lundi 28 janvier 2008

Mes résolutions - Episode II : Le Retour de la Mission de la Revanche

Vous me connaissez, j'ai toujours aimé les bilans d'étape... Ils permettent de savoir où l'on va et si l'on suit le bon chemin... Souvenez-vous que l'une de mes citations préférées est "si tu sais d'où vient le vent, va où le vent te mène"... Voilà près d'un mois que j'ai pris quelques (bonnes ?) résolutions... Voyons donc voir si je les tiens peu ou prou ou si d'ores et déjà j'ai sombré définitivement du Côté Obscur...
Avant de passer à l'énoncé des dites résolutions, merci à celles et ceux d'entre vous (notamment Isabelle et Gérard) qui m'ont dit des mots très gentils pour mon dernier texte sur ma famille... C'est dans ces moments là que j'ai vraiment envie de continuer à rédiger un blog. Un de mes buts essentiels sinon le but principal est non pas d'écrire pour moi (sinon j'écrirais sur un cahier anonyme) mais pour les autres et d'essayer de faire partager éventuellement ce que je ressens mais aussi plus largement j'essaie d'écrire ce que tout le monde ressent. Alors je le fais en partant de ce que je connais le mieux, à savoir moi-même, ma propre vie, mes propres expériences. Ce n'est pas du nombrilisme, de l'égocentrisme, encore moins de l'égoïsme. J'essaie d'écrire comment j'appréhende ce qui m'arrive, en ayant la (folle) prétention de croire que ça pourra intéresser autrui et même peut-être le questionner et pourquoi pas le faire progresser dans son propre cheminement...
Venons-en à mes résolutions...
- Limiter (fortement si possible) la consommation de tabac. Là, c'est pas gagné pour le moment... J'ai alterné les jours sans quasiment une cigarette et certaines soirées où je fumais sans modération.
- Ne plus boire qu'en compagnie et en quantité modérée. Là non plus, c'est pas forcément gagné. Il m'est bien arrivé de boire quelques bières un samedi soir en traînassant devant des séries policières de seconde zone...
- Faire du sport minimum deux fois par semaine. Pour le moment, j'y suis. Faudrait bien que je passe à tous les jours. Ce serait d'ailleurs un excellent moyen de tenir les résolutions sur le tabac et l'alcool !!
- Ne plus employer les mots "amour" et "amitié" à tort et à travers. Pas de souci. Pour le moment, je n'emploie plus ces mots du tout...
- Arrêter de me plaindre pour des broutilles. Pas de souci. N'empêche que j'aime bien râler pour rien de temps en temps...
- Cesser la quête impossible de la femme de ma vie, quête entamée voilà un an et demi "assistée par internet"... Là aussi, c'est pas gagné... Le problème est que les occasions de rencontres sont peu nombreuses et internet est un moyen très pratique pour rencontrer des gens. Faut surtout que les rencontres deviennent réelles et que les deux personnes qui se rencontrent soient honnêtes, cherchent la même chose, ne se mentent pas à eux-mêmes... Oups ! Pas gagné !
- Lire au moins trois romans par mois. C'est pas fait ! Je viens d'en emprunter trois à la bibliothèque... des romans policiers : un roman à énigme, une série noire, et un recueil denouvelles sur des tueurs en série... aurai-je le temps de les lire d'ici un mois ? Suspense !
- Lire enfin la revue "Religions & Histoire" à laquelle je suis abonné depuis trois ans et dont je n'ai lu qu'un numéro, et encore... pas en entier ! Je viens de renouveler mon abonnement à la dite revue mais j'ai pas ouvert un exemplaire... Par contre, j'ai consulté leur site internet... http://www.religions-histoire.com/
- Limiter l'écoute de chansons et de musiques tristes. Samedi soir, j'ai réécouté les Symphonies 7 et 9 du grand Ludwig Van... Bon, j'avoue, j'ai aussi écouté un peu la radio, vous savez, RFM, Nostalgie, France Info (la nuit, ils passent des musiques de films) et Radio Classique... et dans le lot il y avait des airs tristounets...
- Retrouver ma capacité de révolte et la force de ne pas me résigner dans un fatalisme conformiste face à la misère du monde. Pour le moment joker ! Je me surprend à devenir un peu fataliste...
- Ne pas confondre attirance(s) et sentiment(s). Pas concerné pour le moment. On peut aussi être attiré par quelqu'un pour qui on a des sentiments et avoir des sentiments pour quelqu'un par qui on est attiré... et réciproquement et vice et versa !
- Ne pas me laisser déborder par mes émotions. Pas gagné ! Toute la semaine dernière je fus préoccupé plus que de raison par l'état de ma mère qui ne cesse de se dégrader.
- Gagner plus de deux matchs d'affilée au badminton contre Françoise. Je crois bien que cette résolution est, pour le moment, l'une de celles que j'ai tenues... Maintenant, il faut transformer l'essai et gagner sur la durée...
- Positiver. Corinne peut témoigner, je positive à fond en ce moment ! Enfin, j'essaie.
- Regarder l'ensemble des DVD de ma DVDthèque et ne pas bloquer sur la dizaine de films que je me repasse régulièrement... Pour le moment, j'ai rien regardé. Par contre, je redécouvre les vieux "Galactica" que m'a prêtés Jean-Michel... Sympa !
- Trouver le roman "Au Service Secret de Sa Majesté"... C'est fait ! Grâce au site que je vous recommande : http://www.livrenpoche.com/ C'est une petite mine de romans à prix bas pour compléter une collection ou s'acheter des romans pas cher... En tout cas, j'ai désormais l'épisode où Bond tombe amoureux de la fille d'un parrain corse et l'épouse... Le mariage ne durera pas... Hélas pour Bond qui ne va jamais vraiment s'en remettre...
- Ne plus donner l'image d'un type dépressif "mal dans sa peau" et "en mal d'amour" et qui n'est pas bien. J'y travaille...
- Continuer le théâtre. L'IDD Théâtre au collège se passe bien. Et, ce vendredi, c'est l'assemblée générale de La Nouvelle Rampe... "C'est reparti" !
- Ne pas devenir pétri de certitudes. Je m'y emploie...
- Ne pas m'énerver quand je vois Sarkozy à la T.V. Je regarde moins la T.V. et, de plus en plus, quand je vois l'Omniprésident, j'ai plutôt envie de rire... jaune...
- Ultime bonne résolution : cesser les envois de mails collectifs que personne ne lit... Non mais sans blague, vous pensiez vraiment que j'allais la tenir celle-là de résolution ?!
Pour finir ce petit article je me permettrai de faire ce que je fais rarement (respectueux que je suis du droit d'auteur)... Citer in extenso les paroles de chansons que j'aime... En l'occurence deux chansons de Renaud que j'ai réécoutées avec plaisir récemment... Il s'agit de "Mon bistrot préféré", superbe hommage à tous les auteurs qui ont inspiré le chanteur énervé, et "Docteur Renaud Mister Renard" où il s'interroge sur sa dualité et par là-même sur la dualité de chacun d'entre nous... J'aime beaucoup ces deux textes, indépendamment de la musique et de leur auteur... que j'aime également d'ailleurs... Tan ! Tan ! Tan !
Allez, à plouche les aminches !

Mon bistrot préféré

Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux
M’accueille quelquefois aux jardins du Bon Dieu
C’est un bistrot tranquille où il m’arrive de boire
En compagnie de ceux qui peuplent ma mémoire

Les jours de vague à l’âme ou les soirs de déprime
Près de quelques artistes amoureux de la rime
Je vide deux trois verres en parlant de peinture
D’amour, de chansonnettes et de littérature

Il y a là, bien sûr, des poètes, le Prince
Tirant sur sa bouffarde, l’ami Georges Brassens
Il y a Brel aussi et Léo l’anarchiste
Je revis, avec eux une célèbre affiche

Trenet vient nous chanter une Folle Complainte
Cependant que Verlaine et Rimbaud, à l’absinthe
Se ruinent doucement en évoquant Villon
Qui rôde près du bar et des mauvais garçons

L’ami René Fallet me parle de ses touches
Qui me font frissonner quand il pêche à la mouche
Et du vin et des femmes et surtout des copains
Qui font la vie plus belle, le désespoir plus loin

Il y a Boris Vian, Maupassant et Bruant
Ecoutant les histoires d’un Coluche hilarant
Je m’assois avec eux pour quelques libations
Entouré de Desproges et Reiser et Tonton

Nous rigolons des cons avec Frédéric Dard
Souvenirs de prison avec le vieux Boudard
Audiard et puis Pagnol s’allument au Pernod
Je lève mon verre à Robert Doisneau

Gainsbourg est au piano, jouant sa Javanaise
Et nous chante l’amour qu’il appelle la baise
Dewaere est là aussi dans un coin, et il trinque
Avec Bernard Dimey, avec Bobby Lapointe

Assis autour du poêle il y a Jacques Rigaut, Franquin,
Jean-Pierre Chabrol, Prévert et son mégot
Nous parlons de suicide Maurice Ronet arrive
La mort est quelquefois tout un art de vivre

Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux
Je l’avoue, désolé, manque de femmes un peu
Mais les amis, les potes qui le hantent toujours
Savent aussi bien qu’elles ce que c’est que l’amour

Ils sont bien plus vivants dans ma mémoire au moins
Que la majorité de mes contemporains
Si demain la faucheuse vient me prendre la main
Pourvu qu’elle me conduise au bistrot des copains.

*
* *

Docteur Renaud, Mister Renard


Comme y'a eu Gainsbourg et Gainsbarre
Y'a le Renaud et le Renard,
Le Renaud ne boit que de l'eau
Le Renard carbure au Ricard,
Un côté blanc, un côté noir
Personne n'est tout moche ou tout beau,
Moitié ange et moitié salaud
Et c'est ce que nous allons voir.

Docteur Renaud, Mister Renard

Renard est un sacré soiffard
Renaud est sobre comme un moineau,
Quand Renaud rejoint son plumard
Renard s'écroule dans l'caniveau
Renaud se méfie des pétards
Et du chichon qui rend idiot
Renard se les roule peinard
Pour s'exploser le ciboulot

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud s'efforce, c'est son boulot
D'écrire de jolies histoires
Pour séduire les gens, les marmots
Pour amuser pour émouvoir
A la pointe de son stylo
Le Renard n'a que des gros mots
La parano et le cafard
N'lui inspirent que des idées noires

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud souffre de tous les maux
Qui accablent ce monde barbare
Il porte les croix sur son dos
Des injustices les plus notoires
Renard désabusé, se marre
Se contrefout de ce bazar
Le monde peut crever bientôt
Renard s'en réjouirait plutôt

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud a choisi la guitare
Et la poésie et les mots
Comme des armes un peu dérisoires
Pour fustiger tous les blaireaux
Renard, c'est son côté anar,
Crache sur tous les idéaux
Se moque du tiers comme du quart
Des engagements les plus beaux

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud mérite les bravos
Car en amour et c'est sa gloire
Il est tendre comme un agneau
Pour une seule et même histoire
Renard se frotte à toutes les peaux
A que des aventures d'un soir
Avec des canons, des cageots
Renard s'rait-il un brin vicelard ?

Docteur Renaud, Mister Renard

C'est à cause du désespoir
Qui tombe à 50 ans bientôt
Que le Renard, tôt ou tard
Prendra le dessus sur Renaud
Aujourd'hui son amour se barre
Son bel amour, son Domino
Elle quitte le vilain Renard
Mais aimera toujours Renaud

Docteur Renaud, Mister Renard.

mardi 22 janvier 2008

Let me introduce you to the family...

"Let me introduce you to the family" : le titre d'une chanson des Stranglers... La famille, vaste sujet. Famille, je vous aime ? Famille, je vous hais ! On connait ces expressions devenues des clichés... Il y a aussi ceux que la famille indiffère ou qui indiffèrent leur famille. Et puis les personnes qui n'ont pas de famille, qui n'ont pas la chance d'avoir de parents ou qui a contrario n'ont pas la joie d'être orphelins comme l'avait joliment ironisé Jules Renard. Laissez moi donc vous présenter ma famille !...
La période des fêtes de fin d'année a cela de particulier que c'est un temps de retrouvailles familiales. Les Américains ont Thanksgiving... Nous, en Europe et particulièrement en France, nous avons Noël. La fête obligatoire. On se retrouve en famille, parfois avec des parfaits inconnus (parce qu'on ne se voit jamais et qu'on ne prend jamais le temps de bavarder en tête à tête), pour ressasser les vieilles histoires... Remarquez, la chanson dit "on choisit ses copains mais rarement sa famille" (je n'en suis d'ailleurs pas si sûr... dans quelle mesure le choix des copains n'est-il pas le fruit de notre éducation, de notre milieu socio-professionnel, de nos origines ?!) ... Et, si Noël est la fête familiale, le Réveillon du 31 est traditionnellement la fête des amis et, là aussi, on se force à se retrouver, parfois avec des amis devenus de parfaits inconnus, on évoque les souvenirs du bon vieux temps, au fur et à mesure des années la conversation vire de plus en plus au "café du commerce"...
Revenons à la famille... Laissez moi vous présenter ma famille... Non, je n'en parlerai pas plus que ça... De toute façon, j'ai jamais été très famille... Pour diverses raisons... Du côté maternel, j'avais un grand-père malheureux de pas avoir eu de garçon qui a maltraité ses quatre filles, notamment ma mère (l'aînée), la virant de la maison lorsqu'elle a atteint sa majorité. Par la suite, l'éloignement a fait qu'avec les ans j'ai de moins en moins vu mes tantes (deux vivant à Menton et une à Lyon) et mes cousines et cousins. Du côté paternel, mon père est le demi frère, le petit dernier, né d'un remariage tardif de mon grand-père avec la jeune fille qu'il avait engagée pour s'occuper de ses trois enfants. Mon père n'a jamais été totalement accepté dans cette famille Pérès, fière et un peu bourgeoise...
Mes parents (André et Anne-Marie), qui s'étaient rencontrés à Nice alors qu'ils étaient étudiants, sont arrivés à Moulins quand j'avais un an. Régulièrement, nous allions à Paris voir la demi-soeur de mon père (le demi-frère nous snobant ostensiblement depuis tant d'années) et sa fille ; nous allions encore plus régulièrement à Nice et Menton voir les soeurs de ma mère et la mère de mon père... J'ai toujours été un garçon très solitaire parce que les mois d'été et chaque vacance était l'occasion de ces longues transhumances puis de la vie dans la maison de campagne où je m'ennuyais ferme. D'un côté, on m'expliquait que mon grand-père était un monstre et de l'autre on me demandait d'aller le voir régulièrement et d'être gentil avec lui. De même, j'entendais mes parents évoquer à voix plus ou moins basse tel ou tel membre de ma famille et j'écoutais mes tantes critiquer mes parents pour leur éducation laxiste et leur reprocher leur statut d'enseignants privilégies. Ma soeur (Nathalie) et moi ayant sept ans d'écart et un tempérament différent, nous vivions l'un à côté de l'autre dans notre enfance mais pas l'un avec l'autre. Les quelques bons moments, c'était mes deux cousines. Encore aujourd'hui, je garde un très bon souvenir de ces balades, de ces lectures, de ces plages... avec Françoise et Christine... "C'était le bon temps !" Avec ma grand-mère Lucienne (la mère de mon père), j'ai vécu une relation totalement passionnelle... A sa mort en octobre 2001, j'ai dit adieu à une partie de moi-même.
A l'adolescence, j'ai commencé à connaître les vacances sans mes parents, grâce au centre aéré... Puis les vacances avec la petite copine... J'ai arrêté progressivement de voir ma famille, de façon presque inconsciente... Aujourd'hui, je ne les vois plus jamais... surtout depuis mon retour de Corse. Quand j'étais en Corse, Nice n'était qu'à une heure d'avion et quatre heures de bateau... Maintenant, c'est pour moi l'autre bout du pays... Mes cousines sont bien loin, on ne se connaît plus trop. Le seul sujet de conversation que j'ai avec mes tantes est l'état de santé de ma mère. Quant à ma soeur, si on a parfois envie de parler, plus que jadis en tout cas, elle est bien loin, en Allemagne, du côté de Frankfurt.
Ma famille, c'est mon père et ma mère. Ma mère est en train de disparaître. Cette phrase peut paraître banale, exagérée, insignifiante... Pourtant. Ma mère se vide de l'intérieur. Elle peut maintenant rester des heures debout, penchée au point que j'ai peur qu'elle tombe, dans le couloir, le regard vide. Elle ne sait plus où elle est. Son univers est borné d'angoisses, de craintes, de frayeurs... Elle appelle de plus en plus sa mère à l'aide... "Maman ! Maman !" Elle a perdu toute autonomie, elle ne peut plus manger seule, plus se laver seule, plus faire ses besoins seule. Elle est devenue totalement dépendante de mon père. Mon père est en train de disparaître. Lui aussi. Parce qu'il formait avec ma mère un de ces couples fusionnels qui ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Mon père jadis plutôt sportif a de la peine à marcher, n'a plus de souffle, est de plus en plus voûté... Il s'énerve pour un rien et de plus en plus souvent. Il trompe sa mélancolie et son cafard par des soirées interminables devant la télévision ou dans la lecture d'ouvrages de théologie, sa nouvelle marotte. Il refuse toute aide extérieure pour ma mère, estimant qu'il s'en sortira tout seul, que c'est de toute façon son devoir ("unis pour le meilleur et pour le pire" ne cesse-t-il de répéter) et que c'est aussi le devoir de la famille qui n'est pas assez présente pour lui...
Tout ça n'est pas très drôle. Ce qui est encore moins drôle c'est quand on réalise, les uns et les autres, en discutant, que nous avons chacun notre famille où tel ou tel problème nous mine, notamment au moment des fêtes... Les secrets de familles, les repas de familles, l'héritage familial... La famille. Chose étrange qui continue à nous hanter. En plus, de nos jours, on a inventé la notion de famille recomposée... On multiplie les beaux-parents... C'est vrai, quoi ! Une seule belle mère, c'était pas assez ! c'est mieux d'en avoir plusieurs... La famille, ce refuge rêvé, cet idéal de la société occidentale et de toutes les sociétés, la famille me laisse un goût amer dans la bouche. Un peu de l'impression d'être face à un champ de ruines... Alors, c'est vrai, j'ai pas trop envie de construire ma propre famille... De toute façon, l'opportunité ne m'est pas offerte donc la question ne se pose pas !
On s'invente d'autres familles, par le monde associatif, parfois en se plongeant dans le boulot de façon insensée (en oubliant que le jour du licenciement ou de la retraite on est viré de la famille...), la famille du sport, la famille de la (non) pratique religieuse et/ou politique... Mais ce ne sont que des familles de substitution, comme des drogues de substitution... "ça a le goût de la famille, ça a la couleur de la famille, mais c'est pas la famille"... La famille, la vraie, ce truc bizarre, indéfinissable, ce lien parfois magique, une série de rites immuables...
Il est vrai que je ne connais hélas pas le seul aspect peut-être vraiment souriant de la famille : la paternité (ou la maternité). Je ne suis jamais que le dernier chaînon d'une famille en décomposition. Et, hélas, je ne serai probablement jamais le fondateur de ma propre famille. Alors, c'est vrai, plus que d'autres, je regarde avec suspicion la vie de famille, avec un peu de jalousie aussi et parfois de la curiosité...
Pour terminer sur un clin d'oeil, lisez ce qui suit avec l'accent sicilien de Hollywood : "Ecoute, petit ! Maintenant, tu fais partie de la famille !" On n'en sort décidément pas...

jeudi 17 janvier 2008

Le retour de Superdoc...

Eh ! eh ! vous croyiez vraiment que j'allais disparaître définitivement de la "blogosphère" ?... A l'heure où l'on parle de la femme digitale (comme dirait Isabelle Juppé), quand tout le monde est connecté jour et nuit sur le net, soit par son ordinateur, soit par son téléphone, soit par sa télévision... et tout simplement par ses pensées... Le net, c'est une drogue dure... Personnellement, pour lutter contre l'addiction, je n'ai pas d'ordinateur chez moi. Résultat, la tentation d'alimenter un blog est hebdomadaire (sauf en période de crises), je ne fréquente pas les forums, je ne "chatte" pas, j'envoie peu de mails, je ne traîne pas mes soirées sur des sites d'enchères et je ne m'aventure plus sur les sites de rencontres... Bref, je suis un internaute modéré, très modéré... N'empêche que j'aime bien laisser ma trace de temps à autre, dire ce que je pense, même si ça n'intéresse personne, comme une lumière qu'on laisse allumée pour signifier : voyez, il y a un vivant par ici...
Quoi de neuf depuis une semaine ? Je tente d'appliquer mes bonnes résolutions... Et ça marche plutôt pas mal pour le moment... Un peu courbaturé par la reprise du sport, notamment du badminton... Le plaisir de retrouver le collège... Et un autre plaisir retrouvé, celui de la lecture, ou plutôt des lectures... que ce soit romans (notamment policiers et de S.F.), revues historiques, politiques, religieuses, essais... Comme si, après un mois et demi (voire plus !) à tourner autour de ma petite personne, je retournais vers le vaste monde... Le sommeil également retrouvé... Sans parler d'une certaine bonne humeur... je n'ose parler de sérénité...
Histoire de remettre les compteurs à zéro, dans le cadre de l'An Nouveau, le petit jeu du questionnaire auquel je me livre de temps à autre... Cette fois-ci... je vais me livrer au "vrai" questionnaire de Proust... En effet, on parle toujours de "questionnaires de Proust" et on les adapte au fil des années... Voici mes réponses au seul, à l'unique questionnaire dit de Proust. Pour connaître les réponses de Marcel Proust et l'histoire de ce questionnaire, je vous renvoie à ce lien internet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Questionnaire_de_Proust
Le principal trait de mon caractère ?
Quand on y réfléchit un peu... Pas facile... Le besoin d'être aimé, reconnu, rassuré... oui, c'est ça : rassuré... Je suis un inquiet !
La qualité que je désire chez un homme ?
S'il n'en faut retenir qu'une... pas facile... la franchise de la camaraderie. J'aime les ambiances simples de salles de sports !
La qualité que je désire chez une femme ?
Une certaine douceur, une écoute que je ne trouve pas toujours chez les hommes et qui fait que je recherche, en toute amitié, la compagnie des femmes.
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis ?
De m'accepter tel que je suis mais également de me titiller de temps à autre...
Mon principal défaut ?
J'allais répondre l'impulsivité, le côté passionné... Mais ce sont là des traits de caractère, non des défauts ou des qualités. Qu'est-ce qui est un défaut ? Qu'est-ce qui est une qualité ? Tout dépend, finalement, des circonstances... Je dirai que mon principal défaut est l'absence de projection dans l'avenir, le manque d'ambition chronique.
Mon occupation préférée ?
J'aimerais répondre comme Proust : "aimer"... Non, moi, c'est rêver... me laisser aller à la rêverie... D'où un certain penchant pour l'ivresse...
Mon rêve de bonheur ?
Etant totalement incapable de me projeter vers l'avenir, je n'ai pas de rêve de bonheur, ni individuel ni collectif.
Quel serait mon plus grand malheur ?
Ne pas avoir vécu tout ce que j'ai vécu. J'aime cette vie que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui. Ce serait dommage que je ne l'ai pas vécue !
Ce que je voudrais être ?
Moi, en un peu mieux... Débarrassé de certaines angoisses qui me paralysent parfois, qui exaspèrent mes relations et qui nuisent à mes tentatives de vie en couple...
Le pays où je désirerais vivre ?
J'ai longtemps vu la Corse comme ma Terre Promise à moi... Il m'arrive, comme beaucoup, de rêver de Québec, l'Eldorado américain des francophones... Par dessus tout, je désire vivre où je vis actuellement, j'y suis bien... j'aime mon Bourbonnais !
La couleur que j'aime ?
Tout ça dépend pour quoi ?! J'aime bien le vert d'une manière générale. Le bleu azur est pas mal non plus...
La fleur que j'aime ?
Je ne connais rien aux fleurs ni à leur langage. J'aime bien les roses blanches et les roses jaunes...
L'oiseau que je préfère ?
Le dodo... à cause de son nom et de "Alice au Pays des Merveilles"...
Mes auteurs favoris en prose ?
Jadis, Albert Camus, Boris Vian, René Barjavel, Graham Greene. Actuellement, je lis assez régulièrement des romans d'Agatha Christie, je découvre James Hadley Chase et je me plonge dans l'oeuvre de Ian Fleming. Je sais, ce n'est pas de la grande littérature, c'est même de la littérature "hall de gare"... mais j'assume totalement... J'aime aussi certains romans de Robert Silverberg et le style délirant de Joseph Connelly...
Mes poètes préférés ?
Je n'ai jamais été un fana de la poésie... Cela peut paraître étonnant puisque j'ai écrit beaucoup de poèmes. De même, j'écris un "blog", j'ai rédigé parfois des "journaux intimes" et pourtant l'autobiographie est un genre qui ne m'intéresse pas vraiment... Pour répondre à la question... J'ai apprécié les poèmes de Boris Vian... J'aime certains textes de Verlaine, de Prévert, de La Fontaine et "Demain dès l'Aube" de Victor Hugo... J'ajouterai les chansons de Jacques Brel qui est, pour moi, n'en déplaise aux dames (le Grand Jacques était extrêmement misogyne), un très grand poète.
Mes héros dans la fiction ?
Je citerai des héros de romans mais aussi de films... Sherlock Holmes (le détective maniaque, accompagné de son fidèle Watson, qui a quelques vices cachés comme une mélancolie chronique dès qu'il est inactif et qu'il combat par l'usage de stupéfiants), Indiana Jones (à la fois professeur d'université [spécialisé dans les religions du monde] un peu timide et archéologue-aventurier qui casse tout sur son passage), James Bond (espion au coeur tendre, notamment dans les romans, grand fumeur devant l'Eternel, amateur de bons plats et de grands crus) mais aussi Anakin Skywalker alias Dark Vador (parce que c'est l'histoire de la chute d'un homme mais aussi, finalement, de sa rédemption).
Mes héroïnes préférées dans la fiction ?
Joker ! J'avoue ne pas m'être posé la question bien souvent... Peut-être Juliette de "Roméo & Juliette" car, à la différence de son Roméo, elle est beaucoup plus combattive et positive et dynamique. Dans la même veine, le personnage de Rose dans le film "Titanic" et un petit faible pour Marion dans "Les Aventuriers de l'Arche perdue".
Mes compositeurs préférés ?
Il y a du monde ! En musique dite classique, je citerai Beethoven, Tchaikowsky, Richard Strauss. En musique de cinéma (mon genre fétiche), je citerai John Williams, Bernard Herrmann, Maurice Jarre, Nino Rota, Ennio Morricone, etc... En pop music, je citerai The Beatles, Madness, Depeche Mode, Bowie, Supertramp, Queen...
Mes héros dans la vie réelle ?
Je n'en ai pas vraiment. Il est des personnes que j'apprécie voire que j'admire, dans la politique, les arts, la vie quotidienne, etc... Pas de héros en particulier.
Mes héroïnes dans l'histoire ?
Pas facile... Je n'y ai pas vraiment réfléchi... Joker ! Peut-être Marie-Antoinette, pour son destin tellement tragique et l'ambiguité du personnage...
Mes noms favoris ?
Je ne comprends pas bien la question... Les prénoms peut-être ? J'aime beaucoup Sarah, Mathilde (un peu à cause de Brel), Rebecca, Rachel, Nathalie (ma soeur !), Valérie-Anne (que j'ai aimée pendant de longues années !!). Pour les prénoms masculins... j'aime bien Jean-François (c'est moi !), André (mon père et mon grand-père), Jack, Lawrence, Antone, Petru.
Ce que je déteste par dessus tout ?
Proust a répondu "ce qu'il y a de mal en moi"... Je serais tenté de répondre la même chose mais ce n'est pas vrai. Ce que je déteste par dessus tout, c'est la bêtise, la mesquinerie, le manque d'à propos... Et cela me rend parfois blessant avec les autres et trop exigeant à la fois avec mes semblables et moi-même. J'aime la perfection et je ne supporte pas les petits défauts. Plus que la perfection, j'aime la quête de la perfection. J'ai en horreur la médiocrité.
Personnages historiques que je méprise le plus ?
Il y aurait peut-être Staline, vil petit dictateur qui a beaucoup de sang sur les mains. Je hais Hitler mais je méprise Staline. Citons, dans l'autre "camp", Franco...
Le fait militaire que j'admire le plus ?
Peut-être la bataille des Thermopyles, avec le sacrifice des 300 Spartiates de Léonidas (s'il avait su qu'on donnerait son nom à des chocolats !...). Les Cent Jours de Napoléon, de son retour de l'Ile d'Elbe au désastre de Waterloo... J'aime les combats désespérés... c'est tellement romantique ! Je citerai quand même une victoire pour égayer notre chauvinisme... Gergovie !
La réforme que j'estime le plus ?
La création de la Sécurité sociale à la Libération, à l'initiative et de la gauche et de De Gaulle. Et, juste après, les congés payés de 1936. En troisième, la vente libre de la pilule et l'autorisation pour les femmes de travailler sans l'autorisation de leur conjoint (on a du attendre 1967 pour ces réformes !). En quatrième, la dépénalisation de l'homosexualité et l'abolition de la peine de mort... (deux causes acquies par François Mitterrand...). En fait, c'est un sujet vaste ! Proust n'avait pas répondu... Tiens, j'en rajouterai une "pour la route"... La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (que semble avoir oubliée notre omni-président Nicolas S.). Je suis croyant et, parce que je suis croyant, je veux que l'on respecte mes convictions, je veux aussi que l'on respecte celles de ceux qui ont d'autres convictions, que l'on respecte celles et ceux qui n'ont pas de convictions. Pour moi, la foi doit être du domaine de la sphère privée. La confusion religion/pouvoir est très dangereuse, de même que lorsque l'on mêle religion et science ou religion et morale... C'est un avis très personnel. En tout cas, la laïcité est une vraie spécificité qui me rend fier d'être Français !
Le don de la nature que je voudrais avoir ?
Peut-être un certain magnétisme... J'ai toujours été un peu jaloux de mon meilleur ami (Thé !) qui, dès qu'il entrait dans une pièce, attirait le regard des femmes et paraissait immédiatement sympathique aux yeux des hommes.
Comment j'aimerais mourir ?
Vite et en pleine forme.
Etat présent de mon esprit ?
Une certaine sérénité. Le calme après la tempête. J'ai commencé à évacuer un certain nombre d'angoisses, grâce à mes rencontres, grâce à mes amis, grâce à mes entretiens avec mon psy...
Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence ?
Celles qu'on me pardonne... Comme je l'ai mis plus haut, j'ai tendance à être trop exigeant avec moi-même et avec autrui. Je serais plus enclin à avoir de l'indulgence pour les personnes qui en ont eue pour moi. Je ne suis pas spécialement rancunier mais j'ai de la mémoire, trop de mémoire même. J'essaie de ne jamais juger les autres, ce n'est pas toujours facile.
Ma devise ?
"Si tu sais d'où vient le vent, va où le vent te mène"... C'est un moniteur de vacances, Dominique, qui me l'avait donnée, en 1985... Sinon, j'adore une citation de Molière, extraite des "Fourberies de Scapin"... je l'ai même mise en avant sur mes différents blogs : "Nous partagerons les périls en frères ; et trois ans de galère de plus ou de moins ne sont pas pour arrêter un noble coeur" (Molière, Les Fourberies de Scapin, Acte I, Scène 5)
Si vous avez l'occasion, à votre tour, de répondre à ce petit questionnaire...
En attendant, mes chères amies, mes chers amis, je vous salue bien bas et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures "on the web" et surtout dans la vraie vie !!

jeudi 10 janvier 2008

Profession de foi...

Suite à mon précédent texte, quelques messages me félicitant pour mes bonnes résolutions et aussi me mettant en garde contre mes angoisses inutiles... Et aussi la question en leitmotiv : comment se fait-il qu'à l'orée de mes 38 printemps (l'expression est particulièrement bien choisie puisque je suis né le lendemain du printemps) je sois toujours célibataire, que je n'ai pas de petite amie (d'ailleurs pourquoi dit-on "petit ami" et pas "grand" ou "taille normale" ?!) ?!
Alors le grand jeu, après celui des résolutions... l'état des lieux au début de 2008... histoire de faire le point dans un an... Je ne reviendrai pas sur mon incapacité chronique à assumer une liaison... mon hyperémotivité, mon côté excessif, mon impulsivité... autant de choses qui me mettent dans l'embarras, entraînent mille angoisses en moi et surtout font fuir la potentielle dame de mon coeur. C'est quelque chose que je vis également dans ma vie professionnelle, amicale et sociale... mais ça se remarque un peu moins... En outre, mon goût pour les effets dramatiques, les délires prolongés et quelques ivresses me déliant la langue et m'inspirant poèmes, propos libérés et actes plus que fantaisistes... Autant de choses pour "les" faire fuir... La maladresse, l'imagination, la surprise sont des qualités à vingt ans... ou en tout cas sont acceptées... A l'approche de la quarantaine, ça craint beaucoup plus !
Non, plus sérieusement, sans même parler du fait que je ne sais pas "garder" une fille... comment se fait-il que je sois si peu attirant ?! Exercice de style, sans pudeur (pour une fois, je me livre complètement... attention !), sans modestie, sans auto-dénigrement... Petit jeu du réalisme à l'égard de soi-même, afin d'en conserver une trace avant de se taire pour un an... car je ne reviendrai pas sur ma décision d'arrêter l'introspection... en tout cas, l'introspection sur un blog... Un petit bilan de soi (ça tombe bien : j'ai fait un bilan sanguin hier matin). Petit exercice qu'on peut tous faire, en essayant d'y incorporer une bonne dose d'humour... Pour ma part, l'humour tentera de se manifester par certaines remarques excessives à mon égard, histoire d'en rajouter une couche dans le "c'est vraiment trop injuste"...
Alors... Parlons d'abord du physique parce que c'est ce qui intéresse ces dames. Si ! Si ! C'est aussi ce qui intéresse les hommes ! C'est ce qui nous intéresse tous. Soyons honnêtes. La vérité du coeur, l'être intérieur, tout ça, c'est des foutaises. On parle ici de l'attirance physique qui fait qu'on a envie de faire l'amour, on parle pas d'un compagnon de jeu, d'un confident, d'un ami... Déjà, je ne suis pas beau. Je ne suis pas laid non plus. Je suis désespérément banal. Je suis petit, avec des lunettes, gros... eh oui, pour l'OMS, je suis obèse : 84 kg pour 1m70. Le petit gros à lunettes... ça commence bien ! Je ne vais pas attirer grand-monde avec ça... D'ailleurs, je n'ai même pas eu dix partenaires dans ma vie (et je compte les aventures d'une nuit !). Vous imaginez... même pas dix ! Aux yeux de la société d'aujourd'hui, c'est plutôt carrément minable et ça prouve que je n'ai aucune libido, aucune attirance, que je sais pas y faire et tout et tout... Ce n'est pas forcément ce que je pense mais c'est ce que pensent nombre de femmes que j'ai pu rencontrer. Aujourd'hui, pour être à la hauteur face à une femme, faut placer la barre très haut. Faut être viril, mince, bien bâti, laisser parler son côté féminin (j'ai jamais compris ce que ça voulait dire), être une bête de sexe tout en étant tendre et attentionné, s'intéresser au sport mais pas au foot, être cultivé mais pas intello, savoir danser la salsa, etc... etc... et faut être à la fois un coureur et fidèle... Pour les petits gros à lunettes, c'est plus que mission impossible ! Sexuellement parlant, je n'inspire aucun désir. On voit à des kilomètres que je suis un mauvais amant. Je m'y prend comme un manche, je suis maladroit, je ne connais que quelques positions, je suis nul en préliminaires intenses et voluptueux, je ne sais pas faire durer les ébats au désespoir de partenaires souhaitant des parties de jambes en l'air sans fin et en plus j'ai trop vite envie de remettre le couvert. J'ai bien quelques fantasmes mais ils sont terriblement banals et je rougis dès qu'on me parle de sexe de façon un peu précise.
Par ailleurs, je donne l'impression d'être un sale petit intello (même si je le suis pas parce que je connais rien à rien), un type qui regarde Arte, qui s'intéresse à l'histoire, à la théologie, à la géopolitique... comment ça pourrait exciter une femme ? En plus, le métier que je fais... documentaliste... un métier considéré comme un métier de femmes par beaucoup... un métier poussiéreux dans les livres (c'est ce que me répétait régulièrement ma première petite amie et beaucoup le sous-entendent quand je dis ce que je fais)... on me l'a souvent dit... Et une de mes autres passions ? l'archéologie... comme disait une des héroïnes à Indiana Jones : j'ai trop été dans les jupes de mes momies !! Par ailleurs, j'ai des goûts d'ado attardé : j'aime Star Wars, Indiana Jones, James Bond... En littérature, je n'y connais rien. Je n'aime que les romans policiers (et encore, ceux d'Agatha Christie). J'ai lu Boris Vian, Barjavel et trois romans de Camus, ça vous fait pas une culture. Du théâtre je ne connais que quelques rares pièces de Molière et Shakespeare... et encore ! je ne les ai pas lues, j'ai vu des adaptations. Cinéma ? J'ai des goûts de grand public, très "bon public" même... pitoyable ! En musique, par rapport à mes amis, j'ai toujours eu de sales goûts commerciaux comme on dit : plus pop que rock, plus Beatles que Rolling Stones, assez hermétique à tout ce qui est alternatif, plus synthés électro que techno. J'aime bien la musique classique (oh ! le ringard !) mais je n'y connais rien (d'ailleurs je n'aime que les auteurs commerciaux : Tchaikowsky, Wagner, Beeothoven et quelques autres...) et la musique de film (considérée par les vrais musicologues comme de la sous-musique). Peinture ? Je ne connais rien. Je ne comprends rien à l'art moderne. Je sais juste m'ébahir devant quelques oeuvres des "grands classiques" ou des Impressionnistes et les tableaux de la Grande Galerie du Louvre et je n'ai aucune capacité à analyser l'image. Oublions la sculpture, l'architecture ou l'urbanisme... J'ai des goûts de je-sais-pas-quoi... ou plutôt l'absence de goût... Tu parles d'un intello !!
Bref, aucune attirance particulière !! J'oubliais... je m'habille comme un sac (et ça ne me dérange pas), je ne m'intéresse pas à la mode. Parallèlement, je ne m'intéresse pas non plus au foot ni aux compétitions automobiles (même pas un vrai mec ! d'ailleurs je ne sais pas bricoler et je ne connais pas les taux d'emprunt pour acheter une maison...). En plus, je suis Catho non pratiquant (enfin, un peu, de temps en temps). Je m'intéresse à toutes les religions mais, là aussi, je n'y connais rien. Je m'intéresse aussi à l'athéisme et à la libre-pensée parce que le doute est le premier moteur de ma vie. Je fais partie de ces gens qui ne sont d'aucune famille, reconnu ni par les uns ni par les autres, mais qui n'a pas la force de s'assumer comme marginal et anticonformiste. Je suis ni de gauche ni de droite ni même du centre. J'ai des relents d'anarchisme mais j'ai fait mon service militaire et j'apprécie la discipline. J'aime l'idée d'autogestion et j'ai lu quelques textes de Trotsky mais j'ai voté Chirac en 1995. Je suis, par définition (étant membre de l'Education nationale... en plus ! un fonctionnaire gavé de vacances !), un symbole de l'autorité et de l'Etat et je suis le premier à râler quand il y a une réforme et qu'il faut payer plus d'impôts.
Bon... résumons : pas attirant physiquement... Problème : les femmes d'aujourd'hui (les hommes aussi mais c'est pas trop mon problème...) sont d'abord attirées par le physique... parait même, d'après les chercheurs, que tout n'est qu'histoire d'odeurs, de chimie, de chocs électriques... Imaginons que j'ai trouvé la perle qui dépasse le physique... Bon, côté intello... on repassera ! Trop ennuyeux pour une fille futile et complètement creux pour une vraie intello abonnée à "Télérama/Libé/ Les Inrocks". Ensuite, les convictions... Catho mais pas trop, pas vraiment de gauche (ni non plus le contraire), pas assez bourgeois (mais pas bien populo)... Pour une bonne petite catholique (ou d'une autre religion) bien élevée, je suis le diable rouge incarné. Pour une libre-penseuse cultivant l'athéisme, je suis un infâme réactionnaire.
Que reste-t-il ? Que reste-t-il de nos amours ?... Euh, je m'égare... Ben, pas grand-chose... Il ne reste pas grand-chose... Peut-être un peu d'humour et d'auto-dérision... C'est déjà pas si mal... Car "femme qui rit"... J'arrête là... D'ailleurs, ne dit-on pas "femme souvent varie" ?! C'était le proverbe favori de Stéphanie... qui avait su l'appliquer à merveille.
Allez, j'arrête là l'exercice. J'espère vous avoir fait sourire. Ce test d'auto-dénigrement n'enlève rien à mes résolutions de 2008, dont celle de positiver. Mais, une dernière fois, "juste pour le fun", ça fait du bien de taper là où ça fait mal. Etre positif n'empêche pas la lucidité...
Cette fois-ci, c'est bien la fin de l'aventure blog "Superdocforever", en tout cas pour un petit moment... Nous respecterons au moins la trêve hivernale (snif ! je ne commenterai pas le mariage de Nicolas et Carla... en même temps, ils seront nombreux ceux qui s'en chargeront...). Rendez-vous au printemps ou à l'été... Probablement pour l'annuelle Convention Star Wars de Cusset...
"Pleasures remain, so does the pain...
Words are meaningless and forgettable !"
(M.L. GORE, "Enjoy the Silence")

mardi 8 janvier 2008

Vous savez tout de moi...

Tout d'abord, comme tout un chacun, je sacrifierai à la formule rituelle :
Bonne Année ! Meilleurs Voeux ! Et surtout la Santé !
Et, en souvenir de mes origines corses et de mes années dans l'Ile de Beauté :
PACE E SALUTE A TUTTE E TUTTI !
Voilà : ça, c'est fait...
Ensuite, je procèderai à la liste des bonnes résolutions que je vais prendre pour cette Année 2008...
- Limiter (fortement si possible) la consommation de tabac.
- Ne plus boire qu'en compagnie et en quantité modérée.
- Faire du sport minimum deux fois par semaine.
- Ne plus employer les mots "amour" et "amitié" à tort et à travers.
- Arrêter de me plaindre pour des broutilles.
- Cesser la quête impossible de la femme de ma vie, quête entamée voilà un an et demi "assistée par internet", et qui m'a donné d'avoir une année 2007 hallucinante avec des rencontres improbables, une liaison peu glorieuse, un coup de foudre achevé dans des conditions dantesques, un dérapage de fin de nuit d'ivresse et j'en passe. Stop ! Je me retire de cette fuite en avant et assume mon célibat. J'en tire les conséquences en mettant entre parenthèses ma "libido" qui est celle d'un homme de 37 ans normalement constitué. Je mettrai plus d'énergie dans le sport !
- Lire au moins trois romans par mois.
- Lire enfin la revue "Histoire & Religions" à laquelle je suis abonné depuis trois ans et dont je n'ai lu qu'un numéro, et encore... pas en entier !
- Limiter l'écoute de chansons et de musiques tristes qui développent mon penchant naturel pour la mélancolie et provoquent une addiction néfaste à la nostalgie trompeuse.
- Retrouver ma capacité de révolte et la force de ne pas me résigner dans un fatalisme conformiste face à la misère du monde. Il n'est pas normal que l'on dorme sous des tentes en France en 2008 ! Il n'est pas normal que les trois quarts de la planète crèvent de faim tandis qu'on nous rabat les oreilles avec la croissance et le progrès pour tous ! Il n'est pas normal que l'on ne donne aucun moyen à la recherche sur des maladies qui touchent de plus en plus de personnes (je pense, forcément, à la maladie d'Alzheimer) !
- Ne pas confondre attirance(s) et sentiment(s).
- Ne pas me laisser déborder par mes émotions.
- Gagner plus de deux matchs d'affilée au badminton contre Françoise.
- Positiver.
- Regarder l'ensemble des DVD de ma DVDthèque et ne pas bloquer sur la dizaine de films que je me repasse régulièrement...
- Trouver le roman "Au Service Secret de Sa Majesté" de Ian Fleming, qui est le seul à ne pas figurer dans l'intégralité des romans James Bond 007 que mon père m'a offerte pour Noël.
- Ne plus donner l'image d'un type dépressif "mal dans sa peau" et "en mal d'amour" et qui n'est pas bien. J'ai pas envie de faire pitié. Il y a deux ans, sur ce blog, dans un texte intitulé "Je ne suis pas ce que je suis", je me plaignais de donner l'image d'un petit gros débonnaire et sympathique. Je ne suis pas non plus un dépressif chronique. Bien sûr, j'ai des périodes de vague à l'âme (qui n'en a pas ?!) mais je suis un bon compagnon, tous mes amis vous le diront, j'ai de l'humour, je suis un bon vivant, j'ai une vie sociale...
- Continuer le théâtre, que ce soit comme "directeur de troupe" au collège et comme acteur avec La Nouvelle Rampe.
- Ne pas devenir pétri de certitudes comme le sont beaucoup de personnes à partir de la quarantaine. Ne pas me laisser gagner par le cynisme et une certaine morosité. Ne pas non plus faire du doute une valeur cardinale qui me ferait constamment remettre en cause les fondements de mon être...
- Ne pas m'énerver quand je vois Sarkozy à la T.V. J'y peux rien. On en a encore pour quatre ans, peut-être neuf. Les Français l'ont voulu. Après tout, s'il est heureux comme ça, grand bien lui en fasse ! Personnellement, les montres en or, les yachts, les jets privés, les mannequins, ça m'a jamais fait rêver...
C'était mes petites résolutions pour 2008... La grande résolution, la voilà... Quand je regarde autour de moi... Tout le monde (ou presque) est de plus en plus scotché à son ordinateur... On critique la dépendance à la télévision (à juste titre) mais tout le monde devient plus qu'accro à internet... Soit l'on passe son temps à rédiger son blog (et je ne parle pas d'un article de temps en temps) où l'on cultive son narcissisme, soit l'on passe son temps à lire des blogs... Les autres "chattent" comme des forcenés sur MSN. D'autres encore font des jeux sans fin. Il y en a qui passent leurs soirées à dénicher des occasions en or sur E-Bay... Etc... Etc... Les forums de discussions, les sites de partages de films et de musiques... Tout cela est merveilleux et devrait rapprocher les hommes... Mais ne devenons-nous pas au contraire chaque jour plus enfermés dans notre petite bulle virtuelle ?! On discute des heures avec nos correspondants des Antipodes mais on ne connaît plus nos voisins, on ne sort plus de chez soi. On a même inventé le sport virtuel pour se dépenser dans sa salle à manger. L'époque est au nombrilisme consumériste. Internet nous transforme en terminaux à deux pattes. Bientôt, on nous greffera une souris à la main droite et une oreillette à l'oreille droite. Il faut surtout rester connecté. Quand je dis que je n'ai pas d'ordinateur, on me regarde avec effroi...
Tout le monde parle de soi, tout le temps... sur internet bien sûr, avec les blogs et autres forums, mais aussi dans les médias où n'importe qui écrit sa biographie (enfin... fait écrire sa biographie). L'heure est à l'écoute de soi. Est-ce une conséquence néfaste de la psychanalyse ? Certes non. Socrate lui-même disait "Connais-toi toi même" : la connaissance de soi est indispensable pour devenir sage. Et Jésus disait "Aime ton prochain comme toi-même" : on ne peut aimer l'autre que si on s'aime soi-même. Mais entre s'aimer, se connaître, et constamment se tourner vers soi, être en permanence à l'écoute de ce que l'on croit être ses désirs pour cultiver un pseudo-bien-être...
"Parlez moi de moi ! Y a que ça qui m'intéresse !" disait la chanson que j'aimais à citer. Je suis fatigué de parler de moi. Il y a deux ans et quatre mois je créais un blog, d'abord par jeu, puis par intérêt, en disant que je cédais à l'exhibitionnisme virtuel ambiant. Aujourd'hui je fais un "break" dans le blabla sur ma petite personne. L'exhibitionnisme, le nombrilisme, le narcissisme, tout ça me fatigue... Vous savez tout de moi...
Parlez moi du monde ! Il est temps de vivre et de retourner vers les autres... L'âge venu, je pourrai (peut-être) écrire mes mémoires... Pour le moment, c'est l'heure des expériences. Non, je n'arrête pas définitivement ce blog. J'y reviendrai probablement de temps à autre, conter telle ou telle anecdote, partager coup de coeur ou coup de gueule... Quoique... Je n'en sais rien...
J'aimerais enfin écrire une histoire, que ce soit sous forme de roman ou de pièce, peut-être un essai. Mais ça demande du travail et je ne me sens pas prêt : je n'ai ni l'inspiration ni le talent... En tout cas j'en ai soupé de l'introspection.
Connaître les autres. Ecouter les autres. Et vivre. Et rire. Et danser.
"Vivez heureux aujourd'hui, demain il sera trop tard" disait Higelin dans "La Balade de Tao" en hommage à une certaine boîte de Calvi...
Voilà. C'est fini... Ultime bonne résolution : cesser les envois de mails collectifs que personne ne lit...
Bonne Année 2008 à toutes et tous !
Portez vous bien et bonjour chez vous.
A bientôt pour de nouvelles aventures !

vendredi 21 décembre 2007

Un homme stressé...


Un petit clin d'oeil pour mon dernier message de l'année 2007... Une photo prise avant l'ultime représentation du "Malade imaginaire" mardi soir par mes élèves de l'Atelier-Théâtre... De l'avis général, parait que j'étais plutôt stressé... Etrange ! C'est pas mon genre ! En tout cas, vous pouvez trouver le récit et les photos de cette superbe dernière représentation sur http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/
Je ne chanterai pas comme Noir Désir que je suis un homme pressé... Non, je suis un homme stressé... Quoique ! Je suis également un homme pressé... J'ai jamais su prendre le temps et c'est vrai que, depuis quelques mois que je suis sorti de ma décade léthargique, je suis un homme pressé. Envie pressante de vivre ! L'année 2007 fut riche en rencontres et émotions, je crois que j'avais jamais connu ça précédemment. Mais, comme je suis un homme stressé, ben, je cours après le temps perdu, et je passe parfois à côté du temps présent... Un homme pressé... L'impression qui m'anime depuis exactement deux ans... fin décembre 2007, après les représentations du "Fil à la Patte", quand j'ai commencé de maigrir et que j'ai décidé de retourner vivre en ville... A l'époque, j'écoutais en boucle "Hung up" de Madonna avec cette phrase obsédante : "Time goes by so slowly"... Bon, faut que je me calme un peu ! que je me pose ! que je profite du moment présent ! et advienne que pourra.
Cette fois-ci, on y est... Bonnes fêtes de Noël à toutes et tous ! Et à l'an prochain pour de nouvelles aventures !

jeudi 20 décembre 2007

Le spectacle continue...


Mardi 18 décembre, c'était l'ultime représentation du "Malade imaginaire" par mes élèves de l'Atelier-Théâtre... La fin d'une aventure de plus d'un an... Une expérience humaine vraiment extraordinaire, marquée par moult rebondissements, fous rires, lectures studieuses, prises de becs, répétitions orageuses, etc... etc... Bref, la vie d'une petite troupe avec ses joies et ses peines... Avant la représentation, j'étais stressé comme jamais. Certaines et certains d'entre vous ont eu la gentillesse de m'envoyer des messages d'encouragement... Mille mercis ! Puis vint l'heure du spectacle... Les élèves ont joué comme jamais. C'est fou, les progrès énormes qu'ils ont fait, ne serait-ce qu'en quelques semaines (les deux précédentes représentations avaient eu lieu en octobre). Ils ont changé, dans leur jeu bien sûr, mais aussi dans leur attitude générale. On les sent plus sûrs d'eux, plus ouverts, plus enthousiastes, plus curieux... J'étais fier d'eux. Au moment de saluer, j'ai senti chez plusieurs d'entre eux une petite larme, l'émotion de quitter la scène et surtout de dissoudre la troupe... Mais il faut bien que l'aventure se termine un jour. Elle s'est terminée sur une note gaie et dynamique, à quelques jours de Noël. Pour ma part, sur la route du retour entre Tronget et Moulins, j'avoue avoir eu un petit moment de tristesse...

Mais l'aventure continue ! Dès aujourd'hui avec une dizaine d'élèves, dont certains rescapés de l'Atelier-Théâtre, je commence un "itinéraire de découverte" sur le théâtre axé sur l'acquisition d'une culture théâtrale (lecture d'une pièce, biographie d'un auteur, étude d'une période, réalisation d'un lexique des termes du théâtre) et aussi bien sûr le jeu avec, je l'espère, une pièce à présenter au mois de juin...

A part ça... La vie continue... Bien sûr, j'ai mes petits soucis existentiels... Une petite appréhension à la veille des vacances du fait de ma peur chronique de l'ennui... L'ennui, mon ennemi ! C'était déjà le cas quand j'étais adolescent, ça l'est encore plus maintenant... En même temps, j'attends ces congés pour me reposer, faire un peu de sport, revoir ma soeur... Les deux semaines passeront probablement plus vite que je ne le crains. En même temps, je suis bien conscient du luxe voire de l'indécence qu'il y a à déclarer : "je m'ennuie !" Alors, promis, je ne m'éterniserai pas sur mon petit nombril et ne cultiverai pas (trop) mon côté Caliméro "c'est vraiment trop injuste".

Je vous souhaite à toutes et tous du fond du coeur d'excellentes fêtes de fin d'année... et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !

PACE E SALUTE

vendredi 14 décembre 2007

Le retour des fondamentaux...


Très à l'aise, le doc ! Cette photo a été prise jeudi 13 décembre en début d'après-midi, avant l'ultime répétition générale du "Malade Imaginaire"... Comme tout un chacun peut le constater, il y a un peu (oh ! si peu !) de désordre dans mes armoires... En même temps, une armoire ou un bureau trop bien rangés, je m'en méfie !...
Hier, c'était donc l'ultime répétition, avant la représentation du mardi 18 décembre. Philippe Vérillaud, mon metteur en scène de La Nouvelle Rampe, nous a fait une nouvelle fois la joie de venir prodiguer ses conseils... Les photos de cette répétition sur http://leblogdudocdetronget.blogspot.com
Pour revenir à moi ("parlez moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse"... en même temps si c'est pas moi qui vais causer de moi, qui c'est-y qui va y faire ?!)... Ces derniers jours furent très remplis, avec l'Atelier-Théâtre, le Club Journal, le courrier en retard après une semaine... Une suractivité qui n'est pas pour me déplaire. A contrario, la perspective de rester le samedi entier seul avec ma mère et le dimanche sans rien de spécialement prévu... cela me fait un peu peur. J'ai toujours détesté l'inactivité. Pour citer deux chanteurs du "patrimoine français"... Je dirai comme Juliette Greco : "Je hais les dimanches"... Et ça ne date pas d'hier car, comme le chantait Charles Trénet, "Les enfants s'ennuient le dimanche".
Pire que les dimanches, il y a les vacances... Je ne reviendrai pas sur le dramatique mois d'août si vide, si désert... Mais la simple perspective de ces deux semaines de "fêtes de fin d'année" me fait plutôt frissonner. Attention, j'aime bien les guirlandes, les illuminations, les sourires des enfants... Mais le côté consommation à outrance, la frénésie de bouffe et de cadeaux... Et, à titre personnel, comme je l'ai déjà exprimé plusieurs fois, c'est la peur de l'inactivité qui me taraude. Comment vais-je remplir ces deux semaines ? Je ne sais décidément pas m'occuper tout seul ! Quand j'étais enfant, je m'ennuyais souvent... J'ai pas trop changé... J'ai besoin de voir des gens, de partager des activités, de rire... Pour moi, une journée réussie est forcément une journée partagée...
Bon, promis, je profiterai de mes congés pour ranger ma chambre !...
Bon week-end et... vivement lundi !

jeudi 13 décembre 2007

Décembre...


Décembre est un mois bien étrange où les jours ne cessent de diminuer, où le froid ne cesse de s'installer, où la course aux achats tourne à la folle obsession... Bref, un mois tourbillonnant, moins glacé que novembre, moins anonyme que janvier, moins givré que février, mais pourtant un vrai mois d'hiver... Au coeur de cette promesse d'hiver, après quelques mois de fuite en avant (j'aime beaucoup la notion de "fuite en avant" même si je ne la conseille à personne !... elle s'applique bien à notre société et à mon comportement depuis quelques années...), temps de répit, retour à la douce réalité... Mais quelle est la réalité ? Celle de mon collège où la vie s'écoule paisiblement ? Celle de ma bonne vieille ville de Moulins qui ronronne tranquillement ? Celle d'un monde où tout bouge tout change tout tourne ? Celle d'une époque où on a tous un peu perdu la boule ?
Je ne sais. Je ne suis ni sociologue ni historien, vaguement un petit chroniqueur. Après la tempête qui a agité mon cerveau ces derniers jours et qui me laisse sur le rivage, fatigué mais serein, en attendant les fêtes de fin d'année (une période dont je ne suis pas spécialement fanatique), en attendant les ripailles familiales ou amicales, en espérant une année 2008 aussi riche en émotions que 2007 (quoique... une peu plus paisible quand même !), pour tenter d'exprimer quel fut mon état d'esprit lors de ma "crise" de la semaine passée, je me permettrai de citer les mots des autres... non par paresse mais parce qu'ils expriment totalement ma pensée...
C'est une chanson légère que nous avons tous fredonnée mais dont les paroles sont finalement très sombres... Son titre : "Sympathique" (tout un programme), interprétée par le groupe Pink Martini que j'avais eu la chance de voir en concert à Moulins en novembre 2005...
Sympathique

Ma chambre a la forme d'une cage
Le soleil passe son bras par la fenêtre
Les chasseurs à ma porte
Comme des petits soldats
Qui veulent me prendre

{Refrain:}
Je ne veux pas travailler
Je ne veux pas déjeuner
Je veux seulement oublier
Et puis je fume

Déjà j'ai connu le parfum de l'amour
Un millions de roses
N'embaumeraient pas autant
Maintenant une seule fleur
Dans mes entourages
Me rend malade

{au Refrain}

Je ne suis pas fière de ça
Vie qui veut me tuer
C'est magnifique
Etre sympathique
Mais je ne le connais jamais

{au Refrain}

Je ne suis pas fière de ça
Vie qui veut me tuer
C'est magnifique
Etre sympathique
Mais je ne le connais jamais

{au Refrain}

Cette chanson, écrite par Forbes et Lauderdale, est inspiré d'un court poème de Guillaume Apollinaire, intitulé "Hôtel" que voici ci-dessous...
Ma chambre a la forme d'une cage,
Le soleil passe son bras par la fenêtre.
Mais moi qui veux fumer pour faire des mirages
J'allume au feu du jour ma cigarette.
Je ne veux pas travailler - je veux fumer.
Bon, tout ça, c'est pas très politiquement correct, en un temps de campagnes massives anti-tabac... J'aime beaucoup cette idée d'une chambre où l'on se sent prisonnier, c'est tellement la hantise (le mot est justement choisi) qui me prend parfois quand je me retrouve seul, justement, chez moi... Ce n'est pas la peur de la solitude, dont j'ai pris l'habitude avec les ans, mais la peur de la présence du vide... Le vide est tellement envahissant.
Il ne s'agit pas de se laisser aller à contempler le vide, car on est alors saisi de vertige voire d'une certaine ivresse. Non, il faut garder l'équilibre, savoir qu'il est là, sous ses pieds, mais tenir bon. Coûte que coûte. Sans artifices faciles comme les distractions futiles, les étourdissements rapides, les ivresses passagères. Se construire une force qui permet de regarder en bas puis de relever les yeux et de faire demi tour, sans oublier qu'il est là, tapi au fond de soi, le vide qui attire, qui séduit, qui détruit.
Quelques mots jetés au hasard de l'inspiration. Je ne sais s'ils traduisent bien ma pensée. Au départ, je voulais juste citer Pink Martini et je n'ai pu m'empêcher d'essayer d'expliquer mon cheminement. Mes excuses si je vous ai ennuyé(e)s voire troublé(e)s.
Et bon mois de décembre.
Aujourd'hui, 13 décembre, c'est la Sainte Lucie... La lumière... La lumière dans la nuit... Dans l'eglise Saint-Jean-Baptiste de Bastia il y a un superbe tableau représentant Sainte Lucie, un tableau que j'allais voir souvent, parce que le visage représenté était à la fois sobre, grave, beau... Et puis c'était l'occasion d'une pensée pour ma grand-mère Lucienne...
La Corse, ma famille, des souvenirs qui me hantent parfois au coeur de nuits agitées... Il m'arrive à me demander si je reprendrai un jour la route de la Côte d'Azur où vit ma famille ou de la Corse où vivent tant de mes amis... Je suis moins porté que jadis sur la nostalgie mais parfois la mémoire de mes années dans le Cap Corse me rattrape... J'ai l'impression que c'est tellement loin, que c'était une autre vie...
13 décembre. Aujourd'hui, répétition générale de mes élèves de l'Atelier Théâtre. Mardi 18 décembre, ce sera l'ultime représentation du "Malade imaginaire"... La fin d'une superbe aventure d'un an et demi... Le théâtre... Shakespeare disait que la vie est un théâtre. Fellini comparait la vie à un cirque. Notre époque, notamment par le biais des blogs, nous met en constante représentation... Souriez, vous êtes filmés !
Bien à vous.

mardi 11 décembre 2007

Contre mauvaise fortune bon coeur...

Faire contre mauvaise fortune bon coeur... Une expression que j'aime énormément... De même qu'une citation de ma pièce préférée de Molière, "Les Fourberies de Scapin", à tel point qu'elle figure en tête de mes différents blogs : "Nous partagerons les périls en frères ; et trois ans de galère de plus ou de moins ne sont pas pour arrêter un noble coeur" (Molière, Les Fourberies de Scapin, Acte I, Scène 5)
J'ai repris le chemin du collège et de la vie... Auparavant, j'avais repris le chemin de Clermont et de mes amis pas vus depuis trop longtemps. La semaine dernière, semaine de crise, fut une "semaine blanche"... Je ne sais pas si le paradis existe (quoique... j'y ai parfois goûté !) mais l'enfer existe, il est sur terre, en chacun de nous...
Mettre des mots sur la déprime que je traverse... Pas facile... C'est très frais. Comme m'a dit mon amie Laurence, c'est un travail long, lassant et on se décourage parfois mais il paye à long terme... D'où vient ce mal-être qui m'a isolé du monde pendant tant d'années et qui fait que j'ai tant de mal à savourer le bonheur présent ? Car bonheur il y a : des amis fidèles, un boulot formidable, une passion pour le théâtre, le goût du sport retrouvé, etc... Certes je ne vis pas le grand amour mais ce n'est pas le seul objectif dans une vie, en tout cas dans la mienne. Je rêve de rencontrer la personne qui partagera complicité, tendresse et affection avec moi... Appelez ça amour, amitié... ce ne sont que des mots.
Alors d'où vient ce mal être ? J'ai commencé à y travailler seul depuis de longues années, je l'ai souvent évoqué sur ce blog... Maintenant, j'essaie d'y voir plus clair avec un "psy" mais aussi dans mes conversations avec mes amis, réalisant que nous avons tous les mêmes angoisses, les mêmes quêtes, les mêmes attentes... Cette crise m'a fait prendre conscience de mon humanité, de ma normalité. Les faiblesses sont des forces.
J'éprouve une terrible peur du vide, de l'abandon, et ce depuis toujours. Une peur que tout enfant éprouve mais panique chez moi. Une peur qui a ressurgi lors de ma première histoire d'amour quand Isa m'a quitté alors que je l'aimais et est partie vivre à Paris... Bon, on était jeunes, j'avais 17 ans. Trois ans plus tard, ma compagne d'alors, Sophie, est partie travailler à Grasse... A nouveau l'abandon... la séparation... Mêlez à ça une tendance à l'auto-dénigrement, à l'auto-destruction, un goût prononcé pour l'ivresse de la nostalgie et de la mélancolie, genre "que je suis bien quand j'écoute des chansons tristes" (quoique c'est souvent les airs gais qui me dépriment le plus). La peur aussi du "lendemain de fête"... Je parle pas de la gueule de bois, non, mais de la sensation de vide après un moment bien rempli... Une pièce pleine de monde, tous heureux, et le lendemain on se retrouve tout seul avec dans la tête la musique du bonheur enfui...
Alors, j'en suis parfois arrivé, par peur du vide, de l'abandon, de la séparation, à éviter les rencontres, qu'elles soient amicales ou amoureuses, ou à tout faire pour les gâcher... ajoutant là mon goût du psychodrame et de la porte qui claque... Je ne fais pas du théâtre pour rien. Je suis allé jusqu'à m'éloigner de tous mes amis, à aller vivre des années au fin fond de la campagne, où j'ai bien sûr passé de bons moments, mais où j'ai vécu un isolement quasi absolu.
Les choses ont évolué. Je suis retourné vivre en ville. J'ai une petite vie sociale. J'ai eu des aventures amoureuses, ce qui ne m'était pas arrivé depuis de longues années. Mes amis me disent que je suis sur la bonne voie. Maintenant, je dois m'accrocher, être endurant... ça tombe bien, l'endurance était ma qualité de prédilection en athlétisme... Ce qui est étonnant pour quelqu'un comme moi, qui suis impulsif, soupe au lait, excessif. Apprendre la patience et la modération, chercher l'équilibre et l'harmonie...
Pour l'immédiat, le théâtre reprend le dessus... Dans une semaine très exactement, mes élèves de l'Atelier-Théâtre jouent leur ultime représentation du "Malade imaginaire". Ce jeudi, c'est la générale... Bref, la dernière ligne droite d'une longue aventure pleine de péripéties... L'aventure continue : "The Show must go on !!"
Et après ? On verra bien. Carpe diem, comme dirait l'autre. Je vais apprendre à vivre au présent sans trop me poser de questions sur la vie, sur les autres, sur moi... Apprendre à apprécier les rencontres, les cadeaux de la vie, apprendre à dire merci, à sourire et rire, apprendre à donner sans attendre en retour... Et aussi apprendre à être moins bavard !
Bon mois de décembre à toutes et tous.

jeudi 6 décembre 2007

Ma plus belle histoire d'amitié c'est vous...

Pour paraphraser une chanson de Barbara, récemment récupérée par notre chère Ségolène... C'est ce que j'ai envie d'écrire aujourd'hui sur ce blog sans prétention... Certaines et certains d'entre vous savent déjà la période que je viens de traverser... Quelques jours de grosse déprime où j'ai littéralement craqué, après un week-end riche en émotions heureuses... Comme le contre-coup, "la goutte d'eau"... des mois et des années de questions, d'angoisses, de colères, qui restaient "tapis" en moi. L'heure n'est pas au bilan ou à l'analyse. Ce n'est peut-être d'ailleurs, en tout cas pour le moment, pas le lieu non plus. J'ai donc commencé à consulter un psychiatre et nous posons ensemble un certain nombre de choses. Et ces jours-ci j'ai eu nombre d'entre vous au téléphone. Vous m'avez toutes et tous dit des mots merveilleux qui me donnent envie d'être heureux et de vous apporter un peu de ce bonheur en retour. Merci mille fois !
La situation que je connais actuellement n'a plus rien à voir avec les crises que j'ai pu avoir de temps en temps ces dernières années, notamment à cause de la maladie de ma mère et de mon célibat sans fin. La situation n'a rien à voir non plus avec mon histoire de cet été où j'ai cru être amoureux alors que c'était un tourbillon passionnel, certes très beau et intense, mais très destructeur... Heureusement que cette histoire ne dura que trois semaines. Avec le recul nécessaire je me dis que je m'en suis bien sorti, même si j'ai souffert un moment. Mais chaque expérience est bénéfique.
Alors, qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je crois que je fais une réaction saine au bonheur. Je suis sur la voie du changement depuis deux ans... professionnellement, physiquement, mentalement, etc... Je dois faire une bonne crise de croissance... Il y a le boulot, le théâtre, le sport, les amis et amies, de belles amitiés en perspective... promesses de jours merveilleux à venir. En même temps, je porte de plus en plus difficilement la maladie de ma mère et je me sens tellement impuissant et désemparé. Ajoutez la fatigue, novembre-décembre toujours tristounets, le contre-coup de mes deux aventures théâtrales (chaque fois j'ai un contre-coup plus ou moins puissant, pas forcément immédiat d'ailleurs), quelques petites contrariétés au travail, etc... Alors, voilà, comme dirait l'autre, "j'ai craqué". Maintenant, je vais souffler un grand coup et repartir dans la bonne direction... Vous pouvez compter sur moi : Superdoc is back ! Le chemin sera parfois long mais "le bonheur est au bout du chemin" et la vie est trop courte pour en faire "une lente désespérance".
Je vous aime, mes amis !

Merci pour tout.

Quand je relis mes messages de ces années, et pour en avoir parlé avec nombre d'entre vous, il y a eu un sacré chemin parcouru. Alors il était prévisible qu'un jour je "craque" un peu mais je tiens à vous rassurer : je me retape et je vais repartir du bon pied... Je vous le dois. Et je me le dois. Tout n'est pas rose, tout ne sera pas facile. Je dois apprendre à mieux saisir les bons côtés, ne plus oublier que j'ai des ami(e)s, que le temps aide souvent à cicatriser. Mais, pour finir en citant Sheller, et preuve que je ne suis vraiment plus dans le même état d'esprit qu'il y a quelques mois : "Je veux être un homme heureux". Ambitieux, non ? Ah, ça me changera, moi qui ai tendance à ne pas être assez ambitieux...

En post scriptum et par rapport à mes textes de ces derniers temps, j'essayais d'y mettre beaucoup d'humour et de dérision... En parlant avec plusieurs d'entre vous, je me suis rendu compte que si certain(e)s avaient effectivement ri, d'autres y voyaient un portrait trop sombre, un peu beaucoup réducteur pour qui me connaissait. Et donc à l'avenir j'essaierai de peser plus mes mots avant d'écrire des bêtises comme l'histoire des trois amours ou ma petite annonce. Bon, pour les trois amours, c'était un clin d'oeil. Heureusement qu'on peut être amoureux plusieurs fois dans sa vie, et à tout âge... Et aimer et avoir son coeur qui bat... S'il y est une chose que je retiens de ces derniers mois c'est : "bon sang, mais je suis vivant." Comme disait Renaud : "La souffrance, c'est très rassurant, ça n'arrive qu'aux vivants". Si en ce moment, je pleure, je m'angoisse, ben, c'est des réactions naturelles quand on est à bout. Pour revenir à mes textes de blog, moi, la petite annonce, je la trouvais plutôt rigolote, un exercice de style qui a amusé certains. Aucune envie de dénigrement ou de déprime ou même d'introspection. Non, juste l'envie d'écrire, et de mettre un petit regard ironique sur ma vie et celle de mes contemporains car, souvent, en parlant de moi, j'essaie de parler de mon époque... Enfin, surtout, j'aime écrire. Vous l'aviez remarqué...

Merci pour votre écoute, votre présente, votre amitié. De tout mon coeur.

vendredi 30 novembre 2007

Petite annonce...

(photo prise lors de la course parrainée du collège
le 16 novembre)

Le petit billet qui suit m'a été inspiré par la réponse d'une amie à mon message précédent : elle s'étonnait de me voir porter un regard maussade sur ma courte vie (pas si courte ! 37 et demi !) et m'assurait qu'elle cherchait toujours pour moi l'oiseau rare... ce à quoi je lui répondis que je n'intéressais de toute façon pas grand-monde : "En plus, je suis crevé en ce moment et de toute façon je fais pas rêver : fonctionnaire, taille moyenne, qui se couche tôt, qui a des parents malades... Faut être bonne soeur pour aimer un type pareil !..."
L'idée m'est donc venue de réaliser ma petite annonce en toute objectivité... Voyez dans ce qui suit un clin d'oeil et non les propos d'un égocentrique tourmenté...
Jeune homme, 37 ans... Bon, bientôt 38. Plus très jeune donc. En même temps, jeune, c'est très relatif. C'est dans la tête. On dit "c'est dans la tête" quand on n'est déjà plus très jeune... Par rapport à la majorité de la population ? La France est un pays vieillissant. En même temps, je passe mes journées avec des ados qui ont toujours quinze ans... Je vieillis à vive allure.
Fonctionnaire. Enseignant. Documentaliste. Tout ça n'est pas très follichon. C'est pas très "glamour"... Fonctionnaire... la sécurité de l'emploi... Un vrai feignant privilégié ! Enseignant... les vacances... Oups ! Supporter ce type oisif tout l'été... galère ! En plus, c'est les vacances à date fixe, il pourra jamais partir en mai ou en septembre, lors des promos sur internet. Documentaliste... pourquoi pas bibliothécaire tant qu'on y est !? Encore un intello, un type qui passe son temps à lire, un mec sérieux, ennuyeux.
Taille moyenne. Pas bien grand. Pas très costaud. Plus trop gros. Les cheveux chatain foncé (alors qu'ils furent si joliment blonds dans le temps). Les yeux bleu-gris. Un sourire ravageur à ce qu'on dit (vous voyez que je suis parfois positif !). Pas très branché côté fringues, loin de là. Et ça ne l'intéresse pas du tout.
Les passions ? Ne connaît rien aux voitures et au bricolage (pour dire ! encore locataire quand tous ses collègues sont propriétaires !), nul en informatique (je n'ai même pas internet chez moi !). N'aime pas faire le ménage mais adore faire la vaisselle (un bon point!). Fait sa lessive tout seul depuis de longues années mais ne repasse jamais son linge (à l'armée je payais les copains pour le faire !). Je m'intéresse à l'histoire, à la géopolitique (je collectionne les atlas !), à l'histoire des religions. J'ai une passion de très longue date pour la musique de film. A part ça, je n'écoute plus de musique sinon classique et encore de temps en temps. La radio ? C'est les infos le matin et c'est tout. La télé ? Un peu d'infos, de reportages, quelques films et séries devant lesquels je m'endors... Passionnantes, les soirées avec Bibi !
Je lis peu, pas assez à mon goût... J'aime bien Agatha Christie, les romans de James Bond, les romans de la saga Star Wars. Je dois impérativement lire le Manuel d'Epictète que m'a offert un ami lors de ma grande déprime de l'été. Je feuillette "Le Canard Enchaîné". Je suis abonné à "Religions et Histoire". Vous imaginez les goûts totalement ennuyeux du bonhomme !
J'adore aller au cinéma, mais alors j'adore carrément. Mais j'aime bien y aller seul ou avec quelqu'un qui ne parle pas pendant le film et surtout pas avec quelqu'un qui n'attend même pas la fin du générique pour me dire "t'en as pensé quoi ?", "c'est nul !", "quel chef-d'oeuvre !". Goûts variés... éclectique et versatile en plus !
Mes passe-temps ? Théâtre dans une troupe amateur... Cette activité m'occupe quelques mois par an et me rend très nerveux, irritable, euphorique puis déprimé... Je cultive mon exhibitionnisme et mon angoisse en prenant le risque trois fois par an de monter sur scène...
Sport ? Je m'y suis un peu remis depuis un an après des années sans pratiquer. Salle de muscu. Un peu de badminton mais je suis nul. La piscine à l'occasion mais comme je suis myope (ah ! j'avais pas dit que je portais des lunettes tout le temps ?!) j'y vais pas souvent. Les footings quand je suis courageux et qu'il ne fait ni trop froid ni trop chaud. Je suis un peu le rugby (il m'arrive même d'aller voir des matchs) et les compétitions internationales de foot... Mais je n'y connais pas grand-chose. Bref : pénible parce qu'il regarde les matchs et pas capable de faire des commentaires !...
Nourriture ? Je mange simple, des plats roboratifs, pas du tout les crudités. Je ne sais pas cuisiner. Je ne connais rien au vin mais j'en bois parfois trop. J'adore le thé ; j'ai appris à apprécier le chocolat. Pas vraiment "mec" : je bois peu de café et j'évite les alcools forts.
Tabac ? Cigarettes blondes, quelques cigarillos. Mais je suis même pas dépendant et je ne fume pas de cannabis.
Politique ? J'en ai jamais vraiment fait. Je m'y intéresse un peu. Je ne suis pas attaché définitivement à un camp ou un autre... En plus, c'est une girouette. Je suis trop impulsif et peu diplomate pour m'engager en politique ou dans le syndicalisme, de même que je n'aurai jamais de promotion : je ne sais pas composer, négocier, intriguer...
Religion ? Après de très longues années à plus que douter, je suis (re) devenu Catholique, moyennement pratiquant. J'aime lire le dimanche à l'église (encore mon côté spectacle ?). J'ai une petite bibliothèque d'ouvrages ayant trait aux religions mais je n'ai pas le temps de les lire. Je les couve du regard chaque jour que Dieu fait. J'avoue souffrir des sarcasmes de la majorité de mes amis qui me jugent un peu diminué ou faible parce que je suis croyant... En même temps, on sort de vingt siècles où c'était les athées qui souffraient et ne pouvaient exprimer leur doute ou leur refus de croire. Alors je comprends l'esprit revanchard de mes amis... Moi, on ne m'a jamais rien imposé. Mes parents m'ont toujours laissé libre de croire ou de ne pas croire et en ce que je voulais. Bon, en tout cas, encore un argument à charge : c'est un Catho, donc un coincé, un réac, etc... etc...
Mes parents... Ma mère est gravement malade depuis plusieurs années. Elle ne sort plus de la maison. Mon père s'en occupe à plein temps, son moral s'effrite jour après jour. Alors, j'essaie d'aller les voir une ou deux fois par semaine. En plus un type qui n'a pas coupé tout lien avec sa famille. En même temps, le reste de ma famille, je ne l'ai pas vu depuis de longues années... Ma soeur vit en Allemagne et je ne suis jamais allé la voir. Mes cousines et tantes vivent sur la Côte d'Azur et on s'est pas vus depuis très longtemps. Bref : ni famille ni pas famille !
Les amis ? J'en ai quelques-uns, des proches, mais qui habitent loin et que je vois peu... très peu... Et mes amis de mon époque en Corse (eh oui... j'ai vécu en Corse) que je n'ai pas revus depuis plus de trois ans... J'ai aussi des amies, des "ami-ieuhs". Mais y a pas d'ambiguité.
Vie sentimentale et sexuelle ? Néant pendant treize ans. Quelques mois de mirages entre juin et octobre. Le retour au néant. Pas très attirant, tout ça !!
Enfants ? Aucun. Conséquence de ce qui précède...
Qui je recherche ? J'en sais rien... J'ai toujours eu un faible pour les filles chatain aux cheveux longs avec des yeux verts mais, comme dirait Elie Semoun dans son sketch, "je ne dirais pas non pour une blonde à forte poitrine" !...
Ensuite, qu'est-ce que je recherche ? J'en sais rien ? Comme tout le monde, j'imagine : l'amour, la tendresse, le sexe, la complicité, quelqu'un de présent mais qui respecte aussi mon indépendance, mon besoin de retrait du monde, mon passé, mes rêves, qui ne me juge pas ou pas trop et surtout pas trop vite... Je pense à la chanson de Depeche Mode : "Somebody"... I want somebody to share, share the rest of my life... etc... etc... Alors, je suis peut-être trop exigeant, trop en quête d'absolu.
J'oubliais... Qualités et défauts ? Ils sont souvent liés... Généreux, mesquin, impulsif, volontaire, disponible, ombrageux, fidèle en amitié, versatile, lunatique, dilettante, enthousiaste, fataliste, opiniatre... Plein de paradoxes... comme tout le monde ?
Enfin, "last but not least", je viens de commencer des consultations chez un psychiatre... Et en plus il est dingue !
Bon, désolé, mais ce sera non... Trop trop compliqué et totalement inintéressant, je ne fais pas rêver et encore moins fantasmer... à part une myope dépressive et misanthrope... et encore !
Pour finir, une petite annonce plus sérieuse... Je rappelle les adresses de mes blogs professionnels pour lesquels je me donne beaucoup de mal...
Le blog du voyage en Allemagne que j'ai accompagné en avril (un souvenir merveilleux !), blog qui est maintenant complet : http://amtzell2007.blogspot.com/
Le blog du collège avec le récit des activités théâtre qui me passionnent tant : http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/
Et puis si, malgré tout, quelqu'un est intéressé par ma petite annonce... Merci de faire suivre !

jeudi 29 novembre 2007

Les Trois Amours

Stéphanie... "l'amour de ma vie"...
Une liaison qui dura trois semaines
(30 juin-22 juillet 2007)

Dans le film "Il était une Fois le Bronx" (en anglais "A Bronx Tale"), l'un de mes films favoris, la première réalisation de Robert De Niro, l'un des personnages déclare qu'il n'y a que trois amours dans une vie (et que lui n'a pas eu de chance puisqu'il a rencontré les trois à la même époque).

Un de mes copains, Stéphane, donne son explication de cette histoire des trois amours...

Il y aurait le premier amour, l'amour avec qui l'on fait sa vie, l'amour avec qui l'on décide de finir ses jours...

Mon premier amour, c'était Isabelle. J'avais dix-sept ans. Un vrai coup de foudre. Elle m'a appris à connaître Renaud, Higelin, Boris Vian, m'a donné des conseils pour faire de l'archéologie, etc... Notre histoire ne dura que trois mois mais quels trois mois !

J'ai cru que je ferais ma vie avec Nath, Sophie et plus récemment Delphine. Mais je m'étais trompé.
Mon deuxième amour, ce fut Stéphanie, je voulais de tout mon coeur faire ma vie avec elle. Bon, elle n'a pas voulu. Et si l'amour n'est pas réciproque, il n'est pas. Tant pis. En tout cas, comme vingt ans plus tôt, j'ai eu un vrai coup de foudre. Notre histoire ne dura que trois semaines, mais quelles semaines ! Bon, c'est fini depuis près de six mois et je ne m'en suis pas remis. Oh, bien sûr, on continue à vivre. Et on vit bien... Heureusement. La fin d'un amour n'est pas la fin de la vie. Mais on garde un goût amer en bouche...

Un jour, je rencontrerai mon troisième et dernier amour... On verra où il me mènera... J'espère qu'il ne durera pas que trois jours... mais quels trois jours ! Je risque d'être mal barré !!

En attendant, je romps mon voeu de silence, encore une promesse d'ivrogne velléitaire... Et un petit clin d'oeil à Laurence qui s'est émue gentiment de la mise en sommeil de mon blog... Je me permets de citer une phrase de son mail où elle parle de mon père face à la maladie de ma mère... "J'espère que ton père tient le choc : ce doit vraiment être horrible de voir la femme dont on a partagé la vie disparaître petit à petit. Quel courage ! Toi aussi, par la même occasion. Si j'étais à ta place, je me demande dans quel état je serais...." Mon père me dit souvent : nous nous sommes mariés "pour le meilleur et pour le pire". Il rajoute "nous avons connu le meilleur et ce n'est pas encore le pire". Une leçon d'amour. Une leçon de vie.

Je replonge avec délectation dans l'Atelier Théâtre du collège pour préparer l'ultime représentation du "Malade imaginaire" qui aura lieu fin décembre. J'essaie de faire un peu de sport même si j'avoue être épuisé en ce moment. Je tente de venir à bout de "La Mort dans les Nuages" d'Agatha Christie, excellent roman mais je suis tellement fatigué le soir que je relis six fois la même phrase avant de renoncer et d'éteindre... Je feuillette trop rarement "Le Canard Enchaîné". Je ne me plonge plus du tout dans la Bible, non par dépit ou doute, mais par manque de temps... et je ressens un petit vide en moi, un de plus...

Je sais... ma vie n'est pas glorieuse, pas "glamour", pas animée... En même temps, novembre reste novembre, un mois sombre où l'automne cède le pas à l'hiver. Je n'aime pas l'hiver, je n'aime pas l'été. Je n'aime pas les extrêmes... J'aime le printemps et l'automne, quand la nature est pleine de vie et que le climat semble mesuré. Moi, le ski et la plage, c'est pas mon truc. Moi, c'est la campagne, et la campagne, c'est la mi-saison... Je suis vraiment un centriste intégral... Le type qui ne fait pas rêver les femmes !!!... et qui ne leur fait pas peur non plus... L'inintéressant absolu !!!

A part ça, deux bibliothèques ont brûlé cette semaine. Si l'on peut éventuellement comprendre les colères de certaines personnes, il est des actes qui font mal... Je sais, j'écris ça parce que je suis un "intello"... mais un pays où on commence à brûler les livres parce que l'on est en colère... C'est rarement bon signe. Surtout que les gens qui brûlent ces livres en se disant révoltés ne rêvent que d'une chose : intégrer cette société de consommation que soi-disant ils exècrent. Paradoxe ? Certes. Après tout, les anciens de Mai 68 ont fini notables bourgeois... Et ceux qui ont combattu Mai 68, ou leurs héritiers, ne cessent de le citer : on n'a jamais autant parlé de Grenelle de ci ou de Grenelle de ça... Pompidou doit se retourner dans sa tombe !...Quant à notre Président, c'est l'Omniprésident... Toujours là. Partout. En permanence. L'ubiquité. Pour finir en souriant et comme un clin d'oeil à mes amis athées et agnostiques... Je dirai : je crois que Dieu existe, vous avez des doutes et vous êtes même sûrs du contraire... Mais nous avons néanmoins une certitude : Superman, lui, existe... Un mélange de Père Noël et de Speedy Gonzales... Un plaisir à le voir gesticuler ! Il est comme tous ces commerciaux qui nous vendent mille produits dont on n'a jamais eu besoin, comme tous ces retraités qui "ont tellement de choses à faire qu'ils ne savent comment ils faisaient avant", comme certaines mères de familles tellement débordées "qu'elles n'ont pas une minute à elles et que les célibataires savent pas leur chance", comme les technocrates tellement sûrs d'eux et qui nous récitent des textes de loi abscons comme si c'était une lettre d'amour, comme les animateurs hystériques de jeux télé qui sont payés pour nous abrutir... etc... etc... etc... L'Omniprésident, il me fatigue, il m'épuise, il me hérisse... Je sais maintenant pourquoi je suis crevé : c'est de le voir bouger tout le temps, sauter partout, à la manière d'un mauvais De Funès croisé avec un Clavier mal inspiré, textes écrits par Jean-Marie Bigard sur une idée de Jean-Pierre Pernaud, mise en scène façon "24 Heures Chrono"... Fatigant, que je vous dis !

Tiens... Finalement, j'ai encore des choses à dire... Merci, petit Nicolas ! Oubliez pas sa fête le 6 décembre...

Quant à vous, chères lectrices, chers lecteurs, je vous salue bien bas et vous remercie pour votre délicieuse attention...