je vous propose : sa savoureuse reprise de "Tea For Two", baptisée "Tahiti Trot"... Un vrai régal pour bien commencer la semaine !!!
Je vous laisse avec le texte de Jean Vanier mais également avec une petite blague qui circule en ce moment sur le net...
Une suggestion baptiste pour la reconstruction de Notre Dame de Paris !!
(idéal en vue des J.O. de 2024 !!)
(idéal en vue des J.O. de 2024 !!)
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Réflexions autour d'un blog...,
Rions un peu
lundi 6 mai 2019
La citation de Shakespeare de la semaine...
All the world’s a stage,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts…
Le monde entier est un théâtre,
Et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs;
Ils ont leurs entrées et leurs sorties,
Et un homme dans le cours de sa vie joue différents rôles…
William Shakespeare,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts…
Le monde entier est un théâtre,
Et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs;
Ils ont leurs entrées et leurs sorties,
Et un homme dans le cours de sa vie joue différents rôles…
William Shakespeare,
As You Like It (Comme il vous plaira),
acte II, scène 7
jeudi 2 mai 2019
Il faut tuer le père...
Hier, à la manifestation parisienne, un événement, que j'ai suivi "en direct", est passé, au fil de la journée, un peu inaperçu... Les syndicalistes de la FSU (Fédération syndicale unitaire, les profs quoi) ont été virés du "cortège parisien" lors du "traditionnel défilé du 1er mai" (je déteste cette expression des journalistes !) par quelques "ultras jaunes" sous les applaudissements de la foule (la populace, diraient les mauvaises langues)...
Eh oui ! Il ne faisait pas bon être enseignant hier après-midi du côté de Montparnasse... Mais est-ce si surprenant ? Début décembre, lors du "pic" du mouvement des gilets jaunes, ceux-ci (ainsi qu'une partie de la "base" des syndiqués, dont des enseignants... je me souviens d'échanges sur la page FB du SNES, le syndicat des profs, à l'origine de la FSU et son principal "actionnaire") attendaient un appel à la "grève générale". Cet appel n'est jamais venu. Comme en 2003 lors des manifs contre la réforme des retraites de Fillon (depuis, on a eu deux ou trois autres réformes des retraites en attendant la suivante... mais ce n'est pas le sujet ce jour). Il y avait une "ouverture" pour une "extension du conflit", une "convergence des luttes". Le gouvernement avait peur et était aux abois... Une mobilisation massive aurait été ultra efficace. On connait la suite. On ne refait pas l'Histoire. On ne repasse pas les couverts.
Non, les profs n'allaient pas "se mélanger" à la populace des gilets jaunes... Comme jadis les "intellectuels de gauche", Zola en tête, dénonçaient les barbares de la Commune de Paris. Par contre, on a fait chaque mois, sagement, notre petite grève de profs, la grève traditionnelle, parce que, chez les profs, il y a une tradition : la grève mensuelle (ou au moins trimestrielle). Avouons-le, ça ne sert à rien. Perso, ça m'a mis dans le rouge et forcé à contacter mon banquier. Quant au Ministère de l'Education nationale, ça lui donne des crédits supplémentaires puisqu'à chaque jour de grève c'est une journée de salaire de catégorie A qui est décomptée... De là à dire qu'on finance le Ministère... J'en deviens cynique...
La FSU... Fédération syndicale unitaire, née de l'expulsion en 1992 du SNES par la FEN, la Fédération de l'Education nationale. Fédération... La FEN, en 1947, n'avait pas pu (ou pas voulu) choisir entre la pro-soviétique CGT et la droitière CGT-FO... Résultat, elle avait créé "sa" fédération. Depuis, l'essentiel du corps enseignant vit séparé du monde ouvrier et syndical même s'il y a évidemment, à la base, des actions communes.
Mais le malaise dans la société n'est-il pas plus profond, plus lointain, plus enraciné dans l'origine même de notre nation ? Notre nation est née sur une Révolution sanglante dont il a toujours été interdit d'émettre les moindres critiques (on était, et on est, tout de suite classé dans le camp de la plus abjecte réaction ultra-droitière, et tout et tout...). Or, n'importe quelle société, pour aller de l'avant (c'est pareil pour les individus) doit affronter son passé en face. Ce n'est pas parce qu'on rappellera que tout n'a pas été "rose bonbon" dans la Révolution française qu'on s'opposera pour autant aux immenses progrès démocratiques qui accompagnèrent la dite Révolution (même s'ils mirent plus d'un siècle à arriver, car il fallut passer par la dictature sanglante et expansionniste de Napoléon, les différentes Restaurations et tout et tout puis l'écrasement de la Commune pour arriver finalement à la IIIème République, un siècle après la Révolution). Les Français sont les premiers à demander aux autres peuples à affronter leur passé. Que ne le font-ils pas, sereinement, lucidement, complètement ? La Révolution, Vichy, la guerre d'Algérie... Autant de pages traitées trop souvent de façon idéologique et systématique, quand elles ne sont pas tout simplement passées sous silence. Non, la Révolution n'a pas été "un bloc sympathique" "à prendre ou à laisser". Non, tous les Français n'ont pas été des résistants héroïques. Non, la guerre d'Algérie n'est pas qu'une guerre de décolonisation mais également une guerre civile, y compris au sein de la société française.
Oui, admettons-le, reconnaissons-le, nos valeurs sont construites sur un socle sanglant. Nous avons tué un roi, nous nous sommes joyeusement entretués pendant près d'une décennie, puis nous avons mis l'Europe à feu et à sang... pour développer et exporter la magnifique Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Où est-ce que je veux en venir ? Trivialement, je dirai qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs. La Révolution n'est pas un dîner de gala, comme disait Mao. Notre nation est née sur le sang et sur l'idée que le peuple a toute légitimité a régulièrement se révolter. Nous l'enseignons en classe. En espérant que nos élèves ne nous écoutent pas... Le problème, c'est qu'à force de dire que le peuple a toute légitimité à se révolter... il finit par le croire... et par le crier dans la rue puis par l'appliquer... Et on se retrouve dans cette situation "semi insurrectionnelle" depuis plusieurs mois.
Plus anecdotiquement, il y a quelques années, il y a eu un "gros mouvement social" appelé "Mai 1968". J'ai eu droit, comme toute ma génération, aux récits exaltés de ceux de la génération qui "avait fait 68"... Mon père était tellement heureux d'en parler... C'était merveilleux. Bon, il a déchanté quand il a vu tous les anciens soixante-huitards, dont certains qu'il avait connu à la fac, devenir des caciques du PS puis des soutiens de Sarkozy puis de Macron... En même temps, cette génération avait marqué durablement tous les champs de la société et imposé sa vision émancipatrice (qu'elle disait) du monde. Toute autorité était par essence contestable.
Il fallait tuer le père. Ni Dieu ni maître. On connaissait déjà. Mais, là, on allait plus loin. Plus d'autorité familiale, plus d'autorité religieuse. Bon, après tout, c'est l'évolution de la société. Pourquoi pas ? Mais il fallait aller plus loin. Plus d'autorité à l'école. L'école. Le lieu du mal absolu. Le lieu du pouvoir. Le prof. Or, le prof était souvent (toujours) un ancien étudiant, qui souvent avait "fait 68" (je suis enfant d'un couple 68...). Et, en même temps, un bon élève... Là, on confine à la schizophrénie. Des bons élèves contestant l'autorité établie, devenus chargés d'apprendre l'autorité à des mauvais élèves... Des bons élèves à qui on avait expliqué qu'ils étaient l'élite de la société (notamment pour celles et ceux passés, comme mes parents, par "les classes prépas").
Plus de Dieu. Plus de père. Plus de patron. Plus de maître. Plus de prof. Tout ça, c'est "le système". Quant aux syndicats, qui sont désespérément sous-représentatifs en France (à part encore un peu dans l'Education nationale...), ils sont assimilés, eux aussi, comme "les vilains journalistes" à ce système.
Depuis des années, je me dis et je dis : attention, le jour où un mouvement révolutionnaire se mettra, vraiment, en marche, les gens comme moi, profs, fonctionnaires, intellos, on sera le coeur de cible des révoltés, parce qu'on représente tout ce qu'ils détestent. Et ça me fait beaucoup de peine, à moi, qui fut trotskyste (et le reste un peu par "romantisme" débile) quand j'avais vingt ans. Parce que je croyais à la Révolution sympathique. Celle où personne n'est jamais blessé. Où il n'y a pas de dégâts à court, moyen ou long terme...
On n'en est plus là. Le mouvement des gilets jaunes est probablement en train de s'éteindre. Mais il laissera des traces durables dans la société française. A court terme, il va légitimer "le parti de l'ordre" de Macron, curieusement associé aux Républicains et au Rassemblement national (qui joue sur tous les tableaux et commence à faire, lui aussi, partie du système), au prix d'une énorme abstention et d'un fossé de plus en plus grand entre "deux" France : ceux qui sont citoyens (qui votent) et les autres (dont moi, je l'avoue... à quoi bon voter ?... à cause de François Bayrou, j'ai voté pour Macron et je suis donc "co-responsable" de l'arrivée au pouvoir de ce libéralisme autoritaire). Mais à moyen et long terme ? Nul n'est devin.
En novembre dernier, avant "le premier acte" des gilets jaunes, je m'interrogeais sur un mouvement qui pourrait s'installer dans la durée. J'espérais me tromper. On est (déjà) au mois de mai. La casse est devenue hebdomadaire. Minoritaire certes mais applaudie par une partie de la population et enviée par une partie, totalement déboussolée, de la classe politique (n'est-ce pas Jean-Luc ? ancien sénateur socialiste devenu "chef des insoumis").
Quel père vont tuer les enragés de demain ? Hier, outre un commissariat, les "ultra jaunes" ont tenté d'entrer dans une école primaire et un hôpital... Alors, on peut dire que ce sont des décérébrés, des excités, des incontrôlés, peut-être même des manipulés du gouvernement. N'empêche pas que ça fait six mois que ça dure et que ça laissera des traces dans la société et dans l'imaginaire. Il y avait la génération de mon père qui "avait fait 68". Il y aura "la génération des ronds points puis des ultras jaunes"...
A suivre.
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