jeudi 29 juin 2006

Halte au défaitisme !...

Voilà. C’est fait. L’équipe de France de football (je précise car il y a aussi les rugbymen… j’en parle plus loin) est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du Monde, au terme d’un brillant match contre l’Espagne… 3 à 1… et un but magique de Zidane… C’est ce qui s’appelle l’art et la manière. Une équipe qu’on disait vieillissante voire inexistante s’est révélée… Enfin !! Et quel bonheur !! Après trois semaines où le sport national était de descendre en flèche les Bleus… Toutes ces personnes qui avaient jadis porté Zidane aux nues et qui parlaient avec mépris du pré-retraité qui peine à finir un match… Toutes ces personnes qui avaient oublié qu’elles avaient réclamé le retour de Zidane il y a un an pour qualifier cette équipe de France et lui permettre, aujourd’hui, de continuer l’aventure. Et le cas Domenech… Personnellement, je suis pas fana de foot, je ne m’y connais pas assez, et j’ai trouvé Domenech un peu obtus dans ses choix… Mais je me souviens de 1998, de la campagne odieuse contre Jacquet jusqu’au premier match du Mondial… Et j’étais très gêné ces dernières semaines en entendant des soi-disant grands connaisseurs du foot démolir Domenech. Attendez, les gars… Les matchs de préparation, comme leur nom l’indique, ce n’est pas la compétition. Quant aux matchs du premier tour, on sait très bien que l’équipe de France de football (mais on remarque les mêmes « travers » en rugby) est moyenne face à des équipes moyennes, elle ne se transcende que face à des équipes du même niveau voire supérieures… C’est un trait bien français… Le foot est un bon révélateur : nous adorons critiquer ce que nous avons encensé, jouer les défaitistes et nous ne sommes bons que quand on dit qu’on n’est plus bons à rien… Décidément, c’est ça, la France ! Vendredi soir, il se trouve que lors du match France-Togo, j’étais au restaurant… J’ai entendu des propos odieux voire racistes à l’égard de Zidane, les propos de comptoir qui m’ont choqué, de la part de personnes qui avaient certainement crié « Zizou ! » il y a quelques années. Et, au fond de moi, je me disais : pourvu que les bleus soient qualifiés, qu’ils battent l’Espagne et que Zidane marque un but… Tout est accompli ! De même que j’avais été content que Ronaldo marque des buts, lui qu’on a dit vieillissant, bedonnant ; de même, je suis très content pour Zidane, vilipendé par la presse espagnole, lui qui a tant fait pour le foot ibérique… A propos de l’Espagne, comme ils étaient choquants les sifflets sur La Marseillaise avant le match ; comme ils étaient écoeurants les propos racistes de l’entraîneur espagnol… Quand on ne respecte pas l’adversaire on s’expose à de sérieuses déconvenues…

Voilà. C’est fait. Quart de finale contre le Brésil. Comme en 1986. On va gagner ? On va perdre ? On verra bien ! Personnellement, je rêve d’une victoire des Bleus… Déjà, hier soir, même dans ma petite ville de province, il y a eu un grand nombre de personnes qui se sont retrouvées sur la Place d’Allier pour partager un moment d’euphorie et se souvenir d’un été 1998 qui fut magique… J’ai revu des gens sourire, chanter et parler entre eux… Alors je rêve d’un samedi soir, d’un 1er juillet mémorable… A suivre !! En tout cas, comme c’est bon d’entendre à nouveau des gens parler positivement de quelque chose. Alors, c’est vrai, ce n’est que du football… Je l’ai déjà écrit sur ce blog. C’est superficiel, et alors ? La plupart des petites joies de notre vie ne sont-elles pas superficielles ?!… Un bon ciné, un resto entre amis, une balade en forêt, un match de foot haletant… Le superficiel, c’est ce qui permet, bien souvent, de supporter le quotidien…

Le rugby maintenant. Déjà, samedi, en Afrique du Sud, au Cap, le XV de France a brillamment battu l’Afrique du Sud 36 à 26, mettant fin à une longue période d’invincibilité des Springboks à domicile. Là aussi, l’art et la manière. Quatre essais à un. La saison du XV de France, si difficilement entamée dans ce tournoi, s’achève justement par un tournoi finalement réussi (mais dans la douleur) et une victoire face à un des trois géants du Sud quand les autres équipes de l’Hémisphère Nord ont toutes échoué… Dimanche après-midi à Clermont maintenant… La finale de la Coupe du Monde des moins de 21 ans… Le stade Marcel Michelin était plein à craquer… 15 000 spectateurs déchaînés et enthousiastes, les habitués de l’ASM, des gens venus d’un peu partout et les joueurs ayant participé au tournoi se mêlant au public… On croisait des Fidjiens, des Argentins, des Gallois, etc… Géniale ambiance ! En ouverture, à 16 h, la petite finale, entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Tout d’abord, le fabuleux haka des Blacks… Un moment magique et très très impressionnant !! Puis un match complètement débridé… conclu par une belle victoire des Néo-Zélandais 39 à 36. A 18 h, le grand match : la finale France – Afrique du Sud (encore…)… La Marseillaise dans le Michelin… Un vrai moment d’émotion… Et les olas s’emparant du stade…. Que du bonheur, je vous dis !! Au terme d’un match bien plus serré à cause de l’enjeu, victoire des Bleuets 24 à 13… Et l’on pouvait entonner le fameux refrain « on est les champions !! »… Remise du trophée à la prometteuse équipe et à son entraîneur, le fabuleux Emile N’Tamack… Et la joie de voir Jean-Claude Skréla, ancien entraîneur du XV de France (celui-là qui avait réalisé cette sublime demi-finale contre la Nouvelle-Zélande lors de la Coupe du Monde 1999… à l’époque, Skréla et les Bleus avaient été critiqués, et même sifflés, et tout le monde pronostiquait une large défaite face aux Blacks… ce fut l’un des plus grands matchs de l’équipe de France et sa plus large victoire face aux All Blacks… c’est marrant… cette anecdote me rappelle quelque chose !!), embrasser chaleureusement les espoirs du rugby tricolore de demain… Au-delà de la victoire des Bleus, cette Coupe du Monde de Rugby des – 21 fut une vraie réussite pour l’Auvergne et le Bourbonnais, un beau moment de sport et de rencontres entre personnes de pays parfois lointains… De même que la Coupe du Monde de Football est chaque fois l’occasion de voir des gens du bout du monde proposer un autre jeu et venir avec leurs traditions et leur façon de voir les choses…

Et voilà. Mon (probablement) dernier article sur ce blog avant deux mois pour cause d’absence d’internet à la maison et de vacances scolaires (ah ! ces enseignants !) aura été essentiellement consacré à l’actualité sportive. Je m’en excuse auprès des lecteurs pas vraiment fanas de ces types en short qui courent après une baballe pendant que d’autres les regardent en buvant de la bière… A la rentrée, j’aurai bien le temps de vous reparler de théâtre et de « Inspecteur Grey »… Nous jouerons la pièce les 24 et 26 octobre au théâtre de Moulins… J’aurai l’occasion de reparler de cinéma, de théologie, de mes dernières lectures… C’est le temps des vacances. Le temps de l’été. J’espère qu’il sera doux et parfumé… Je vous le souhaite à toutes et tous merveilleux, riche de rencontres et d’échanges…

Je terminerai par le refrain d’une de mes chansons préférées : « On dirait le Sud… Le temps dure longtemps, et la vie sûrement plus d’un million d’années, et toujours en été… » (Nino Ferrer)

Personnellement, car je pense aussi à moi, puissé-je rencontrer l’amour sous un ciel parfumé au cœur d’un éternel été… Mais ceci est une autre histoire.

A suivre.

(Rappel : mon e-mail… cdiluri@voila.fr ) (j'aurai, pendant cet été, l'occasion de consulter mes mails dans un "cyber bouiboui"...)

jeudi 22 juin 2006

"Crac ! Boum ! U !" is dead !!

Avant de parler un peu de la (ou plutôt des...) Coupe du Monde, un mot à propos d'une nouvelle qui m'a beaucoup attristé... Jacques Lanzmann est mort... L'auteur de nombreuses chansons de l'inénarrable Jacques Dutronc s'est éteint hier... le 21 juin, le jour de la Fête de la Musique... Lanzmann était également journaliste, écrivain, etc... une vie bien remplie, riche en rencontres, en expériences, en passions, en talents... Aujourd'hui, je retiendrai une chanson en particulier, "Les Playboys", chanson sur laquelle j'ai tant dansé à la fin des années 1980 (à l'époque on avait eu, comme régulièrement, un "revival" des Sixties). J'adorais ce texte... "Moi, j'ai un piège à filles, un piège d'amour, un joujou extra qui fait Crac ! Boum ! U !... Les filles en tombent à mes genoux..." Du coup, j'avais intitulé le journal des Inqualifiables Associés, juste avant la naissance officielle de la Néo-Décadence (voir dans les archives de ce blog) "Crac ! Boum ! U !"... Certains d'entre vous se souviennent de ces temps héroïques... Voilà. Crac ! Boum ! U ! C'est fini... Dans toutes ses superbes chansons qui m'ont marqué, je retiendrai aussi évidemment le sublime "Il est cinq heures, Paris s'éveille", l'une des plus belles chansons écrites sur la Capitale, ainsi que "Le Petit Jardin", la plus belle des chansons écolos (avec "La Maison près de la Fontaine" de Nino Ferrer... of course !).

Voilà. Le 21 juin est passé. La fête de la merguez et de la viande soûle est passée... Je suis cruel avec cette brave Fête de la Musique, mais j'avoue que n'aimant pas trop la foule c'est pas mon attraction favorite. En plus, par principe de contradiction, les fêtes obligatoires, ça me fatigue un peu. N'empêche, hier soir, petit tour dans Moulins... Perso, j'ai pas trop trouvé mon bonheur musical mais j'étais tellement content pour les jeunes de 15 à 25 ans qui trainaient de groupe en groupe, de bar en bar, entre copains et copines, histoires de coeur et délires musicaux... J'étais content pour eux. Life goes on... Moi, mon bonheur, je l'ai eu hier après-midi... A suivre plus bas.

En tout cas, ces derniers jours étaient bien remplis et les deux semaines à venir le sont également... Entre les matchs de foot à la T.V. le soir, les réunions de fin d'année des associations dont je fais partie (Fête du Livre, Gym Détente à Deux Chaises - même si c'est la dernière fois que je vais les voir, pour cause de déménagement -, le groupe biblique qu'animent mon père et Fabienne), les répétitions de "Inspecteur Grey" (ça commence à prendre forme !), le rangement des bouquins au collège, l'anniversaire cause d'une fête monstrueuse chez Fred Thé la semaine dernière (trois jours pour m'en remettre !!), et la Coupe du Monde de Rugby... C'est fou ! J'arrête pas !

Oui, oui, vous avez bien lu : la Coupe du Monde de Rugby... Au milieu d'un univers de foot (que je suis d'ailleurs mais je laisse le soin des commentaires à Mister Johan : voir sur son blog... http://friendsoukaamelott.over-blog.com/ même s'il semble pas forcément très à jour), il y a la Coupe du Monde de Rugby des - 21 ans en Auvergne. Les moins de 21 ans, c'est l'antichambre de l'équipe première... Et l'an prochain, c'est la "grande" Coupe du Monde de Rugby, en France d'ailleurs... Bref, une compétition très intéressante d'autant plus que les - 21 ans sont particulièrement motivés et c'est la promesse d'un jeu développé et dynamique. L'organisation de cette compétition ? Douze équipes participantes (les Six Nations du Nord, les Trois du Sud, plus Argentine, Fidji et Géorgie). Une première phase forme championnat éclaté en quatre poules. Puis classement général. Les quatre premiers jouent les demi finales. 5 à 8 jouent "leurs" demi finales, idem pour 9 à 12. La France est arrivée deuxième... J'y reviens plus loin.

Hier, à Vichy, avaient lieu les demi finales pour les équipes arrivées 5ème à 8ème. Grâce à Maëva, j'ai pu avoir une place pour les deux affiches... Je ne la remercierai jamais assez !! Au programme, à 15 h, Irlande - Argentine. A 17 h, Angleterre - Galles. La première rencontre vit des Irlandais, soutenus par pas mal de supporters ayant fait le déplacement, battre assez facilement l'Argentine 42 à 20, au terme d'un match plaisant. La deuxième rencontre vit la victoire finale et méritée de l'Angleterre après une première mi-temps marquée par une essai gallois obtenu très rapidement puis un jeu plus lent mais bien viril (viril mais correct !!). En tout cas, deux belles rencontres, d'un bon standing. La joie d'assister aux hymnes... Et j'avoue, même si je suis pas vraiment fana du XV de la Rose (loin de là ! sauf pour leur maillot si joli à mon goût), avoir été ému par le "God save the Queen". Et puis du beau rugby et une ambiance très sympa, plutôt scolaire lors du premier match (15 h un mercredi ...) et nettement plus agitée lors de la deuxième rencontre, avec les fans de la Rose et ceux des Diables rouges se chambrant gentiment, avant la belle haie d'honneur réciproque des Anglais et des Gallois, et l'image de tous les joueurs gallois restant de longues minutes au milieu du terrain, unis dans la défaite et dignes. Très beau. On aimerait tant voir ça au foot...

Pendant ce temps-là, à Clermont, lors des "grandes" demi finales, l'Afrique du Sud battait brillamment la Nouvelle Zélande 40 à 23 après avoir été menée en première mi-temps. Quant à la France, elle battait, brillamment également, l'Australie 32 à 17. La France retrouvera donc pour la finale, dimanche à Clermont, l'Afrique du Sud... Les Bleus face aux Boks, le lendemain d'Afrique du Sud-France (cette fois-ci les équipes premières). Une bien belle affiche ! Et j'y serai. Et, deux heures auparavant, ce sera la petite finale, Nouvelle-Zélande - Australie (avec le haka !!!). Je suis heureux, je vais pouvoir voir mes trois équipes préférées : la France, les Springboks, les All Blacks !!! Et j'espère que les Bleus seront champions du monde dimanche... Parce que pour les Bleus du ballon rond, c'est pas folichon en ce moment, le moins qu'on puisse en dire... (Pour plus d'infos sur la Coupe du Monde de Rugby des - 21 ans allez sur le site officiel : http://www.irbu21.com/FR/Home/home.htm )

Voilà pour les dernières news... Des semaines bien remplies... D'ici trois semaines, ce sera plus calme, l'occasion de reprendre plus intensément les footings, de bouquiner, de retourner au cinéma, d'aller peut-être faire un tour à Clermont, à Mâcon et à Paris (d'y aller avec les élèves en mai m'a donné envie d'y retourner !!!), et plus sûrement d'aller me balader dans mon cher Bourbonnais, notamment en Forêt de Tronçais... D'ici trois semaines également, plus d'internet pendant un bon moment donc plus de blog mais on n'en est pas encore là.
En attendant : Voilà l'été ! Voilà l'été ! C'est pas ma saison préférée : je préfère le printemps ou le début de l'automne (l'été indien !!) mais, bon, je vais pas bouder mon plaisir... quoique en ce moment le temps est mitigé... Jamais content !!! Le fond de l'air est frais ! Laïho ! Laïho !..." Ce message aura débuté et pris fin avec des airs de Dutronc, lui qui chanta tant et tant de chansons de Jacques Lanzmann.

jeudi 15 juin 2006

La Coupe du Monde : c'est parti !

La Coupe du Monde de Football est enfin partie ! Et c'est bientôt déjà fini... Eh oui, faut en profiter tant que c'est là. Bien sûr, officiellement, la Coupe du Monde, c'est jusqu'au 9 juillet mais les matchs surprenants, ceux qui sentent l'exotisme, les affiches improbables (comme Trinidad et Tobago ou la Serbie-Monténégro, équipe d'un pays qui n'existe déjà plus...), celles qui font le charme du premier tour, toutes ces affiches, justement, disparaissent à la fin du premier tour... Nous sommes en plein dans la meilleure période de la Coupe... Une "journée" a été jouée, la deuxième commence juste et tout est encore possible. Des petites équipes sont en embuscade, des grandes équipes sont à la peine, les favoris sont décevants, ceux dont on n'espérait rien deviennent surprenants... Et puis, c'est le grand folklore de la Coupe... 32 pays présents, représentants de tous les Continents, de toutes les cultures, sans compter les fans venus d'autres pays pour assister à la Coupe malgré l'absence de leur équipe... Une espèce de frisson en pensant qu'on est peut-être cinq cents millions à regarder le même match en même temps...
D'aucuns ergoteront sur les "jeux du cirque" (en moins dangereux : on ne met pas les perdants à mort... heureusement pour les Bleus !!), d'autres sur l'opium du peuple (oubliant par là que le vrai opium du peuple, c'est la T.V. et que le foot ne rassemble pas tout le peuple et qu'il rassemble bien au-delà du peuple), sur le ton légèrement méprisant de nos amis sociologues... Bien sûr, ce n'est qu'un jeu, et certains protestent de voir les écrans de T.V. envahis par ce football... ce qui est faux... il n'y a jamais qu'une chaîne à la fois qui diffuse le foot et ce n'est que quelques soirs tous les quatre ans... En plus, ce soir, scandale, aucune chaîne en clair ne diffuse Suède - Paraguay : une honte !!! Oui, ce n'est qu'un jeu, et alors ? Il n'y a bien qu'en France où le football (et le sport en général) soit si méprisé. Je plaide coupable. Je fais partie d'une famille où le sport n'existait pas. Regarder un match, c'était pour les débiles. Les gens bien ne perdent pas leur temps devant de telles futilités. Le peuple ?... Bah ! En tout cas, pour les amateurs du ballon rond, je vous invite à faire un tout du côté du blog de Johan qui s'amuse au commentaire de matchs... et se débrouille plutôt pas mal : http://friendsoukaamelott.over-blog.com/
L'ultime argument des snobs qui méprisent les imbéciles amateurs du football sera : on préfère le rugby, un vrai sport, lui... Moi-même (qui ne suis qu'un pauvre néophyte qui ne connaît pas grand-chose à quoi que ce soit), je préfère le rugby, je trouve qu'il y a plus d'actions et j'aime ce sport de combat, mais je ne méprise pas les amateurs d'un autre sport. D'ailleurs, le foot est un sport fluide, simple, magique, parfois de très mauvaise foi (ah ! les hors jeu !...), et c'est pour celà qu'il est universel. Le rugby, sport rugueux, se cantonne, pour des raisons historiques parfois obscures, à certaines régions du monde. D'ailleurs, l'histoire des sports, la formation des règles, la diffusion et l'implantation actuelle, sont des sujets bien passionnants et surprenants... Le cricket, sport numéro un en Inde, le rugby sport roi aux Fidji, le foot qui aux Etats-Unis est synonyme d'une variante particulièrement bizarre du rugby, le tennis et son décompte si étrange de points, le hand et le basket inventés par des sportifs mis au repos forcé en hiver, etc... etc... jusqu'à la longueur d'un marathon dûe à une fameuse bataille de l'Antiquité...
Le rugby, parlons-en... Samedi soir, grande finale qui vit, si l'on ne le savait pas encore, la fin d'une époque, la fin d'un certain Toulouse, au profit de Biarritz qui sut offrir en deuxième mi temps un jeu ouvert voire débridé (après une demi-finale tellement cadenassée et ennuyeuse). Toulouse reviendra, je ne me fais pas de soucis. Je vous renvoie au commentaire de Poitrenette, forcément déçue (son blog : http://poitrenette.skyblog.com/ ) Les grandes victoires se nourrissent des grandes désillusions (c'est beau, non ?). Bientôt, l'équipe de France sera en tournée... D'ici là, il y a la Coupe du Monde de Rugby des - 21 ans qui se joue en Auvergne depuis la semaine dernière. Pour le moment, la France mène bien sa barque et la Coupe est une vraie réussite avec des stades pleins. Comme je l'ai déjà écrit précédemment, j'ai une place pour les petite et grande finales et je suis impatient d'être au "Michelin" le dimanche 25 juin après-midi !! A propos de cette Coupe du Monde des - 21 ans, je vous renvoie au site officiel : http://www.irbu21.com/
On dira aussi que le sport est un moyen pour les politiques d'étourdir le peuple, style "du pain et des jeux" mais, d'abord, le peuple (dont nous faisons partie) n'est pas si bête, ensuite les politiques ne sont pas si intelligents. Qui dirige le monde ? Ce sont les grandes entreprises, pas les politiciens qui ne sont que des marionnettes (voir la superbe affiche du film "Le Parrain" et qui résume tant de choses...). On peut s'intéresser à la fois au football (et/ou au rugby) et à la vie du monde de même que a contrario on peut être tès intelligent, très cultivé et ne s'intéresser qu'à sa petite personne. "Un esprit sain dans un corps sain"... Aimer le sport, aimer la culture, aimer la vie, tout cela est lié... Keating, le prof fabuleux du "Cercle des Poètes disparus", outre la poésie, apprenait le football à ses élèves...
Allez, bonne Coupe du Monde pour les amateurs, et pour les autres bon mois de juin ! Et pour tout le monde bonjour chez vous !!

jeudi 8 juin 2006

Le Raid des Colettes






Les quelques photos ci-dessus (dont la dernière montre mon état de décrépitude à la fin de la journée d'hier...) illustrent en quelques clichés le raid à la Forêt des Colettes (située dans le Val de Sioule au sud de l'Allier) ... En effet, hier, pour clore l'année scolaire UNSS, les élèves des collèges du secteur ont pu participer à un raid dans cette magnifique forêt. Au programme : "run and bike" (l'un à vélo et l'autre à pieds... à tour de rôle... normalement : dans la vie, il y a deux types d'individus, ceux qui ont un vélo et ceux qui courent...), course d'orientation et franchissement d'obstacles. Personnellement, j'étais au poste du radeau... Une après-midi à tirer sur la corde... et faut pas trop tirer sur la corde !! Et j'ai pu essayer pour la première fois de ma vie la tyrolienne... C'était top génial ! Une belle montée d'adrénaline ! A propos des photos, pour celles-ci comme celles de mon voyage à Paris, si il n'y a que des photos de moi, de groupes flous, de paysages, c'est pour éviter les problèmes de droit à l'image toujours très compliqués...

Sinon, eh bien, depuis quelques jours, j'ai retrouvé le chemin qui mène à une certaine sérénité... Retrouver la joie de vivre après un deuil est toujours quelque chose d'étrange... D'une certaine façon, on culpabilise presque de se sentir mieux, se remettre à sourire puis rire. En même temps, la période de deuil est indispensable, ainsi que d'en parler. Je ne supporte pas notre société hypocrite qui range au placard la souffrance, l'absence, le silence. Non, je suis désolé, il y a des moments où l'on est triste parce que quelqu'un est parti. C'est ainsi.

Pendant ces quelques jours où, comme beaucoup de mes collègues et de mes élèves, je ne savais plus trop où j'en étais, j'ai écouté pas mal de musique et revu quelques films, un peu comme un repli sur les fondamentaux... J'ai d'abord, les premiers jours, repassé en boucle mes C.D. de Supertramp, peut-être le seul groupe que je peux encore écouter de façon intensive sans me lasser. J'ai revu d'abord "Good Bye Lenin",un film sublime et si touchant, plein d'humour, bouleversant, une relation fils-mère exceptionnelle et la scène déchirante où le héros retrouve son père et découvre son frère et sa soeur... Très fort. Puis j'ai revu l'excellentissime "4 Weddings and 1 Funeral" (in english of course...), peut-être le film que j'ai le plus regardé dans ma vie, "Dans la Peau de John Malkovich" (un de ces films complètement zarbis et inclassables avec une B.O. remarquable), "Furyo" (mon film culte depuis l'âge de quinze ans... vingt-et-un ans qu'il m'accompagne, puisque je le regarde au moins deux fois par an) et, enfin, "Coup de Tête", projeté sur Arte avant le début de la Coupe du Monde... l'occasion de revoir l'excellent et regretté Patrick Dewaere...

Lundi, le fameux Lundi de Pentecôte, déjeuner finalement très agréable avec mes parents et ma tante Anne-Marie... Nous avons forcément évoquée Jeanne-Marie, décédée voilà deux mois. Mais nous avons aussi parlé de tout et de rien, de la vie, de bonnes blagues toutes simples... Retrouver le plaisir de rire et de partager un bon moment tout simplement.

Lundi soir, en rentrant chez moi, j'ai écouté un C.D. que j'apprécie particulièrement, "La Gaieté parisienne", qui reprend les principaux thèmes d'Offenbach... Détrompez-vous sur le titre. Même si cette musique est gaie et enlevée, pour moi elle contient une véritable profondeur tragique ne serait-ce que parce que l'on a toujours conscience (et Offenbach plus que tout autre) que la fête ne dure qu'un temps. Et puis c'est la musique que j'écoutais avec ma grand-mère Lucienne, disparue fin 2001.

Mardi, retour au collège après trois jours un peu obscurs (malgré le retour du soleil). Mardi soir, répétition de "Inspecteur Grey", plus précisément du premier acte... Nous commençons à trouver nos marques, la pièce prend forme... Et nous avons eu quelques fous rires... J'avais retrouvé l'envie de jouer...

Par ailleurs, j'ai repris ma lecture, interrompue depuis dix jours, du livre "Les Femmes de l'Evangile", de France Quéré (auteur remarquable qu'a connu Gérard). C'est une lecture passionnante et fraîche des Evangiles. France Quéré fait souvent appel au texte original, écrit en grec, l'occasion pour moi de me plonger justement pour la première fois dans le Nouveau Testament en grec (dont j'ai fait l'acquisition voilà un an, sur les conseils de Gérard). Elle rappelle constamment que ce qui compte c'est le texte et elle invite le lecteur à en savourer toutes les subtilités et en découvrir de nouvelles interprétations possibles. Passionnant et très prenant.

Hier, c'était donc le raid dans la Forêt des Colettes, un moment magique.

Par ailleurs, mon ami Thé m'a réservé une place pour la finale de la Coupe du Monde de Rugby des moins de 21 ans au Stade Michelin de Montferrand. L'épreuve se déroule en Auvergne du 9 au 25 juin. Et j'ai donc une place pour assister à la finale ! J'espère y encourager les Bleus et y voir les Blacks ou les Boks... En tout cas, un grand moment en perspective... Il ne faut pas oublier que les moins de 21 ans sont les Internationaux de demain et que certains joueront lors de la "grande" Coupe du Monde qui aura lieu en France dans un an. Toujours à propos de rugby, samedi, c'est la Finale du Championnat de France entre Toulouse et Biarritz. Une finale qui promet d'être... ennuyeuse tant les défenses des deux équipes sont fortes et les demi-finales en furent la preuve... Ce qui me choque, c'est l'horaire de diffusion de cette finale... A 17h30 un samedi !!! Tout ça pour assurer Patrick Sébastien du 'prime-time' sur France 2 afin d'assurer une contre-programmation contre le football sur TF1... Minable !

En effet, demain, commence la Coupe du Monde de Football... Enfin ! Je ne suis pas fana de football mais j'adore l'atmosphère magique de la Coupe du Monde !! Je pronostique une finale Allemagne-Brésil avec une victoire des Allemands aux tirs au but... Je plaisante, évidemment, mais ça me plairait assez... Pour ce qui est des Bleus, ils ont perdu Cissé hier soir et on a eu droit à un match peu convaincant contre la Chine. Espérons que le premier match contre la Suisse mardi prochain, jour de l'anniversaire de Mister Thé, soit brillant et surtout positif !! enfin, on verra bien... J'attends surtout de voir de beaux matchs, c'est l'essentiel...

Voilà pour les dernières nouvelles... A bientôt pour de nouvelles aventures et bonjour chez vous !

Perles du "9-5"...

Une de mes collègues, Réjane, professeur d'anglais, l'an dernier stagiaire au Collège de Tronget, a été cette année affectée (quel joli terme) dans un lycée du "9-5" (eh ! oui ! vous savez, y a pas que le "9-3" !), dans la ville qui porte le joli nom de Bip... censuré pour pas qu'il y ait de soucis... Ce qu'elle m'a raconté de cette année apocalyptique est relativement incroyable pour toute personne étrangère à cet univers surréaliste qu'est devenue l'Education nationale dans les grandes villes et leurs périphéries. Je lui ai suggéré de prendre quelques notes pour les mettre sur mon blog et les faire partager (de même que j'ai suggéré à ma Soeur qui a décidé de reprendre des études en Allemagne où le simple fait d'être étudiant devient un parcours du combattant et le fait d'être une femme qui veut travailler est relativement contraire aux bonnes moeurs Outre-Rhin... Nathalie, on attend tes chroniques rhénanes !!). Alors, voilà, Réjane m'a déjà envoyé quelques perles, quelques propos, spécialement pour vous...
Coucou!
Comme promis, voici quelques morceaux choisis, et surtout gardez bien à l'esprit que tout est AUTHENTIQUE!!

Les sourds n'entendent pas comme nous.
X. Y., directrice de la SEGPA du collège *** de B. (95)

C'est la goutte d'eau qui a mis le feu aux poudres.
Idem

Je ne suis pas tombée de la dernière grimace.
Idem

Nos élèves sont peut-être des monstres mais ça pourrait être pire : ça pourrait être des sauvages.
Idem

V. K. : Avant d'être directrice ici, j'étais enseignante au collège des 4 routes.
Moi : Vous enseigniez quoi ?
Elle : Segpa.
Moi : Oui mais quelles matières ?
Elle : Segpa.

Serkan (élève de 2nde 2) : Madame, on fait quoi aujourd'hui ? On fait de l'anglais ?
Moi : ????? Non, aujourd'hui c'est atelier couture.
Serkan (affolé) : Et on va le faire en anglais ?????!!!!!

Nadia (élève de 2nde 9) : Madame votre copain, est-ce qu'il ressemble à Brad Pitt ?
Moi : ??????? Euh non... C'EST Brad Pitt!
Nadia : Non, c'est pas possible, il est déjà avec Angelina. Et je vous aurais vue dans les magazines.
Moi : Euh oui, forcément...
Nadia : Je suis sûre que votre copain, il ressemble à Brad Pitt, non ?
Moi : Euh... T'es de la police?
Nadia : Non non, c'était juste comme ça. Au revoir madame.

Un jour, le proviseur vient dans mon cours de 2nde 2 faire une intervention. Les élèves entrent en classe en passant devant lui et moi, jusqu'au moment où passe Mabrouk...
- Bonjour monsieur, bonjour madame. Madame, c'est qui le chauve à lunettes ???

Au milieu d'un cours de 2nde 9, la collègue d'à côté entre dans ma classe pour me demander des craies. Chose tout à fait anodine, n'est-ce pas ? Eh bien non, car au moment où Julie est entrée, mes élèves se sont exclamés :
- C'est quoi, cette mocheté ?
- C'est qui, celle-là, elle est moche!
- Eh thon, va te cacher!
(Très grand moment de solitude.........................)

Après distribution d'un sujet de compréhension (avec un texte et des questions sur le texte, et où j'avais bien écrit : Questions about the text) :
Erwan
: Madame, les questions sur le texte, elles portent sur le texte ?
Moi : Non, sur le mode d'emploi du micro-ondes!
Erwan (paniqué) : Quel micro-ondes ?????

Une collègue de français se fait inspecter. Au moment où les élèves entrent en classe, l'inspectrice est déjà installée au fond de la salle...
- Eh madame, c'est qui la vieille au fond ???

mardi 6 juin 2006

Humour douteux...

Après les moments difficiles que j'ai évoqués ici même, et pour détendre l'atmosphère, voici un de ces messages collectifs qui circulent sur le net (celui-ci m'a été envoyé par ma chère cousine Christine) et que, pour une fois, je trouve plutôt sympathique voire carrément lourdingue... (mais ça fait du bien de temps en temps !!)
COMMENT RENDRE UNE FEMME HEUREUSE ???
Il me semble que ce n'est pas compliqué !
Pour rendre une femme heureuse, il vous suffit tout bonnement d'être :
1. ami
2. compagnon
3. amant
4. frère
5. père
6. maître
7. éducateur
8. cuisinier
9. charpentier
10. plombier
11. mécanicien
12. décorateur
13. styliste
14. sexologue
15. gynécologue/obstétricien
16. psychologue
[tiens, je viens de me rendre compte qu'il n'y a pas de 17 !!]
18. psychiatre
19. thérapeute
20. audacieux
21. organisateur
22. bon père
23. très propre
24. sympathique
25. athlétique
26. doux
27. attentionné
28. galant
29. intelligent
30. drôle
31. créatif
32. tendre
33. fort
34. compréhensif
35. tolérant
36. prudent
37. ambitieux
38. capable
39. courageux
40. déterminé
41. fiable
42. respectueux
43. passionné
SANS OUBLIER DE :
44. faire souvent des compliments
45. adorer le shopping
46. ne pas faire des histoires
47. être très riche
48. ne pas la stresser
49. ne pas regarder les autres filles
ET EN MÊME TEMPS, IL FAUT AUSSI :
50. faire très attention à elle, sans pour autant être jaloux
51. bien s'entendre avec sa famille, mais tout en lui accordant toujours autant de temps pour elle 52. lui donner de l'espace, tout en se montrant soucieux de là où elle va
IL EST TRÈS IMPORTANT DE :
53. ne jamais oublier :
* anniversaires
* fiançailles
* mariages
Malheureusement, même en observant scrupuleusement ces règles, son bonheur n'est pas garanti, puisqu'elle pourrait se sentir submergée par une vie d'une étouffante perfection, et fuir avec le premier salopard-alcoolique-coureur de jupons qu'elle rencontre.
COMMENT RENDRE UN HOMME HEUREUX :
1. Baiser
2. Lui foutre la paix !
Envoyez simplement ce message à au moins 5 millions de personnes de votre entourage... Cette chaîne a été commencée en 1625 avant ma belle-soeur par un moine moldave passionné d'informatique dans la paroisse de St-Poal-de-Martres au Portugal dans le but de sauver Thérèse, une petite fille gravement malade. Aujourd'hui cette petite fille a 378 ans et elle est atteinte d'un cancer des testicules et d'une fièvre affreuse de la glande thyroïde contractée lors d'un viol par un cerf en période de brame en forêt de Rambouillet proximité d'une marre souillée par des déchets radioactifs malencontreusement tombés d'un avion furtif... De plus, lors d'un safari en Afrique du Sud, avec Nouvelles Frontières, elle s'est fait bouffer un genou et une oreille par un panda importé d'Himalaya en visitant le zoo de Johannesburg. Alors, s'il vous plaît, pour elle, ne brisez pas cette chaîne ! Vous êtes son seul espoir de guérison et en plus, cela vous portera chance! Comme par exemple à ce jeune Irlandais qui, en 1912, fit suivre ce message par SMS. Dans la semaine, il se vit offrir une place pour une croisière inaugurale sur un superbe transatlantique britannique le"P'tit Annick". Lors de ce voyage il découvrit les frissons de l'amour et les bienfaits de la natation. Ne gardez surtout pas ce message dans votre ordinateur plus de16 minutes ou la malédiction s'acharnera sur vous jusqu'au retour des bernaches à cou roux. (et non a Kourou). Il y a un peu plus de 2000 ans, un homme reçut ce message sur son ordinateur portable. Comme sa batterie était vide et qu'il ne pouvait pas la recharger vu qu'il n'y avait pas encore d'électricité à cette époque, il fut crucifié avec des clous rouillés, et comme si cela ne suffisait pas, on lui mit sur la tête une couronne de piquants qui font mal. Plus récemment, le 10 septembre 2001 à New York, Antoine Fishback, webmaster pour la société Vivendi Universal, a reçu cet e-mail a 16h57 sur son micro professionnel. Finissant son travail à 17h00, il négligea de le renvoyer tout de suite. Le lendemain, il mourut renversé par un des camions de pompiers qui allaient porter secours aux victimes du World Trade Center. Ça fait tout de même réfléchir, alors n'hésitez plus ! Renvoyez ce message à tous vos amis. Cela leur portera chance à vie : Chaque fois qu'ils iront aux toilettes, il y aura encore du papier. Chaque fois qu'ils achèteront des saucisses à la volaille, ils bénéficieront de 20 centimes d'euros de réduction immédiate à la caisse. Chaque fois qu'ils mangeront des moules, il n'y aura pas de petits crabes dedans (sauf pour ceux qui aiment bien). Chaque fois qu'il y aura Céline Dion ou Lara Fabian à la radio, le téléphone sonnera. Enfin, ils seront désormais exempts de répondre à tous les messages-chaînes qui nous foutent les boules ! Si vous le faites, en plus, vous recevrez prochainement un bon de réduction de 25 % valable dans tout le catalogue des 3 Cuisses (sauf pages 323 à 332) et moi, je recevrai un bon de parrainage. Ce message a déjà fait 759 874 236 587 fois le tour du monde. Pour Thérèse, pour vous, pour moi, pour tous vos amis, ne brisez pas cette chaîne. Merci.

vendredi 2 juin 2006

Quand les mots manquent...


Hier après-midi ont eu lieu les obsèques de Michel, un moment particulièrement difficile et émouvant, une cérémonie très forte et touchante. Parmi les hommages rendus, il y eut le portrait de Michel vu par ses collègues que dressa Martine, un moment où nous avons presque souri. Il y eut les petits messages de trois élèves du collège. Il y eut le chant de Sarah a capella. Il y eut les lectures d'extraits de la Bible (un passage de l'Epitre aux Corinthiens, je crois, et surtout du Livre de la Sagesse). Et il y eut l'hommage de Sylvie, la compagne de Michel et notre collègue. Lorsqu'elle a, très courageusement, pris la parole, elle a choisi de lire un texte fameux, de WH Auden, "Funeral Blues". Ce texte, certains d'entre vous le connaissent, grâce au film "Quatre Mariages et un Enterrement". Je me permets de mettre un lien vers une page internet où vous retrouverez ce texte en anglais et en français ainsi que quelques mots sur son auteur.
fig_tree/2005/07/wh_auden.html
Comme mes collègues et mes élèves, je suis particulièrement fatigué, épuisé nerveusement et en plus j'ai un peu la crève... Bref, je compte sur les jours qui viennent pour récupérer et retrouver de l'énergie... Et c'est pas forcément évident. Tout d'abord, ma mère va de moins en moins fort... Mercredi après-midi, c'était pas la joie. Et puis il y a la venue de ma tante Anne-Marie, la soeur de mon père. Elle est formidable mais entre elle et mon père c'est souvent électrique et ils ressassent de vieilles rengaines des heures durant... Ah ! La famille ! C'est vraiment pas ma tasse de thé !! Lors du dernier passage de ma tante fin février, ce fut le psychodrame permanent pendant trois jours. J'espère cette fois-ci me préserver un peu en n'assistant qu'à un ou deux repas. J'ai envie de me reposer, d'aller courir (si le temps le permet) comme j'ai repris l'habitude de le faire depuis quelques jours, de penser à rien ou en tout cas à des sujets légers...
Et puis, ce week-end, c'est la Pentecôte. Que vous soyez croyants ou pas, que la Force de l'Esprit soit avec vous tous, avec nous tous. On en a tous bien besoin. La photo qui illustre ce texte, c'est le Jacquemart de Moulins, le symbole absolu de notre petite ville...

lundi 29 mai 2006

Il est parfois dur de trouver les mots...

Il est parfois dur de trouver les mots, et aussi les photos... En l'occurence... Pourquoi la photo ci-dessus (prise par Johan à la Toussaint 2004) ? C'est le Grand Jus, un très beau bar de Moulins qui date de la fin du XIX°. D'abord, je voulais une photo et pas un simple texte. Ensuite, je n'ai pas mille et mille photos à ma disposition... surtout en rapport avec ce que je désirais écrire. En fait, je ne voulais même pas écrire de texte et c'est de lire celui de Poitrenette (voir sur son blog : http://poitrenette.skyblog.com/ ) qui m'a encouragé à écrire quelques lignes.
Voilà. Un de mes collègues, Michel, prof de technologie, est décédé subitement, la semaine dernière, à 54 ans. La mort est toujours quelque chose d'abominable, la mort brutale d'une personne est un choc encore plus terrible. Dans de telles circonstances, j'ai juste envie de me taire, peut-être de pleurer si j'y arrive encore, de rester là en attendant... Vendredi, au collège, l'atmosphère était terriblement lourde et chargée d'émotion, notamment quand, à huit heures, le principal a annoncé dans la cour le décès de Michel. Larmes des élèves, silence des adultes qui se retiennent et moi, quand je prends finalement la classe de sixième dont j'ai la responsabilité à cette heure ci, qui ne peux retenir quelques sanglots puis qui me reprends et bafouille pendant une bonne dizaine de minutes avant de parler normalement. Une journée terrible. Un collège doit être un lieu de vie ; vendredi, c'était un lieu de douleur. J'avais hélas déjà connu ça à Luri voilà deux ans pour le décès d'un ancien élève, tué à dix-sept ans dans un accident de moto, et quelques mois après, le décès du petit frère d'un élève, écrasé en traversant la route à la rencontre de son frère. Le silence pesant des adultes, les larmes étouffées des enfants et on a envie de crier et de leur dire de rire, de courir, de vivre, mais on ne peut pas, on peut juste se taire et attendre que la vie reprenne son cours.
Alors pourquoi cette photo du Grand Jus ? Parce que, au mois de septembre 2004, alors que je venais juste d'être nommé au collège de Tronget, j'étais allé un samedi après-midi voir le film "L'Enquête Corse", film moyen au demeurant mais qui m'avait donné ma première bouffée de nostalgie de l'Ile de Beauté... En sortant du cinéma, alors que je trainais dans Moulins, un peu déboussolé (après tout, cela faisait à peine quelques semaines que j'étais rentré de Corse), j'avais été interpellé par Michel et Sylvie (sa compagne, également collègue du collège) qui m'avaient proposé de boire un verre avec eux au Grand Jus. On avait, évidemment, parlé de la Corse... Ils y étaient d'ailleurs allés cet été là. Je leur avais raconté mes impressions d'exilé permanent et on avait plaisanté et trinqué à ma nouvelle vie dans le Bourbonnais... Voilà, cette photo, pour Michel.
Je terminerai ce texte par une anecdote amusante à propos de Michel. Le matin, au collège, nous avons deux sonneries, une à 7h57 et l'autre à 8h. Imperturbablement, Michel arrivait toujours entre les deux sonneries, la ponctualité incarnée, "le métronome du collège" me disait Laurent tout à l'heure. Qu'il neige, qu'il vente, à 7h59, Michel arrivait... D'ailleurs, quand il nous arrivait, en salle des profs, de ne plus savoir si la deuxième sonnerie avait déjà retenti, il y avait toujours un collègue pour dire : "Non, non, Michel est pas encore arrivé. " C'était un grand mystère des sciences : comment pouvait-il être aussi ponctuel ? D'aucuns l'ont soupçonné de se cacher et d'attendre la première sonnerie... On ne le saura jamais. En tout cas, il ne sera plus là pour nous indiquer qu'il était temps d'y aller et que, donc, la journée commençait vraiment.
Il y a mille et mille choses à dire. Personnellement, je ne le connaissais que depuis un an et demi mais je l'appréciais forcément énormément, une personne originale, directe et chaleureuse.
Michel, où que tu sois, on pense à toi.

mardi 23 mai 2006

Encore quelques mots à propos de Marie de Magdala...

Oui, encore quelques mots à propos de cette Marie-Madeleine qui interroge tant en ce moment, suite à la sortie du "Da Vinci Code". C'est marrant, d'ailleurs, que l'on se pose plus de questions sur elle que sur Marie, la mère de Jésus, alors que les Evangiles "officiels" lui accordent peut-être plus de place qu'à la mère du Nazaréen... En fait, l'idée de ces quelques lignes m'est venue d'un message d'une amie, qui s'est plongée dans la lecture de livres, revues, sites, et finit par ne plus s'y retrouver. Elle n'est pas, je crois (c'est le cas de le dire), ni spécialement croyante, ni athée, ni religieuse, ni fana de l'étrange, simplement curieuse... Et elle a l'impression de se noyer dans tout ce qu'on lit en ce moment...
Voilà ma réponse à son message... Pour Marie-Madeleine et les autres persos de l'Evangile (ou plutôt des Evangiles, "officiels" et apocryphes), je lui donnerai le conseil que m'avait donné un copain (salut Mister Lawrence !!) : il y a beaucoup mieux que tous les bouquins de journalistes avec leurs théories fumeuses, il y a les textes originaux. Faut commencer par là... Les Quatre Evangiles sont disponibles partout. Les principaux apocryphes sont également disponibles en librairies religieuses (ce qui contredit complètement les propos de Brown sur l'Evangile de Philippe qui serait caché : je l'ai acheté dans une librairie catholique...), notamment Philippe, Marie et surtout Thomas. A travers ces ouvrages on voit apparaître certains personnages... Ensuite, il y a deux ou trois excellents dictionnaires de la Bible (dont celui chez Bouquins) qui permettent de retrouver tous les passages citant tel ou tel personnage. Marie de Magdala apparaît dans les quatre Evangiles, notamment chez Jean où elle est la première à voir Jésus après la Résurrection. D'autres femmes apparaissent, parfois confondues avec Marie-Madeleine, comme la pécheresse chez Luc, ou Marie de Béthanie, la soeur de Marthe, ainsi que la femme adultère chez Jean. Certains ont prétendu, de longue date, que toutes ces femmes seraient la même personne, sans s'appuyer sur des éléments tangibles. L'Evangile selon Marie aurait été écrit par des disciples de Marie de Magdala et on y voit une scène où elle se dispute avec Pierre. Dans l'Evangile selon Philippe, il est dit que Jésus avait l'habitude d'embrasser Marie "plus que les autres disciples", ce qui ne veut pas dire qu'il n'embrassait qu'elle ni que c'était des baisers érotiques... Actuellement, je suis en train de lire "Les Femmes de l'Evangile", livre de France Quéré, très grande théologienne protestante (qui traduisit d'ailleurs les apocyphes) hélas décédée. Elle étudie longument dans cet ouvrage toutes les figures féminines qui apparaissent dans les quatre Evangiles. Sinon, un conseil quand on fait des recherches : se méfier des nombreux livres (et revues) d'auteurs pseudo-historiens (comme ceux de "L'Enigme sacrée" qu'a pompé Dan Brown) ou les nombreux sites internet fantaisistes (style Rennes-Le-Château, les complots, tout est dans tout, on nous ment mais moi je détiens la vérité). Dans "La Montagne" du dimanche 21 mai, il y a une excellente chronique de François Taillandier qui évoque le personnage de Marie de Magdala. (Je ne peux, pour des raisons de droits d'auteur, vous la reproduire en copié-collé mais voici un lien internet pour la lire : http://atropcourberlechine.hautetfort.com/archive/2006/05/21/le-messie-et-la-madelon.html ). Et qui pose la vraie question : qu'est-ce qu'on s'en fout qu'il y ait eu une liaison entre Marie et Jésus ? Soit on est croyant et ça ne change rien ; soit on n'est pas croyant et on s'en fout, sauf si on est un lecteur de "Voici"... C'est comme de savoir si le président a des maîtresses ou des fils cachés (voire des vices cachés...). Il est quand même fascinant de voir les gens se passionner pour un sujet digne des romans de gares ou des magazines people. En plus, c'est une vision très occidentale du monde : pour un musulman, à la rigueur, le sujet a vaguement de l'intérêt (Jésus est le personnage le plus cité du Coran)... Pour un Bouddhiste, un Hindouiste, un Shintoiste, et pour les athées du monde entier, qu'est-ce que ça peut bien faire que Jésus ait aimé ou non une femme de façon charnelle ? Alors, en faire, comme le dit Dan Brown, un fondement de notre civilisation... C'est d'une prétention et d'un égocentrisme...
Remettons le "Da Vinci Code" à sa place : un roman à énigmes bien agencé, malgré un style faiblard (très pompé sur le style Mary Higgins Clark : des chapîtres courts avec rebondissement systématique à la dernière ligne) et une fin assez mauvaise ; un film qui est plus une illustration qu'une adaptation... Le reste, comme dirait Shakespeare (qui, lui, était un grand écrivain... et là aussi on peut la jouer mystérieux : le grand Will a-t-il écrit lui-même ses pièces ? étaient-ils plusieurs ? on s'en fout !!! elles sont bien à lire et à jouer et à regarder et c'est tout ce qui compte, non ?) : c'est beaucoup de bruit pour rien.

lundi 22 mai 2006

Superdoc in Paris...


Vendredi 19 mai 2006, grande journée ! En effet, ce jour-là, avec les deux classes de sixième du collège et trois collègues (Lilian, David, Muriel), nous sommes allés à la Capitale... On est parti à 5 h du matin de Tronget... ça calme ! Arrivée sur Paris peu après 10 heures. Le matin, visite des Antiquités égyptiennes au Louvre avec une guide. C'était passionnant. Elle a évoqué les rites et coutumes des Anciens Egyptiens... Nous sommes passés devant la statue du fameux Akhénaton, le pharaon hérétique (fondateur du monothéisme ??? c'est en tout cas la théorie de Sigmund Freud). Nous avons admiré le fameux scribe au regard si expressif qui défie le temps... Après les Antiquités, petit tour dans la grande galerie pour voir quelques fameux tableaux comme Le Radeau de la Méduse ou Le Serment des Horaces... Et, bien sûr, halte obligée devant La Joconde (tableau qui a encore plus de succès en ce moment à cause du film Da Vinci Code) et le Jean-Baptiste de Leonardo da Vinci (qui parait encore plus efféminé que le Saint Jean de la Cène que Dan Brown prend pour Marie Madeleine...) ainsi que les somptueuses Noces de Cana... J'avais oublié comme ces tableaux étaient merveilleux... J'ai hâte de retourner au Louvre et de passer des heures à les admirer... Quel choc esthétique ! Les élèves étaient littéralement renversés devant tant de chefs d'oeuvre... Au Louvre, j'ai également admiré la fameuse pyramide inversée (voir plus loin dans ce blog) que je regarde différemment après avoir vu le film de Ron Howard...
Après le Louvre, pique nique dans le Jardin des Tuileries et, là, joie de voir Johan. Je l'avais prévenu de mon passage à Paris mais c'était tellement compliqué pour le créneau horaire (d'ailleurs, on est arrivé avec vingt minutes de retard aux Tuileries car un groupe s'était perdu dans le Louvre... je veux pas être mauvaise langue mais c'est l'autre groupe qui s'est perdu !!) que j'étais persuadé qu'on ne se verrait finalement pas. Et bien non ! Alors que j'entamais mon sandwich, j'entendis une voix familière me saluer... C'était Mister Johan qui m'avait retrouvé, en compagnie de Pierre-Paul, un ami à lui, originaire de Castagniccia et sous-officier dans l'Armée de l'Air. On a pu bavarder un moment et causer un peu de la Corse...
L'après-midi, nous avons fait un tour de bateau mouche... C'était absolument génial, la première fois que je prenais le bateau sur la Seine, l'occasion de voir la Capitale autrement... Ah ! Paris ! J'avais oublié combien cette ville était belle... Revoir tous ces monuments, ces lieux que j'aime tant... Quand j'étais petit, avec mes parents, nous allions à Paris chaque année en février... Nous logions à la Résidence universitaire d'Antony (c'est là que mes parents avaient habité jusqu'à ma naissance, avant d'être mutés à Moulins). J'adorais ces jours au cours desquels nous visitions les musées et allions voir la famille (une partie de ma famille paternelle, celle d'origine corse, vit sur Paris). Plus tard, j'ai passé des moments fabuleux à Paris, à différentes occasions... lors de concerts de Depeche Mode, quand je suis allé voir Isabelle (ma première copine) et que nous avons marché toute une nuit dans le Quartier Latin et l'Ile de la Cité par un froid de canard, pour le Bicentenaire de la Révolution française (le bal du 13 juillet 1989 avec près de 100 000 personnes sur la Place de la Bastille), puis lorsque j'allais voir mon amie Sandrine (alors que je travaillais à Ajaccio). En 1998, j'étais allé seul quatre jours à Paris, l'occasion de marcher énormément et de redécouvrir des quartiers que je ne connaissais plus. Je suis repassé à Paris au printemps 2000, le temps d'une halte chez ma Soeur (qui vivait alors à Palaiseau) avant de prendre l'avion pour la Corse... Depuis, je n'étais pas retourné à Paris, si je fais exception de mon passage éclair en février pour le match de rugby France - Italie... Et comme Paris me manquait et je l'avais oublié ! C'est clair que je vais maintenant y retourner, pas plus tard que cet été. Il y a tant de choses à voir... "Tant de choses à voir et à z-entendre" comme dirait Boris Vian (qui avait rédigé un Manuel de Saint-Germain-des-Prés)...
Après le bateau mouche, tour en car... L'Etoile, Les Champs-Elysées, la Concorde, le Palais-Bourbon, le Quartier Latin... Puis le retour tranquille vers notre bon vieux Bourbonnais... Retour à Tronget vers 23h30 avec des images plein la tête. Je n'avais pas été autant ébloui lors d'une sortie scolaire depuis la fabuleuse excursion à Scandola (la sublime réserve naturelle au sud de Calvi... j'y étais allé en 2001 avec ma collègue Patricia).
Ci-dessous, quelques photos prises au cours de cette belle journée... D'autres viendront, assurément, pour illustrer ce blog...

Trocadero...



Deux photos prises du car... Photos clins d'oeil à la pièce de théâtre que j'ai commencé de répéter, à savoir "Inspecteur Grey"... Pourquoi ? Parce que, au début du premier acte, quand les deux détectives m'interrogent (ou plutôt interrogent René Dupré, secrétaire du défunt, le diamantaire Jeffries, homme richissime et haïssable) sur mon emploi du temps de l'après-midi, je leur réponds : "(...) Ayant fini mes courses, j'étais descendu du métro à la station Trocadero et je rentrais tranquillement à pied." L'inspecteur Poussin me réplique alors : "A pied ?... C'est encore assez loin." et je lui réponds "J'aime beaucoup marcher et il faisait beau." (Cette réplique, c'est tout moi, car j'adore marcher en ville, notamment - évidemment - à Paris.) Je vous avais écrit, dans un précédent message sur ce blog, que je ne savais trop comment prendre mon personnage de Dupré et que j'étais en plein doute... Je m'en suis entretenu avec Philippe (mon metteur en scène), avec Françoise (qui joue un petit rôle cette année et surtout assiste Philippe à la mise en scène) et bien sûr avec Samantha. Françoise m'a conseillé, pour pallier l'insignifiance du personnage, de jouer la carte du cynisme. Philippe reconnaissait qu'un rôle proche de soi (en tout cas pas trop éloigné) était souvent difficile à jouer, avec le risque de surjouer ou au contraire celui d'être effacé... Pas facile de jouer Monsieur Tout Le Monde ! Quant à Samantha, fort logiquement, elle me fit remarquer qu'il y avait différents rôles et qu'on ne jouait pas forcément ce qui nous plaisait de prime abord. Elle non plus n'a pas un rôle très facile à jouer. Mais, justement, là est le challenge. Et je suis tellement content qu'une nouvelle aventure théâtrale commence ! J'ai tout l'été pour travailler mon rôle... et pour l'apprendre (233 lignes... pour quelqu'un comme moi qui n'a pas de mémoire... c'est assez rude !!).

La Dame de Fer


Elle est pas jolie, la vieille dame de fer ? Cette Tour Eiffel, inaugurée en 1889 pour le Centenaire de la Révolution française, d'abord haïe par les Parisiens, puis devenue un symbole incontournable de la Capitale et qui faillit être détruite à l'orée du XXème siècle et ne dut sa survie que grâce à l'antenne de radio... Aujourd'hui, il paraitrait absurdissime (voire abracadabrantesque !) de s'en séparer...
(Photo prise le vendredi 19 mai 2006 depuis un bateau mouche... bzzzzzzz ! ça, c'est fait !)

Superdoc envoyé spécial !!


Photo prise quelques instants avant d'embarquer à bord d'un bateau mouche au pied de la Tour Eiffel... Il a l'air un peu dérangé, l'envoyé spécial !!...

Notre Dame...


Tout a été dit sur Notre Dame de Paris... Là, une photo prise depuis un bateau mouche... Vendredi 19 mai 2006 fut une grande date pour moi puisque c'est la première fois de ma vie que je suis monté à bord d'un bateau mouche... Et c'était génial ! On voit Paris autrement, notamment Notre Dame... Fabuleux !

La Pyramide du Louvre


La Pyramide du Louvre... un monument de Paris que j'apprécie particulièrement et dont je ne me lasse pas... Dire que, lors de sa construction, tant de gens avaient crié au scandale, estimant que c'était une hérésie de placer à l'entrée du palais du Louvre ce bâtiment de verre et d'acier... Et, finalement, tout le monde s'y est fait et je trouve, au contraire, que le mariage architectural est particulièrement réussi. Sur cette photo, j'apprécie particulièrement cet instantané d'histoire de France qui nous est proposé... Au premier plan, l'Arc de Triomphe du Carrousel, qui date de l'époque napoléonienne. Au second plan, la fameuse pyramide de verre, construite à la fin du XXème siècle. Au fond, le Louvre, le château historique de Paris. La photo est prise depuis le jardin des Tuileires, endroit très plaisant et lieu jadis du palais des Tuileries détruit lors de la Commune... Paris, ville d'histoire et d'art... Je sais... c'est un lieu commun un peu pompeux mais c'est tellement vrai ! I love Paris !!...

Le Tombeau de Marie de Magdala


Eh oui... J'ai pas pu m'en empêcher... Comme, après avoir lu et surtout vu "Da Vinci Code", j'ai eu l'occasion de me rendre au Louvre... il fallait que je puisse à mon tour, comme Tom Hanks (ou plutôt Robert Langdon !), aller me recueillir au-dessus de la tombe supposée de la Madelon, aussi connue sous le nom de Marie-Madeleine, ou "la meuf à Jésus", voire la maman à la petite Sarah et l'ancêtre des Mérovingiens et de Brett Sinclair (ben oui... puisque Sophie Neveu, interprétée par Audrey Tautou, serait en fait une Saint-Clair)... Ah ! Tout ça ouvre de sacrées perspectives...
En tout cas, plus sérieusement, j'ai redécouvert ce fameux monument qu'est la Pyramide du Louvre mais aussi la fabuleuse Pyramide inversée qui serait donc le tombeau de Maria Magdalena... Une réussite architecturale remarquable.

Les Capcorsins d'adoption...


Voici une photo de Johan et de moi-même, prise vendredi 19 mai au Jardin des Tuileries (si... si...) par Pierre-Paul. Comme vous n'êtes pas sans le savoir, Johan fut mon élève dans une autre vie au Collège de Luri. Il était arrivé en Corse un an avant moi et on a quitté tous les deux l'Ile de Beauté en août 2004. Depuis, il est venu me voir plusieurs fois à Deux Chaises et dernièrement à Moulins. Qu'écrire de plus sinon que c'est un sacré personnage, qui s'est lancé dans l'écriture de nouvelles policières... Quelqu'un de bien, tout simplement. Quelqu'un en qui on peut faire confiance. Pas comme moi... Je m'explique... Pour les gens qui me connaissent un peu, un de mes gros défauts, sinon mon principal défaut, c'est de ne pas savoir faire confiance dans les gens. J'ai une peur panique d'être trahi... Du coup, je pars souvent "le premier"... Tromper pour ne pas être trompé. Ce n'est pas joli joli tout ça... Ensuite, je regrette et je tente de renouer des liens distendus... Ajoutez à cela une bonne part de mélancolie et des sautes d'humeur... Bref, les personnes qui arrivent à rester mes amis malgré tout méritent assurément une médaille. Pour revenir à Johan, lui, il en mérite probablement au moins deux... Ce qui nous a rapprochés, c'est notre situation particulière... Deux Continentaux, deux "pinzuti", qui ont vécu des années merveilleuses dans le Cap Corse, et qui ont du un jour repartir et qui ont dans leur coeur la nostalgie de la Corse et surtout de tous les amis qu'ils ont là-bas... FORZA CAPICORSU !!!
Rappel de l'adresse du blog de Johan :

jeudi 18 mai 2006

Le Code De Vinci... ou le syndrome de l'adaptation

Eh oui... Pourquoi pas dire "Le Code De Vinci", plutôt que "Da Vinci Code" ? après tout, en Italie par exemple, le titre a été traduit... Le vrai complot, c'est la généralisation des titres non traduits... Plus sérieusement, je suis allé voir le film tiré du fameux roman de Dan Brown dès hier soir... Ce qui m'a incité à aller le voir si vite fut d'abord une soirée sans rien à la T.V. (excusez moi mais la finale de la Ligue des Champions c'est pas mon truc... au vu du résultat et des arbitrages contestables... je n'ai rien raté...) et une chaleur écrasante ainsi qu'un gros coup de blues dû au théâtre (j'en parle brièvement plus bas) à évacuer en allant au cinéma... Enfin, comme j'aime pas le conformisme, le fait que le film soit démoli par la critique m'a incité à aller le voir... Après tout, vous savez ce qu'on dit : quand les critiques sont unanimes contre un film, il est généralement bon... Je me souviens du cas de "Titanic", démoli par la critique avant la sortie du film et qui fut le triomphe de la dernière décennie en salles puis à la T.V. et en vidéo...
Alors, voilà, je suis donc allé voir "Da Vinci Code". Pour ce qui est de mon opinion sur le roman (et surtout sur les contre-vérités historiques véhiculées), j'avais écrit un article sur ce blog en septembre dernier. Appliquant la règle de la rediffusion, je vous le remets ci-dessous en copié-collé pour celles et ceux qui ne l'auraient pas lu ou voudraient se rafraîchir la mémoire. Revenons au film... C'est toujours difficile, une adaptation de roman, surtout d'un roman à succès... On vous attend au tournant... Ron Howard (dont j'ai pas mal apprécié plusieurs films en tant que réalisateur comme "Willow", "Cocoon" ou "Horizons lointains" mais aussi son rôle dans "American Graffiti"...) s'en sort plutôt bien. La première partie du film est un peu poussive (à l'inverse du roman) mais les séquences londoniennes sont plutôt réussies. Le reproche (facile) que l'on peut faire à Howard est finalement d'être resté très proche du roman de Dan Brown... trop proche... Le cinéma est l'art des ellipses et du rythme alors qu'on feuillette un livre et qu'on prend le temps d'en relire les paragraphes obscurs... Au crédit du film, on a d'abord ses deux acteurs principaux. Tom Hanks, en universitaire faussement naïf, nous offre un personnage finalement assez dense. Quant à Audrey Tautou, elle apporte une touche d'humour à son personnage. A ce propos, l'humour est présent, notamment dans la seconde partie du film (ah... les dernières répliques d'Audrey Tautou...), offrant aux spectateurs quelques respirations dans l'intrigue. Les dialogues ont été soignés et on sent que Dan Brown (qui a lui-même dirigé l'adaptation de son roman) a mis de l'eau dans son vin par rapport aux théories de son roman... Le personnage interprété par Tom Hanks relativise considérablement les propos iconoclastes de son ami le professeur Teabing (magistralement interprété par Ian McKellen, qui joua Gandalf dans "Le Seigneur des Anneaux") (au fait, le nom de ce personnage, Leigh Teabing, est l'anagramme des noms des auteurs de "L'Enigme sacrée", ce livre que Dan Brown a impitoyablement pompé... voir mon article ci-dessous). Par contre, la question que je me pose après avoir vu le film, c'est : peut-on le voir sans avoir lu le livre ? C'est pas sûr... car les développements du roman éclairent certains propos menés rapidement dans le film. En conclusion, je conseille aux amateurs de films à mystère avec fond historique (même s'il est ici particulièrement écorné... comme souvent au cinéma) d'aller voir ce film. Ils passeront un bon moment. Les amateurs de cinéma cartésien ou intimiste ainsi que les allergiques au mystère et aux religions (soit parce qu'ils sont enracinés dans leur foi soit au contraire parce qu'ils sont des athées convaincus) s'ennuieront ferme.
Enfin, je souris en voyant les réactions à travers le monde suite à la sortie de ce film... Dans certains pays musulmans et bouddhistes, il est interdit pour blasphème... Par ailleurs, des groupes de catholiques plus ou moins organisés à travers le monde (mais pas l'Eglise de Rome en tant qu'institution) appellent au boycott... L'Opus Dei, au contraire, en profite pour faire des journées portes ouvertes (là, on croit rêver...). Je me souviens encore de la polémique des caricatures du Prophète et, à la fin des Années 1980, déjà à propos de la mise en scène de la liaison supposée Jésus - Marie de Magdala, le boycott massif du film "La Dernière Tentation du Christ" (allant jusqu'à l'incendie d'un cinéma à Paris avec un mort)... film qui, soit dit en passant, m'a personnellement redonné la foi et que j'apprécie de revoir régulièrement malgré ses défauts de réalisation (le réalisateur, Martin Scorsese, n'avait eu aucun financement pour son projet... et ça se sent... à l'inverse de "Gangs of New York" où, là, on voit à chaque image qu'il avait les dollars nécessaires...). Je suis chaque fois consterné par la bêtise humaine, le fanatisme de certains groupes dits religieux. Car de quoi ont peur les croyants ? Si on est si peu convaincu par sa propre foi qu'on soit ébranlé dès qu'une trame romanesque aborde le sujet de sa foi ou que quelques (mauvais) caricaturistes se permettent de faire des amalgames douteux... c'est qu'on est finalement de bien peu de foi (ou qu'en tout cas elle est particulièrement fragile) ! Amis croyants de toutes confessions, vous pouvez aller voir "Da Vinci Code"... vous n'irez pas griller en enfer ! Amis athées, vous pouvez aussi aller voir le film même si je pense que vous vous ennuierez ferme en pestant : "Ah ! comme ils nous ennuient avec leurs histoires de religions !"
Avant de passer à la rediffusion de mon article sur le roman "Da Vinci Code"... Quelques mots de la deuxième lecture de "Inspecteur Grey" (la pièce dans laquelle je joue en octobre)... Progressivement, tout se met en place... Mais je suis abominablement stressé par mon personnage... Je joue le secrétaire du mort, un homme ordinaire, banal, qui commet un délit parce que l'occasion se présente, un homme amoureux dont les avances sont repoussées. Et ce personnage tellement ordinaire me fait un peu peur. Car comment jouer, finalement, celui qui pourrait presque être soi-même ? C'est tellement plus facile de jouer quelqu'un de loin de soi. Je repense à mon personnage de Bouzin dans "Un Fil à la Patte"... J'avais mis du temps à le cerner mais, au terme, c'était un plaisir de jouer cet énergumène entraîné de bout en bout par Feydeau dans une intrigue qu'il ne maîtrise jamais... Là, avec René Dupré, je suis face à quelqu'un de totalement prévisible, qui pourrait être moi... D'un côté, j'ai peur de me perdre dans un tel personnage. De l'autre, j'ai peur de surjouer (pour souligner les sentiments de ce personnage "monsieur tout le monde") voire d'être un peu caricatural justement parce que je forcerais le trait ou au contraire je serais transparent et terne. En plus, mon personnage est le seul dans cette situation... Tous les autres sont bien marqués : les deux inspecteurs (le vieux de la vieille à qui on ne la fait pas et celui qui mène rigoureusement son enquête, entre Colombo et Sherlock Holmes) ; les deux héroïnes (la jeune fille au caractère trempé et sa demi-soeur, femme froide et distante) ; les domestiques (trois seconds rôles qui apportent pas mal d'humour dans une pièce assez sombre). Bref, je suis en plein doute quant au théâtre. Je me suis même demandé si j'allais continuer les répétitions ou pas...
Mais revenons au "Da Vinci Code"... Voici donc mon article, rédigé en septembre 2005.
DA VINCI CODE ou De l'Amour des Complots...

Tout d’abord, je tiens à préciser que j’ai lu ce roman, et en une journée, tellement j’étais «pris» par l’histoire, grâce au style de Dan BROWN, proche de celui de Mary Higgins CLARK : petits chapitres avec un rebondissement appelant la suite... J’ai simplement trouvé la fin plutôt grotesque : les retrouvailles en Ecosse m’ont fait penser à « La Petite Maison dans la Prairie » et l’épilogue avec Marie-Madeleine enterrée dans la Pyramide du Louvre prête largement à sourire... Ensuite, rassurez-vous, je ne vais pas faire d’ultimes révélations sur le sens secret de tel ou tel chapitre...
Mais c’est un bon roman d’aventures. Par contre, ce qui m’énerve, m’agace, voire me fatigue, c’est tous ces lecteurs qui ont redécouvert le monde avec ce roman, et tous les auteurs de guides, contre-guides et contre-contre-guides démystifiant tel ou tel point... Ils ont oublié qu’on a affaire à un roman d’aventures. C’est aussi absurde que d’étudier l’histoire de France en partant des romans d’Alexandre DUMAS ou d’imaginer que l’Arche d’Alliance est dans un entrepôt à Washington (cf. «Les Aventuriers de l’Arche perdue»). Ici, suite à la lecture de l’ouvrage de Dan BROWN, des milliers de personnes sont persuadées que l’Eglise leur ment depuis deux mille ans (pas forcément faux) en leur cachant la liaison entre Jésus et Marie de Magdala, liaison de laquelle serait née Sarah, ancêtre des rois mérovingiens... L’un des indices de cette liaison est le tableau de «La Cène», superbe oeuvre de Léonard De Vinci... Je vous la fais courte... Et la machine à fantasmes et à contre-vérités est lancée...
Quelques rappels par rapport aux "affirmations" tirées de ce roman. Tout d’abord, Jésus, on ne sait même pas s’il a vécu : il n’existe aucune trace archéologique et pas de traces historiques sinon les écrits chrétiens. Bon, mettons qu’il ait existé... Il est décrit par des Evangiles, dont certains ont été retenus par les églises et d’autres non. Les évangiles non retenus ont pris le nom d’apocryphes : cachés. Mais ils ne le sont plus car on peut les trouver chez tout bon libraire !! En l’occurrence, Dan BROWN cite «L’Evangile selon Philippe» où sont évoqués les baisers échangés entre Jésus et Marie de Magdala. Ce texte n’est pas secret... Le choix de garder tel ou tel évangile fut un processus long qui prit des siècles et qui est très bien connu et décrit par de nombreux ouvrages contant l’histoire des conciles et les débats houleux qui ont animé l’Eglise ou plutôt les églises... Après tout, la liste officielle («le canon») et définitive des livres composant la Bible Catholique date du Concile de Trente, soit du XVIème siècle...
Dan BROWN évoque le tableau de «La Cène» par De Vinci et il en fait un de ses principaux arguments sur le complot de l’Eglise depuis 2000 ans. Or, ce tableau, censé décrire un événement de la vie du Christ, a été réalisé plus de quatorze siècles plus tard. Si De Vinci était au courant de quelque chose de secret quinze siècles après c’est que l’Eglise n’a pas su cacher ce fameux secret. Et, en plus, les curés ont été tellement bêtes qu’ils ont laissé ce tableau accroché dans un monastère. La vérité est plus simple : Jean, «le disciple bien-aimé» (ce qui, d’ailleurs, a permis à certains d’évoquer une hypothétique homosexualité de Jésus comme Prieur et Mordillat dans «Jésus contre Jésus»), est représenté en jeune homme presque féminin dans nombre de tableaux de la Renaissance. Et on soupçonne même De Vinci d’avoir peint un de ses amants. Quant à la main en trop, c’est effectivement un mystère, mais déduire d’une main le mariage du Christ, le complot, etc... etc... c’est aller vite en besogne.
Dan BROWN parle d’une notion obscure, l’Eternel Féminin, et nous explique que l’Eglise, en voulant nier l’existence de Marie de Magdala (qui est quand même, selon les évangiles officiels, celle qui annonce la Résurrection de Jésus... pour quelqu’un qu’on oublie elle a un rôle plutôt important !...), a tout fait pour nier le rôle des femmes... Ce ne sont ni les Juifs ni les Chrétiens qui avaient une vision négative de la femme. C’est malheureusement un point partagé par toutes les civilisations ou presque que de nier l’Humanité à la moitié de celle-ci. Allez où vous voudrez, vous verrez des femmes opprimées. Le Judaïsme et le Christianisme ne sont pas à l’origine de l’asservissement de la femme. L’auteur évoque même une scène délirante, étonnamment peu relevée : il parle de célébrations orgiaques dans le Temple de Jérusalem, d’unions entre prêtres et prostituées sacrées... Il mélange tranquillement des rites romains et grecs et les transpose dans le monde hébreu...
Le top, c’est l’idée que Jésus et Marie de Magdala ont eu une descendance et que cette héritière s’est établie en France et est à l’origine des Mérovingiens. Génial ! Enfin un auteur américain qui aime la France et l’aime tellement qu’il lui donne une dynastie royale d’origine divine... Divin ! C’est le cas de le dire... Une affirmation tellement énorme que, même les personnes qui encensent le roman, en disant qu’il leur a tout appris, sont gênées et reconnaissent que, là, il va un peu fort dans son délire...
La plupart des théories fumeuses du «Da Vinci Code» se trouvent dans «L’Enigme sacrée», un ouvrage écrit par trois pseudo-historiens anglais et qui connut un certain succès de librairie dans les Années 1980 (il a été récemment réédité aux éditions J’ai lu). Le seul vrai reproche que je ferai à Dan BROWN, c’est de ne pas citer cet ouvrage qu’il a allégrement utilisé. Les auteurs, qui enquêtèrent sur le fameux abbé Saunières, son trésor supposé et sa tour de Magdala, mêlent les sources, les personnages d’époques diverses et élaborent des hypothèses délirantes. J’ai tenté de lire leur bouquin, j’ai attrapé une grosse migraine avant la cinquantième page.
Pour conclure, je dirai qu’il est un peu délirant de chercher des vérités historiques dans un roman d’aventures. Le thème du complot est un classique qui marche toujours. Dan BROWN use et abuse de cette ficelle. Dans un autre de ses romans il évoque les Francs-Maçons qui font fantasmer beaucoup de monde depuis deux siècles... Et j’aurai une petite réflexion personnelle. Si l’on suppose que Jésus a existé et qu’il était persuadé d’être le Messie (je ne dis pas qu’il l’était, car cela relève de la foi ou non de chacun, mais je dis que lui en était persuadé), qu’il savait ce qui l’attendait, il ne pouvait se permettre de prendre une épouse et surtout d’avoir des enfants, puisqu’il savait qu’il allait à la mort. Et, quand bien même il aurait été amoureux, et alors ? On nous aurait menti ?!... De toute façon, il faudrait se rappeler que l’on a affaire ici à un roman. Enfin, clin d’oeil, si il y avait depuis deux mille ans un complot pour nous cacher la vérité (la chanson de Dutronc : «On nous cache tout, on nous dit rien»), eh bien, le complot, il a échoué car quand on voit le nombre d’exemplaires de ce roman qui ont été vendus... Le secret a été mal gardé ! Le Prieuré de Sion a bien fait son boulot !!!
Voici, enfin, le commentaire d'Isabelle, avec lequel je ne peux être que d'accord :
"Salut Jean-François, j'ai bien aimé ton billet. Je partage largement ton opinion. Pour ma part, j'ai bien compris qu'il s'agit d'un bon roman d'aventures, mais le reproche que je fais à l'auteur, c'est de s'être permis de prétendre que tout ce qu'il raconte est VRAI. Et, en définitive, cela lui enlève même son mérite de "créateur, d'inventeur". Na ! Bisous. Isabelle." C'est vrai que ce qui est gênant dans ce roman, c'est la préface où Dan Brown affirme que tout est vrai, introduisant le doute et la confusion chez le lecteur peu au fait de la réalité historique...

lundi 15 mai 2006

Voyage dans les greniers de ma vie...

Ce week-end fut un grand saut temporel pour moi... Je me suis rendu chez mes parents samedi en fin d'après-midi. Souvent les séjours chez mes parents ont tendance sinon à m'angoisser au moins à me rendre anxieux. Vous qui lisez ce blog savez que l'évolution de la maladie de ma mère me préoccupe beaucoup ainsi que le surmenage que cela provoque chez mon père... Je vais pas en faire des tartines... D'abord, c'est réellement personnel ; ensuite, on n'y peut rien sinon essayer de garder la tête hors de l'eau voire même de garder la tête haute.
En tout cas, j'étais donc chez mes parents ce week-end. Et, comme chaque fois que j'y vais, j'ai fait un bond dans le passé... Normal quand on se retrouve dans sa chambre d'enfant et qu'on trouve parmi les affaires tel ou tel objet souvenir d'une époque plus ou moins lointaine... Toutes et tous connaissez ce sentiment qui nous gagne subitement quand on retrouve un objet complètement insignifiant pour toute autre personne et qui appelle en nous mille et mille sensations et émotions... C'est la fameuse Madeleine de Proust comme me l'a rappelé Laurent (également appelé Général Riomous !). Il est aussi des fois où l'on va soi-même à la recherche de son passé dans un but bien précis... C'est de l'archéologie personnelle en quelque sorte...
Ainsi, samedi, j'ai retrouvé dans un des greniers de mes parents mes figurines de La Guerre des Etoiles qui j'avais acquises quand j'étais ado puis jeune adulte... Je les avais achetées entre 1984 et 1990... J'en avais une quarantaine. Je savais que je les avais toujours : on est très conservateurs dans la famille (d'où la surabondance d'affaires entassées... oups !). Par contre, j'avais complètement oublié que je les avais empaquetées individuellement, indiquant pour chaque figurine son nom et les épisodes dans lesquels elle apparaissait... On reconnait là le futur documentaliste (Superdoc forever !!). J'ai donc retrouvé ces figurines samedi. Depuis un moment, je pensais à les récupérer, et le double déclic fut la Convention Star Wars de Cusset et d'aller chez Jean-François, un des acteurs de La Nouvelle Rampe, et de découvrir chez lui dez centaines de figurines de soldats de l'Empire car il est passionné de Napoléon... Après tout, moi aussi, j'ai mes petites figurines et je me devais de les retrouver. Alors, je vais prochainement m'acheter une vitrine et ramener à la vie mes personnages de la saga de George Lucas... Samedi, en fin d'après-midi, il s'en est fallu de peu que je ne mette pas à jouer par terre comme quand j'étais gamin...
Dimanche, autre bond temporel... J'ai retrouvé mon récit de mon séjour à Saint-Bonnet-près-Riom, l'été de mes quinze ans... C'était en 1985. J'avais fait une semaine de camp vidéo avec une douzaine d'autres ados de Moulins. C'était un séjour organisé par la mairie. On avait appris à faire des petits films et un peu de montage. Ce fut surtout une grande école de la vie... Une semaine d'amitié avec ses tensions mais aussi ses moments fabuleux comme souvent ce genre de séjours. Hélas, comme bien souvent également après des rencontres de vacances, je n'ai pas gardé vraiment contact ensuite avec les autres jeunes (depuis, j'ai toujours peur de perdre contact avec les gens que j'aime, une peur panique). Ce séjour fut essentiel pour moi, je dirai même qu'il fut fondateur. C'était le dernier camp auquel je pouvais participer (j'avais franchi la limite d'âge fatidique des 15 ans). Plus tard, trois ans plus tard, j'ai fait des fouilles archéologiques à Larina (dans l'Isère) et retrouvé cet esprit de camaraderie que j'aime tant (je l'ai retrouvé aussi en 1997 au Grand Bal de l'Europe à Gennetines). J'étais pleinement conscient que je quittais le monde de l'enfance. D'ailleurs, dans mon récit transparaît la peur de vieillir et déjà ma volonté de travailler avec des jeunes pour garder le contact avec la jeunesse... Au cours de ce camp, j'ai vécu tant de choses... Je crois que je mettrai un jour mon récit en ligne pour les personnes que ça intéresse... Avec le récit, j'ai retrouvé les mots des amis à qui je l'avais fait lire, notamment Fred Thé et Fred de Limoges... C'est réconfortant de savoir que vingt ans après nous sommes toujours amis, malgré les vicissitudes de la vie... Cet été fut vraiment un tournant pour moi. C'était au début de cet été 1985 que j'avais découvert le film "Furyo" qui allait marquer ma vie pour les vingt ans qui suivront. Et c'est lors de ce séjour que Valérie, la monitrice que j'adorais tant, me donna ce surnom qui me suit toujours : Jeff. En retrouvant mon récit, j'ai aussi retrouvé les photos du séjour... Les photos de quand j'avais quinze ans... J'étais plutôt pas mal, très grand... par rapport aux autres... ils avaient tous deux ans de moins que moi et surtout j'avais grandi très vite... depuis, tout le monde m'a rattrapé et même doublé. J'avais des abdos et les cheveux blonds en brosse. Quand je revois ces photos, ça me donne la pêche pour continuer mon régime entamé avant les représentations de "Un Fil à la Patte" en décembre. Je ne retrouverai jamais mes quinze ans, évidemment, ce serait absurde et même dangereux... Mais, par contre, en se retrouvant soi-même, on apprend à s'accepter (je n'irai jusqu'à dire s'aimer car pour moi c'est assez inconcevable), à s'assumer et à continuer à vivre... Je concluerai cette petite réflexion par la citation du moniteur du camp de Saint-Bonnet, citation qui m'accompagne depuis des années et que j'avais même mis en exergue sur ce blog : "Si tu sais d'où vient le vent, va où le vent te mène."
Autres bonds temporels, mais beaucoup plus courts... Ceux que permet ce blog... Je me suis amusé l'autre jour à relire quelques textes écrits au cours des mois précédents, l'occasion de mesurer le chemin parcouru et de sourire à telle colère, telle indignation, tel émoi, qui paraissent avec le recul bien dérisoires... ou au contraire voir combien certains sentiments se révèlent et s'affirment... Mais l'introspection, ça va un moment ! Place à l'action ! Je vais retourner jouer avec mes figurines... Plus sérieusement, je vais commencer à apprendre mon rôle pour "Inspecteur Grey". Nous jouons les 24 et 26 octobre. Mardi dernier, c'était la première lecture. J'ai, personnellement, plus de deux cents lignes à apprendre... Pas mal de boulot en perspective... Quelle joie en tout cas de retrouver La Nouvelle Rampe !
Pour terminer ce message, comme à la télévision on a souvent droit à des rediffusions, je vais faire pareil sur ce blog... Je remets en ligne un texte écrit en décembre et qui avait beaucoup plu alors. Et j'avoue que c'est un des textes dont je suis assez fier. Portez vous bien.

CLEOPATRE

Elle a la grâce et l'élégance d'une danseuse
Son rire est franc et généreux
Son regard est tendre et précieux
Parfois elle est un peu soucieuse
Elle a l'énergie et l'innocence des filles de son âge
Je la soupçonne de ne pas être toujours très sage
Elle est libre et fière et fragile à la fois
Elle a mis mon petit coeur en émoi

Shakespeare l'a dit, la vie est un théâtre,
Elle est ma reine, elle est ma Cléopâtre,
Elle est belle à en damner les anges
Je voudrais lui tresser une couronne de louanges
Un moment avec elle est un instant d'éternité
Elle a la douceur des gentilles soirées d'été
Et le caractère bien trempé qui lui sied tant
Elle ira loin, pas avec moi cependant...

Je ne serai certes jamais ni son Jules ni son César
Pour moi, je le sais, il est déjà trop tard...
J'espère seulement qu'elle comprendra mon poème
Moi qui ne lui dirai jamais je t'aime
Pour ne pas importuner la reine de ma vie
Elle devant qui je me prosterne sans souci
Pour lui offrir mon allégeance éternelle...
La vie est parfois un petit peu cruelle.

jeudi 11 mai 2006

Chaleur ! Tendresse ! Contact !


Voilà une sympathique photo... Mon premier vrai repas avec des invités dans mon nouvel appart à Moulins... A gauche de la photo, Mister Johan, qui fut dans une autre vie mon élève à Luri avant d'être étudiant à Nice puis maintenant à Evry. Au centre, moi-même, J.-F. alias Superdoc en train de servir un plat très difficile à préparer (des pâtes !). A droite, Samantha, que je connais depuis bientôt un an, grâce à La Nouvelle Rampe. La photo a été prise le 5 mai par Sophia, la copine de Samantha qui refuse de se faire prendre en photo. A l'arrière-plan, deux tee-shirts... A gauche, un cadeau de ma Surella pour mon anniversaire : le vrai tee-shirt de Superdocforever. A droite, le cadeau de Soleiman (alias Soleil !!) lors de mon départ de Luri en août 2004... Le tee-shirt de Bastia, à l'époque où le SCB était encore en Ligue 1...