lundi 16 juin 2008

Dieu, les autres, la vie qui continue et moi et moi et moi...

Comme me l'a cordialement fait remarquer ma cousine Françoise à propos de mon texte précédent : Dieu et moi, c'est bien gentil, mais Dieu et les autres ? Tout celà est fort à propos puisque je vais brièvement évoquer de nouveau le regard des autres, ou plutôt deux réactions à mon texte sur le regard des autres... Elles sont savoureuses...
Tout d'abord, le message de Fred de Ceyrat... "En tant que documentaliste je pense que tu dois faire tienne la devise : " On ne doit pas juger un livre d'après sa couverture..." Ou alors celle de mon poisson rouge : "Il ne faut pas se fier aux appâts rances !" ;-) Ceci de la part d'un "grand con prétentieux" (écho revenu sur moi par une collègue de boulot)"
Et le commentaire de Valérie, de Guyane... "Du Jean-François pur et dur, mais pas déplaisant !... (...) Revenons en au sujet majeur (oui je crois) TOI !! surtout, si tu décides de changer(ce que tout le monde ayant une intelligence moyenne fait, ce que disait la pub), maigrir !, non je n'ai pas dit que tu étais gros... mourir moins con... ou autres bêtises de ce genre... Pitié ! continue à nous écrire des textes sur TOI !! "Avoir peur de l'ironie, c'est avoir peur de la vie"... Non, ce n'est pas un sujet de philo, je t'envoie cette phrase car elle te colle à la peau, vue la facilité dont tu ironises sur tout et rien... toi, tu joues les contorsionnistes avec les mots sur le genre humain, sur toi, les autres... qu'importe, tu délivres ton texte, avec de vrais sentiments derrière, car derrière, il y a la souffrance passée, lorsque les mots te sont parvenus pour la première fois... je voudrais tout de même te mettre en garde : toujours avoir un ton guilleret pour raconter ce que l'on vit peut être de la corde de pendu... entre autres faire encore plus mal, au lieu de soulager ton fardeau..."
Dieu et les autres maintenant... Dans mon précédent texte, je me disais convaincu d'une éducation au fait religieux pour comprendre la société et les hommes, ce qui, je me répète, n'a rien à voir avec un quelconque prosélytisme. Un minimum de culture du fait religieux permet de comprendre ne serait-ce que notre calendrier... Après tout, la plupart des jours fériés que nous avons en France sont des fêtes religieuses (pas le lundi du Pâques et le lundi de Pentecôte qui ont été donnés au XIXème suite au constat d'absentéisme massif des travailleurs ces jours-là suite à d'imposantes libations). Il est bon de savoir pourquoi on fait la grasse matinée le jeudi de l'Ascension, le 15 août, le 1er novembre, le 25 décembre... D'ailleurs, pour ma part, étant adepte de la laïcité intégrale, je serais pour la suppression du calendrier des jours fériés religieux... Je vais encore me faire des amis !
Toujours au registre des fêtes et calendriers, il est bon de savoir un minimum pourquoi telle ou telle personne, tel ou tel groupe a une pratique particulière à certain moment... Actuellement, on est dans un pays devenu tellement inculte du fait religieux que pour expliquer aux élèves ce qu'est le Carême on doit leur dire "C'est le Ramadan des Chrétiens". Qui sait que le jour des morts est le 2 novembre (et pas le 1er) ? Qu'Halloween, prétendue fête celte, a été ré-introduit en France voilà une dizaine d'années ? Que le carnaval a normalement lieu avant le début du carême, d'où l'expression de Mardi Gras précédent le Mercredi des Cendres ? Que Noël a été placé le 25 décembre au IVème siècle pour remplacer une fête romaine qui fêtait le début du rallongement des jours et qu'en écho on a placé la Saint Jean Baptiste (et non Saint Jean !) le 24 juin, début du raccourcissement des jours, pour illustrer la parole de l'Evangile : Le Baptiste, parlant de Jésus, dit "Il faut qu'il croisse, et que je diminue" (Jean, III, 30).
A propos de calendrier, qui sait encore que le 1er mai est la Fête du Travail (en hommage aux victimes des répressions lors des manifestations de Chicago puis de Fourmies) et non pas une quelconque "fête du muguet" ?! Qui sait que le 14 juillet célèbre le 14 juillet1790, à savoir la Fête de la Fédération, et absolument pas le 14 juillet 1789, la Prise de la Bastille ? Remarquez, le 11 novembre, jour férié particulièrement cher à mon coeur (par respect pour toutes les victimes de cette boucherie que fut 1914/1918), n'est plus du tout respecté, notamment en Alsace-Lorraine... ce qui est plus que choquant en soi !
Mais je m'éloigne... ou plutôt je retombe sur mes pattes avec l'évocation du calendrier qui m'amène à parler du temps qui passe... Les événements sportifs, du fait de leur répétition, permettent de jalonner notre mémoire... ainsi de l'Euro... comme je l'avais déjà évoqué dans une précédente chronique... Voilà quatre ans, lors du quart de finale qui vit la Grèce battre la France, c'était le soir du repas de fin d'année au Collège du Cap à Luri où je vivais depuis cinq ans... j'ai revu les photos de cette soirée et les ai montrées à ma compagne... Un moment d'émotion... Voilà donc maintenant quatre ans que j'ai quitté le Cap Corse, mes anciens collègues, mes anciens élèves... Voilà quatre ans que je suis au collège de Tronget. Dans quelques jours, mes élèves de troisième que je connaissais depuis quatre ans vont partir... Le temps passe et les élèves aussi... Et c'est toujours pour moi un petit pincement au coeur quand je les vois partir... ceux-là, je les connaissais depuis quatre ans, ils avaient dix/onze ans, ils en ont aujourd'hui quinze... Pendant quatre ans, je les ai vus presque quotidiennement... Ils vont me manquer !
Le temps passe... Ma mère continue son voyage vers le vide intérieur et c'est terrible de la voir ainsi s'effacer jour après jour.
Le temps passe... La vie continue... Voilà quatre mois que je vis une merveilleuse histoire d'amour avec ma douce et tendre, avec bien sûr des hauts et des bas, mais surtout l'envie de vivre, de partager, de s'épanouir... Samedi, nous sommes allés au cinéma voir "Soyez sympas, rembobinez" ("Be kind, rewind") de Michel Gondry... Un film vraiment excellent ! Le sujet : un vidéo-club qui doit bientôt fermer, à cause de la concurrence du DVD et parce que l'immeuble qui l'abrite sera prochainement rasé... S'ajoute une catastrophe peu banale : le pote du gérant du vidéo-club, devenu magnétique (!), provoque l'effacement de toutes les cassettes vidéo. En catastrophe, les deux compères (génialement interprétés par Jack Black et Mos Def) décident de faire des remakes particulièrement artisanaux et amateurs de grands succès du box-office comme "Ghostbusters" ou "Rush Hour 2". C'est un grand moment d'hommage au septième art, un film drôle et émouvant (j'ai eu ma petite larme à la fin), qui fait parfois penser aux "Blues Brothers" ou à "Cinema Paradiso". A noter l'interprétation particulièrement émouvante de Danny glover et Mia Farrow ainsi que le passage clin d'oeil de Sigourney Weaver. N'hésitez pas à aller sur le site officiel du film, qui est particulièrement loufoque... http://www.bekindmovie.com/ En tout cas, un film frais et vraiment enthousiasmant.
Ce week-end, j'ai également fait découvrir à ma douce et tendre "Phantom of the Paradise", un de mes films cultes... Une histoire à mi chemin entre "Le Fantôme de l'Opéra", "Le Portrait de Dorian Gray" et le mythe de Faust. Un film sur l'univers impitoyable du rock avec une bande son fabuleuse reflet des Années 1970, une condamnation sans concession d'un monde où seuls comptent l'apparence et le profit maximum aux dépens de l'art et des sentiments... Ce film obtint le Grand Prix du (défunt) Festival d'Avoriaz en 1975.
Côté lectures, rien depuis quelques semaines... Voilà ce que c'est que d'être débordé ! Mais je continue l'acquisition des romans Star Wars et je commence ma collection des romans Indiana Jones, qui sont réédités à l'occasion de la sortie du quatrième opus des aventures de l'homme au chapeau et au fouet... J'ai aussi pas mal de romans de mon cher Fredric Brown qui m'attendent sans parler de ma vingtaine de numéros de "Religions & Histoire" que j'ai toujours pas lus... L'été sera dense en lectures ! Tant mieux car étant donné le temps probable des semaines à venir il vaudra mieux trouver de quoi s'occuper !...
Bonjour chez vous.

jeudi 12 juin 2008

Dieu et moi

Une fois de plus, le sujet de mon texte du jour m'a été inspiré par un échange de mails avec une amie... Décidément, les conversations entretiennent la réflexion ! Ce qui prouve bien que finalement les autres c'est pas toujours l'enfer et pour rebondir sur ce thème... Une citation que m'a envoyée ma cousine Françoise en réponse à mon texte sur le regard des autres (qui appellera des rebondissements prochainement...) : « L'enfer, c'est les autres, écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L'enfer, c'est soi-même coupé des autres». C'est une phrase de l'Abbé Pierre.
Mais venons-en au sujet du jour, qui est d'ailleurs la conséquence du précédent thème sur le regard des autres... Je m'explique... J'y disais qu'entre autres joyeusetés on m'avait souvent affublé du qualificatif de "catho réac"... Et une amie, au détour de sa réponse, m'a appris qu'elle était évangéliste. Elle raconte ainsi son cheminement... "Voilà c'est dit, comme dans ma vie où j'ai un petit peu roulé ma bosse, idem en religion, ne me reconnaissant pas chez les cathos, ni chez les protestants, ayant lu le Coran, puis pratiqué le Bouddhisme, pour finalement revenir à la Bible, et enfin j'ai trouvé les Evangélistes, qui ne s'attachent qu'à ce qui est écrit dans la Bible, sans floritures, avec un enseignement basé sur la Bible, (sans sectarisme comme chez les Jéhovas), bref je vis ma foi, avec les Saintes Ecritures ; et cela me convient beaucoup. Il est vrai que nous n'avions jamais abordé la question religion, dans nos différentes conversations, donc voilà qui est fait pour ma part, et c'était pour faire allusion au catho-réac..."
En m'empressant de lui répondre, je me suis dit : tiens, voilà un bon sujet... mon rapport à la religion, à la foi (ce qui n'est pas nécessairement la même chose...), bref "ce que je crois"... Puis j'ai trouvé le titre et le sujet un peu graves et sérieux... Dieu et moi, c'est plus "fun", non ?! Aussi , je vais simplement tenter un très petit auto-portrait dans le domaine religieux...
Je n'ai rien d'un catho réac, enfin à mon humble avis. Pour jouer éventuellement sur les mots, je me sens "catholique" parce qu'en grec catholique veut dire universel et réac parce que je suis quelqu'un de très réactif... J'aime jouer sur les mots et je me méfie donc des gens qui se disent "révolutionnnaires" puisqu'en astronomie une révolution est un retour au point de départ...
Je me sens plus proche des réformés par mon approche de la foi... Mais j'ai choisi de rester catholique, eu égard aux propos du... Dalaï Lama qui invite chacun(e) à pratiquer sa religion, quelle qu'elle soit. Ma religion natale et maternelle étant le Catholicisme, après des années de réflexion, de doute, de rencontres, de discussions, j'ai choisi de (re) devenir catho... Mais j'avoue ne pas me sentir plus catholique que ça. Je suis notamment gêné par l'obsession des "bonnes moeurs" qui agite une partie du clergé et les fidèles bien pensants, par certains rites peut-être excessifs (en même temps, une société a besoin de rites, d'après ce que nous en disent les psys... qui sont les vrais gourous de notre époque) et la foi dans tout un certain nombre de saints et de miracles qui fait penser parfois un peu au paganisme et au polythéisme, en tout cas à la superstition. En même temps, chacun(e) vit bien sa foi comme il (elle) le sent.
Ce qui me gêne notamment chez les Cathos mais qui heureusement évolue (surtout depuis Vatican II dans les Années 1960) est de trop souvent oublier de retourner au texte. Mon père anime un groupe de lecture de la Bible depuis quatre ans (qui d'ailleurs, hélas, n'intéresse pas vraiment les "fidèles" à part quatre ou cinq passionnés). J'y participe avec grand plaisir et j'aime la lecture de la Bible depuis fort longtemps. Mon père n'est pas pratiquant. Pour ma part, je suis un petit occasionnel... Mon ancien prof de français et de grec, Gérard, ami de longue date (avec qui j'ai depuis longtemps des conversations autour de la religion), qui est, lui, protestant, avait une définition amusante de notre "différence" et de notre proximité et disait : "nous buvons du même lait mais nous ne nous servons pas à la même crèmerie"...
Je m'intéresse de longue date à toutes les religions. Je suis abonné à une super revue : "Religions et Histoire". Je me suis plus particulièrement intéressé au Bouddhisme, à l'Islam et surtout au Judaïsme, la matrice des monothéismes. J'avoue être intéressé (mais totalement ignorant !!) par le Taoisme, le Confucianisme, le Shintoisme, les religions des indiens d'Amérique.
J'ai connu énormément de périodes de doute mais malgré tout depuis quelques années j'ai une foi vissée au corps, qui ne m'empêche pas bien au contraire d'être en colère contre Dieu et les hommes. La plupart de mes amis sont athées ou bouffeurs de curés (ce qui n'est pas la même chose : les athées souvent s'en fichent voire ont du respect pour le fait religieux ; les bouffeurs de curés ont un compte personnel à régler avec la religion et plus encore avec leur éducation). J'avais une tante témoin de Jéhovah (née catholique et mariée à un juif new-yorkais non pratiquant... tous les chemins mènent à...). Mon éducation religieuse a été faite essentiellement par ma mère qui m'a toujours laissé totalement libre de croire ou non et de pratiquer si j'en sentais l'envie. Mon père ex-prof de philo et longtemps agnostique lit énormément la Bible depuis quelques années mais n'a jamais été pratiquant. J'ai également eu une grande tante bonne soeur et un grand oncle moine missionnaire qui fut prisonnier pendant sept ans des troupes de Mao et vécut quasi en ermite à la fin de sa vie ; il était proche des Traditionnalistes de Monseigneur Lefevre tout en étant un type extrêmement tolérant, ouvert, altruiste, chaleureux... et rejeté par sa soeur bonne soeur qui, elle, était restée dans le giron de Rome (les sectaires n'étant pas forcément ceux que l'on croit), il en souffrit d'ailleurs jusqu'à sa mort.
Pour ma part, je ne me sens pas catho réac. Mais j'ai peut-être tort. On est toujours le réac de quelqu'un. C'est vrai que j'ai du mal avec les idées modernes d'eugénisme ou d'euthanasie. Pour ce qui est de l'avortement, j'avoue n'avoir aucun avis car étant un homme j'estime (peut-être à tort) que je n'ai pas le droit d'avoir une opinion sur ce sujet. Je suis définitivement contre la peine de mort. Suis-je pour autant un réac ? un progressiste ? voire un réac progressiste ? Je suis un adepte forcené de la laïcité à la française : je crois profondément que la foi est de l'ordre du privé et de l'intime.
Je crois que les religions ne doivent pas frayer avec le pouvoir temporel... Elles ont (toutes) par le passé effectué des alliances contre nature qui finissent toujours par se retourner contre elles. De même, à mon humble avis, les religions ne devraient pas faire du respect des rites une obsession, même si c'est souvent le clinquant et les cérémonies fastueuses qui attirent les néophytes. Enfin, les religions ne devraient pas être un catalogue des choses à faire ou ne pas faire... Ce côté "ordre moral" que l'on retrouve dans de nombreuses religions (et pas seulement chez les Judéo-Chrétiens ou les Musulmans... il suffit d'aller en Inde ou au Japon pour voir comment des civilisations totalement non marquées par le monothéisme peuvent être plus que rigides dans le domaine des moeurs !) m'agace au plus au point et a éloigné de la foi tant de fidèles désespérés d'être systématiquement pointés du doigt tandis que des hypocrites ("faîtes ce que je dis mais pas ce que je fais") prenaient le pouvoir dans nombre d'assemblées religieuses...
Enfin, bon, c'est mon opinion et je la partage. Je crois sincèrement que, comme disait un certain Saint Paul (souvent perçu - à tort - comme quelqu'un de rigide et d'obtus) : "Tout m'est permis" ; mais tout n'est pas profitable. " Tout m'est permis " ; mais je ne me laisserai, moi, dominer par rien (Première Epître aux Corinthiens, VI, 12). De même, les religieux de son temps reprochaient souvent à Jésus (les exemples sont nombreux dans les Evangiles !) de passer son temps à traîner avec les publicains, les femmes de mauvaise vie et à négliger le respect de la Loi juive à la lettre...
Pour conclure ce petit texte, jusqu'à la prochaine foi... euh... la prochaine fois, je noterai que dans une époque où l'homme (en tout cas occidental) est censé être devenu incroyant, rationnel, pragmatique, on constate un regain sinon une émergence de pratiques d'un autre temps... citons la superstition avec les développement de l'astrologie, de la voyance, de religions alternatives que d'aucuns appellent des sectes (qui touchent parfois jusqu'au sommet de l'Etat : notre actuel Président a plusieurs fois laissé transparaître son amitié pour des membres de l'Eglise de Scientologie)... Je pense à un texte de Saint Paul (toujours lui) où il disait à l'un de ses disciples : "Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d'instruire. Un temps viendra où l'on ne supportera plus l'enseignement solide ; mais, au gré de leur caprice, les gens iront chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d'entendre du nouveau. Ils refuseront d'entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques." (Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée, IV, 2-4)
Enfin, en tant que documentaliste et qu'éducateur, je trouve nécessaire et indispensable l'enseignement du fait religieux, ce pour des raisons culturelles et artistiques et aucunement pour des raisons de prosélytisme. En effet, on ne peut comprendre la plupart des oeuvres artistiques, littéraires, cinématographiques sans avoir un minimum de culture religieuse. Nombre de tableaux (et pas seulement des scènes de la Bible !), de romans (qu'ils soient "initiatiques" ou non) (par exemple, "Le Seigneur des Anneaux" est tout entier inspiré des mythologies nordiques mais aussi du Judaïsme et du Christianisme - Tolkien était un catholique ultra-pratiquant -), de films (la saga "Star Wars" est inspirée des sagas scandinaves, baignée de sagesse zen et écrite par un enfant du protestantisme à la sauce U.S., George Lucas ; les films mettant en scène des super-héros sont souvent inspirés de la mythologie gréco-romaine), de dessins animés (les mangas sont imprégnés de Shintoïsme) prennent une autre dimension quand on sait quelle(s) religion(s) les ont inspirés. Et c'est vrai jusqu'à la pratique sportive : on ne comprend pas les arts martiaux (notamment le judo) si l'on ne possède pas un rudiment de connaissances en bouddhisme zen...
Epilogue avec une petite publicité pour la revue "Religions & Histoire"... Je me permets de citer leur site internet... Mythes, croyances, spiritualités et religions présentés de manière objective par des spécialistes. Chaque numéro comprend un dossier sur un domaine particulier de l'histoire des religions ; une sélection d'articles portant sur des thèmes variés ; l'actualité des expositions, colloques, conférences et livres.Chaque sujet est accompagné d'un rappel de son cadre historique et d'éléments destinés à faciliter la compréhension du lecteur.Religions & Histoire bénéficie des conseils d'un comité scientifique de 33 membres.88 pages en couleurs. Bimestriel. Plus d'infos sur http://www.religions-histoire.com/

Info sécurité routière !

Avis à la population ! A compter du 1er juillet 2008, chaque véhicule automobile devra posséder dans son gentil coffre un gilet fluorescent ainsi qu'un triangle de signalisation à utiliser en cas d'accident (oui, parce que si vous l'utilisez dans d'autres circonstances... ça sert un peu à rien !!). Les contrevenants s'exposeront à une amende de 90 €... alors, faîtes comme moi : passez au jaune !

(photo prise le 11 juin 2008 dans la Forêt des colettes)

mardi 10 juin 2008

Le regard des autres

Certains disent "L'Enfer, c'est les autres". D'autres au contraire prétendent que sans les autres on n'est rien. C'est le rapport à l'autre qui nous construit. Nous vivons par l'image que les autres ont de nous et par les images que nous nous construisons pour qu'ils aient la vision de nous que nous voudrions qu'ils aient... Oups ! Je crois que j'ai moi-même perdu le fil de mon propos !
En tout cas, après des messages graves à propos de ma mère et du système de santé français, il est temps pour moi de revenir à mon sujet de préoccupation favori : moi-même ! Un peu de légèreté, d'auto-dérision, de narcissisme... ça fait pas de mal, non ?!
J'avais pensé écrire un billet sur le temps qui passe et qui revient, les événements cycliques, comme les compétitions sportives, qui sont l'occasion de se poser la question : "qu'est-ce que je faisais à ce moment-là ?" (mon côté historien-chroniqueur...). J'avais rédigé il y a deux ans un texte au moment de la Coupe du Monde de football... Je ne vais pas refaire l'exercice, sinon pour évoquer brièvement mes souvenirs d'Euro... Ensuite, il sera pour moi temps de parler de moi !
Euro 1996. J'étais à Ajaccio, documentaliste-recenseur des monuments historiques (ça en jette, non ?). Je commençais juste à m'intéresser au football, mais très sérieusement (pour le rugby, j'avais commencé lors de la Coup du Monde 1995) : je lisais "L'Equipe" et "France Football" ou plutôt je les dévorais, je découpais les articles, je faisais des dossiers. J'ai suivi la finale avec Fred Thé, c'était la première fois qu'une équipe (l'Allemagne) gagnait à la "mort subite"...
Euro 2000. J'étais à Luri, je travaillais comme documentaliste au Collège du Cap. La grande épopée de l'équipe de France. La fameuse finale avec l'égalisation surprise des Bleus face aux Italiens puis le "but en or". J'ai suivi la finale avec un copain allemand, Christof, et un copain corse, Yannick.
Euro 2004. J'étais à Luri. Pour le quart de finale France-Grèce, c'était le soir du repas de fin d'année, le dernier repas de fête avec mon collègues du Collège du Cap avant mon retour sur le Continent... Un moment émouvant. Pour la finale, je me souviens de la joie des supporters grecs criant "Hellas ! Hellas !"... les Hellénistes distingués apprécieront la "nikè" grecque...
Euro 2008. Pour le moment, j'ai pas suivi grand-chose. J'attends. Des souvenirs en construction.
J'en viens à moi (ah !)... A une amie qui me demandait de ne pas lui tenir rigueur de mots qu'elle aurait eus à mon égard, je disais récemment de ne pas s'inquiéter car j'en avais entendu d'autres... Je vais essayer de faire un petit florilège, en évitant la vulgarité (pas facile), catalogue des douceurs que j'ai pu entendre, de ci de là, depuis trente huit ans... Et vous savez ce qu'on dit : il y a pas de fumée sans feu... Il y a certainement du vrai dans tout ça...
Les souvenirs de l'enfance... "fontaine" (parce que je postillonnais et postillonne parfois encore), "quatre-z-yeux" (à cause des lunettes), "Thérèse" (à cause de mon nom), "Bugs Bunny" (à cause de mes dents en avant pendant longtemps), "femmelette" (c'est ma mère qui disait ça parfois), "ignorant" (mon père aimait bien), "mégalo" (toute ma famille), "le commissaire" (pour mon côté directif... plus tard on dira "psycho-rigide"), "cheveux gras" (pas besoin d'expliquer pourquoi), "cheucheucheu" (parce que je zozotais et avais un cheveu sur la langue).
Jeune homme... "anarcho-puceau-parano" (celui-là, j'aime beaucoup !), "qui ne pense qu'à ça" (ma première copine...), "maladroit et désagréable" (ma deuxième copine), "qui ne pense qu'au lit et à aller boire avec ses copains" (ma troisième copine... ensuite, j'ai renoncé à avoir des copines pendant treize ans... dommage, le florilège aurait été enrichi !!), "asshole" (faut-il traduire ?!), "coincé" mais également "trop exubérant" (faudrait savoir !).
Pendant ma (longue) période de célibat et parfois encore maintenant... "le gros" (à l'armée où l'on disait également que j'avais une fâcheuse tendance à "psychoter"), "gros con" (surtout dans mon dos), "mon gros" (les amis aimaient bien), "bien sympa mais décidément trop gros" (très courant, jusqu'à il y a peu, la dernière fois c'était il y a quelques semaines) et le grand classique "petit gros intello ennuyeux" sans oublier l'éternel "complexé" ou encore "trop stressé".
Depuis qu'il m'est arrivé de fréquenter de nouveau le sexe opposé (pourquoi on dit sexe opposé d'ailleurs, et pas complémentaire ? ce serait moins belliqueux, non ?!)... "pauvre petit homme nombriliste", "mal habillé avec des lunettes qui font intello", "passionné, trop impulsif et un peu immature, une fâcheuse tendance à pleurnicher sur mon sort" (assez finement observé !), "qui harcèle et émet de nombreuses élucubrations" (là, c'est dur !), "esclave de mes pulsions", "pénible avec mes idées arrêtées de catho réac" (celle-là a un certain succès, surtout auprès de mes amis non pas athées, qui n'en ont rien à faire, mais plutôt de ceux qui ont un contentieux avec leur propre éducation parfois trop rigide...), "pessimiste, fataliste, ennuyeux".
Bon, c'est pas tout, ça, mais je suis sûr que j'en oublie !! De toute façon, j'espère en recevoir d'autres... Je me souviens, il y a à peu près un an et demi sur ce blog, le message anonyme que j'avais reçu et que j'ai plaisir à vous redonner... "et bien, tout celà est decidemment bien pitoyable... comprendrai jamais comment on peut afficher tout ça dans un mail.Jean-François, tu es laid, c'est tout. Tu fais chier tout le monde. Tu n'as pas de véritables amis et tes collègues ne peuvent pas te suporter. Tes élèves te trouvent prétentieux et odieux et tu despère ton Papa. Quoi faire?Mais arrange to! Remets toi en question!Maigris, "relook toi".... ou tire toi une balle..." Bien sûr, ce message était anonyme et je n'ai pas corrigé les fautes d'orthographe et/ou de frappe.
Je précise de nouveau que ce texte était un petit clin d'oeil. On en a tous entendu des vertes et des pas mûres, et on en entendra d'autres... et si certain(e)s d'entre vous ont envie, comme moi, de faire partager les perles à leur égard... Ne vous gênez pas ! C'est un bon moyen d'exorciser et de sourire...

lundi 9 juin 2008

Colère et détachement...

Les jours passent, l'état de ma mère se dégrade inéluctablement et de plus en plus. C'est très violent. C'est devenu très violent. Elle ne me reconnaît plus du tout. Comme le dit un ami qui vit une histoire similaire avec sa mère : "Ne pas être reconnu par un être proche que l'on aime me semble une épreuve insupportable". De mon côté, j'oscille entre plusieurs états. Des moments de déprime, notamment quand je m'endors, quand je me réveille et quand il m'arrive de rêvasser dans la journée... Je ne peux alors m'empêcher de penser à ma mère et le vertige me prend devant sa disparition de l'intérieur. Je me réfugie dans les moments d'euphorie au travail : j'ai la chance d'avoir un emploi gratifiant, avec des élèves sympathiques et des collègues géniaux (et je n'exagère pas !). Je me défoule également quand je fais du sport. J'aimerais pouvoir en faire tous les jours jusqu'à m'étourdir et trouver un sommeil réparateur et puissant. Mais j'ai également l'impression d'être étrangement détaché, notamment quand je suis en présence de ma mère. Je fais comme si tout allait bien et je m'en veux de cette indifférence feinte, comme un signe de lâcheté ou d'inconscience.
Mais revenons au texte que j'avais écrit voilà un mois maintenant... Il a été publié dans le dernier numéro de "L'Université Syndicaliste" (L'U.S. pour les intimes), le journal du syndicat SNES-FSU dont ma mère a toujours fait partie et dont j'ai fait partie jusqu'en 2005 (je les ai quittés après leur appel à voter "non" au référendum européen). Il est également sur le site de Jérôme Pellissier que j'ai déjà eu l'occasion de vous conseiller... http://www.jerpel.fr/
Aujourd'hui, j'ai envie de vous faire partager quelques petits messages/témoignages de certains d'entre vous, évidemment sous forme anonymée, car ce sont des expériences personnelles et forcément douloureuses...
Tout d'abord, une copine infirmière... Attention, c'est terrible... "Mon cher Jean-François, tu es encore loin de toute la vérité sur la santé de nos hopitaux de France et de Navarre.... actuellement je travaille de nuit dans un établissement hospitalier pour personnes âgées et dépendantes... ici comme ailleurs... dès qu'un de nos résidents est malade la première réaction... elle ou il a quel âge ?... ensuite les urgences te suggèrent fortement de te garder ton résident et sa maladie, vu qu'elle est âgée... les médecins de la structure, eux, ne sont pas joignables... et le responsable, soit notre médecin, vient d'obtenir un poste de maire... donc passe en coup de vent... et là je ne donne qu'un exemple... mais c'est ainsi dans beaucoup d'établissements. Pour nos résidents "Alzheimer" nous devions obtenir du personnel... lol... oui nos hôpitaux et toute notre structure sociale et médicale sont en péril, la diminution du nombre de médicaments remboursés... la non prise en charge de patients de façon optimale car nous avons un système de plus en plus défaillant... bien.. sur ce, je te laisse... courage... et bonne continuation pour tout..."
Le message lapidaire d'une copine qui se destinait à devenir infirmière et qui y a finalement renoncé : "Tu comprends sans doute pourquoi il m'a été impossible de devenir infirmère ou aide-soignante, pas envie de participer à tout ça !!!!"
Un de mes amis... "Je profite d'un moment de calme pour te répondre et donner des nouvelles. Nous aussi, moi, ma compagne plus un collègue sommes hyper consternés par l'état de la santé en général dans ce pays... Ma compagne a une grand-mère qui est tombée " malade " de la tête d'un coup ( à 85 ans ) et qui est passée de structures en structures jusqu'à un centre hospitalier pour personnes âgées, mais au final, pour être bourrée de cachets, attachée sur un lit ou un fauteuil... Donc tu comprendras que nous aussi nous te soutenons face à pas mal d'injustice de traitement et face à autant d'adversité et de logique comptable... Mon collègue a sa maman qui a Alzheimer ; il a bataillé durant 3-4 ans avec son père et sa soeur pour trouver une maison d'accueil qui " accepte " sa maman qui n'a " que " 58-59 ans.......... enfin bon, que dire, que penser, de manière générale, dans ce pays, la fonction publique va " morfler " comme on dit... Ici, en Auvergne, la DRAC va voir ses subventions trés réduites puisqu'une de mes collégues a en charge son budget régional... et que dire des classes supprimées dans le primaire, d'ailleurs on en a l'exemple pour l'école de ma fille plus dans une autre maternelle. (...) C'est plus qu'effarant ce qui est en train de se passer dans le pays, tout est détricoté, on n'a plus de statut, c'est fini, mais bon, c'est pas pour ça que les dépenses de l'Etat sont réduites... Enfin voilà, en effet, tu as raison, c'est plus motivant d'attendre la sortie d' " Indiana Jones IV " ainsi que du dernier "James Bond"."
Une copine : "Ma grand mère, elle, trop vieille pour être soignée est légumisée au fond d'un lit car sinon, elle est trop bruyante et appelle au secours du matin au soir... La dignité n'est pas une valeur connue dans ce milieu là..."
Une collègue : "C'est monstrueux de lire "C'est l'hôpital de M. qui a décidé de ne plus accepter ma mère car elle ne rentrait plus dans les critères, elle devait désormais dépendre de "l'accueil", en sachant que le dit accueil n'existe pas à M. ... " : mais dans quel monde vit-on ? Quand on pense qu'il y a un plan national "Alzheimer" ! Mais tu sais, ce désengagement touche toutes les maladies, même "dangereuses" (je pense à celle du fils d'une collègue, qui souffre d'une maladie rare, non connue, qui touche essentiellement le psy et qui amène ce garçon de 30 ans à battre sa mère, à tout détruire !!!! Certains psys de Moulins ont même osé dire à ma collègue qu'elle s'était elle-même infligé des coups pour pouvoir se décharger de son fils... aujourd'hui après des années d'attente et de désespoir, son fils est enfermé en HP parce que ses cris dérangeaient les voisins...), et on se demande comment le monde médical peut en arriver à abandonner les gens dans le besoin d'une telle manière. Où commence l'abandon de l'Etat ? Où commence l'incompétence ?"
Enfin, un peu d'humour de la part de l'amie infirmière qui a rédigé un billet d'humeur noir, très noir... "Dans le système actuel les bienheureux seront les personnes qui adhèreront à : travailler plus pour gagner plus... Vite le cimetière ainsi vous serez rentables à cent pour cent !! et bientôt une petite prime pour la famille si vous ne passez pas par la case retraite, la case vieillesse, vous pourrez ainsi déclarer que vous êtes mort, "on" vous enverra le formulaire qui convient... mais bien sûr pour la prime... faut -il encore que cela soit de causes naturelles, sans passage par l'hopital car c'est trop cher pour la société : la santé a un coût et nous n'avons pas les moyens de vous prendre en charge... La retraite, au fait c'est quoi déjà la définition ?! Vous savez que vous cotisez pour la retraites de ceux qui y sont... la vôtre, la quoi déjà, nous n'avons pas les moyens de vous prendre en charge, ah mais au fait êtes vous à jour de vos taxes ?! Prenez soin de couvrir votre compte lorsque Monsieur l'Etat passe... quoi ? vous ne pouvez pas payer ? il faut vous débrouiller, c'est votre problème !... Vous nous comprenez... nous ne sommes que .... personne n'est plus responsable de rien, c'est l'ordinateur qui a fait une erreur, c'est l'autre (sans visage, sans vie...). Cette année va être l'année de l'action Alzheimer... Alors, Jean-François, il faut commencer d'ouvrir les yeux, lorsque l'on entend "nous allons nous en occuper"... nous ne voyons rien venir dans la réalité, c'est l'attente de "Soeur, ma soeur Anne ne vois tu rien venir ?!" du conte de Barbe-Bleue. Il faut, sans être pervers, décoder le message à l'envers : cette année, je parle des Alzheimer... mais avant je vais faire des commissions de ci de là pour voir (que pouvons nous faire). Le problème est déjà connu archi connu. Pendant ce temps rien de concret ne se produit, mais nous n'entendons pas trop parler de la recherche... des magouilles pharmaceutiques... de la Sécurité sociale... et autres choses : l'écran de fumée est en place... et beaucoup de Français, sont tellement absorbés par leur petite personne, leur petit lopin de terrain, leur petit pouvoir... car tout un chacun est embourbé dans sa propre dimension, ses propres soucis... bref... bienvenue dans la mondialisation, nous marchons tout droit vers le nouvel ordre mondial... où beaucoup de choses, de pensées, de personnes n'ont pas leur place... et seront éliminées d'une façon ou d'une autre... [comme lors de la canicule 2003]. Bon ce n'était qu'un petit délire de ma part..."
Ce dernier texte est peut-être bien noir mais il reflète tellement ce que nombre d'entre nous pensent... Pour finir sur une note de futilité... Je suis allé ce week-end voir "Sex and the City". J'aimais bien la série avec son ton corrosif qui avait pas mal fait d'effet lors de sa première diffusion... Le film est beaucoup plus sage... Il faut dire que les quatre copines new-yorkaises ont vieilli, elles ont la quarantaine (Samantha a même cinquante ans !). Elles se préoccupent désormais plus de leur vie de couple que de sexe. On a donc au final une comédie de moeurs plutôt drôle, parfois émouvante, bien qu'un peu prévisible. Les scénaristes ont eu l'intelligence de ne pas faire un épisode d'une heure trente mais de raconter la vie des quatre copines quelques années plus tard. C'est touchant et distrayant. Personnellement, j'ai un faible (comme dans la série) pour le personnage de Mister Big, même s'il a fait pleurer Carrie, notre diariste préférée. En tout cas, un bon petit film bien sympathique. J'ai également découvert, à la télévision, le film "Le Terminal" de Steven Spielberg... Tom Hanks y est parfait, comme toujours. La B.O. de John Williams est brillante. C'est une belle histoire, émouvante, un brin amère.
Tiens... au fait... dans "Sex and the City", la belle-mère d'une des héroïnes a la maladie d'Alzheimer. Mon père me faisait d'ailleurs remarquer que dans la plupart des films qui sortent le sujet est désormais évoqué, que ce soit chez un parent d'un des personnages ou que celà touche directement l'un des personnages. Bref, le milieu du cinéma vit à l'heure de son temps... Il n'y a plus que les politiques et les pouvoirs publics pour ne pas réagir devant l'ampleur chaque jour croissante de cette maladie... Il revient à ma mémoire la conclusion du film "La Haine" qui évoque évidemment toute autre chose... mais dont cette fin mémorable peut illustrer la fuite en avant que connaît notre époque dans de nombreux domaines (social, santé, environnement, etc...)... C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien."

jeudi 5 juin 2008

Stormtroopers divers et (a)variés...

On a beau dire que les soldats clones de l'Empire galactique sont justement tous des clones (eh ! les gars ! arrêtez de décloner !), il y a quand même des clones qui se distinguent des autres... Et encore merci à ma cousine Françoise pour ces photos exclusives venues d'une autre galaxie...

Stormtrooper se rendant à une soirée...
Femme Stormtrooper particulièrement en beauté...

Enfants Stormtroopers

Le dernier repas galactique...


On a souvent dit qu'il y avait une véritable dimension mythique voire mystique et religieuse dans Star Wars... Après tout, Lucas, lui-même de culture judéo-chrétienne, s'est inspiré (comme Tolkien avant lui) des légendes scandinaves et germaniques, de la mythologie gréco-romaine, des préceptes de bouddhisme mâtiné de shintoïsme et "Que la Force soit avec Vous !" rappelle plus qu'étrangement "Que la Paix soit avec Vous !" prononcé lors des offices religieux chrétiens... Aussi, il était logique que, dans la lointaine galaxie comme chez nous, tout se terminât par un repas... Merci à ma cousine Françoise pour m'avoir trouvé sur le net la fresque de cette superbe cène galactique...

lundi 2 juin 2008

Coup de colère : suite

Ce message fait suite à mon texte du 6 mai que vous pouvez retrouver directement :
Bonjour à toutes et tous.
Tout d'abord, merci beaucoup pour les nombreux messages de soutien et de sympathie. Merci aussi pour les témoignages que nombre d'entre vous m'ont apportés... Ils sont hélas édifiants de l'état du système de santé en France en 2008... Que ce soit pour des malades atteints d'Alzheimer, des personnes âgées devenues dépendantes, des personnes de tout âge atteintes de maladies plus ou moins incurables, beaucoup évoquent le traitement inhumain et humiliant (je reprends des termes que certains d'entre vous ont employés) dont ont été victimes leurs proches, tout le monde évoque "la camisole chimique"...
J'ai eu un entretien avec une journaliste de "La Montagne" et je ne désespère pas d'un article sur le traitement (ou le non traitement...) des malades d'Alzheimer dans l'agglomération moulinoise... J'ai également contacté les responsables retraités du SNES-FSU, le syndicat d'enseignants dont ma mère faisait partie. Ils m'ont mis en relation avec Jérôme Pellissier, qui a créé un site internet remarquable où il liste les problèmes que rencontrent les personnes âgées et malades... J'apprécie particulièrement la citation qu'il a placée en tête de ce site : « Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » (Hannah Arendt) Voici l'adresse dudit site : http://www.jerpel.fr/
Il a mis en ligne le texte que je vous avais envoyé le mois dernier. Lien direct : http://jerpel.fr/spip.php?article219&var_mode=calcul
Pour revenir à ma mère, depuis mon premier message, son état s'est encore dégradé. Elle ne nous reconnaît plus ou alors par instants. Elle refuse de s'alimenter (on pense sérieusement à la mettre sous perfusion). Elle refuse de se lever (alors que, selon le kiné, elle peut le faire) et même maintenant de s'asseoir dans son lit. Elle insulte les aide-soignantes, le kiné et même mon père quand elle ne le reconnaît pas. Elle hurle toute la nuit. Mon père est maintenant totalement épuisé, physiquement comme moralement, et je me fais beaucoup de souci pour lui. Dernier avatar des aberrations d'un système où l'on se perd quand on n'est pas un peu initié, la mutuelle qui prenait en charge l'aide apportée à ma mère a indiqué à mon père qu'elle ne le ferait plus à l'avenir car "la mutuelle couvre l'aide ménagère, pas l'aide à la personne". Maintenant, mon père cherche une place dans une maison de retraite qui accepte "les Alzheimer" (c'est comme ça qu'on les étiquette...). En outre, petite précision par rapport à mon témoignage. J'avais alors écrit que la structure de l'hôpital de jour où ma mère se rendait avait fermé à l'automne. J'avais mal compris. La structure existe toujours. C'est l'hôpital de Moulins qui a décidé de ne plus accepter ma mère car elle ne rentrait plus dans les critères, elle devait désormais dépendre de "l'accueil", en sachant que le dit accueil n'existe pas à Moulins ... Quand Kafka et Ubu roi ont pris possession de la médecine...
Merci encore une fois pour vos messages et votre soutien.
Jean-François

jeudi 29 mai 2008

Wanted dead or alive !!!

Cet homme est dangereux ! Heureusement, il a été placé derrière les barreaux !!!



Libérez le doc ! Libérez le doc !

mardi 27 mai 2008

Le doc se rebiffe !

Il est pas beau, votre serviteur, sur cette photo prise le mardi 27 mai après un repas fort sympathique à la Maison de retraite du Montet, quelques instants avant que les élèves de sixième présentent un sketch qu'ils avaient préparé spécialement pour l'occasion. Plus d'infos sur la sortie annuelle des élèves du collège Charlotte Delbo à la Maison de retraite du Montet sur http://leblogdudocdetronget.blogspot.com
Sinon, petite publicité pour le blog de Mister Johan, qui s'est mis à l'écriture de chansons et qui cherche d'éventuels compositeurs pour mettre en musique ses textes... Avis aux amateurs !

lundi 26 mai 2008

Chronique d'un enfant gâté...

Dans mon message précédent, je me demandais si nous étions tous égaux devant le bonheur, prétexte à une variation suite à quelques petites interrogations existentielles conséquences d'une brouille avec ma bien aimée. La brouille s'est levée, comme la brume du matin... Comme m'a dit plusieurs fois mon ami Fred Thé : Jean-François, bienvenue dans le monde des adultes. Les relations de couple sont toujours quelque chose de compliqué et de fragile... et tant mieux d'une certaine façon, sinon il n'y aurait pas d'histoire(s) à raconter... C'est là un sujet inépuisable.
Avant de revenir sur le sujet du bonheur et d'autres évoqués dans mon précédent message, un petit "cocorico" du lundi matin... Un film français Palme d'Or à Cannes ! ça ne s'était pas vu depuis 21 ans ! En plus, un film sur la vie dans un collège... "Entre les Murs" que je n'ai évidemment pas vu (il ne sort que le 15 octobre) suit la vie quotidienne d'une classe de collégiens et de leur professeur de français, à la frontière entre le documentaire et l'oeuvre de fiction. D'après les reportages que j'ai pu suivre, à la radio ou la T.V. depuis quelques jours, le film s'attache à montrer le quotidien des collégiens sans naïveté mais également sans caricaturer les mauvais côtés comme s'attachent si souvent à le faire les médias dès qu'il s'agit de parler de l'école : tout va mal, les profs sont des feignants, les élèves sont irrécupérables, les parents ont démissionné... Là, il semble qu'on ait une oeuvre équilibrée et finalement rafraîchissante... Double cocorico : le cinéma français est à l'honneur et ce film tourné avec peu de moyens met à l'honneur le collège... Pour moi qui fait du théâtre et de la vidéo avec mes élèves je suis encore plus ravi !!
Ce week-end avait lieu à Moulins le Salon de l'Illustration et du Livre Jeunesse... Comme l'an dernier et comme auparavant pour la Fête du Livre, j'ai la chance de faire partie des bénévoles de cette manifestation... Une occasion formidable de rencontrer auteurs, illustrateurs, libraires, de revoir des collègues, des relations, des amis... Et puis l'excellente ambiance entre les bénévoles de LACME, l'association qui organise le SILJ... C'est chaque année un plaisir de les retrouver. Enfin, évidemment, pour moi documentaliste, quelle joie de voir des enfants (et des adultes) passer du temps à feuilleter des ouvrages, à regarder avec émerveillement leur dédicace et à serrer contre eux précieusement un ou plusieurs livres. Je crois que plus ça va plus j'aime les livres... Les livres neufs, les livres d'occasion, les livres anciens... Dutronc chantait "J'aime les filles", je vais chanter "J'aime les livres"... et ne croyez pas que ce soit moins sensuel, moins érotique... D'ailleurs, il y a des femmes qui aiment beaucoup les livres... Je m'égare ! Le livre est une promese d'évasion tellement magique.
Autre sujet abordé dans mon précédent message... Indiana Jones... Je me permets de citer ici le commentaire de mon ami Gérard... D'ailleurs, avant de le citer, j'évoquerai un souvenir de ma classe de troisième. Gérard était alors mon professeur de français et nous avait demandé de faire non pas des compte-rendus de livres mais de films... J'avais pour ma part choisi "Le Retour du Jedi" et "Les Aventuriers de l'Arche perdue". L'année suivante sortait "Indiana Jones et le Temple maudit"... 24 ans plus tard... je laisse la parole à Gérard... "Je ne suis pas surpris que tu aies voulu etre le premier pour la premiere séance : comme tu es jeune ! quoi que tu en dises. Il est vrai que j'ai marché sur tes traces, puisque j'étais le même jour, mercredi, à la seance du soir. J'ai beaucoup aimé ce film, guère différent il est vrai des trois précédents, ni pour l'histoire, ni pour les procédés narratifs. Mais c'etait drôle, les plaisanteries sur l'âge d'Harrison sont amusantes, l'idée du jeune fils qui apparaît comme Brando sur sa moto est bien trouvée et complète bien par symétrie les rapports père-fils du précédent ["La Dernière Croisade"]. Les poursuites dans la jungle sont bien vues, et les fourmis rouges ont bon appêtit. C'est du cinéma à l'ancienne, ce qui n'est pas pour me déplaire."
Le thème du bonheur maintenant... Là aussi je vais laisser la parole à quelqu'un qui m'a écrit un mail... Solange, amie de Luri, avec qui j'ai eu tant de conversations autour de la philosophie, la psychanalyse, la religion, la vie en général, une personne remarquable de gentillesse et de générosité... et qui fait excellemment la cuisine, ce qui ne gâche rien... "Peu importe, que nous soyons égaux ou pas devant le bonheur, ça ne nous dispense pas de le chercher encore et toujours. N'est-ce pas ce que nous faisons toutes les minutes de notre vie ? Savons-nous plutôt le discerner, le savourer, le remercier quand il passe ? sommes-nous assez reconnaissants à la vie de nous donner ce qu'elle nous offre ? nous sommes tellement imparfaits que la seule chose peut-être à faire serait de nous "améliorer" chaque jour sans nous poser de questions, sans essayer de vouloir posséder, obtenir, conquérir, manipuler notre vie ou celle des autres. Vaste et difficille travail que de faire confiance à la vie. Peut-être serions-nous surpris de nous découvrir vraiment, notamment à travers nos relations aux autres, sans calcul ni préméditation. Nous sommes souvent aveugles et sourds. Pensées d'un samedi après-midi sans importance." Je crois qu'il n'y a rien à rajouter...
Je profite également de ce message pour remercier Valérie de Guyane (dont le message me rappelle les paroles de Renaud dans "Cent Ans" : "La souffrance c'est très rassurant, ça n'arrive qu'aux vivants"... elle prédisait "demain, les nuages seront passés, et le B....reviendra"... elle n'avait pas tort !) et Aurélie (qui m'a dit une belle phrase sur l'amitié... "c'est ça l'amitié, savoir que l'autre est présent quand on a besoin de lui, elle ne se compte pas en coups de téléphone... ") pour leurs messages touchants qui m'ont énormément réconforté, ma partenaire de badminton qui se reconnaîtra et qui sait écouter et conseiller (et elle aussi est excellente cuisinière !), Fred Thé que j'ai commencé à fréquenter (même si on se connaissait depuis l'école primaire) un certain jour de 1984 quand nous avons discuté devant la maison de la presse de Moulins d'un film qui allait sortir, il s'agissait évidemment d'Indiana Jones... 24 ans plus tard, nous sommes toujours amis... Merci Indy ! L'aventure continue !
Je me permettrai enfin d'avoir une pensée pour ma maman... Hier c'était la Fête des Mère... Elle m'a à peine reconnu... Son état ne cesse d'empirer. Mon père est littéralement épuisé moralement et brisé physiquement. Nous avons quand même pu tous les deux aller voir ensemble le dernier "Indiana Jones", histoire de le sortir d'un quotidien devenu vraiment lugubre. Une des passions qui permet à mon père de continuer à "garder (un peu) le moral" tant que faire se peut est l'animation d'un groupe biblique... Mon père n'a jamais été spécialement pratiquant, loin de là. Par contre, il apprécie la lecture de la Bible qu'il complète de ses connaissances en psychanalyse, philosophie et littérature... Cette année, le petit groupe biblique qui se réunit une fois par mois a travaillé sur le thème du bonheur... Vaste programme !
Alors, en guise de conclusion, une phrase de Jacques Higelin que j'apprécie beaucoup, extraite de "La Ballade de Tao" : "Vivez heureux aujourd'hui, demain il sera trop tard". Carpe diem !
Ah, au fait, pourquoi "Chronique d'un enfant gâté" ? Parce que je suis bien conscient que parfois mes états d'âmes peuvent paraître pour ceux d'un enfant gâté... La vie me sourit, j'ai rencontré l'amour, j'ai des amis fidèles et sincères, j'ai un boulot extra qui me permet de travailler avec des collégiens et des collègues remarquables, j'ai la santé, je fais du sport comme jamais, je peux assouvir ma passion du théâtre, je me délecte à plonger dans un bon bouquin... Faudrait bien que j'arrête de me plaindre, non mais ! Il est vrai, à ma décharge, que quand on a pris l'habitude de se "contenter" du malheur ou en tout cas d'une vie un peu terne, lorsque le bonheur frappe à la porte on ne le reconnaît pas toujours et on peut le gâcher simplement parce qu'on est impatient et maladroit. Je vais m'appliquer à vivre mon bonheur, à le partager et à l'assumer. Comme dirait l'autre, "faut pas gâcher !"
Bonjour chez vous.

vendredi 23 mai 2008

Sommes-nous égaux devant le bonheur ?

Il m'est déjà arrivé d'entendre des témoignages de personnes disant qu'elles n'étaient pas douées pour le bonheur. De même, parfois, lors d'hommages à un cher disparu plus ou moins célèbre, on évoque sa vie et on la commente en disant qu'il était doué pour beaucoup de choses, mais pas le bonheur...
Serait-ce mon cas ? C'est une façon de retourner la fameuse phrase où l'on s'exclame, lors d'une accumulation de catastrophes, "je suis maudit !" D'abord, dire qu'on est maudit sous-entend que le Diable existe (ce dont je ne doute pas forcément car les démons qui nous habitent existent bel bien, les croyants parlent de démons, les athées de mauvais penchants, les agnostiques de côté obscur et les psychiatres d'instinct de mort ou d'auto-destruction, par exemple...), ensuite c'est un peu dire qu'on est passif, qu'on n'y est pour rien. Or, personnellement, j'ai toujours cru que l'homme était maître (au moins en partie) de son destin. Je ne crois pas au déterminisme systématique, que ce soit en matière biologique (l'idée que tout s'explique par nos gênes, nos comportements amoureux notamment... l'homme serait par essence infidèle au bout de trois ans et la femme chercherait avant tout des hommes forts car ils correspondraient au père idéal et protecteur), sociale (ce n'est pas parce qu'on est né riche dans un quartier aisé qu'on s'en sortira mieux même s'il y a parfois prédisposition...) voire religieuse (je ne m'imagine ni musulman - mot qui veut dire littéralement "soumis" - ni bouddhiste par exemple).
Etre doué pour le bonheur. Une expression que j'apprécie énormément. Elle est riche d'une promesse de liberté de l'homme à construire sa vie, à en être responsable, à l'assumer. Car, après tout, on peut apprendre à tout âge et se perfectionner, progresser, avancer... Bien sûr, on se pose forcément la question à soi-même : suis-je doué pour le bonheur ? Est-ce que je sais reconnaître ses signes avant-coureurs ? Et qu'est-ce que le bonheur ? Ce n'est pas le plaisir qui est passager et souvent futile. Ce n'est pas le calme, la paix, l'équilibre. Ce n'est pas l'absence de malheur. Le bonheur est en tout cas quelque chose de subtil, d'assez personnel et probablement totalement fugace.
Pour ma part, je crois bien que je ne suis pas doué pour le bonheur. Je ne sais pas le savourer quand il est là. Je sais juste le pleurer quand il s'est enfui au loin. Je ne suis d'ailleurs pas doué pour grand-chose... D'où le fait que je sois un type solitaire, une espèce d'ours, un véritable sauvage, à la conversation plutôt inintéressante... J'exagère ? Certes. N'empêche. Si ma conversation avait quelque intérêt, j'aurais des amis proches et non pas seulement par internet et au loin, je recevrais au moins de temps en temps des coups de fil...
Je n'avais pas réalisé combien j'étais inintéressant avant qu'une amie très proche qui est en train de me quitter m'en fasse prendre conscience. Tout d'abord, elle me fit remarquer - et elle n'est pas la première ! - que j'étalais ma culture... Ma culture ? Quelle culture ? Je n'ai absolument aucune connaissance en littérature, je n'entends rien à la science, je n'ai que de vagues rudiments en histoire, je ne sais rien de la peinture ou de l'architecture, je ne connais pas un seul nom de fleur ou d'arbre, je ne reconnais pas une espèce de chien d'une autre, je n'ai aucune idée des marques de voitures et de leur capacité sous le capot, j'ignore les noms des titulaires du Onze de départ pour l'Euro (ça tombe bien, Raymond Domenech non plus !). Puis elle me fit remarquer - là non plus elle n'est pas la première, loin de là ! - que mes conversations étaient souvent noires, cyniques, ennuyeuses. D'ailleurs, j'ai fort peu de sujets de conversation, puisque je ne m'intéresse qu'à des choses relativement ennuyeuses, comme l'histoire, la religion, la politique, l'actualité.
Résultat ? Je passe à côté de la vie. Je suis un petit con intello, comme on me l'a souvent dit à l'école. Je suis ce que je n'aurais jamais voulu être. Comme mon père, qui a fait le vide autour de lui et n'a jamais voulu voir en ma mère une personne dépressive depuis de longues années, j'intellectualise tout, je ne parle que de choses finalement fort ennuyeuses. Comme mon grand-père maternel, celui-là même qui vira ma mère de sa maison à sa majorité, je suis un sauvage qui vit seul avec ses bouquins, sa radio et ses souvenirs.
A quoi sert d'avoir une culture, et je répète que je n'en ai pas, quand on est bien incapable de la partager ? Il me vient à l'esprit un texte, souvent lu lors des mariages (une cérémonie que je ne connaîtrai hélas jamais), intitulé improprement "L'Hymne à l'Amour", extrait de la "Première Lettre de Paul aux Corinthiens"... un texte que j'apprécie énormément et dont on peut goûter la saveur, que l'on soit croyant ou non...
"Mes frères, quand je parlerais toutes les langues des hommes et des Anges mêmes, si je n'ai pas la charité, je ne suis qu'un airain sonnant ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, et que je pénétrerais tous les mystères, et que j'aurais toute la foi possible, jusqu'à transporter les montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand j'aurais distribué tout mon bien pour nourrir les pauvres, et que j'aurais livré mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est douce ; la charité n'est point envieuse, elle n'est point téméraire et précipitée, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'est point ambitieuse, elle ne cherche point ses intérêts ; elle ne pense point le mal ; elle ne se réjouit point de l'iniquité, mais elle se réjouit de la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle souffre tout. La charité ne finira jamais, au lieu que le don de prophétie cessera, le don des langues finira, le don de science sera aboli ; car ce don de science et ce don de prophétie sont incomplets. Mais quand sera venu ce qui est parfait, ce qui n'est qu'imparfait cessera. Quand j'étais enfant, je parlais en enfant, je jugeais en enfant, je raisonnais en enfant ; mais en devenant homme, je me suis défait de tout ce qui tenait de l'enfant. Nous voyons présentement comme dans un miroir, et en énigme ; mais alors nous verrons face à face. Je ne connais maintenant qu'imparfaitement; mais alors je connaîtrai comme je suis moi-même connu. Présentement la foi, l'espérance, la charité, trois vertus ( qui nous unissent à Dieu ), demeurent ; mais la charité est la plus excellente des trois." [Il faut ici prendre le mot "charité" au sens du mot "amour".]
Je ne suis pas doué pour le bonheur, notamment pour des raisons génétiques... Ma famille n'était pas douée pour le bonheur, que ce soit du côté paternel ou maternel. Peut-être aussi pour des raisons socio-culturelles... Je suis documentaliste, un métier en voie d'extinction, dans l'Education nationale, où l'on supprime des postes par dizaines de milliers, une profession dont on ne retient généralement que "les vacances". Je suis Français, j'habite l'Allier, un département en voie de vieillissement accéléré dans un pays qui vieillit également massivement. J'ai bientôt quarante ans, l'âge où l'on se remet souvent en question. Pour des raisons religieuses certainement... la fameuse culpabilité judéo-chrétien dont on nous rabat les oreilles... même si là je crois que la culpabilité, les névroses, les complexes, ce sont des choses partagées par toutes les civilisations et toutes les époques.
Je ne suis pas doué mais je me soigne. Enfin, j'essaie. J'espère que je n'ai pas été... une fois de plus... long, ennuyeux, morne.
Pour conclure, quelques mots de "Indiana Jones 4"... Et l'on n'est pas si loin que ça de ce qui précède... Car, personnellement, ce qui m'intéressait dans ce nouvel épisode des aventures du professeur Jones, c'était les personnages... Retrouver Henri Jones alias Indy et son amour de jeunesse Marion Ravenwood... Là (que ceux qui n'ont pas vu le film mais veulent le voir ferment désormais les yeux !) ils vont finir par se retrouver vingt ans après leur rupture car leur histoire était forcément mouvementée... deux caractères bien trempés... Ils vont - enfin ! - se marier. Et, surtout, Jones va découvrir qu'il a un fils : Henri, troisième du nom. Après avoir renoué avec son père dans "La dernière Croisade", Indy découvre à son tour les joies de la paternité dans "Le Royaume du Crâne de Cristal"... On pense forcément à un autre film de Spielberg : "Hook"... Le film lui-même n'est pas le meilleur de la série... Beaucoup de clins d'oeil à destination des fans, une histoire parfois décousue, quelques longueurs, une superbe reconstitution de l'Amérique des Années 1950, un hommage à Tintin ("Vol 747 pour Sydney" ou "Le Temple du Soleil") ou Edgar P. Jacobs ("L'Enigme de l'Atlantide") et bien sûr des allusions à "Rencontres du Troisième Type" voire à "Stargate" et "X-Files". Indiana Jones, après de longues années, goûtera enfin au bonheur. Et on lui souhaite de vivre "heureux, longtemps et comblé"... En tout cas un mariage qui dure plus que celui de James Bond dans "Au Service secret de Sa Majesté...
Bonjour chez vous.

vendredi 16 mai 2008

Nourritures terrestres et spirituelles...

(photo prise le 16 mai 2008)

Petit message en passant... D'abord merci à celles et ceux qui m'ont envoyé des messages de sympathie suite à mon "coup de colère" relatif à l'état de ma mère après son passage à l'hôpital. J'ai été très touché. Nombreux aussi m'ont dit qu'ils avaient connu des expériences similaires avec leurs proches, que ce soit à l'hôpital de Moulins ou dans une autre structure... L'état de la santé en France est assez effrayant...
Ensuite, ben, la vie s'écoule tranquillement. Comme dit la chanson que j'aime tant, "Ferry across the Mersey" (version Frankie Goes To Hollywood évidemment... clin d'oeil à Fred thé), "Life goes on day after day after day..." Au collège, je travaille activement des saynètes de théâtre avec mes élèves de sixième... D'ailleurs, vous pourrez aller sur le blog du collège voir quelques photos des répétitions : http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/ Toujours dans le domaine du théâtre, La Nouvelle Rampe continue les répétitions de "Chat en Poche" de Feydeau pour des représentations en octobre. Mon personnage s'appelle Lanoix de Vaux... tout un programme !
Côté "loisirs"... Ben, ces derniers jours furent assez sportifs... Piscine avec ma douce et tendre... Salle de sports... Badminton avec Françoise... Je dirais bien que je suis "en pleine forme" mais j'avoue être un peu courbaturé... Le début de la vieillerie... à 38 ans... Je continue la lecture des romans de Fredric Brown ; actuellement, je lis "La Mort a ses entrées", qui met en scène deux personnages qui apparaissent dans plusieurs de ses romans : les deux détectives Ed et Am Hunter. Puisque j'évoque Fredric Brown, je ne peux résister au plaisir de vous faire lire ci-dessous sa description savoureuse et délirante des Martiens dans "Martiens, go home !"...
« Psychologiquement, les Martiens se ressemblaient encore plus que physiquement, [physiquement, à la surprise de tout le monde, les Martiens étaient effectivement des petits hommes verts...] mis à part quelques variations d’ordre secondaire (il y en avait quelques-uns qui étaient encore pires que les autres). Mais tous, autant qu’ils étaient, se montraient acariâtres, arrogants, atrabilaires, barbares, bourrus, contrariants, corrosifs, déplaisants, diaboliques, effrontés, exaspérants, exécrables, féroces, fripons, glapissants, grincheux, grossiers, haïssables, hargneux, hostiles, injurieux, impudents, irascibles, jacasseurs, korriganesques. Ils étaient lassants, malfaisants, malhonnêtes, maussades, nuisibles, odieux, offensants, perfides, pernicieux, pervers, querelleurs, railleurs, revêches, ricanants, sarcastiques, truculents, ubiquistes, ulcérants, vexatoires, wisigothiques, xénophobes et zélés à la tâche de faire vaciller la raison de quiconque entrait en leur contact… »
Françoise, ma chère partenaire de badminton, a eu la gentillesse de me rapporter d'Angleterre du porridge (cette étrange bouillie d'avoine typique de nos amis d'Outre-Manche que l'on voit apparaître dans nombre de romans anglo-saxons... je n'en ai jamais mangé... ce sera une grande découverte) mais également une Bible en anglais. Depuis longtemps, je rêvais d'avoir une Bible en anglais. Pourquoi ? Pour travailler mon anglais, bien sûr, mais aussi pour appréhender les Saintes Ecritures dans une autre langue (la seule langue étrangère que je maîtrise un petit peu). L'idée m'en était venue en lisant la préface du "Judas" de Marcel Pagnol, lui-même ancien prof d'anglais. Peu de gens connaissent cette pièce, pourtant passionnante... Pagnol expliquait qu'il lisait la Bible "in english" car les tournures de phrase lui parlaient plus dans cette langue. En tout cas, la version que m'a offerte Françoise est la version "classique", la King James. Pour celles et ceux que ça intéresse, qu'est-ce que la King James ? Je vous renvoie à ce lien... http://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_du_roi_Jacques
Puisque je suis dans les liens internet, et comme je l'annonçais dans un texte précédent, et parce qu'il n'y a pas que les nourritures spirituelles mais aussi les nourritures matérielles... Quelques liens en rapport avec mes deux grandes passions gastronomiques, le thé et les épices...
Le thé...
Le Palais des thés ! Un site excellent et très très complet sur les différentes variétés de thé, son histoire, ses vertus, etc...
Le site du thé réalisé par et pour les amateurs de ce fameux breuvage qui est quand même la boisson la plus bue sur la planète.
Les épices...
un site assez intéressant bien qu'à finalité essentiellement commerciale.
Un site perso très très bien fait.
Excellent site sur les épices et autres aromates !
Et bien entendu le site que j'ai déjà évoqué, le site de la boutique Samarcande, située à Montluçon. Un site internet très bien fait, consacré à la fois au thé et aux épices...
Enfin, dernier lien internet dans ce message décousu et hétéroclite (ça fait du bien de temps à autre !), le site du Salon de l'Illustration et du Livre Jeunesse qui se tiendra les 24 et 25 mai 2008 à Moulins...
Et le site de LACME, l'association à l'origine du salon et dont j'ai l'honneur de faire partie...
Bon appêtit à toutes et tous ! Et bonne(s) lecture(s) !

mercredi 14 mai 2008

Le compte à rebours a commencé !!



Alors que j'écris ces lignes, le mercredi 14 mai 2008, le compte à rebours a commencé... En effet, dans une semaine exactement, sort sur les écrans français le quatrième opus des aventures d'Indiana Jones, notre archéologue-aventurier préféré : "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal". Dans cette nouvelle aventure, Indy va se retrouver face aux Russes des Années 1950 (eh oui... exit les Nazis des épisodes 1 et 3) dans la quête d'un mystérieux crâne de cristal, une légende maya qui s'est beaucoup développée au XXème siècle, parfois associée au mythe de la civilisation extra-terrestre qui aurait apporté savoir et connaissance sur la Terre il y a quelques milliers d'années... Dans cet opus, Indy croisera de nouveau le chemin de l'Arche d'Alliance, peut-être du côté de Roswell et de la mythique base 51... Mais je n'en sais pas plus et, surtout, je ne veux pas en savoir plus. Je veux être surpris !!! Ce qui est sûr par contre, c'est la présence de l'actrice Karen Allen, déjà présente dans le premier (et meilleur) film de la série : "Les Aventuriers de l'Arche perdue". Elle reprend le rôle de Marion que j'affectionne tant, personnage dont j'étais éperdument amoureux quand j'étais jeune adolescent... J'ai pu voir deux bandes annonces du film, avec une réplique qui va devenir culte dans l'Education... On voit le jeune héros allié du Docteur Jones (joué par Shia LaBeouf) s'exclamer : "Et vous êtes prof ?!" et Indy de répondre "A mi-temps seulement !" Un écho à la fameuse réplique de Sean Connery dans "La Dernière Croisade" s'étonnant du comportement de Harrison/Indiana : "Et tu appelles ça de l'archéologie ?!" En tout cas, vivement le 21 mai et le retour de la grande aventure !!!

Mais Indiana Jones 4 n'occupe pas toutes mes pensées (quoique...). Le 30 juillet sortira le deuxième film adapté de la série X-Files, intitulé "I want to believe"... Retrouver Mulder et Scully, plusieurs années après la fin de la série, et sur grand écran... Une belle promesse de bons moments !!!

Autre de mes passions, la saga Star Wars... Après le dessin animé "Clone Wars", voici arrivé le temps du dessin animé "Star Wars : The Clone Wars"... En attendant la diffusion des épisodes de 22 minutes à la télévision, est annoncé pour fin août le long métrage : "The Clone Wars"... Sortie prévue le 27 août en France. J'ai eu la chance de voir la bande annonce et ça assure ! Excellente qualité graphique et développement de l'intrigue sur la fameuse période de la Guerre des Clones, qui se déroule entre les Episodes II et III, qui précipita la chute de la République galactique et l'avénement du sinistre Empire...

Enfin, les infos percent de ci de là à propos du prochain James Bond, le 22ème du nom... Après le triomphe (mérité) de "Casino Royale", Daniel Craig a évidemment été reconduit dans le rôle de l'espion britannique... Le film, intitulé "Quantum of Solace" (qu'on pourrait traduire par "Source de Réconfort"... mais les producteurs français ont décidé de garder le titre original), se déroulera juste après "Casino Royale" et montrera un Bond dur, obsédé à l'idée de venger Vesper Lynd, et aux prises avec l'organisation internationale de blanchiment d'argent et de trafic d'armes et de drogues déjà évoquée dans l'épisode précédent...

Bref, pas mal de "galettes ciné" en perspective pour les mois à venir... En attendant, je suis allé deux fois au cinéma la semaine dernière... Deux films totalement différents... "Jackpot", petite comédie américaine totalement prévisible mais finalement attachante avec une Cameron Diaz toujours aussi craquante... "Deux jours à tuer", le dernier film de Jean Becker (un réalisateur que j'aime beaucoup) avec un Albert Dupontel plus qu'excellent... Le film lui-même, qui montre un quarantenaire qui a tout pour être heureux (femme adorable, enfants merveilleux, copains sympas, bon job, jolie maison, etc...) et qui pète les plombs m'a laissé un peu perplexe. Sans dévoiler le sujet, je dirai que la première partie, filmée caméra à l'épaule, avec un Dupontel quasi halluciné, est excellente. La deuxième partie me parait plus classique, plus convenue, elle fait prendre au film un virage dramatique, une plongée dans le "pathos"... Au final, c'est un excellent film que je conseille vivement, notamment pour le casting : tous les acteurs sont excellents. Et puis j'aimerais bien échanger à propos de cette deuxième partie qui m'a interrogé...

A côté de ça, je continue à dévorer les romans de Fredric Brown... Je poursuis également l'acquisition de romans Star Wars et je me suis lancé dans la quête des romans Indiana Jones... Sans compter ma chère revue "Religions et Histoire" dont je continue à recevoir les numéros sans les lire... Honte à moi !

A propos de cinéma et d'actualité, voilà deux mois sortait "John Rambo" où Stallone choisissait de faire revenir son personnage fétiche dans un coin du monde oublié de tous, un conflit particulièrement abominable qui n'intéresse personne... la Birmanie... A l'heure où un terrible cyclone a ravagé ce pays miné par une effroyable guerre civile et dirigé par une dictature militaire féroce, on ne peut que remercier la clairvoyance de cet acteur/réalisateur qu'est Sylvester Stallone, qui plaçait son personnage dans un pays oublié plutôt que dans une guerre hollywoodienne classique et photogénique. Je n'avais pas eu l'occasion d'en parler sur ce blog lorsque j'avais vu ce film, "John Rambo" est un excellent film de guerre, très réaliste, dans la veine du "Soldat Ryan".

Les autres films que j'avais vus en février (je sais... j'en parle avec un peu de retard... faut dire que ces deux derniers mois furent plutôt riches en émotions diverses et variées !...) étaient : "Cortex", une intrigue policière dans le milieu des maisons de retraite avec un André Dussollier interprétant un inspecteur retraité victime de la maladie d'Alzheimer, particulièrement convaincant ; "Ca se soigne", comédie évoquant le sujet particulièrement glissant de la dépression et son traitement, finalement plutôt réussie avec un Thierry Lhermitte excellent aux prises avec psychiatres, psychologues et autres psychanalystes... Mais le film qui m'a finalement le plus bouleversé ces six derniers mois reste "Un Secret", qui évoque les secrets de famille, particulièrement durant la Seconde Guerre Mondiale, un sujet brûlant dans ma propre famille...

Voilà pour les dernières nouvelles... Pour ce qui est des "infos locales", je rappelle aux Bourbonnais de l'étape que la deuxième édition du Salon de l'Illustration et du Livre Jeunesse aura lieu les 26 et 27 mai au Centre de l'Illustration, Hôtel de Mora, à Moulins. Venez nombreux !

A bientôt pour de nouvelles aventures et portez-vous bien ! Bonjour chez vous !

dimanche 11 mai 2008

Ma reconversion dans le poisson...


Bon, comme les photos ci-dessus le prouvent, j'ai décidé de me retirer de l'Education et de renoncer définitivement à la documentation... pour me consacrer désormais... au poisson... Evidemment, c'est un petit clin d'oeil à mon séjour en Bretagne lors des congés de printemps, avec mon amie, et à notre escapade du côté de Quiberon... l'occasion d'achats frénétiques de conserves de poissons fabuleuses à La Belle Iloise... Tout un programme !!

En effet, outre ma passion pour le thé et les épices (j'aurai certainement un jour l'occasion d'en parler sur ce blog), je voue un véritable culte pour les conserves de poissons... sardines, thons et autres maquereaux... Avec La Belle Iloise, vous aurez des produits de qualité et originaux par dessus le marché... Bon sang, je me débrouille bien pour faire le vendeur !... Allez, je vous donne le lien pour La Belle Iloise... Allez-y ne serait-ce que pour l'anecdote et, surtout, allumez vos hauts-parleurs...
Sinon, à propos de liens et rien à voir avec ce qui précède, le site internet d'une boutique d'épices et de thés et autres cafés et confitures et sirops basée à Montluçon, un site internet très bien fait qui propose mille et unes (au moins !) recettes de cuisine et tout plein de renseignements à propos de l'histoire des épices et des différentes variétés de thés... Ce site, ainsi que la boutique basée à Montluçon, s'appelle Samarcande... Tout un programme ! Une invitation au voyage des saveurs... Décidément... j'aurais dû faire vendeur ! Je vais d'ailleurs peut-être me recycler...

Napoleon Del Quiberon...





Oui, bien sûr, il est tout à fait possible de concilier Corse et Bretagne. D'abord, ce sont deux régions fières au caractère trempé, très indépendantes d'esprit (!). Ensuite, certains paysages sont assez proches (les personnes qui connaissent le Cap Corse en hiver ou qui au contraire ont fréquenté la presqu'île de Crozon en été le savent bien). Enfin, bon, le point commun, c'est bien chacun qui décide de le faire... Et moi, Napoleon Del Quiberon, je décide d'être amoureux et de la Corse et de la Bretagne, sans oublier mon cher Bourbonnais... Non mais ! Et qui on est ?! Hein ?!

Du côté du Croisic...

Mi avril 2008, ma compagne et moi avons profité des congés de printemps (on ne dit plus "vacances de Pâques"... d'autant plus que Pâques tombe rarement pendant les vacances depuis un certain temps, non mais !) pour nous rendre chez des amis à elle, à Saint-Brévin, au sud de Saint-Nazaire, à l'extrême sud de la Bretagne... Pour d'évidentes raisons de discrétion et parce que ça ne vous regarde pas, je ne mettrai pas sur ce blog le nom de ma compagne ni ceux de ses amis, encore moins les photos des uns et des autres. En tout cas, elle et eux se reconnaîtront... J'ai passé un excellent séjour du côté de Saint-Brévin... Nous y sommes arrivés le jeudi 17 avril au soir. Dès le premier soir, nous avons découvert un jeu particulièrement délirant qui a ponctué nos soirées : le Jungle Speed !...
Le vendredi, Elle (ma douce et tendre évidemment !) a tenu à me présenter l'endroit qui lui plait le plus au monde (son Macinaghju à elle [note de la rédaction : Macinaghju est un magnifique village de pêcheurs tout au bout du Cap Corse où j'ai passé de formidables étés dans mon enfance et où j'aimais à me "ressourcer" lorsque je vivais à Luri, ce fut aussi le lieu de très bonnes baignades et d'excellents restos, notamment avec Johan et ses amis...]), à savoir Le Croisic. Avant de nous rendre au Croisic, nous avons fait une étape gourmande à Guérande... L'étape ne pouvait être que gourmande... En effet, il faisait un temps atroce (le mot est faible !!!) : pluie, vent glacé, et j'en passe... Impossible de visiter les remparts et encore moins les marais salants... Nous avons juste pu faire une halte dans une crêperie et nous approvisionner en sel (of course) et autres substances hallucinogènes comme les oeufs de mouettes ou de la crème de chocolat au beurre salé... Au Croisic, le ciel s'est (légèrement) levé et Elle m'a présenté la ville qui faisait battre son coeur...
Le samedi 19 avril, grand beau temps, étape découverte à Quiberon... Un beau moment d'une rare poésie... Le dimanche matin, le marché de Saint-Brévin, très sympathique. Le dimanche après-midi, avec ma douce et tendre, ses amis et leur fille (qui est également la filleule d'Elle), petit tour sur les plages de Saint-Brévin... Et le lundi il fallait déjà repartir... mais nous reviendrons ! c'est sûr ! J'aime la Corse... vous le savez tous... je suis plus qu'amoureux du Bourbonnnais parce que j'y ai vécu et y vis de nouveau et parce que c'est beau et puis voilà, ça ne s'explique pas... J'ai jadis parcouru la Bretagne avec mes parents... Je l'avais un peu oubliée... Elle m'a donné l'envie d'y retourner, de la redécouvrir... De bien belles images en perspective... En attendant, notamment du fait du mauvais temps, nous avons pris peu de photos cette fois-ci. En voici quelques-unes, improbables à défaut d'être originales...



Sur la route au sud du Croisic...

Les confins de Quiberon...







Lors de notre courte escapade bretonne, marquée (hélas) par un peu de mauvais temps notamment le premier jour de notre séjour (ah... les charmes de Guérande et du Croisic sous une pluie battante et un vent glacé...), il y eut la magie de la découverte de Quiberon (le samedi 19 avril) que ni mon amie ni moi ne connaissions... En plus, il faisait beau (!). C'était magique... Il y avait du monde mais pas trop... Nous avons pu nous promener dans cette station balnéaire agrable qui a gardé un sacré cachet. Quiberon, qui héberge le siège social de La Belle Iloise (essentiel !), est au bout d'une presqu'île, un peu au bout du bout de nulle part... Et il y a une voie ferrée (voie unique comme il se doit) qui conduit à cette charmante ville... Plutôt que de vous montrer les photos traditionnelles de Quiberon et de sa plage, j'ai voulu vous offrir ces quelques clichés de la voie ferrée de nulle part... Quelque chose entre le romantique et le métaphysique voire le pataphysique...