mardi 9 septembre 2008

Trois ans bien remplis !

Trois ans... Enfin ! Déjà ! Et, je viens de le voir sur le "tableau de bord" de mon blog, c'est le 377ème texte "publié"... Pour commencer dans la rubrique nostalgie et clins d'oeil aux débuts de ce blog très très bringuebalants... non pas le premier mais les quatre premiers textes publiés... Ils sont très courts... mais très prometteurs (oups !)... tous en date du 9 septembre 2005...
Le tout premier article, intitulé "Premier Contact" :
Premier contact ! c'est le titre français du pilote de la série "Amicalement Vôtre"... Petit clin d'oeil pour un blog qui sera, j'espère, amicalement vôtre... Je débarque, je n'y connais rien, c'est une grande aventure... A suivre !!!
Deuxième article, "Episode II" :
Bon, voilà, j'ai essayé de commencer à personnaliser cette page blog... C'est pas encore génial, loin de là, mais c'est le début du début... On y croit, on est motivés !!!
Troisième article, "La Honte du Web" :
Salute !
Vous voulez voir le blog le plus mauvais de la galaxie, ou plutôt la plus mauvaise ébauche même pas digne d'un brouillon ?... Allez, j'ose : http://superdocforever.blogspot.com/ [adresse depuis modifiée]
Je vous demande même pas d'être indulgents, c'est d'une telle évidence... Enfin, bon, c'est appelé à se développer, relancer la Néo-Décadence entre autres, développer la Star Wars Attitude, la Galactico-dépendance autrement appelée la Lucasite aigue, sans oublier le syndrome Teddy Bear... Je compte sur vos (terribles) commentaires !!
Et nous finaliserons le concept à défaut de conceptualiser la finalisation...
Superdoc alias Madjeff a.k.a Léon-Joseph Kronstadt ou même André Ford (et vive la schizophrénie)
P.S. : J'ai démarré ce blog en dix minutes... Je suis (presque) excusable...
Quatrième article, "La Guerre des Etoiles : La vraie Traduction" :
La traduction du prologue de Star Wars était erronée : voici la version française traduite correctement... (cette traduction authentique date du 30 mai 2005, le lendemain d'un fameux référendum...)
"C'est une époque d'avant-guerre civile. Partout à travers l'Union, les Républiques font sécession. En France, le Seigneur Sith Dark Villepin prend officiellement le pouvoir avec le Comte Sarko. En Poitou, terre de Raffarin le Hutt, la Princesse Ségolène Royal détient les clés du retour de la paix dans l'Union... Le mercenaire Emmanuelli et le fermier Besancenot sauront-ils éviter la bascule du Côté Obscur ?..." [on était quelques mois après le fameux "non" de la France... c'est loin, tout ça !!]
Toujours en ce mois de septembre 2005, j'avais publié un article intitulé "L'Ordre règne à Sarkoland"... Nicolas était alors ministre de l'Intérieur. En novembre 2005, j'avais rédigé "L'Ordre ne règne plus à Sarkoland" (j'avais d'ailleurs eu un commentaire d'un certain Alain Juppé... si ! si !)... c'était l'époque des voitures brûlées dans les banlieues... J'avais aussi rédigé un texte où je déplorais que le 11 novembre devienne une date banale et disparaisse de la mémoire collective de notre société. De jeter un coup d'oeil sur ces textes qui ont trois ans m'a quelques instants replongé dans cette période de ma vie que j'avais (déjà) oubliée... Un blog, comme tout journal de bord, c'est aussi (d'abord ?) un moyen de se souvenir... A propos de souvenir, je mettrai en post-face de ce 377ème article mon texte sur ma mère, "Aloïs", également écrit en novembre 2005.
Mais venons-en au 9 septembre 2008... Comme vous avez pu le constater, mon blog a commencé pianissimo... J'ai mis plusieurs mois avant de savoir mettre une photo en ligne, par exemple... Quant à l'idée même d'écrire un blog, elle m'est venue de Poitrenette (pseudo choisi pour un fameux joueur de rugby du Stade Toulousain), qui était en 2004/2005 une de mes élèves de troisième à Tronget. C'était l'une de mes premières élèves (après Sarah de Macinagggio) à me parler d'un blog et elle m'invita à aller déposer des commentaires sur le sien.
J'ai donc demandé à Poitrenette, devenue ma Marraine de Blog, de m'écrire un petit texte pour le troisième anniversaire de mon blog... ce qu'elle a fait, au-delà de toutes mes espérances, puisqu'elle a écrit un long texte très touchant que je vous retranscris en intégralité ci-dessous...
Tout d'abord pardon... je sais que ce commentaire aurait du venir plus tôt, mais le temps manque un peu pour vagabonder sur internet ces temps-ci, j'avoue. Et oui, ça prend du temps la transformation en étudiante !
Et puis, au moins j'ai attendu l'article propice, un article dédié à moi... Merci, merci beaucoup, ça fait toujours chaud au coeur de lire que je suis la marraine de ce blog.
D'ailleurs, bien souvent je me fais la réflexion que c'est bien trop d'honneur... Parce que, bien que je tienne un blog moi aussi, il est bien différent de celui du doc et pour beaucoup, je pense, moins intéressant. Je ne pourrais jamais raconter ce que je vis aussi "réellement". Ici, c'est agréable à lire, et on reconnait les talents du littéraire... Cette facilité à poser les mots, et pour nous le plaisir de les lire. Il n'y a pas à discuter sur ça, le doc sait écrire...
Et je pense que c'est important que des personnes avec ce talent tiennent un blog, ou quelque chose d'autre, mais quelque chose qui rende compte de leur talent. Je suis persuadée qu'un talent, quel qu'il soit, est fait pour servir, un talent caché est un talent inutile.
Mon blog n'est que l'étalage de mes états d'âmes du moment, mais surtout un endroit où je peux rendre compte de mon attachement à certaines choses et surtout certaines personnes. Ici, c'est plus l'étalage d'une vie toute entière, tellement bien racontée.
Alors finalement qui de nous deux est le meilleur bloggeur ?
En fait, il n'y en a pas, parce que ça n'existe pas, le meilleur bloggeur. Si on racontait tous la même chose on pourrait comparer, mais là ce n'est pas le cas, chacun raconte ce qu'il a envie et si on prend le temps (parce qu'il en faut !) de transcrire toutes ces pensées c'est d'abord pour nous-mêmes.
Donc surtout restons indifférents à toute critique péjorative... Ceux-là sont trop pudiques pour laisser un bout de leur vie quelque part ?? Tant pis pour eux...
En attendant, moi, je trouve que ça fait le plus grand bien de pouvoir retranscrire à l'écrit certains sentiments qu'on ne peut recracher oralement... Alors, je suis simplement fière de vous avoir donné goût à ce petit plaisir. D'autant plus fière que c'est si bien executé...
Il y a du talent derrière cet écran, alors continuez à blogger, M. Le bloggeur !
Et évidemment bon anniversaire à cet endroit !
La marraine.
Il est évident que ce texte m'a énormément touché. Poitrenette est plus que trop modeste car son blog est très bien, varié, un "patchwork" de sa vie, avec des photos, des textes de chansons, des réflexions plus personnelles et très bien écrites... En outre, son blog permet de voir son évolution sur plusieurs années... C'est d'ailleurs l'un des principaux intérêts d'un blog... C'est intéressant pour les autres qui nous voient évoluer et qui voient, n'ayons pas peur des mots, une pensée évoluer, une réflexion prendre forme. C'est également intéressant pour "l'auteur du blog" qui peut ainsi de temps en temps mesurer le chemin parcouru. Et puis un blog, c'est en tout comme ça que moi je le conçois, est un moyen de garder le contact avec des amis que l'on ne voit pas souvent, l'occasion de les tenir au courant de ce que l'on devient... Alors, oui, c'est plus "impersonnel" qu'un coup de fil, qu'une lettre, qu'un mail, qu'un SMS mais "c'est déjà ça" comme dirait l'autre.
Il est finalement assez facile voire très facile de "créer" un blog. Après tout, au départ, pour moi, ce n'était qu'un pari : voir et montrer que j'arrivais à le faire (j'ai toujours eu un gros complexe face aux nouvelles technologies)... Il est bien plus dur de l'entretenir, de le faire vivre. La plupart des blogs ne passe pas le cap des trois mois.
Celui de Poitrenette dure depuis... le 8 mars 2005... Allez le voir : http://poitrenette.skyrock.com/
Puisque c'est l'occasion de citer d'autres blogs... Je me permettrai de nouveau de vous inviter à aller visiter le blog de Mister Johan. Johan, étonnante coïncidence, fut également mon élève, en classe de 3ème aussi, mais au collège de Luri, en 1999/2000... Il tient son actuel blog depuis janvier 2007, son précédent blog ayant fonctionné de janvier 2006 à mai 2007... Là aussi, j'ai pu voir l'évolution de son blog, particulièrement intéressant et touchant...
http://friendsoukaamelott.over-blog.com/ (son ancien blog, pour lequel j'avoue avoir beaucoup d'affection)
Pour ma part, de tenir un blog personnel m'a donné envie d'en créer un pour mon collège, qui a maintenant deux ans et dont je suis particulièrement fier : http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/ et aussi un autre dédié spécialement à mon séjour en Allemagne en avril 2007 : http://amtzell2007.blogspot.com/
Pour rester dans la période de la congratulation et de l'auto-satisfaction... Après tout, un anniversaire, c'est fait pour recevoir des cadeaux... Je citerai donc le commentaire de Mireille : "Et à chaque fois tellement de facilité pour écrire. Que d'inspiration. Bravo. A bientôt"
Je citerai aussi des extraits d'un mail de ma cousine Christine : "Je suis d'accord avec Gérard et ses élèves sur le fait qu'il n'est pas forcément nécessaire d'avoir une vie intéressante pour écrire une autobiographie. Je trouve cependant que tu n'as pas une vie si inintéressante que ça, au contraire je la trouve plutôt bien remplie, diversifiée et mouvementée. (...) Sinon, tant qu'on est dans les aveux j'ai toujours dit à [mon mari] que j'étais très admirative par rapport à ta manière de t'exprimer, d'écrire même si je n'appréciais pas plus que ça tous ces mails communs et impersonnels, moi je dis respect. Ta soeur et Françoise notre cousine se défendent pas mal aussi, ça sert à ça les études me diras tu et je te dirais que tu as raison." En l'occurence, je suis très flatté par les propos de ma cousine mais je ne pense pas que les études aident à écrire. C'est d'écrire souvent qui aide à écrire, lire aussi dans une moindre mesure et parfois (mais rarement) vivre... C'est en écrivant que l'on apprend à écrire... C'est d'ailleurs l'une des raisons qui me fait continuer à tenir ce blog : m'entraîner inlassablement à écrire pour essayer de m'améliorer autant que je le peux. Plus on court plus on sait court, en tout cas mieux on court, c'est pareil pour de nombreuses activités, l'écriture y compris.
Je terminerai dans les propos d'anniversaire par un extrait de la carte envoyée par ma douce et tendre : "3 ans ... mais quelle richesse ! Joyeux anniversaire pour ton blog (...) ! J'espère que tu le continueras encore longtemps, pour le plus grand plaisir de tous tes lecteurs, assidus ou non."
L'occasion pour moi d'évoquer brièvement le dernier week-end passé en la compagnie de ma bien-aimée. Le samedi, nous sommes allés au cinéma voir "Bons Baisers de Bruges"... Une vraie très bonne surprise ! Le film noir par excellence, l'histoire de deux tueurs à gages irlandais un peu paumés (surtout le plus jeune d'entre eux, Colin Farrell, excellent !) qui doivent s'exiler temporairement à Bruges en attendant des nouvelles de leur chef (Ralph Fiennes, totalement halluciné) qui demandera finalement à l'un d'entre eux d'exécuter l'autre... Un film qui démarre tranquillement mais qui sait faire monter la tension jusqu'à l'affrontement final (mais toujours avec une note d'humour et de second degré), digne de la tragédie grecque et des grands westerns, car nul ne peut échapper à son destin... Parmi les acteurs (tous remarquables), à noter la lumineuse Clémence Poésy. La bande originale de ce thriller excellement construit est remarquable, elle est signée Carter Burwell. Bon, ce film n'est plus à l'affiche (il est sorti à Paris en juin) mais ne le ratez pas à sa sortie DVD ou lors d'un passage TV !!
Valérie, constatant ma passion actuelle pour la philo, m'a offert le bouquin "Platon et son ornithorynque entrent dans un bar... : La philosophie expliquée par les blagues (sans blague ?)"... tout un programme ! J'aurai certainement l'occasion de vous en reparler.
Le dimanche, ma douce et tendre m'a donné la réplique pour m'aider à réviser ma pièce de théâtre. L'après-midi, après le resto, nous avons revu en DVD l'excellentissime délire "Y a-t-il un Pilote dans l'Avion" où Leslie Nielsen commençait une deuxième carrière dans les films délirants (comme "Y a-t-il un Flic pour sauver la Reine" qui me fait chaque fois hurler de rire)... Les moments de bonheur sont souvent difficiles à écrire. On ne trouve pas facilement les mots pour dire qu'on est bien... Je me contenterai d'écrire "C'était bien" comme le fit si bien Bourvil en évoquant son petit bal perdu...
Avant que de conclure, je me hasarderai à vous conseiller, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, d'aller faire un tour sur le site "Copains d'Avant". C'est très bien fait, un moyen très sympa de garder contact avec des amis et d'en retrouver d'autres... J'ai ainsi eu des nouvelles de camarades de l'école primaire dont je n'avais pas de nouvelles depuis près de trente ans.
Voilà. Mon blog a trois ans et toutes ses dents... Merci à toutes et tous qui me lisez, m'encouragez, me critiquez, ce blog vous est dédié.
Je terminerai donc par le texte "Aloïs" consacré à ma mère.
Maman, chaque jour tu disparais un peu plus
Chaque jour, ton cerveau rétrécit
Et le monde pour toi n’est plus qu’un théâtre d’ombres.
La somme de tes peurs hante mes jours et mes nuits.
Comment pourrais-je t’aider ?
Comment même essayer d’écrire ce que je ressens ?
Tu te perds dans la maison et tu te perds dans ta tête.
Un jour prochain tu ne connaîtras plus mon nom.
En quelques mois ton état s’est terriblement dégradé.
J’étais revenu pour te retrouver et à mon tour je me perds.
Souvent, tu restes là, triste et désemparée,
Tu connais l’inéluctabilité de ton destin...
Sinistre compte à rebours :
Demain peut-être ?
Et tu commences à chercher tes mots
Et tu sens le vide sous tes pieds.
Le sentiment de chute est la pire des terreurs
Et cette araignée qui tisse sa toile dans ta tête
Dévorant chaque jour plus de neurones
Et se régalant avec ton âme...
Et la société s’en fout,
Tu n’as que soixante ans,
Elle est belle, la vie !
Mais pas pour toi, pas pour nous.
Maman, ne pars pas trop vite.
On a encore tant à vivre.
(2 novembre 2005)

vendredi 5 septembre 2008

Presque trois ans...

Le texte qui suit, qui précède les trois ans de mon blog, est dédié à la marraine de ce blog, Poitrenette... Voilà donc trois ans que je me suis lancé dans l'aventure blog, dans "l'exhibitionnisme virtuel", "le narcissisme en ligne", mais aussi le retour sur soi (parfois), les coups de gueule et coups de coeur (souvent), et puis surtout s'entraîner à écrire, parce que c'est vital pour pour moi et parce que certain(e)s d'entre vous m'accordent, m'ont accordé, m'accorderont leur confiance... J'aimerais écrire autre chose qu'un blog, j'en suis pour le moment bien incapable. J'ai écrit dans ma "jeunesse" des nouvelles mais très peu et elles étaient moyennes. J'ai écrit des poèmes, certains médiocres, d'autres pas trop mal, puis l'inspiration s'est tarie même avec deux grammes d'alcool... J'ai écrit des journaux intimes qui ont tous fini au panier... Je m'essaie parfois à des articles courts, souvent polémiques. Un jour, grâce à Poitrenette, j'ai découvert le blog, ce journal intime public qui permet de se retrouver, de trouver les autres, qui permet aux autres de se trouver... car je suis intimement persuadé que c'est ce qui est particulier qui est finalement universel... Des auteurs comme Montaigne (loin de moi l'idée d'imaginer oser me comparer à lui) ont très bien expliqué l'intérêt de l'auto-portrait... Je l'ai déjà cité : «Je suis moi-même la matière de mon livre, je veux qu’on m’y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice». C'est là ma seule réponse aux personnes qui écrivent (sans signer) à propos de mon blog : "Trois ans de blog, trois ans de récits inintéressants et barbares." Pour ma part, comme dirait Brel : "je persiste et signe". Je suis Jean-François P., bloggueur irrégulier, pas fier de ce qu'il écrit mais qui n'en a pas honte non plus, qui essaie de décrire (parfois) ses états d'âme, (souvent) ses passions, le tout en évitant autant que possible les fautes d'orthographe et de style...
Pour finir sur cette tentative de justification de ma démarche, je me permet de citer de nouveau Gérard, mon ancien professeur de français et de grec, qui m'a toujours encouragé à écrire, avec une réelle constance... Ces propos, qu'on peut retrouver dans leur contexte en cliquant sur le lien suivant http://superdocforeverisback.blogspot.com/2007/03/bons-baisers-du-bourbonnais.html , ces propos donc, les voici : "il y a déjà pas mal de temps que je n'ai pas eu le temps de passer au CDI lire ton blog, si bien que ce n'est qu'aujourd'hui que je découvre la page où tu annonces que tu souhaites interrompre ce que tu as fait jusqu'à présent. Je comprends fort bien ton désir et les raisons par lesquelles tu le justifies. Laisse-moi aussi te redire qu'il y a sûrement peu de blogs aussi bien écrits, aussi sincères, aussi intéressants à lire que le tien. Mes élèves et moi, nous nous sommes demandés cet après-midi, dans le cadre du cours de français, s'il était nécessaire d'avoir une vie intéressante pour que l'autobiographie soit, elle, intéressante. La réponse a été définitive : non ! Et je te le redis, même si tu trouves que ta vie manque d'intérêt, la façon dont tu en parles suffit à donner beaucoup de poids à ce que tu écris sur cet écran. Je respecte évidemment ton choix, et je le comprends, mais je regretterai beaucoup de ne plus te suivre aussi bien." J'ajouterai, en clin d'oeil à une collègue de français de Tronget partie un peu plus au sud et qui elle-même s'est fixée pour règle de ne jamais lire les blogs, un extrait d'une lettre qu'elle m'avait écrite cet été... "Je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'écrire te soulage, j'ai toujours ressenti cela lorsque je jetais sur le papier mes rages et mes états d'âme. Ca me reprend encore de temps en temps mais je ne tiens ni blog, ni journal intime, c'est plus au coup par coup. En parlant de ça, oui, j'ai lu ta page de blog, j'espère que tu mesures à quel point j'ai fait violence à ma nature ! Quant à passer à l'écriture de fiction, il n'y pas grand chose à faire : modifier quelques noms, lieux et dates et arranger un peu les faits pour les rendre plus cocasses, tragiques ou percutants… et voilà ! " Alors, à bientôt les aventures de Superdoc en série noire ou en roman de SF ? Et pourquoi pas ?...
Enfin, en "post-face", et pour fêter par anticipation, les trois ans... un petit jeu auquel j'aime me livrer de temps à autre... le questionnaire type questionnaire de Proust, le portrait chinois, etc... Il en existe une variété infinie. J'en ai pris un au hasard. Je me suis fixé pour règle de répondre vite et sans donner d'explication... Attention ! Tout est possible...
Si j'étais...
Une saison : l'automne.
Un pays : l'Ecosse.
Une ville : Quimper.
Un lieu : Macinaggio.
Une planète : Saturne.
Un lieu de vacances : Macinaggio.
Un moyen de transport : un VTT.
Un animal : un chimpanzé.
Une fleur : une rose jaune.
Un dessert : un brownie qui baigne dans la sauce hotfudge.
Un plat : du porc au caramel.
Une odeur : les herbes de Provence légèrement grillées.
Un bruit : le crépitement du bois dans la cheminée.
Une couleur : jaune orangé.
La pièce d'une maison : une bibliothèque.
Une partie du corps : les mains.
Un instrument de musique : un violoncelle.
Un livre : "Les Consolations de la Philosophie" et la Bible "King James Version" (je sais, on a pas le droit de donner deux réponses, mais je le prend, et toc !).
Un mot : "Donner".
Une fête : Thanksgiving.
Une époque : Londres à la fin du XIXème.
Un dessin animé : "Brisby et le Secret de Nimh".
Un héros de fiction : Sherlock Holmes.
Un héros de l'Histoire : Socrate.
Un coup de gueule : "Sarko, tu te calmes, un peu ! non mais !"
Un sportif : Zinedine Zidane.
Un humoriste : Alex Métayer.
Un film : "Un Jour sans Fin".
Un feuilleton : "Boston Public".
Un acteur : Harrison Ford.
Une actrice : Eva Green.
Une chanson : "With or without You".
Un album : "Sergent Pepper's lonely Hearts Club Band".
Un groupe : Madness.
Un chanteur : Freddie Mercury.
Une chanteuse : aucune.
Un proverbe : "Honni soit qui mal y pense".
Une qualité : la ténacité.
Un défaut : la ténacité.
Une voiture : la 206 CC.
Un phénomène naturel : le crachin breton.
Une épitaphe : "Pour une fois que j'aurai pas à mettre le réveil"...

jeudi 4 septembre 2008

4 septembre 2008

4 septembre... Date ô combien républicaine !... 4 septembre premier "vrai" jour de rentrée au collège... un vrai temps de rentrée avec un petit crachin ma foi fort sympathique qui donne envie de rester blotti chez soi au coin du feu avec un chat sur les genoux en lisant un bon bouquin... Pour ce qui est du feu de bois, encore faut-il avoir une cheminée (avec les risques d'une intrusion du Père Noël !), ce qui n'est pas mon cas. Pour ce qui est du chat, je n'en ai pas, même si je m'occupe actuellement du chat de mes parents, le lunatique (comme tous les chats) Joey, pour qui je suis l'homme du thon (mon côté Belle Illoise, certainement !!). Enfin, pour ce qui est du bon bouquin... après avoir dévoré "Les Consolations de la Philosophie" (que je recommande à tout le monde !), je suis depuis trois semaines sur une série noire de Carter Brown (et non Fredric Brown ou Dan Brown, c'est un autre Brown... découvert justement parce que j'avais cherché des bouquins des deux précédents), "On demande une victime"... C'est un bon roman mais je n'arrive pas à avancer, je m'endors lamentablement dessus chaque soir et je dois reprendre toujours quelques pages auparavant le lendemain parce que je ne sais plus qui est qui...
La rentrée... Joie de retrouver le collège, les collègues, les élèves... Plaisir de retrouver mon CDI... mon antre ! Et c'est aussi la rentrée de mon blog du collège, le blog qui est vraiment cher à mon coeur... http://leblogdudocdetronget.blogspot.com/
C'est également ma rentrée sportive... Certes, pendant les vacances, et grâce à Valérie, j'avais fait un peu de natation à la piscine... euh... pardon... au centre aqualudique de Montluçon. Mais je n'avais pas rendu visite à ma chère salle de sport depuis plus de deux mois... Hier, c'était la "reprise" et ce fut et c'est toujours assez douloureux... J'ai mal à des muscles dont je ne savais même plus qu'ils existaient !! Et, comme je suis maso, ce soir, reprise du badminton avec Françoise... Demain, je n'aurai plus de bras droit, pour sûr ! Faudra bien aussi que je reprenne les footings, surtout si je veux être prêt pour le cross du collège...
Rentrée théâtrale avec La Nouvelle Rampe... Les répétitions de "Chat en Poche" deviennent bi-hebdomadaires... Il faut dire que l'échéance se rapproche : mardi 4 novembre à 15h et 20h30 et jeudi 6 novembre à 20h30 au Théâtre de Moulins. C'est la troisième fois que je joue une pièce de Feydeau (j'avais auparavant joué dans "Le Dindon" et dans "Un Fil à la Patte") et j'avoue que celle-là est particulièrement délirante, annonçant le théâtre de l'absurde, avec des répliques savoureuses qui fusent régulièrement.
A part ça, ben, je suis allé voir au cinéma "The Clone Wars"... Une vraie bonne surprise que ce film d'animation, "spin off" de la saga "Star Wars".... Une histoire qui tient la route, beaucoup d'humour, une animation tout à fait acceptable... J'ai également vu "La Momie 3 : La Tombe de l'Empereur Dragon". Là aussi, une vraie bonne surprise. Un film beaucoup plus amusant et plus efficace que le poussif "Indiana Jones 4" qui m'a malgré tout déçu alors que je l'attendais tellement (et peut-être parce que je l'attendais énormément ?). Une déception cinématographique fut le deuxième long métrage de "X-Files" : "Régénération". Là aussi, peut-être en attendais-je trop, fan que je suis du duo Mulder-Scully ? Puisqu'on est passé du cinéma aux séries, j'ai un vrai coup de foudre pour "Esprits criminels"... Vous me direz que cette série n'est pas une nouveauté. Certes. Mais elle passe maintenant à des heures humaines (moi, après 22h, il n'y a plus personne, surtout quand il y a école le lendemain !!). Et j'avoue être captivé par cette série rythmée qui sait mêler habilement action, psychologie et émotion... J'y retrouve les ingrédients qui me plaisent dans "Cold Case" et dans une moindre mesure dans "FBI protés disparus"... A contrario, je trouve que l'aspect "intrigues et psychologie (du tueur/de la victime/de l'enquêteur)" manque cruellement aux différentes variantes des "Experts". Quant aux séries françaises, elles traînent en longueur et à force de vouloir imiter (mal) les séries U.S. elles nous en offrent des versions caricaturées...
Sinon, quelques mots sur mon mois d'août... Une semaine en Bretagne particulièrement agréable, une "bretagnothérapie" qui me fut totalement bénéfique... D'abord quelques jours du côté de Saint-Brévin (chez les amis de Valérie), avec tour du côté de Guérande, Batz, Le Croisic mais aussi Pornic avec une halte à Saint-Michel-Chef-Chef (un nom qui me fascine !), l'occasion de faire le plein de boîtes de sardines La Belle Iloise et de crème de caramel au beurre salé... La Belle Iloise justement... Valérie et moi avons pu visiter la conserverie, basée à Quiberon... Quel bonheur pour moi qui suis amateur des (excellents voire excellentissimes !) produits proposés par cette marque, gage de qualité... Allez donc sur leur site internet pour écouter les mouettes... si ! si ! http://www.labelleiloise.fr/
Nous avons ensuite passé quelques jours dans le Finistère... Quimper, une ville qui doit être très agréable à vivre à l'année... Douarnenez et son port-musée... La Pointe du Raz que nous avons eu la chance de voir un jour de grand beau temps... Locronan, le splendide village que je connaissais déjà mais que j'ai eu grand plaisir à revoir, où furent tournées des scènes de "Tess" et "Chouans"... Pleyben et son splendide calvaire... A propos de calvaires, nous en avons vu un autre magnifique dans un village qui s'appelait... Confort !... si ! si ! Il doit faire bon vivre, à Confort !!... Pont-Aven sous la pluie... moins drôle... j'en ai surtout retenu les très nombreuses biscuiteries rivales toutes détentrices de "l'authentique" galette de Pont-Aven et également les nombreuses galeries d'héritiers de Gauguin plus ou moins heureux...
J'aurai l'occasion prochainement de mettre en ligne sur ce blog quelques photos de notre périple breton...
Voilà pour les dernières nouvelles... Certain(e)s que je n'ai pas eu au téléphone, par mail ou "en direct live" se demandent peut-être : alors ? comment ça va ? Ben, plutôt pas mal ! Même très bien... Ce n'est hélas évidemment pas le cas de ma mère. "Etat stationnaire, stable" comme on dit... Elle me reconnaît, est sensible au son de ma voix, mais ne peut plus du tout communiquer, sinon parfois par un sourire. Le personnel de l'hôpital s'occupe bien d'elle, ce qui est rassurant, pour mon père, pour ma soeur, pour moi... J'ai voulu témoigner, en mai dernier (j'avais alors écrit le texte "Coup de colère" : http://superdocforeverisback.blogspot.com/2008/05/coup-de-colre.html ) sur l'avancée de sa maladie et les dégats dûs à son hospitalisation en hôpital général ainsi que l'absence de structure spécialisée. J'avais alors eu un entretien avec une journaliste de "La Montagne". Elle devait publier un article, ce qu'elle n'avait pas alors fait. Elle m'a recontacté fin août, à mon retour de vacances. A ce moment-là, j'ai évoqué mon passage en hôpital en juillet... Résultat... Un article est publié dans le cadre d'une page entière consacrée à Alzheimer, le 1er septembre (jour de la rentrée des enseignants ! super !) dans l'édition de Moulins... L'article est plutôt bien, reprenant mes propos de façon claire et non tronquée. Par contre, bonjour le titre : "J'ai fini par pêter les plombs" avec une grande photo de moi (en pauvre tee-shirt car je ne pensais pas être photographié...). Bref, je viens pour témoigner de la maladie d'Alzheimer et on titre sur moi... Enfin, bon, c'est le journalisme... Je ne regrette rien car j'ai eu des échos très favorables de cet article et toutes les personnes qui l'ont lu m'ont dit qu'il rendait bien compte de la spécificité de cette maladie, de la détresse du malade et de ses proches. C'est l'essentiel, c'est le message que je voulais faire passer.
4 septembre. La pluie n'a pas cessé, serait-ce déjà l'automne ? Il est où, l'été indien ?! Quoi qu'il en soit, je vous souhaite à toutes et tous une excellente reprise, même si certain(e)s ne se sont pas arrêté(e)s et d'autres sont peut-être encore en vacances...
Portez vous bien et bonjour chez vous...

samedi 30 août 2008

On the road again !


Au milieu du trafic, un homme roule, along the telegraph road, il roule sans se soucier du trafic, car la Force est avec lui, il écoute U2 à fond alors que ça bouchonne entre Auray et Vannes, le 16 août 2008...
Merci à Valérie pour cette vidéo qui prouve que je suis totalement guéri...

vendredi 29 août 2008

Tout un programme !


Réussir sa traversée, tenir le cap (surtout quand on a vécu dans le Cap Corse !), un sacré challenge... Après tout... pourquoi pas ?! Après un été riche en émotions (!), me voici sur le pont pour la rentrée, rentrée des classes, rentrée des activités sportives, rentrée des répétitions de théâtre, etc... etc... Et puis, le 9 septembre, mon blog fêtera ses trois ans... Fêtera-t-il un jour ses quatre ans ? Je ne sais... On verra bien. En attendant...
A bientôt pour de nouvelles aventures !!

mercredi 27 août 2008

Le monde est un théâtre...

Essai de petite réflexion à tendance stoïcienne d'un amateur de théâtre...
Tout le monde connaît peu ou prou cette réplique de William Shakespeare... Le monde est un théâtre... En voici la version "intégrale"... "Le monde entier est un théâtre, et tous les hommes et femmes n'en sont que des acteurs ; ils ont leurs sorties comme leurs entrées, et chacun dans sa vie joue bien des rôles." (Comme il vous plaira, 11, 7) Selon que l'on soit croyant, agnostique ou athée, on supposera que le metteur en scène est Dieu, le Destin ou le Hasard...
Pourquoi cette évocation de Shakespeare depuis un cybercafé étouffant en une après-midi de la fin août ?... Suite à mon texte "Cultivez votre jardin", une amie m'a envoyé cette citation suivante de Shakespeare : "Mon corps est un jardin, ma volonté en est le jardinier"...
La première citation appelle en moi une réflexion que l'on pourrait apparenter au stoïcisme... Il ne nous appartient pas de choisir l'histoire de notre vie, les tenants et les aboutissants nous échappent bien souvent, d'une catastrophe soudaine (maladie, deuil, disparition) nul(le) n'est à l'abri... Non, nous ne pouvons modifier l'histoire. Par contre, il est de notre devoir de bien l'interpréter. De même qu'une pièce de théâtre est "imposée" à l'acteur, que ce soit la trame, les dialogues, la mise en scène, il appartient néanmoins à l'acteur de réaliser une bonne ou une mauvaise interprétation. Qu'est-ce qu'une bonne interprétation ? Qu'est-ce qu'une mauvaise interprétation ? C'est là une autre histoire... que je n'aborderai pas ce jour et dont je laisse chacun(e) maître de la (de sa) réponse...
Le corps est un jardin, ma volonté en est le jardinier. Cette seconde citation appelle une réflexion qui cherchera plutôt du côté de l'épicurisme ou de Montaigne (à ce que j'en sais après avoir dévoré "Les Consolations de la Philosophie"). Il ne faut pas séparer corps et esprit. Nous avons un corps, c'est un fait. Ce n'est ni beau ni sale. Nous devons admettre que nous sommes dépendants de ce corps car corps et âme sont liés... "Un esprit sain dans un corps sain" disait le vieil adage... Je pense qu'il n'est même pas besoin de commentaire. Trop longtemps, pour de nombreuses raisons, nous avons nié notre dimension corporelle. A contrario, certains aujourd'hui voudraient réduire l'homme à une entité purement matérielle. Nous sommes corps et âme et devons chercher le (fragile) équilibre qui nous permet de vivre et non de seulement survivre.
Bon, c'est pas tout mais il fait vraiment très chaud dans un cybercafé le 27 août 2008... Mon corps appelle une réhydratation d'urgence et mon âme un peu de lecture pour apaiser ma soif de sagesse (j'en ai bien besoin !!).
Au fait, pour conclure sur Montaigne... On reproche souvent aux auteurs de blogs (et plus généralement aux personnes qui écrivent sur elles-mêmes) un certain narcissisme... Montaigne expliquait ainsi sa démarche dans "Les Essais" : «Je suis moi-même la matière de mon livre, je veux qu’on m’y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice». Il se voulait par là adepte de Socrate et de sa célèbre formule "Connais-toi toi-même" (qui trône à l'entrée du Collège du Cap à Luri où j'ai exercé cinq ans et où un certain Sénèque aurait passé son exil corse...). Est-ce du narcissisme ? Montaigne répondait ainsi : «Si les autres se regardaient attentivement, comme je fais, ils se trouveraient, comme je fais, pleins d’inanité et de fadaise.» Quant à l'équilibre entre corps et âme, entre savoir et sagesse... Une dernière citation de ce philosophe qui fut un homme d'action (il fut maire de bordeaux quelques années durant) : «C’est une absolue perfection, et comme divine, de savoir jouir loyalement de son être.»
Une belle fin d'été à toutes et tous !!

Clin d'oeil à ma soeur...

Petit clin d'oeil à ma soeur... En effet, cette superbe reproduction d'affiche qui trône au dessus de mon lit dans ma chambre (souvent un lit est dans une chambre... mais une chambre ne contient pas toujours un lit, ainsi pour la Chambre des députés... quoiqu'on y dorme parfois...), c'est ma Surella qui me l'a offerte... Un rappel du célèbre film homonyme de Fritz Lang, qui avait été "ré-adapté, colorisé, remonté" par le compositeur disco Giorgio Moroder (auteur de la B.O. de "Midnight Express" entre autres) au début des Années 1980, avec une superbe bande son dont la géniale chanson "Love kills" du regretté Freddie Mercury. Un rappel également de ma passion pour la S.F., que ce soit au cinéma ou en littérature... L'image des villes tentaculaires du futur... comme dans "Le Cinquième Elément", la prélogie "Star Wars" ou plus "réaliste" dans "Blade Runner" et en bouquin l'excellent recueil de Robert Silverberg, "Les Monades Urbaines"... Bienvenue dans un monde moderne !!

mardi 26 août 2008

Sacré Coeur !

Au fil de Moulins...
L'église qui "conclue" la Place d'Allier, le Sacré-Coeur, qui ressemble quelque peu à la cathédrale... normal puisque les deux édifices furent construits à la même époque... Le Sacré-Coeur était jadis l'église des Mariniers... Mariniers, c'est aujourd'hui le nom du quartier et d'un cinéma. C'était autrefois le nom d'une profession, les marins d'eau douce... En effet, "dans le temps", l'Allier était un fleuve navigable et Moulins était un port parmi d'autres. La plupart des marins habitaient non loin des rives du fleuve (logique) et donnèrent ainsi le nom de leur confrérie à ce quartier de Moulins... Mais je vous parle d'un temps que les moins de quatre-vingts ans ne peuvent pas connaître...
Au premier plan de la photo, la statue du porteur d'eau que j'ai toujours particulièrement affectionnée...

Place d'Allier

Ah... la mythique place d'Allier... un des rares endroits animés de Moulins... Cette place que Vichy et Montluçon nous envient (même si ces villes ont au demeurant des tas d'avantages sur Moulins... notamment un tribunal... merci Rachida et Nicolas !)... Bon, c'est pas la Place Saint Nicolas de Bastia (si extraordinaire) mais c'est un endroit que j'affectionne particulièrement et où j'aime aller traîner...

Moulins, mon Amour !...

Moulins... son Jacquemart, sa Cathédrale...

L'occasion de "re-publier" un poème écrit en janvier 2001, alors que du fond du Cap Corse je ressentais une réelle nostalgie à l'égard de cette paisible capitale du Bourbonnais...
MOULINS MON AMOUR...
Moulins, mon Amour, restons sous ton aile !
Tu seras toujours dans nos coeurs la plus belle !
Moulins, gentille cité de mon enfance...
Moulins, en toi j’ai connu mes seules romances.
Tranquille capitale du Bourbonnais :
Sois sûre que je ne t’oublierai jamais !
Petite ville paisible et sans histoire.
Tellement sans histoire qu’on n’y fait rien le soir !
Pourtant, tu m’as vu grandir
Et tu nous as tous regardés partir
Vers d’autres cieux bien plus merveilleux
Mais nulle part ailleurs nous ne retrouverons
Ce petit rien qui nous habite à déraison
Et si à force de vieillir nous serons vieux
Ce ne sera pas sans venir un jour te revoir,
Histoire de Moulins, histoire de rien, histoire...
Car nous sommes un peu de toi
Et même si cela ne va pas de soi
Au fond nous te sommes tous reconnaissants
Même si nous avons tous foutu le camp !

Le gué...

Un endroit que j'affectionne particulièrement, à quelques kilomètres de Moulins... le franchissement de la Petite Queune... un gué tout ce qu'il y a de plus champêtre où je suis passé de nombreuses fois quand j'étais petit garçon lors de balades en vélo avec mon père... Comme dirait Johan : c'est pittoresque !!

Coucou Théa !!

Petit clin d'oeil saint-brévinois à l'un de mes précédents articles sur ce blog...
Voici "ma" chère Théa qui est en train de massacrer un pauvre ballon qui ne lui a rien fait...

Le temps des grands magasins...

Au fil des rues de ma chère ville de Moulins...
Jolie façade (un peu défraichie hélas) qui rappelle le temps des grands magasins. Actuellement, le bâtiment abrite Monoprix (un de mes repaires... et de mes repères !!) mais plus pour très longtemps. Bientôt on y trouvera ce qu'on trouve dans toutes les villes désormais : un magasin de fringues bien quelconque...
Pour l'anecdote... face à ce bâtiment habitait jadis mon ami Fred Thé, pas loin de là où habitait Fabienne.

La Belle Iloise... encore et toujours...

Un petit clin d'oeil à plusieurs personnes qui se reconnaîtront... la devanture de la boutique La Belle Iloise du Croisic...


Au fait, rappel... leur site internet...

Ma maison !!!

Coucou ! Je vous présente ma maison... non, je plaisante... quoique...
C'est le Théâtre municipal de Moulins où je joue chaque année avec La Nouvelle Rampe depuis 1997 (avec une interruption évidemment durant ma période cap-corsine...). J'y ai également suiovi des cours d'initiation au théâtre pendant trois années quand j'étais adolescent... Entre ce lieu et moi, c'est une vraie histoire d'amour. J'en aime particulièrement les coulisses, les loges (même si elles sont un peu vétustes...), l'ambiance si particulière des dernières répétitions, puis lors des représentations, juste avant la première et à la fin de la dernière...
Cette année, nous jouerons "Chat en Poche" de Feydeau (mon troisième Feydeau !!) début novembre... J'aurai l'occasion de vous en reparler !!...

In my bedroom...

En écho à un précédent article publié sur ce même blog... je vous présente ma chambre...



Mon bureau est désordonné mais moins que celui que j'ai au collège... pour le plus grand désespoir de mon chef et de mes élèves...

vendredi 22 août 2008

Barbecue forever !!

Si certain(e)s parmi vous se posaient encore des questions sur ma santé mentale... je pense que cette photo leur apportera toutes les réponses nécessaires... En garde ! Si tu ne vas pas à Superdoc, c'est Superdoc qui ira à toi !!

C'est le pied !

sans commentaire...

Nature morte (bis repetita)

Encore une nature morte comme je les affectionne... l'occasion de constater la "vétusté" de mon téléphone mobile... n'empêche qu'après six ans de bons et loyaux services, il fonctionne toujours !!... Et un petit clin d'oeil à ma cousine Françoise : en effet, voilà une nature morte sans tabac... Bah... tout celà finira bien par partir en fumée...


In my room...

Une chanson de Depeche Mode (qui fut l'un de mes groupes préférés dans mon adolescence, après F.G.T.H. et avant Madness... j'aurai probablement l'occasion d'en reparler un de ces jours) qui eut un certain succès en son temps s'intitulait "In Your Room"... Alors voici une photo de "my room"... plus précisément une photo de mon salon qui est probablement la pièce où je passe le plus de temps chez moi... tout en sachant que je lis dans ma chambre et allongé (d'où une tendance à la somnolence livresque...)... "un peu de moi-même"...

La caverne d'Ali Baba

J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer précédemment sur ce blog la boutique Samarcande... Eh oui ! Je ne passe pas mon temps en lamentations (comme Jérémie !), râlant contre mon sort (tel Job), déprimant devant les malheurs du Monde (car tout est vanité, comme disait l'Ecclésiaste). Il faut également que je me nourrisse... que je me sustente... de temps à autre... Et que serait un bon petit plat sans la présence d'épices et d'aromates ? Par ailleurs, je suis gourmet et gourmand, j'aime le chocolat (oh oui !). J'apprécie également de boire du café et surtout du thé... Eh bien, si vous êtes comme moi (je crois bien que s'il est un point qui rassemble mes amis et relations c'est bien l'amour des bons petits plats...), courez à Samarcande !!
Samarcande, nom d'une ville mythique sur la Route de la Soie, est une boutique située Porte Saint-Pierre à Montluçon. Elle propose des épices, du thé, des tisanes, du café, des condiments, des confitures, du chocolat, des biscuits, des petits gâteaux, etc (même du savon d'Alep !!)... Bref, le genre d'endroits dont vous ne sortirez pas indemnes !! La boutique est tenue par un passionné qui a également créé un site internet... En effet, me direz-vous, si on n'habite pas Montluçon ou ses environs, cette adresse ne nous intéresse pas... Détrompez-vous ! On peut commander par correspondance et tout simplement accéder au site qui propose une histoire du thé, des épices et plus de mille recettes de cuisine très savoureuses...

La façade de Samarcande... Marrant, le panneau "sens interdit" en dessous de la flèche "Office du Tourisme"...

Votre serviteur devant la caverne d'Ali Baba...

Les consolations de la chaise longue...


Une photo particulièrement explicite de la façon totalement dépourvue d'ambiguité dont je passe la fin de mon été... Allongé en bouquinant voire en faisant semblant de bouquiner... En fait, j'ai presque fini le livre que je vous conseillais de lire : "Les Consolations de la Philosophie", un ouvrage décidément très intéressant et fructueux, idéal pour une initiation en douceur à la philosophie...
Bon, c'est pas tout, l'été, c'est bientôt fini, c'est bientôt les trois ans de mon blog... J'espère un message de ma marraine, Poitrenette, et pourquoi pas de vous autres, amies lectrices, amis lecteurs, qui ne supportez pas ce mode de communication, qui l'appréciez voire l'encouragez voire le cultiviez (envoyez les liens pour vos blogs et autres pages persos !!)...
Rendez-vous en septembre pour de nouvelles aventures...
"See you in september !" (tiens, au fait, c'est la chanson qui conclue "American Graffiti", le premier succès de George Lucas, et le premier petit rôle d'un certain Harrison Ford)
Post scriptum... Comment laisser un message ? Pas compliqué ! Vous pouvez directement déposer un commentaire sur ce blog ou m'envoyer un mail (que je me ferai un plaisir de faire suivre après l'avoir déformé, commenté, etc...) à cdiluri@voila.fr ou deuxchaises@yahoo.fr

Avant... après...

Montrez moi votre valise, je dirai qui vous êtes... Je sais pas si c'est toujours vrai, voire vraisemblable voire tout simplement crédible... En tout cas, par hasard, je me suis amusé deux fois à prendre ma valise en photo, avant notre séjour breton, et après... Alors, est-ce révélateur ? Tout d'abord, attention ! Nous n'avons là que la face émergée de l'iceberg... En effet, les vêtements sont soigneusement cachés, ainsi que les affaires de toilette et autres choses comme l'aspirine pour le mal de tête qu'on n'aura jamais mais au cas où on ne sait jamais parce que là bas y a peut-être pas de pharmacie...
Alors, avant le départ, pour un voyage d'une semaine (très très bien passé... je vous remercie... je vous le raconterai prochainement avec moult photos), plein de bonnes résolutions... Je vais lire tout le temps ! Si j'avais lu tout ce que j'ai entassé dans ma valise... j'aurai rien vu de la Breagne !! La suite nous prouvera le contraire...


Après... C'est le retour du parfait touriste, limite caricatural (à peine...) qui a rapporté des tonnes de boîtes de sardines et autres conserves achetées à La Belle Iloise (même qu'on a visité la fabrique à Quiberon !!) ainsi que des pots de crèmes de caramel au beurre salé... Les livres ont finalement rejoint les vêtements au fond de la valise... Triste époque où la sardine écrase la culture !...
Kenavo !

samedi 9 août 2008

Les consolations de la philosophie

(photo prise à Voussac le 3 août 2008 par Amélie... merci !)
Ce nouveau message pour vous faire part de mon dernier coup de foudre livresque en date (tout en sachant que je continue la découverte des romans de Fredric BROWN, que je fais le plein de "séries noires" chez les bouquinistes et acquiers peu à peu les romans Indiana Jones)... Il s'agit d'un ouvrage signé Alain de Botton et intitulé "Les consolations de la philosophie" (aux éditions Pocket). A l'instar du best-seller de Jostein Gaarder, "Le Monde de Sophie", voilà un ouvrage de "vulgarisation philosophique" que vous pouvez emporter avec vous sur la plage, "pour pas bronzer idiot"... Oups ! J'ai l'impression de faire la rubrique "lectures" d'un magazine people... Je me ressaisis...
"Les Consolations de la Philosophie"... Le titre lui-même m'a frappé... Il m'a rappelé ce que j'avais déjà évoqué dans un texte précédent, à savoir que de tout temps l'homme a cherché à panser les plaies de son âme, notamment en "philosophant", en cherchant à atteindre une sérénité face aux outrages de l'existence, aux imprévus du quotidien, à l'impossible communication avec ses semblables...
L'ouvrage qui est de lecture très facile est empli d'humour. Il y a même des illustrations amusantes. Si vous éprouvez une quelconque appréhension face au mot "philosophie", oubliez la. Je parle en connaissance de cause : la "philo" m'a toujours un peu fait peur, d'autant plus que j'avais (et ai toujours... Dieu merci !) un père philosophe et que mes cours de philo en terminale ont commencé par la métaphysique à travers l'oeuvre de Descartes (plus encore que l'enseignement du français qui a tendance à faire haïr Molière par les élèves, l'enseignement de la philo mériterait d'être dépoussiéré... mais c'est un autre débat). Bref, j'avais pas envie de m'y plonger....
Suite à mon séjour en centre, à la lecture du "Manuel" d'Epictète, à la lecture également d'un hors série de "L'Actu" (spécial lycéens) consacré aux philosophes que m'avait acheté mon père, j'avais envie d'aller plus loin que la psychologie et la psychanalyse (que je n'ai d'ailleurs fait qu'effleurer). Bref, j'ai traîné dans le rayon "philo" de la bibliothèque municipale de Moulins... et j'ai découvert "Les Consolations de la philosophie".
L'idée de l'auteur est de présenter six philosophes, en l'occurence : Socrate (qui a avalé la ciguë, scène évoquée dans "L'Apologie", texte grâce auquel j'ai eu 18 en grec au bac... merci Gérard !), Epicure (dont la pensée fut malheureusement trop souvent travestie), Sénèque (un fameux stoïcien qui tint tête à Néron, passa un temps d'exil dans le Cap Corse et finit en se tranchant les veines dans un bain bien chaud entouré de ses amis), Montaigne(ses "Essais", c'est le livre que tenait François Metterrand dans ses mains sur la photo officielle de la Présidence de la République), Schopenhauer (j'avoue ne rien connaître de lui) et Nietzsche (souvent caricaturé en anti-chrétien inspirateur du nazisme... les simplifications sont toujours très outrancières !!).
L'évocation de ces six penseurs se fait autour de six thèmes :
- Consolation en cas d'impopularité
- Consolation en cas de manque d'argent
- Consolation en cas de frustration
- Consolation en cas de déficience personnelle
- Consolation en cas de peine de coeur
- Consolation en cas de difficultés
Pour le moment, j'ai lu le premier chapître, consacré à Socrate et l'impopularité... Je dirais même que je l'ai dévoré. Nul doute que dans les semaines qui viennent je ne parsème mon blog de citations extraites de cet ouvrage, que je vous conseille très vivement... Une excellente lecture (vivifiante) d'été, mais aussi, d'automne, d'hiver, de printemps...
Sinon, certains m'ont demandé quelle surprise j'avais réservée à ma douce et tendre pour son anniversaire... J'ai tenté un panachage musical... Un double CD regroupant des thèmes classiques interprétés par des orchestres sous la direction de Karajan, un CD (hautement improbable !) "Polyphonies corses et chants bretons" et, enfin, une compilation de Cocteau Twins... un groupe merveilleux des Années 1980... la voix magnifiquement éthérée d'Elisabeth Fraser, des mélodies entraînant vers la rêverie, des atmosphères de brume et de forêts enchantées...
Demain, cap sur la Bretagne... Je vous en causerai à mon retour... D'ici là, portez vous bien et bonjour chez vous. Kenavo !!

mardi 5 août 2008

Quand je vous le disais, que j'étais overbooké !!

(photo prise par ma douce et tendre le 2 août 2008)

Le drame de l'homme moderne, et surtout du documentaliste qui se targue d'être chroniqueur, amateur d'histoire et d'actualité (!), c'est bien la surinformation, le surmenage, la surexposition au soleil, les survêtements voire même la surenchère...
Tiens, en regardant de nouveau cette photo (tel Narcisse, j'aime me regarder ! Lacan dirait que j'ai bloqué au stade du miroir...), je me dis que ça ferait une bonne pub pour les fameuses "hotlines" (qui n'ont rien à voir avec des sites "chauds" !) où l'on vous fait attendre pendant des heures sur du Mozart ou du Vivaldi (ah... les quatre saisons...) avant de vous passer une opératrice de l'autre hémisphère qui vous conseille d'appeler un autre numéro pour le problème que connaît votre PC (pas le Parti communiste, l'autre) ou votre MAC (qui n'a rien à voir avec un trafiquant de jeunes filles !! oh !!).

Le téléphone, comment ça marche ?!

Le téléphone, comment ça marche ?! Pas évident de se servir d'un tel engin quand on sait à peine remonter une montre... ce qui est devenu d'ailleurs une connaissance totalement obsolète puisque maintenant les montres sont à piles...

D'abord, prenez l'appareil en mains...


Ensuite, regardez le, il est beau, non ?! Celui-ci est un sans fil, ça veut dire qu'il a pas de fil. Mais alors... Comment c'est-y qu'on cause dans le poste et que ça arrive à notre destinataire ?!
Non, vraiment, j'y comprends rien...

Tiens, une idée, puisque je sais utiliser mon portable, je vais m'appeler moi-même... oups ! le réseau passe pas... je dois être sous un tunnel !!

Nature morte...


Fumer tue !
Pratiquez une activité physique régulière.
Mangez cinq fruits et légumes.
Evitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé.
Evitez aussi trop poivré et trop pimenté et trop acide...
On sait jamais...

lundi 4 août 2008

Cultivez votre jardin...

Qui ne connait cette maxime de Voltaire "Cultivez votre jardin" qui conclue son fameux "Candide" ?!... Le jardin... J'avoue n'avoir jamais eu vraiment (loin s'en faut) la main verte... N'empêche que les quelques fois où j'ai eu à m'occuper d'un jardin (notamment celui des parents de Laurent alias Saint Jean) j'en ai tiré un réel plaisir que je ne saurais expliquer, comme une sérénité du corps et de l'âme. Lors de mon séjour en "centre", Charles, un des autres pensionnaires, passait ses journées à entretenir le jardin de notre patio et y trouvait évidemment de quoi s'occuper (faut les meubler, les longues journées !) mais aussi visiblement une certaine quiétude. Ces derniers jours auprès de ma bien-aimée m'ont donné de quoi m'occuper de son petit jardin... Oh, pas grand-chose, juste quelques fleurs, mais j'ai plaisir à les regarder chaque jour, à observer leur progression, à les entretenir... Cultivons notre jardin...
Le Jardin, qui est à l'origine du mot Paradis (le paradis est dans de nombreuses religions un jardin...), est aussi le nom donné à l'école de philosophie fondée par un certain Epicure. Avant de parler (un tout petit peu d'Epicure), une remarque de goût toute personnelle. Pour ma part, j'apprécie particulièrement les jardins japonais et les jardins anglais, pour leur fantaisie (toute organisée), j'aime beaucoup moins les jardins à la française trop géométriques...
L'Epicurisme... Pourquoi parler philosophie, au fait ? Lors de mon premier "groupe de parole" à l'hôpital, le psychologue nous rappela ce que je savais déjà mais avais oublié (comme tant de choses que pourtant j'enseigne), à savoir que depuis toujours l'homme cherche à panser les plaies de son âme et longtemps il a utilisé pour ce faire la sagesse, la philosophie, qui veut dire "amour de la sagesse" en grec.
Parmi les "courants philosophiques" de la Grèce antique, il en est deux de l'Epoque hellénistique, particulièrement chers à mon coeur : le Stoïcisme (j'y reviendrai en évoquant Epictète) et l'Epicurisme. L'Epicurisme est souvent sottement présenté comme la jouissance sans limite alors que c'est tout le contraire... Pour "résumer" (quelle aberration de prétendre résumer un courant de pensée en quelques mots !), l'Epicurisme est la recherche du bonheur et de la sagesse avec pour objectif ultime l'ataraxie qui désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.
Le Stoïcisme peut être résumé par cette formule : l'idée qu'il faut vivre en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur. Le Stoïcisme était appelé "l'école du Portique" car ses membres se réunissaient sous une porte de l'Agora d'Athènes. Ce mot désigne aujourd'hui, dans l'usage courant, l'aspect moral de cette philosophie : on entend en effet par stoïcisme une attitude caractérisée par l'indifférence à la douleur et le courage face aux difficultés de l'existence. Parmi les auteurs connus de ce courant fondé par Zénon, on peut citer Sénèque (dont la légende dit qu'il fut exilé dans le Cap Corse... à Luri... si ! si !), Epictète (je dirai quelques mots sur lui plus loin) et Marc-Aurèle (le fameux empreur philosophe... pour les amateurs de peplums c'est celui qui se fait étrangler par son fils Commode -qui portait mal son nom- au début de l'excellent "Gladiator").
Epictète était un esclave qui fut affranchi par son maître et devint philosophe... Comme Socrate, il n'écrivit rien mais un de ses disciples recueillit l'essentiel de ses maximes dans un ouvrage intitulé le "Manuel d'Epictète". Ce petit livre (même pas 30 pages), souvent associé aux "Pensées pour moi-même" de Marc-Aurèle, Fred de Ceyrat me l'avait offert l'été dernier (2007) lors de mon grand chagrin d'amour. Alors, je n'avais pas pris le temps de le lire. J'ai enfin pris le temps cet été lors de mon séjour au centre (les insomnies ont parfois du bon !!). C'est un ouvrage passionnant dont la lecture m'a apporté une certaine sérénité.
Un troisième courant philosophique anima la période hellénistique, c'est le Scepticisme qui est, au sens strict, une doctrine selon laquelle la pensée humaine ne peut se déterminer sur la possibilité de la découverte d'une vérité. Il ne s'agit pas de rejeter la recherche, mais au contraire de ne jamais l'interrompre en prétendant être parvenu à une vérité absolue. Son principal objectif n'est pas de nous faire éviter l'erreur, mais de nous faire parvenir à la tranquillité (ataraxie), loin des conflits de dogmes et de la douleur que l'on peut ressentir lorsqu'on découvre de l'incohérence dans ses certitudes.
La période hellénistique fut également riche pour le Judaïsme (et donc le Christianisme) puisqu'elle vit la rédaction d'ouvrages qui sont parmi ceux qui m'inspirent le plus dans la Bible : "L'Ecclesiaste" (ou "Qoheleth") dont nous connaissons tous quelques extraits (j'en avais déjà parlé sur ce blog voilà près de deux ans) comme "Vanité des vanités tout est vanités" ou "Rien de neuf sous le soleil" ; mais aussi "Le Livre de la Sagesse" et "L'Ecclésiastique" (ou "Siracide"), deux livres dits deutérocanoniques (non reconnus par les Juifs d'aujourd'hui et par les Protestants mais faisant partie prenante de la Bible pour Catholiques et Orthodoxes).
Mais je m'égare... Je me suis perdu dans mon jardin... Je terminerai par là où j'ai commencé... l'Epicurisme ou l'Ecole du Jardin... Je terminerai donc par quelques citations... Qu'elles vous accompagnent dans vos réflexions au fil de l'été, sur la plage, en promenade, au travail, chez vous...
"Lorsque nous disons que le plaisir est le souverain bien, nous ne pensons pas aux plaisirs des débauchés ni à ceux qui consistent dans les jouissances physiques.[...]Le plaisir dont nous parlons consiste dans l'absence de souffrance physique et de trouble de l'âme."
"Je m'épanouis dans le plaisir corporel en me nourrissant de pain et d'eau."
"Grâce soit rendue à la bienheureuse Nature qui a fait que ce qui est nécessaire est aisé à obtenir, tandis que les choses difficiles à se procurer ne sont pas nécessaires."
"Avec un peu de pain et d’eau le sage rivalise de félicité avec Jupiter."
(citations d'Epicure, merci Wikipedia)

dimanche 3 août 2008

Mélancolie...

"Il pleure dans mon coeur"... Ce poème de Paul VERLAINE résume très bien pour moi l'état de mélancolie : on n'est pas bien et l'on ne sait pas trop pourquoi, une certaine langueur, une lassitude étrange, comme un engourdissement de la vie...

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Rêve d'amour...

Mon Rêve familier, de Paul VERLAINE... probablement mon poème préféré ! Un des seuls en tout cas que je connaisse par coeur... C'est pour moi un texte emblématique du Romantisme, entre rêverie et douleur, la quête de l'Amour idéal, une mélancolie douce-amère habillée aux couleurs d'un sonnet...

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

The Lord is my Shepherd

Le Seigneur est mon Berger... ainsi commence le Psaume 23 (22 pour les Catholiques... eh oui... même pour la numérotation des psaumes il y a quelques "divergences" entre les communautés chrétiennes...), mon psaume préféré, un des plus connus, notamment dans les églises protestantes... Comme je vous l'ai déjà écrit sur ce blog, mon amie Françoise m'a rapporté d'Angleterre un cadeau que j'espérais depuis longtemps, la Bible en anglais, plus précisément la traduction du Roi Jacques (King James Version). Alors je vous propose aujourd'hui ce splendide psaume (qui pourra également inspirer des agnostiques, des athées, des croyants d'autres religions) dans sa version anglaise (attention, c'est de l'ancien anglois !!)...

The Lord is my shepherd ;
I shall not want.
He maketh me to lie down in green pastures :
he leadeth me beside the still waters.
He restoreth my soul :
he leadeth me in the paths of righteousness for his name's sake.
Yea, though I walk through the valley of the shadow of death,
I will fear no evil : for thou art with me ;
thy rod and thy staff they comfort me.
Thou preparest a table before me in the presence of mine enemies :
thou anointest my head with oil ; my cup runneth over.
Surely goodness and mercy shall follow me all the days of my life :
and I will dwell in the house of the Lord for ever.

Prière de Saint François

Les lecteurs (et lectrices) assidu(e)s de ce blog savent peut-être que j'ai beaucoup d'admiration pour Saint François, d'abord parce que c'est mon saint patron (fête le 4 octobre, le lendemain de la Saint Gérard... hello à mon prof de grec et au père de mon amie...) mais aussi et surtout parce que c'est le fondateur des Franciscains, un ordre mendiant tellement merveilleux, un modèle de vie tournée vers les autres et aussi la nature (il est aujourd'hui considéré comme le saint patron des écologistes)... Le "povorello" avait beaucoup d'affection pour les animaux, tous les animaux, rédigeant même un poème intitulé "La complique du Frère Soleil", connu aussi sous le nom de "Cantique des créatures", où il demande aux hommes de se témoigner un amour mutuel, de respecter "notre mère la Terre, notre soeur la Lune et notre frère le Soleil" (fratello sole, sorella luna !!), d’aimer toutes les créations que Dieu a faites...
Parmi les textes que François d'Assise nous a laissés, outre donc le "Cantique des Créatures", il y a également le texte que l'on a coutume d'appeler la "Prière Saint François" (tout simplement) ou "Prière pour la Paix". J'aime énormément ce message de paix et d'amour...

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.

Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,
c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.

jeudi 31 juillet 2008

Le lendemain...

"Le lendemain elle était souriante..." Certain(e)s d'entre vous connaissent peut-être cette chanson totalement délirante, du genre tragico-comique à tiroirs, l'histoire d'une fille à qui tous les malheurs du monde arrivent mais... "le lendemain elle était souriante" et c'était reparti...
Au moment d'écrire ce texte qui suit "Bienvenue chez les Psys", la question me taraudait : quel titre ? J'avais pensé à "le retour à la vie civile" (à cause de cette expression que j'aime tellement employer : "bon retour à la vie civile, soldat !"), "le jour d'après" (mais c'est le titre de deux films, un nanar des Années 1980 sur les "après" d'une guerre entre USA et URSS ; un film catastrophico-météo-écologique des Années 2000) ou "la vidange de la tête"...
Le retour à la vie civile... Hier, mercredi 30 juillet, j'ai quitté l'hôpital spécialisé, définitivement j'espère, même si j'ai promis à certain(e)s résident(e)s avec qui j'ai sympathisés de repasser les voir dans les prochains jours. J'ai fait un bref passage chez moi, pour relever mon courrier, pas plus. Pour le moment, pour encore quelques jours, je ne me sens pas la force de passer du temps tout seul dans cet appartement qui a vu mon égarement de la fin juin/début juillet. Je suis passé à la maison de retraite voir ma mère et aussi mon père qui était venu lui rendre visite. L'état de ma mère est stationnaire, c'est-à-dire très bas. Ironie du hasard... Le jour même on annonce avec force dans les médias qu'un traitement pour ralentir spectaculairement la maladie d'Alzheimer était en cours au Royaume-Uni... Dommage... A quelques mois près...
Le jour d'après. Aujourd'hui, 31 juillet, je suis chez ma douce et tendre à Montluçon et, en plus, c'est son anniversaire... Je lui ai préparé de petites surprises... Je ne peux en dire plus, si jamais elle lit ce texte avant que je les lui offre... Je suis également allé ce matin dans ma caverne d'Ali Baba à moi, le magasin Samarcande, me faire des petits plaisirs : des superbes boîtes de thés et évidemment les thés qui vont avec... Ce soir, "apéritif dînatoire" avec ma bien-aimée et sa proche famille. Pour ma part, apéro sans alcool puisque, comme m'a joliment dit le directeur du service où j'étais hospitalisé, il me recommandait l'abstinence totale désormais, car pour moi l'alcool présentait des risques allergiques : un seul verre, même d'un alcool léger, et je peux replonger dans la spirale infernale...
La vidange de la tête... Je trouve que cette expression est assez bienvenue pour évoquer mon séjour en hôpital psychiatrique... Chasser les idées noires de ma tête, retrouver un certain équilibre, me désintoxiquer de l'alcool qui est un symptome et non une cause de mon mal-être depuis de trop longues années... En fait, je buvais depuis vingt ans... J'ai passé la moitié de ma vie à boire. Drôle de constat. Une fois que ce fait est posé, il faut savoir passer à autre chose. Le but n'est pas l'auto-flagellation (bien au contraire... on connaît trop l'histoire de l'ivrogne de Saint-Exupéry dans "Le Petit Prince" qui buvait pour oublier qu'il buvait) ni l'introspection pour l'introspection mais bien de retrouver un minimum de sérénité pour aller de l'avant...
Alors quelques nouvelles... Côté moral, tout va bien. Evidemment, j'ai été secoué en voyant ma mère hier... J'ai un petit malaise par rapport au silence de toute ma famille (ma cousine Françoise exceptée) qui n'a jamais cherché à avoir des nouvelles, mon père qui semble considérer ma dépression comme un caprice et envisageait dès hier de m'inviter à dîner avec lui pour vider quelques verres... En même temps, c'est comme ça, c'est un fait, je ne changerai pas ma famille... Il y a la famille idéale, la famille rêvée, et la famille réelle... Il faut savoir l'accepter. Par contre, j'ai été très touché des témoignages nombreux que j'ai reçus, d'amis (notamment celles et ceux de Corse que je n'ai pas vus depuis plus de quatre ans), de copains d'école perdus de vue depuis longtemps, de relations, de collègues (qui sont également des amis !!), de relations plus ou moins proches... J'ai été touché et même surpris... Je n'imaginais pas que tant de gens puissent "s'en faire pour moi"... Tout ce courant de sympathie réchauffe le coeur. Et puis, bien sûr, la patience, le soutien, l'affection de ma bien-aimée.
Côté physique, tout va bien, très bien même... J'ai retrouvé le sommeil (et sans somnifères). Je ne suis pas bourré de cachetons, juste un thymo-régulateur (pour stabiliser mon humeur) ainsi qu'un anxyolitique léger (pour quelques semaines seulement afin d'éviter toute accoutumance). Mes marches quotidiennes dans le parc de l'hôpital m'ont donné de jolies couleurs et m'ont permis de m'oxygéner... Bon, c'est vrai, je fume un peu beaucoup (du tabac !) en ce moment mais, bon, chaque chose en son temps. L'alcool ne me manque pas (à part peut-être le vin rouge pour les fromages forts...) mais j'avoue faire preque chaque nuit un cauchemar, toujours autour du même thème : j'ai replongé, je suis de nouveau à l'hôpital, cette fois-ci en hospitalisation contrainte... Je me réveille en sueur et je réalise que ce n'était qu'un mauvais rêve. Il est probable que je ferai encore longtemps ce type de rêves...
Voilà. Je suis "enfin" en vacances... Dans une dizaine de jours, Valérie et moi prenons la direction de la Bretagne... l'occasion d'aller nous approvisionner en produits de La Belle Iloise (ah ! les boîtes de sardines !) et en crème de caramel ou de chocolat au beurre salé au sel de Guérande (une substance hautement hallucinogène !!)... l'occasion surtout de changer d'air et de pratiquer, comme je l'ai dit au médecin et aux infirmiers du centre, une "Bretagnothérapie"...
Encore merci à toutes et tous pour vos messages qui m'ont vraiment fait chaud au coeur et même, n'ayons pas peur des mots, bouleversé profondément...
Bonne suite d'été aux un(e)s et aux autres. Bon courage à celles (ceux) qui travaillent en août. Bonnes vacances aux autres.
Ah... si... J'ai pas tout dit... Pour dire combien j'ai repris goût à la vie... J'ai recommencé (voire commencé...) à apprendre mon texte de "Chat en Poche" de Feydeau. Nous jouons les 4 et 6 novembre au Théâtre de Moulins... mais j'aurai l'occasion de vous en reparler... J'ai lu un autre roman de Fredric BROWN, cette fois-ci un roman de S.F. particulièrement savoureux : "L'Univers en Folie". Evidemment, je parcours en ce moment plusieurs ouvrages de psychanalyse et de psychologie (dont un dictionnaire qui précise bien que la maladie d'Alzheimer est "une démence démarrant vers l'âge de 55 ans"... et n'a donc rien à voir avec la démence sénile comme nous le font croire les médias en expliquant que c'est une maladie de "vieux" donc, d'une certaine façon, une espèce de fatalité qu'on se bornerait à accompagner). A propos, dans le jargon, je suis à tendance "bipolaire", autrefois on disait "maniaco-dépressif", moi j'aime bien "cyclothymique". Qu'est-ce à dire ? Je suis sujet aux sautes d'humeur... Celles et ceux qui ont passé plus de douze heures avec moi s'en étaient rendus compte... J'ai des hauts des bas, comme tout le monde, mais d'une façon peut-être exacerbée... Des périodes d'énergie intense suivies de moments d'abattement... Tout comme l'un de mes héros, Sherlock Holmes... Lui, c'était avec la cocaïne qu'il combattait sa lassitude (Conan Doyle ayant eu un père alcoolique ne voulait pas que son personnage touche à la bouteille). D'ailleurs, dans un roman apocryphe, Watson, inquiet de voir son compagnon devenir totalement apathique et de plus en plus dépendant de la cocaïne, l'emmène à Vienne consulter un certain... Docteur Freud... Le roman, de Nicholas Meyer, s'intitule "La Solution à 7 %" (de cocaïne). Enfin, j'ai parcouru (merci à Françoise pour me l'avoir offerte) la Bible... in english... version King James... l'occasion de travailler la langue de Shakespeare et de me "ressourcer" spirituellement. J'oubliais... J'ai lu le "Manuel d'Epictète", que m'avait offert Fred de Ceyrat l'été dernier (lors de ma première grosse dépression) et que je n'avais pas pris le temps de lire. Un court ouvrage philosophique qui présente la sagesse stoïcienne, un courant philosophique qui, à l'instar de l'épicurisme, me séduit beaucoup, un ouvrage tout à fait accessible et dont je conseille la lecture à toutes et tous...
Et puis il est un signe qui ne trompe pas... Je me suis remis à écouter de la musique... Musiques de films, pop music, vieux standards, chanson française, musique classique, etc... Etonnant, non ? Des années que je n'écoutais plus mes CD sinon pour accompagner mes fins d'ivresses nocturnes (et encore... j'avais tendance plutôt à écouter la radio de façon "aléatoire"...). J'écoute particulièrement en boucle "Somewhere beyond the Sea", version US de "La Mer" de Charles Trénet, cette chanson, ce "standard" comme on dit, accompagne un fameux épisode de la première saison de "X-Files", dont le deuxième film est sorti hier...
Alors, je vous quitte ce jour en entamant cette jolie balade (très à propos puisque bientôt ma bien-aimée et moi nous promènerons prochainement du côté de l'Atlantique)...
Somewhere beyond the sea
Somewhere waitin' for me
My lover stands on golden sand
And watches the ships that go sailin'
Somewhere beyond the sea
She's there watchin' for me
If I could fly like birds on high
Then straight to her arms I'd go sailin'
It's far beyond the star
It's near beyond the moon
I know beyond a doubt
My heart will lead me there soon
We'll meet beyond the shore
We'll kiss just as before
Happy we'll be, beyond the sea
And never again I'll go sailin'
***INSTRUMENTAL BREAK***
I know beyond a doubt,
My heart will lead me there soon
We'll meet, I know we'll meet
Beyond the shore
We'll kiss just as before
Happy we'll be, beyond the sea
And never again I'll go sailin'
(No more sailin')
(So long sailin')
(Byebye sailin')

samedi 19 juillet 2008

Bienvenue chez les Psys !!

Hello everybody ! Here I am ! Back again ! Le retour de la grande aventure... et je reviens de loin, croyez-moi... D'ailleurs, je suis encore en route, la route de la vie, la grande inconnue de la vie, "la vie, cette merveilleuse aventure" disait Robin Williams à la fin de "Hook"...
Mon silence de ces dernières semaines était dû à différentes raisons... raisons techniques d'abord : je n'ai le net qu'au travail (pas bien d'utiliser le bien de l'Etat... euh... du Conseil général de l'Allier... à des fins personnelles !!) ou chez ma compagne.... Et surtout une raison personnelle : ma plongée en enfer... j'ai décidé de jouer franc jeu et la plupart de mes relations savent déjà d'où je reviens... Je n'ai pas à rougir, à avoir honte, c'est la vie, un accident de la vie...
Je m'explique... Vous n'êtes pas sans savoir, amis et lecteurs assidus (!) de ce blog, mon mal-être de ces dernières années, dû à de nombreuses raisons, dont ma solitude, des angoisses existentielles (qu'on a tous d'ailleurs), des vieilles rancunes familiales, plus récemment une histoire d'amour mal digérée (coucou Stéphanie ! c'est de l'histoire ancienne et, comme disait l'autre, nous avons l'un comme l'autre "jeté la rancune à la rivière"), quelques histoires un peu bizarres dans ma quête forcenée de l'âme soeur, et bien sûr (last but certainly not least !!) la dégradation de l'état de ma mère... Alors, j'ai de longue date et je l'assume et le reconnais totalement utilisé l'alcool comme béquille d'appoint, d'abord d'appoint puis une drogue douce puis une drogue dure... ces derniers temps j'appelais mon épicier "mon dealer"...
J'avais tenté l'an dernier de résoudre "seul" (comme je l'avais déjà fait pour ma perte de poids et mon retour à une vie sociale) mon "problème d'alcool". On se dit toujours qu'on va y arriver tout seul et je voulais pas trop en causer sauf à quelques amis et encore...
Puis les choses se sont précipitées... En février j'ai rencontré Valérie et c'est le grand amour depuis ce moment là... J'étais tellement habitué au malheur, en tout cas au mal-être, que tant de bonheur d'un coup fut très très déstabilisant. Pour en avoir parlé avec d'autres personnes depuis, cette situation "paradoxale" ne l'est pas tant que ça... L'inconnu fait toujours peur. Et, parallèlement à cet amour naissant qui s'épanouit jour après jour (nous fêtons demain nos cinq mois ensemble), je voyais l'état de ma mère s'aggraver plus qu'inéluctablement, ma famille et mes proches insistant pour que je persuade mon père à prendre de l'aide voire à placer (quel terme !) ma mère et je voyais aussi mon père s'enfoncer fort logiquement dans la déprime et la fatigue physique et psychique et souhaitant assumer seul autant qu'il le pourrait les soins de ma mère...
Alors, pas d'excuses bien sûr, d'autant plus qu'il y avait eu des signes avant-coureurs, l'été dernier, en décembre, en avril/mai, j'ai progressivement sombré, certes plus lentement que le Titanic... mais sans orchestre... jusqu'à dix jours d'enfer (où paradoxalement je me sentais presque bien) début juillet où je restais enfermé chez moi, n'allant plus travailler (je n'en étais plus capable du tout, ni nerveusement ni physiquement), ne sortant que pour me fournir en bière et rosé auprès de mon dealer (le pauvre petit épicier qui n'y est pour rien), allant vaguement consulter mon psy qui me suit depuis quelques mois (mais à qui j'avais caché longtemps ma dépendance à l'alcool comme je l'avais cachée à tout le monde ou presque comme le font plus de trois millions de Français... et je parle pas des dépendants au cannabis, drogue dite douce et presque snob), évitant de voir mes quelques amis, n'arrivant pas à vraiment rentrer en contact avec mon père et encore moins ma soeur, traînant devant la télé, ne dormant plus et commençant, comme le dit si bien Jacques Villeret dans son pathétique monologue de la fin du "Dîner de Cons", à mélanger l'alcool et les médicaments... Et ce alors que la fin de l'année scolaire avait sonné, que mon amie était au loin en famille, et surtout que ma mère a été définitivement (le mot terrible) placée en maison de retraite... Ce dernier événement ne fut évidemment que la goutte d'eau mais quelle goutte d'eau... plutôt l'ouverture d'un barrage...
Il me fallait réagir. Mon psy m'avait évoqué, lors de ma crise début mai quand je lui avais révélé ma dépendance chronique à l'alcool, la possibilité d'une "cure" ou en en tout cas d'un séjour en centre. Françoise, mon amie du badminton, me conseillait une cure de maison de repos. En mai, il était trop tôt. J'avais les sketches des élèves de sixième à préparer et je n'étais pas prêt psychologiquement à finalement reconnaître aux yeux du monde, en tout cas de mon amie, de mes collègues, de mes proches (je parle pas de ma famille, soeur et père compris, pour qui je suis un raté qui n'assume pas ses responsabilités de fils), d'abord que j'étais malade (la dépression est une maladie, et pas une maladie honteuse !!) et que "j'avais un problème avec l'alcool".
Le vendredi 11 juillet, j'étais dans un tel état aussi bien moral que physique qu'il n'y avait plus d'autre alternative que de me faire hospitaliser... C'est alors moi qui ai insisté auprès de mon psy pour une hospitalisation et dans les plus courts délais. Je devenais dangereux pour moi et pour les autres. Et puis il y avait Valérie. Je ne voulais pas gâcher notre merveilleuse histoire d'amour naissante. Puisque je n'allais pas bien, fallait que je me soigne !! Décision difficile à prendre que celle d'aller de soi-même en "H.P.", hôpital spécialisé, asile psychiatrique comme on disait dans le temps (le terme "asile" à l'origine n'avait d'ailleurs rien de péjoratif, au contraire, il signifiait protection).
Françoise s'est occupée de tout, de m'emmener, de remplir les formalités d'admission, de résumer mon cas auprès de l'infirmier de garde... Et me voilà "bienvenu chez les psys !" Comme tout le monde, j'avais mes idées préconçues, mes préjugés (hérités notamment de mon père pourtant prof de psycho-pédagogie et lecteur assidu de Freud, Lacan et les autres), la vision d'un hôpital pour les foldingos, camisoles et cachetons à fond... Avant tout, fallait que je dorme et que je reprenne des forces. Je n'avais presque pas dormi et pas mangé du tout depuis dix jours... Deux premiers jours un peu dans le brouillard. Comme c'était le week-end, pas de consultation médicale, juste les infirmiers et les autres patients, que je ne connaissais pas et regardais avec inquiétude et suspicion... Heureusement, l'hôpital spécialisé est au milieu d'un parc de 70 hectares... Chaque jour j'ai marché au moins quatre heures, prenant de beaux coups de soleil d'ailleurs... Et puis les visites, le Père de ma paroisse, Françoise, Fabienne, mon père, ma douce et tendre (quelle belle après-midi en sa compagnie et la joie de lire dans son regard que j'avais pris la bonne décision de demander de moi-même à me faire hospitaliser), mes amis et collègues Laurent et Jean-Michel (la Force soit avec eux !!), Corinne... sans compter tous les messages de soutien (merci Angélique, Mireille, Aurélie, Karine, Fred Thé, Christophe, Fred de Limoges, Sylvie, Amélie, Bruno, Gérard, Laurence, Simone, Aline, ma cousine Renée, Delphine... et j'en oublie certainement !!) me disant que j'avais fait le bon choix sauf une ou deux collègues (parmi les plus jeunes... alors qu'on pourrait croire que la suspicion à l'égard de la psychiatrie soit le fait de l'ancienne génération) me prédisant d'être bourré de cachetons (c'est vrai que d'être bourré tout court c'était mieux !! en outre, je ne suis justement pas assommé de quoi que ce soit, juste ce qu'il faut pour passer le cap et supporter physiquement le manque d'alcool) et d'être incité à me perdre dans l'introspection (comme si ça ne faisait pas des décennies que je me posais des questions...).
A partir de mardi, la thérapie commence vraiment. Chaque jour, un entretien avec le psy, avec qui le courant passe fort bien. Jeudi, pour la première fois de ma vie, je participe à un groupe de parole... Thème choisi : le regard des autres, les "normaux", face aux personnes passées par la case psy... Et c'est un pari que je fais depuis dix jours, d'abord d'avoir prévenu tout le monde de mon hospitalisation et de ses raisons, maintenant d'écrire ce texte qui me discréditera certainement aux yeux de certain(e)s. Et puis il y a tout le temps à tuer... les promenades dans le parc à réfléchir et classer ses idées (après tout, je suis là pour ça, c'est comme une retraite du monde pour quelques jours) et surtout les conversations avec les autres membres du pavillon (notamment Michel, Jeff, Gonzague, Jean-Luc et les autres...). Au total, nous sommes une vingtaine, chacun avec son passé, son histoire, ses problèmes, ses angoisses... mais au final on est tous un peu pareils et on ne se juge pas. En outre, le personnel qui nous encadre, des infirmiers aux aide-soignantes et aux aide-ménagères est à l'écoute et ne nous juge pas.
Une expérience unique et exceptionnelle, entre l'enfermement (pour ce week-end chez mon amie, on emploie le vocabulaire de l'armée : je suis en "permission"), la vie en communauté, le retour sur soi dans un but précis : aller de l'avant. Après tout, au quotidien, on n'a pas trop le temps de penser à soi, et on nous ne le déconseille : "ne t'écoute pas". Là, c'est le contraire. Je me forçais même à éviter de me laisser distraire par la lecture pour travailler sur moi parce que j'étais là pour ça... un peu comme un "devoir de vacances" avant de partir en vacances (les vraies cette fois !) avec Valérie (probablement du côté de l'univers Bretagne) et ensuite d'aborder la rentrée et la vie avec plus de sérénité. Les problèmes existent toujours, existeront toujours, ma mère ne guérira jamais, mes blessures de l'enfance, mes treize ans de solitude quasi-absolue, tout celà restera, mais je vivrai avec et tout ce passé (voire ce présent) ne m'empêchera plus de dormir.
Voilà. Je ne suis pas guéri. De toute façon, la dépression fait partie des maladies dont on ne peut assurer une rémission définitive, certains rechutent au bout de six mois, d'autres après une dizaine d'années, d'autres jamais. Concrètement, il me reste encore quelques jours au pavillon... Puis ce sera "le retour à la vie civile", les vacances avec Valérie, et la vie qui reprend le dessus. Mais c'est une autre histoire !
Un bel été à toutes et tous ! Prenez soin de vous et n'oubliez jamais de dire à vos proches que vous les aimez.
Post-scriptum : encore merci aux personnes présentes au plus fort de la crise, Françoise, Fabienne, Valérie, le Père, également mon psy... Sans elles je ne sais pas où j'en serais aujourd'hui.