lundi 12 octobre 2020

La citation de la semaine...

 Allez, reprenons la bonne vieille habitude de la citation de la semaine (ou du mois ou du millénaire)...

« S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu’elle ne pratique pas l’humour noir, elle, la mort ? »

— Pierre Desproges, Les réquisitoires du tribunal des flagrants délires - Tome I

mercredi 16 septembre 2020

Un mercredi de septembre

 Et encore un mercredi, longue journée morne où je n'ai absolument rien à faire au boulot. Je m'ennuie... c'est peu de le dire ! Aucun travail, rien, rien, rien. Et à qui confier cette peur de ce vide qui m'assaille ? Je me vois mal dire à quelqu'un "j'en ai marre d'être payé à ne rien faire". Et pourtant c'est bien ce que je ressens. Ajoutons le bonheur du masque obligatoire et vous avez un tableau de moi-même, obèse de cinquante ans (ah ! on est loin de 2018), qui erre seul dans mon CDI en espérant que du travail va me tomber du ciel. En attendant, je tue le temps en regardant un peu FB et google actus. Mais c'est vite, très vite, lassant. Des collègues me suggéraient de lire. Pourquoi pas ? Mais je m'y refuse : je ne suis pas payé pour ça. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi je suis payé.

J'arrête de râler, j'arrête cette "introspection". Je vais essayer de trouver quelque chose à faire pour tuer le temps... A suivre.

mercredi 9 septembre 2020

Sortez masqués !


 

Ennui et peur du vide

 

Je m’ennuie et mon ennui me terrorise. Mais que faire ? L’introspection, j’ai déjà donné. J’aimerais avoir du travail à faire pour ne pas me retrouver des heures entières devant un écran d’ordinateur désespérément vide. J’ai peur du vide, du temps vide, de ma vie vide.

Aidez moi, mon Dieu, à donner un sens à ma vie. A combattre ce vide enivrant et obscène.


vendredi 4 septembre 2020

Un silence assourdissant

 J'ai décidé de me taire. Ah ! Enfin ! Le pire, c'est que tout le monde s'en fout. Qui passe encore jeter un coup d'oeil à ce blog ?! Maintenant, les gens vont sur "les réseaux sociaux" où le moins que l'on puisse dire est que la bienveillance est rarement de mise.

Non, sérieusement, après des mois, voire des années, un peu "compliqués" (deux passages aux urgences en quatre mois l'an dernier, dont l'un se finissant par un séjour d'une petite semaine en H.P.), j'ai envie de me taire et d'écouter les autres. J'en ai assez de l'auto-évaluation, des retours en arrière, de l'analyse du passé. En termes plus fleuris, je ne veux plus remuer la merde... Eh oui, c'est fleuri : je vous avais prévenu(e)s !

Au cours de ces années qui m'ont vu reprendre progressivement du poids et aussi me "suicider socialement", au moins jusqu'à un certain point, j'ai passé mon temps à tenter de comprendre "pourquoi". Maintenant, je jette l'éponge. Je me contenterai désormais de (sur) vivre.

J'avoue être fatigué et choqué de ces mois où j'ai perdu la plupart de mes amis ainsi que mes illusions sans oublier mes habitudes (addiction aux anxiolitiques...). Moi qui étais (re) devenu un "grand sportif" , je peux désormais à peine me mouvoir tellement je suis (re) devenu gros et gras. C'est triste. C'est la vie. Je ne vais pas me lamenter sur moi.

J'ai décidé de me taire.


mardi 7 janvier 2020

Une bonne et heureuse année twenty twenty !

A toutes et tous une bonne et heureuse année 2020 ! Et une bonne décennie ! Sans oublier la santé !

Je profite de l'occasion de vous faire suivre une bénédiction irlandaise transmise par mon ancien prof de grec :

Que la route s'ouvre à ton approche.
Que le vent souffle toujours dans ton dos.
Que le soleil inonde et réchauffe ton visage.
Que la pluie ruisselle dans ton champ et abreuve doucement ton jardin.
Que, jusqu'à notre prochaine rencontre, Dieu te garde dans le creux de sa main !

vendredi 6 septembre 2019

Rentrée !

C'est la rentrée et je n'ai rien à dire... Bon, ben, je vais quand même le dire...

Vous le savez, je suis croyant, je me considère même comme catholique, même si "je ne suis pas dans les clous" : je ne suis pas marié et je n'ai pas d'enfant mais, bon, pour le moment, "ils" m'acceptent encore. Je vois avec effroi arriver le débat sur la PMA, puis la GPA. Je n'ai pas spécialement d'avis tranché sur le sujet. A priori, je suis "contre la marchandisation des corps"... En même temps, une fois qu'on a dit ça, c'est comme quand on dit qu'on est "pour la paix dans le monde"... Tout ça ne mange pas de pain.

Non, j'ai surtout peur du retour de l'hystérie et des extrêmismes divers et (a) variés, comme au temps du débat pour le PACS, avec Mrs Boutin qui brandit une Bible à l'Assemblée (avant d'accepter le bouquet de fleurs de Laurent Fabius) puis surtout les manifs de "la manif pour tous" avec les slogans ouvertement homophobes et surtout les cris de singes à l'encontre de Christiane Taubira (surnommée "la guenon" par de bons paroissiens... triste...). J'étais tellement contre le mariage pour tous que le déferlement de haine et d'intolérance m'a fait réviser ma position... 

C'est comme la folie dévastatrice au moment de "l'affaire Vincent Lambert". Ce spectacle des parents et des avocats criant au meurtre provoquant chez moult français, y compris des catholiques pratiquants, la rédaction des directives "au cas où" pour ne pas se retrouver prisonniers d'extrêmistes de nos familles souhaitant nous faire "vivre à tout prix". Dans mon cas, je n'ai finalement pas écrit de directives. Je prie le Ciel pour m'épargner la décision de mon père (responsable légalement de moi... la seule fois que je lui ai donné une procuration de vote, il n'avait pas respecté mon choix... alors des consignes en cas d'accident...) et me faire rencontrer le Seigneur le plus vite possible. D'ailleurs, cet acharnement à vouloir faire "survivre" quelqu'un est paradoxal quand on croit à la vie après la mort. Mais on entre là dans un débat théologique. Tous les catholiques, visiblement, ne croient pas à la résurrection. (Je suis sciemment ironique. En même temps, le nombre de prêtres que j'ai entendu se lamenter en chaire que les fidèles croyaient de moins en moins à la résurrection...)

Enfin, bon, cet automne, on va nous ressortir tous les bons propos de "Sens commun"... Encore un intitulé qui m'agace comme, dans "l'autre camp", celui de "France insoumise". Comme si seules certaines personnes avaient gardé le sens commun ou étaient insoumis ou étaient républicains ou etc... S'accaparer ainsi un terme général est dangereux. Et ne parlons de Signor Salvini qui brandit son chapelet à tout bout de champ en traitant l'actuel Pape d'usurpateur... parce qu'il n'est pas italien et n'est pas nationaliste.

Mais, bon, le débat n'intéressera que les arrière-boutiques. D'autres débats, plus importants, vont arriver... comme celui des retraites et peut-être "le retour des gilets jaunes". Je vais, cette année, me préserver et essayer d'éviter de lire la presse et de regarder les actualités. Ce monde vire complètement hystérique, violent, intolérant. 

Heureusement, il reste la musique et la lecture pour s'échapper et enchanter la vie.

Bon mois de septembre en attendant le fameux automne de tous les hurlements... Les gens vont défiler dans les rues... Encore une tradition française que le monde entier (ne) nous envie (pas).

jeudi 4 juillet 2019

Fête de Pier Giorgio Frassati

Aujourd'hui, 4 juillet, nous fêtons le bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925), jeune homme au parcours remarquable, grand sportif, croyant sincère, très impliqué dans la lutte contre la pauvreté, plein d'humour et de fantaisie.

Deux citations qui l'illustrent bien :

« A nous, il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! »

« Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes »

Et bien sûr, la citation qui résume sa vie : "Le vrai bien doit être accompli sans qu'on le sache, quotidiennement, confidentiellement." En effet, sa famille et ses proches n'ont découvert son engagement auprès des miséreux de Turin qu'après sa mort, au moment de son enterrement...

mercredi 5 juin 2019

Dimanche de Pentecôte à Montluçon


Copie de mon courrier au SNES national, suite à l'appel au blocage du bac

Je sais que je serai haï et méprisé et insulté pour ce message mais je ne peux plus me taire.
 
Bonjour.
 
Copie de mon courrier au SNES national (principal syndicat d'enseignants en collèges et lycées) suite à l'appel à la grève du 17 juin.
 
Bonjour.
Si le SNES appelle à la grève le 17 juin, jour du baccalauréat, suivant là les délires extrêmistes du syndicat peu recommandable qu'est le SNALC et la "nébuleuse" stylos rouges, je vous renverrai immédiatement ma carte de syndiqué.
Le SNES, jusqu'à maintenant, était un syndicat responsable. Cette dérive populiste à visées purement électoralistes (or, ce n'est pas pour autant que vous gagnerez des adhérents chez les jeunes profs excités) est dangereuse. Dangereuse pour les enseignants qui risquent des sanctions, qui risquent encore plus de creuser le fossé entre eux et la population (l'exfiltration de la FSU dans la manifestation du 1er mai ne vous a pas posé question ?), qui risquent de casser la confiance entre élèves (et parents également) et enseignants (comment, à la rentrée, être crédibles devant les élèves et leur demander de préparer un examen qu'on aura boycotté trois mois plus tôt ?!).
Je sais que je ne suis qu'un minuscule adhérent pas représentatif.
Peu importe.
Dire que j'ai connu le SNES-FSU lorsque nous avons été virés avec le SNEP de la FEN (devenue UNSA). J'avais cru à ce syndicat et à cette fédération même si plusieurs fois je me suis éloigné. Vous étiez dans mon coeur.
Bonne route dans votre aventure populiste.
J'espère que vous n'irez pas jusqu'au blocage du bac. C'est l'arme atomique. On ne l'utilise qu'une fois et les retombées sont nombreuses et durables.
Jean-François Pérès, documentaliste certifié

Suite à mon courrier à Famille Chrétienne

Suite à mon courrier à Famille Chrétienne, j'ai reçu un long mail du directeur de la rédaction de l'hebdomadaire FC. J'ai été très touché par la rapidité de sa réponse et par son long mail, argumenté et sans agressivité. Comme je dis toujours : quand quelque chose me déplait, je le dis ; quand quelque chose me plait, je le dis aussi.

Antoine-Marie Izoard m'a invité fort justement à distinguer l'hebdomadaire FC de la page facebook qui y est rattachée et où se déchaînent parfois (plus que parfois... mais c'est le problème des réseaux sociaux en général) des énervé(e)s de tout poil, que ce soit des personnes déclamant que le Pape François est un apostat hérétique comme ses prédécesseurs depuis Paul VI et le concile Vatican II, d'autres expliquant que le Pape est à la solde des musulmans ou des francs-maçons (qui, dans l'imaginaire collectif, ont remplacé les jésuites dans "la théorie du grand complot" : voir l'excellent dernier numéro de CODEX à ce sujet... jusqu'au XIXème siècle, les jésuites étaient accusés de tous les maux, y compris au sein de l'Eglise catholique), d'autres enfin traitant de "gauchistes" les personnes qui se réjouissent de l'attitude du Pape (et de l'Eglise "officielle") envers les migrants, du combat pour l'environnement, de la lutte contre la pauvreté...

J'avais déjà écrit, il y a quelques semaines, que j'éviterai les réseaux sociaux à l'avenir. Je pensais trouver un lieu épargné par la bêtise avec la page FB de FC (j'adore les abréviations !). Je me trompais. Je continuerai certes à aller sur FB, qui est bien pratique pour échanger avec des ami(e)s et des relations mais je me garderai d'aller désormais sur tout site d'actualité, y compris chrétien. Je ne suis décidément pas fait pour l'univers des réseaux sociaux. Et je crois bien que je ne suis pas le seul.

lundi 3 juin 2019

Copie de mon courrier à Famille Chrétienne

Bonjour.
Je suis abonné à votre hebdomadaire depuis octobre 2018. Donc je ne suis qu'un abonné récent. En outre, je ne suis pas un "bon catholique" puisque je ne suis pas marié. Néanmoins, j'aime beaucoup votre magazine, son ton différent, les nombreuses actualités de l'Eglise, plusieurs rubriques spirituelles enlevées sans être trop compliquées.

Mais... car il y a un mais... Il y a d'abord votre page facebook où, dès qu'on n'est pas de l'ultra droite traditionnaliste (qui utilise, comme jadis Maurras, le christianisme comme paravent pour ses visées clairement identitaires), on est conspué voire injurié. Le simple fait de citer le Pape François et "Laudato si", et on est traité, dans le meilleur des cas, de naïf, dans le pire, de gauchiste. Et ça se répercute sur d'autres sites comme Aléthéia, où, parce que j'avais osé dire du bien du Pape Paul VI, on m'a traité de gauchiste. Je n'en peux plus. Et, pourtant, j'ai un oncle qui fut le bras-droit de Monseigneur Lefebvre, mais pour des raisons religieuses, et pas politiques. (Mon grand-oncle, moine trappiste, même après le schisme de 1988, a gardé un portrait de Jean-Paul II et lisait "L'Express"... prisonnier des geôles de Mao pendant six ans, il savait où l'intolérance et "l'entre soi" menaient).

Ensuite, votre prise de position déchaînée lors de "l'affaire Lambert" m'a posé question. J'étais pourtant de votre "côté" au début. Mais peut-on être, justement, "d'un côté" ? On parle d'un être humain, mais pas d'une théorie dont on débat dans des salons tièdes ! Personne, parmi les "cathos tradis" pourtant par ailleurs attachés au mariage, n'a tenu compte de la position de sa femme, de ses frères et soeurs, de ses proches. Et puis, la prise de bec de Gabrielle Cluzel (dont les prises de positions sur BFM TV sont moins extrêmistes que dans votre journal) m'a heurté. Faut-il être absolument "ultra catho" ? Ne peut-on pas être catholique ? chrétien même ? D'autant que sa prise de position apparait juste à côté du courrier des lecteurs où j'apparais (pour la deuxième fois, et je vous en remercie !).

Enfin, votre engagement clair au côte de F.X. Bellamy (par ailleurs un sympathique philosophe), qu'est-ce que ça veut dire ? Est-on forcé d'être LR pour être "un bon catho" ? Et, plus encore, dans l'aile réactionnaire et identitaire de LR ? Il y a des Chrétiens aussi dans les autres courants de LR, il y a des Chrétiens (et des Catholiques) au RN, à LREM, dans les décombres du PS, à EELV (Cécile Duflot était une ancienne de la JOC).

Parce que j'ai osé voter en accord avec Laudato si', je me fais traiter de "gauchiste" sur votre page facebook ainsi que sur celle d'Aléthéia (qui s'obstine à mettre sans h, ne respectant par l'orthographe grecque, mais là n'est pas le sujet). C'est fatigant à la longue.

Je suis juste un catholique. Enfin, j'essaie de l'être. J'aime beaucoup le Pape François, visiblement très mal vu par une partie des Chrétiens de France et par leurs évêques, qui lui reprochent de ne pas être assez "identitaire". Personnellement, je ne me sens pas "identitaire". Pour moi, le nationalisme, même à l'échelle européenne, est dangereux. J'ai vécu de longues années en Corse où j'ai vu de près ce qu'était une société totalement vérolée par le culte de l'identité et de l'entre soi. Et, de surcroît, pour moi, l'Eglise n'a rien à voir avec "l'identité européenne". Catholique veut dire universel. Chrétien veut dire disciple du Christ. L'essentiel des croyants (y compris catholiques) ne sont plus sur le continent européen. Et depuis longtemps. Jésus était juif. Paul était Méditerranéen du Sud, de même que tous les apôtres et la plupart des Pères de l'Eglise. Avons-nous si peu de mémoire de nos racines chrétiennes ?

Je ne peux plus, décemment, être un de vos lecteurs. Je ne suis pas de droite identitaire. J'en suis navré.

Bien à vous,

Jean-François Pérès (qui, en plus, porte un nom à consonance sémitique, ce qui m'a plusieurs fois valu des "problèmes" lors d'un renouvellement de papiers d'identité)

(Le 3 juin 2019.)


Prière pour l'Unité des Chrétiens

Hier, dimanche 2 juin 2019, c'était le Septième Dimanche de Pâques, celui de la lecture de la "Prière Sacerdotale de Jésus" (au chapitre 17 de l'Evangile de Jean). Une lecture que je vous encourage vivement à faire in extenso. C'était aussi, pour l'Eglise catholique, la "journée mondiale de la communication". Deux raisons qui me poussent à aller, ce jour, sur internet... pour vous proposer une Prière pour l'unité des Chrétiens, prière que - pour ma part - je lis tous les soirs. Cette prière, que j'ai découverte grâce à l'AED (Aide à l'Eglise en Détresse), est proposée par le site Unité Chrétienne :
https://www.unitechretienne.org/ 


Seigneur Jésus, qui à la veille de mourir pour nous,
as prié pour que tous tes disciples soient parfaitement un, 
comme toi en ton Père, et ton Père en toi,
Fais-nous ressentir douloureusement l’infidélité de notre désunion.
Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter
ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance, et même d’hostilité mutuelle.
Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi,
afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l’unité des chrétiens,
telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
En toi, qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité, dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité.

Abbé Paul Couturier

mardi 28 mai 2019

Prier pour les Chrétiens d'Orient




Dimanche 26 mai, sixième dimanche de Pâques, c'était la journée de prière pour les Chrétiens d'Orient... 

Je sais, je suis un peu en retard... Mais il est toujours temps de prier pour nos frères, les Chrétiens d'Orient...


Prière de l’Œuvre d’Orient

Sous votre protection, Ô très sainte Mère de Dieu,
les chrétiens des Églises d’Orient ont toujours trouvé refuge.
Rassemblez les Chrétiens d’Orient et d’Occident dans l’amour de votre fils
afin que l’unité des Églises ressemble à celle de la Trinité Sainte du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Donnez-leur le courage dans les épreuves, la patience dans la persécution, l’espérance dans les conflits.
Ô Vous, vraie fille d’Abraham, faites que les fidèles des trois religions, juive, chrétienne et musulmane, se traitent fraternellement en fils et filles du même Père.
Qu’ils recherchent la paix en cette terre où parut le Prince de la Paix.
Dans la fidélité à l’Église et à sa mission, inspirez aux frères d’Occident la gratitude envers leurs frères d’Orient et à tous la charité qui fait vivre et croire au salut que le Père offre à tous les hommes.
Ô Vierge, comblée de grâce et de bénédiction, intercédez pour nous.


vendredi 24 mai 2019

La (longue) citation de Charlotte Delbo de la semaine...


Prière aux vivants, pour leur pardonner d'être vivants

Je vous en supplie
Faites quelque chose
Apprenez un pas
Une danse
Quelque chose qui vous justifie
Qui vous donne le droit
D’être habillés de votre peau de votre poil
Apprenez à marcher et à rire
Parce que ce serait trop bête
A la fin
Que tant soient morts
Et que vous viviez
Sans rien faire de votre vie.





Charlotte Delbo (1913-1985) était une militante politique, une résistante et une femme de théâtre et de lettres. De 1938 à 1941, elle fut la secrétaire de l'acteur et metteur en scène Louis Jouvet. 
En 1941, alors que la troupe de Louis Jouvet était en tournée en Amérique du Sud, Charlotte Delbo décida de rentrer en France pour rejoindre son mari, militant communiste comme elle. Elle savait les risques qu'elle prenait. Tous deux sont arrêtés en mars 1942. Peu de temps après, son mari, Georges Dudach, sera fusillé au Mont Valérien après avoir été torturé. Charlotte Delbo sera d'abord enfermée à la Prison de la Santé puis déportée à Auschwitz en janvier 1943 : elle fait partie du "convoi du 24 janvier 1943", le seul convoi de déportées politiques françaises envoyées à Auschwitz. Les femmes entreront dans le camp en chantant "La Marseillaise". 
Charlotte Delbo sera l'une des 43 survivantes du convoi des 230 femmes. A son retour en France, après la guerre, après avoir un temps travaillé de nouveau au côté de Louis Jouvet, elle écrira poèmes, pièces de théâtre et essais pour témoigner de l'indicible. Elle racontera notamment comment elle était arrivée, avec les autres prisonnières françaises, à monter et jouer "Le Malade imaginaire" devant les prisonnières polonaises.
Charlotte Delbo continuera son activité militante, notamment en s'opposant à la guerre d'Algérie et à la pratique de la torture. Elle s'est éteinte à Paris en 1985, après avoir dit à sa meilleure amie : "Tu leur diras, toi, que j'ai eu une belle vie".
Le collège de Tronget, dans le département de l'Allier, porte fièrement son nom depuis 1998.