lundi 27 juillet 2009

Perdu au coeur de l'été

Un petit message en passant, une bouteille à la mer : "Message in a bottle... I'll send a S.O.S. to the world... I hope that someone get smile !" Merci à Police (et non à la police...) pour l'inspiration...

Message d'un naufragé volontaire... Vous comprendrez l'allusion prochainement... Message d'un déconnecté du net... En fait, pour la première fois de ma vie depuis plus de trois ans, j'ai passé presque quatre semaines sans aller sur internet... Qu'est-ce que ça fait comme bien !!! Et, quand je me rebranche sur la toile, que j'accède à mes messageries... Je découvre des centaines de "spams" et pas un message "ami". J'ai comme l'impression qu'on est nombreux à avoir déconnecté, ces temps-ci !... Et il y a du bon à savoir qu'on vit (encore) très bien sans devoir user et abuser d'internet à longueur de temps. La seule chose d'internet qui m'a vraiment manqué est "wikipédia"... Je l'avoue, cette encyclopédie en ligne interactive et facile d'accès, c'est super pratique, quel que soit le type de renseignement que l'on cherche...

Alors, chères lectrices, chers lecteurs, vous vous demanderez sûrement : qu'a-t-il donc à nous raconter au coeur de l'été, pourquoi nous trouble-t-il dans notre retraite du net, qu'est-ce qu'il veut encore, celui-là ?! Oh... Rien du tout... Rien de bien nouveau... Un mois de juillet calme et paisible... Un mois partagé entre pratique moyennement (faut pas pousser non plus !) intensive du sport dans la salle à côté de chez moi (un moyen de garder contact avec "les autres" et de rester un peu sociable), pratique intensive (j'y reviendrai plus loin) du visionnage de DVD, lecture aléatoire du "Canard Enchaîné", repos et week-ends avec ma douce et tendre...

Un mois très calme... et j'en avais besoin... Le retour aussi de quelques cauchemars, liés évidemment à la mort de ma mère... Peut-être parce que ça fait un an qu'elle a été "placée" en maison de retraite, qui a vu la (plutôt rapide !!) dégradation de son état, passant en quelques semaines d'une personne malade certes mais valide et pouvant encore marcher à une personne totalement dépendante, grabataire, pleinement prisonnière de son corps... Il est clair qu'il faut souhaiter pour nos aînés et pour nous mêmes de tomber le plus tard possible dans l'univers des hôpitaux et des "institutions spécialisées". C'est généralement un aller simple vers l'enfer. Un an après, je "revis" ces mois terribles, une douleur ravivée par les histoires familiales d'héritage et de succession... C'est le "deuxième effet" de la disparition d'un être cher : on vit pleinement la perte de la personne et quelques mois plus tard on a l'épisode 2 avec les histoires de notaires, de partage, et la découverte de "secrets de famille" qu'on aurait jamais aimé connaître. En même temps, il faut bien passer par là. Comme dirait mon psy, la succession fait partie du processus de deuil. En signant les actes notariés, on enterre ma mère une deuxième fois.

Et puis, après plusieurs étés agités marqués par la déprime voire la dépression voire plus (reportez vous à mon blog en juillet-août 2008), j'avais bien besoin de me retrouver dans le calme, la quiétude voire le silence... Et pour me retrouver, rien de mieux que de me perdre... Clin d'oeil à une certaine série T.V. qui m'avait tellement marqué à l'été 2005 lors de sa diffusion en France... Il s'agit de "LOST : Les disparus". Je crois qu'alors j'avais eu un choc télévisuel que je n'avais pas ressenti depuis le fabuleux "Twin Peaks" de David Lynch, même si j'ai apprécié d'autres séries au fil du temps... notamment ces derniers mois où ma compagne m'a fait découvrir pas mal d'oeuvres télévisuelles d'une qualité remarquable. D'ailleurs, contrairement à l'idée que certain(e)s s'en font encore, estimant que les séries sont un sous-produit de consommation culturelle, je crois vraiment que certaines séries, et dans tous les "genres" d'ailleurs, sont d'une excellente facture, de très bons divertissements et même parfois beaucoup plus. D'ailleurs, un livre intitulé "Philosophie en série" analyse certaines séries T.V. d'un point de vue philosophique, livre publié aux très sérieuses éditions Ellipses, dans une collection qui propose également d'aborder les grandes questions philosophiques au travers de films célèbres.

Revenons à "LOST"... Je m'étais perdu... J'avais, au cours de l'été 2005, eu le véritable "coup de foudre" pour ce phénomène télévisuel, échangeant alors mes impressions avec une copine, Michèle, notant les résumés des épisodes au fur et à mesure (j'ai découvert récemment qu'une personne chère à mon coeur avait rédigé tout un carnet autour de cette série). Et j'avais été très très déçu par la fin de cette première saison, fin que j'avais trouvée "trop abrupte". J'ai appris par la suite que les producteurs avaient reconnu avoir "baclé" la fin de la dite saison. J'ai donc totalement décroché par la suite, d'autant que les saisons suivantes allaient être diffusées les étés suivants en deuxième voire troisième partie de soirée...

Nous voilà au printemps 2009. Je discute avec Francis, mon "coach" de la salle de sport. Il ne cesse de me citer (in english, of course) moult répliques de sa série fétiche... Il s'agit de "Lost" dont il dévore par internet (pas le choix, la série sera diffusée on ne sait quand en France et les DVD ne sortiront qu'en 2010) la cinquième saison... Il me met un peu au courant de l'évolution et des développements de l'intrigue. Je suis... c'est le cas de le dire... intrigué... On n'en parle plus... Arrive juin et Francis évoque de nouveau LOST... Et je me rappelle que mon collègue Jean-Michel a les coffrets DVD de la série... Et me voilà parti à découvrir ou plutôt à dévorer les saisons 2 et 3 et leurs bonus puis à courir acheter le coffret de la saison 4 et à le déguster jusqu'au plus petit des bonus cachés...

Qu'est-ce qui me plaît tellement dans LOST ? Il y a d'abord eu la forme, ces personnes regroupées par "obligation" (le crash, très réaliste, d'un avion sur une île qui semble déserte) ensemble... j'ai toujours aimé le thème du huis clos, que ce soit un camp de prisonniers (comme "Furyo" ou "Le Pont de la Rivière Kwaï") ou une île déserte. Les flash-backs autour des personnages, qui permettent de découvrir le passé de nos "héros", de nous attacher à eux, de réaliser la complexité de chaque individu (les scénaristes sont très forts, au fur et à mesure des saisons, pour nous faire avoir un point de vue différent sur chaque personnage !!). L'apparition dans la saison 4 des "flash forwards" est une idée géniale : on nous annonce ce qui va se passer (une technique utilisée magistralement dans la saison 1 de "DAMAGES", une des séries que j'ai dévorées au printemps... merci ma collègue Sylvie !!). Ce qui compte n'est plus ce qui va arriver, mais comment on y parvient... Très malin ! Il y a l'instillation progressive d'une certaine dose de fantastique... Je pense parfois à l'entité invisible et maléfique de "Planète interdite", aux vieux fantasmes d'une île où auraient eu lieu toutes sortes d'expérimentations scientifiques qui ont (très) mal tourné. Et puis j'ai toujours été amoureux des îles ! J'ai pas vécu en Corse pour rien ! Et où vais-je la semaine prochaine en vacances ? A Jersey et Guernesey !!

Pour revenir à LOST, et cette question : pourquoi j'aime tellement cette série au point d'y avoir consacré des journées et d'en avoir rêvé la nuit ?! Son côté tellement humain avec des personnages attachants, qui se découvrent (ou se redécouvrent : la fabuleuse théorie qui part du principe que toute personne est "interconnectée" aux autres à un degré plus ou moins élevé). L'idée fabuleuse du projet Dharma, une énorme expérimentation scientifique et humaine (je repense aux nombreux cas, étudiés lors de mes études d'histoire, de ces utopistes créant une communauté idéale et chaque fois le projet a échoué) qui va s'effondrer... mais pourquoi ? et comment ? Le côté "Ile mystérieuse"... d'ailleurs, c'était le roman de Jules Verne que j'avais dévoré quand j'étais ado !! Et puis la grande question : comment vont réagir des personnes "civilisées" qui se retrouvent obligées de retourner à l'état sinon sauvage du moins débarrassé des progrès techniques de notre époque... Combien de jours voire d'heures tiendrions-nous sans téléphone, sans internet, sans électricité, sans eau courante ?!...

Et puis LOST fourmille d'allusions, de références, qu'elles soient télévisuelles, cinématographiques, littéraires, philosophiques, scientifiques, etc... Il y a bien sûr l'excellent personnage de Sawyer, archétype de la culture pop qui passe son temps à affubler les autres survivants de sobriquets tirés des séries télé de son enfance, qui dévore tous les livres et les magazines qu'il découvre (sur une île déserte, on a du temps à tuer !), citant au passage quelques romans que j'affectionne particulièrement comme "Des Souris et des Hommes" ou évidemment "Alice au Pays des Merveilles". La série évoque la théorie de la synchronicité, thème cher au psychanalyste Carl Gustav Jung (qui avait sur Freud cet avantage énorme de ne pas réduire toute l'humanité à sa sexualité). Pour revenir aux flash-backs, j'aime particulièrement l'idée (également à la base de la série "Code Quantum") que parfois des petits événements, des rencontres anodines vont profondément et durablement modifier notre vie. Peut-être sommes-nous juste des pions sur l'échiquier de la destinée mais il y a des coups interdits possibles, on peut parfois "forcer son destin" ou en tout cas avoir l'illusion de le forcer...

Pour rester dans les séries télé... Au printemps j'ai donc découvert, grâce à ma collègue Sylvie, l'excellent "DAMAGES" mais aussi la fabuleuse série anglaise "M.I. 5", particulièrement réaliste. Ma compagne m'a offert la première saison de "24 heures"... Bon, je sais, je découvre le phénomène Jack Bauer sept ans après tout le monde.... Mieux vaut tard que jamais ! Et j'avoue que j'ai dévoré cette série de façon quasi-hypnothétique !!

A propos des coïncidences... Jack est mon prénom préféré... Jacques, en français, était le frère de Jésus, auteur d'une épître longtemps mise à l'écart par les Pères de l'Eglise. Il y avait aussi Jacques, le frère de Jean l'Evangéliste, qui serait enterré à Compostelle. Voilà pour les Jacques du Nouveau Testament. Au cinéma, les Jack sont mes héros fétiches... Qu'il s'agissse du Jack Celliers de "Furyo" (splendidement interprété par David Bowie) torturé de ses remords ou bien sûr du Jack Dawson de "Titanic" (le fameux Leonardo... quel ne fut pas le choc de James Cameron quand il découvrit après la sortie du film qu'il y avait réellement parmi les naufragés un certain "J. Dawson"). Et dans les séries télé, ça continue, avec donc Jack Bauer de "24 heures" ou évidemment le Jack Shepard, le médecin de "LOST", sans oublier Jack Malone, le policier de "FBI portés disparus". Ce qui est ironique, c'est que Jack en anglais ne signifie pas Jacques (qui se dit James) mais c'est une abréviation usuelle de John, donc... de Jean...

Pour terminer sur "LOST", spéciale dédicace pour celles et ceux d'entre vous qui aiment cette série... Trois liens internet... Attention ! Evitez d'aller trop regarder vers les résumés de la saison 5 qui devrait prochainement être diffusée en France... Sachez simplement que l'île... se déplace... dans toutes les dimensions... Chut ! J'en ai trop dit... peut-être...
http://www.lost-site.com/ [le site que je fréquente le plus !]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lost,_les_disparus
http://www.tf1.fr/lost/
Allez, quelques autres liens pas encore "visités" :
http://www.lost-island.net/
http://lost.hypnoweb.net/
Bienvenue dans l'île de tous les dangers !!

Namasté !
A noter aussi l'excellente encyclopédie wiki LOST :

vendredi 19 juin 2009

Nostalgie ou fin de cycle

Si l'on considère la vie comme un parcours certes sinueux mais plutôt linéaire, s'arrêter pour souffler et regarder en arrière, c'est ce qu'on appelle de la "nostalgie". Parfois, on parle de "faire le point" ou de "bilan d'étape" mais c'est quand même considéré assez universellement en Occident comme une activité plutôt inutile et contre-productive. A contrario, si l'on a une vision cyclique de la vie en général et de sa vie en particulier (comme les Grecs Anciens ou les Bouddhistes), il n'y a plus de retour en arrière mais plutôt une impression de "déjà vu".
Je travaille dans l'enseignement, un métier où l'on vit constamment dans des cycles... Il y a évidemment le calendrier scolaire qui ponctue sa carrière et sa vie en général... Pour ma part, hormis mes années de fac (et encore) et mon "détachement" bref aux Affaires culturelles à Ajaccio, j'ai toujours vécu au rythme de l'année scolaire... Rentrée en septembre, vacances fin juin... Il existe d'ailleurs d'autres rythmes qui ponctuent la vie de tout un chacun, comme le calendrier des saisons... l'été succède au printemps, la chaleur augmente et les jours commencent à diminuer... Et puis le calendrier civil qui commence au 1er janvier par une beuverie et finit le 31 décembre par une autre beuverie... Et toute une série d'événements cycliques comme les compétitions sportives ou les "rendez-vous électoraux"...
Revenons à l'enseignement... Nous connaissons le rythme de l'année scolaire mais également le rythme des années de présence des élèves... Je m'explique... J'exerce en collège et donc, sauf parcours accidenté, mes élèves restent quatre ans... A la fin du mois de juin, c'est le moment où partent les élèves de 3ème... Je vais me contenter de citer ce que j'ai écrit il y a quasiment un an : "D'ailleurs, aujourd'hui, je disais au revoir à mes élèves de troisième et j'étais bien triste car voilà quatre ans que je les connaissais (...) et je m'étais attaché à eux. Maintenant, ils s'en vont, c'est normal, mais ça va laisser un vide. D'ailleurs, si j'aime les vacances (surtout maintenant que j'ai une copine et des projets), je hais les fins d'année scolaire, quand il n'y a plus un bruit dans le collège, couloirs déserts, rideaux baissés, livres rangés..."
La fin de l'année scolaire approche... Je sais... "ces enseignants, toujours en vacances ! je te les mettrai au pas, moi, tous ces fonctionnaires privilégiés !" Certes. Sans voir aussi loin, c'est le temps du ramassage des manuels scolaires, du rangement de mon CDI, du tri des papiers... etc... C'est aussi évidemment (et c'est pas du luxe !) l'occasion de ranger un peu mon bureau... mon bureau matériel s'entend mais également le bureau de mon ordinateur... Trier les dossiers et, à l'occasion, retrouver quelques photos sur mon écran comme jadis on retrouvait un vieil album photo dans un coin de son grenier...
Là, il s'agissait de photos prises le 18 octobre 2007... Ce jour là, c'était la première des trois représentations du "Malade imaginaire", par les élèves de mon club théâtre... Lors des répétitions, mon metteur en scène de La Nouvelle Rampe, Philippe Vérillaud, était venu plusieurs fois prodiguer ses conseils auprès des jeunes acteurs. Il était également venu assister à cette première qui avait eu lieu au théâtre de l'hôpital François Mercier de Tronget [jouer "Le Malade imaginaire" dans un hôpital, fallait quand même oser !!]... Ce fut une après-midi délicieuse. Les élèves étaient très très bons !!
Le théâtre... Je repense avec nostalgie à l'aventure de l'atelier théâtre avec ces élèves... Plus d'un an de travail... Au final, trois représentations et beaucoup beaucoup d'émotion. Ces élèves quittent le collège d'ici quelques jours... C'est la vie... Comme l'an dernier, je dis au revoir à des élèves que je connaissais depuis quatre ans.
Le théâtre... Cette année, j'ai choisi de ne pas rejouer avec La Nouvelle Rampe. L'été arrivant, et avec lui cette longue période de "temps libre" que je redoute toujours un peu, je me dis que les répétitions vont bien me manquer... Mais c'est mon choix ! J'allais écrire : c'est mon destin !! Je suis trop influencé par Star Wars... J'aurai bien l'occasion de refaire du théâtre dans les années à venir... Peut-être avec des élèves dès la rentrée de septembre, peut-être avec La Nouvelle Rampe en 2010...
Le théâtre fait partie de ma vie. J'aime d'ailleurs à répéter que "la vie est un théâtre" (ce n'est pas très original, je sais) et je crois bien que j'ai parfois tendance à théâtraliser ma vie : je suis particulièrement amateur des "répliques qui tuent", des portes qui claquent et des décisions définitives et irréversibles... On ne se refait pas !
Le blog me permet également non pas de "regarder en arrière" de façon stérile mais de constater justement comment la vie, ma vie en tout cas, est faite de cycles. Bien sûr, on avance (en âge notamment) mais il est certaines choses qui viennent ponctuer notre vie de façon régulière et ordonnée, comme un métronome...
Le 18 octobre, le jour même de cette première théâtrale, j'avais écrit un texte intitulé : "La dépression me guette ou De la fin de belles aventures !" Quel titre prémonitoire !... Deux mois plus tard je commençais à "sombrer" dans la dépression justement jusqu'à devoir, en juillet 2008, passer trois semaines à l'hôpital... Dans cet article, je parlais de la fin de mon aventure théâtrale avec mes élèves, de la fin de l'aventure "13 à table" avec La Nouvelle Rampe et de la fin de la Coupe du Monde de rugby...
Quant à ma nostalgie saisonnière qui me saisit chaque année à la fin du mois de juin, il n'est qu'à lire mon texte rédigé le 27 juin 2008, intitulé "Le rugby est une valeur sûre" (j'y évoquais la quatrième finale en dix ans entre Montferrand et Toulouse...) :
En juin 2007, il n'y avait pas eu de texte nostalgique sur mon blog, j'avais d'autres idées en tête... L'été qui suivit fut le plus terrible de ma vie : je m'étais "emballé" trop vite !...
En juin 2006, je faisais un papier (un terme qui prouve que je suis un "vieux" !) intitulé "Halte au défaitisme"... Cette année-là, la France s'était qualifiée péniblement (en foot) pour les huitièmes de finale avant de faire un parcours fabuleux jusqu'à cette fameuse finale et le coup de tête de Zizou... C'est si loin... C'était il y a à peine trois ans...
N'empêche que la vie n'est pas totalement cyclique. Les années se suivent mais ne ressemblent pas. Cet été, je ne compte pas passer deux mois à déprimer ou à aller me faire soigner... Après un mois de juillet consacré à me reposer, faire du sport et profiter du Bourbonnais, ma compagne et moi mettrons le cap vers les Iles Anglo-Normandes début août... A nous Jersey et Guernesey !... Bref, enfin des projets... J'aurai l'occasion d'en reparler sur ce blog...
En attendant... trois photos prises donc ce jour d'octobre 2007 où les élèves de l'Atelier Théâtre avaient brillamment interprété "Le Malade imaginaire" en hommage à Charlotte Delbo, dont mon collège porte le nom, résistante déportée à Auschwitz qui trouva la force, au milieu de l'enfer, de jouer justement cette pièce fabuleuse de Molière (toujours autant d'actualité notamment quant à la critique de la médecine !) avec ses co-détenues... Charlotte Delbo qui écrivait :
Je vous en supplie
faîtes quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d'être habillés de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie.
(Extrait de "Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivants")



mardi 16 juin 2009

Souvenirs d'Indiana Jones...

Comme je l'avais précédemment évoqué sur ce blog, lors de l'édition 2009 de la Convention Star Wars de Cusset, un stand entier était dédié à Henry Jones Junior, plus connu sous le nom d'Indiana Jones, célèbre professeur d'université, archéologue réputé et aventurier renommé...
Pour celles et ceux qui se demanderaient ce qu'Indiana Jones vient faire du côté de Star Wars... Petit rappel : Indiana (qui était le nom du chien de George Lucas !) Jones est un personnage créé par George LUCAS et Steven SPIELBERG, alors qu'ils partageaient quelques jours de vacances en juillet 1977 à Hawaï. A ce moment-là, George Lucas, réalisateur d'un film culte, "American Graffiti" (première apparition à l'écran pour le menuisier de son bureau, un certain Harrison Ford...), fait part à Spielberg (tout auréolé du succès inattendu et inespéré des "Dents de la Mer", le premier blockbuster de l'histoire du cinéma...) de ses doutes : il a peur que son nouveau film, "Star Wars", soit un bide... La suite lui donnera tort... Bref, Lucas et Spielberg imaginent un héros récurrent, un aventurier dans la lignée de Bogart ou des sérials des Années 1930... Ce sera Indiana Jones. Le rôle, initialement prévu pour Tom Selleck (qui déclinera l'invitation au profit de la série "Magnum"), ira à Harrison FORD, devenu populaire grâce à son personnage de Han Solo dans... Star Wars...
En 1981 sort "Les Aventuriers de l'Arche perdue" qui reste, définitivement, mon film préféré... Une révélation absolue ! Indiana Jones est né. L'aventure ne sera plus jamais la même au cinéma. Le film évoque l'Arche d'Alliance, celle-là même qui aurait contenu les Dix Commandements... Face à Indy, un autre archéologue, un méchant Français... Tiens ! Tiens ! Il s'appelle René Belloq. A l'origine, c'était Jacques Dutronc qui devait interpréter ce personnage mais il déclina l'offre... 1984, le deuxième volet, plus sombre (Lucas, Spielberg, Ford étaient tous en plein divorce...) : "Indiana Jones et le Temple maudit" où l'allusion à Star Wars est plus qu'évidente puisque le film débute dans le cabaret "Obi Wan". Le troisième film, en 1989, verra l'apparition du père d'Indiana : Henry Jones, interprété par un certain Sean Connery, premier interprète du fameux James Bond... A ce propos, Spielberg a toujours regretté de ne jamais pouvoir réaliser un épisode de la saga de l'agent secret mais il n'est pas citoyen du Commonwealth. Il aura quand même fait tourner les deux protagonistes de "Quantum of Solace", Daniel Craig bien sûr mais également Mathieu Amalric (dont le père, dans le film de Spielberg, est Michael Lonsdale, le méchant de "Moonraker"...), dans l'époustouflant "Munich"... Puis, pendant près de vingt ans, plus d'Indiana Jones et la rumeur qui enfle, d'un quatrième film... Ce sera en 2008 "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal"... Un film décevant après presque vingt ans d'attente mais sympathique malgré tout, où Indy retrouve sa chère Marion (son grand amour des "Aventuriers de l'Arche perdue") et découvre qu'il a un fils...
Tout est bien qui finit bien !
Autre point commun entre la Saga Star Wars et Indiana Jones, c'est bien sûr le génialissime John WILLIAMS, auteur des bandes originales de l'épopée galactique de George Lucas mais aussi de tous les films de Steven Spielberg (sauf pour "La Couleur Pourpre") : un bel exemple de collaboration entre compositeur et réalisateur !
Mais revenons à la Convention Star Wars de Cusset ! Cette année, un stand entier était donc consacré à Indiana Jones. On pouvait y retrouver nombre d'objets vus dans les diffférents films. A noter que ces objets ont été recréés par un fan absolu d'Indy avec un souci du détail particulièrement remarquable... Voici donc un petit voyage dans l'univers d'Indiana Jones...












lundi 8 juin 2009

Catalogne, Belle Iloise et Ecologie

Petit billet d'humeur et surtout d'humour...
Je ne suis vraiment pas dans l'air du temps !... Depuis plusieurs semaines, j'étais séduit par la liste Europe Ecologie et je me disais : enfin une liste à la fois pro-européenne (eh oui ! je fais partie des "méchants" qui avaient voté "oui" au référendum de 2005... un de ces "réacs de gauche" que le prolétariat rêve de voir cloués au pilori en attendant de nous exécuter lors du "grand soir"...) et écologiste... J'ai toujours eu "la fibre écolo" mais j'ai jamais vraiment cru à l'écologie politique, et plus particulièrement en France, où les Verts mais aussi leurs concurrents divers (Génération Ecologie, qui a rallié l'UMP, Cap 21 qui est co-fondateur du MODEM, et ce pauvre Waechter, leader historique de l'écologie, devenu "indépendant" avec Francis Lalanne sur ses listes). En outre, je me suis toujours dit qu'un programme ne pouvait pas se limiter à la défense de la planète. Bref, l'écologie politique : "nein danke" pour paraphraser les Grüne à propos du nucléaire...
Et, là, en 2009, on avait enfin un message plutôt lisible, pas seulement tourné vers l'écologie mais aussi vers l'Europe... Outre Cohn-Bendit, on retrouvait un Bové apaisé, et même la sympathique Eva Joly... Bref, l'année idéale pour glisser un bulletin vert dans l'urne... Que nenni ! Au dernier moment, j'ai voulu "voter utile"... Et j'ai eu comme une gueule de bois à 20 h en réalisant que je n'étais pas du tout, plus du tout, dans l'air du temps... Je pourrais dire que l'échange sanglant entre Cohn Bendit et Bayrou m'avait refroidi mais c'est même pas vrai puisque j'avais pris ma décision il y a plusieurs semaines. Aïe ! Pas bon d'être à contre-courant et d'en plus le reconnaître. Lapidez moi à coup de tomates... bio de préférence... En plus, je n'ai même pas regardé "Home" vendredi soir. Un titre français eût été politiquement incorrect ?
J'ai quand même senti le vent du frais souffler dimanche soir lorsque les journalistes faisaient des directs depuis la grande fête parisienne des écolos. En effet, les "vainqueurs du scrutin de dimanche" festoyaient dans la salle "La Belle Villoise". Vous connaissez ma passion pour les sardines et autres produits de La Belle Iloise... Tout au long de la soirée, j'ai cru à des pubs déguisées pour cette fameuse conserverie bretonne...
Plus sérieusement, le grand vainqueur de l'élection de dimanche est hélas l'abstention. On pourra gloser éternellement, trouver des excuses aux 60 % de Français qui ont choisi de ne pas se déplacer et dire que "l'Europe est lointaine". C'est quand même dommage qu'au moment où le Parlement Européen commence à avoir des pouvoirs renforcés le petit peuple de France décide de bouder et de laisser "la bourgeoisie et le troisième âge" (je me contente de citer nombre de journalistes et observateurs politiques) s'exprimer à leur place. On pourra toujours dire que ce n'est pas intéressant (mais pourquoi les élections devraient-elles être toujours "intéressantes" et glamour ?! c'est pas "Star Académy" avec des SMS, c'est des députés européens qu'on élit !...), qu'il y a eu une grande manipulation de la part du pouvoir et des forces occultes qui tiennent le pays. La théorie du complot massif permet souvent de justifier l'absence d'implication, et je me mets volontiers dedans, moi qui suis le premier à ne pas militer dans un parti ou un syndicat au nom des "tous pourris" et "ça ne m'intéresse plus" et "de toute façon, c'est plié d'avance". A force de dire que c'était plié d'avance et que de toute façon les jeux étaient faits, on a six Français sur dix qui ne se sont pas déplacés. Triste.
Sinon, pour l'anecdote, ben, comme souvent depuis que j'ai le droit de vote, je participe au dépouillement (sauf quand j'étais en Corse)... Ben, je peux vous dire qu'hier, outre le fait qu'on était très peu nombreux (et pas dérangés par les militants suspicieux qui vous foudroient du regard quand vous faîtes une erreur d'un bulletin comme si c'était le début d'une fraude massive), c'était vraiment "coton"... Vingt listes, avec des noms poétiques et à rallonge... On avait deux fois moins de votants que d'habitude et... on a mis deux fois plus de temps à dépouiller... Je suis sorti du bureau avec une légère migraine...
Sinon, outre la politique, ce week-end, "y avait sport". Je ne parlerai pas de la Formule 1, à laquelle je ne comprends rien (surtout avec la nouvelle formule, les écuries au nom de boissons énergisantes et le bruit des moteurs... pas très écolo, comme sport, d'ailleurs !), ni du tennis qui ne m'a jamais énormément emballé. Restait évidemment le rugby, la finale du championnat "Top 14", avec le "choc" Perpignan-ASM (je préfère écrire ASM que Clermont, c'est plus "historique" !). La plupart des "non-initiés" s'étaient exclamés, après la victoire de l'ASM contre Toulouse en demi-finale, que "c'était plié", "cette fois, ce serait la bonne"... Ils avaient tout simplement oublié qu'une finale se joue à deux et que peut-être les Catalans avaient également envie d'être champions de France (plus, probablement, que les Parisiens ou les Toulousains, "habitués" des sommets depuis une quinzaine d'années). Après une entame de match tonitruante, peut-être le plus mauvais cadeau qui soit pour les Auvergnats (très bien commencer un match, surtout en finale, peut s'avérer terrible car on se laisse endormir, on "gère" le score...), on a assisté à une fin de première mi-temps et un début de deuxième mi-temps particulièrement ternes, une espèce de "non match", puis les Catalans ont engrangé les points... Alors, bien sûr, au final, on retiendra Perpignan champion de France 2009. Mais il faut aussi retenir Montferrand finaliste pour la troisième année d'affilée. Il y aura également toujours cette légende autour de la "malédiction" de la finale du championnat... la dixième perdue pour les Auvergnats... C'est unique... Les Clermontois (quand ils perdent je préfère les appeler ainsi... c'est un clin d'oeil...) doivent apprendre à "vaincre le signe indien", non pas celui de la superstition, mais "apprendre à devenir des champions"... Pendant des décennies, le football français a connu ce complexe d'arriver aux portes du Paradis et de les trouver closes... Le rugby connaît aussi ce complexe, pour ce qui est des équipes nationales (voir la dernière coupe du monde !). Certains clubs sont "champions dans leur tête" avant de l'être sur le terrain. Clermont n'avait pas gagné la finale le soir du match contre Toulouse, juste le droit de la jouer... Samedi, ils sont tombés contre des joueurs pas meilleurs ni plus forts mais qui avaient peut-être un peu plus "faim".
En tout cas, 2009 sera l'année de la Catalogne ! En foot, Barcelone tutoie les sommets, nationaux et européens. Et, en rugby, donc, Perpignang est sacré champion de France. Chapeau bas.

mardi 26 mai 2009

Quand il devient plus dur de se taire que de parler...

Les mots... Trouver les mots... Eternelle obsession...

Voilà bien longtemps que je n'ai pas tenté d'écrire quelque chose de personnel, de vraiment personnel, de réfléchi, de pensé... sur ce petit blog sans prétention... D'aucuns parmi vous, fidèles lectrices, fidèles lecteurs, apprécient ce silence de "Superdoc"... Probablement parce que, comme dit le proverbe, "pas de nouvelles bonnes nouvelles". Certainement aussi parce que ça n'est jamais très évident d'avoir un ami qui "ne va pas bien"... Je me suis plus d'une fois retrouvé dans la position du confident (notamment auprès de ces dames du temps où j'étais célibataire... j'étais le confident idéal !) et on ne sait jamais trop quoi répondre au désarroi voire au désespoir et parfois tout simplement aux interrogations de l'autre. Et puis, comme plusieurs personnes me l'ont plusieurs fois fait remarquer... je leur "balance" mes histoires, mes soucis, alors qu'ils ont les leurs et forcément c'est une agression caractérisée dans l'espace intime...

Et puis, il y a le silence. Le silence... Le silence peut-être tellement réparateur et salvateur qu'on en a composé de sublimes chansons : "Words of Silence" de Simon & Garfunkel ou le véritable hymne religieux "Enjoy the Silence" des Depeche Mode.

Quand on a passé tant d'années dans "le bruit et la fureur" (titre d'un fameux roman de Faulkner que je n'ai pas lu), un peu de quiétude est la bienvenue. Mais vient un temps où le silence est pesant. Pis, il est assassin. Assassin pour soi, assassin pour les autres, assassin pour le monde... A force de se taire, on accepte tout. Je sais, j'apprends depuis des années, et bien avant que je ne commence une thérapie, qu'il y a les cinq fameuses phases à toute "mauvaise nouvelle" : refus, colère, marchandage, dépression, acceptation. Et c'est un fait qu'on finit par accepter, pour pouvoir continuer à vivre... Bien sûr. Mais si on perd la colère c'est qu'on est déjà mort. Mort émotionnellement, s'entend. Oh, on peut donner le change socialement et faire croire que tout va bien. D'ailleurs, tout va bien. Mais on n'est plus qu'une marionnette dans le monde...

Par ailleurs, j'ai constaté qu'à force de me taire j'en perdais l'usage des mots... Bon, je peux toujours parler à voix haute et intelligible mais c'est un fait que je ne sais plus écrire comme avant... Je suis rouillé. Dommage ou pas, c'est un vrai effort pour moi d'essayer d'enchaîner les phrases sans sombrer dans la surenchère ou la fadeur...

Colère... Je parle de colère... pourquoi ?

Parce que je suis toujours en colère. J'ai, bien évidemment, accepté la mort de ma mère. Il n'y a pas le choix. C'est le "travail de deuil" comme on dit. La plupart d'entre nous sont passés par là et tous nous connaissons un jour ou l'autre la perte d'un être cher. Chacun réagit différemment. En en parlant avec des amis, parfois plus âgés, je suis frappé de constater combien le souvenir et la peine sont vivaces de longues années après. Le temps ne fait rien à l'affaire... Il permet de vivre voire de survivre mais les histoires d'oubli, de cicatrisation, etc... En même temps, c'est "rassurant" : on se dit qu'on laissera des souvenirs à celles et ceux qui nous survivrons.

Pour ma part, après ces généralités, je dirai que j'ai repris goût à la vie. Je ne fréquente plus les hôpitaux depuis six mois... J'ai bien dû, il y a quelques semaines, pour des raisons professionnelles, accompagner des collégiens à la Maison de retraite du coin pour une "rencontre intergénérationnelle"... Et j'avoue que j'ai eu un temps de frissons et d'appréhensions et, finalement, tout s'est bien passé.

N'empêche. Je ne peux toujours pas envisager de reprendre le théâtre. Je pense trop à ma mère qui m'a donné cette passion (et précisément l'amour des pièces de Molière !!). Je suis arrivé à mettre des collégiens en scène de nouveau (notamment lors de cette sortie maison de retraite où je leur ai fait répéter des sketchs) mais je ne m'imagine pas avant longtemps "remonter sur les planches". C'est pas grave. Je ne manquerai à personne. N'empêche. C'était un plaisir tellement savoureux que celui d'avoir le trac...

Par ailleurs, je peux parler librement de ma mère sans sentir les larmes monter à mes yeux. Par contre, si mes journées sont sereines, mes nuits le sont moins. Depuis quelques semaines, il n'est pas un matin où je ne me réveille sans avoir rêvé de ma mère... Je peux parler de la maladie d'Alzheimer à peu près sereinement. N'empêche que, rapidement, la colère l'emporte quand je vois qu'aux yeux du plus grand nombre, médecins y compris, c'est toujours une "maladie de vieux" (donc inutile de faire des efforts pour la recherche...). Heureusement, un livre vient de paraître, bouleversant témoignagne d'une femme d'une quarantaine d'années : "J'ai peur d'oublier" de Fabienne PIEL. Elle est atteinte d'Alzheimer depuis plusieurs années, elle sait ce qui l'attend... Elle raconte les médecins qui ont hésité entre mille pronostics... J'ai repensé à ma mère... Pour elle aussi, au départ, on a parlé de dépression. Ensuite, une fois la maladie pronostiquée, ma mère a encore passé plusieurs années sans aucun traitement, pas même d'anti-dépresseurs d'ailleurs... Au début, la maladie n'était même pas reconnue par l'Education nationale. On peut être "Aloïs" et enseigner... Une association est en train de se monter : "La Vie sans Oubli", pour sensibiliser l'opinion publique au fait que cette maladie peut toucher des personnes jeunes.

Parfois et même souvent, je suis également en colère contre l'institution hospitalière qui a laissé ma mère s'éteindre, parce que l'on ne pouvait plus rien faire... A force de ne plus être nourrie elle ne pouvait évidemment plus que s'éteindre... Elle a perdu une trentaine de kilos en trois mois... Comme ça, un lit a été libéré plus vite ? Je sais, c'est odieux ce que j'écris. Peut-être. Mais j'ai tellement entendu ces derniers mois des témoignages d'amis me racontant pour leurs proches des situations totalement scandaleuses et ubuesques dans les hôpitaux et les maisons de retraite... A propos de maisons de retraite... Un livre à signaler : "Maman, est-ce que ta chambre te plaît ? Survivre en maison de retraite" de William Réjault. C'est un constat terrible. Bien sûr, il ne faut pas généraliser. En outre, comme dans de nombreuses autres institutions, la majorité du personnel est très dévouée. Mais les moyens ne suivent pas. Les personnes ne sont pas formées. Un "Aloïs" de soixante ans ne se traite pas comme une personne âgée dépendante mais sereine dans sa tête...

Alors, bien sûr, je suis en colère contre la politique de santé, totalement tournée vers la rentabilité, les profits immédiats, les économies conséquentes... J'ai beau, depuis un an, notamment dans le cadre de ma thérapie et aussi par penchant naturel, jouer les "retirés du monde", en prétendant que l'actualité ne me touche plus, que je ne suis plus "révolté" politiquement. N'empêche. J'ai parfois envie de crier. Je sais, c'est totalement puéril. En outre, comme dirait ce cher Lénine : Que faire ?!

Je ne me sens pas apte à m'engager politiquement ni même syndicalement... J'ai le plus grand respect pour les militants qui consacrent du temps et de l'énergie dans l'action. Je ne peux que regarder, râler et éventuellement avoir un sursaut citoyen occasionnel. Je fais partie de la "masse silencieuse"... J'avoue être consterné par l'évolution de notre pays, de plus en plus quadrillé, fliqué, ultra-libéralisé et j'en passe... Sans parler de la paupérisation croissante d'une grande partie de la population qui n'a aucun espoir d'une "vie meilleure" pour ses enfants... En même temps, le mot même de "révolution" me fait peur. D'abord, parce que la Révolution dévore toujours ses enfants et que si on sait quand elle commence on ne sait jamais quand elle s'achève. En outre, je sais aussi que, du fait que je suis fonctionnaire d'Etat, donc un "privilégié" (de par mon statut et de par mon salaire), je serai peut-être du "mauvais côté" le jour des purges, des barricades et des lynchages... La France des propriétaires sera la cible de choix pour la France sans le sou... Les politiciens et les banquiers, eux, auront largement eu le temps de placer leurs billes à l'étranger et de bien se planquer... en attendant de revenir pour proposer leurs services une fois les événements apaisés...

Et puis, qui dit "révolution" dit "réaction"... Le contre-coup peut être encore plus violent. En 2005, lors des "émeutes" de banlieue, on avait eu droit à "l'état d'urgence"... Imaginez, dans la France de 2009, la répression policière après quelques journées "chaudes"... Quand on voit que le simple fait d'avoir en sa possession des exemplaires du livre "L'insurrection qui vient" (attribué par la police à Julien Coupat, le "terroriste" de l'ultra gauche en détention préventive depuis des mois...), ce simple fait peut entraîner des poursuites judiciaires. Quand on voit qu'au nom de la défense du droit d'auteur (que je suis le premier à défendre, c'était même une de mes questions au CAPES !) on va introduire des "mouchards" dans tous les ordinateurs... D'ailleurs, la "mise sous coupe électronique" de la société est en marche : voiture repérable par satellite, personne repérée par son téléphone et/ou son ordinateur, puces partout... Tant qu'on est en démocratie et avec des dirigeants à peu près bien intentionnés, "tout va bien"... Ensuite... C'est une autre histoire.

Ok, je suis parano, j'ai trop lu de romans de S.F. N'empêche. Attention à ne pas jouer avec les nouvelles technologies appliquées à la sécurité la politique de l'autruche en répétant "jusque là tout va bien" et "c'est le progrès"... Le mot progrès ne veut rien dire intrinsèquement. La "religion du progrès", comme toutes les autres religions, j'ai un peu tendance à m'en méfier...

La religion... Autre motif de colère... Colère muette tellement elle est forte, à l'égard de "ma" religion que je ne reconnais plus ? D'aucuns, notamment mes amis athées et anti-cléricaux, diront que j'ai enfin ouvert les yeux sur une évidence : le Catholicisme est une religion réactionnaire, rétrograde et antiféministe. Comme dirait l'autre à propos de Lénine... je peux m'exclamer : Jésus, reviens ! Regarde ce qu'ils ont fait de ton message ! En même temps, à force de se dire que les autres n'ont rien compris, ne risque-t-on pas de sombrer dans le sectarisme et la tentation de fonder sa propre religion ? L'alternative, alors, est peut-être de grossir les rangs des "sans religion"... Sans religion et peut-être même sans Dieu ? Qui sait ? Je suis tellement en colère contre Dieu... Il paraît que quand on est en colère c'est qu'on croit encore en Lui... Peut-être ? Qui sait ? On dit que les plus grands saints, les plus grands mystiques, de quelque religion que ce soit, ont eu des grands moments de doute et de colère. N'empêche. L'idée même qu'une religion aurait "la" Vérité me fait très très peur. Et les autres ? Ils ne seront pas "sauvés" ? Et quelle est la "bonne" religion ? Qui a raison ? Qui peut oser prétendre avoir raison ? "Et si en plus y' a personne" comme le chante si bien Alain Souchon ?
Oui, je l'avoue, depuis quelque temps, j'ai peur d'avoir perdu la foi... S'émanciper des religions, avoir un regard distant à l'égard de sa religion et donc prendre du recul quant à sa propre pratique religieuse... Pourquoi pas ? C'est un peu "grandir"... Après tout, le Catholicisme, c'était la religion de ma mère, et la lecture passionnée de la Bible une marotte de mon père ces dernières années. Mais une fois devenu grand qu'est-ce qu'on fait ? Toujours la même question ! Je suis en colère contre Dieu, je ne le comprends pas. J'étais en colère à 17 ans. Et ça avait un sens, "parce que j'étais jeune". Je pensais que ça me passerait. Pendant de longues années, ces années oubliées où je m'étais un peu oublié et retiré du monde, je ne pensais pas à Dieu. Puis j'ai eu de nouveau une pratique religieuse, ce qui ne veut pas dire que je pensais à Dieu. Maintenant que j'ai laissé tomber toute pratique religieuse, je me retrouve de nouveau devant ces questions insondables sur l'existence de Dieu et le sens à apporter à sa vie, à toute vie. La vie a-t-elle un sens ? Et si elle n'en a pas, comme sont amenés à le penser un certain nombre de philosophes, si la vie n'a pas de sens, vaut-elle d'être vécue ? Les animaux, les plantes vivent sans se poser de questions. Devons-nous faire de même simplement parce que nous sommes vivants ?
Dimanche, c'est la Pentecôte, le jour, selon la tradition chrétienne (et pas seulement catholique !!), où "l'Esprit Saint" est descendu sur les Apôtres... Si l'Esprit Saint venait à me visiter je ne dirais pas non. Qui sait ?! En même temps, et c'est d'ailleurs un argument souvent entendu de la part des athées, des psys mais aussi des tenants des "religions déjà en place", le fait même de croire n'est-il pas la preuve d'un dérangement manifeste ? d'une névrose voire d'une psychose schizophrénique ? Et on en vient à la psychiatrie et à son cortège de maladies... A force de dire que tel ou tel comportement est "déviant", contraire à la santé mentale, on finit par se dire qu'on est complètement "fou"... Moi, par exemple, j'ai besoin d'ordre et de calme : psychorigide ? J'aimais (et j'espère pouvoir un jour de nouveau pratiquer...) "monter sur scène" : exhibitionnisme ? Je suis fan de Star Wars et d'Indiana Jones sans parler de James Bond : preuve que je suis un adolescent attardé qui se refuse à grandir et se réfugie dans un "univers débile" ? En même temps, si on doit enfermer tous les gens qui ont une "passion", va plus y avoir grand-monde en liberté. Au fait... le mot "passion", en latin, et avant en grec, signifie "souffrance"... On parle de la "Passion du Christ"... On est loin de la passion du chocolat ou des timbres de Monaco !!
Qu'est-ce que la normalité ? Sommes-nous tous fous ? Pour rebondir sur la politique et sur la S.F., n'oublions pas que dans les régimes totalitaires, l'un des moyens les plus sûrs de "faire taire" les opposants était de les déclarer "fous" et de les enfermer de longues années dans des hôpitaux psychiatriques bien plus hermétiques que des prisons... Ces derniers temps, on a entendu des hommes politiques dire d'autres hommes politiques (ou de femmes...) qu'ils étaient fous, qu'elles avaient perdu le sens commun. Tout en étant extrêmement reconnaissant à la psychiatrie de m'avoir sauvé la vie, là aussi, prudence, pas de religion établie ! L'utilisation de la psychiatrie à des fins politiques, sociales, religieuses... Attention danger ! Le corps médical (je parle là des médecins et pas des personnels soignants !) n'a jamais été réputé pour être politiquement particulièrement progressiste. Le père de la psychanalyse, le bon petit père Freud, estimait que toute pratique sexuelle autre que la sienne (papa et maman ont un enfant) était forcément déviante et signe de névrose...
En parcourant les lignes qui précèdent, je me dis que j'ai été extrêmement bavard et confus (encore un signe de ma probable aliénation mentale ! je souffre de logorrhée, un trouble d'ailleurs caractéristique des bipolaires...)... En colère et confus peut-être parce que ma colère est elle-même confuse dans un monde qui est également confus et complexe... N'empêche. Il me fallait coucher cette colère sur le papier... euh... la retranscrire sur un écran d'ordinateur... Pourquoi ? Pour la mettre en mots, pour la communiquer, pour la partager. Ne plus rester à l'isolement, à l'écart du monde qui gronde.

mardi 19 mai 2009

Star Wars à Cusset : avant et après...

AVANT
C'est l'expédition ! Dans la grande malle magique se trouve l'uniforme de Scout-Trooper de Laurent...

*
* *
APRES ↓
Le retour des héros... Quelques heures plus tard... Toujours la malle mais également quelques emplettes... Ah ! Le Faucon Millenium !... [private joke entre Laurent et moi...]


Le samedi 2 mai 2009, c'était donc le grand jour : la 11ème Convention Star Wars de Cusset... Un rendez-vous que Jean-Michel, Laurent, Théo et moi-même ne manquerions pour rien au monde ! Et cette année Fabrice fait partie de l'aventure...
Notre première convention, c'était en 2005... Nous étions restés un peu plus d'une heure. En 2006, nous passames trois heures délicieuses, c'était l'année où l'invité était Anthony Daniels, alias C3PO (ou Z6PO dans la V.F. de la trilogie centrale...), qui régala l'assistance de ses bons mots, de son humour et de ses nombreuses anecdotes. En 2007, nous restames plus d'une demi journée. La même année, en juillet 2007, nous participames également à la Convention de Macon où nous avons rencontré David Prowse himself, alias Darth Vader (Dark Vador en V.F.). En 2008, année de Peter Mayhew alias Chewbacca, je n'ai pas participé à l'aventure... Année noire pour moi... dépression et tout le tremblement...
Je n'aurais manqué l'édition 2009 sous aucun prétexte ! D'autant que, cette année, Laurent a décidé de franchir le pas et d'acquérir un costume de Scout-Trooper (pour les non-initiés : les soldats impériaux qui sévissent sur la lune d'Endor dans "Le Retour du Jedi"). Nous avons donc passé une grande partie de la journée du 2 mai à l'Espace Chambon de Cusset, au milieu des fans, des maquettes, des affiches, des bandes desssinées... Une très agréable journée au coeur d'une galaxie pas si lointaine que ça et tellement chère à notre coeur...
Star Wars... Pour ma part, je suis un "accro" de la Saga de George Lucas depuis un certain jour de 1980 où j'avais découvert "L'Empire contre-attaque", qui reste encore mon épisode préféré, et plus largement un de mes films préférés et probablement la plus belle partition de John Williams.
Quelques mois plus tard, je découvrais "Les Aventuriers de l'Arche perdue", un nouvel héros était né : Indiana Jones... Je me permets de terminer ce petit article en faisant référence à l'archéologue-aventurier car l'univers d'Indiana Jones est profondément lié à celui de Star Wars... d'abord à cause de George Lucas, l'inventeur de ces deux mondes, ensuite à cause de John Williams, ce metteur en musique si prolifique, et bien sûr à cause du grand Harrison Ford, qui démarra sa carrière dans "American Graffiti" (le premier succès public de George Lucas et la première production de Lucasfilm...) un peu par hasard puisqu'il était alors l'un des charpentiers de George Lucas...
Indiana Jones... Cette année, la Convention Star Wars proposait un stand entier réservé à mon héros préféré avec nombre des objets amassés par Indy au cours de ses aventures. Je mettrai prochainement en ligne quelques photos de ce stand fabuleux.
Pour l'heure, revenons à Star Wars !... Voici une première salve de photos. D'autres suivront d'ici quelques jours...

Boba Fett et moi...




Pour l'édition 2009, la Convention Star Wars de Cusset proposait comme invité de choix Daniel LOGAN, alias le jeune Boba Fett dans "L'Attaque des Clones"... Le jeune acteur néo-zélandais a été particulièrement disponible tout au long de la Convention, se prêtant bien sûr au jeu des photos et des signatures mais improvisant également notamment un duel épique devant l'Espace Chambon (où se déroule la convention de Cusset) avec quelques Jedis (j'ai filmé la scène : j'essaierai de mettre la vidéo en ligne prochainement sur le blog...). Je suis pour ma part très fier d'avoir désormais une photo dédicadée par celui qui deviendra le terrible chasseur de primes à la solde de Jabba le Hutt et qui lui ramènera le pauvre Han Solo dans la carbonite...

En direct de Tatooine sur Allier...


D'étranges créatures tout droit venues de la planète Tatooine rodaient du côté de Cusset début mai... Rappelons aux néophytes en Star Wars Attitude que Tatooine est la planète d'origine de la famille Skywalker mais aussi du terrible Jabba le Hutt (devenu le Forestier dans la malheureuse version française de "L'Empire contre-attaque"). C'est sur Tatooine qu'on trouve les cités de Mos Espa (connue pour son circuit de courses de Pods) et surtout de Mos Eisley, fameux repère de brigands et contrebandiers... C'est dans un bar de cette cité (ah... la fameuse scène de la Cantina et son orchestre jazzy...) que Luke Skywalker, accompagné de Ben Kenobi, fit la connaissance de Han Solo et de Chewbacca (alias Chiktabba dans la version française... oups ! on a échappé de justesse à Luc Courleciel...)... Bref, c'est là que tout a commencé...
Au fait, Tatooine est un nom qui vous dit quelque chose ? Normal... Il vient de Tataouine, ville tunisienne fameuse où les Français avaient installé un bagne au XIXème siècle... d'où la fameuse expression "Aller à Tataouine"... La langue française est très très Star Wars Attitude !! C'est dans la région de Tataouine que George Lucas tourna une grande partie de "La Guerre des Etoiles" et le nom l'inspira... On visite toujours les lieux du tournage où les fans vont se recueillir. Mes parents, lors de leur voyage en Tunisie, avaient pu voir ces endroits riches en histoire intergalactique...

La grande réconciliation !


I have a dream ! Un rêve de concorde entre les peuples de la galaxie... Fraternité entre Impériaux et Ewoks !... Vous me croyez fou ? utopiste ? galactiquement dérangé ? Pas du tout ! La paix est maintenant envisageable. Nous en avons eu la preuve le 2 mai dernier à Cusset. Tous les amateurs de Star Wars, et plus particulièrement du "Retour du Jedi", seront stupéfaits devant cette photo qui prouve que tout est possible !

Son nom est Trooper, Scout Trooper !!


Qui l'eût cru ? Nous pensions que Laurent s'était déguisé en Scout-Trooper... Que nenni ! C'était James Bond qui s'était déguisé... Nous l'avons reconnu à ses tics. Il devait probablement être en mission d'infiltration... Mais, alors, où est passé Laurent tout le temps de la Convention ? Mystère !!

Une love story intergalactique...


L'ordre règne !... dans la galaxie...

On entend dire de ci ce là que nous vivons dans un Etat policier... Certes. Certes. Nous sommes toutefois loin de ce que peuvent connaître les habitants d'une lointaine galaxie... La preuve par ces photos prises sur la planète Cusset un certain 2 mai 2009 (en l'an II de l'Empire galactique)...



2009, année de la 11ème édition de la
Convention Star Wars de Cusset,
organisée par Les Héritiers de la Force...

A bicyclette !...

Quand on partait de bon matin...
Quand on partait sur les chemins...
Les scout-troopers...
Y avait Jean-Mi, y avait Laurent...
Y avait Fabrice et Jean-Fran...
Et puis Théo...

Laurent se prépare au Tour Intergalactique 2009 !...

Nature morte intergalactique...

Elle est pas pleine de poésie, cette photo ?! Probablement un peu surréaliste également !!

jeudi 14 mai 2009

L'inventeur du rugby...


Mon envoyée spéciale à Menton, ma cousine Françoise, vient de m'envoyer un nouveau petit reportage photographique... La tombe du grand William Webb Ellis... l'homme qui a "inventé" le jeu de rugby. Selon la légende, un jour de 1823, lors d'un match de football (dont les règles n'étaient alors pas clairement établies) à l'école de la ville de Rugby, le jeune William qui n'en pouvait plus de ne pas trouver le chemin du but à cause des défenseurs adverses regroupés en paquets, William décida donc de prendre le ballon dans ses mains et de l'emmener derrière les poteaux, marquant ainsi le premier essai (qui donne le droit de marquer une transformation et qui pendant longtemps n'était pas lui-même récompensé par des points alors qu'il est depuis devenu le symbole même du jeu de "football-rugby") de l'histoire du rugby. William Webb Ellis deviendra par la suite pasteur et finira ses jours sur la "French Riviera", plus précisément à Menton... La Coupe du Monde de Rugby (qui fut jouée pour la première fois en 1987) porte le nom de ce cher Bill...

lundi 11 mai 2009

La Belle Iloise attaque la Côte d'Azur !

L'empire de La Belle Iloise s'étend chaque jour un peu plus !... Ainsi, depuis peu, une nouvelle boutique vient d'ouvrir à Menton... Voici deux photos prises par ma cousine Françoise, mon envoyée spéciale sur place... La Belle Iloise n'a pas choisi Menton par hasard pour y implanter sa 46ème boutique. En effet, dans les nouvelles recettes proposées par la fameuse conserverie de Quiberon, il y a l'émietté de maquereau aux herbes et au citron de Menton... Ah ! les citrons de Menton...
Ce petit article est donc à la fois un clin d'oeil à une passion gastronomique pour La Belle Iloise (que Valérie m'a fait découvrir il y a un peu plus d'un an...) et un petit bonjour à Menton, cette ville que ma mère aimait tant, cette ville où vivent mes cousines et mon cousin.
Menton... la ville célèbre notamment pour sa Fête du Citron... Menton où fut tournée une scène de "Jamais plus Jamais", le James Bond non officiel interprété (une ultime fois !) par Sean Connery au début des Années 1980... Menton qui voit également l'épilogue du film très émouvant de Nanni Moretti "La Chambre du Fils"... Je ne peux jamais m'empêcher d'incorporer des références cinématographiques, y compris à des articles gastronomiques... Je suis incorrigible !
J'oubliais... Menton est également la ville où repose ce cher William Webb Ellis, l'homme qui selon la légende inventa les règles du rugby il y a bientôt deux cents ans... Le rugby et le citron... indissociablement liés puisque qu'on appelait jadis la mi-temps les "citrons" car le seul produit dopant (euh... stimulant...) autrefois autorisé sur le gazon était notre cher agrume...


mardi 5 mai 2009

Des valeurs très très sûres !

Bon, on s'amuse comme on peut quand on découvre son nouveau téléphone mobile avec appareil photo et vidéo... Quelques "essais" pris le 6 avril 2009... 6 avril... les plus malins d'entre vous auront noté que c'est la date anniversaire de la Néo-Décadence, mouvement hautement improbable créé par votre serviteur sur les pentes du Vésuve en 1988... It was a long time ago but not in a galaxy far, far away... A ce propos... Très prochainement, en ligne, quelques photos de la convention Star Wars de Cusset à laquelle votre serviteur a eu l'insigne honneur de participer, le samedi 2 mai, en compagnie de Laurent alias le scout-trooper du Bourbonnais, Théo, Jean-Michel et Fabrice... Une belle épopée intergalactique !

Le drapeau : "Testa Mora"...
Je n'écrirai pas que c'est le plus beau drapeau du monde, même si je le pense fortement. Ce drapeau, à l'origine drapeau de l'Aragon et avec le bandeau sur les yeux, est devenu "officiel" en Corse au XVIIIème siècle avec l'éphémère royaume de Théodore de Neuhoff et surtout la république de Pasquale Paoli... Ce drapeau ne me quitte plus depuis mon année à Ajaccio (en 1995-1996) et je l'avais déjà dans le coeur quand j'étais enfant. Ce drapeau trône fièrement dans mon salon, il a accompagné mes différents appartements depuis 1996. Je l'ai sorti une fois, fin 1998, pour un concert des Muvrini à la Maison des sports à Clermont-Ferrand...

L'espion qui ne meurt jamais
Petit clin d'oeil à James Bond alias double zéro sept... Mon espion préféré, of course ! D'ailleurs, en ce moment, je suis en train de revoir toute la collection... C'est l'occasion de parcourir plus de quarante ans d'histoire du cinéma et aussi de la musique de film... Les génériques sont d'ailleurs chaque fois très révélateurs de leur époque... après un "Docteur No" bon enfant sans trop de moyens, "Goldfinger" le premier Bond vraiment abouti (et déjà plus vraiment un film d'espionnage...) avec pré-générique haletant, générique accompagné d'une chanson-tube et tout et tout, "Thunderball" ou quand Bond devient aussi splendidement ennuyeux, "Live and let die" et la fabuleuse chanson de Paul Mac Cartney, "L'Espion qui m'aimait" et "Rien que pour vos Yeux" (les débuts de Carole Bouquet !) qui nous rappellent que Roger Moore fut aussi un excellent Bond, de même que Timothy Dalton dans "Tuer n'est pas jouer" et bien sûr Pierce Brosnan dans "Demain ne meurt jamais"... J'ai personnellement un faible pour le générique de "GoldenEye", chanson entêtante de Bono et The Edge sublimement interprétée par Tina Turner avec des images qui accompagnent la fin de la Guerre Froide et la mutation du plus célèbre des agents secrets. Visuellement, l'un des meilleurs génériques est celui de "Meurs un autre jour" où Bond est torturé par les Nord-Coréens qui sont vraiment très très méchants... Hélas, le film se gâte ensuite et même la courte apparition de Madonna ne suffit pas à faire oublier sa calamiteuse chanson. Et puis il y a les deux génériques cultissimes : "Au Service secret de Sa Majesté" et "Casino Royale"... les deux films où Bond tombe vraiment amoureux...
Et, d'ailleurs, dans les romans, Bond est un personnage complexe... Il boit et fume beaucoup, il a des états d'âme, il est impulsif et menace régulièrement de démissionner, il est parfois éconduit par des femmes... Les romans sont plus "réalistes" que les films et proposent un univers plus sombre... Romans ou films, je "baigne" en tout cas dans l'univers Bond avec délectation... C'est un excellent moyen de s'évader, de voyager, de se détendre...


Autoportrait (sans commentaire !!)


Je vous présente mon salon, un lieu hautement habité par le cinéma, la musique de film, Star Wars, James Bond, Indiana Jones et les autres... La Force y est puissante !

Instant clermontois...

Trois photos prises début avril, lors d'une petite journée "shopping" à Clermont en compagnie de ma douce et tendre... l'occasion de faire la tournée des magasins de thés et des libraires d'occasion et de retrouver un peu l'air de la capitale auvergnate où Valérie et moi avons passé quelques années estudiantines (évidemment, à l'époque, on ne se connaissait pas...), même si la place de Jaude a bien changé depuis l'arrivée (ou plutôt le retour !) du tramway...
A noter que ces photos ont été prises avec mon téléphone portable... et j'en reviens toujours pas de la qualité obtenue... Merci à Françoise pour m'avoir conseillé pour ce nouveau téléphone !!



lundi 30 mars 2009

La musique de film est en deuil

Triste nouvelle : l'immense Maurice JARRE est mort, compositeur notamment du "Docteur Zivago", de "Lawrence d'Arabie" et plus récemment de "Ghost", "Witness" ou "Le Cercle des Poètes disparus"... Il a bercé toute ma jeunesse (toute ma vie !) de ses musiques extraordinaires. C'est l'un des plus grands compositeurs de musiques de films qui vient de s'éteindre... Et il était français !! Il avait d'ailleurs commencé par accompagner les films de Franju de ses musiques avant de partir pour Hollywood où il devait collaborer notamment avec David LEAN. Pour le côté people, c'était le papa de Jean-Michel Jarre.
Bienvenue au paradis des mélomanes et des cinéphiles !!

vendredi 27 mars 2009

Les trentenaires...

Juste un tout petit additum à mon précédent texte où j'évoquais les trentenaires, mes amis que je ne serai pas fâché de quitter, "au plus tôt ce sera le mieux", histoire d'être un petit jeune parmi les quarantenaires... Je me permets juste d'ajouter cette phrase descriptive, boutade gratuite et méchante envoyée à une collègue, comme moi donc documentaliste et comme moi trentenaire...
Mais, bon, avant même que je leur en parle, chaque année, le journal qu'ils [mes collégiens] préfèrent lire cette semaine [La Semaine de la Presse, qui a lieu tous les ans fin mars...], c'est le coin-coin [Le Canard Enchaîné, bien sûr]... Ils sont malins, nos collégiens ! Plus que notre génération lobotomisée, bobo au possible et qui a voté massivement Sarko puis maintenant fait grève contre lui... notre génération abrutie de télé-réalité, de porno sur internet et de gavage de musique et de films en peer-to-peer... notre génération qui est la mère de celle que nous avons au collège...
Je suis dur ? Peut-être. Excessif ? Probablement. Réaliste ? A vous de voir...