jeudi 8 février 2007

lundi 5 février 2007

Un interrogatoire en règle

Coucou, me revoilà ! Pour apporter une note plus gaie par rapport à mon précédent texte, je vous propose un de ces questionnaires qui circulent sur le net ou dans les journaux... L'originalité de celui-là ? C'est mon ami Johan qui l'a mis sur son nouveau blog et, donc, je lui pique l'idée éhontément. C'est bien, de temps à autre, de se soumettre au jeu du questionnaire... ça permet de voir si on a évolué ou non...

Avant de passer au dit questionnaire, voici l'adresse du nouveau blog de Mister Johan...
http://corsicajo09.skyblog.com/index.html

TON PRENOM : Jean-François
1 - QU'ELLE HEURE EST IL ? 10h20
2 - TON NOM : Peres. (Ce nom vient du village de Peri, en Corse-du-Sud)
3 - TA DATE DE NAISSANCE : 22 mars 1970
4 - TON SIGNE ASTROLOGIQUE : bélier (et chien pour les Chinois)
5 - TA TAILLE : 1m70
6 - TON LIEU DE RESIDENCE : Moulins sur Allier, gentille capitale du Bourbonnais
7 - TON ACTIVITE PROFESSIONEL : Documentaliste en collège
8 - CE QUE T'AIMES : lire, faire du sport (mais à petite dose), aller au cinéma, passer des journées et des soirées sympas avec mes amis, et d'autres activités diverses et variées
9 - CE QUE TU DETESTES : je ne déteste rien mais y a beaucoup de choses que j'aime pas spécialement
10 - TA COULEUR PREFEREE : vert
11 - CELIBATAIRE ? Oui, et depuis un bon moment (exception faite de l'histoire surréaliste qui vient de m'arriver mais on s'est embrassés qu'une fois)
12 - TON FILM PREFERE : Y en a plein, je vais citer les sagas Star Wars, Indiana Jones, Le Parrain et d'autres... Dernièrement j'ai adoré "Casino Royale" (je l'ai vu trois fois !)
13 - TA BOISSON PREFEREE : le thé noir fumé... on en trouve plus nulle part depuis la mode des thés verts
14 - TA MARQUE DE VETEMENT PREFERE : suis vraiment pas fringues, j'y connais rien et ça ne m'intéresse pas
15 -TA CITATION PREFEREE : "Si tu sais d'où vient le vent, va où le vent te mène" (citation de Dominique, un moniteur de centre aéré quand j'avais quinze ans)
16 - TON REPAS PREFEREE : j'aime plein de choses différentes... je vais dire une grillade avec des frites
17 - LA PERSONNE QUI TE CONNAIT LE MIEUX : pas mal de monde me connaît, notamment avec ce blog...
18- TON PLUS GRAND FOU RIRE : j'en ai souvent... puisque je pique le questionnaire de Johan, je vais citer la fin d'après-midi à Vichy avec Johan et Corinne fin octobre... On avait ri pendant deux heures...
19 - TON CHIFFRE FAVORI : le 7 !
20 - LA PREMIERE CHOSE QUE JE FAIS EN ME LEVANT : me laver et déjeuner
21 - LA DERNIERE CHOSE QUE TU FAIS AVANT DE T'ENDORMIR : feuilleter "Le Canard Enchaîné" (j'y ai abonné mon père et je le lui pique quand il l'a fini)
22 - TON PARFUM PREFERE : suis pas parfums, j'y connais rien, j'aime bien les eaux de toilette de la série "Brut" notamment "musk"
23 - TON PLUS BEAU SOUVENIR : y en a plein
24 - TON PLUS GRAND SECRET : je ne parlerai qu'en présence de mon avocat !
25 – LA PERSONNE IDEALE : la femme qui m'acceptera tel que je suis et dont je serai follement amoureux et que ce sera super romantique et tout et tout
26 - TA POINTURE : 43
27 - TON PARFUM DE GLACE PREFERE : J'aime pas les glaces !
28 - TA SERIE PREFEREE : la série qui m'a le plus marqué est "Code Quantum" ; en ce moment, je revois les "Amicalement Vôtre" (très triste du décès de Michel Roux)
29 - LA MARQUE DE TON PORTABLE : un Nokia qui a quatre ans
30 - LE PLUS BEAU SENTIMENT QUE TU CONNAIS : l'amitié
31 - LE PLUS MAUVAIS SENTIMENT : la mesquinerie
32 - PSEUDOS ET SURNOMS : J.-F. pour ma mère, Jeff pour les copains, le Tyranodon pour ma tante de Paris, Superdoc sur le net
33- COULEUR DES CHEVEUX : chatain mais avant j'étais blond
34 - COULEUR DES YEUX : bleu gris
35 - SI TU POUVAIS RENCONTRER UNE PERSONNE DE TON CHOIX MORTE OU VIVANTE : bizarre, cette question... joker !
36 - OCCUPATION PREFEREE A LA FIN DE LA SEMAINE : aller au cinéma, faire un footing
37 - TA VILLE PREFEREE POUR T'ECLATER : Clermont parce que c'est là que vivent mes meilleurs amis
38 - ACTIVITE FAVORITE QUAND TU N'ES QU'ENTRE AMI(E)S : boire, manger, regarder des matchs de rugby, dire n'importe quoi, refaire le monde
39 - TON STYLE DE MUSIQUE PREFEREE : Très varié, ça dépend des moments (beaucoup de B.O., un peu de classique, pop-rock, chanson française, traditionnel)
40 - TA CHANSON PREFEREE : ça dépend ! j'adore "Enjoy the Silence" de Depeche Mode
41 - CHANTEURS OU CHANTEUSES PREFERE(E)S : plein... en pop, il y a notamment Madness, Depeche Mode, Supertramp, Dire Straits ; en musiques de film, John Williams, Ennio Morricone, Nino Rota ; en classique, Beethoven, Tchaikovsky, Dvorak ; en chanson française, Brel, Vian, Souchon...
42- PLACE PREFEREE OU PASSER DES VACANCES : La Corse !!! J'ai hâte d'y retourner !
43 - TA BOISSON ALCOOLISEE PREFEREE : un bon verre de vin rouge
44 - ES-TU DEJA TOMBE AMOUREUX : Oui
45 - AS-TU UN SERIEUX PENCHANT POUR QUELQU'UN : pas depuis longtemps
46 - LA PERSONNE LA PLUS DINGUE QUE VOUS CONNAISSEZ : y a pas mal de gens fracassés sur la Terre ! mais qu'appelle-t-on dingue ? quelqu'un d'un peu original ou quelqu'un limite psychopathe névrosé ?!
47 - TES DEUX COPAIN/COPINE QUI FORMERAIENT LE MEILLEUR COUPLE : les couples que je connais vont très très bien ensemble et je leur souhaite tout le bonheur du monde !!!
48 - SI TU ETAIS UNE FLEUR : comme pour les fringues et les parfums, j'y connais rien, j'aime bien les roses (pas très original !)
49 - SI TU ETAIS UN ANIMAL : un chimpanzé
50 - LA CHOSE QUE TU EMMENERAIS AVANT TOUT SUR UNE ILE DESERTE : des livres
51 - TA CHAMBRE PREND FEU, QUE SAUVES-TU AVANT TOUT ? ce que je peux... peut-être la Bible de poche de mon grand-oncle Michel que j'ai reçu à sa mort
52 - A TON AVIS, QUE PENSENT LES AUTRES DE TOI LORSQU'ILS TE VOIENT POUR LA PREMIERE FOIS : ils me prennent pour un gros con... non, j'exagère... ils doivent me prendre pour un type exubérant et superficiel mais plutôt sympa
53 - TES PRINCIPALES QUALITES ET DEFAUTS : je suis impulsif, je manque de confiance en moi, je suis anxieux et impatient, je suis timide mais je me soigne, je suis généreux et honnête
54 - QU'EST CE QUI TE FAIS ROUGIR LE PLUS : quand je me mets en colère
55 - QUE FAIS-TU POUR TE DEFOULER : rien ne vaut un bon footing ou une série de longueurs à la piscine... mais aussi danser pendant des heures
56 - LE MOT OU L'EXPRESSION QUE TU DIS LE PLUS SOUVENT : "A bientôt pour de nouvelles aventures !" et "Bon retour à la vie civile !" voire "Chaleur ! Tendresse ! Contact !"
57 - COMBIEN D'ENFANTS AIMERAIS-TU AVOIR PLUS TARD : j'aimerais bien un garçon et une fille
58 - COMBIEN DE SONNERIES LAISSES-TU AVANT DE REPONDRE AU TELEPHONE : j'essaie de répondre le plus vite possible
59 - QU'EST-CE QU'IL Y A DESSOUS TON LIT : un peu de poussière...
60 - LE DERNIER CADEAU QUE L'ON T'AIT OFFERT : ma soeur m'a offert un DVD ("Le Grand Meaulnes", première version) et un livre sur James Bond
61 - KILO A PERDRE : une petite dizaine, ce serait pas mal (après la trentaine de kilos que j'ai perdus en un an)
62 - KILO A PRENDRE : si possible, ne plus en reprendre
63 - LE PROF LE PLUS HORRIBLE QUE TU AIS JAMAIS EU : pas de mauvais souvenir ; par contre, le prof dont je garde le meilleur souvenir fait partie des lecteurs de ce blog... bonjour, Gérard !
64 - ETES VOUS GAUCHER DROITIER OU AMBIDEXTRE : droitier
65 - LE SPORT QUE VOUS AIMEZ REGARDER : rugby et football
66 - VANNILLE OU CHOCOLAT : ça dépend pour quoi, les deux ensemble, ça fait du chocolat blanc...
67 - BEURRE OU CONFITURE ? les deux mais plutôt beurre (beurre salé !)
68 - VEGETARIEN OU CARNIVORE ? suis un grand carnivore mais j'ai des périodes où je suis végétarien...
69 - Ville natale ? La Haÿ Les Roses, en banlieue parisienne, là où sont imprimées la plupart des partitions de musique...
70 – Origine ? multiples... flamand, lyonnais, corse, catalan, niçois...
71 - Croyez-vous au coup de foudre ? j'y crois pas trop, ça me ferait plutôt peur d'ailleurs, seul vrai coup de foudre, mon premier amour à 17 ans, Isabelle...
72 - Le sentiment le plus beau ? la question a déjà été posée, non ?
73 - Les prénoms de vos futurs enfants ? y en a pas mal que j'aime, surtout des prénoms féminins... Nathalie (ma soeur !), Rachel, Sarah, Mathilde, Isabelle...
74 - Avez-vous déjà aimé quelqu'un assez pour en pleurer ? oui
75 - Qu'il y a-t-il sur les murs de votre chambre ? un poster (Charles Chaplin et Paulette Godard dans "Modern Times"), une affiche en métal de "Métropolis" (cadeau de ma soeur), d'autres photos et cartes postales
76 – Fumes ? oui et c'est pas bien
77 - Te drogues ? pas vraiment mon truc
78 – Bois ? un peu trop parfois, j'ai l'alcool d'abord gai puis triste et mélancolique
79 - Es tu influençable ? relativement, oui
81 - As tu besoin de conseil ? oui, comme tout le monde, j'imagine...

Crois-tu :
- En toi ? pas assez... on me le reproche souvent...
- A la petite souris ? autant qu'au Père Noël !...
- En tes amis ? oui
- Aux fantômes et aux aliens? je rêve de rencontrer les extra-terrestres et je crois aux fantômes et aux anges gardiens...

Timide : oui, mais les gens ne s'en rendent pas compte... surtout, je perds complètement mes moyens quand je tombe amoureux...
Parano : un peu
Lunatique : assez
Jaloux : assez jaloux
Fidèle : je n'ai pas eu d'histoires depuis très longtemps mais, du temps où j'étais en couple, j'ai honte de le dire, j'ai trompé chacune de mes copines... oh, pas méchamment, mais un baiser volé lors d'une soirée...
Gentil : bof...
Possessif : pas trop et je crains les gens possessifs... je sors juste d'une histoire avec une femme plus que possessive... l'enfer !
Souriant : parait que j'ai un très beau sourire
Poli : plutôt, oui !
Intelligent : très moyennement
Dépensier : très, trop
Peureux : j'ai peur en avion...
Romantique : oui mais pas gnangnan...
Abruti : toi-même !
Silencieux : j'aime bien me taire en compagnie... c'est agréable de partager des silences avec des amis, c'est si rare dans un monde si bruyant...
Affectueux : assez mais je me soigne... je m'explique... tant d'années seul font que je ne suis plus très tactile... et je l'ai jamais été à part dans l'intimité
Doux : pas des masses
Alcoolique : tendance à l'être... faut que je me surveille
Radin : non mais des accès de mesquinerie...
Égoïste : je ne crois pas mais parfois un peu égocentrique et nombriliste
Qu'elle heure est-il ? 11h15

Pour copier Johan, à la fin de son questionnaire... on se croirait à un interrogatoire de police...

En tout cas, voilà mes réponses... Si l'une ou l'un d'entre vous veut bien s'amuser à répondre à son tour à ce questionnaire...

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Interrogation 2 : le retour de la revanche

Bon, ben, voilà. C'est fait. On a "rompu"... Je vais pas trop m'appesantir sur le sujet car c'est très frais et tout embrouillé dans ma tête... Et puis, comme le sujet ne me concerne pas que moi, je ne souhaite pas "m'étaler". Néanmoins, puisque je vous avais "informé(e)s" d'une idylle naissante et que nombre d'entre vous avaient eu la gentillesse de m'écrire pour m'encourager et me dirent la joie qu'ils éprouvaient pour moi... Je vous tiens donc au courant de l'évolution de la situation.
Que s'est-il passé ? Une incompatibilité d'humeur... Des coups de fil interminables qui n'en finissaient pas. De sa part une possessivité qui me glaçait chaque jour un peu plus. De ma part, de la maladresse et des hésitations. Les rencontres par le net, c'est pas tiptop !... Jusqu'à maintenant, ce ne fut pas glorieux. Mais je ne regrette rien. J'ai passé trois semaines assez étranges d'une histoire où tout est allé très vite, voire trop vite... C'est peut-être le problème avec les rencontres par internet ou les rencontres passé un certain âge... Enfin, bon, je ne généralise pas. Surtout pas.
Un jour ou l'autre, je rencontrerai peut-être quelqu'un. Vous en êtes plus persuadé(e)s que moi d'ailleurs... Pour le moment, je n'aspire qu'à de la tranquillité, du repos... Les deux semaines qui viennent, je vais reprendre le chemin de la salle de sport et des footings, bouquiner, regarder quelques bons DVD et tenter d'oublier cette histoire étrange.
Je vous remercie encore les un(e)s et les autres pour vos gentils messages, pour votre soutien, pour votre amitié.
A bientôt pour de nouvelles aventures !

lundi 29 janvier 2007

Mes interrogations...

Me revoici, non face à la page blanche, mais face à l'écran d'ordinateur, avec mes interrogations de trentenaire fatigué et un peu désorienté depuis quelque temps...

Tout d'abord, avant que de m'épancher (et de prêter le flanc à des commentateurs anonymes), je voudrais à mon tour rendre un petit hommage à l'Abbé Pierre, personnage hors du commun, à propos duquel tout a déjà été dit. J'appréciais notamment son côté constamment révolté, y compris à l'égard de Dieu puisqu'il aimait à répéter que la première chose qu'il demanderait à son Créateur lorsqu'il le rencontrerait serait : "pourquoi toute cette souffrance dans le monde ?" Les théologiens de tout poil (et de toutes religions) nous répondent que Dieu laissant les hommes libres c'est la liberté qui induit la souffrance... Quant aux fatalistes ils nous expliquent que "y a pire", "y a d'autres souffrances", "c'est comme ça". Non. C'est pas comme ça. Je n'accepterai jamais la souffrance et encore moins ces explications pour le moins foireuses. L'Abbé Pierre, tout abbé qu'il était, n'acceptait pas la souffrance comme principe constitutif du monde. Par ailleurs, dans le domaine des moeurs, il avait des idées progressistes et réalistes, par rapport au préservatif notamment (à partir du moment où l'on pratique la chose "il ne faut pas ajouter à la faute le crime" en ne se protégeant pas et en ne protégeant donc pas son ou sa partenaire) ; également dans le domaine (qui me touche à coeur) de l'Eglise Catholique : il était partisan du mariage des prêtres et de l'ordination de femmes. Je ne parlerai pas du combat de sa vie, d'Emmaüs (quel beau passage de l'Evangile de Luc !). D'autres l'ont fait, et mieux que moi. Par contre, le cortège des hommes politiques et de leurs hommages hypocrites fut particulièrement minable et vomitif...

A propos d'hommes politiques, l'un d'entre eux, qui n'était pas comme les autres, s'est éteint cette semaine également... Jean-François Deniau. Un homme remarquable. Un humaniste. Un navigateur. Un homme qui s'intéressait à la chose publique et y consacrait sa vie mais qui n'en était pas pour autant la caricature de politicien comme nous en voyons de plus en plus, notamment en ces périodes de campagnes électorales...

J'en viens à moi... Merci encore pour le soutien que vous m'avez apporté suite au courrier anonyme reçu il y a quelques jours sur mon blog. J'ai été très touché. J'avoue que ce qui m'avait fait le plus mal dans ce courrier était les reproches par rapport à mon père, à mes élèves et à mes collègues. Le fait qu'on me dise que je suis laid et gros ne me dérange pas. Je n'attache guère d'importance à mon physique et mon âme est effectivement relativement laide et je suis bien enveloppé. Par contre, qu'on me dise que je désespère mon père, que mes collègues ne peuvent pas me supporter et que mes élèves me trouvent prétentieux et odieux, ce fut assez éprouvant. Maintenant, je sais que ces propos ne viennent pas de quelqu'un qui m'est proche ou cher et ne sont pas vrais. Cette personne n'est pas allée parler à mon père ou à mes collègues et mes élèves.

A propos de mes parents... Vous savez la prison dans laquelle est enfermée ma mère... Samedi, je suis resté seul avec elle toute la journée pendant que mon père était en congrès à Paris. Au retour de mon père, elle lui a dit qu'elle avait apprécié cette journée avec moi et qu'elle me remerciait. Ces quelques mots, venant de quelqu'un qui justement a de la peine à trouver ses mots, m'ont tellement bouleversé. Chaque dimanche, quand je quitte mes parents, j'ai le coeur un peu plus déchiré. C'est comme ça. Je m'y ferai jamais.

Ma vie privée... La recherche de l'âme soeur est un chemin long et complexe et semé d'embuches. A celles et ceux parmi vous qui ont déjà trouvé quelqu'un, restez avec cette personne, aimez la, honorez la, et pas de bêtises. Parce que, quand on est seul, c'est pas facile, et retrouver quelqu'un, se remettre avec quelqu'un, c'est très compliqué. Pour ma part, depuis une douzaine d'années, j'ai tellement accumulé d'échecs que le jour où quelqu'un me dit qu'elle a des sentiments pour moi, qu'elle s'intéresse à moi, je ne peux y croire, j'ai envie de dire : c'est un gag ? où est la caméra ? mes amis t'ont appelée pour monter un canular ? Quand les choses s'emballent et que les sentiments se précisent, j'ai peur, peur que ça aille trop vite. On m'a tellement dit depuis des années qu'il ne fallait pas s'emballer, que le coup de foudre n'existait pas, que les sentiments étaient un risque pour la raison... Le jour où les sentiments se pointent à la porte, j'ai envie de fermer à double tour et j'arrive pas à croire que le schéma classique de la nana qui ne veut pas de moi, m'explique que je suis un adolescent attardé et fleur bleue, inintéressant et pas séduisant, bon gros copain mais certainement pas amant potentiel, ce schéma classique soudain ne fonctionne plus. Une personne me parle de sentiments, de sentiments forts... Je suis tout désorienté. Je n'ose y croire. J'ai peur d'y croire. J'ai peur des conséquences. Sommes-nous faits l'un pour l'autre ? Et que veut dire être faits l'un pour l'autre ? Elle est un peu plus âgée que moi, elle n'est pas du même monde social que moi (cadre dans une entreprise alors que je suis un petit documentaliste de collège), elle a trois enfants... Qu'est-ce qu'on ferait ensemble ? Mais la question n'est-elle pas : qu'est-ce que je ferais, et avec qui que ce soit... J'ai tellement intégré le fait que j'étais seul, que je vivrais seul et que je vieillirais seul, parce que j'étais inintéressant (en tout cas pour les choses de l'amour), que je ne sais plus quoi penser. Est-ce que mon destin n'est-il pas d'assumer mon célibat. Après ma rupture avec Sophie, j'ai mis près de dix ans à admettre que j'étais célibataire. Au moment où j'ai enfin accepté cet état, l'amour frappe à la porte et je ne sais si je dois rester sourd à la voix qui me dit de me lancer dans une aventure dont j'ai peur qu'elle m'entraîne loin. Et puis dans l'amour on est deux. Il y a l'autre. Si je me rends compte que ça ne peut marcher et qu'elle, elle m'aime, que faire ? Suis-je capable de perdre ma liberté, de sacrifier mon intimité, mon jardin secret ? J'ai jamais été porté sur les confessions... Marrant d'écrire ça sur un blog... Le blog ainsi que le forum m'ont aidé à m'exprimer... Mais c'est pas facile... Sur un écran, passe encore. En face à face, les yeux dans les yeux, c'est autre chose... Et surtout tout ce qui relève de l'intime. Là aussi, depuis tellement d'années, j'ai eu tant de fins de non-recevoir, y compris auprès de certains amis, quand je voulais me confier, j'avais tellement peur de gêner avec mes histoires de célibataire, de fils d'une mère malade, que je me taisais ou je me soûlais pour en parler... alors quand quelqu'un m'écoute, je suis déstabilisé.

Je ne sais pas ce que je vais faire. Je voudrais partir loin, très loin, le truc qui résoud rien mais, au moins, on voit de jolis paysage...

Voilà mes interrogations le 29 janvier 2007. Dans un peu moins de deux mois, j'aurai trente-sept ans, célibataire, sans enfant... Mon Dieu, que le temps passe vite ! Je serai peut-être au coin du feu (!) avec ma douce et tendre mais mon esprit auto-destructeur ou au contraire protecteur (le signal rouge qui me prévient des dangers...) m'aura peut-être dissuadé d'entraîner quelqu'un dans mes pérégrinations... La suite au prochain épisode.

vendredi 26 janvier 2007

Merci à toutes et tous

Petit mot pour dire merci à toutes et tous pour votre soutien après ce courrier "anonyme" sur mon blog qui m'a un peu bouleversé... J'ai été très touché de vos courriers... Je sais que je peux compter sur vous et c'est très agréable de savoir qu'on a des amis... Je le savais déjà mais là j'en ai eu plus que la confirmation. Merci. Merci.

Aujourd'hui, je ne serai pas très bavard. Tout d'abord, j'avoue être un peu fatigué... L'hiver probablement... Je suis une petite nature. Un peu de soucis aussi parce que, demain, je serai seul avec ma mère pendant que mon père sera à Paris et j'ai toujours un peu d'appréhension dans ces moments. Enfin, la grande nouvelle... J'ai rencontré quelqu'un. Oh, ce n'est que le début du début d'une histoire mais j'avoue que j'en suis tout bouleversé... On le serait à moins.

Alors je vous dis à bientôt "on the web" pour de nouvelles aventures.

Je pense fort à toutes et tous.

Jean-François

jeudi 18 janvier 2007

Mon ami anonyme...

Lorsqu'on décide d'écrire un blog on s'expose à être publié donc public... C'est la loi du genre, c'est la grande différence avec un journal intime que l'on garde pour soi et de très hypothétiques lecteurs. Le blog est un journal en ligne. Je préfère d'ailleurs parler de carnet de bord, de chroniques, plutôt que de journal intime, car il n'a rien d'intime... On expose sa vie (ou en tout cas ce que l'on veut exposer... la nuance est de taille !) aux lecteurs éventuels... Parmi ces lecteurs, il y a vous, mes amis, à qui j'ai donné l'adresse de mon blog et qui me faîtes le plaisir de venir me lire et parfois de me commenter... Et il y a des inconnu(e)s parmi lesquels(les) des personnes que j'ai pu connaître dans une autre vie et aussi des personnes qui tombent sur mon blog au hasard de leur "surf" sur le net... C'est le plaisir de la chose... Aussi parfois son désagrément...
Samedi dernier, le 13 janvier, j'ai reçu un commentaire sur un article publié le 8 décembre 2006, intitulé "Le Célibat Episode 2"... Voici ce commentaire...
Anonymous a dit...
et bien, tout celà est decidemment bien pitoyable... comprendrai jamais comment on peut afficher tout ça dans un mail.Jean-François, tu es laid, c'est tout. Tu fais chier tout le monde. Tu n'as pas de véritables amis et tes collègues ne peuvent pas te suporter. Tes élèves te trouvent prétentieux et odieux et tu despère ton Papa. Quoi faire?Mais arrange to! Remets toi en question!Maigris, "relook toi".... ou tire toi une balle...

J'ai laissé les fautes d'orthographe (on dira de frappe) telles quelles... Que dire ? Qu'écrire ? Si la personne est une personne proche, j'ose espérer que c'est de l'humour, du second degré... Remarquez, parait que qui aime bien chatie bien... C'est, de toute façon, les risques du net... Ma marraine de blogs, si je m'en souviens, fut victime d'attaques sur son blog en son temps. C'est un risque notamment quand on ne modère pas ses commentaires, ce qui est mon cas... Bah, un méchant commentaire, en un an et demi... Ce n'est pas la mer à boire...
N'empêche, c'est un peu rude... Pour le plaisir... Je reprendrai.
Je suis laid. Bon, ben, voilà. Moi qui me trouvais simplement banal et ordinaire. J'apprends que je suis laid. Laideur d'âme ou du corps ? Ou les deux ?
Je fais chier tout le monde... Je n'ai pas une telle prétention !
Je n'ai pas de véritables amis. C'est à eux de le dire pas à moi ni à monsieur ou madame Anonymous...
Mes collègues ne peuvent pas me supporter. Sont-ils tous hypocrites ?
Mes élèves me trouvent prétentieux et odieux. Well... Certains ne doivent pas beaucoup m'aimer, notamment lorsque je les renvoie du CDI parce qu'ils font du bruit. Pour les autres, je constate simplement qu'ils viennent souvent au CDI avec le sourire et me parlent volontiers. Ils sont à un âge où l'on ne pratique pas encore l'hypocrisie.
Je désespère mon père. La pire attaque. En plus, employer l'expression "Papa". Là, la personne savait qu'elle me blesserait immanquablement. Qui est donc cet anonyme qui va jusque dans les recoins de la douleur de ma situation familiale pour se permettre d'écrire ce qui n'est rien d'autre qu'une diffamation. Si je désespère mon père, j'aimerais que l'on m'explique pourquoi.
Arrange toi, remets toi en question, maigris, relooke toi. Bon, j'ai perdu plus de 30 kg en un an. Je n'en tire aucune gloire mais je crois que, côté efforts, je n'ai pas trop de leçons à recevoir.
Tire toi une balle... Je n'ai pas de pistolet. Une fois, j'ai eu l'opportunité de le faire, lors d'un raid pendant mon service militaire, en 1994.
Voilà. J'avoue avoir été refroidi à la lecture de ce commentaire peu charitable et plutôt blessant. Mais, bon, c'est comme ça. J'ai pris un risque en rédigeant un blog, surtout sans modération des commentaires... Je pense que, pour les semaines qui viennent, je mettrai ce blog en sommeil... Je remercie volontiers l'auteur anonyme de reprendre contact avec moi, d'abord pour me révéler son identité, ensuite pour détailler ses attaques... Comment sait-il autant de choses sur ma vie professionnelle et privée, sur les sentiments des personnes qu'il (ou elle) cotoie. Si tout cela n'est qu'un canular, qu'il (elle) me le dise. Sinon, ça s'appelle de la diffamation. Et, je le rappelle, un blog est public.

Enfin, bon, je dois être un grand naïf candide hypersensible... Je vous remercie de votre patience pendant la lecture de ces lignes et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.
Sur le forum que je pratique et que je continue de vous recommander, nous avions eu une ou deux fois des attaques de gentils commentateurs masqués mais, sur un forum, c'est plus courant. Et ces attaques étaient moins personnelles.
Cordialement,
Jean-François dit Superdoc...

mardi 9 janvier 2007

Bonne Année zéro zéro sept... deux zéro zéro sept...


Eh oui ! Une très Bonne Année 2007 à toutes et tous sous le signe de la James Bond Attitude...
Un petit message de "rentrée" pour vous envoyer mes meilleurs voeux de santé, bonheur, prospérité (carrément !), amour, amitié, réussite, etc...
Et surtout :
CHALEUR ! TENDRESSE ! CONTACT !
Un petit résumé rapide de mes deux semaines de congés de Noël... Elles furent surtout marquées par la maladie de ma mère qui progresse constamment et rend cette période de "fêtes imposées" assez douloureuse à vivre... Mais il faut faire avec. J'ai eu la joie de voir quelques jours ma Soeur (qui m'a offert un superbe petit guide sur la saga James Bond... 007 nous voilà !) puis ma Tante Mimi de Paris (l'inénarrable soeur de mon père qui sait donner des surnoms à tout le monde - moi, c'est le Tyranodon - et emploie un langage fleuri bien à elle à plus de 80 printemps passés...). J'ai passé deux jours à Clermont chez mes amis Fred et Fred... C'est bien d'avoir des copains qui portent le même prénom... C'est simple pour les conversations... Je connais plein de Fred, plein de Laurent, beaucoup de Christophe, de Jean-Michel et de Gilles...
En tout cas, ces vacances furent une longue errance de repas arrosés en soirées interminables devant la T.V. Quasiment pas de lectures ni de sport (les vacances de Noël voient, et c'est bien normal, la fermeture de nombreuses structures). Beaucoup d'insomnie, des crises de larmes, des crises de foie, des crises de foi aussi devant le défi de la maladie au quotidien...
Pour revenir à 007, la vision ou la redécouverte de nombreux James Bond passés à la T.V. m'ont fait prendre conscience combien certains étaient kitsch et poussaient loin les tonnes en effets spéciaux et complots multiplanétaires du méchant tout-puissant... que ce soit dans la période Sean Connery ("On ne vit que Deux Fois"... James en kimono : au top !), dans la période Roger Moore (le savoureux "Espion qui m'aimait" et le très fatigué "Dangereusement Vôtre"... avec la nostalgie de la chanson "A View to a Kill" des Duran Duran... toute ma jeunesse...) ou dans la période Pierce Brosnan ("Le Monde ne suffit pas"... des tonnes d'explosions, Sophie Marceau en méchante mais un film poussif...). Bref, je me rends compte que je préfère les Bond plus "réalistes", en tout cas avec un peu moins d'effets spéciaux et d'incohérences, plus proches du film d'espionnage. Je reste attaché à la période Timothy Dalton (tellement haï par la critique ou les fans), notamment "Permis de tuer", à l'unique opus de George Lazenby ("Au Service Secret de Sa Majesté" avec la délicieuse Diana Rigg) et bien sûr à la plupart des films période Sean Connery ou Roger Moore voire même Pierce Brosnan ("Golden Eye", avec la B.O. signée Bono et interprétée par Tina Turner, malgré quelques scènes un peu excessives, fut un spectacle extraordinaire qui ressuscita la série...).
En tout cas, tout cela me confirme dans l'idée que le nouveau Bond, "Casino Royale" (que j'ai revu avec Laurent puis avec ma Soeur), a vraiment su retrouver l'esprit de la série... Violence, exotisme, action, sadisme, espionnage, humour... Daniel Craig est un Bond très convaincant, encore frais... Je viens de finir la lecture du roman de Fleming (que Laurent m'avait offert), dans la nuit (!) et j'ai été étonné de voir à quel point le film était fidèle au livre. Bien sûr, l'action a été transposée et actualisée. Le roman se passe dans les années 1950 (donc en pleine Guerre Froide) à Royale les Eaux (ville imaginaire située en Normandie). On y trouve tous les ingrédients des Bond... M, Q, Moneypenny, Leiter, quelques gadgets... Le Chiffre est un homme sanguinaire à la solde des services secrets soviétiques mais il a utilisé la caisse d'un syndicat rouge pour ses propres opérations financières et il veut se racheter au Casino Royale... La scène de torture (qui fait si mal aux messieurs...) est rigoureusement la même ainsi que son étrange dénouement (Le Chiffre abattu d'une balle dans la tête par le sauveur providentiel). Quant à Bond, il tombe toujours amoureux de Vesper Lynd qui est ici un infame agent double, une taupe qui a trahi l'Occident parce que son amoureux est prisonnier des Communistes... Conclusion à ma lecture : le film est une excellente adaptation/transposition (et on attend le prochain opus !! "Risico", sortie prévue en 2008) et le livre m'a donné envie de lire les autres romans de Fleming, au parfum délicieusement suranné...
Voilà. C'était la Bond Attitude... Normal pour l'Année 2... 007 !
Sinon, eh bien, j'ai évidemment retrouvé avec plaisir le collège, les élèves, le centre de documentation et d'information (mon antre !), les collègues. Plaisir aussi de retrouver une vie au rythme plus sain après ces fêtes, période de surconsommation, d'hypocrisie généralisée et de réveillons sans fin... Mais, bon, c'est la "tradition" annuelle à laquelle tout le monde se plie, croyants, athées, agnostiques, païens... On peut éviter toutes les autres fêtes de l'année, on se sent obligés de participer à Noël et à la Saint-Sylvestre... Etonnant, non ? Sans oublier la galette des rois... au cas où qu'on aurait encore faim. En tout cas, c'est fini, on range les sapins, les horribles Pères Noëls pendus aux balcons (on va les rebaptiser Saddam... humour très noir...), les guirlandes électriques qui défigurent nos villages... Et on retourne à la vie, la vraie... Quoique... L'année qui commence, pour la France, s'annonce fabuleuse avec l'Election Présidentielle... A la fin il ne doit en rester qu'un(e)... Il (elle) sera l'Elu(e)... La France est vraiment un pays enfant en quête de père ou de mère, plutôt de mère en ce moment d'ailleurs... Enfin, on est partis pour cinq mois (six en comptant les législatives) bien peu passionnants avec tous ces candidats partis à la soupe à la queue leu leu et le plus fascinant c'est que la plupart des électeurs (y compris moi ?) croient que les élections changeront quelque chose à leur quotidien alors qu'on sait très bien que les hommes (et femmes) politiques ne sont que des marionnettes (cf. l'affiche du "Parrain") aux mains des financiers, présents uniquement pour amuser la galerie... Bon, vous m'excuserez mais moi je retourne à la lecture de mes romans policiers et de science-fiction, c'est plus amusant que cette actualité politique ennuyeuse et monotone...
Pour conclure ce message de la Nouvelle Année...
PACE E SALUTE !!!!

lundi 18 décembre 2006

Kiffe kiffe la banlieue, Saint Paul et les fêtes de fin d'année...

Pour le (probable) dernier article sur mon blog de cette année 2006, je voudrais vous faire partager mon coup de coeur pour un roman pseudo-autobiographique (le style qu'un auteur de blogs adore... mélanger la réalité et la fiction, le tout à la première personne... un clin d'oeil à Gérard, mon ancien prof de français et de grec qui m'encourage régulièrement à continuer ce blog). Il s'agit de "Kiffe kiffe demain" de Faïza GUENE. Cet ouvrage est numéro un dans le coeur de mes élèves depuis quelques mois mais je n'avais pas eu la curiosité de le lire. Et, l'autre jour, je vis que mon père l'avait acheté et qu'il était en train de le dévorer... Du coup, j'ai voulu me rendre compte par moi-même... A mon tour, j'ai succombé au charme de cette chronique de la vie d'une petite Beurette dans les banlieues d'aujourd'hui... Le sujet peut paraître misérabiliste ou polémique. Il n'en est rien. On est plié de rire du début à la fin. L'auteur, elle-même jeune fille de la "téci", s'amuse de ce monde pas toujours drôle mais qu'elle sait décrire avec énormément d'humour et de références télévisuelles omniprésentes... (voir sa citation ci-dessous) En même temps, c'est une vraie réflexion sur la France d'aujourd'hui... Bref, pour avoir un autre regard sur l'univers des banlieues mais aussi et surtout pour passer un moment très rafraichissant... Jetez vous sur "Kiffe kiffe demain" !! Vous ne le regretterez pas...
Pour assurer la transition avec le sujet suivant de cet article, un petit extrait de ce roman savoureux... "M. Werbert, mon prof de géo de l'année passée, quand on a étudié la période médiévale, il nous a dit que l'église, les dessins des vitraux, c'était la Bible du pauvre, pour les gens qui savaient pas lire. Pour moi, la télé, c'est le Coran du pauvre."
Sinon, je continue la lecture de "Débaptisez moi (...)", ouvrage très intéressant mais un peu long... plus de 600 pages. J'en ai lu les deux tiers. Le moins que l'on puisse dire est que l'auteur est partial et de parti pris... Je le savais avant d'attaquer ma lecture mais quand un auteur est trop partisan son style s'en ressent, il devient fatigant à force de vouloir argumenter uniquement dans un sens, et c'est un peu ce qui se passe avec ce livre. A trop vouloir prouver que, depuis 2000 ans, l'Eglise Catholique est à l'origine de tous les maux de la planète et que le message de Jésus de Nazareth a été perverti par le méchant Saint Paul, on finit par ne plus être crédible... Déjà, quand j'avais lu "Jésus contre Jésus", pamphlet violemment anti-chrétien, j'avais fini par retourner vers les Evangiles dont les auteurs tiraient de leur contexte les extraits qui les arrangeaient... Là, pour la première fois de ma vie, je suis allé voir de façon un peu plus approfondie les écrits de Paul dont tout le monde dit, y compris nombre de Catholiques et de Protestants, qu'il est un auteur extrêmiste, misogyne, obsédé par le péché de chair et l'ordre établi, et je vous en passe... Tant de haine pour un auteur d'il y a deux mille ans... Tout ceci devenait suspect pour moi. Et, après quelques pages de Saint Paul parcourues ce week-end, j'ai révisé mon jugement... Pour lui comme pour tous les auteurs (que ce soit d'ailleurs dans le domaine de la religion ou dans d'autres), on fait dire ce qu'on veut à partir de citations tirées de leur contexte. Plutôt que de baver sur la Bible, le Coran, les écrits des diverses religions, ou sur les livres de tel ou tel auteur qu'on fait semblant de connaître, allons donc lire un peu les textes originaux. Forgeons nous une opinion personnelle et ne nous laissons pas manipuler par les opinions d'autres qui n'ont peut-être eux-mêmes pas lu les auteurs qu'ils critiquent. Le retour aux sources, aux textes originaux, pour se forger sa propre conviction... Un beau programme pour 2007 !
Excellente transition pour la conclusion de cet article... Avant de vous laisser, un petit mot de mon atelier-théâtre au collège... Vous trouverez prochainement sur le blog de mon CDI un article faisant le bilan du premier trimestre d'activités de mon atelier qui m'apporte énormément de satisfactions. Rappel de l'adresse du blog du CDI :
Me voilà au terme de ce petit texte, au terme d'une année passée en votre compagnie sur ce petit blog sans prétention... Je vous souhaite à toutes et tous d'excellentes fêtes de fin d'année. Paix, santé, bonheur, prospérité, sérénité, "amour, gloire et beauté" (là, je dérape...)... pour vous, les vôtres, vos amis, vos proches, vos voisins, et pour tout le monde... C'est ma tournée ! (Tiens, à propos de tournée, un mois que j'ai pas bu une goutte d'alcool... je pensais pas que j'en serais capable... finalement, ça a du bon de se faire planter par une fille dont on est fou amoureux... soit on sombre et on touche le fond soit on essaie de remonter à la surface malgré tout, malgré elle, malgré soi...)
Alors, bon, que vous soyez Chrétiens, d'autres religions, agnostiques, athées, carrément mécréants (comme disait Desproges, Dieu, j'ai rien contre, mais à Noël j'ai les sports d'hiver et en été la plage... pas le temps d'y penser !), je vous souhaite un JOYEUX NOEL !!!
PACE E SALUTE A TUTTI !!!
En post-scriptum, une petite citation de Saint Paul, justement...
"Tout m'est permis mais tout ne m'est pas profitable"
(in Première Epitre aux Corinthiens, 6, 12)

vendredi 15 décembre 2006

Une adresse qui déchire grave !

Bon, j'avais déjà, il y a environ deux mois, fait la pub ici pour un forum fort sympathique, intitulé "Forum Hommes, Femmes : Mode d'Emploi". Et je me permets de renouveler ma pub pour cet espace génial.
Je ne suis personnellement pas un fanatique des forums, de MSN, du chat et autres listes de diffusion... D'abord parce que je passe pas ma vie sur internet (ni pour causer, ni pour télécharger, encore moins pour jouer à des jeux... j'avoue y être allergique...) et ensuite parce que j'aime pas trop le système des pseudos (indispensable néanmoins) de ce monde virtuel... On se retrouve à causer à des gens dont on ne sait jamais qui ils sont et, quelque part, ça fausse (pour moi en tout cas) la conversation. De même que sur les sites de rencontres que j'ai un temps fréquentés (essentiellement Meetic) je trouvais regrettable que la plupart des adhérent(e)s avancent "masqué(e)s", surtout sur des sites où on est censés (à terme) se "rencontrer"... de même je trouvais regrettable que les adhérents se cachent de façon excessive derrière des pseudos, histoire souvent de balancer quelque insanité...
Moi, j'avance à découvert. J'y peux rien, je suis comme ça. Là, voilà deux mois, Nathalie m'a contacté (par Meetic ! mon passage sur ce site onéreux m'aura permis cette rencontre !) pour me proposer de m'inscrire à ce forum... Et je ne le regrette pas ! J'ai appris à sympathiser avec la petite bande qui anime régulièrement ce forum, environ 70 personnes inscrites et une douzaine de participants réguliers voire quotidiens... bref, un forum à taille humaine. Les sujets abordés ? Bien sûr, ça tourne beaucoup autour des relations homme/femme (d'où le nom !), mais sur le ton humoristique et sans mauvais esprit, et on parle de plein d'autres choses... musique, ciné, religion, rapports avec les enfants ou les parents, sujets de société, etc... L'esprit est à la tolérance, à l'écoute, à l'humour...
Quand je me rends sur ce forum, j'ai l'impression de retrouver une bande de copains autour d'un bon café... Alors, bien sûr, tout ceci reste du domaine du virtuel, mais pas tant que ça. D'abord, toute une partie des membres de ce forum viennent du centre de la France et j'espère bien qu'on arrivera à organiser notre convention (!). Ensuite, même si nous avons effectivement un pseudo (le mien est Superdoc... étonnant, non ?), nous n'avançons pas masqués : chacun connaît le vrai nom des autres et sa situation géographique ou professionnelle (en tout cas dans les grandes lignes).
Alors, je me permets de vous conseiller de faire un tour sur le forum et pourquoi pas de nous rejoindre ? Le Docteur Freyd a déjà franchi le pas...
Prochainement, sur ce blog, vous aurez droit (je la joue bandes annonces !) à un article sur le célibat, épisode 3, la réaction de Christophe à ma réaction à la réaction de Laurence à mon texte... vous suivez toujours ! Et je vous promets du gratiné. Sinon, sur le blog de mon CDI, vous avez un certain nombre d'articles en cours de préparation, notamment un bilan de l'atelier-théâtre, le compte-rendu du travail de l'atelier-vidéo, etc...
Mais revenons à notre forum... En voici l'adresse :
A bientôt !!

vendredi 8 décembre 2006

Madjeff is back...


(photo prise le 8 décembre 2006)

Le célibat : épisode 2

Comme pour mon texte sur le "devoir conjugal", j'ai reçu, suite à mon texte sur le célibat, une réponse de Laurence, ma condisciple de CAPES... Voici sa réponse et ma mise au point... Merci de prendre le temps, à l'occasion, de lire ces quelques lignes...
"hello JF

Comme je n'ai pas toujours suivi tous tes articles, je viens d'apprendre que ta maman a été opérée. J'espère que ce n'est pas trop grave.
Quant au célibat...Mon Dieu ! Y a t-il que les hommes pour trouver ça fendard (je ne suis pas certaine de l'orthographe). J'ai des copines seules (et oui) et elles sont plus proches de la déprim que de la joie de vivre. Elles se moquent de déjeuner avec un amateur de bacon ou de yahourt, elles se fichent éperdument de ne pouvoir sortir jusqu'à point d'heure, elles préfèrent se coucher à 20h45 avec quelqu'un à leurs côtés que seule à 23h00.... Bref ! Le célibat, ça pèse !
La vie de couple peut avoir ses pesanteurs, ses obligations. Mais, seul, n'as-tu pas toi aussi des devoirs, des obligations auxquelles tu te soumets ? Tu vas me dire : je contourne ! On y arrive aussi à deux, peut-être pas aussi souvent que lorsque l'on est seul ! mais on peut ! Et si tu as la chance de bien t'entendre avec ton conjoint, cela devient un plaisir et non une obligation ! Bon, on verra si je ne reviens pas sur cette affirmation optimiste dans 40 ans !!!!

Pour changer de la lecture de la Bible - j'admire - je te conseille les deux derniers romans de Fred Vargas qui te tiendront bien tous les soirs jusqu'à minuit !

Bon courage"
Ma réponse maintenant...
Salut !
Tu excuseras le mail qui suit mais j'avoue que ton mail m'a fait un peu de peine. Je sais, je suis quelqu'un d'impulsif qui réagit brusquement et je vais essayer de ne pas l'être trop, impulsif, justement...
Mais, dans mon "éloge du célibat", j'essayais de décrire avec humour une situation qui m'est imposée. Je n'ai pas choisi de vivre seul ni non plus l'absence de paternité à près de quarante ans quand tous mes amis ont un ou plusieurs enfants et que les femmes que je rencontre, si elles n'ont pas de compagnon, ont leur(s) petit(s) à leur côté. Moi, j'ai une mère en train de crever à petit feu qui me reconnaîtra plus d'ici quelques semaines et un père qui ne sait plus où il en est (et on le comprend).
Je vis seul depuis douze ans. J'ai tout fait ou presque pour changer cet état de fait. Mais l'amour ne se décrète pas. Les personnes qui me plaisaient, je ne leur plaisais pas. Que dois-je faire ? Me lamenter sur mon sort ? Je ne le fais déjà que trop, comme me l'a reproché à juste titre une certaine personne, C., parlant de mon nombrilisme de petit homme triste. Alors, j'essaie de réagir par l'humour, c'est encore ce que je maîtrise le mieux (ou le moins mal). Sinon, quoi ? Si on a plus le droit d'être célibataire, si c'est une honte de la jouer "Alexandre le Bienheureux", le temps d'un petit texte innocent... Alors, quoi ? Les célibataires devraient se tirer une balle parce qu'ils ne sont pas normaux, c'est-à-dire pas dans la norme ?! Une fois de plus, j'ai pas choisi de vivre seul (voire de survivre).
J'essaie de m'adapter. Moi aussi, comme tes copines que tu cites, je préfèrerais me coucher avec quelqu'un à mes côtés que tout seul tous les soirs (au fait, tu me les présentes quand tes copines ?... désolé... j'ai pas pu m'en empêcher). Et je m'en fous du petit déjeuner, je le prendrai en cachette s'il le faut.
Oui, le célibat me pèse. Oui, je suis probablement un frustré pour n'avoir pas fait "crac-crac" depuis douze ans et c'est certainement ce qui fait que je suis quelqu'un d'emporté qui n'a aucun humour dans ses mails. En même temps, j'ai toujours été susceptible et je connais des gens qui ont fait "crac-crac" la veille et qui sont abominablement sans humour.
Alors, non, chère Laurence, ce n'est pas plus fendard pour un mec que pour une nana d'être célibataire. C'est même pire. Un homme seul ne peut pas avoir d'enfant. Jamais. Par ailleurs, on estimera beaucoup plus une femme seule parce qu'indépendante et active, c'est dans l'air du temps. Un homme seul, c'est pas quelqu'un de viril, surtout s'il a pas d'aventures (ce qui est mon cas). On s'en méfiera. Et ce sera le début de la spirale infernale... T'es seul, t'as plus confiance en toi et comme t'as plus confiance en toi, t'inspires plus confiance, et aucune nana ne veut d'un mec qui n'a pas confiance en lui alors que ce qui lui donnerait confiance ce serait une nana qui enfin lui tendrait la main pour le sortir de son cercle vicieux qui pousse au nombrilisme...
Voilà. J'espère te revoir bientôt et rencontrer tes copines célibataires.
Je t'embrasse.
Jean-François
Et je vous embrasse, toutes et tous !

jeudi 7 décembre 2006

Au service secret de sa Majesté

(photo prise le 24 novembre 2006)

Mon nom est Bond, Jeff Bond... Petit mail pour vous faire part d'une maladie qui m'a repris voilà deux semaines... La Bond Mania... J'étais allé voir le dernier opus des aventures du fameux espion britannique un peu à contre-coeur, les critiques annonçant un four, les fans criant au scandale devant un Bond blond et bodybuildé... Et j'ai été charmé, emballé, enthousiasmé... Depuis deux semaines, je ne suis pas redescendu... J'ai dévoré deux hors-série de revues du cinéma sur Bond, j'ai retrouvé ma mallette d'agent secret de quand j'étais petit, j'ai failli craquer deux fois déjà sur l'achat de l'intégrale (20 DVD dans une superbe mallette collector... non ! faut pas !)... Bref, j'ai replongé...
J'ai toujours aimé James Bond, comme d'autres personnages mythiques. Mais, en fait, je n'ai pas tant vu de films que ça... De la période Sean Connery, je n'ai vu que "Bons Baisers de Russie" (le seul roman de Ian fleming que j'ai lu, d'ailleurs, étonné du style cru, des scènes violentes... j'étais tout jeune à l'époque !) et le pirate "Jamais plus Jamais". De la période Moore, j'en ai vu quelques-uns qui se mélangent dans ma mémoire... le premier, vu au cinéma, "Rien que pour vos Yeux", puis plus tard à la T.V. "Dangereusement Vôtre", "Moonraker" (bien kitsch et un peu ridicule) ou plus récemment "L'Homme au Pistolet d'Or" (avec l'inusable Christopher Lee...). De la période (courte) de Timothy Dalton, je retiens un de mes préférés : "Permis de tuer", un film violent, dur, noir, réaliste... De la période Brosnan je retiens "Goldeneye", aux cascades invraisemblables mais au dynamisme communicatif...
James Bond fait partie de mon imaginaire de longue date, comme Indiana Jones, Sherlock Holmes, Zorro, Robin des Bois ou les héros de la saga Star Wars. Aussi ai-je accueilli avec plaisir au fond de moi l'arrivée d'un nouvel épisode de cette saga de quarante ans (un record au cinéma). En plus, il y a un mois environ, j'ai découvert le fameux James Bond "à part", celui réalisé en 1969, avec George Lazenby dans le rôle de l'agent secret et Diana Rigg dans le rôle de la fille d'un gangster corse que Bond épouse avant qu'elle ne se fasse assassiner par le Spectre. Je savais que Bond avait été marié... Cela faisait partie de la mythologie du personnage... L'idée de ce héros misogyne, coureur, obsédé, alcoolique et bagarreur (éh ! c'est rude d'être espion ! faut des compensations !) se mariant m'avait toujours séduit... Elle donnait un peu de complexité au personnage. Et le film fut une surprise enchanteresse... D'abord, Diana Rigg y était encore plus belle que dans "Chapeau Melon". Ensuite, la fin est tellement dramatique... J'ai versé une larme... Et n'oublions pas la formidable bande originale signée John Barry que je ne cesse de réécouter depuis...
Aussi, quand j'ai appris que, chronologiquement, "Casino Royale" conte la première, toute première aventure de Bond, comment il acquiert le Double Zéro, c'est-à-dire le permis de tuer, comment il plante ses premières missions, comment il tombe amoureux, comment il se fait torturer, etc... Bref, un Bond débutant... (Un peu comme l'idée du jeune Indiana Jones dans "La Dernière Croisade"). Le film fut une très très bonne surprise... D'abord le rythme est là, l'exotisme aussi avec des paysages somptueux... Ensuite, l'action, le suspense, une petite dose d'érotisme (avec quelques blagues sexuelles crues fidèles à l'esprit des romans de Fleming), des gros muscles et des filles bien (très bien) proportionnées... Mais, surtout, le portrait d'un espion, et non d'une espèce de super-héros plein de gadgets... Bond débute, il se trompe, il tombe amoureux, il se fait avoir, il est torturé (une torture que tous les spectateurs masculins subissent en voyant le film... si vous imaginez ce que je veux dire)... Daniel Craig est excellent dans le rôle de cet espion débutant qui ne tue pas pour le plaisir mais parce que c'est son job, qui découvre le monde des paillettes et des casinos (Bond est issu d'un milieu modeste, orphelin, et les services secrets furent pour lui l'occasion de sortir de son monde). Il est brut de décoffrage (comme Sean Connery ou Timothy Dalton). Eva Green dans le rôle de l'agent Vesper est parfaite... Quels yeux ! Caterina Murino n'est pas une inconnue du public français puisqu'elle fut l'héroïne de "L'Enquête corse"... Bref, un film violent, rythmé, plein d'exotisme, relevé d'une pointe de sadisme, saupoudré d'humour... Et, pour les fans de Star Wars (particulièrement de "L'Attaque des Clones"), on retrouve le Lac de Côme et la villa dans laquelle Anakin et la Princesse Amidala s'étaient secrètement mariés... Cette fois-ci, Bond y retrouve Vesper...
Bref, je vous conseille vivement ce film ! Vous passerez un bon moment...
Stop ! Dernière nouvelle : mon collègue et ami Laurent vient de m'offrir le livre "Casino Royale"... Je vais le dévorer de ce pas !
Côté actu ciné, plein de bons films en ce moment, et dans tous les styles... Ainsi, hier, j'ai découvert "Madame Irma", comédie charmante où Didier Bourdon et Pascal Légitimus retrouvent la grande forme dans une satire de notre société...
Par ailleurs, je continue la lecture de "Débaptisez moi" et je note quelques citations que je mettrai prochainement sur mon blog...
Enfin, je vous conseille de faire un tour sur le blog de Johan où vous pouvez lire ses pérégrinations en Bourbonnais fin octobre... C'est gratiné !
Voilà. Ma mère va mieux. L'opération s'est bien passée. Elle reste encore quelques jours à l'hôpital.
Portez vous bien et savourez la vie.
A.F.

mardi 5 décembre 2006

Le célibat a du bon...

Bonjour. Vous n'êtes pas sans savoir, vous qui suivez ce blog et mes aventures de petit homme triste nombriliste (petit clin d'oeil à une personne chère à mon coeur quoiqu'elle en pense...), que je ne suis pas doué pour la vie en couple. J'aurais même, comme dirait le bon Docteur Freyd, la scoumoune dans ce domaine... Si mes interrogations sur la foi sont en ce moment sinon en voie de résolution (il n'y aura jamais de résolution surtout pour quelqu'un comme moi qui place le doute au coeur de son système de pensée) en tout cas en période d'apaisement il n'en est rien pour ce qui est de ma vie privée (privée de vie !... désolé pour le jeu de mots vaseux...). Pour en finir avec le sujet de la foi, la lecture de "Débaptisez moi(...)" me produit le même effet que "Jésus après Jésus" de Mordillat et Prieur : comme l'auteur cite abondamment les Evangiles pour les démolir, je lis son ouvrage avec la Bible sur les genoux et c'est du coup une excellente occasion de redécouvrir les Ecritures et d'apaiser ma soif... En fait, à force de lire des ouvrages dénigrant le Christianisme, j'en sors avec une foi renforcée. L'an dernier, l'ouvrage d'Onfray sur l'athéisme m'avait redonné l'envie de me replonger dans les Ecritures et même dans la pratique... Amis athées, je vous remercie ! Je remercie également Doctor Freyd, AgedeCristal et Gérard pour avoir échangé avec moi lors de ma dernière crise de foi...
Mais venons-en au sujet du jour... du nombrilisme à l'état pur... En fait, je crois (!) que c'est une bonne chose que je sois célibataire. D'abord, ça me permet de pouvoir me coucher tôt, de ne pas traîner devant la T.V. comme beaucoup de gens qui vivent en couple et se sentent obligés de veiller tard devant la sinistre lucarne... Souvent, le soir, je me couche à 20h45 et c'est bon ! Et, les soirs où je veille voire ceux où je sors, je n'ai pas de comptes à rendre... Je peux appeler mes amis pendant des heures. Je n'ai pas à prendre internet parce que c'est à la mode et un moyen pour de nombreux hommes de s'évader de leur compagne... J'ai un caractère plus que délicat le matin... Seul, je peux me laisser aller à mes jurons favoris en écoutant les infos du jour (avec le candidat du jour à la Présidentielle... il en pousse en ce moment !) dans une tenue que la décence m'interdit de décrire précisément ici... Je peux manger au petit déjeuner quand tellement de gens ne prennent pas le temps du petit déjeuner et sont écoeurées de voir un type avaler son verre de jus de fruits et ses céréales quand ce n'est pas un oeuf ou de la charcuterie... Au milieu de la nuit, je peux fumer ma cigarette quand je me réveille d'un cauchemar (c'est d'ailleurs parfois ma seule cigarette de la journée).
En plus, quand je tombe amoureux, je perds tous mes moyens. Je me mets à écrire des poèmes. J'ai le coeur qui bat plus vite. Si j'ai une bouteille sous la main je la vide et ensuite j'envoie des sms abscons à l'Etre aimé... L'inventeur du portable aurait du mettre un système de verrou pour éviter son utilisation par les mecs bourrés !!... Je me pose des tas de questions, je suis inquiet, je me dis même que je devrais aider la personne que j'aime à retrouver son vrai amour, que c'est ma mission... Et c'est pas nouveau comme attitude : à 17 ans, quand j'ai rencontré ma première copine, Isabelle (ah ! mon seul coup de foudre !) (j'en suis encore tremblant d'émotion), je m'étais mis en tête de la remettre avec son ex... mais comme elle en avait plusieurs, c'était pas évident, en plus, elle, elle m'aimait...
Par ailleurs, les femmes dont je suis susceptible de tomber amoureux, les trentenaires, sont souvent sûres d'elles, pétries de certitudes, sophistiquées, elles sortent d'histoires longues et compliquées et rêvent de galipettes alors que moi je sors de douze ans de désert sentimental (je sais... je suis un cas scientifique !). Bref, il y a inadéquation entre l'offre et la demande d'où crise sur le marché de l'amour...
Bref, je me sens prêt à signer l'éloge du célibat. Et j'irai même plus loin : vive l'abstinence ! Le sexe ne m'a apporté que des ennuis... Plusieurs fois, j'ai voulu précipiter une liaison qui s'annonçait pourtant bien parce que j'avais des "envies" (comme tous les mecs disents les femmes mais elles aussi ont parfois des pulsions, non ?) et j'ai tout fait rater. J'ai quitté des personnes parce que j'étais omnubilé par d'autres... "ça me travaillait"... Bon, j'avais vingt ans, mais je suis sûr que ça recommencerait et que je serais malheureux. Le sexe apporte quelques instants de plaisir fugace et tant de tracas... En plus, c'est salissant, ça amène des maladies... Non, je plaisante ! Quoique... J'adore la phrase : "La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible"... Ce n'est pas qu'une boutade.
Enfin, l'amour a détruit l'amitié de ma vie, Sandrine... Parce que, moi, j'étais amoureux d'elle, j'ai foutu en l'air neuf ans d'une belle amitié. J'en ai déjà parlé jadis sur ce blog... Alors, vous comprendrez que je me méfie de l'amour et de son expression physique appelée communément sexe.
Voilà. Le célibat a du bon. En plus, mes idoles sont toutes célibataires... Han Solo porte bien son nom... en même temps, il est pas seul puisqu'il se balade avec le poilu Chewbacca. Danny Wilde et Brett Sinclair pratiquent le célibat des copains (comme Blake et Mortimer). Tintin vit avec le Capitaine Haddock (qu'on soupçonne d'avoir un faible pour la Castafiore). Indiana Jones change de copine à chaque épisode et James Bond plusieurs fois par film (c'est bien, d'être agent secret !!). Le Docteur Sam Beckett (de la série "Code Quantum") change de copine comme de personnage, son seul vrai ami étant l'hologramme Al. Quant à Sherlock Holmes, à part un amour de jeunesse tragiquement disparu ("Le Secret de la Pyramide"), on ne lui connait aucune liaison, et Watson le quitte très vite pour s'installer avec sa femme. Enfin, bon, je vais être limite sacrilège, mon modèle de vie, Jésus, était célibataire, même si depuis quelque temps tout le monde veut le marier avec Marie-Madeleine (le syndrome Da Vinci Code ou comment un roman de gare pollue l'opinion de millions de personnes).
Ma mère a été opérée hier. D'après le message de mon père, l'opération s'est bien passée. On craint surtout les réactions post-opératoires liées à l'anesthésie (du fait que ma mère a la maladie d'Alzheimer). J'en saurai plus dans les heures qui viennent.
Bonjour chez vous. Portez vous bien.

Les bras cassés de l'Education nationale

Je me permets de reproduire ci-dessous un "Vite dit" du quotidien régional "La Montagne" du lundi 4 décembre, un article particulièrement savoureux et totalement authentique (sinon, ce ne serait pas drôle !)...
PIEDS NICKELES : LE BRAQUAGE PITEUX D'UN PROF ET DE SES DEUX ELEVES.
Un professeur d'économie et deux de ses élèves ont été interpellés après avoir lamentablement échoué dans le braquage d'une dame qui apportait à la banque 50 000 euros, fruit de la collecte d'un club d'épargne. Le professeur, enseignant dans un lycée de Sarrebourg, avait confié ses soucis d'argent à ces deux élèves. L'un d'eux, qui s'apprêtait à conduire la présidente du club à la banque, proposa à l'enseignant de se renflouer grâce à ces 50 000 euros providentiels. L'autre élève devait faire le guet : il n'a pu arriver à ses fins, car ses lunettes de soleil le gênaient pour agir. En outre, l'enseignant a oublié son portable dans la voiture !
[Ah... Décidément... l'Education nationale est tombée bien bas... Ségo et Sarko ont raison de vouloir la supprimer !!! les profs, particulièrement d'économie, ont une mauvaise influence sur leurs élèves... et un prof d'économie qui ne sait pas faire d'économies... c'est dommage. En tout cas, on ne parle jamais assez des ravages des lunettes noires sur la vue de notre jeunesse...]

mardi 28 novembre 2006

Mon nom est Doc, Super Doc !!...


Une photo que j'aime bien, prise le 24 novembre dans mon antre, mon Centre de Documentation et d'Information... Je porte le maillot des Springboks, l'équipe de rugby que j'affectionne le plus avec les éternels All Blacks... Et je pose devant un très bel ouvrage : "1914-1918 : Nous étions des hommes", superbe album de photos sur la Première Guerre Mondiale, une époque de l'Histoire qui m'intéresse particulièrement, à la fois pour des raisons historiques (c'est le conflit qui ouvre le XXème siècle et la plus infâme boucherie jamais imaginée, qui devait d'ailleurs appeler un autre conflit mondial à peine vingt ans plus tard alors qu'on parlait de "La Der des Ders") et personnelles (mon grand-père paternel vécut ce conflit de l'intérieur comme je l'avais expliqué dans un texte le 10 novembre 2005). Le rugby n'est jamais très loin... En effet, chaque fois que les Blacks rencontrent l'équipe de France ils remettent en jeu la Coupe Dave Gallaher, du nom du premier capitaine des Blacks venus jouer en France et qui mourut pendant la Première Guerre Mondiale sur le front pour libérer, justement, la France...

lundi 27 novembre 2006

Les preuves de la foi... ou l'épreuve de la foi ?...

Voilà quelques jours, dans un petit texte intitulé «Question de foi», je m’interrogeais sur la foi, ou plutôt sur ma foi… J’expliquais notamment que, Catholique non par conviction mais par naissance, j’avais tenté ces dernières années de retrouver la foi par le biais de la fréquentation des églises… Mais que je renonçais…

J’ai notamment comparé la pratique religieuse aux relations de famille… Mais, quand je dis que ma pratique est comme les repas dominicaux en famille, je me prends à ma propre comparaison…Je vais voir mes parents chaque week-end que Dieu me donne ( !) ou presque. Et, ce matin, dimanche 26 novembre, je me suis retrouvé naturellement, une fois de plus, à l’intérieur d’une église. Geste naturel ? Réflexe ? Habitude ?

Je reste et resterai quelqu’un qui doute, profondément. Le jour où je serai habité de certitudes, réveillez moi. Suite à mon grand cri d’interrogation de cette semaine, j’ai acheté un livre qui vient de sortir… «Débaptisez-moi, pour l’amour de Dieu !» (éditions Louise Courteau). L’auteur, un certain Paul C. Bruno, de nationalité canadienne, se pose depuis des années des questions. C’est visiblement un croyant, un Chrétien, un Catholique même. Un Catholique déçu. Pour diverses raisons. Sa déception est grande, intense, totale. Il va jusqu’au bout et se pose la question d’être débaptisé pour être rayé des membres de l’Eglise… Du coup, il tente d’analyser sa foi, ses croyances, il décortique le Credo, les écrits sacrés (Ancien et Nouveau Testaments), la tradition chrétienne (les Pères de l’Eglise primitive mais aussi et surtout le Catéchisme de l’Eglise Catholique, remis à jour par un certain Joseph Ratzinger, devenu Pape voilà un an). Le livre est un pavé (plus de 600 pages) mais le style est très agréable à lire avec de petits paragraphes argumentés. J’apprécie la connaissance que l’auteur a des textes… différence essentielle avec un Michel Onfray qui, dans son «Traité d’Athéisme», rendait des comptes à l’Eglise de sa petite enfance sans argumentation ni originalité (en pompant ici ou là Nietzsche ou Freud). Je ne sais où ce livre me mènera… Dans la première partie, l’auteur avertit le lecteur… écartant d’office et le croyant intransigeant et l’athée qui ne s’intéresse pas aux questions existentielles. Dans la conclusion de son ouvrage, l’auteur tente de mettre en place son propre Credo…

Voilà. Je vous reparlerai de cet ouvrage dans les semaines à venir. D’ici là, j’aurai repris le chemin de la lecture de textes, divers et variés… Je remercie ici les personnes qui me lisent régulièrement et me commentent, notamment Gérard ou Pierrette avec qui j’ai souvent eu des conversations d’ordre spirituel, notamment Fred (Doctor Freyd !) et Stéphane qui ont pris la peine de longuement commenter mes interrogations sur la foi, notamment Johan ou Fred Thé qui ont partagé avec moi au cours de l’année écoulée un moment au cœur d’une église… Je me souviens des longues conversations avec Solange de Luri, autour de la philosophie, de la psychologie et aussi et bien sûr de la religion… Lors de mon départ de Corse, elle m’avait dit que nos conversations nous avaient fait avancer… Merci à toutes et tous de me faire avancer par vos remarques, par vos silences aussi, par vos clins d’œil, vos remarques, vos sourires et vos regards parfois réprobateurs…

Avant de conclure… Un petit point de ma merveilleuse vie privée qui vient de connaître un de ses épisodes les plus inutiles et les plus grotesques. Je me suis encore amouraché d’une personne (rencontrée sur internet, en précisant que c’était elle qui m’avait contacté, et ce à deux reprises puisqu’après une première rencontre j’avais senti que le courant ne passait pas outre mesure) qui n’éprouvait rien pour moi et qui, après m’avoir entraîné sur la voie d’une amitié amoureuse avec promesses de sorties ensemble et même de voyages estivaux (particulièrement à destination de l’Ile de Beauté), qui après m’avoir expliqué qu’il fallait y aller lentement (très lentement !), ne pas la brusquer, qu’elle sortait d’une histoire difficile et qu’il lui fallait du temps, beaucoup de temps, m’apprend cette fin de semaine au détour d’une phrase qu’elle a rencontré quelqu’un et que c’est le grand amour mais qu’on peut rester amis (ben voyons). Le grand amour en dix jours quand on ne veut pas s’engager, c’est relativement superbe. Mais c’est la vie… Après quelques minutes de tristesse et de larmes refoulées, j’ai senti comme un soulagement et je viens de passer le week-end le plus paisible depuis bien longtemps… J’ai jamais tant dormi ! Le sommeil du juste ?! [Rajout de dernière minute : j'ai eu droit, par mail, car tout s'est fait par mail, au somptueux qualificatif de "petit homme triste nombriliste"... alors même qu'il n'y a pas eu de liaison nous aurons quand même eu nos mots de rupture... très très ridicule, tout ça...]

Avant de vous quitter… Dans mon mail sur ma crise de foi (et non de foie !) (même si c’est parfois lié…) je parlais de mes interrogations par rapport au Livre de Job. Il est un livre de la Bible que j’ai toujours particulièrement apprécié (et je ne suis pas le seul… n’est-ce pas, Gilles ou Pierrette ?), c’est «L’Ecclésiaste» (ou Qohélet en hébreu, littéralement : l'homme de l'assemblée... 'ekklesia' en grec). Pour conclure, quelques courts extraits en sachant que je vous en conseille tous la lecture intégrale. C’est un court ouvrage, d’une dizaine de pages. Ce texte, c’est les interrogations d’un sage arrivé non pas au terme de sa vie mais déjà d’un âge avancé. La légende veut que ce sage soit le roi Salomon (en arabe Soleiman)... Les propos qui suivent peuvent tous nous interpeller, croyants, athées, agnostiques…

Voilà quelques extraits (dans l’ancienne traduction de la Bible de Jérusalem)…

«Vanité des Vanités, et tout est vanité. Quel intérêt a l’homme à toute la peine qu’il prend sous le soleil ? Un âge va, un âge vient, et la terre tient toujours. Le soleil se lève, et le soleil s’en va (…) Tous les fleuves marchent vers la mer, et la mer ne se remplit pas (…) Tout est ennuyeux. Personne ne peut dire que les yeux n’ont pas assez vu, ou les oreilles entendu leur content. Ce qui fut, cela sera ; ce qui s’est fait se refera ; et il n’y a rien de neuf sous le soleil (…) il ne reste pas de souvenir d’autrefois (…).» (Qo 1 2-11)

«J’ai étudié avec soin la sagesse et le savoir, la sottise et la folie. Je comprends que cela même est poursuivre le vent. Beaucoup de sagesse, beaucoup de chagrin, plus de savoir, plus de peine. Je me suis dit : Je vais m’essayer au plaisir, regarde le bonheur : et c’est vanité. Du rire, j’ai dit : Absurde ! Du plaisir : A quoi sert-il ? J’ai voulu livrer mon corps à l’ivresse, en gardant mon cœur à la sagesse ; j’ai voulu m’attacher à la folie, pour voir le bonheur des hommes, ce ce qu’ils font sous le ciel leur vie durant (…)» (Qo 2 1-3)

Suit une description de la vie de monarque… Le roi qui a bâti et amassé fortune… Le roi qui a cherché la sagesse par opposition au fou… «(…) Il n’y a point de souvenir durable ni du sage ni du fou ; et dès les jours suivant [leur disparition] ils sont oubliés tous deux ; et le sage meurt bel et bien comme le fou. Je déteste la vie, car ce qui se fait sous le soleil me déplaît et tout est vanité et poursuite de vent.» (Qo 2 16-17)

Suivent quelques phrases célèbres… «Il y a un moment pour tout, et un temps pour tout faire sous le ciel : Un temps pour enfanter et un temps pour mourir (…) Un temps pour pleurer et un temps pour rire ; un temps pour gémir et un temps pour danser (…) Quel intérêt a-t-on à la peine qu’on prend ? Je regarde le métier que Dieu donne aux hommes. Tout ce qu’il fait convient à son heure, mais il leur donne à considérer l’ensemble du temps, sans qu’on puisse saisir ce que Dieu fait du début à la fin. Je comprends qu’il n’y a de bonheur pour l’homme que dans le plaisir et le bien-être durant sa vie. Quand on mange, et boit, et se donne du bon temps dans son labeur, c’est un don de Dieu. (…) Je constate qu’il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à se réjouir de ses œuvres, car c’est la condition humaine. Qui donc le mènera voir ce qui sera après lui ?» (Qo 3)

Dans les paragraphes suivants, l’auteur aborde les inégalités sociales, l’oppression de la force et la défaite de l’homme isolé ; l’argent ; la sagesse en face de l’adversité ; l’amour qu’il faut cultiver ; le hasard de la vie («L’Homme ne sait pas son heure») et enfin l’âge… Quelques lignes superbes sur la vieillesse et le naufrage qu’elle signifie bien souvent… «Si l’homme vit de longues années, qu’il profite de toutes ; et qu’il se rappelle que les jours sombres seront nombreux ; tout ce qui vient est vanité. (…) Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ton adolescence avant que viennent les mauvais jours (…) ; et que s’obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles ; et que reviennent les nuages après la pluie ; au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les hommes vigoureux ; où les femmes cessent de moudre, parce que le jour baisse aux fenêtres, et que la porte est fermée sur la rue ; quand tombe la voix de la meule, quand s’arrête la voix de l’oiseau et quand se taisent les chansons, lorsqu’on redoute la montée et qu’on a des frayeurs en chemin. Et l’amandier est en fleurs, et la sauterelle est repue, et le câprier donne son fruit, tandis que l’homme s’en va vers sa maison d’éternité ! Et les pleureurs tournent déjà dans la rue ; avant que le fil d’argent lâche, que la lampe d’or se brise, que la jarre se casse à la fontaine ; que la poulie se rompe au puits ; et que la poussière retourne à la terre comme elle en vint, et le souffle à Dieu qui l’a donné.» (Qo 11 8-12 7)

Dans la conclusion, l’auteur avertit son fils, non sans humour, «que faire des livres est un travail sans fin ; et que beaucoup d’étude fatigue le corps».

Ces lignes ont plus de 2 500 ans…

vendredi 24 novembre 2006

Adieu Noiret...

Hier soir, en revenant du badminton, à la radio, j'apprends la nouvelle : Philippe Noiret est mort. Et tout de suite mille souvenirs affluent...
Noiret fait partie de ces acteurs et réalisateurs qui m'auront fait rire et pleurer, qui m'ont ému, qui m'ont fasciné et dont la mort me bouleverse... Avant lui, il y eut Yves Montand, Federico Fellini, Marcello Mastroianni, pour ne citer que ceux-là.
Je ne vais pas faire de grands discours sur l'homme bonhomme à la démarche paisible, à la voix de velours et au cigare légendaire... Je vais plutôt m'arrêter sur trois de ses films qui m'ont particulièrement marqué et qui sont parmi les films que j'aime le plus au monde (et que j'ai vus des dizaines de fois chacun).
"Le Vieux Fusil". Une révélation. Un choc. Une histoire simple... Noiret, médecin de province (à Montauban), a une fille adolescente. Sa femme est partie, on ne sait pourquoi. Il rencontre Romy Schneider, une demi-mondaine, et après une nuit, lui propose de l'épouser parce que la guerre va éclater (on est en 1939). Elle se moque de lui puis accepte et ils vont apprendre à s'aimer jusqu'à former un couple inséparable. 1944, la division SS Das Reich (celle-là même qui détruira Oradour), en remontant vers la Normandie, s'arrête dans le village où Romy Schneider et sa belle-fille se sont réfugiées... Elles seront violées et brûlées vives. Noiret, parti pour les rejoindre, découvre le massacre, le village entièrement détruit. Avec le vieux fusil de chasse de son grand-père, il entreprend une vengeance méthodique. Une musique superbe, des images de tendresse et de guerre. Un chef-d'oeuvre dont s'honore le cinéma français. Noiret obtenut son premier césar pour ce film.
"L'Horloger de Saint-Paul". Premier film réalisé par Bertrand Tavernier. Evidemment, l'action se passe à Lyon, dans le Quartier Saint-Paul, dans les Années 1970. Noiret, petit horloger, vit seul avec son fils. Sa femme est partie depuis bien longtemps. Lui et son fils ne se parlent plus. Un jour, on apprend à Noiret que son fils a brûlé une voiture (1968 n'est pas loin) et qu'il est en fuite avec sa petite amie. Ils ont tué un vigile. Noiret mène son enquête, parallèle à celle du policier Jean Rochefort (son compère au théâtre avec Marielle), et découvre que le vigile abusait de la petite amie de son fils. Progressivement, il va se rapprocher de son fils et comprendre la colère des jeunes face à la société bloquée du giscardisme triomphant...
"Coup de Torchon". Autre film de Tavernier. L'action se passe en 1938, en Afrique Equatoriale Française. Noiret est flic, un flic respecté de personne. Sa femme le trompe ouvertement avec son beau-frère (qui n'est probablement pas son beau-frère... joué par Eddy Mitchell, génial, comme dans "Le Bonheur est dans le Pré" !) et lui se tape Isabelle Huppert. Tout le monde le méprise. Un jour, Noiret va réagir et devenir justicier. Massacre en vue... Ton très série noire, le film est d'ailleurs inspiré d'un roman de la fameuse série noire. Cynisme, indolence coloniale, musique de Philippe Sarde, humour décalé...
Trois films que j'aime énormément et que je n'ai pas revus depuis longtemps (je ne les ai hélas pas en DVD... snif !).
Pour conclure, je garderai l'image de l'apparition de Noiret à la fin de "Grosse Fatigue" de Michel Blanc (un autre de mes films fétiches !), quand il explique à Michel Blanc, justement, que les sosies ont pris le pouvoir au cinéma avant de s'engager avec lui sur le tournage d'un nouveau film de Polanski, car le cinéma continue... The show must go on...
En épilogue à ce texte, en écho à mon texte sur la foi, je remercie ici Fred alias Doctor Freyd et Stéphane alias Agedecristal pour leurs mails touchants et même bouleversants de foi... en l'être humain... Le sujet n'est pas clos. J'ai prié hier soir pour ma mère ce Dieu que je ne comprendrai décidément jamais. Mais, après tout, desfois, on ne comprend rien... Prenons les sentiments... Oups ! Le sujet n'est décidément pas clos...
So long, Mister Noiret !

jeudi 23 novembre 2006

Question de foi

Suite à mon texte sur le décès d'Albert, le père de Jérôme, j'ai reçu ce gentil commentaire de Fred alias Docteur Freyd qui m'a interrogé sur la foi... Son commentaire, suivi de ma réflexion...
"En dehors du magnifique hommage que tu lui rends, ce que tu écris me ramène invariablement à ce qui avait été mon sujet de philo du bac, et auquel je ne manque jamais de penser régulièrement : "Le besoin de conviction est-il une preuve de faiblesse ? ". Déjà à l'époque, je n'avais pas tranché... mais c'était pour les besoins de la cause : thèse/antithèse/synthèse. A te lire aujourd'hui je comprends mieux ceux qui ont la foi, et ce en quoi elle est sans doute une force... C'est à la foi troublant et inexplicablement rassurant pour moi qui ne l'ai pas ! Mais au-delà de toute question philosophique, la mort d'un père est une épreuve... "
Ma réflexion...
Avoir la foi... Marrant que t'écrives ça... Moi, je n'ai pas la foi... Je ne sais pas si je l'ai jamais eue. Au début du XXI° siècle, j'ai recommencé à fréquenter les églises par interrogation, pour essayer de rallumer la flamme... Je n'ai jamais eu de sympathie particulière pour l'Eglise catholique mais comme j'étais baptisé et que je ne suis né ni bouddhiste ni juif ni autre, et que j'avais fait mien l'adage du Dalaï-Lama : quelle que soit votre religion, pratiquez la... Je suis donc retourné vers ma famille... Mais je n'ai jamais été très famille... Bref, je me suis souvent senti mal à l'aise pendant la messe mais plus encore quand j'entendais les propos du Pape à la T.V., censé être mon "directeur de conscience"... Oups ! Et la Bible, que j'ai pris l'habitude de parcourir, n'a cessé de m'interroger, surtout l'Ancien Testament avec ses contradictions aberrantes et, dans le Nouveau Testament, les textes de Paul, alambiqués, et y compris au sein des Evangiles certains passages bien violents pour un message de Paix et d'Amour. Mais l'Amour est parfois violent... Le mot Passion désigna d'abord la mort de Jésus de Nazareth.
Bref, des années que je m'interroge et j'ai mille fois moins la foi que la plupart des gens qui ne fréquentent aucun lieu de culte... J'allais à l'église par habitude, comme au repas dominical... J'écris "j'allais" car je crois avoir perdu la dernière étincelle qui me restait... J'ai beau retourner et retourner la question... qui est celle de Camus dans "La Peste"... la souffrance, particulièrement celle des enfants, me tourmente constamment. Hier, au groupe biblique animé par mon père (probablement la dernière fois que je m'y rendais), a été analysé le fameux livre de Job, le pari étrange et pour moi cynique entre Dieu et Satan : Satan explique à Dieu que si Job est un bon croyant c'est qu'il vit dans le bonheur et sans souci... Dieu laisse alors Satan agir... Misère, ruine, enfants qui meurent, maladie. Tout au long du livre, Job va interroger le Seigneur et finira par retrouver ses biens et la joie car c'est un bon croyant... Mais ses enfants, eux, restent morts... Et ce qui m'a choqué, c'est que les exégètes qui étudient ce texte depuis des siècles et l'honorent particulièrement (un symbole du dolorisme : la souffrance permettrait d'approcher Dieu, selon certains théologiens...) ne semblent jamais choqués qu'à la fin de l'histoire les enfants, eux, restent morts. Job retrouve le bonheur mais ses enfants sont morts. Il m'a fallu ce texte pour finir de réaliser que j'en avais assez de ces textes aux sens multiples qu'on torturait pour leur faire dire ce qu'on voulait dire...
Attention. Je continuerai à lire la Bible, notamment les Evangiles. Mais je sens que j'ai perdu la foi dans une certaine idée de la religion... J'espère pas de l'homme... Car l'athéisme est pour moi une négation de l'Humanité car, dans ma foi, il est dit que Dieu est dans tous les hommes. Si nous ne sommes que des particules assemblées par hasard, faut pas s'attendre à un quelconque humanisme... Et c'est ce qui me fait peur... J'ai peur de devenir chaque jour un peu plus cynique et insensible. Quand mon père m'a annoncé hier que ma mère allait être opérée bientôt (l'opération qui a été reportée en juin dernier) et que l'anesthésie risquait probablement de détruire ses derniers neurones, j'ai à peine réagi.
Voilà. Les gens qui ont la foi me fascinent. Je n'en fais hélas pas partie. Je n'ai pas la foi. Je n'ai pas de convictions. Je ne serai jamais ni croyant ni athée car je ne suis sûr de rien. Je ne pourrai pas non plus faire de la politique ou m'engager pour une quelconque cause. Les gens comme moi ne sont même pas à plaindre... Le vent me balaiera tôt ou tard...
Rien à voir... Le dernier James Bond, "Casino Royale", est un grand cru... Sadisme, violence, suspense, charme, action, exotisme... Bond est de retour, l'agent secret cynique qui me faisait rêver étant enfant (moi je voulais pas être pompier comme les gosses d'aujourdh'ui, je voulais être agent secret ou officier de cavalerie), ici un Bond encore débutant puisqu'il vient juste de dégoter son permis de tuer... Et les décors sont fabuleux... notamment en Italie... un certain décor est celui là-même de "L'Attaque des Clones" quand Anakin et la Princesse se marient...
Oui, finalement, j'ai la foi... dans les enthousiasmes de mon Enfance...
Portez-vous bien. C'était probablement mon dernier message sur ce blog avant un petit moment... Foi d'agnostique !

mardi 21 novembre 2006

Nuit d'Automne

( Photo prise le 17 novembre 2006 au CDI.)
Nuit d’Automne

Cette nuit l’automne a frappé à ma porte
Et mes prières sont restées lettres mortes…
Hier encore le soleil inondait ma vie de liberté
Et maintenant la lumière est un souvenir égaré…
Le temps est venu des courses sous la pluie
Quand on se presse pour éviter la nuit.
Que n’ai-je su profiter des beaux jours
Pour chanter encore et encore l’amour ?
Passent les heures, passent les mois, je pense à toi
Et dans mon cœur il fait déjà froid.
Bientôt l’hiver et ses petits matins glacés,
Son brouillard et ses souvenirs embués,
Les pas étouffés dans la neige de décembre,
Les larmes refoulées au creux de ma chambre
Et ce stupide espoir qui mine les cœurs
Tandis qu’au dehors toute vie se meurt.
La ronde des saisons emporte nos soucis,
Nos pleurs, nos peurs mais nos rires aussi…
Une nuit, le printemps m’entraînera gentiment
Avec ses promesses de douceur, de bons moments,
Avec à l’horizon le retour inespéré de l’été,
L’innocence retrouvée, et aussi la futilité…
Il ne fait pas encore froid, il fait déjà nuit
Et l’automne résonne de ses mille gouttes de pluie.

Ecrit dans la nuit du 16 au 17 novembre 2006, 4h40 ≈.
Pour C.

lundi 20 novembre 2006

Pour Albert

Pour Albert

Samedi 18 novembre avaient lieu les obsèques d’Albert. Le texte qui suit lui est dédié.

Albert était le père de Jérôme, un de mes amis d’enfance… L’occasion pour moi d’évoquer en quelques lignes mes (très) jeunes années… Nous étions toute une bande de l’école Achille Roche à Moulins… Il y avait Jérôme, donc, Fred K. (plus connu sous le nom de Fred Thé… je m’expliquerai plus loin), Jean-Luc, Fred T., Thierry C., Emmanuel, et d’autres…

Jérôme et moi fûmes très tôt copains. C’est lui qui m’a largement communiqué sa passion du cinéma et notamment des westerns (Geronimo !). A l’arrivée au collège, nous n’avons plus été dans les mêmes classes mais nous ne nous sommes pas perdus de vue… Devenus jeunes adultes, nous partagions la passion de la pop anglaise. C’est Jérôme (avec Jean-Luc) qui m’a fait connaître le groupe Madness qui devait durablement changer ma vie (j’écoute d’ailleurs Madness alors que je rédige cette chronique), ainsi que le mouvement ska en général et Jona Lewie («Stop the Cavalry !»). C’est lui qui m’a inspiré, d’une certaine façon, l’idée de la Néo-Décadence et lui qui est à l’origine de la fameuse phrase : «Je ferai couler ton sang dans les méandres du Canigou !». Ensuite, nous nous sommes perdus de vue… C’est par Fred Thé que j’ai retrouvé Jérôme au début des Années 2000…

Jean-Luc, autre des mes copains d’enfance. Nous avons été en classe ensemble du C.P. jusqu’à la Terminale. Il m’a fait connaître Frankie Goes To Hollywood puis Depeche Mode. Arrivés à la fac, on s’est perdus de vue. On s’est recroisés au mariage de Jérôme voilà deux ans.

Fred T. était aussi dans cette classe du primaire. Lui aussi fut avec moi du C.P. à la Terminale. Mais nous avons vraiment appris à nous connaître aux scouts où nous sommes même devenus frères de sang… et ça ne s’oublie pas… Il vit maintenant à Limoges et, lors de son voyage de noces avec sa femme Isabelle, ils m’ont rendu visite en Corse, à Luri, voilà six ans maintenant.

Thierry C. était également un copain d’école et des scouts… On s’est croisés souvent par la suite. Il vit à Moulins. Faut vraiment qu’on s’appelle et qu’on prenne un verre !

Emmanuel, copain d’école et des scouts, mon premier « meilleur ami » quand j’étais petit… Il fut, par la suite, le moniteur de ma sœur (salute Surella !). On s’est croisés au mariage de Jérôme.

Fred K., mon meilleur ami. On était ensemble à l’école primaire mais on ne se connaissait pas vraiment. On est devenus amis en 1984, partageant la passion commune du cinéma, allant voir ensemble le film «Indiana Jones et le Temple maudit»… La suite, c’est de l’Histoire… passion du groupe Frankie Goes To Hollywood, journaux «A.C.V.» (pour Actualité Ciné Vidéo) et «S.L.W.» (pour Spielberg Lucas Williams… ma trinité à moi…), vacances, fêtes, brouilles, réconciliations, etc… etc… Pourquoi Thé ? C’est la faute à Gérard, mon prof de grec (que je salue bien ici puisqu’il est un lecteur assidu de mon blog et m’encourage régulièrement à continuer à écrire)… Un jour, Gérard m’avait expliqué que, chez les Grecs, lorsque deux amis se séparaient, ils brisaient un anneau et en emportaient chacun la moitié. Comme ça, le jour où ils se retrouvaient, ils reconstituaient l’anneau… Fred et moi n’avions pas d’anneau sous la main… mais une boîte de thé de Chine noir fumé (j’adore !) de la Compagnie Coloniale… Il a gardé la boîte et moi le couvercle ou le contraire… D’ailleurs, on a jamais retrouvé la boîte mais on a gardé le nom… Thé forever !!

Fred Thé m’a appelé jeudi soir pour m’apprendre le décès du papa de Jérôme. Fred et Jérôme étaient allés ensemble à Madagascar à l’orée des Années 2000. Samedi, nous nous sommes retrouvés au Sacré-Cœur de Moulins pour la messe des obsèques d’Albert.

Je connaissais peu le père de Jérôme, je connais plus sa mère. Mais je l’avais croisé à maintes reprises. C’était quelqu’un de très cultivé, curieux de tout, grand voyageur, mélange de rigueur et de fantaisie, avec un humour bien à lui… A mon retour de Corse, en 2004, j’avais pris l’habitude d’aller à la messe au Sacré-Cœur (sur les conseils de ma mère), où officiait le Père Sarrassat aux sermons corrosifs, anticonformistes et admirablement écrits. Souvent j’y croisais les parents de Jérôme, Albert assistant régulièrement le prêtre lors de la communion. En septembre 2005, lors du départ en retraite du Père Sarrassat (retraite d’office… mais c’est une autre histoire… l’Eglise n’aime pas les anticonformistes… dommage…), c’est Albert qui avait lu le texte qui lui rendait hommage.

Pour les obsèques d’Albert, c’est le Père Sarrassat qui officia. Les textes avaient été choisis par Albert lui-même (notamment un extrait de l’Evangile de Luc : la guérison des dix lépreux et un seul qui vient rendre grâce à Jésus, un Samaritain…). Lors de son sermon, le Père Sarrassat nous apprit qu’Albert était mort le 15 novembre, le jour de sa fête… étrange coïncidence… Et, surtout, il nous fit part d’une découverte : un cahier où Albert consignait depuis des années des extraits de la Bible et d’auteurs spirituels, versets de psaumes, réflexions tirées d’homélies, etc… C’était particulièrement émouvant, notamment quand il nous lut des extraits du cahier écrits voilà à peine deux mois alors qu’Albert était gravement malade… Un message de paix et de sérénité, de foi et de confiance.

Pour conclure ce petit texte, je voudrais dédier à Albert le psaume qui me tient le plus à cœur : « Le Seigneur est mon Berger »… Croyants, agnostiques, athées, nous ne pouvons qu’être touchés par la beauté de ce psaume qui respire, justement, la paix et la sérénité…

Le Seigneur est mon berger :
Je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
Il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
Et me fait revivre ;
Il me conduit par le juste chemin
Pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
Je ne crains aucun mal,
Car tu es avec moi :
Ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
Devant mes ennemis ;
Tu répands le parfum sur ma tête,
Ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
Tous les jours de ma vie ;
J’habiterai la maison du Seigneur
Pour la durée de mes jours.