jeudi 27 septembre 2007

Qui dira maintenant que je ne suis pas psychopathe ?!


(photos prises le 27 septembre 2007)

J'ai quinze ans !...

Vous connaissez la chanson de Souchon "J'ai dix ans"... Ben, moi, j'ai un peu plus que lui, mais guère plus... J'ai quinze ans ! Je ne souffre pas du syndrome de Peter Pan, je ne suis pas un grand enfant. Non, chez moi, c'est pire, je suis un éternel adolescent. Une femme que j'aimais (et qui ne m'aimait pas... un grand classique !) avait, elle, dit de moi (à ma soeur) "un adolescent attardé". Une des deux personnes avec qui j'ai eues une liaison cette année (pas S., "l'autre", jamais évoquée ici, D.) m'a déclaré plus simplement l'autre jour que j'avais le comportement d'un adolescent : "ce n'est pas un reproche, c'est un constat, tu agis comme un ado de quinze ans".
Je romps officiellement mon pacte de ne plus parler de moi (au sens vie privée et états d'âme) sur ce blog car je sens que la pression est tellement forte qu'il me faut un peu "évacuer" par quelques phrases, quitte à déplaire à celles et ceux d'entre vous me conseillant de ne pas m'exposer sur la voix publique (n'est-ce pas Fred Thé et Françoise C.). Je vais être tel le Jef de Brel, à me donner en spectacle sur le trottoir, d'ailleurs "c'est plus un trottoir, c'est un cinéma".
J'ai quinze ans. Physiquement. A quinze ans, j'étais le plus grand garçon de ma classe. Depuis, parmi mes amis, je suis le plus petit. J'ai arrêté de grandir en mars 1985. A quinze ans, j'ai découvert le film "Furyo", avec un David Bowie torturé, bouffé par ses remords, et la magnifique musique de Ryuichi Sakamoto. Ce film me suit depuis maintenant vingt-deux ans. A quinze ans, j'ai vécu la plus belle semaine de ma vie, mon séjour vidéo à Saint-Bonnet-près-Riom. J'ai alors décidé que ce serait la plus belle semaine de ma vie. Au cours de cette semaine, je fus follement amoureux de Sandra, brune aux yeux verts, si jolie, qui ne me remarqua même pas et ne me proposa pas même son amitié... L'amitié... A quinze ans, je suis devenu vraiment ami avec Fred Thé... Plus de vingt ans que ça dure... avec des hauts et des bas. Aquinze ans, mon prof de grec était un certain Gérard qui m'encourageait à rédiger mes nouvelles...
A quinze ans, j'aimais le vélo, la natation, la course à pied, la muscu... Plus de vingt ans plus tard, après une longue période où mon corps ne m'appartenait plus, je retrouve ces mêmes plaisirs simples autour du sport. J'éprouve la même passion pour le cinéma et la musique du film. A quinze ans, je faisais du théâtre. Aujourd'hui, je suis acteur dans la troupe de La Nouvelle Rampe et je dirige l'Atelier-Théâtre de mon collège. D'ailleurs... à ce propos, en ce moment, je vis un rythme infernal et je sais que les semaines à venir vont être très denses et remplies entre les répétitions de mes élèves et celles de ma troupe... Oups ! Le mois d'octobre va être bien rempli !! A quinze ans, j'avais la foi chevillée au corps. Après des années de doute puis de certitudes dogmatiques, je me sens habité par cette même foi simple et intense. Je sais, pour la société actuelle, je suis un pauvre ringard, mais voilà, je suis Catho, c'est comme ça... Certainement, je suis pitoyable pour la plupart des athées qui considèrent la foi comme une faiblesse mais, bon, c'est mon "coming out" à moi : je suis croyant et même pratiquant.
A quinze ans, j'avais peur de vieillir. Ma chanson symbole était "Forever Young" du groupe Alphaville. Je ne voulais pas devenir adulte. Non par peur des responsabilités car je ne les ai jamais fuies (d'ailleurs c'est plutôt un truc d'adultes de fuir ses responsabilités...) ; d'ailleurs, on m'a toujours trouvé très mûr. Non. Je ne voulais simplement pas vieillir et je me suis jamais senti l'âme d'un père, d'un chef de famille (d'ailleurs, de nos jours, une fois que les femmes ont un enfant, souvent elles s'en vont et le chef de famille -quel terme dépassé et machiste- disparait de l'univers de ses enfants...). Dans une société comme la nôtre, dire qu'on ne se sent pas d'avoir des enfants est le pire des tabous... Pourtant, de facto, je ne me vois pas père. Et, comble de l'ironie, depuis quelques années, le principal reproche que m'adressent de potentielles compagnes est de ne pas avoir d'enfant et donc de peut-être un jour en vouloir un... Je suis un "dangereux géniteur potentiel" !...
Il y a un autre tabou, encore plus énorme. Dire, affirmer, assumer, qu'on n'est pas passionné plus que ça par la sexualité... Et pourtant ! Ce que l'on appelle pudiquement la libido, ces pulsions sexuelles qui nous travaillent toutes et tous quoi qu'on dise, personnellement, elles ne m'ont pas vraiment apporté de bonheur... D'abord, la fameuse harmonie entre les partenaires, c'est un instant tellement éphémère et qui n'a d'ailleurs pas souvent lieu, même si on se ment et qu'on se prétend le contraire. Ensuite, combien de dépressions, d'angoisses, d'adultères, de tromperies, de mensonges, etc... tout ça pour des "parties de jambes en l'air"... même pas passionnantes... mais il faut bien tuer le temps, "il faut bien que le corps exulte" (dixit Brel)... D'ailleurs, le corps n'exulte pas vraiment... Pas souvent... En tout cas, pas pour moi. Mais comme faut faire comme tout le monde. D'un autre côté, "on n'est pas de bois"... Et l'on se retrouve dépendant de cette sexualité qui asservit quand l'amour est censé affranchir... Et qu'on ne me dise pas que le sexe c'est naturel, "c'est la nature", car il n'y a rien de plus humain et non animal que la sexualité humaine... Je citerai ici les propos d'une amie "il n'y a rien de mal à partager un bon repas avec un ami, il n'y a rien de mal non plus à partager un moment de sexualité"... Je ne crois pas qu'on puisse sereinement comparer la sexualité et la cuisine sauf, bien sûr, pour quelques jeux de mots bien sentis évoquant les recettes, les cordon bleu, les grands chefs, les petits plats "vite fait sur le gaz" ou ceux qui mijotent longtemps... On n'a jamais (ou alors vraiment rarement) cité des cas de névrose suite à des repas partagés et la principale distinction entre amis et amants est justement la sexualité...
Moi, ce qui me fait rêver, c'est de longues balades, des fous rires, des soirées d'ivresse, des confidences échangées, une belle complicité... La vie de couple, je crois que je n'y suis pas prêt, je n'en suis peut-être tout simplement pas capable. Dès qu'il y a des tensions je fuis. D'un côté on me reproche d'être trop présent, trop collant, trop envahissant. De l'autre, on me trouve distant, peu curieux de mes semblables, tourné vers l'introspection. Ce qui est relativement gênant mais somme toute anodin dans une relation amicale ou familiale prend des proportions de drame dans la relation d'un couple. Un mot en l'air devient tout de suite une affaire d'Etat dans le petit monde que forme l'union de deux êtres. Oui, c'est vrai, c'est certainement magique et merveilleux de vivre à deux mais je n'y arrive pas et j'avoue même que, pour moi, la relation de couple a tendance à un peu m'effrayer, ce côté bulle fusionnelle... Je ne suis pas doué pour la vie à deux. Attention ! Je ne dis certainement pas que je ne suis pas doué pour le bonheur ! J'aime vivre en société, entouré d'ami(e)s, partager mes passions, ne pas être seul. Mais vivre à deux, non, décidément, je crois que ce n'est pas pour moi.
A quinze ans, je ne me voyais pas vivre en couple, fonder une famille et jouer la mélodie du bonheur dans une petite maison au fond d'une jolie prairie. Non, je me voyais avec plein d'amis, faire du sport, aller au cinéma, jouer au théâtre, être entouré d'adolescents... J'ai trente-sept ans... Je réalise enfin mon rêve. Que demander de plus ?... On n'a pas tous l'occasion de s'accomplir. Merci au Ciel, à mes parents, à vous toutes et tous pour m'avoir indiqué la voie, parfois sans même le savoir.
A quinze ans, mon moniteur Dominique m'avait dit une fameuse phrase : "Si tu sais d'où vient le vent, va où le vent te mène". Je crois maintenant savoir d'où vient le vent...
Sinon, ben, infos Coupe du Monde de Rugby (je peux pas m'en empêcher !)... Belle victoire de la Géorgie sur la Namibie 30 à 0. La Géorgie, vous savez, l'équipe contre qui la France joue dimanche... Et les Samoa ont battu les Etats-Unis 25 à 21. Les Etats-Unis... ce pays qui a inventé le foot U.S., mix de foot et de rugby et qui fut dans les Années 1920 la seule équipe championne olympique de rugby aux Jeux Olympiques, avant que le rugby ne soit retiré des J.O. pour brutalité... à cause d'une finale France-Etats-Unis particulièrement violente...

mercredi 26 septembre 2007

Les trois coups fatidiques approchent...

(photo prise lors d'une répétition de l'Atelier-Théâtre
le mardi 24 septembre 2007, par Laurent)

Les trois coups fatidiques approchent... Et le stress monte progressivement... La tension devient perceptible... D'abord, je suis de plus en plus fatigué (à force de courir partout... ça devait arriver... il est loin le temps de l'oisiveté estivale...). Ensuite, je rêve désormais chaque nuit de théâtre... Et doublement !
En effet, d'un côté, avec La Nouvelle Rampe, je prépare "Treize à Table". Je rappelle que les représentations auront lieu au Théâtre de Moulins le 23 octobre à 15h et 20h30 et le 25 octobre à 20h30. J'avoue avoir de la peine à apprendre mon rôle... Comme chaque fois ! J'ai tellement peur que ma mémoire me trahisse... Et, cet été, alors que j'avais tout le temps, je n'avais pas la motivation pour "apprendre par coeur", d'autant plus que je n'étais jusqu'à début septembre que "remplaçant" (le titulaire initial du rôle de Frédéric a finalement jeté l'éponge) et que du fait des vacances il manquait toujours un ou plusieurs acteurs lors des répétitions. Maintenant, nous sommes à moins d'un mois des représentations. A compter de la semaine prochaine, nous passons à trois répétitions hebdomadaires...
Par ailleurs, je prépare avec mes élèves de l'Atelier-Théâtre du Collège Charlotte Delbo "Le Malade Imaginaire". Là, je me retrouve à la fois animateur, directeur de troupe et metteur en scène... Bien entendu, histoire d'en rajouter côté stress, la représentation aura lieu le 26 octobre après-midi à la Salle des fêtes de Tronget. Bref, la dernière semaine d'octobre s'annonce particulièrement chargée... Et celà monte crescendo. Pour avoir une meilleure idée de mon travail avec les élèves de l'Atelier-Théâtre, je vous invite à vous rendre sur le blog du collège : http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/
A part ça... tout va bien... Natation, salle de sport, badminton... Et le week-end, je suis les matchs de la Coupe du Monde de Rugby... Une coupe du monde, je me répète, dont la couverture télévisuelle est particulièrement lamentable... Pour les amateurs de rugby, je propose ci-dessous mes commentaires suite aux derniers matchs en date. Les autres, vous pouvez arrêter votre lecture ici sinon vous risquez une grosse migraine...

Bon, la France a battu l'Irlande sur le score de 25 à 3, au terme d'un match pas toujours brillant si ce n'est les superbes coups de génie de Clerc. En tout cas, les Irlandais sont vraiment dans un sale état et je ne donne pas cher d'eux face à l'Argentine que je soutiendrai de tout coeur... ARGENTINA ! ARGENTINA ! S'ils peuvent enfin atteindre les demi-finales, la Coupe du Monde de Rugby sera enfin surprenante. Imaginons les quatre demi-finalistes : Argentine, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle Zélande... Que des Sudistes ! Le Tournoi des Six Nations et sa suffisance de vieille Europe a des questions à se poser...
Les autres affiches du week-end... La surprise : les TONGA. En effet, l'Afrique du Sud (B mais Afrique du Sud quand même) n'a battu les Insulaires que 30 à 25. Du coup, les Tonga gardent toutes leurs chances pour les quarts de finale. Un match superbe, hélas pas diffusé sur TF1... Et le match Angleterre-Tonga de la semaine prochaine ne sera pas non plus diffusé en clair. En 1995 et 1999, TF1 avait déjà "récupéré" la Coupe du Monde et les matchs non diffusés passaient sur Canal +, chaîne malgré tout moins confidentielle que Eurosport. En 2003, France 2 et France 3 (qui, rappelons-le, diffusent chaque année le Tournoi des Six Nations, la Coupe d'Europe et la finale du championnat de France) avaient couvert largement l'événement, diffusant quasiment tous les matchs et offrant un magazine quotidien de qualité (ah ! la Saussouze !!). On peut avoir les pires inquiétudes quand on sait qu'à l'avenir TF1 va racheter le Tournoi...
Revenons aux résultats sportifs... L'Angleterre a battu les Samoa 44 à 22. Dommage pour les Samoa qui semblaient prometteurs et ont tenu un bon moment. Résultat : l'Angleterre se relance et les Samoa disent adieu aux quarts...
Argentine-Namibie : 63-3. Au fait, vous savez que l'Argentine est la SEULE équipe du Mondial qui n'a encaissé AUCUN ESSAI... Brillant, non ?!
L'Ecosse B s'est fait laminer par la Nouvelle Zélande B 40 à 0. Un des matchs les plus ennuyeux du tournoi. Les Blacks (qui jouaient en gris... résultat, on comprenait plus qui était qui, gros scandale à l'IRB !) ont accumulé les fautes face à des Ecossais réservistes. A force de jouer des petites équipes, la Nouvelle Zélande aura du souci quand elle affrontera un "gros"... Seul moment sympa du match... Le haka, particulièrement guerrier...
L'Australie A' a battu les Fidji 55 à 12, au terme d'un match ennuyeux (comme toujours avec les Wallabies). Les Fidji disputeront la deuxième place synonyme de quart contre Galles... Encore un match palpitant pas diffusé en clair. A propos de diffusion, "grâce" aux choix de TF1, plus de la moitié des matchs n'ont pas été diffusés. A peine de vagues extraits. Il est près de la moitié des équipes dont on n'aura pas vu un seul match... Jolie Coupe du Monde ! Plus que deux matchs de poule "en clair", dimanche prochain. France-Géorgie (qui peut être très intéressant) puis Irlande-Argentine. Avec une aberration. Les deux matchs n'ont pas lieu en même temps. En foot, lors de la dernière journée de poule, les matchs ont lieu en même temps pour éviter les calculs de score et donc de stratégie... Les quarts de finale verront encore quelques affiches intéressantes et exotiques si les Fidji et les Tonga se qualifient. Puis, en demi finale, et surtout en finale, on verra le Tri-Series... Comme d'habitude...
Mardi (hier), deuxième match nul de l'histoire de la Coupe du Monde. Japon-Canada : 12-12, avec essai (transformé !) de l'égalisation signé par les Japonais dans les arrêts de jeu. Mardi également, victoire de la Roumanie sur le Portugal 14 à 10.
Pour revenir aux aberrations de l'organisation de cette Coupe du Monde 2007... Elles sont nombreuses... Citons pêle-mêle... les petites équipes qui ont deux fois moins de jours de récupération, l'arbitrage favorisant les grandes équipes avec des arbitres de la nationalité d'équipes de la poule... ou le scandale des maillots d'Ecosse-Nouvelle Zélande, le délire du quart de finale de la Coupe du Monde en France... à Cardiff... et les Bleus interdits de Marcoussis... Et j'insisterai sur le match de la "dernière journée" de poule joué en décalé... En Coupe d'Europe de rugby et pour le Top 14, la dernière journée est désormais à la même heure pour TOUTES les rencontres, comme dans les autres sports (c'est le fameux soir des multiplex !!). Hier soir, sur RMC-Info, les avis étaient unanimes pour critiquer une aberration de plus de cette Coupe du Monde...
Bon, reste une grande fête populaire et la rencontre de différentes cultures. Mais on a de quoi être frustrés, surtout que cette fois la Coupe était "à la maison"... Je dis "était" car la fin est proche... Les quarts auront peut-être leur lot de surprises (victoire des Bleus sur les Blacks... et renouveler l'exploit de 1999 où la demi-finale de la Coupe du Monde au Pays de Galles avait eu lieu à Londres... décidément, la géographie du rugby est très fantaisiste...) mais pour les demis et la finale ce sera bye-bye à la glorieuse incertitude du sport...

mardi 25 septembre 2007

Convention Star Wars à Mâcon : la bande annonce...

Le 7 juillet 2007, c'est-à-dire le 070707... expédition intergalactique à Mâcon de Jean-Michel, Laurent, son fils Théo et moi-même, afin de nous rendre à la Convention Star wars, l'occasion d'y rencontrer Dark Vador (euh... Darth Vader in english...) lui-même (himself), à savoir David Prowse (acteur également aperçu dans "Orange mécanique"), de retrouver les auteurs de "Il était une fois La Guerre des Etoiles : la galaxie George Lucas" (voir leur site : http://www.scifi-movies.com/sw/index.htm ), mais aussi de faire des rencontres plus inattendues comme James Bond, Indiana Jones voire le lapin de Duracell...
Après moult péripéties, me voilà en possession des photos les plus compromettantes qui soient... Je les distillerai sur mon blog à l'occasion... Que la Force soit avec Vous !


Dark Vador, c'est moi !
(les lunettes me trahissent)

L'affiche de la convention de Mâcon des 7 et 8 juillet 2007

jeudi 20 septembre 2007

Bonjour à Gisela et Peter !

Un petit message pour vous signaler qu'après deux mois et demi de "silence radio", j'ai repris la mise en ligne des photos du séjour des Germanistes de Tronget et Cosne d'Allier à Amtzell en avril 2007... Un séjour fabuleux au demeurant ! Et je ne remercierai jamais assez Céline pour m'avoir associé à cette aventure ! Aventure au cours de laquelle j'ai fait la connaissance de collègues de Cosne, Clotilde et Laure, la connaissance des élèves de Cosne et d'Amtzell, la connaissance d'Olivier, notre "guide" à Amtzell (et l'homme qui m'a initié aux joies du mur d'escalade... ahhhhh !!!), et surtout la connaissance de Gisela et Peter, mes hôtes à Amtzell. Gisela et Peter qui m'ont merveilleusement accueilli pendant une semaine... Ils m'ont fait connaître Lindau et Bregenz, nous avons partagé un fabuleux barbecue sur une plage au bord du Bodensee, le fabuleux Lac de Constance à la frontière de trois états, l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse... Ils m'ont permis de déguster nombre de spécialités gastronomiques de cette fabuleuse région... Merci encore Gisela et Peter pour cette très belle semaine !
Ce séjour à Amtzell reste pour moi un merveilleux souvenir, l'occasion de découvrir une région, une culture, une population, une gastronomie, au carrefour de trois pays... Je profite de l'occasion pour citer de nouveau un extrait du mail que m'avait gentiment envoyé Gérard (mon ancien prof de français et de grec) suite à mon récit de ce séjour... "Je viens de lire le compte-rendu de ton séjour sur ton blog, et j'imagine très bien avec toi tous ces beaux paysages ; c'est une région du monde que j'aime beaucoup moi aussi, dotée d'un haut degré de civilisation." Je souscris évidemment totalement et définitivement à ce commentaire...
Les photos en ligne sur http://amtzell2007.blogspot.com/

(devant l'entrée du collège d'Amtzell, le samedi 21 avril en fin d'après-midi à notre arrivée)
(la dame à gauche avec le gilet vert : Gisela !)
(le samedi 28 avril, au matin du départ, après une nuit courte et arrosée...)
(Peter à Jean-François : "Courage ! Tu survivras !")

Ce n'est qu'un au revoir !!! Je retiendrai la phrase de Peter : "Avant, pour moi, le jumelage, ce n'était que des mots, maintenant le jumelage a un visage, c'est toi"...

Je profite de ce nouveau texte sur mon blog pour vous donner quelques news à quelques jours de l'arrivée de l'automne tandis que la météo joue à l'été indien depuis une bonne semaine... La reprise n'a pas tardé à m'entraîner dans son tourbillon... De retrouver un rythme de travail régulier, des activités diverses et variées et de voir s'éloigner progressivement les souvenirs du désormais poussiéreux "éternel été de trois semaines", je me surprends à pester de ne plus avoir même le temps de lire "L'Equipe" ou "Le Canard Enchaîné"... Je ne parlerai pas du roman "S.O.S. de Connelly, entamé début septembre et dont je n'ai pas même lu une seule page depuis une dizaine de jours. Le temps passe à une vitesse surprenante après cet été tellement lent et vide...
Au collège, la reprise. Joie de retrouver mes cours d'initiation méthodologique avec les élèves de 6ème, l'Atelier Théâtre avec les 4ème (dans un mois la représentation !), joie tout simplement de retrouver mon CDI et les collègues...
La reprise sportive... La salle de sport où les commentaires autour de la Coupe du Monde vont bon train... La piscine et le plaisir de faire quelques longueurs. La première sortie VTT au bord de l'Allier depuis bien longtemps et la joie de faire quelques bosses... Le badminton, deuxième entraînement ce soir... Bon, j'ai toujours pas eu le temps d'aller courir mais je ne désespère pas !!
La reprise théâtrale... La date fatidique approche. Nous jouons "Treize à table" au Théâtre de Moulins le mardi 24 octobre à 15h et 20h30 et le jeudi 26 octobre à 20h30. Je ne sais plus si je vous l'avais dit. J'interprète Frédéric, le maître d'hôtel d'Antoine et Madeleine. Que de prénoms symboliques... Frédéric ! Le prénom de la plupart de mes amis, dont plusieurs d'entre eux ont un fils appelé Antoine. Antoine ! Prénom cher à mon coeur puisqu'il est celui de nombre de mes ancêtres corses issus du village de Peri, à quelques kilomètres d'Ajaccio. Madeleine... non, pas celle de Proust ! Madeleine que j'attends, celle de la chanson de Brel... L'occasion d'évoquer brièvement ce chanteur que j'aime tant et qui m'inspire depuis tant d'années... Citer les chansons que j'aime le plus ? Difficile. Je dirai que chaque fois que j'écoute "Marieke", je pleure... (encore dimanche dernier... dès les premières notes je fonds en larmes) Je cours de partout aux premières notes de "Mathilde" ou "La Chanson de Jacky" (beau et con à la fois...). Je rêve de mettre à mon enterrement "Le Moribond" ou "Le Dernier Repas" voire "J'arrive". Je râle aux cent kilos de "Jef". Je suis en colère en écoutant "Fernand" ou "Quand Maman reviendra"... etc... etc... Je voudrais presque toutes les citer tellement j'aime ce chanteur !!!
Au ciné, je suis allé voir "Trois Amis", très beau film sur l'amitié (comme son nom l'indique), l'amitié entre personnes du sexe opposé, avec notamment Mathilde Seigner toujours charmante et nature, et Kad Merad, qui confirme après "Je vais bien, ne t'en fais pas" qu'il est un excellent acteur. L'occasion pour moi de faire mon mea culpa. J'ai proclamé pendant des années que je ne croyais pas à l'amitié entre hommes et femmes, notamment suite au "drame" de mon histoire d'amitié avec Sandrine. Nous fûmes amis pendant neuf ans mais j'étais chaque année un peu plus amoureux d'elle jusqu'à que plus aucune amitié ne soit possible. Je suis resté longtemps orphelin de cette belle histoire d'amitié. Longtemps, j'ai regardé avec méfiance les amitiés du sexe opposé. Force est de constater désormais que j'ai nombre d'amies "ami-i-e-s" en appuyant bien sur le "e" !!! D'ailleurs, c'est bien simple, notamment pour ce qui est de la pratique sportive, je ne fréquente que des filles... Coucou mesdames ! Je n'irai pas jusqu'à dire que je préfère la compagnie de ces dames... J'aime bien déguster quelques bières en commentant le rugby ou en écoutant des chansons "du bon vieux temps" avec mes amis de toujours... Mais c'est vrai qu'au quotidien j'apprécie particulièrement la présence et la compagnie de mes amies de Moulins. D'ailleurs, je serais bien en peine de citer un prénom d'ami homme sur Moulins puisque je n'en ai pas. Mes amis "hommes" sont soit au collège, soit à Clermont, soit en Corse, soit un peu partout à travers l'Hexagone... Bref, l'amitié hommes-femmes, j'y crois, plus que jamais ! J'aurai même tendance à rajouter que, suite à ma mésaventure sentimentale de l'été, je considère l'amitié comme une valeur plus stable, plus fiable... voire plus belle et moins égoïste et exclusive...
La vie privée. Sujet définitivement exclu de ce blog... Eh ! Eh ! vous croyiez que j'allais craquer... Non, non, non.... Bon, allez, juste un peu... Toujours des soucis quand je rend visite à mes parents car l'état de ma mère continue de se dégrader inéluctablement mais nous sommes toutes et tous un jour ou l'autre confrontés à la maladie... Rien de bien nouveau sous le soleil. J'avoue, face à la maladie de ma mère, en être toujours à la phase de la colère... Phase ? vous savez, l'histoire des cinq phases après un choc, généralement l'annonce d'une mort prochaine, d'une maladie incurable, mais ça peut être aussi suite à une rupture amoureuse (moi cet été !) ou un licenciement... Il y aurait donc cinq phases : le déni, la colère, la dépression, le marchandage, l'acceptation. Je fus longtemps dans la phase de la dépression, j'ai même cru avoir accepté l'état de ma mère. Et je me rends compte, depuis quelque temps (depuis ma rupture avec S. mais je ne sais pas s'il y a lien de cause à effet), que je suis à nouveau en colère, révolté, peut-être parce que voyant un peu moins ma mère ces derniers temps (cet été je fus pris par mon histoire d'amour puis par ma déprime qui a occupé ce blog un temps ; et maintenant je suis pris par le tourbillon de la rentrée) à chaque fois que je la vois je suis effaré de l'évolution tellement rapide de son état. Je l'avoue en toute humilité : je n'assume pas d'avoir une mère gravement malade, atteinte d'une dégénérescence des cellules du cerveau qui s'accompagne de poly-handicaps indépendants de la maladie d'Alzheimer mais qui accentuent et aggravent les conséquences de cette saleté de maladie neurologique. Que puis-je y faire ? Vivre avec. D'où l'intérêt de me défouler par le sport, de m'évader par la lecture, de me plonger dans le travail, de me distraire avec la pratique du théâtre...
La vie privée... Pourquoi emploie-t-on d'ailleurs le qualificatif "privé" ? Qualificatif qui permet un de mes jeux de mots favoris : "privé de vie privée"... Oups ! Privé, ça me fait penser aussi aux détectives privés des romans noirs ou à la chanson "Private Investigations" de Dire Straits...


Un mot de rugby avant de conclure... La France s'est brillamment rachetée face à la petite Namibie (petite mais experte en cravates...), multipliant les maladresses mais aussi les essais... faisant plaisir à Villepreux pour qui le jeu implique forcément un peu de déchet... L'Afrique du Sud (décidément mes favoris pour ce tournoi et mes favoris tout court : les Springboks restent mon équipe fétiche depuis que je m'intéresse au rugby, c'est-à-dire depuis la Coupe du Monde de 1995... en Afrique du Sud) a réalisé un match somptueux face aux champions du monde en titre, battant l'Angleterre 36 à 0 (après avoir brillamment battu les Samoa lors d'une rencontre de qualité... je l'avais déjà souligné dans mon précédent article). L'Australie a déroulé son rugby ennuyeux mais efficace et réaliste face aux Gallois. Le Canada et les Fidji ont offert une belle affiche... sur Eurosport... de même que Japon-Fidji... La Géorgie a failli créer la surprise en battant l'Irlande... ce qui nous aurait bien arrangés ! Le Portugal s'est fait écraser par la Nouvelle-Zélande mais a sauvé son honneur en marquant un essai aux légendaires Blacks ainsi que le premier drop de la compétition... Bref, la deuxième semaine de la Coupe du Monde fut plutôt intéressante et mouvementée... Les derniers matchs de poule s'annoncent passionnants... La France jouera son va-tout face à l'Irlande. Les Fidji peuvent encore créer la surprise, de même que les Tonga... Décidément, cette année, l'Hémisphère Nord n'est pas à la fête...
Le temps passe. "Life goes on day after day". Les jours se suivent et ne se ressemblent pas... Après un mois d'août où tous les jours étaient baignés du même ennui morose, comme dans le film (que j'adore) "Un Jour sans Fin", septembre et probablement octobre offrent à chaque matin une nouvelle surprise et l'envie de croquer la vie à pleines dents... Croquer la vie comme une belle pomme... Bon, parfois, il y a des pépins... qui donneront d'autres pommiers... "Mangez des pommes" comme dirait l'autre. Pile poil ! Les pommes... L'occasion de finir par un joli proverbe anglais diététique (!) plein de bon sens... "An apple a day keeps the doctor away"... Et vous, les pommes, vous les préférez comment ? Moi, j'aime bien les pommes vertes bien acides...

mardi 11 septembre 2007

Le monde tourne ovale...

(photo prise le 11/09/2007)

Le monde ne tourne pas rond ! Oh oui, ça, c'est ben vrai ! Le monde ne tourne pas rond, je tourne en rond... La solution, l'Ovalie ! D'ailleurs, depuis le sept septembre deux-mille-sept, le monde tourne ovale !!!



Avant d'évoquer avec mes mots à moi de néophyte amateur de rugby mais qui n'a jamais taquiné le cuir, qui n'a jamais arpenté les terrains ni subi le moindre tampon, avant de dire quelques mots sur ma déprime après la défaite prévisible des Bleus, de jouer le jeu des pronostics pour la suite de la compétition, de pousser mon coup de gueule contre FT1, avant d'entrer en terre d'Ovalie, un tour du côté de ma petite vie depuis la semaine dernière...



La reprise donc, au collège. Le plaisir de retrouver élèves et collègues. Le rythme plus régulier des journées . Le retour à la salle de sports, bien agréable ! Hier soir, premier entraînement de badminton après trois mois et demi... Oups ! J'avais le bras en compote après une heure de jeu... Aujourd'hui, retour à la piscine. Dans les jours qui viennent, reprise du vélo... Eh oui ! maintenant, j'ai un VTT (merci Papa !!) !! A moi, les belles balades dans les environs... Et puis je vais bien enfin aller courir de nouveau... Bref, le retour de l'activité physique, tellement liée au bien-être général, tellement nécessaire à mon équilibre.



A côté de ça, ma vie privée... Je ne m'étalerai pas dessus. J'ai dit que je ne le ferai plus. Je retirerai simplement de mes expériences de ces derniers mois, de mes rencontres, un sentiment de ne pas savoir sur quel pied danser... Beaucoup de personnes croisées me reprochaient d'avoir 37 ans et d'être célibataire... Je m'explique. Pour les femmes de moins de trente ans, je suis un vieillard sénile. Pour les femmes de la trentaine, je suis un danger potentiel car je risque de vouloir un jour ou l'autre un enfant (ma chère S., après avoir dit et répété qu'elle voulait un enfant, m'expliqua froidement que notre histoire ne pouvait avoir d'avenir puisque je n'avais pas d'enfant et que certainement un jour ou l'autre je lui en réclamerais un... j'avais dit que je parlerais plus de ma vie privée... pour le passé, il y a prescription). Enfin, pour les femmes de plus de quarante ans (pour lesquelles j'ai la plus haute estime, admiration, tendresse, passion et plus si affinités), je suis évidemment un jeune galopin !!! Bref, mon âge joue contre moi (outre le fait que je suis célibataire et surtout sans enfant). C'est drôle... Pendant des années, on me reprochait mon âge au boulot, me disant que j'étais trop jeune, que je venais d'arriver, que je verrais bien comment ça se passerait, etc... etc... Au moment où, professionnellement, je commence à être installé, c'est dans ma vie privée que l'âge me joue des tours. Trop vieux, ou trop jeune ! Jamais au bon âge !! Remarquez, dans le monde politique, l'âge est un vrai problème. Parlez-en aux nombreux "quadras" qui rongent leur frein devant les "quinquas", eux-même dans l'attente que les seniors voire les très anciens cèdent un jour la place, leur fassent une petite place. C'est marrant, pour les élèves, je suis un vieillard depuis le jour où j'ai passé mon CAPES. Pour les collègues, je commence juste à ne plus être un gamin. Pour la société, je suis dans le grand bain des 25-60 ans, les actifs indéfinissables. Pour les femmes, un petit jeune inexpérimenté, un obsédé de la paternité, un vieux qui veut se caser... T'as quel âge ?! toi-même !!

Venons au monde merveilleux du rugby... Cette Coupe du Monde qui fâche un peu. TF1 qui vend les droits à Eurosport, plus de la moitié des matchs réservés à une petite élite. L'intérêt de ce genre de compétitions, notamment dans la première phase, c'est tous ces matchs exotiques, un peu rares, un peu imprévisibles, les matchs de semaine dont la T.V. ne parle même pas et ne montrera que peu d'images. Bref, on n'a pas l'impression d'être en Coupe du Monde, n'ayant droit qu'à quelques affiches, en plus aux résultats prévisibles... Triste.

La France perd son match d'ouverture. La belle affaire. Les Bleus ne sont jamais meilleurs que quand ils sont au pied du mur... Là, on a une équipe qui rappelle un peu les footeux de 2002 en Corée, trop de pubs, de sponsors, de visites d'officiels... Oui, ils sont surentraînés, mais ils ont aussi pris une pression énorme... La lecture de la lettre de Guy Mocquet par Poitrenaud (pourquoi n'a-t-il d'ailleurs pas été titularisé à l'arrière ?) non seulement est un hors sujet manifeste à la limite du mauvais goût mais aussi une opération de marketing politique assez minable (on sait que Bernard Laporte est le futur sous-ministre de Sarkozy qui rappelait encore le soir du match qu'il l'attendait pour aller faire des footings, etc... le people dans ce qu'il a de plus médiocre...). Passons. Que les politiques de tout bord veulent récupérer les événements sportifs n'est pas nouveau. Mais là on a un entraîneur (qui a échoué en 2003 ; j'ai jamais compris pourquoi la FFR l'avait gardé à la tête de l'équipe de France ?) qui est totalement impliqué dans le pouvoir politique, qui fait des pubs à la TV et à la radio à longueur de temps (Aimé Jacquet n'a fait des pubs qu'après avoir été champion du Monde !!). Sans commentaire...

La défaite face à l'Argentine était plus que prévisible. C'est notre bête noire. Mais rien n'est perdu. Loin de là. La France peut encore finir première. Et si elle finit deuxième, le quart de finale contre les Blacks à Cardiff peut être une bénédiction, l'occasion de se transcender... et d'arrêter de calculer petit... De toute façon, le temps n'est plus aux calculs mais au jeu... Enfin !

Les autres équipes... Les Blacks justement... Poule facile... Matchs faciles... Ils ont humilié la pauvre Italie de Berbizier (que j'aime beaucoup). J'ai éteint la T.V. Inintéressant. Pareil pour l'Australie face au Japon (qui a quand même tenté de jouer un peu...). Revenons aux Blacks. Ils sont ultra-favoris. Comme toujours. Résultat, ils n'ont été champions qu'un fois, en 1987, quand l'Afrique du Sud était bannie de la Coupe... Je ne vois pas les Blacks en finale.Trop brillants. Trop évidents. Trop attendus.

La finale ? Je sens bien Australie - Afrique du Sud. L'Australie a un jeu que je n'aime pas (au risque des comparaisons avec le foot, si les Blacks sont les Brésiliens et peut-être les Boks ont le même esprit de dramaturgie que les Argentins les Australiens eux ont un jeu froid, réaliste, terne et efficace, comme l'Italie ou l'Allemagne en ballon rond... ces comparaisons n'engagent que moi) mais qui est diablement efficace. L'Australie a gagné deux fois la Coupe du Monde plus une finale perdue. Quant à l'Afrique du Sud, c'est la seule équipe qui a battu récemment les Blacks.

Le jeu des différentes finales... Australie-Afrique du Sud : finale serrée, match rugueux, ennuyeux, costaud. Australie-Nouvelle Zélande : victoire des Blacks. Afrique du Sud-Nouvelle Zélande : victoire des Boks au finish... Je me gourre peut-être complètement... Et je l'espère !

Les autres équipes... Le Canada a fait mieux que résister face au Pays de Galles, l'Irlande a peiné devant la Namibie, les Samoa ont offert un match superbe face aux Boks (à noter que chaque fois la rencontre entre ces deux nations, festival de bourre-pifs, est également une affiche superbe avec très bon esprit d'après-match... bravo messieurs !), les Anglais ont balbutié face aux Etats-Unis et l'Ecosse a su venir à bout des Portugais (on attend le récit du match par Poitrenette qui avait la chance d'assister à la rencontre !!).

Pour revenir à nos chers amis Argentins, j'aimerais vraiment assister au match Argentine - Nouvelle Zélande... Une telle opposition de style ! L'Argentine est enfin une des grandes équipes du rugby (grâce à tous les joueurs argentins jouant en France... de même que nos Bleus de foot ont progressé du jour où ils ont fréquenté les championnats italien, anglais, espagnol et allemand). La Coupe du Monde ne sera intéressante que quand il y aura plus de quatre ou cinq équipes potentiellement attendues en demi-finales. Actuellement, tout semble encore écrit d'avance. Alors, la fête est belle. Mais les "petits matchs", les "petites équipes", ne passent même pas à la T.V. On n'a pas l'impression d'une coupe du monde comme au foot où l'on aime à suivre les petites équipes qu'on n'a jamais vues auparavant proposer un jeu différent, frais, peut-être maladroit et totalement inefficace... mais tellement intéressant. Si on ne veut voir que la Nouvelle Zélande, l'Afrique du Sud, la France et l'Angleterre (comme les programme TF1... arggghhhh !), on n'appelle pas ça la Coupe du monde mais une tournée d'automne ou de printemps améliorée, un tournoi des huit nations, et c'est marre !!

Merci Argentine pour le grain de sable depuis des années dans cette Coupe du Monde de rugby tellement bien huilée. Merci d'avoir donné une bonne claque aux Français qui adorent réagir "quand la patrie est en danger"... C'est très "frenchie" cette attitude de se faire peur pour mieux rebondir... Merci pour le seul des huit premiers matchs qui fut une vraie surprise. Don't cry for me Argentina... Que le rugby est beau quand il ne tourne pas rond !!!

A bientôt pour de nouvelles aventures du côté de l'Ovalie !

mardi 4 septembre 2007

Le retour de Superdoc !!

Coucou ! Me revoilà... C'est la rentrée, une nouvelle année scolaire commence... Une année qui s'annonce riche... Professionnellement, notamment, avec pas mal d'événements prévus au Collège Charlotte Delbo de Tronget. Je vous invite à ce propos à vous reporter sur le blog du collège : http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/
Une année marquée par le théâtre... Au collège avec l'Atelier théâtre qui interviendra dans le cadre des Journées Charlotte Delbo. Avec la troupe de La Nouvelle Rampe pour la pièce "Treize à table". Hasard du calendrier, les représentations auront lieu la même semaine, la troisième d'octobre. Gageons que je serai alors passablement énervé et stressant, regrettant presque mon oisiveté forcée du mois d'aôut... Non, certes non. Tout sauf l'immobilisme !
Une année marquée par le sport. La réouverture de ma salle de sports préférée depuis le début de cette semaine, salle de sports qui a d'ailleurs subi un petit coup de fraîcheur au cours de l'été. La reprise du badminton avec Françoise, en espérant qu'il m'arrivera occasionnellement de gagner non seulement un set mais un match... L'espoir fait vivre ! La natation... Avec prochainement l'ouverture totale du "centre aqualudique" de Moulins, totalement rénové... Vous avez remarqué, on ne dit plus piscine mais centre aqualudique... Hm ! L'heure est aux expressions snobinardes...
Une année, en tout cas un début d'année, marqué(e) par la Coupe du Monde de Rugby... L'occasion de déplorer l'achat de cet événement par TF1 qui ne diffusera pas un tiers des matchs (alors qu'en 2003 quasiment tous les matchs avaient été diffusés par France 2 et France 3). Enfin, bon, on se tiendra au courant des résultats des matchs par RMC-Info et par internet... Quoi qu'il en soit, que la fête soit belle ! On attend, comme chaque fois, des belles rencontres, des combats homériques et on rêve d'une victoire qui ferait chavirer nos coeurs d'Ovalie...
Ce blog continuera son bonhomme de chemin, moins tourné vers l'introspection, comme je l'ai expliqué dans mon message précédent (je profite de l'occasion pour adresser un clin d'oeil à Fred Thé dont les remarques fort judicieuses m'ont permis d'opérer une certaine rectification dans ma "ligne éditoriale").
Je vais évoquer brièvement mes dernières lectures... "Deception Point" de Dan Brown (l'auteur du fameux "Da Vinci Code", évoqué plusieurs fois ici, l'ouvrage qui a fait croire à des millions de lecteurs qu'ils étaient subitement devenus très intelligents et au courant de secrets inavoués à propos d'un personnage vivant voilà deux mille ans dont on n'est même pas sûr de l'existence), un très bon thriller avec en toile de fond une campagne présidentielle aux Etats-Unis et la politique de financement de la NASA. J'ai découvert "Présumé dangereux", roman de l'auteur de séries noires, James Hadley Chase... Je n'avais jamais lu de livre de cet auteur fameux, et j'ai été servi... Style très dynamique, action à chaque page, un meurtre toutes les dix pages, un peu de sexe... Bref, de la vraie série noire, mélange de thriller et de roman d'espionnage, un style assez proche de celui de Ian Fleming, l'auteur des James Bond. Actuellement, dans un genre très différent, je déguste (littéralement !) "S.O.S." de Joseph Connelly... J'apprécie particulièrement cet auteur anglais (que m'a fait découvrir Isa de Bastia...), qui s'amuse à dépeindre les travers de nos contemporains sur un ton assez proche de "Sex and the City", et dont j'avais déjà lu plusieurs romans dont "Vacances anglaises" (qui inspira le film de Michel Blanc, "Embrassez qui vous voudrez"). Ensuite, je me plongerai dans les romans "Star Wars", histoire d'alterner les genres...
Au cinéma, j'ai enfin vu "Ratatouille", excellent film d'animation qui procure une irrésistible envie de faire la cuisine...
La vie suit son cours... J'entame ma convalescence sentimentale... Et j'en profite pour remercier toutes et tous pour votre écoute, votre soutien, vos paroles en ces jours d'été où - sans mauvais jeu de mots - je ne savais plus où j'en étais. On ne soupçonne pas y compris chez soi-même les abîmes d'amour, de tristesse et de colère qui peuvent nous habiter. Je ne me croyais vraiment pas capable d'un coup de foudre (à mon grand âge ! pensez-vous !), je n'imaginais pas que je pourrais éprouver un grand chagrin à la limite de l'obsessionnel... Un mois d'août à me répéter "Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner, je veux seulement l'oublier et puis je fume" (clin d'oeil à Pink Martini, et la chanson "Sympathique", inspirée d'un poème d'Apollinaire... "Ma chambre a la forme d'une cage...")... Bref, les périodes de "crise" sont l'occasion de découvrir les autres et de se découvrir soi-même. Maintenant, pour clore sur le sujet sentimental, je sais que je peux aimer et être aimé et que, donc, "tout est possible"... C'est une belle perspective.
En attendant de rencontrer un jour le grand amour (encore un mythe auquel on s'accroche... peut-être ?! j'avoue continuer à avoir la faiblesse d'y "croire"), j'ai retrouvé l'amitié, l'affection, l'écoute, et c'est là quelque chose de merveilleux...
La vie est une merveilleuse aventure. A suivre !
Bonne rentrée à toutes et tous ! Que septembre soit doux, un vrai "Eté Indien"... On ira où tu voudras quand tu voudras et l'on s'aimera encore lorsque l'amour sera mort... J'adore ces grandes phrases très jolies dont le sens me reste quand même particulièrement obscur...

lundi 27 août 2007

Pourquoi un blog ?

Et si finalement la seule question qui tienne sur un blog soit la suivante : pourquoi un blog ? C'est tellement évident et naturel qu'on oublie de se la poser, cette question... J'ai commencé la rédaction de ce blog, un peu par hasard (pour voir si je savais maîtriser un minimum les nouvelles technologies...), voilà deux ans maintenant, un peu inspiré par Poitrenette, ma "marraine de blog"... Comme tout cela me semble loin... Deux ans ont passé... Tant de textes écrits et le doute qui s'installe, lancinant, récurrent... N'est-ce pas un peu malsain d'écrire ainsi "en ligne", au su et au vu de tout le monde ? N'y a-t-il pas un paradoxe à rédiger un journal intime que les autres peuvent lire... Bien sûr, mon blog n'est pas le plus lu de la planète web (loin de là !), mais il est quand même lu, par un certain nombre de mes amis, également par des amis d'amis, par des curieux tombés dessus par hasard, par des personnes plus ou moins bien intentionnées, par des personnes que je ne connais et qui ne me connaissent pas et croient me connaître en lisant quelques lignes écrites au hasard en deux ans...
Bon, d'accord, le blog est devenu un vrai phénomène de société... Qui n'en tient pas de nos jours ? Par ailleurs, nous sommes dans la société de l'exhibitionnisme virtuel... Après tout, pourquoi pas ? En même temps, ce n'est pas parce qu'un phénomène est généralisé qu'il faut le suivre... Le blog, ou l'exercice de style, le plaisir de l'écriture. Ce qui m'a poussé à continuer à écrire, article après article, depuis deux ans, a été le plaisir d'écrire, de me mettre en scène, de mettre ma vie en scène, donc de la raconter, de l'embellir, de l'adapter pour l'écran (pas l'écran de cinéma mais on n'en est pas très loin...). J'aimais écrire. Plusieurs fois, j'ai pensé à clore ce blog et des amis(e)s m'ont conseillé de continuer. Et j'étais flatté et je continuais.
Ensuite, le blog, moyen moderne de communication, un outil formidable pour tenir au courant des amis qu'on n'a pas l'occasion de voir tous les jours voire tous les ans, un moyen de garder le contact, en racontant quelques anecdotes de sa vie, quelques pensées à tel ou tel moment, le coup de gueule, le coup de coeur, les chagrins et les enthousiasmes, et les illustrations du temps qui passe par quelques photos choisies... Le blog carnet de bord (ce que j'ai développé avec http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/ ), voire même carnet de voyage (comme mon blog http://amtzell2007.blogspot.com/ )... Une idée qui me plait beaucoup.
Néanmoins, dans le cas présent de ce blog, le blog du Superdoc, il y a parfois confusion... Certains textes sont presque très intimes, jamais trop pour moi mais malgré tout... Je m'y confie parfois de façon peut-être démesurée. N'importe qui peut lire ces lignes et en tirer les conclusions les plus farfelues. Les ami(e)s qui me connaissent savent que ce blog, ce n'est pas moi, seulement une partie de moi. Je ne passe évidemment pas ma vie à me lamenter, à m'interroger, à réfléchir... Loin de là ! La plupart du temps, je pense peu, je ne pense pas, je mène ma petite vie... J'ai un boulot qui me plait, depuis de longues années. J'ai des amis fidèles et proches que je connais pour certains depuis près de trente ans. J'ai de bonnes relations avec mes parents malgré quelques tensions (qui n'en a pas ?) et je vis relativement correctement le fait que ma mère souffre d'une maladie dégénérative... Je n'ai pas eu une vie privée passionnante pendant quelques années... Et alors ? Je ne suis pas le seul... Et, depuis quelques mois, j'ai fait pas mal de rencontres, dont certaines se sont conclues par des aventures plus ou moins heureuses, plus ou moins réussies... Comme tout le monde !
Or, quelle(s) image(s) ce blog renvoie-t-il finalement de moi ? Un type égocentrique, nombriliste, porté à l'auto-flagellation, qui se complait finalement dans ses questionnements... Vous qui me connaissez, vous savez qu'il n'en est rien. Mais quelqu'un qui ne m'aborderait que par le filtre de ce blog aurait forcément une vision déformée et plus que parcellaire de moi... Je m'en étais déjà rendu compte cet hiver mais j'en suis maintenant plus que persuadé. Le blog, c'est des textes écrits à "un instant t"... Ce blog existe depuis deux ans... On y trouve des textes écrits dans un tout autre contexte que je n'écrirais évidemment plus aujourd'hui de la même façon, voire que je n'écrirais plus du tout. Or, quelqu'un qui découvrirait ce blog serait susceptible en quelques clics de passer sur des articles distants de plusieurs mois... En outre, je l'ai bien remarqué, j'ai plus facilement la capacité d'écrire quand je suis dans le questionnement et plus généralement "quand ça ne va pas trop". Quand je vais bien (ce qui est quand même le cas le plus souvent du temps), je ne sais pas le raconter, ou je suis beaucoup plus dans le factuel que dans la réflexion...
Bref, conclusion de cet article, un blog c'est bien sympa. Au cours de ces deux ans, vous aurez suivi l'évolution de mes pensées, le récit de mes aventures théâtrales, une histoire d'amour de trois semaines, mais aussi mes nombreux avis sur des livres et des films, les Conventions Star Wars de Cusset et Mâcon. Tout cela est très sympathique ! Mais je vais désormais non pas y mettre un terme mais veiller à ce que j'écris, à la façon dont je l'écris. Je vais m'orienter définitivement vers le carnet de bord, voire le carnet de voyage, et abandonner complètement l'aspect journal intime. C'est très bien un journal intime, quand c'est intime, justement. Et, paradoxalement, je n'aime pas écrire pour moi-même. Donc j'arrêterai de raconter ma vie et surtout mes états d'âme. Mes ami(e)s ne se font pas d'idées fausses de moi. Par contre, telle ou telle lectrice, tel ou tel lecteur ne me connaissant pas autrement, aurait une vision totalement déformée...
Désormais, en ligne, à l'occasion, la préparation de "Treize à Table" avec La Nouvelle Rampe ; la préparation du "Malade imaginaire" avec les élèves de l'Atelier-Théâtre de Tronget ; la Coupe du Monde de Rugby 2007 ; etc... etc...
Le reste, les états d'âme, les interrogations, les réflexions... C'est terminé.
Superdocforever 2. 0 est arrivé !
Portez-vous bien toutes et tous ! Août s'en va, septembre arrive...

vendredi 24 août 2007

Bientôt la reprise !...

Bientôt la reprise... enfin ! Vous, amis(e)s lecteurs (lectrices) de mon blog, savez combien cet été, après avoir si bien démarré, s'est poursuivi dans un faux rythme... c'est le moins que l'on puisse dire... Enfin, d'ici une dizaine de jours, je retrouverai mon collège... le travail, les collègues, les élèves... Les élèves ! C'est eux qui me manquent le plus... Deux mois sans passer du temps avec ces adolescents pleins de vie, uniquement avec des adultes et leurs préoccupations d'adultes... C'est bête à dire mais je me sens tellement bien avec mes collégiens. Ce n'est pas que "je refuse de grandir" (le syndrome Peter Pan). Non. Mais le monde des adultes m'est souvent tellement étranger. Plus encore depuis un mois. J'avais une vision de l'amour peut-être idéaliste, peut-être excessive, mais quelle dégringolade ! que de désillusions !
Revenons à la rentrée... La rentrée des classes mais aussi la rentrée dans tous les autres domaines. Après un mois d'août nonchalant, Moulins va retrouver son activité de petite ville que j'affectionne. Je vais reprendre mes activités sportives, notamment muscu et badminton. Avec la troupe de La Nouvelle Rampe, c'est le début de la grande ligne droite dans la préparation de "Treize à table" avant les représentations fin octobre... A propos de théâtre, la rentrée annonce la mise en route de la préparation des Journées Charlotte Delbo au Collège de Tronget avec les répétitions d'extraits du "Malade imaginaire" avec mes élèves de l'Atelier-Théâtre... J'ai hâte ! tellement hâte... La reprise... Enfin être utile de nouveau. Enfin vivre de nouveau après cet été parenthèse.
La rentrée, c'est aussi la Coupe du Monde de Rugby qui commence le 7 septembre... Et je me souviens de la Coupe du Monde des - 21 ans dont la finale avait eu lieu à Clermont-Ferrand en juin 2006 et qui avait vu la victoire de la France... Imaginons que ce soit un présage bienheureux... On y croit ! on est motivés ! De beaux matchs en perspective... De grands moments à vivre...
Venons-en à l'épilogue d'un été paradoxal. En début de semaine, j'ai croisé Stéphanie... quel choc ! Je crois que je ne m'en suis toujours pas remis. Vous n'êtes pas sans savoir combien j'étais amoureux d'elle, combien j'avais "surinvesti" (ses propres termes) sur cette relation... Elle, qui a refait sa vie et m'a déjà "remplacé" (mais après tout je n'ai occupé que trois semaines de sa vie), m'a expliqué que j'étais "un romantique trop impulsif et susceptible"... Elle m'a aussi souhaité bonne route, m'assurant que je ferais des "ravages" (sic) et que je rencontrerai "ma princesse" à mon tour... A la réflexion, je n'ai pas vraiment envie de rencontrer de princesse, d'amour de ma vie ou même de liaison d'un moment. Je crois que je suis trop "entier" (pour citer plusieurs de mes amies) pour savoir m'investir dans une liaison, je ne sais pas calculer, je n'ai pas assez de ce cynisme qui est indispensable dans la phase de séduction. Je suis peut-être un idéaliste suranné... Qu'importe... Je ne me sens plus la force de vivre une histoire d'amour, en tout cas avant de longues années... Mais c'est dans l'ordre des choses. J'ai eu mon premier coup de foudre à dix-sept ans, mon deuxième à trente-sept... j'aurai le troisième à cinquante-sept... probablement... En tout cas, pendant quelques semaines, j'ai eu l'illusion d'être normal, d'être comme tout le monde, d'avoir une compagne, de partager des moments avec quelqu'un, d'avoir une vie intime (le poids de la sexualité obligatoire et omniprésente dans notre société est tellement pesant pour les personnes qui n'ont pas de vie à deux...). J'avoue que j'y ai cru. Je ne vivais plus pour moi, je vivais pour nous. Maintenant, je digère chaque jour un peu plus cette aventure pitoyable d'un type qui n'a même pas su être aimé plus de trois semaines... J'ai bien cherché des raisons diverses et variées, mon caractère, son passé, et tout et tout... Mais qu'importe après tout ? Le résultat est là : je suis seul, elle m'a quitté. Fin de l'Eternel Eté... Plus de Ciel doux et parfumé... Vivement la reprise !
Je finirai ce texte par un clin d'oeil, notamment à Fred Thé et Gérard... A propos d'une de mes sources d'inspiration depuis plus de vingt ans et toujours aussi forte... S.L.W. pour Spielberg Lucas Williams... Trois personnes qui m'ont tellement marqué, leurs films, leurs histoires, leurs musiques, leur univers... Je me rends compte, à l'occasion de mes longues journées de réflexion obligée, combien ils ont marqué mon imaginaire, ma façon de pensée, mes références... Je viens d'achever la lecture de ""Il était une fois La Guerre des Etoiles : la galaxie George Lucas", de Fabrice Labrousse et Francis Schall, auteurs rencontrés à la Convention Star Wars de Cusset. Dans la dernière partie de leur ouvrage, ils rendent un hommage à ces trois personnes, le réalisateur talentueux à succès (je crois avoir aimé tous ses films... je citerai ce jour "Always", "Hook" et "A.I."), le producteur-auteur-réalisateur tellement prolifique (ah... la saga Star Wars... Indiana Jones... toutes les productions Lucasfilm... sans oublier la première... "American Graffiti"...) et le compositeur fabuleux (les musiques de John Williams m'accompagnent depuis bientôt trente ans...). Si vous désirer plus d'infos sur l'ouvrage, vous pouvez aller sur http://www.scifi-movies.com/sw/index.htm A propos de cinéastes qui m'ont inspiré et m'inspirent toujours... il m'est agréable de penser que Lucas et Spielberg sont amis de deux autres réalisateurs que j'apprécie particulièrement, à savoir Coppola et Scorsese... J'ai revu récemment la trilogie du "Parrain"... Trois chefs-d'oeuvre absolus !
Voilà. L'été se termine... La preuve : il y a enfin un rayon de soleil... Plus que quelques jours avant de me sentir enfin utile de nouveau... ne plus avoir à tourner en rond et à gamberger sur une histoire déjà loin... retrouver la flamme du théâtre, le goût du sport, la joie du travail bien fait au quotidien... Vivre. Enfin.

vendredi 17 août 2007

Sérénité retrouvée...

"Life goes on day after day after day after day"... disait la chanson "Ferry across the Mersey" reprise par Frankie Goes To Hollywood, que Fred Thé et moi écoutions en boucle quand nous avions quinze ans... La vie s'écoule plus ou moins paisiblement, comme la "Moldau" de Smetana, pas toujours un long fleuve tranquille, parfois un torrent déchaîné, parfois un triste canal, parfois...
L'été tire lentement sur sa fin, le beau temps n'en finit plus de venir et revenir, comme quelques-unes de mes humeurs... J'ai enfin retrouvé le goût de la lecture, achevant la somme fabuleuse sur George Lucas "Il était une fois La Guerre des Etoiles : La Galaxie George Lucas"... Un ouvrage somptueux, évoqué déjà sur ce blog au mois de mai (dans les articles sur la Convention Star Wars de Cusset), que je conseille aux fans de la Saga mais aussi aux passionné(e)s de cinéma et d'aventures humaines en général. Je compte maintenant attaquer quelques pièces de théâtre. J'ai commencé par "En attendant Godot" qui, je l'avoue, m'a laissé froid. Au cinéma, j'ai vu "Raisons d'Etat", la deuxième réalisation de Robert de Niro (après "Il était une Fois le Bronx"... un de mes films préférés), un film sur les arcanes de la CIA, réaliste et froid... A voir.
Dans une douzaine de jours, je retrouverai mon cher collège, mon quotidien, les collègues, les élèves, les activités sportives, les répétitions de théâtre, tout et tout... La vie, quoi... Quelques jours à occuper par des lectures et des cinés et des rencontres des personnes qui sont "dans les parages" en ce temps de léthargie aoûtienne...
Une dernière fois, je reviendrai sur ma "mésaventure amoureuse" du début de l'été... Je ne sais pas si l'on tombe amoureux en quelques heures... Je pense qu'on peut ressentir parfois des coups de foudre... Le plus déstabilisant, finalement, est quand le coup de foudre est réciproque et qu'il n'y en a aucun pour raisonner l'autre et tempérer la passion... Ce fut le cas avec S. Je l'ai tout de suite trouvée formidable et elle m'a plu immédiatement. Soit. Après tout, pourquoi pas ? Là où j'aurais du me méfier, c'est que je lui ai plu tout de suite... Non, je plaisante... Je ne veux pas dire par là que je ne sois pas capable d'attirer le regard d'une femme (quoique, pendant des années, je fus transparent... mais c'est le passé). Non, ce qui me surprit au début de notre rencontre et me fit souvent, dans la première semaine de notre rencontre, me méfier, c'était son enthousiasme presque excessif. Elle m'écrivait (je suis retombé sur ses premiers mails) qu'elle passait ses journées à lire mon blog, regarder mes photos, rêver de moi, de nous... Forcément, comme tout un chacun, j'étais content et flatté... On est tous pareils. Mais j'avais presque un doute parfois en me disant "c'est trop beau". Ma seule erreur, finalement, dans cette histoire, aura été, après mes premiers jours de doute (qui ont duré bien une semaine), de ne plus du tout douter et, à mon tour, de m'emballer, ne réagissant pas rationnellement quand elle me parla de maison, d'enfants... au bout de deux semaines... Forcément. Ma quête désespérée de la femme de ma vie, de l'âme soeur, m'avait un peu obscurci le cerveau... J'imaginai probablement, après des années un peu à l'écart des choses du coeur, qu'une histoire d'amour se batit en trois semaines et que la première que l'on rencontre est forcément "la bonne personne". C'est certes parfois le cas, j'ai des amis qui ont connu une telle histoire rapide et sont maintenant ensemble de longue date. Mais, généralement, comme m'ont dit plusieurs amis, il faut un temps de bien six mois avant qu'une histoire ne commence à prendre forme... A ce propos, constatation amusante... Mes amies de moins de trente ans toutes m'ont dit qu'une rencontre éclair était toujours possible. Mes amies plus âgées m'ont dit qu'au contraire il faut donner du temps au temps et ne pas s'emballer. Quant aux amis hommes tous évoquent le fait qu'il faut prendre le temps de se connaître, de se fréquenter, "en profiter" et "on verra bien"...
Bref. Voilà où j'en suis. Je repense à la chanson qu'on écoute dans le joli film "Dis-moi oui", qui dit "Be sure it's true when you say I love you ! It's a sin to tell a lie"... Effectivement. Il faut faire attention à ce qu'on dit. S. était sincère quand elle disait qu'elle m'aimait, j'en suis bien convaincu, mais ça n'a pas empêché que du jour au lendemain ses sentiments ont changé du tout au tout. De mon côté, la leçon que je tirerai de tout ça est de peut-être devenir non pas plus méfiant voire cynique mais simplement un peu plus tempéré... Garder la tête froide... Même si ce n'est pas toujours facile... On ne dit pas "je t'aime" à la légère, on ne fait pas des projets sous la comête du jour au lendemain... Quelques mots de plus ou de moins font parfois tellement de mal... "Quelques mots de plus ou de moins"... Une petite nouvelle que j'avais écrite, étant adolescent, que j'avais faite lire à Gérard et Fred Thé notamment... Elle racontait le flirt entre Jean et Françoise (qui avait les yeux verts, des cheveux chatains foncés frisottants aux extrêmités... bizarres les coïncidences...), un été dans les Landes... Un soir, Jean dit à Françoise qu'elle est la femme de sa vie. Elle fuit non sans lui avoir dit qu'il s'était trop emballé. Jean, fou de douleur, passe la fin de l'été à tourner en rond. De retour dans sa ville du centre de la France, il attend désespérément qu'un jour elle lui fasse signe puis finit par mourir d'amour. Au retour de l'enterrement, la mère de Jean découvre une lettre de Françoise s'excusant de ne pas avoir donné de nouvelles depuis si longtemps et proposant de rester en contact comme amis... C'était une petite nouvelle sans prétentions...
Je ne sais pas pourquoi j'écris tout ça. Je sais même pas trop pourquoi j'écris... Mais, après tout, sait-on pourquoi on vit ? pourquoi on respire ? pourquoi on aime ? C'est la vie... Voilà tout.
Bonne fin de mois d'août aux unes et aux autres, aux uns et aux autres. Portez vous bien et merci pour votre soutien au cours de cet été d'apprentissage... L'aventure continue ! Bientôt, sur ce blog, le retour de l'aventure théâtrale...

lundi 13 août 2007

L'été de l'éveil...

Quand j'étais adolescent, mon morceau de musique préféré fut longtemps le fameux 2ème Concerto pour piano et orchestre de Rachmaninov... Cette oeuvre en trois mouvements avait été dédiée par son auteur au docteur qui l'avait guéri de son alcoolisme. Quand j'écoutais ces trois mouvements aux tonalités tellement opposées : premier mouvement plutôt enlevé, deuxième très sombre et troisième plein de superbes envolées... quand j'écoutais ces trois mouvements, j'y voyais souvent les trois temps d'une vie, d'une histoire... le rêve, le cauchemar, l'éveil..
En 1990, quand je réalisai un petit recueil de poèmes sur le thème du Ciel parfumé au coeur de l'Eternel Eté (voir mes textes précédents, notamment ceux où je racontais ma rencontre avec Stéphanie), j'organisai mes textes en trois parties. Une première pleine de rêverie, d'espoir. Une deuxième particulièrement sombre, l'errance. Et, enfin, le temps de l'éveil, de la prise de conscience...
Et me voilà aujourd'hui... Le fameux Eternel Eté qui n'aura jamais aussi bien porté son nom puisqu'il n'en finit pas... Trois semaines d'amour fou, de bonheur, de fous rires, de tendresse, de complicité... Une histoire démarrée en trombe, sur les chapeaux de roue, j'ai tout de suite voulu y croire, et surtout croire à tout ce qu'elle me disait... ne voyant pas plus loin que notre amour du moment. Puis nous avons joué au petit couple, on a fait la tournée des amis... C'était bien. Fin du premier acte. La rupture. Boum. Trois semaines d'errance.... La surprise, l'incompréhension, la colère, la dépression. Un temps particulièrement noir. Tourner encore et encore dans ma tête mille et mille questions. Douter. Qu'ai-je fait ? Que n'ai-je pas fait ? Et m'inquiéter pour elle parce que je n'ose l'appeler mais je me demande comment elle vit tout ça de son côté... Et la conclusion qui, progressivement, s'impose d'elle-même... Il n'y avait rien à faire. Elle ne m'aimait pas, elle ne m'aimait plus... Jusqu'à la révélation qu'elle m'avait probablement déjà oublié. Je n'étais qu'un moment de sa vie. Le deuxième acte (souvent le meilleur, le plus intense... là, ce fut particulièrement éprouvant) s'achève dans les larmes et la colère.
Il me reste trois semaines de cet étrange été... Après le temps du rêve et celui du cauchemar vient celui de l'éveil... Je ne crois pas si bien dire, moi qui me lève tôt chaque matin... Et, au bout du compte, si je fais le "bilan" de cette rencontre, l'envie de vivre, d'aller de l'avant, de partir vers de nouvelles aventures... de rencontrer le grand amour ou au moins de vivre de belles histoires. Après tant d'années sans relations amoureuses, j'en avais oublié que l'amour c'était pas seulement tout rose... Il y avait aussi, bien souvent, le temps de la rupture... Bienvenue chez les adultes, Superdoc ! Bon retour dans la "vraie vie" ! J'ai aussi compris, au cours de ces folles six semaines, pour avoir vécu au quotidien avec une personne qui n'avait pas fait le ménage avec son passé (et du coup supposait que j'étais dans le même cas qu'elle), que le passé - qu'il faut savoir assumer - peut être un poison dans une relation. J'ai trente-sept ans (je ne les fais pas... éh ! éh !), j'ai vécu un certain nombre d'événements, comme tout le monde, j'ai des petits soucis, comme tout le monde. Le passé ne doit pas m'empêcher de vivre. Il ne doit empêcher personne de vivre. J'ai vécu tant d'années dans une nostalgie trompeuse et anesthésiante. Je n'ai qu'une envie : aller de l'avant ! vivre ! vivre ! vivre ! Et faire profiter de mon enthousiasme renouvelé ma famille, mes amis, mes collègues, mes élèves et, je l'espère, celle qui voudra partager un bout de route avec moi...
En discutant samedi avec mon ami Pierre de Clermont, entre deux commentaires sur le match Angleterre-France brillamment remporté par les bleus (la Coupe du Monde approche ! ça ne rigole plus !), je lui disais que je sortais d'un chagrin d'amour. Il me répondit que de son côté c'était le calme plat depuis un moment. Puis, avec un sourire que je devinais, il demanda : "abstinence ou souffrance ?" C'est vrai, après tout, que choisir ? Moi, j'ai vécu une abstinence de treize ans. Effectivement, j'étais à l'abri des peines de coeur, mais c'était tellement triste, tellement plat... Là, au final, ces six semaines, ce fut un temps merveilleux et cet été reste pour moi l'été de l'éveil, du retour à la vie. Oui, j'ai souffert, et pas qu'un peu... Et je vais encore longtemps penser à Stéphanie, et c'est bien normal car comment oublier la femme qui a rallumé la flamme ? et qui m'a offert son coeur même pour un temps court ? Mais j'ai vécu ! Je suis capable de m'enthousiasmer, capable de rire aux éclats, capable d'aimer, tout simplement. Je suis un homme. Et je n'ai qu'une envie, c'est de revivre d'autres histoires d'amour... bon, si possible une seule et un peu plus paisible et longue que celle que je viens de vivre, évidemment... En tout cas, vivre des moments de bonheur, de tendresse, de sensualité, partager des enthousiasmes, des curiosités, des interrogations...
J'évoquais le rugby... J'ai écouté ce matin sur France-Info une citation particulièrement à propos : "Le rugby, c'est comme l'amour ; ça commence par une touche et ça finit par un plaquage"... Bien vu ! Très bien vu ! Stéphanie, qui n'aimait pas le rugby, a particulièrement réussi son plaquage... Pour rester dans les comparaisons rugbystiques, notre histoire n'a pas connu de temps mort. La première mi-temps fut particulièrement animée. La deuxième mi-temps n'a pas eu lieu, marquée par le forfait d'une des deux équipes. La troisième mi-temps risque d'être un peu ennuyeuse... Au moins sera-t-elle sobre !...
C'était sous un Ciel parfumé au coeur de l'Eternel Eté. Un été tourbillonnant. Neuf semaines d'une vie (je n'ose écrire de deux vies car Stéphanie a déjà refait la sienne... on est peu de choses). Temps de rêverie. Temps de cauchemar. Temps de l'éveil.
A suivre...
Post scriptum...
Je me permettrai de citer un petit texte cher à mon coeur, extrait de mon film culte, "Furyo" ("Merry Christmas, Mr Lawrence", adaptation du roman "The Seed and the Sower" de Laurens Van Der Post)...
« Ride, ride through the day
Ride through the moonlight
Ride, ride through the night
For far in the distance
Burns the flamme
For someone who
Has waited long »

samedi 11 août 2007

La vie continue (heureusement !)

Après la pluie, le beau temps. Je ne crois pas si bien dire puisque le soleil semble enfin revenu... L'été continue et ma vie aussi. La crise n'aura que trop duré... Je vous ai infligé mes états d'âme, mes doutes, mes petits chagrins... Maintenant, ça va changer. Mon prochain message (je ne sais encore quand... dans deux jours ? dans deux semaines ?) sera positif et vous retrouverez Superdoc tel que vous le connaissez, amateur de cinéma, de musique, de théâtre, bon vivant et curieux... Je vais "prendre soin de moi"... Tout le monde me le conseille. Dans le regard des personnes croisées ces derniers jours (et notamment le pauvre Johan qui m'a tenu compagnie au plus fort de ma crise), j'ai vu : "il ne va pas bien"... Et c'est pas bien. On ne se met pas dans un tel état pour une fille rencontrée au hasard de la vie, même si ce fut une belle histoire. A tout peser dans la balance, les "mauvais" moments l'auront emporté sur les "bons". Pas de risque de nostalgie...
Aller de l'avant. Positiver. Me remettre à la lecture et rencontrer du monde. Courir, marcher, nager... Vivre !
L'été n'est pas terminé.
Je vous le souhaite doux et parfumé et... ensoleillé ! On peut encore rêver...
Portez vous bien et excusez mes derniers messages et mes épanchements.

jeudi 9 août 2007

Comment peut-on oublier ?

Voilà plus de deux semaines qu'elle m'a quitté et j'erre dans ma vie... Bien sûr, je continue à vivre... Je vais faire du sport tous les jours (mais la salle ferme mardi prochain...), j'ai repris les répétitions de théâtre, je vois les rares personnes qui traînent encore sur Moulins et je les en remercie vivement. Je fais un peu semblant de temps en temps... N'empêche... Quand l'envie de pleurer me vient, il est souvent difficile de la retenir, surtout au petit matin... Ah, les réveils à 6h et les longues heures avant de voir un semblant d'animation dans les rues de Moulins, ville naturellement calme ("la belle endormie"), plus encore au mois d'Août (le mois où la France se met en sommeil). Et cette envie de ne rien faire, ou plutôt l'absence d'envie. Pas envie de lire alors que j'aurais tout le temps, pas envie de me regarder "un bon DVD", ne parlons pas des programmes T.V. nullissimes en été... Dire qu'il y a deux mois je pestais de n'avoir pas le temps de lire les romans que j'avais mis de côté, de n'avoir pas le temps de regarder les films que je voulais découvrir ou revoir... L'être humain est souvent ainsi fait : quand on a mille choses à faire, on veut en faire plus ; quand on a rien à faire, on est là, bêtement, "on n'a pas envie". Comme disait ma mère quand j'étais petit, me reprochant de traînasser sur le canapé : "J.-F., tu erres comme une âme en peine"... Tout à fait. Une âme en peine.
Bien sûr, il m'arrive souvent de gamberger... D'abord, je repense aux bons moments... Et, si notre histoire n'a duré que trois semaines (je sais... certaines ou certains sourieront en disant qu'on n'a pas le temps de s'attacher en si peu de temps... "Romeo & Juliet" se déroule en vingt-quatre heures...), les bons moments furent si nombreux, si intenses... Les mots échangés, les fous rires (je ne savais plus qu'on pouvait tant rire), les balades, les courses, les amis rencontrés, et tout le reste... Trois semaines de bonheur comme on en rencontre peu dans une vie. Ensuite, je repense à la rupture... et je continue bien sûr à m'interroger : comment a-t-on pu en arriver là ? Quel est l'élément déclencheur ? Et je m'imagine inventer un moyen de traverser les couloirs du temps et de revenir juste quelques instants "avant qu'il ne soit trop tard", que ne soit prononcée la phrase de trop, que ne soit commis la maladresse irréversible... On rêve tous de retourner dans un moment de notre passé, qu'il soit professionnel, amical, sentimental, pour ne pas faire le mauvais choix et "réparer les erreurs du passé" comme disait Sam Beckett dans "Code Quantum". Puis je me raisonne. Je sais bien qu'on ne revient pas en arrière, qu'il est impossible de changer la situation actuelle. Un vieil adage dit que lorsqu'une femme a pris une décision elle ne revient jamais en arrière. C'est l'une des différences entre les deux sexes... Et c'est peut-être ce qu'il y a de plus désespérant. Quoi que je fasse, rien ne changera désormais. Je ne suis pas maître de mon destin, je suis à bord d'un avion que je n'ai pas la possibilité de piloter... Pourquoi que j'ai pas passé de brevet de pilote ? C'est dans ces moments-là qu'on pèse toutes les erreurs, les maladresses, les "petits riens insignifiants" qui devraient alerter... C'est là qu'on se dit que tout est fragile. La vie donne, la vie reprend. Le bonheur est un bien précieux...
Non, ma grande question, maintenant, c'est comment l'oublier ? Je devrais faire comme le philosophe Emmanuel Kant qui, après avoir été trahi par son serviteur, avait écrit sur son bureau : "penser à l'oublier". Oui, sur les murs de mon âme, je dois placarder "je dois penser à oublier Stéphanie". Mais comment ? Je sais, "il faut donner du temps au temps"... mais, comme on dit trivialement, sur le moment... "putain que ça fait mal" ! Alors, si vous avez des propositions pour m'aider à mettre un pansement sur mon petit coeur meurtri (oh ! c'est mignon !), je suis plus que preneur...
J'essaie bien de penser à d'autres personnes, de me projeter dans l'avenir (moi qui ai toujours vécu au présent), mais il y a ce grand vide, cette tristesse infinie, ce goût de gachis... Ces remords et ces regrets qui me hantent nuit et jour... Une amie qui m'a revu hier et ne m'avait pas vu depuis deux mois m'a dit que j'avais changé. Physiquement, j'aurais plutôt maigri (ça ne m'étonne pas : depuis trois semaines, je ne mange presque plus). Et puis elle trouve que je suis plus sur ma réserve, moins ouvert, moins enthousiaste, que j'hésite plus à donner aux autres... Je sais que tout cela est passager, enfin... j'espère... sinon, je suis mal barré... N'empêche, sur le moment, qu'est-ce qu'on déguste.
Excusez moi de disséquer ainsi mon sentiment actuel. En même temps, c'est la loi du genre du blog, ce journal intime ouvert aux autres... Finalement, je suis encore un peu ouvert aux autres... Tout n'est pas perdu. D'écrire de temps à autre me permet de m'occuper l'esprit et aussi me donne l'impression d'être en contact avec vous. Le plus dur est le silence, l'absence. D'ailleurs, le plus dur est de ne pas voir Stéphanie, de ne pas entendre sa voix, même à l'occasion, comme une amie que je verrais de temps en temps, parce que ce qu'on a vécu était tout de même tellement important.
Excusez moi de m'étaler avec mon petit chagrin d'amour de trentenaire éperdu quand certain(e)s pleurent un proche disparu ou vivent au quotidien la maladie... La maladie, parlons-en... Ma mère vit toujours dans son enfer d'Alzheimer et mon père se coupe chaque jour un peu plus du monde. Et, de ces temps, je ne me sens pas d'aller les voir, sinon quelques minutes de ci de là...
Portez vous bien. Donnez moi des nouvelles à l'occasion.
Bien amicalement à toutes et tous.

vendredi 3 août 2007

A bientôt pour de nouvelles aventures !...

Un dernier message pour vous rassurer, après les précédents, assez sombres. Comme le dit le titre d'un film fameux : "Je vais bien, ne t'en fais pas"... Mais vous n'en doutiez pas. Celles et ceux qui me connaissent bien savent que je ne reste jamais très longtemps à gamberger... J'ai fait le tour de la question... J'ai désormais la conscience tranquille. Mes longues heures de marche (deux à trois par jour) et mes conversations avec certains et surtout certaines d'entre vous m'ont aidé à y voir plus clair. Je remercie d'ailleurs celles et ceux qui ont pris le temps de m'écouter, au milieu de mes sanglots... J'étais pas beau à voir... Mais, bon, une rupture, ça arrive à tout le monde. Après, la vie continue et on se remet en selle. De toute façon, la vie n'attend pas et ça ne sert à rien de ressasser longtemps son petit chagrin.
Cette fois-ci, je vais mettre mon blog en vacances un petit moment, pour suivre la mode traditionnelle de notre douce France en août : une longue somnolence d'un mois... Je vais rester du côté de Moulins, j'ai jamais eu le goût de partir en vacances tout seul (c'est un gros défaut, je sais ! mais j'en ai d'autres, et des pires !). Pendant encore quelques jours je vais profiter de ma salle de sports où l'ambiance est décidément bien agréable. Je vais me remettre à la lecture, reprendre la vision des DVD de James Bond et aller courir au bord de l'Allier comme j'aimais tant à le faire... Celles et ceux qui seront du côté de Moulins, faîtes moi signe !
A toutes et tous un bon mois d'août.
Avec mon affectueuse amitié.

jeudi 2 août 2007

J'comprends pas

Pour commencer ce 'post' je citerai une chanson de Jacques Dutronc que j'affectionne particulièrement et qui me semble tellement vraie en ce moment... Entre parenthèses, moi qui avais dit que je laisserais ce blog pendant l'été... Mais, bon, c'est pour moi un moyen de combler le vide vertigineux qui m'habite, d'avoir l'impression d'être près des autres et d'avancer dans je ne sais quelle direction mais de ne pas rester sur place... Et puis, si les gens heureux n'ont pas d'histoires, les malheureux en ont plein...
Je l'ai fait rire
C'est pas pour dire
Presque tout le temps
J'étais marrant
Toujours un croche-pied
Toujours un pied de nez
L'almanach Vermot
Est sur le piano
J'comprends pas
J'comprends pas
Et dans ma glace
Déformante
De longues larmes
Me tourmentent
J'ai mis mon faux nez
Pour le déjeuner
J'me fendais la gueule
Pourtant j'étais seul
J'comprends pas
J'comprends pas
Ce soir je pleure
Seul dans mon lit
En portefeuille
Elle adorait
Tous mes déguisements
Je déguisais
Les sentiments
Quand elle est partie
Avec un salaud
J'ai mis un poisson
D'avril dans son dos
J'comprends pas
J'comprends pas
Ce soir je pleure
Seul dans mon lit
En portefeuille
Voilà. Cette chanson résonne en moi depuis vingt ans, depuis que mon premier amour, Isabelle, m'avait quitté, sans explication, après trois mois passés ensemble. J'ai mis des mois à m'en remettre. Bien sûr, je m'en suis remis, j'ai eu d'autres histoires... puis treize ans de célibat, quand même. Le plus dur, c'est peut-être de ne pas comprendre. On dit parfois que, quand on vieillit, la souffrance s'amoindrit, est plus aisée à porter. C'est faux. Je citerai l'exemple du déracinement. La première fois que je suis parti pour la Corse, à Ajaccio, en 1995, j'ai été malheureux comme la pierre de me retrouver loin des miens. En 1999, quand j'arrivai à Luri, surtout après avoir amené mon père à l'aéroport, ce fut une déchirure encore plus grande parce que je savais déjà combien ça faisait mal. Pour l'amour, c'est pareil. Je me souviens avec angoisse des nuits à pleurer en anonnant le nom d'Isabelle, en espérant vainement qu'elle reviendrait. Je m'étais juré de ne jamais revivre ça. Une des raisons qui me poussait à ne pas aller vers l'amour était la peur de la séparation qui pourrait en suivre...
Mais vingt ans ont passé. Les larmes du jeune homme sont aujourd'hui celles d'un quasi-quarantenaire. Je sais, à quarante ans aussi, on refait sa vie. Là n'est pas la question. La douleur est là. Pourquoi ? Pourquoi ? L'amour ne peut s'arrêter sur un simple claquement de doigts. Mon médecin (mais pas seulement lui) m'a conseillé d'exprimer ma colère, ma rancoeur, mon incompréhension, en écrivant à Stéphanie, en lui téléphonant, ou mieux de vive voix. Il m'a sous-entendu que ses sentiments étaient embrouillés, notamment par ses propres démons, qu'elle avait certainement quelqu'un d'autre dans le coeur (ou en tout cas dans la tête), qu'elle avait projeté ses peurs sur moi... Je n'ai pas encore commencé les "séances chez le psy" mais l'analyse clinique des sentiments m'effraie un peu même si elle est peut-être salvatrice. En tout cas, ce médecin possède un sens aigu de l'analyse des sentiments humains. En même temps, comme mes amis, sa vision est forcément partiale car il ne connaît que "ma" vérité. Remarquez, je ne demandais pas mieux qu'à faire partager la vérité de Stéphanie et c'est pour celà que je voulais vous la présenter et non vivre une liaison cachée...
Colère ? Rancoeur ? Incompréhension ? Certes. Mais, au fond de moi, mon coeur brûle d'amour pour elle. C'est ainsi. Ce n'était pas, je n'ose l'imaginer, qu'une simple passade, une aventure, une liaison... Non. Ce fut la rencontre de deux êtres, de deux âmes. J'aime Stéphanie parce qu'elle a une belle âme. Et l'amour à la fin triomphe. Du moins c'est ce que j'imaginais jusqu'à maintenant. Un proverbe dit (Stéphanie était friante de proverbes, son préféré étant "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire") : "Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir". Je dis souvent que rien n'est vraiment grave tant qu'il n'y a pas mort d'homme. Nous savons toutes et tous les limites de la vie et avons toutes et tous souffert du départ de proches ou moins proches, y compris parfois très récemment. Je ne veux pas écrire que j'y crois encore. Non. Simplement, je n'arrive pas à ne pas y croire. Un amour aussi fort ne peut s'éteindre ainsi. Elle qui me disait que j'étais l'homme dont elle avait toujours rêvé... Ce ne sont pas des propos anodins... Elle savait qui j'étais, y compris mes excès : elle était une lectrice assidue de mon blog, me rappelant des articles dont je ne me souvenais plus.
Je ne sais vraiment plus où j'en suis. Ce mois d'août qui commence semble un long tunnel peuplé de cauchemars, "de larmes et de grincements de dents"... Je ne souhaite ceci à personne, pas même à mon pire ennemi, d'ailleurs je ne crois pas avoir d'ennemi.
Au contraire, je vous souhaite un bel été. Rassurez-vous, je ne vais pas vous écrire tous les jours comme ça. En tout cas, portez-vous bien. Prenez soin de vous.

mardi 31 juillet 2007

Un champ de ruines

Dans mon message précédent, j'avais dit que je laisserai ce blog en plan pour quelque temps mais je ne peux m'empêcher d'écrire de nouveau, depuis un "cyber café"... D'abord parce que je me devais peut-être de vous apporter quelques explications, ensuite parce que j'ai tant de temps à tuer en ce moment...
Actuellement, une citation me vient, extraite du monologue finale de Jacques Villeret dans "Le Dîner de Cons", où il explique pourquoi il est devenu ce qu'il est, un petit amateur de maquettes en allumettes... parce que sa femme l'a quitté et que "sa vie n'est plus qu'un champ de ruines"... Dans le domaine des citations, je pense à deux chansons... "Since I don't have You" (j'aimais bien la version de "Guns'n'Roses") et le sublimissime "Nothin' compares 2 U" par Sinead O'Connor.
Mon bel été n'aura même pas duré un mois. Je sais que je ne dois pas pleurer sur mon sort. D'abord, il y a tant de misères dans ce bas monde... Heureusement, mon amie Fabienne, toujours très pragmatique, m'a dit et répété qu'une peine de coeur était on ne peut plus respectable. Ensuite, je sais que je ne dois m'en prendre qu'à moi-même... La belle affaire. Je me suis emballé, surinvesti dans cette liaison, j'ai grillé les étapes, j'y ai cru trop vite. Bien sûr. N'empêche qu'on fait souvent les erreurs à deux. Il me reste mes défauts, mon impulsivité, les démons de mon passé, et tout ça qui a certes pourri ma vie et mes relations ces dernières années. Celles et ceux qui ont parcouru ce blog savent à quoi je fais allusion.
Maintenant, "et maintenant que vais-je faire ?" chantait Bécaud... Maintenant, que faire ? Je suis dans cette période particulièrement difficile du vide intersidéral qu'est ma vie en cet été... L'Eternel Eté est devenu l'Eternel Vide... Je tourne en rond des heures chaque jour, je marche énormément. Heureusement, certains jours, je vois des amis, les quelques présents sur Moulins entre deux voyages ou deux sorties. Mais que mes journées sont vides... Le pire, c'est les petits matins... Réveillé dès 6h, je me demande, angoissé, que vais-je faire de tout ce temps ? ("Encore un matin" !) Dans la journée, il y a la salle de sport, des tours en ville sans fin. Le soir, quelque programme T.V. assommant. Heureusement, il y a le théâtre qui continue... Mais que le temps est long... Et je n'ai ni l'envie ni le courage de lire, sinon peut-être un peu le journal.
Le temps est long et je tourne en rond dans ma vie en ressassant les mêmes questions... comment a-t-on pu en arriver là ? comment un tel amour s'est éteint en quelques jours ? comment une somme de détails insignifiants (souvent les détails sont insignifiants, c'est même ce qui les caractérise...) se transforme en un procès à charge ? comment de doux propos tournent à l'aigre ? Une des répliques du premier et du dernier épisode de "Code Quantum" disait "100 % de chance que ça tourne au vinaigre ?"... Et je disais souvent à Stéphanie aux temps heureux que "il y avait certainement un bug " pour que tout aille aussi bien. Car, probablement, tout n'allait bien qu'en apparence... Le ver était dans le fruit. Les ennemis étaient dans la place.
Que faire dans les jours et les semaines qui viennent ? Voir du monde. Certes. Et je remercie d'avance celles et ceux d'entre vous qui auront la gentillesse de me faire signe, de m'appeler, de passer un moment avec moi. Je les rassure, on ne parlera pas que de ça (loin de là !) et je saurai retenir mes larmes le temps d'un café ou d'une soirée... Les larmes... Je ne savais pas qu'on pouvait pleurer autant et si souvent... Pourtant, vous le savez, lecteurs de mon blog, que j'ai eu des soucis ces dernières années, comme tout un chacun. Mais un chagrin d'amour a ceci de bien particulier qu'il nous touche dans notre intime, entièrement, viscéralement. Plus encore quand on se dit responsable, quand on se sent responsable, quand on sait qu'on est responsable, au moins en partie. Au moins en partie, je le rajoute, parce qu'une histoire se vit à deux et que, notamment quand l'autre prend la décision unilatérale et irrévocable de mettre un terme à une liaison, ben, on n'est pas le seul responsable. N'empêche que je peux ergoter, je me retrouve seul et désemparé, là, devant cet écran, dans un cybercafé, à vous écrire... Etrange.
J'ai vécu, vous le savez, seul pendant de longues - trop longues - années. Ma "vie de couple" (on peut le dire ainsi car nous avons passé plusieurs semaines totalement ensemble) n'aura pas duré bien longtemps. N'empêche que, maintenant, je ne sais même plus comment on fait pour vivre seul. Je n'arrive plus à dormir seul dans un lit devenu trop grand. J'ai pas envie de prendre de petit déjeuner ou de repas (j'ai un peu perdu l'appêtit...) dans ma cuisine devenue trop grande. Mon salon me semble vide. Et retourner au petit quotidien, aux petites habitudes.. merci ! Ecouter ma radio le matin, faire la sieste l'après-midi (je n'y arrive plus du tout), regarder mes séries le soir et "un bon film"... Bof. Je sais. Tout cela reviendra. Vous avez toutes et tous connu des ruptures amoureuses et chacune et chacun a souffert de ce vide qui s'installe, de ce vertige comme me l'a confié mon amie Martine...
Que faire ? Me poser les bonnes questions, comme m'y ont invité Stéphanie bien évidemment mais aussi Françoise. Me reconstruire comme le dit et répète Fred Thé, qui me dit d'exprimer sans hésiter ma colère et mon incompréhension, car il est passé par là lui aussi. Faire un travail sur moi comme on dit de nos jours. Je vais dès demain voir le médecin pour qu'il m'aide à passer le cap. Je ne suis vraiment pas fana de la chimie mais c'est bien préférable à l'alcool, cette béquille malsaine qui m'a accompagné pendant tant d'années. Il est si facile de se prendre quelques bières en regardant des DVD... même pas être soul, bien sûr, mais simplement un peu grisé... Trop facile. Je l'ai trop fait. Je ne veux plus vivre avec ce compagnon d'infortune qui, comme le disait Bourvil, "ruine la santé et le portefeuille", isole, coupe de la réalité et des autres. Non, je dois regarder en face ce passé pour lequel je n'ai aucune nostalgie (c'est nouveau, ça !). Je dois apprendre à m'aimer. J'ai d'ailleurs commencé, grâce à vous toutes et tous, grâce à Stéphanie également, bien évidemment. Je vais même peut-être, pour la première fois de ma vie, aller "consulter", comme on dit pudiquement. Le jeu en vaut la chandelle. Il ne changera pas le passé. Mais il peut aider l'avenir. Je veux et dois aller de l'avant. C'est une question de vie ou de mort. Et j'espère un jour rencontrer celle qui fera de nouveau battre mon coeur et dont je ferai battre le coeur, qui voudra partager un bout de route avec moi, quelle que soit la forme que prenne cette route... Long is the road ! J'aurai besoin de vous pendant les jours de disette.
Je me suis peut-être révélé un peu impudique sur ce blog mais c'est la règle d'un blog et je me devais de vous écrire plus qu'un petit message. Vous êtes mes amies lectrices, mes amis lecteurs. Certaines et certains d'entre vous sont des ami(e)s proches, très proches, tellement chers à mon coeur.
Je vous souhaite un bon mois d'août. Portez vous bien. N'oubliez pas de dire à celles et ceux qui vous sont chers que vous les aimez et rappelez vous que tout en ce bas monde est éphémère.