vendredi 9 juin 2023

L'homme au chapeau est de retour

 Eh oui ! L'homme au chapeau est de retour... Les amateurs de cinéma d'aventures de ces quarante (déjà !) dernières années auront compris de quoi (de qui !) je parle... Indiana Jones revient le 28 juin pour une cinquième et dernière aventure... Cette fois, notre héros (le mien en tout cas !) fête son départ à la retraite par un pot bien mérité... Puis l'aventure commence. Je n'en sais pas plus. Je ne veux pas en savoir plus. J'ai eu trop de films gâchés par les commentaires, les critiques et autres bandes annonces très longues (spécialité du cinéma français : on a l'impression de voir un résumé du film !). La bande annonce, cette fois-ci, dure juste ce qu'il faut. Il y a des Nazis, ennemis héréditaires de la famille Jones, il y a le méchant de "Casino Royale" (j'adore !), Indy est accompagné d'Helena Shaw, sa filleule.

Indiana Jones... l'incroyable héros inventé par ceux qui ont créé Les Dents de la Mer et La Guerre des Etoiles... Sur les fonds baptismaux, Steven Spielberg, George Lucas et bien sûr John Williams pour la musique devenue très vite incontournable... Tout a été dit sur la genèse (à Hawaï en 1977) d'Indiana Jones, sur son nom, son cuir, son chapeau, son lasso, etc... 1981, l'aventure a un nom. "Les Aventuriers de l'Arche perdue", autant hommage aux films d'aventures des années 1930 et 1950, que film original, créant un nouveau mythe qui s'est révélé durable. C'est peu de dire que le visionnage de "Raiders of the lost Ark" m'a marqué durablement, définitivement même... Indiana Jones ! L'archéologue-aventurier, professeur d'université timide et homme d'action redoutable... Et puis, il y a le personnage (mythique !) de Marion Ravenwood, femme moderne trente ans avant que ça ne devienne à la mode au cinéma. Elle picole plus et mieux que les hommes et elle met un coup de poing direct à Indiana Jones quand il vient la saluer... Je me suis toujours promis que si j'avais un jour une fille elle s'appellerait Marion. L'histoire en a décidé autrement. Mais chaque fois que je rencontre une Marion j'ai un a priori favorable !

[C'est à cette époque là que j'ai créé le petit journal (d'une page) sans prétention : SLW, pour Spielberg, Lucas, Williams. Mon père voulut s'y opposer, assez violemment, estimant que je créais une "trinité américaine aberrante", signe de ma génération vraiment dépravée (on s'aimait déjà beaucoup). Depuis, il a vu les quatre premiers Indiana Jones. Et plusieurs fois.]

1984. Le Temple maudit. L'épisode mal aimé. Pas pour moi. Pour l'équipe de tournage, oui : Spielberg, Lucas et Harrison Ford étaient en plein divorce... En même temps, pour le carnet rose... C'est grâce à ce film que Spielberg a rencontré sa femme et la mère de ses enfants, Kate Capshaw... alias Willie Scott... Ah ! La scène de comédie musicale dans le bar Obi Wan lors du prologue du film, avec Harrison Ford en smoking à la James Bond, car Spielberg rêvait de réaliser un film de la série des 007... Bon, perso, j'aime beaucoup ce film, notamment évidemment la bande originale... Ah ! La scène où Indy libère les enfants esclaves ! 

1989. La Dernière Croisade. L'épisode préféré du grand public et de la critique, enfin conquise. L'épisode qui a beaucoup coûté à Spielberg... Imaginez, le réalisateur juif (et fier de l'être) qui avait développé le thème de l'Arche de l'Alliance (le coffret contenant les Dix Commandements) qui se retrouve avec une histoire de Graal, le vase ayant contenu le sang du Christ, un truc de Chrétiens et même de Croisés... D'ailleurs, le titre est clair à ce sujet. Pour Spielberg, l'essentiel est ailleurs : la réconciliation (qu'il vit à ce moment-là dans "la vraie vie") entre un fils et son père... Et, dans le rôle du père, Sean Connery, qu'il rêva jadis de diriger dans un James Bond... La boucle est bouclée. C'est la fin de la grande aventure... Les héros partent à cheval, soleil couchant, l'aventure terminée.

Mais.... mais... mais... 2008. Le Royaume du Crâne de Cristal. Un titre à coucher dehors ! On change d'époque. Exit les Nazis, bonjour les Russes (euh... les Soviétiques !). Cate Blanchett brillantissime en vilaine officier russe obsédée par l'Occulte ! Le film a ses défauts mais décrit aussi le maccarthysme et a quelques scènes de bravoure. L'histoire des Univers parallèles (Spielberg avait dit à Lucas : "Les extra-terrestres, j'ai déjà donné ! Trouve autre chose !") est moyennement convaincante. Là aussi, pour les amoureux d'Indy, l'essentiel est ailleurs : Indiana retrouve Marion et finit même par l'épouser après avoir découvert qu'il a un fils... Comme c'est mignon ! Tout est bien qui finit bien.

Cette fois-ci, c'est fini et bien fini. Harrison Ford a vieilli. Spielberg a des projets "plus sérieux" en tête (d'ailleurs, il renoncera finalement à tourner le cinquième opus). Lucas a vendu Lucasfilm à Disney (l'ennemi héréditaire !). Pourtant, la rumeur grandit... Un cinquième épisode est en cours de production, en cours de tournage, etc... Survient le covid qui, pour ce film comme pour d'autres, retarde beaucoup de choses... Le film est enfin annoncé pour le 28 juin 2023, après une avant-première mondiale à Cannes où Harrison Ford apparaît, certes vieilli mais toujours vif, aux bras de son épouse, la sympathique Calista Flockhart, alias l'excellente Ally Mc Beal, série culte (ah ! Barry White ! ceux qui n'ont pas vu la série ne comprendront rien à cette allusion) de la fin des Années 1990.

2023. Le Cadran de la Destinée. Encore un titre à coucher dehors mais qu'importe ! L'homme au chapeau est de retour ! Alors, régalez vous, les amateurs d'aventures improbables et de mythes archéologiques romanesques ! Les autres, ben, personne ne vous force à y aller... 


L'affiche mythique des Aventuriers de l'Arche perdue...




28 juin 2023 : Indiana Jones est de retour...


Bande-annonce officielle du Cadran de la Destinée :

https://www.youtube.com/watch?v=M6uLYf6O73g 


vendredi 2 juin 2023

Téléphone maison !

 Encore une belle affiche de film, une affiche mythique qui reprend un fameux tableau (mais je n'en dirai pas plus ! à vous de trouver l'original !... du côté de Rome peut-être, qui sait ?!)...  

E.T. l'Extra-Terrestre... Aujourd'hui, on a oublié... Les jeunes générations ne peuvent pas comprendre. Chaque année, trois ou quatre blockbusters, certains en 3D, pulvérisent les records de recettes (en même temps, avec la hausse constante du prix des places, même un nanar devient rentable !). Mais, en 1982, un film a tout écrasé sur son passage. Il a fallu attendre 1999 et Titanic de James Cameron pour que le petit extra-terrestre abandonné soit détrôné.

E.T. ! Quel choc visuel ! Et quel choc musical ! J'avais douze ans. C'était la première bande originale que j'achetais, sur cassette. Elle était signée John Williams, dont j'avais déjà, les deux années précédentes, apprécié les travaux sur L'Empire contre-attaque et Les Aventuriers de l'Arche perdue.

La musique de E.T. ! Je me la passais en boucle sans me lasser, pour le plus grand désespoir de la chatte de la famille, Joane, qui fuyait dès qu'elle entendait le thème où les méchants humains se lançaient à la poursuite du gentil petit-extra terrestre... Et, pendant ce temps-là, ma petite soeur, alors âgée de cinq ans, écoutait, elle aussi en boucle, l'histoire du film racontée sur un 45 t, avec son mange-disques... Le mange-disques ! Cette invention diabolique qui massacrait les vinyles ! Bien bien plus tard, quand j'ai récupéré mes affaires dans l'appartement familial aujourd'hui déserté, j'ai retrouvé la pochette (avec livret et photos !) de l'histoire du film. Bon, par contre, aucune trace du 45 t. Vaut peut-être mieux !

Après avoir écouté des heures durant la musique de John Williams, je prenais mon vélo et j'allais pédaler comme un malade sur les bords de l'Allier (nous habitions alors Moulins)... Et je croisais d'autres copains qui pédalaient eux aussi comme des malades. On savait, au premier coup d'oeil, qui était allé voir E.T. ! Pour l'anecdote, j'avais donné un nom à mon vélo : Tonton. Et j'avais même demandé (à personne en particulier ; à l'époque, je ne connaissais pas de notaire !) que, s'il m'arrivait malheur, on m'enterre avec mon vélo, comme jadis les grands guerriers avec leur armure !

Ah... C'était le bon temps, un temps d'insouciance et de rêve... Tout ça me fait penser au sublime film Stand by me, sorti en 1986... mais j'ai attendu février 2023 pour le découvrir à la télévision sur France  5. Ce film raconte l'expédition de quatre garçons d'une douzaine d'années, à la veille de la rentrée, à la veille de se séparer, certains pour le collège général et d'autres pour l'enseignement technique... Deux jours d'aventure dans la forêt aux environs de Castle Rock... Oui, Castle Rock ! Ce film est l'adaptation d'une (très longue) nouvelle de Stephen King : "Le Corps", parue dans le sublime recueil "Différentes saisons" (1982 : quatre nouvelles qui, à l'époque, étonnèrent le public, car elles n'avaient rien à voir avec l'horreur et le fantastique de ses précédentes oeuvres). Stand by me, ou les derniers moments d'enfance insouciante de quatre bons copains... Les acteurs du film, que ce soit ceux qui interprètent les jeunes (à part le pauvre River Phoenix, qui après avoir joué le jeune Indiana Jones dans La dernière Croisade, allait mourir d'overdose à 23 ans), ou leurs grands frères (Kiefer Sutherland en petite frappe est stupéfiant !) allaient tous ou presque se faire un nom dans l'univers du cinéma ou de la télévision... Quant au rôle de l'écrivain (le double à l'écran de Stephen King), il est tenu par l'un de mes acteurs favoris, qui fut jadis le chouchou de Steven Spielberg... Il s'agit bien sûr de Richard Dreyfuss, découvert dans American Graffiti de George Lucas (encore un film culte sur l'adolescence !) puis confirmé dans Les Dents de la Mer de Steven Spielberg et bien sûr personnage central de Rencontres du Troisième Type : on y revient !!! Les extra-terrestres ! Encore et toujours !

J'en reviens à E.T. ! (Mais Stephen King et les extra-terrestres, c'est une longue histoire : voir "Les Tomnyknockers" !...) Le temps a passé. Je ne l'ai pas encore revu. Par contre, l'autre jour, j'ai ré-écouté la B.O. que je n'avais pas écoutée depuis des décennies... Et quel choc ! Et surtout j'ai constaté que je me souvenais de chaque note ! Il faut dire que je m'étais bien auto-conditionné ! Cette bande originale est et restera lié à ma prime jeunesse, à ces longues balades à vélo, à ces rêveries en regardant les étoiles (je me souviens d'une séance de E.T. au cinéma plein-air du camping de Macinaggio, dans le Cap Corse : sur l'écran, les étoiles... et quand on levait la tête les étoiles aussi... c'était magique !).

On attend l'extra-terrestre. Patiemment. Fidèlement. Passionnément.

 


 

 


mercredi 31 mai 2023

Les deux scènes mythiques !...

 CE3K (le petit nom anglais de Rencontres du Troisième Type) ou comment communiquer grâce à la musique...

https://www.youtube.com/watch?v=N_wnrwXIeUQ

Quand, par delà l'espace et le temps, Mulder retrouve enfin sa soeur Samantha... Merci à Moby pour la musique ! Cette scène m'arrache systématiquement des larmes (faut dire que je suis un grand sensible quand il s'agit de fictions...)

https://www.youtube.com/watch?v=VXnAIgeVGt4 


Le credo de Fox Mulder

 


I want to believe.

Fox Mulder veut y croire. Il veut persuader Dana Scully d'y croire à son tour. Dana la scientifique, élevée dans la foi catholique et le rationalisme.

Oui, nous voulons y croire. CE3K (le petit nom anglais pour "Rencontres du Troisième Type") a ouvert la voie.

La vérité est ailleurs.

Le gouvernement nous ment ! (ça, ça ne change pas... quel que soit le pays, quelle que soit l'époque !!)

Restez éveillés...

J.-F. P.





Nous ne sommes pas seuls


 Mon affiche de film préférée. Simple et en même temps tellement efficace... Une route qui s'enfonce dans la nuit en direction des étoiles... C'est juste sublime ! Et mystique. Comme l'est le film de Steven Spielberg (son film le plus personnel) et comme l'est également la bande originale de John Williams. Sans compter les interprétations de Richard Dreyfuss et François Truffaut... Sublime et mystique.

mardi 30 mai 2023

In memoriam JLM

 

Mardi 30 mai 2023. Ce matin auront lieu les obsèques religieuses du chanteur-poète Jean-Louis Murat en la basilique Notre-Dame d'Orcival. Elles seront suivies de son enterrement à La Bourboule, près du village qui lui a donné son nom d'artiste : Murat-Le-Quaire.

Qu'il repose en paix.

Regrets : https://www.youtube.com/watch?v=YEl4N9QAbgo&lc=Ugz6qPr68QKRB_QMjIt4AaABAg

Col de la Croix-Morand : https://www.youtube.com/watch?v=UTzUKbu4a08

Au Mont Sans-Souci : https://www.youtube.com/watch?v=ys1_D2sy8bY

https://www.jlmurat.com/ 

 

Bonne journée à toutes et tous.

Pas d'autre message à suivre (en espérant qu'ils vont arrêter de mourir, les artistes qu'on aime !).

J.-F. Pérès

 

Basilique Notre-Dame d'Orcival

 

 

 

 

vendredi 26 mai 2023

Un an déjà...

 Dans la liste de nos chers disparus... Outre Tina Turner et Jean-Louis Murat partis cette semaine, il y a le grand, l'immense Ryuichi Sakamoto, musicien-compositeur-acteur, qui nous a quittés au printemps 2023 (c'est mon ami Fred Thé qui me l'a appris il y a deux semaines). Et puis, il y a un an aujourd'hui, disparaissait Andrew Fletcher.

Il était le coeur et peut-être l'âme de Depeche Mode. Et, pourtant, il n'a jamais écrit une seule chanson et disait de lui-même qu'il était un musicien moyen. Il était camarade d'école de Martin Gore. Avec Vince Clarke, ils ont fondé Composition of Sound. Ils cherchaient un chanteur, ils ont trouvé Dave Gahan, qui reprenait "Heroes" de Bowie dans un pub. Gahan trouvera le nom Depeche Mode, à cause de la revue française de mode, qu'ils traduisent improprement par "Fast Fashion". La suite appartient à l'histoire...

Fletcher sut garder un cap pour le groupe. Après le départ de Vince Clarke dès le premier album, on s'attendait au pire. Mais le groupe a continué et Martin Gore s'est mis à composer (pour notre plus grand bonheur !). Alan Wilder (ce génial musicien et compositeur, amateur autant de pop que d'électro et de classique, au point de reprendre Beethoven sur une face B !) n'allait pas tarder à rejoindre le groupe, avant que de le quitter dans les Années 1990, les "années noires", quand Dave Gahan passait plus de temps à se droguer qu'à chanter.

Fletcher, c'était quelque part l'unité du groupe. Dans les Années 2000, c'est lui qui a su maintenir la cohésion entre un Martin Gore très directif et un Dave Gahan revenu de l'enfer et qui voulait lui aussi se lancer dans la composition de chansons. Et puis Fletcher était resté attaché à son Angleterre natale (il fut un opposant déclaré au Brexit), à la différence de Gore et Gahan partis vivre aux States. Il vivait simplement. Il est parti brusquement, âgé d'à peine soixante ans...

RIP.


 

Parce qu'il faut garder le sourire...

Parce qu'il faut continuer à sourire. Envers et contre tout.

https://www.youtube.com/watch?v=SJUhlRoBL8M 

Je rappelle le contexte de cette chanson : c'est la fin du film ["La Vie de Brian" des Monty Python, délirante caricature de la vie du Christ], tout le monde est crucifié, bref, c'est l'horreur... On ne va quand même pas se laisser aller ! Cette chanson, originellement interdite par l'Eglise anglicane, est devenue number one des airs choisis pour des obsèques Outre-Manche... Ils sont trop forts, ces Anglais !

Bonne fête de Pentecôte à toutes et tous !

Prenez soin de vous !

J.-F.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Always_Look_on_the_Bright_Side_of_Life 

 

Soudain...

Quand des artistes que l'on aimait parfois depuis des années voire des décennies nous quittent, on se sent perdus, désorientés. Heureusement, il nous reste leurs oeuvres et leur souvenir... Les années passant, les disparus sont plus nombreux... forcément...

Tous ces disparus vont nous hanter longtemps... longtemps... Je repense au film "Tous les matins du monde" où l'on voit Sainte-Colombe communier avec sa femme disparue... C'est bouleversant... Je repense à une chanson d'Etienne Daho : SOUDAIN.

https://www.youtube.com/watch?v=SDDAzbL0fhc

Tous les espoirs me sont permis puisque je suis en vie.

Cette chanson, peu connue, simple et bouleversante, m'a accompagné depuis des années et m'a aidé à passer certains moments très difficiles, certaines nuits où j'étais seul et totalement perdu. Merci, Etienne. Tu m'as probablement sauvé la vie à ce moment là...

Du coup, je repense à une autre chanson d'Etienne, de la même période et dans la même veine : LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE...

 https://www.youtube.com/watch?v=ESy_JHrT-d4

 Sache que du berceau à la tombe c'est dur pour tout le monde.

Le poète-chanteur nous a quittés...

Le poète-chanteur Jean-Louis Murat nous a quittés hier. Il nous laisse orphelins, sans voix, stupéfaits. Il avait 71 ans. On ne doit pas partir à 71 ans. Il avait encore tant à partager avec nous. 

J'ai eu la chance de le voir deux fois en concert, les deux fois avec Valérie, qui m'a initié à son oeuvre. La première fois, c'était à Guéret en 2015, un super souvenir, on a même eu l'occasion, après le concert, d'échanger quelques mots avec lui... Malheureusement, ce soir là, c'était le 13 novembre 2015. Forcément, l'après-concert fut quelque peu terni. Nous l'avons revu en décembre 2022 à Montluçon, dans une petite salle pas bien géniale. Bon, il y avait un côté intimiste, certes, mais c'était tristounet. On n'était pas bien nombreux, il ne faisait pas très très chaud et, je me répète, la salle, c'était vraiment pas ma came. Mais, bon, finalement, la magie a fini par se mettre en place... Hélas, au moment des rappels, il y a eu des bugs électriques et JLM et ses musiciens ont abrégé la fin du concert. Dommage.

Et, hier, un collègue me dit, alors que nous ne sommes pas encore remis de la mort de Tina Turner (partie faire un boeuf avec Bowie au paradis), "Il y a quelqu'un d'autre qui est mort". Je m'attends à un second rôle dans un James Bond (mon collègue et moi partageons une passion pour Mister 007). Pas du tout. "Jean-Louis Murat est mort". Non. Ce n'est juste pas possible. Et, pourtant, si. 71 ans. Vie saine. Au grand air. Et, brusquement, c'est fini.

Aujourd'hui, ironie (?), sort la compilation de ses succès, un "Best of", que je vais courir acheter pour pouvoir écouter quelques-unes de ses chansons (je n'ai pas de disque de lui, c'est Valérie, la spécialiste !)...

Repose en paix, Jean-Louis, entre Auvergne et States, et merci pour toutes ces émotions musicales et poétiques.



JLM à Montluçon en décembre 2022


On vit une époque moderne


 Pour pouvoir briller dans les dîners en ville, il faut impérativement connaître les nouvelles tendances ! [Merci à la chanteuse Angèle - et non Adèle ! - pour nous avoir aidé à y voir plus clair...]

Mais vous avez raison, inspecteur !


 Et merci pour toutes ces siestes, Derrick !

jeudi 25 mai 2023

La Grande Dame nous a quittés

 Une Grande Dame nous a quittés.

Pour lui rendre hommage, poussons le volume à fond !

https://www.youtube.com/watch?v=Gcm-tOGiva0

Elle s'appelait Turner. Tina Turner.

 https://www.youtube.com/watch?v=4hGQ97tCTOs

 (Merci à Bono et The Edge pour cette chanson !)

Les plus grands ont composé pour elle, comme Mark Knopfler, de Dire Straits :

https://www.youtube.com/watch?v=d4QnalIHlVc

Au Ciel, elle va pouvoir reformer son duo avec David Bowie :

https://www.youtube.com/watch?v=Of1HV4b0ccg 

God bless them.

lundi 2 novembre 2020

Le retour de la revanche du confinement

 Bon, alors, finalement, on est confiné ou on ne l'est pas ? C'est vrai, on ne sait plus trop. Les magasins essentiels sont ouverts. Pour les non essentiels, c'est une autre histoire. Bizarre de s'entendre dire : "Désolé mais vous êtes non essentiels ! Fermez la (la boutique) !" 

Ensuite, autre indice qu'on est confiné, c'est qu'on est bloqué chez soi. Que nenni. Cette fois-ci, moi, je bosse... et en présentiel, je précise... présentiel ! voilà que je cause comme nos chefs ! oups ! désolé ! Vous allez me dire que mon cas particulier est bien particulier. Mais non ! Nous sommes légion, plus du million... plusieurs millions même, entre tous les profs, tous les élèves, tous les personnels techniques et de secrétariat travaillant dans les écoles, collèges, lycées. Comprenez : pour que les gens bossent et rattrapent le confinement de mars-avril, il faut que "les écoles" soient ouvertes. 

Bref, tout ça fait un drôle de confinement où il y a presque plus de monde dans la rue qu'une semaine ordinaire. Et puis, on a ce fameux "inventaire à la Prévert" des commerces essentiels. On a aussi les commerces essentiels le dimanche et devenant qu'accessoires le lundi : les fleuristes !

Et la messe ? On a le droit d'aller dans les églises (ou les autres édifices religieux) pour prier (par contre, il faut trouver quel motif cocher sur la désormais mythique "attestation de déplacement dérogatoire") mais pas pour participer à la messe... Quoi que là aussi on a eu droit à un jeu de nuances ! Messes autorisées pour la Toussaint et (peut-être) pour le Jour des Morts (soit le 2 novembre pour ceux qui n'auraient pas suivi) mais interdites par la suite... Va comprendre, Charles !

Tout ça prêterait à rire et prête à rire... Ne soyons pas difficiles : en ces temps compliqués, quelques sourires face à notre gouvernement qui ne sait plus quoi inventer pour "s'en sortir", c'est bienvenu. Malheureusement, il y a le nombre de morts et de victimes du covid (et non de la ! c'est UN méchant virus ! pas une vilaine bactérie !) qui ne cesse d'augmenter... Ce n'est pas le moment de tomber malade, du covid ou d'autre chose d'ailleurs... Accrochez vous ! Les hôpitaux affichent complet pour les semaines à venir !!

Bon, si je ne suis pas confiné, je suis quand partiellement victime du confinement : plus de salle de sport (le ventre et les kilos pris au printemps ne sont pas prêts de repartir à ce rythme !) et plus de petit resto pour les jours où j'ai envie de m'échapper du lycée ! Par ailleurs, plus de messe (je l'ai écrit plus haut). Ce n'est pas que je sois un ultra pratiquant mais, quand même, j'aime y aller à l'occasion, notamment chez les soeurs oblates du Coeur de Jésus. J'aime y aller et j'aime aussi, tout simplement, l'idée de pouvoir y aller. Me dire, "au dernier moment", tiens, je vais aller prier en communion avec mes frères et soeurs, prier pour ce monde qui en a tant besoin.

Je passerai vite sur le reste de "l'actualité"... L'assassinat lâche et barbare d'un prof d'histoire m'a retourné. M...e ! On parle de caricatures ! Des dessins ! Si vous les trouvez nulles, ou vulgaires, ou provocantes, ou je ne sais quoi, vous ne les regardez pas ! Perso, j'ai jamais lu "Charlie Hebdo", à part suite à l'attentat de 2015. Par contre, depuis toujours, je pratique "Le Canard Enchaîné" dont j'apprécie notamment les caricatures. Enfin, bon, un homme est mort, laissant un petit orphelin et un pays entier dans l'effroi. 

Moins de deux semaines plus tard, c'est l'attentat de Nice. Le massacre d'un sacristain et de deux fidèles, venus prier un matin d'octobre... Il se trouve que je connaissais un peu la basilique de Nice (mon père est niçois) ainsi que le quartier où elle est située, quartier si commerçant et animé, toujours plein de vie. Je m'y rendais avec ma chère grand-mère (en fait, je l'abandonnais dans le bar à côté de Notre-Dame pendant que j'allais à la fnac faire le plein de CD...). 

Actualité internationale... Trump ou Biden ? Cauchemar ou (petit) espoir ?

Bref, l'actualité est plus que morose. Je finirai en citant une chanson de Stephan Eicher : aujourd'hui, je voudrais "déjeuner en paix", sans toutes ces actualités, sans attestation dérogatoire pour aller prendre l'air... Je crois qu'il faudra attendre encore quelques mois...

Fait chaud sous ce masque !

lundi 12 octobre 2020

La citation de la semaine...

 Allez, reprenons la bonne vieille habitude de la citation de la semaine (ou du mois ou du millénaire)...

« S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu’elle ne pratique pas l’humour noir, elle, la mort ? »

— Pierre Desproges, Les réquisitoires du tribunal des flagrants délires - Tome I

mercredi 16 septembre 2020

Un mercredi de septembre

 Et encore un mercredi, longue journée morne où je n'ai absolument rien à faire au boulot. Je m'ennuie... c'est peu de le dire ! Aucun travail, rien, rien, rien. Et à qui confier cette peur de ce vide qui m'assaille ? Je me vois mal dire à quelqu'un "j'en ai marre d'être payé à ne rien faire". Et pourtant c'est bien ce que je ressens. Ajoutons le bonheur du masque obligatoire et vous avez un tableau de moi-même, obèse de cinquante ans (ah ! on est loin de 2018), qui erre seul dans mon CDI en espérant que du travail va me tomber du ciel. En attendant, je tue le temps en regardant un peu FB et google actus. Mais c'est vite, très vite, lassant. Des collègues me suggéraient de lire. Pourquoi pas ? Mais je m'y refuse : je ne suis pas payé pour ça. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi je suis payé.

J'arrête de râler, j'arrête cette "introspection". Je vais essayer de trouver quelque chose à faire pour tuer le temps... A suivre.

mercredi 9 septembre 2020

Sortez masqués !


 

Ennui et peur du vide

 

Je m’ennuie et mon ennui me terrorise. Mais que faire ? L’introspection, j’ai déjà donné. J’aimerais avoir du travail à faire pour ne pas me retrouver des heures entières devant un écran d’ordinateur désespérément vide. J’ai peur du vide, du temps vide, de ma vie vide.

Aidez moi, mon Dieu, à donner un sens à ma vie. A combattre ce vide enivrant et obscène.


vendredi 4 septembre 2020

Un silence assourdissant

 J'ai décidé de me taire. Ah ! Enfin ! Le pire, c'est que tout le monde s'en fout. Qui passe encore jeter un coup d'oeil à ce blog ?! Maintenant, les gens vont sur "les réseaux sociaux" où le moins que l'on puisse dire est que la bienveillance est rarement de mise.

Non, sérieusement, après des mois, voire des années, un peu "compliqués" (deux passages aux urgences en quatre mois l'an dernier, dont l'un se finissant par un séjour d'une petite semaine en H.P.), j'ai envie de me taire et d'écouter les autres. J'en ai assez de l'auto-évaluation, des retours en arrière, de l'analyse du passé. En termes plus fleuris, je ne veux plus remuer la merde... Eh oui, c'est fleuri : je vous avais prévenu(e)s !

Au cours de ces années qui m'ont vu reprendre progressivement du poids et aussi me "suicider socialement", au moins jusqu'à un certain point, j'ai passé mon temps à tenter de comprendre "pourquoi". Maintenant, je jette l'éponge. Je me contenterai désormais de (sur) vivre.

J'avoue être fatigué et choqué de ces mois où j'ai perdu la plupart de mes amis ainsi que mes illusions sans oublier mes habitudes (addiction aux anxiolitiques...). Moi qui étais (re) devenu un "grand sportif" , je peux désormais à peine me mouvoir tellement je suis (re) devenu gros et gras. C'est triste. C'est la vie. Je ne vais pas me lamenter sur moi.

J'ai décidé de me taire.


mardi 7 janvier 2020

Une bonne et heureuse année twenty twenty !

A toutes et tous une bonne et heureuse année 2020 ! Et une bonne décennie ! Sans oublier la santé !

Je profite de l'occasion de vous faire suivre une bénédiction irlandaise transmise par mon ancien prof de grec :

Que la route s'ouvre à ton approche.
Que le vent souffle toujours dans ton dos.
Que le soleil inonde et réchauffe ton visage.
Que la pluie ruisselle dans ton champ et abreuve doucement ton jardin.
Que, jusqu'à notre prochaine rencontre, Dieu te garde dans le creux de sa main !