mercredi 2 décembre 2009

Le château de Mont-Orgueil

Le magnifique château de Mont-Orgueil (un nom qui en jette, non ?!) est situé sur la côte est de Jersey et il domine le village de Gorey... Sa construction remonte au XIIIème siècle et il fut longtemps considéré comme invulnérable du fait d’être entouré par la mer sur trois côtés. Mais l’invention de la poudre à canon amoindrit son rôle au profit du château Elisabeth (Elisabeth Castle) au large de Saint-Hélier au XVIIème siècle.




La baie de Gorey
[Après l'article intitulé "2 décembre", vous trouverez d'autres articles consacrés à Jersey ainsi que plusieurs articles consacrés à Guernesey...]

2 décembre 2009

Comment donner un titre à l'article qui va suivre ? Dans trois jours, celà fera un an que ma mère est morte... Un an déjà. Je ne vais pas employer le mot "anniversaire" car je le trouve indécent et déplacé. Je ne vais pas non plus vous embêter avec mes états d'âme. Outre qu'ils ne regardent que moi, je n'ai plus ni le besoin ni l'envie de m'épancher "publiquement" par le biais d'un blog... Une psychothérapie depuis bientôt deux ans, la vie en couple depuis un an et demi et aussi un lent et profond cheminement font que je ne pratique plus "l'introspection en ligne" comme jadis.
J'ai néanmoins toujours un blog, bien sûr, qui me permet de vous faire partager mes souvenirs de vacances... Un "carnet de voyages" comme on dit de nos jours... Je suis actuellement en train de "mettre en ligne" les photos de notre séjour à Saint-Malo et dans les Iles Anglo-Normandes cet été.
Je pourrais aussi certes vous faire partager mes "coups de gueule"... J'avais rédigé l'autre jour un texte sur l'écologiquement correct, le technologiquement correct, un texte intitulé "Bienvenue dans un monde techno-écologi-correct"... et j'ai renoncé à le mettre en ligne... Je n'ai plus envie de bavasser sur mes contemporains et sur moi-même. D'ailleurs, qui suis-je pour "juger" le monde alentour ? Et j'avoue que j'en ai assez d'avoir toujours une vision critique et négative de tout et du reste. Un peu d'optimisme ne fait pas de mal... Mais, bon, si d'aucuns sont intéressés par le dit texte (qui ne reflète pas mon état d'esprit actuel), vous le trouverez sur les commentaires de mon blog... C'est un texte en colère d'un amoureux des livres qui craint la disparition soi-disant nécessaire des livres, jugés rétrogrades, polluants et peut-être bientôt nuisibles... au profit du "e-book"...
Mais passons. 2 décembre 2009. Il y a tout juste un an, j'écrivais un texte intitulé "Le temps de l'attente" :
Un an est passé... Le temps du "travail de deuil"... Comme cette expression me déplait, vous pouvez pas imaginer ! Ce n'est pas un travail... Non, je préfère l'expression (tellement mitterrandienne) : "Il faut laisser du temps au temps". Oui, c'est celà. Le temps qui n'efface pas la peine mais la rend supportable, tolérable, vivable. De toute façon, on n'a pas le choix. Ou l'on s'enfonce dans la tristesse et la déprime ou l'on continue à vivre. Et vivre, ce n'est pas survivre. C'est avoir des projets, des amis, des passions... Je ne dirai pas que ma vie fut "globalement souriante" ces derniers mois... Bien un petit coup de déprime de ci de là. Mais j'essaie de "positiver", d'aller de l'avant, de regarder le monde avec un oeil un peu plus bienveillant, un peu moins cynique et désabusé, lucide et sans illusion certes mais également un peu candide et émerveillé parce que la vie est décidément trop courte pour passer son temps à tirer une tronche de quatre mètres de haut... Non, c'était pas ça, l'expression de ma mère... Elle, elle nous reprochait, à ma soeur et à moi, quand nous traînions des journées entières de nos vies d'adolescents désoeuvrés à travers la maison, elle nous reprochait de, je cite... "errer comme des âmes en peine"... On reconnaît là la prof de lettres classiques !
J'avais écrit, quelques jours après le décès de ma mère, un texte biographique. Vous pouvez, si vous le désirer, le relire :
Par ailleurs, je n'oublie pas cette fichue maladie d'Alzheimer, et "les maladies apparentées", ces saletés de maladies neuro-dégénératives, qui ne sont pas des "maladies de vieux" comme nous avons tendance à le croire (et c'est même "rassurant" de se dire que c'est des "maladies de vieux", on se dit qu'on ne risque rien... que c'est "dans l'ordre des choses")... Je rappellerai que ma mère a été diagnostiquée à l'âge de 57 ans et elle s'est éteinte dans sa 64ème année...
Je n'oublie pas cette saleté de "cancer du cerveau", cette horrible bestiole qui vous bouffe de l'intérieur, s'attaquant à nos "petites cellules grises" de façon aléatoire... puisque l'un oubliera d'abord les noms de ses amis d'école primaire, un autre le chemin pour aller bosser et un troisième les gestes nécessaires pour effectuer des petits travaux ménagers... Mais, au bout du chemin, c'est la dégringolade, la lente et inexorable déchéance, le regard des autres qui change... C'est l'humiliation au quotidien parce qu'on ne peut plus se laver, s'habiller, se nourrir... Et puis c'est la subtile désintégration sociale entretenue particulièrement par le corps médical qui nous dit que "le malade est dans son monde"... Non, messieurs les pontes en blouse blanche, désolé, mais ma mère était "là", et bien là, parfois un peu dans le brouillard, surtout à la fin, mais elle était pleinement consciente d'être diminuée et malade. C'est "rassurant" de se répéter que le malade est dans son petit univers mais ça l'est beaucoup moins quand on prend conscience que cet univers est peuplé des fantômes du passé, d'angoisses de plus en plus présentes et de la certitude absolue qu'on déraille et qu'on ne peut rien y faire... On devient totalement prisonnier de son corps et de sa maladie.
Toutes les maladies sont terribles. Il n'y a pas de "compétition", comme certains tentent de le faire croire parfois, entre les maladies, les malades, les proches... Il ne devrait pas y en avoir. La maladie de ma mère n'a duré que sept ans et son agonie que deux ans... Comparé au calvaire des personnes ayant un proche gravement handicapé suite à un accident ou aux parents dont l'enfant souffre de troubles sévères... Je sais relativiser. D'autant que, pour ma soeur et pour moi, ce n'était pas une maladie de tous les instants. Mon père, lui, a vécu au quotidien, j'allais écrire au chevet de ma mère... Il serait le seul à pouvoir parler vraiment de ce que c'est que l'accompagnement... J'avais parfois émis des réserves quant au fait que ma mère restait "à domicile". Ses deux hospitalisations furent une catastrophe et son placement en maison de retraite a précipité son agonie... Elle n'a survécu que quatre mois dans une "institution spécialisée"... Je n'en tire pas de conclusion sur les maisons de retraite. La marraine de ma mère, bientôt centenaire, vit dans une de ces maisons depuis près de dix ans et tout va bien pour elle.
La maladie. La mort. Tout ça... Tout ça... C'est des sujets qu'on n'aime pas trop aborder. Moi le premier. Tendance à noyer le poisson si un collègue ou un ami venait à s'épancher. En même temps, soyons lucides... On va tous y passer. Il ne s'agit ni d'occulter ni de se complaire dans le morbide ou les commémorations... Il s'agit de vivre avec.
2 décembre... J'ai pas voulu attendre le 5 décembre pour écrire... Donc j'ai pris de l'avance... Et puis, bon, le 2 décembre, les amateurs d'Histoire le savent bien, c'est une date éminemment "napoléonienne"... on y trouve le meilleur comme le pire...
Je concluerai ce message par deux textes écrits "jadis" pour évoquer la maladie de ma mère...
Merci d'avoir pris quelques minutes pour me lire.
Bonjour chez vous.

Aloïs

Maman, chaque jour tu disparais un peu plus
Chaque jour, ton cerveau rétrécit
Et le monde pour toi n’est plus qu’un théâtre d’ombres.
La somme de tes peurs hante mes jours et mes nuits.
Comment pourrais-je t’aider ?
Comment même essayer d’écrire ce que je ressens ?
Tu te perds dans la maison et tu te perds dans ta tête.
Un jour prochain tu ne connaîtras plus mon nom.
En quelques mois ton état s’est terriblement dégradé.
J’étais revenu pour te retrouver et à mon tour je me perds.
Souvent, tu restes là, triste et désemparée,
Tu connais l’inéluctabilité de ton destin...
Sinistre compte à rebours :
Demain peut-être ?
Et tu commences à chercher tes mots
Et tu sens le vide sous tes pieds.
Le sentiment de chute est la pire des terreurs
Et cette araignée qui tisse sa toile dans ta tête
Dévorant chaque jour plus de neurones
Et se régalant avec ton âme...
Et la société s’en fout,
Tu n’as que soixante ans,
Elle est belle, la vie !
Mais pas pour toi, pas pour nous.
Maman, ne pars pas trop vite.
On a encore tant à vivre.

(2 novembre 2005)

Et un texte écrit par mon ami Johan...

L'oubli comme souffrance

Oh vie ! misérable vie,
Autour de toi tant de misère !
Le monde des hommes te semble différent
Monde d'injustices et de souffrances
L'éclair de l'oubli s'abat chaque jour
Et tu t'éloignes de nous, de toi
Ta mémoire se brise au contact des tiens
La vie se fait difficile
L'espoir se meurt
Enfermée dans ton silence
Ta flamme faiblit et s'éteint
Et sans un cri, en silence
La mort doucement vers toi s'avance...

(25 avril 2006)

mardi 1 décembre 2009

Un peu de Corse à Jersey...


Lors de notre virée anglo-normande, j'ai été surpris -notamment à Jersey- par toutes ces tours qui jalonnent le littoral... J'ai appris qu'on les appelait les Tours Martello (Martello Towers). Ces tours avaient un but défensif : prévenir les invasions des méchants Français, notamment lors des guerres napoléonniennes... Des tours défensives parsemant le littoral... Quiconque a visité la Corse fera vite le rapprochement... En même temps, je me suis dit que "je voyais la Corse partout", d'autant que la végétation et les paysages de Jersey avaient un côté méditerranéen certain (climat doux du fait du Gulf Stream).
En allant me renseigner plus avant sur internet, j'ai réalisé que je n'avais pas eu tort de faire le rapprochement entre les tours Martello et les tours gênoises qui ponctuent le paysage de la Corse... En effet, c'est à la suite du siège de la Corse et plus particulièrement de la tour de la Mortella (sur la côte est des Agriates) par les navires britanniques menés par Nelson en 1794, que les ingénieurs anglais décidèrent de construire tout un chapelet de tours pour protéger les côtes d'Angleterre et d'Irlande. Des tours Martello furent même édifiées dans plusieurs colonies britanniques, comme à l'Ile Maurice, au Canada ou en Australie...
Ainsi, une bataille acharnée au nord de la Corse donna le nom (quelque peu déformé : Mortella devenant Martello...) à tout un système de défense du littoral britannique... D'ailleurs, à ce propos, la Corse porte toujours les stigmates des canons de Nelson... à Mortella évidemment, dans le Nebbiu, mais aussi bien sûr dans le Cap Corse où la fameuse tour Santa Maria di a Chjapella (un endroit cher à mon coeur et où je me suis souvent baigné...) est à jamais marquée par les bombardements du redoutable amiral anglais qui laissa son oeil droit en Corse lors du siège de Calvi... Et toc !
Pour en savoir plus sur les tours Martello :
Et sur la tour de la Mortella :
Et pour revoir la tour Santa Maria di a Chiapella :

Bienvenue chez les Crapauds !!


Le crapaud... Les habitants de Jersey sont surnommés par leurs voisins des autres îles anglo-normandes "les crapauds" (à prononcer avec l'accent anglais, of course !!) car Jersey est la seule de ces îles où on peut trouver ces fameuses petites bestioles... De leur côté, les habitants de Jersey surnomment ceux de Guernesey les Anes (ou Donkeys)...
Il faut dire que l'inimitié entre les deux principales îles de l'archipel anglo-normand est ancienne. Elle a été exacerbée lors de la Première Révolution Anglaise (appelée aussi English Civil War), au milieu du XVIIème siècle. En effet, lors de celle-ci, Guernesey, comme la plupart des territoires de la Couronne britannique, s'était ralliée aux partisans de Cromwell contre la dynastie des Stuart.
De son côté, Jersey accueillit alors Charles, Prince de Galles, héritier au trône. À la suite de l’exécution de son père Charles Ier (car, on l'oublie souvent, les Anglais ont aussi coupé la tête à un de leurs rois... près d'un siècle avant les Français...) , le prince héritier fut proclamé roi sur la place du marché de Saint-Hélier le 17 février 1649. Jersey fut donc le premier pays à reconnaître le nouveau roi. Après la restauration de la dynastie en 1660, le roi Charles II montra sa reconnaissance pour l’abri offert par Jersey en offrant la masse en argent que l’on peut encore voir aujourd’hui aux séances de la Cour Royale de Jersey et des États de Jersey. George de Carteret, Bailli de Jersey, reçut des terres en Amérique du Nord et ce fut la fondation de l’état du New Jersey...

D'une île à l'autre...

Après deux journées et demi passées à Jersey, Valérie et moi avons repris le ferry, direction Guernesey... Mais il est clair que nous reviendrons à Jersey pour visiter l'île de façon un peu plus approfondie et notamment son zoo, Durrell Wildlife...

Elisabeth Castle, la forteresse qui protège le port de Saint-Hélier

Leaving Jersey...


Au large de la côte sud de Jersey...



A l'intérieur du ferry...

La traversée est assez rapide... Comptez une heure entre Saint-Malo et Jersey et également une heure entre Jersey et Guernesey sans oublier le décalage horaire puisque les Iles Anglo-Normandes sont à l'heure anglaise... Les ferries sont très confortables. A bord, outre un service de restauration rapide, on trouve une boutique, un bureau de change et un "duty free" puisque l'on se retrouve en eaux internationales... L'occasion, pour les amateurs, de faire le plein de parfums, d'alcools et de tabacs.
Bref, c'est la petite croisière bien sympathique, surtout qu'on a eu un temps plutôt (très) favorable... Je ne dis pas que j'aurais été si enthousiaste avec la mer démontée et avis de tempête sur la Manche...

mardi 24 novembre 2009

Petit tour de Guernesey...

Valérie et moi avons passé une journée et demi à Guernesey (les 8 et 9 août 2009)... L'île est plus "sauvage" et plus "nature" que Jersey... La conduite y est parfois assez rock'n'roll, y compris pour quelqu'un qui comme moi a conduit pendant six ans sur les routes de Corse... Cette île en forme de triangle rectangle (à peu près... on va pas chipoter !) est un petit bijou de tranquillité, de verdure, de pittoresque... Il est clair que nous y retournerons plus longuement, ne serait-ce que pour aller visiter les petites îles en face de Saint-Peter-Port [la capitale] : Herm et Sark (qui est la dernière seigneurie féodale d'Europe !!)...
Voici un fort bref échantillon de vues prises au cours de notre tour de l'île... Tour incomplet puisque nous n'avons pas eu le temps de voir les falaises du sud de l'île... Tant pis ! On reviendra... We'll be back !!

Petite église au détour d'un virage...
so british !
Sur la côte occidentale...

Plage "à l'anglaise" :
chacun son "home sweet home" !!

Certains se mettent à l'abri d'un ancien bunker...

L'île est hélas parsemée de bunkers,
autant de traces de l'occupation allemande :
les Nazis avaient fait des Iles Anglo-Normandes
leur bastion avancé sur la Manche...


Notre bateau privé...

La compagnie des îles...

Aurigny Airlines... ou la compagnie aérienne qui dessert les îles anglo-normandes, à savoir Jersey, Guernesey et donc Aurigny (en V.O. : Alderney) qui, chacune, bénéficient d'un aéroport international...
Aurigny qui est l'un de nos prochains projets de destination... C'est la troisième île de l'archipel anglo-normand. Alderney dépend du bailliage de Guernsey, au même titre que Sark et Herm (petites îles qui se trouvent en face de Guernsey), c'est l'île la plus septentrionnale de l'archipel, qui fait face à la pointe du Cotentin.
Aurigny, comme l'ensemble des Iles Anglo-Normandes, fut occupée par les Nazis pendant la Deuxième Guerre Mondiale. L'île fut alors transformée en véritable camp de travail et vidée de sa population civile. Parmi les prisonniers réquisitionnés pour oeuvrer à la construction de fortifications du Mur de l'Atlantique, il y avait des Russes, des Juifs Français, des Républicains Espagnols, etc...
Mais revenons à Aurigny... euh... Alderney... Je ne sais pas pourquoi, je rêve de passer une journée sur cette petite île de 5 km sur 3 et donc de m'y rendre par les airs... Ce sera l'occasion lors d'un prochain séjour à Jersey ou Guernesey puisque les liaisons sont plus que quotidiennes...


(photos prises à l'aéroport de Guernesey...)
(pour l'anecdote, le dit aéroport est situé
à proximité du lieu-dit "La Planque" !)

La croisière s'amuse !!...


Non... non... ce n'est pas le Pacific Princess qui mouille au large d'Acapulco... C'est néanmoins un chouette bateau de croisière, le Mona Lisa, au large de Guernsey, un dimanche d'août 2009...

La voix de son maître...


Une petite photo clin d'oeil prise à Saint-Peter-Port... HMV, "her master's voice", fameuse chaîne de magasins de disques anglo-saxonne... Car que serait un séjour en territoire britannique sans un peu de shopping musical ??... Aussi je dédicace plus particulièrement ce cliché à Gérard et à Fred Thé... et je pense à toutes ces enseignes... HMV, Our Price, Tower Records... où nous avons tous laissé pas mal de livres sterling...

Saint-Peter-Port

Quelques clichés de Saint-Peter-Port, la capitale et l'unique ville de Guernsey... Une charmante ville portuaire, avec une très belle façade maritime, un enchevêtrement de petites rues, un quartier d'affaires discret et nombres de commerces, boutiques de souvenirs et restaurants...


Castle Cornet

L'arrivée depuis le ferry...


Ici, les cabines téléphoniques sont bleues...


Une façade de pub...

Notre petit jardin privé...

Voici le charmant petit jardin réservé aux clients de la Guest House, appelée The Marton, où nous étions descendus à Guernesey... C'est l'occasion de souligner combien nous avons été charmés par la végétation luxuriante aussi bien à Jersey qu'à Guernesey, du fait notamment du micro-climat qui caractérise les Iles Anglo-Normandes : bien que situées dans la Manche, elles bénéficient du Gulf Stream qui leur apporte une certaine douceur, d'où des espèces végétales qu'on ne saurait trouver à une telle latitude, au point que parfois, au détour d'une route, nous avions l'impression d'être au bord de la Méditerranée, d'autant que nombre de lieux sont en français...
http://www.martonhotel.pandorahotel.co.uk/

Victor Hugo, l'exilé de Guernesey...

Guernesey est célèbre notamment pour avoir abrité pendant près de vingt ans l'un des plus célèbres écrivains français, j'ai nommé Victor HUGO. Notre cher poète national, auteur des "Misérables" et de "Notre Dame de Paris", avait fui la France après le coup d'Etat de "Napoléon le Petit" (Napoléon III) du 2 décembre 1851. Il avait séjourné dans un premier temps à Bruxelles puis s'était réfugié, de 1852 à 1855, à Jersey. Il en fut chassé par le gouvernement britannique en 1855 pour avoir injurié dans ses écrits la reine Victoria (il lui reprochait une visite diplomatique en France...). Notre cher grand auteur trouva alors refuge à Guernesey où il resta jusqu'à la chute du Second Empire en 1870. De 1856 à 1870, il habita la demeure de Hauteville dont il dirigea l'aménagement et la décoration (il avait du temps à tuer...). Après son "retour raté" en France, Hugo retourna à Hauteville House de 1873 à 1878, date de son "retour définitif" au pays... En 1927, la maison de Hauteville fut offerte par les héritiers du grand écrivain à la ville de Paris. Pour la (très) petite histoire, notre Guest House était située quelques dizaines de mètres au dessus de la résidence du grand Victor Hugo mais, je l'avoue, je n'ai pas été touché par la grâce littéraire...
Vous en saurez un peu plus sur l'exil de Victor Hugo par ce lien :
L'auteur du site a également réalisé une page expliquant les particularités des Iles Anglo-Normandes, baillages sous la dépendance de la Couronne britannique (pour les amateurs d'Histoire...) :

Bien entendu, on n'échappe pas à la
boulangerie-patisserie Victor Hugo !!
Victor Hugo a d'abord résidé à Hauteville Fairy, pendant quelques mois... Il y installa par la suite sa maîtresse, Juliette Drouet, avec laquelle il communiquait depuis Hauteville House par des signaux lumineux...


Faut voir à pas tomber dans le panneau !!

A Guernesey, Guernsey en V.O., on peut trouver tout un certain nombre de panneaux de signalisation riches d'une poésie certaine et dépositaires d'un certain humour dont les Britanniques sont particulièrement friands. Encore plus amusant... Du fait du "statut" particulier des Iles Anglo-Normandes (elles sont, en fait, la partie maritime du Duché de Normandie, rattachées à la Couronne britannique mais non membres de l'Union Européenne) et de leur histoire (comme leur nom l'indique, ces îles sont riches d'un passé et d'une culture et donc aussi d'une langue... et si l'anglais s'est peu à peu imposé depuis un siècle on trouve nombre de lieux en français et également parfois en normand...), du fait donc de leurs "particularismes", les Iles Anglo-Normandes recèlent des panneaux écrits en anglais mais aussi parfois un peu en "vieux françois"...





Une des caractéristiques de Guernsey (mais également de Jersey où le système est tout autre mais tout autant complexe) est la subtilité du système de stationnement...

lundi 23 novembre 2009

La conduite "à l'anglaise"...


La conduite à l'anglaise, c'est parfois tout un poème... en témoigne cette vidéo prise par Valérie à Guernsey le 9 août 2009...

The Little Chapel

Lors de notre séjour anglo-normand de début août, Valérie et moi sommes plus particulièrement tombés sous le charme de The Little Chapel à Guernsey... Un bien bel exemple de ce que d'aucuns appelleront "l'art naïf"...
Il s'agit d'une reproduction "miniature" de la grotte et de la basilique de Lourdes, réalisée par un moine français, Frère Déodat Antoine. Ce frère a réalisé, entre 1914 et 1923, cette chapelle... de 5 mètres sur 3 (elle pourrait accueillir un officiant et deux fidèles...), après deux échecs consécutifs...
La Petite Chapelle est admirablement ornée de coquillages, de galets et de fragments colorés de porcelaine soigneusement incrustés dans les murs et les plafonds.
Vous trouverez cette chapelle aux Vauxbelets ("les jolies petites vallées"), à l'entrée du collège de Blanchelande... C'est un endroit paisible et très agréable... que ce soit pour la méditation, la rêverie ou tout simplement un peu de quiétude...
Site internet dédié à The Little Chapel :