mercredi 12 février 2014

La magie est toujours là...

Comme me le faisait remarquer Michèle l'autre jour, M6 a rediffusé l'intégrale de la Saga STAR WARS en janvier-février, à raison d'un épisode chaque mardi soir pendant six semaines. Je n'ai pas revu à cette occasion les films des aventures des Skywalker père et fils. Il faut dire que je connais les films "par coeur" et que je les ai évidemment en DVD. Et puis je dois vous avouer que je "réserve" en ce moment mes mardis soirs à la découverte de PERSON OF INTEREST... Une série parano de haute qualité (à mon humble avis). Elle part du postulat que nous sommes surveillés par le gouvernement, plus précisément tous les citoyens de New York et environs... Mais on peut étendre ce postulat à un peu tout le monde, dès qu'on a un smarphone, un GPS, une carte bleue, et qu'on habite une ville ou un village où règne la république de la vidéosurveillance (souriez à la caméra... euh... aux dizaines de caméras...)... On est suivis à la trace désormais. Et ce n'est pas de la science fiction. Pour revenir à PERSON OF INTEREST, outre la thématique paranoïaque post 11 septembre (qui n'est pas sans rappeler HOMELAND... autre série diaboliquement addictive), on y retrouve le thème (présent notamment dans CODE QUANTUM ou LE CAMELEON) du "redresseur de torts"... ici le duo formé par Harold Fintch (l'excellentissime Michael Emerson, révélé par son rôle brillant de Benjamin Linus dans LOST) et John Reese (Jim Caviezel, le Jésus de LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson). On suit donc les péripéties de nos deux "héros", l'informaticien de génie et l'ancien des services secrets, aventures ponctuées de flash backs présentant pour l'un l'invention de la "machine" diabolique qui permet d'anticiper les meurtres qui vont être commis dans la Grande Pomme, pour l'autre son passé de soldat dans les forces spéciales. Une série addictive, à la fois distrayante et pas si irréaliste que ça sur le fond...

Mais, une fois découverts les deux épisodes inédits du mardi soir, mais aussi pendant les laborieuses "coupures pub", je bascule sur M6 pour regarder "ma" Saga STAR WARS... Et, ainsi, hier soir, j'ai revu la fin du RETOUR DU JEDI, le fameux et épique duel entre Luke et Dark Vador, les éclairs de l'Empereur, Darkie qui se décide à tuer l'Empereur (après avoir crié "non !", ajout à l'ultime remontage du film par Lucas, ce "non !" hurlé ne me paraît pas indispensable, il est malgré tout moins sacrilège que le scandaleux nettoyage de "E.T." par Spielberg qui remplaça les fusils par des talkie-walkie...) et la fête dans toute la galaxie pour célébrer la fin de l'Empire après l'incinération très "mythologique" (j'y reviendrai plus loin) de Dark Vador par son fils... Bon, j'avoue que je suis chaque fois peiné de ne plus entendre le fameux thème de l' "Ewok Celebration" que tous les amateurs de John WILLIAMS regrettent. Mais quel bonheur de voir les scènes de liesse à travers la galaxie et les retrouvailles Luke / Han Solo et finalement Luke découvrant Yoda entouré de son père Anakin et de Obi Wan Kenobi, enfin réunis dans l'au-delà de la Force. J'avoue que j'ai beau connaître par coeur cette séquence, je suis chaque fois ému aux larmes. A la fois parce qu'elle marque la fin de l'Empire, le retour de l'harmonie dans la galaxie, les retrouvailles de Luke avec ses amis (et sa soeur !), la paix dans la Force et aussi bien sûr parce que la fin du RETOUR DU JEDI marqua pour moi et toute une génération la fin de la Saga STAR WARS. Bien sûr, depuis, il y a eu la "Prélogie" et le tournage de la suite est en chantier et on peut aussi se rabattre sur les romans autour de la Saga... Mais, quoi qu'il en soit, l'épisode VI marquera pour toujours la fin des aventures de Luke Skywalker, le petit fermier de Tatooine devenu un Jedi qui sera parvenu à ramener son père, le terrible Dark Vador, du bon côté... Et ça vaut bien quelques larmes !

Et donc je réalise (mais sans être plus surpris que ça) que je suis toujours autant sensible à l'univers STAR WARS qui m'accompagne depuis maintenant... 34 ans... voire plus... Je me souviens, quand j'étais à l'école primaire, d'avoir vu sur les murs de ma ville les affiches de LA GUERRE DES ETOILES, et d'avoir entendu une amie de mes parents leur dire qu'elle avait vu un film bizarre et confus qui mélangeait les humains et les robots mais aussi les propos de notre instituteur nous parlant en termes élogieux de l'histoire d'une princesse et d'un méchant très méchant à l'apparence (on ne parlait pas encore de "look") vraiment menaçante. Le premier film de la Saga que j'ai découvert, et qui reste à ce jour mon préféré, est L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. C'est également le premier film que j'ai vu tout seul. J'avais dix ans. C'était un jour de septembre 1980. Mon père était venu me chercher à la sortie du cinéma. Je me souviendrai toute ma vie de ce choc extraordinaire (plus même que la découverte des AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE quelques mois plus tard... c'est dire !). Je n'avais alors pas forcément tout compris (notamment la notion d'hyperespace) et j'étais quelque peu désarçonné à l'idée de découvrir "l'épisode V" alors que c'était censé être la suite d'un seul film (LA GUERRE DES ETOILES). Bref, la numérotation à la LUCAS me laissait déjà alors perplexe... 

J'ai plongé alors et pour longtemps (pour toujours ?) dans l'univers STAR WARS. J'ai bien sûr lu la novélisation de "L'Empire contre-attaque" puis de "La Guerre des Etoiles". Je me souviens aussi quand j'ai découvert LA GUERRE DES ETOILES (il n'y avait alors pas de DVD, très peu de VHS - les cassettes vidéos pour les jeunes... -, les films n'étaient pas forcément diffusés à la télé, où on n'avait que trois chaînes, toutes d'Etat, et bien sûr pas d'internet et donc pas de téléchargement en veux tu en voilà...). C'était dans un cinéma de Paris qui passait les deux premiers films en continu... Je suis allé découvrir "le film fondateur" tandis que mon père allait revoir "The Thing" de John Carpenter dans la salle d'à côté... J'ai découvert LA GUERRE DES ETOILES en V.O. dans une copie avec des sous-titres en français et en norvégien... Mais, bon, on ne va pas chipoter !... Quel bonheur de découvrir le film qui nous a permis de découvrir cette galaxie lointaine... [Pour l'anecdote, l'unique autre spectactrice de la séance était une punkette avec un pin's Dark Vador qui m'expliqua qu'elle allait voir le film tous les jours...] 

Pour LE RETOUR DU JEDI, j'ai commis l'erreur (que j'ai faite des années plus tard avec la série LOST) de lire moult revues qui dévoilaient les détails de l'intrigue... J'étais tellement impatient ! Je me souviens avoir réalisé (j'étais alors en classe de troisième) une rédaction - compte-rendu de ma découverte de ce film. Mon prof de français, c'était Gérard. Pour la première fois, on avait un prof qui ne méprisait pas notre culture. Car si, aujourd'hui, il est de bon ton de dire qu'on aime la Saga Galactique et l'on voit mêmes des Bobos se prétendre "Geeks" (le comble du paradoxe absurde !), à l'époque on ne parlait même pas de sous-culture. Regarder STAR WARS ou INDIANA JONES était considéré au mieux comme signe d'immaturité chronique (y compris par les gens du même âge que nous...) au pire comme la preuve qu'on était un peu attardé et qu'on manquait de goût. Les choses ont heureusement changé. Et donc, à l'époque, Gérard, lui, ne méprisait pas STAR WARS ou INDIANA JONES. C'est même grâce à lui que j'ai pu acheter la bande originale sublissime de L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. Pour revenir au RETOUR DU JEDI, je me souviens avoir écrit (entre autres) dans ma rédaction qu'on y retrouvait des allusions à nombre de mythologies, notamment lors du bûcher funéraire de Dark Vador qui n'est pas sans rappeler les rites des Anciens Germaniques. J'avais aussi trouvé que les nombreux monstres dans l'antre de Jabba parasitaient un peu le propos du film, mais comme me l'avait fait remarquer Gérard, je m'étais laissé influencer par les critiques du magazine "Première".

Après "Le Retour du Jedi", ce fut la traversée du désert, ponctuée par la sortie au début des Années 1990 du coffret 4 CD (Sandrine me l'avait rapporté de Paris !) de la B.O. de la trilogie, signée évidemment du génial John WILLIAMS (également l'auteur de quasi toutes les bandes originales des films de Steven SPIELBERG). Là aussi, je passais au mieux pour un allumé au pire pour un type manquant totalement de goût (que ce soit aux yeux des fans de pop / rock ou à ceux des mélomanes amateurs de "grande musique"), à courir les disquaires pour trouver des disques de John WILIAMS (et d'autres B.O.). Seuls Gérard (mon maître Jedi !), mon ami Fred Thé et quelques autres comprenaient voire partageaient cette passion dévorante pour "les B.O." (aujourd'hui acceptée et intégrée par l'intelligentsia boboïde). 

C'était le temps aussi où on courait dès qu'un cinéma proposait la Trilogie... Je me souviens encore avec émotion de ce cinéma de Nice qui proposait les trois films de la STAR WARS TRILOGY d'affilée... J'étais allé les voir avec ma grand-mère Lucienne qui m'a toujours accompagné dans mes passions de cinéphile... même si elle a un peu piqué du nez pendant le troisième film...

Au milieu des Années 1990 vint le temps des "Editions Spéciales" de la trilogie fondatrice... l'occasion de redécouvrir la Saga en salle et de partager mon enthousiasme avec mes élèves... n'est-ce pas, Michèle ? Puis ce fut la sortie de LA MENACE FANTOME... Je l'ai vu la semaine de la sortie, dans un cinéma bondé de Bastia, avec la bobine qui saute (et pas d'allusions à certaines "traditions" corses, non mais !) et, je l'avoue, une certaine déception... En fait, je ne savais pas trop ce que j'attendais de cette "prélogie"... J'étais content de découvrir le Sénat Galactique mais la princesse qui change de robe toutes les trois minutes et l'affreux et antipathique Jar Jar Bings, avec son côté Disney, m'avaient somptueusement agacé. Depuis, j'ai revu mon opinion sur ce premier opus de la Saga et j'avoue que le Jar Jar me fait maintenant sourire et que la princesse sait s'habiller avec beaucoup de goût. Pour L'ATTAQUE DES CLONES, je l'ai également découvert en Corse avec mes amis et anciens élèves, Johan, Soleiman, Marine, Julie, etc... J'avais beaucoup apprécié la romance d'Anakin et de la princesse, un peu moins les scènes de monstres (mais, là aussi, j'ai changé d'avis à la "revoyure") et, surtout, quelle joie de retrouver un bon vieux méchant classieux, le Comte Dooku, alias Christopher Lee, cinquante ans (et plus ?) de cinéma au compteur et toujours présent... A la même époque, il incarnait le vilain (encore !) Saroumane dans LE SEIGNEUR DES ANNEAUX... Sacré Christopher !

L'attente de l'ultime épisode de la Saga fut tempérée par la fréquentation fin avril 2005 de la Convention Star Wars de Cusset, organisée par "Les Héritiers de la Force", avec mes collègues et amis, Laurent et Jean-Michel... Nous découvrions cette géniale convention (nous y sommes retournés plusieurs fois depuis : voir plus loin !). Quelques jours plus tard, à Moulins, dans un cinéma plein à craquer, nous avons découvert tous trois l'ultime (jusqu'à ce jour et jusqu'à la sortie de l'Episode VII d'ici un an ou deux) opus de la Saga : LA REVANCHE DES SITH... ou quand le Côté Obscur se répand sur la galaxie... un film noir, sombre, fort, intense, tragique, dramatique, et tout et tout... Et dont l'épilogue, après l'apparition de Dark Vador (tant attendue !), fait le lien avec le "premier" (le quatrième dans la chronologie de Geogeo Lucas... pas simple, le gars, surtout quand on doit expliquer à des néophytes !) épisode, celui de 1977, "La Guerre des Etoiles", rebaptisé "Un nouvel Espoir". Je me souviens d'avoir croisé Gérard quelques jours après la sortie, me disant que l'épisode III était son préféré. Personnellement, il vient juste après l'épisode V. 

Dans les mois et les années qui ont suivi, j'ai revu quelques fois les différents films, notamment lorsque j'ai fait découvrir la Trilogie (et non encore la Prélogie, à part "La Menace Fantôme" en 3D... les lunettes m'ont donné bien mal à la tête !) à ma douce et tendre. J'ai aussi lu quelques livres tirés de "L'Univers Star Wars", mais finalement assez peu. Et pourtant j'en ai acheté pas mal... Ils font partie de ces nombreux livres évoqués dans mon précédent "post" et qui s'entassent chez moi et que je regarde en me disant : "Faut que je m'y mette !" D'autant que les romans Star Wars que j'ai lus m'ont tous plu : "Dark Maul, l'Ombre du Chasseur", "Vent de Trahison", "Dark Lord : L'Ascension de Dark Vador" ou encore l'excellent "Les Ombres de l'Empire". Je profite à cette occasion pour remercier Fred alias Docteur Freyd alias Kawasakid, qui est un grand lecteur (entre auteurs) des romans de "L'Univers étendu Star Wars" et m'a initié à cet univers...

Enfin, depuis quelques années et presque tous les ans, je me rends donc à cette Convention Star Wars de Cusset avec Laurent (devenu depuis un Scout Trooper émérite !) et Jean-Michel. Sur ce blog, ceux que ça intéresse trouveront quelques photos de nos visites intergalactiques... Je garde notamment un souvenir réjoui de la rencontre avec Anthony DANIELS, alias C3PO (l'ex Z6PO de la première trilogie...), qui s'exprimait dans un français parfait... Cette année, l'invité d'honneur est Jeremy BULLOCH alias le redoutable chasseur de primes BOBA FETT... Plus d'informations sur le site des Héritiers de la Force :

Bref, tout ça pour dire que plus de trente ans après ma découverte de l'Univers STAR WARS... la magie est toujours là et c'est vraiment la force de George LUCAS d'avoir créé une mythologie si riche et qui restera, probablement pour plusieurs générations, dans l'imaginaire collectif... Et ils ne sont pas nombreux à avoir atteint cet objectif cyclopéen... Ils doivent être deux au XXème siècle, LUCAS et... TOLKIEN... D'autres auteurs, cinéastes, écrivains, ont créé des univers, écrit des oeuvres mondes mais aussi riches et aussi universellement partagées, je crois que l'Empire Galactique et la Terre du Milieu font quand même figure d'exceptions génialissimes et (pour le moment) indépassables... [Je ne parle pas des créateurs de personnages "phares" qui eux sont plus nombreux... Parmi eux, et dans ceux qui "m'inspirent", je citerai Sherlock Holmes, James Bond, Mulder & Scully et bien sûr... Indiana Jones... créé par George Lucas et Steven Spielberg... décidément !]

Que la Force soit avec vous !

lundi 10 février 2014

Premiers pas dans la Comté...

Avant tout, il faut que je vous avoue quelque chose... J'ai peur de lire ! Ne souriez pas ! Ne riez pas ! Imaginez... Quelqu'un qui a "peur" de lire... Et de surcroît un documentaliste dont le métier est (pour partie) de vivre au milieu des livres... Que dirait-on d'un comptable qui a peur des bilans annuels ou d'une infirmière qui blêmirait à la vue du sang ? Remarquez, j'ai connu un médecin qui avait peur de regarder une blessure et qui avait des tendances hypocondriaques affirmées...

Mais revenons à ma peur de lire. Le terme est un peu excessif, l'expression est probablement malheureuse. En fait, les livres m'impressionnent, presque à la façon d'objets magiques, religieux, sacrés. Du coup, j'hésite souvent à en entamer la lecture. Particulièrement pour ce qui est des romans. Les livres m'impressionnent et, du coup, je n'ose pas "entrer dedans", comme si j'étais intimidé à l'idée d'effleurer l'univers intime d'un auteur. Car un livre n'est-il pas la porte d'entrée vers l'intimité de son auteur ? Et ce, quel que soit le genre du livre, que ce soit un essai historique, un roman policier, un recueil de nouvelles. L'auteur y mettra toujours beaucoup de lui-même. 

Enfin, bon, on pourrait théoriser des heures sur ma "peur de lire". Un psy y trouverait peut-être même une cause oedipienne, avec une mère prof de lettres classiques et un père qui répétait et répète toujours à l'envi que la meilleure des consolations est la lecture. Peut-être mon "refus" de lire était-il le dernier acte de révolte d'un adolescent qui n'a pas fini de grandir et de s'accepter...

Une autre raison, bien plus triviale, au fait que j'ai peur de lire, notamment des romans, est que je suis lent et enclin à m'endormir rapidement... Je lis lentement. En tout cas quand je lis par plaisir. Pour raisons professionnelles, j'ai appris à lire vite, à parcourir, à trouver rapidement les infos dans un texte... Du coup, quand je lis par plaisir, je lis plus lentement, et même trop lentement. J'ai tellement peur d'oublier des mots, des idées, qu'il m'arrive de relire plusieurs fois la même page jusqu'à en oublier le sens général et sa place dans l'histoire... En outre, comme je n'aime lire qu'allongé dans mon lit sous ma couette, il m'arrive de m'endormir alors que je lis... Et je n'aime pas ça car, quand je me réveille, je dois repartir de zéro... Oups ! 

Bref, tout ça est très passionnant... En tout cas, je n'ai pas lu un seul roman de septembre 2010 à novembre 2013. Du coup, je comprends aisément les appréhensions que peuvent avoir mes élèves, jadis les collégiens et maintenant les lycéens, devant "un livre à lire". Je ne peux me contenter de leur dire, comme dans un fameux sketch : "Il faut lire !" Ce n'est pas si simple.

Un livre, ça s'apprivoise. La lecture est un plaisir exigeant, parfois même une activité vitale (clin d'oeil à Gérard). Et c'est vrai aussi que, si je ne lis pas pendant de longues périodes, c'est peut-être parce que je sais au fond de moi que quand "je me jette enfin à l'eau" c'est pour des heures et des jours et parfois des semaines, oubliant toutes autres activités, plongeant avec délectation dans l'univers d'un auteur, quel que soit - je me répète - le type d'ouvrage...

Et puis, si la lecture peut être la plus douce des consolations et la plus délectable des distractions, je me dis également (et j'ai souvent dit à mes élèves en "cours de méthodologie") que si toutes les réponses ne sont pas dans les livres (et fort heureusement !), les livres peuvent nous aider à réfléchir. Je pense bien sûr ici aux textes des philosophes. Mais pas seulement. Les histoires, que ce soit les mythes de jadis (j'ai toujours été passionné par la mythologie) ou les contes d'autrefois, ou donc les romans et nouvelles d'aujourd'hui, chaque texte nous apporte les pensées de son auteur, sa vision du monde, ses interrogations...

Enfin, à voir tous ces livres s'entasser chez moi (car si je n'ai pas lu pendant des années j'ai acheté des tas de livres, et pas seulement des atlas historiques, dans la même période !), je me suis dit qu'il fallait vraiment que je commence à les lire, si je voulais avoir l'opportunité d'en lire ne serait-ce qu'un dixième avant que ne vienne un jour la grande faucheuse pour sonner la fin de la récréation. Eh oui... En toute sérénité, je me dis que le compte à rebours a commencé... Il démarre, certes, le jour de la naissance mais il s'accélère après quarante ans, quand on prend conscience qu'on attaque la deuxième mi temps. Certes, je suis très loin du coup de sifflet final (enfin... j'espère !) mais je sais que le temps m'est désormais compté et qu'il faut que j'arrête de le perdre...

J'ai donc repris la lecture de romans en novembre dernier... après des heures passées à regarder ma bibliothèque fournie en ne sachant pas par quel livre j'allais "attaquer" (je fais la même chose avec mes CD et mes DVD et souvent je ne sais pas trancher et je reste dans le silence à attendre de me décider !). J'ai finalement opté pour un livre dont je connaissais l'intrigue car j'en avais vu moult fois l'adaptation cinématographique et aussi parce que je n'avais jamais lu de roman de cet auteur. Il s'agit de "La Ligne verte" de Stephen KING. Par la suite, en novembre-décembre 2013, comme si je voulais "replonger" dans "mes classiques" avant de "naviguer au large", j'ai dévoré un recueil de nouvelles, "Paradoxe perdu", du génial Fredric BROWN, puis je me suis tourné vers mon cher Robert SILVERBERG. D'abord un recueil de nouvelles SF uchroniques (j'adore le genre de l'uchronie) : "Le Nez de Cléopâtre", puis un récit mythologique (tiens... tiens...) : "Le dernier Chant d'Orphée". Pour me détendre, je suis allé voir mon ami James Hadley CHASE, grand auteur de séries noires, dont les titres sont toujours parlants : "Le Requiem des Blondes"... On y trouve des détectives miteux et des gangsters pas très malins et des jolies secrétaires. C'est efficace et distrayant ! J'ai aussi lu "La Vague", "Hannibal Lecter : Les Origines du Mal" et "Le Rôdeur" (un petit polar).

J'ai plus lu en deux mois qu'en quatre ans ! Puis plus rien pendant deux mois (je ne compte pas ici mes revues d'histoire et de géographie, même si j'avoue que même là j'ai un peu laissé tomber et mes "Carto", "Religions & Histoire" et autres s'entassent sur ma table de nuit...). Il faut dire, comme je l'ai écrit dans des précédents "posts" que j'avais à faire avec "Le Seigneur des Anneaux".... Après avoir passé du temps avec les films de Peter JACKSON, il était logique que je me tourne vers l'auteur créateur de cette "oeuvre monde" : J.R.R. TOLKIEN.

Là aussi, j'ai louvoyé... J'ai "surfé" sur le net à lire des articles de wikipedia et de divers sites consacrés à la Terre du Milieu, j'ai lu des articles de revues littéraires (moi ! l'inculte absolu en littérature [en tout cas en "vraie" littérature], parcourir "Lire" et le "Magazine littéraire"... enfer et damnation !) et j'ai parcouru les préfaces des livres de TOLKIEN que j'avais achetés... Puis, ce week-end, après d'ultimes tergiversions (comme en ce moment alors que je vous écris : j'étais parti pour vous parler de ces textes lus et mon préambule a pris toute la place !), je me suis tourné vers le recueil "FAERIE", qui contient, outre l'essai "Du Conte de Fées" (que j'ai hâte de dévorer car l'étude des contes de fées était un sujet que j'aimais évoquer avec les collégiens !), trois histoires... que j'ai donc lues...

Tout d'abord "Le Fermier Gilles de Ham", un conte pittoresque et picaresque, présenté comme une vieille légende du "Petit Royaume" (quelque part en Angleterre...). C'est très drôle, anachronique et plein de clins d'oeil. Puis "Smith de Grand Wootton"... Un joli conte féérique, l'histoire d'un homme qui découvre le pays de Faërie... J'ai découvert que c'était le tout dernier texte paru du vivant de TOLKIEN.

Le dernier texte que j'ai lu est la nouvelle "Feuille, de Niggle". Un texte poétique et très émouvant. Pour la première fois depuis des années, j'ai versé des larmes en lisant un livre... L'histoire est celle de Niggle ("pinailler" en anglais : le philologue TOLKIEN aime à jouer avec les mots !), peintre perfectionniste mais quelque peu velléitaire... Il va abandonner tous ses tableaux en cours pour une "grande oeuvre" très personnelle qui l'obsède : la peinture d'un Arbre, qui était au départ la représentation d'une seule feuille mais l'oeuvre a "enflé", une peinture qu'il aimerait achever avant de partir pour un voyage qui se veut définitif. Mais Niggle est constamment perturbé dans sa réalisation par les contingences extérieures et notamment son voisin Parish (Monsieur Paroisse !). Un jour viendra où Niggle devra partir, abandonner sa toile et se retrouver dans un étrange Asile après un voyage en train... Il y a dans cette nouvelle des accents de Boris VIAN ou de KAFKA. On pense également (ne riez pas !) au final de "LOST" (ceux qui l'ont vu comprendront). C'est un texte superbe et fort, à lire sans délai, d'autant qu'il ne fait qu'une vingtaine de pages...

J'ai donc (enfin) fait mes premiers pas dans la Comté. Je suis certes entré dans l'univers de TOLKIEN "par la petite porte" et je n'ai pas encore rejoint la Terre du Milieu mais j'ai déjà franchi les frontières du pays de Faërie... et c'est un pays merveilleux où je reviendrai souvent désormais !

vendredi 7 février 2014

Petit portrait chinois historique...

Une chose que j'aime bien faire, à l'occasion, est de répondre à des questionnaires plus ou moins de personnalité, genre questionnaire de Proust ou "portrait chinois"... C'est un prétexte à parler de soi, parfois de façon originale, et quand on archive ces questionnaires (comme je le fais par le biais de ce blog) on peut constater au fil des années combien on a pu évoluer (ou pas).

Alors, dans le genre portrait chinois, je vais tenter un portrait chinois sur le thème de l'Histoire...

J'ai trouvé les questions sur un site dédié aux portraits chinois :



Si j'étais une année historique ?
Soyons original : 1515 !

Si j'étais un ancien empereur ?
Auguste, le premier empereur romain.

Si j'étais un ancien roi de France ?
Pas trop de sympathie pour les rois de France. Je dirai Louis XVI, par défaut. C'était plutôt un brave type qui était là "au mauvais endroit au mauvais moment".

Si j'étais un président de la république française ?
Le premier d'entre eux : Louis-Napoléon Bonaparte. La France ne s'est d'ailleurs toujours pas remise de cette "expérience" de république personnelle puis dictatoriale : on a de nouveau un président "tout-puissant" depuis la création de la Vème République. Pour notre plus grand malheur.

Si j'étais un ministre du gouvernement ?
Quel gouvernement ? On dira Simone Veil.

Si j'étais un homme politique ?
Léon Trotsky.

Si j'étais un parti politique ?
Aucune idée ! Joker !

Si j'étais une découverte ?
La pénicilline, bien évidemment.

Si j'étais un explorateur ?
Henry Morton Stanley, pour avoir le plaisir de dire : "Mister Livingstone, I presume ?"...
Plus sérieusement, je n'ai pas trop réfléchi à la question. Je dirai James Cook.

Si j'étais une guerre ou une bataille ?
La Guerre de Sécession, the Civil War en version originale. Une véritable boucherie, probablement la première "guerre moderne" (avec la guerre de Crimée), la guerre à ce jour qui fit le plus de victimes parmi les Américains. On dit également, à juste titre, que la Guerre de Sécession est l'événement fondateur de la nation américaine.
Quant à la bataille, je resterai sur le sol américain. Il s'agit de la bataille de Little Big Horn.

Si j'étais une révolution ?
La Révolution française. Soyons fous !

Si j'étais un événement historique ?
1453 : la chute de Constantinople. La fin d'un époque et le début d'une autre...

Si j'étais une ancienne civilisation ?
Les Minoens... depuis que j'ai découvert le palais de Cnossos quand j'avais dix ans !

Si j'étais une légende historique ?
Le Déluge, bien évidemment ! Un événement "fondateur", commun à toutes les mythologies.
[Même Tolkien incorpore le Déluge dans sa mythologie de la Terre du Milieu avec l'engloutissement de Numénor.]

Si j'étais une période historique que j'aurais voulu vivre ?
Probablement le Moyen Age. C'est une période tellement riche et variée, injustement décriée sous la Renaissance et par les "philosophes des Lumières".

Si j'étais une femme historique ?
Cléopâtre !

Si j'étais un homme historique ?
Jules César !

Si j'étais un dictateur ?
Jules César. Bis repetita.

Si j'étais un pharaon ?
Akhénaton, le pharaon hérétique.

Si j'étais une invention ?
L'invention de la poudre à canon... une invention explosive !

Si j'étais un prix Nobel ?
Le prix Nobel de littérature pour faire comme Sartre et le refuser !...

Si j'étais une ville antique ?
Babylone ! Pour me promener dans les jardins suspendus mais aussi entonner l'hymne "By the river of Babylon", qui n'est rien d'autre que le Psaume 137 (136), le psaume des exilés.

Voilà. C'est "tout" pour aujourd'hui... A vous de jouer !

lundi 3 février 2014

Pourquoi avais-je arrêté d'écrire et pourquoi écrire me gêne-t-il encore autant ?

J'ai toujours "aimé" écrire mais, en même temps, j'en ressens une certaine gêne voire plus. Comme une culpabilité à prendre du plaisir à une pratique qui serait quelque peu honteuse. Pourquoi ? Je ne sais... J'ai souvent "envié" toutes ces personnes qui utilisent la création artistique (entre autres l'écriture) pour se détendre. Pour moi, j'ai toujours plus ressenti "ce besoin d'écrire" comme une souffrance ou une mission, pas comme un hobby et un plaisir.

Je me souviens qu'enfant j'écrivais quelques poèmes. En sixième, j'avais écrit une nouvelle mythologique et l'avait montrée à ma prof de dessin (parce que je la trouvais sympa), qui s'était empressée de dire à ma mère (sa collègue) que je devais avoir un "problème" pour écrire comme ça... J'avais donc arrêté l'écriture un temps. Puis j'avais pratiqué quelque temps le "journal intime" jusqu'à que je lise dans un ouvrage fort sérieux qu'écrire un journal intime était un signe de névrose typique de l'adolescence, les expressions "masturbation intellectuelle" et "nombrilisme" y étaient d'ailleurs abondamment soulignées (les psys font du mal avec leurs termes définitifs !). Je me souviens du jour où j'ai jeté tous mes cahiers dans les égouts, les jugeant indignes même pour la poubelle...

J'ai ensuite, pendant un temps, "commencé" des nouvelles. J'étais très dilettante (reproche permanent adressé par ma mère, mon père lui considérait qu'écrire était l'expression de ma mégalomanie maladive) et je "commençais" beaucoup d'histoires. J'ai toujours été doué pour les titres et les premières phrases mais ça ne fait pas un texte ! J'ai malgré tout fini quelques nouvelles, souvent marquées par l'idée du suicide puis par l'artifice du rêve. Je les faisais lire à mes amis et à mon professeur préféré, Gérard. J'avais l'impression d'être vivant. J'ai également rédigé un récit, en 1985, où je racontais une semaine de camp vidéo à laquelle j'avais participé et dont je ne voulais jamais oublier les moments si riches (ah ! les propos définitifs de l'adolescence !). 

Un jour, j'ai fait la bêtise (encouragé par mes amis et même par mon père... une des rares fois dans ma vie) de participer à un concours de nouvelles. J'en ai envoyé deux (dont une tapée par une amie en un week-end... il n'y avait pas alors de logiciel de traitement de textes, en tout cas pas pour le "grand public"). Je préfère ne pas me souvenir des mois d'attente de la réponse fatidique et du jour où je l'ai reçue. Le message était lapidaire, me reprochant notamment de ne pas savoir décrire une émotion musicale. J'ai arrêté d'écrire des nouvelles, sauf une fois en 1992 (par jeu plus que par envie ou besoin) :

Je me suis tourné avec passion vers la poésie que je pratiquais déjà auparavant. J'écrivais sur tout et tout le temps. J'étais plutôt doué. Je pouvais écrire un poème en une dizaine de minutes, un sonnet en une heure... Là aussi, je faisais lire mes textes à mes proches voire plus. On avait créé "un courant" avec plusieurs amis ("La Néo-Décadence"). On tirait une petite publication, on avait envoyé nos textes à des émissions de télé ("L'Assiette anglaise" nous avait cités !). Bref, tout partait bien. Puis vint le temps de copains qui ont fait un numéro pirate de textes en utilisant le nom sans demander aux autres. J'en ai été malade. J'ai même alors tenté de mettre fin à mes jours et je me suis retrouvé à l'hôpital pour un lavage d'estomac, avec ma mère à mes côtés. 

Par la suite, j'ai encore écrit des poèmes mais tout seul et pour un cercle plus restreint puis pour des personnes en particulier (mais les textes pouvaient être lus par tout le monde, ce n'était pas des textes "intimes"). Progressivement, je me suis rendu compte que j'avais besoin de l'alcool pour m'exprimer. C'était compliqué. J'ai fini par tourner un peu en rond. Et j'ai arrêté d'écrire des poèmes (pour le plus grand bien de la poésie !) à la fin des années 2000.

J'ai trouvé un autre mode d'expression avec le blog fin 2005 mais internet, c'est aussi les critiques rapides et définitives et parfois gratuitement méchantes (certains commentateurs, dont un ancien ami proche, me demandant de me tuer parce que j'écrivais mal !).

J'ai expérimenté un autre mode de création, à mon avis plus intéressant, via le théâtre, d'abord en jouant (avec la troupe de La Nouvelle Rampe) puis, après la mort de ma mère (je ne me sentais plus alors de monter sur scène),en pratiquant la mise en scène dans le collège où j'exerçais. Mais cette page est derrière moi.

J'ai, par la suite, écrit de moins en moins, par peur notamment qu'on veuille "lire à travers les lignes" dans mes textes. C'est toujours compliqué de "publier" (c'est-à-dire de "rendre public") un texte. Non seulement on est exposé à la critique mais également aux interprétations. De même que chacun(e) d'entre nous accueille différemment n'importe quelle oeuvre (une chanson, un roman, un film, un poème, un tableau...), il y aurait autant d'interprétations de mes propos que d'éventuels lecteurs de mes chroniques sur mon blog, autant de malentendus, de fâcheries et tout et tout... Et puis, comme je l'ai déjà écrit l'autre jour, ce qui m'avait poussé au silence et qui fait qu'aujourd'hui je suis "gêné" encore (et plus que jamais !) de reprendre sinon la plume du moins le clavier, c'est le bruit de notre époque, sa superficialité... Tout le monde donne son avis sur tout. Mais est-ce finalement si spécifique à notre époque ? Il est temps peut-être que je lise "Le misanthrope" de Molière ! A mon amie Sandrine qui me demandait ce que ça me faisait d'écrire de nouveau, j'ai répondu, sur un ton désabusé, que j'avais l'impression d'accomplir quelque chose de totalement inutile et que je me comportais en enfant capricieux, genre "j'ai envie d'écrire, je veux que ça se sache !", histoire de montrer que j'existe et d'avoir l'impression (illusoire ?) d'être vivant. En même temps, quelle honte y a-t-il à vouloir être vivant ?

Pour finir cette "réflexion" sur un ton peut-être plus léger et pour faire un clin d'oeil à deux collègues de lettres classiques qui appréciaient particulièrement ce film... quelques citations extraites du fabuleux "Cercle des Poètes disparus" qui pourront illustrer, d'une certaine façon, le propos qui précède et nourrir (voire orienter) votre "interprétation" dudit propos...

On lit ou on écrit de la poésie non pas parce que c'est joli. On lit et on écrit de la poésie parce que l'on fait partie de l'humanité, et que l'humanité est faite de passions. La médecine, le droit, le commerce et l'industrie sont de nobles poursuites, et elles sont nécessaires pour assurer la vie. Mais la poésie, la beauté, l'amour, l'aventure, c'est en fait pour cela qu'on vit. Pour citer Whitman : « Ô moi ! Ô la vie ! Tant de questions qui m'assaillent sans cesse, ces interminables cortèges d'incroyants, ces cités peuplées de sots. Qu'y a-t-il de beau en cela ? Ô moi ! Ô la vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l'identité. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ?

Tout ça avait pour but d'illustrer le péril du conformisme, et la difficulté de préserver vos convictions, quoi qu'en pense les autres. [...] Nous avons tous besoin d'être accepté, mais soyez persuadé que vos convictions sont uniques, les vôtres, même si on les trouve anormales ou impopulaires, même si le troupeau dit « C'est maaaaaaaaal ». Robert Frost a dit : « Deux routes s'offraient à moi, et là j'ai suivi celle où on n'allait pas, et j'ai compris toute la différence. »

Et enfin... 

Je partis dans les bois car je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n'avais pas vécu.

vendredi 31 janvier 2014

Longtemps je suis passé à côté de la Comté...

Longtemps je suis passé à côté de la Comté...

L'univers de J.R.R. TOLKIEN m'a toujours attiré mais je ne désirais pas m'y aventurer. Pourquoi ? Je ne sais pas... Peut-être par appréhension devant l'immensité du continent que représente son oeuvre... Après tout, les histoires de la Terre du Milieu, au premier rang desquelles on trouve bien sûr "Le Seigneur des Anneaux", représentent le travail de toute une vie, des milliers et milliers de pages écrites et réécrites et corrigées patiemment au fil des ans.

J'ai toujours eu, je l'avoue, un peu d'hésitation avant de me lancer dans des romans ou des films (et séries TV) d'envergure, vous savez... les romans en plusieurs tomes, les gros pavés, les films qui durent plus longtemps que les classiques 90 minutes, les séries télévisées où chaque épisode n'est qu'un chapitre dans une longue histoire qui fait plusieurs dizaines d'heures... Pourquoi ? Peur d'être déçu "au bout du compte" (ce qui ne m'est finalement jamais arrivé), peur des efforts à fournir (car on ne lit pas une saga comme on lit un petit polar, on ne regarde pas une série écrite sur plusieurs saisons comme on regarde un épisode de ci de là pour se détendre le soir après le boulot), peur aussi de "plonger" totalement dedans... Je sais combien je peux devenir "addict" à des romans, des films, des séries... Il n'est que de me rappeler combien la saga STAR WARS a occupé mon imaginaire ces trente dernières années, combien j'ai suivi avec délectation moult séries télé, de TWIN PEAKS à ROME en passant par CODE QUANTUM sans oublier la plus riche de toutes, LOST... et combien j'ai pu plonger avec enthousiasme dans l'oeuvre d'auteurs qui m'ont "tapé dans l'oeil" : Boris Vian, René Barjavel, Agatha Christie, Robert Silverberg, Fredric Brown pour n'en citer que quelques-uns... Il est un auteur dont j'ai soigneusement évité la lecture car j'étais intimidé par la taille de ses livres, c'est Stephen King. J'ai finalement enfin lu "La Ligne verte" (à l'origine paru en "roman feuilleton" et dont j'adore l'adaptation cinématographique) en novembre dernier, après des années sans avoir lu un seul roman...

Mais revenons à TOLKIEN...

Quand j'étais adolescent, j'avais découvert, dans un cinéma de Nice, le film "Le Seigneur des Anneaux", le fameux film d'animation de Ralph Bakhsi réalisé en 1978, qui reprenait les deux premiers tomes de l'histoire... et je l'avais bien apprécié... A la même époque, j'avais emprunté (je me souviens, c'était à la bibliothèque municipale de Menton, en compagnie de ma cousine Françoise), le premier tome de la trilogie de la Terre du Milieu : "La Communauté de l'Anneau". Je l'avais beaucoup apprécié, tout en étant déboussolé : mais, bon sang, c'est où le Gondor ? c'est quoi, exactement, ce Sauron avec un oeil ? Les orques, c'est comme les gobelins ou pas ? J'avais aimé le pittoresque du personnage de Tom Bombadil (joie d'écouter peu après Higelin lui rendre hommage dans l'album "Tombé du Ciel" !) et été fort impressionné par les cavaliers noirs sans visage, les serviteurs zélés du Mordor... Je me souviens avoir alors fait une photocopie de la carte de la Terre du Milieu (déjà le goût des cartes !) pour suivre les pérégrinations des membres de la Communauté de l'Anneau. Mais je n'ai pas poursuivi mon voyage... C'était la fin de l'été et le temps a passé. Je n'ai jamais emprunté les tomes suivants...

C'est d'ailleurs, notamment, à cause du souvenir de cet "échec" (entamer un livre sans le terminer, commencer à regarder une série sans la suivre en entier, pour moi, c'est un peu comme ne pas aller au bout d'une aventure, rester sur le quai et "passer à côté de quelque chose"), que j'ai toujours hésité par la suite à entrer dans une "grande oeuvre", de peur de ne pas arriver au bout et de connaître une autre fois la sensation de la frustration.

Au début des Années 2000 ce fut la sortie, au rythme d'un opus par an, de la fameuse adaptation cinématographique de Peter JACKSON. Je me souviens des circonstances dans lesquelles j'ai vu chacun des trois films... "La Communauté de l'Anneau", ce fut en décembre 2001, avec mon cousin et filleul Jean-Marc (la seule fois qu'on est allés au cinéma ensemble), dans une salle bondée du centre commercial de la Part-Dieu à Lyon (j'arrivais de l'aéroport... je venais de Corse où je vivais alors...). "Les Deux Tours", ce fut dans un cinéma de Bastia, en janvier 2003, avec mon ami et ancien élève Johan. Et, enfin, "Le Retour du Roi", ce fut tout seul, l'après-midi de la veillée de Noël (le 24 décembre donc !), au cinéma de Moulins. Je gardais un souvenir ébloui de ces trois films, même si j'avais trouvé "La Communauté" un peu longue à se mettre en place. J'avais par ailleurs été frappé (mais si je le savais déjà vaguement de façon "livresque") de voir combien George Lucas avait pu s'inspirer (pour ne pas dire autre chose) de la trilogie tolkinienne pour écrire sa trilogie galactique (je parle de la "vraie" trilogie, pas de la prélogie des Années 2000).

Le temps est passé. Je n'ai pas cherché à découvrir les versions longues. L'occasion ne s'est pas non plus présentée. Quand j'ai appris que Peter JACKSON allait réaliser l'adaptation du "Hobbit", je me suis dit : cool ! je n'aurai pas à le lire ! (encore une réaction bien enfantine, non ?!) Puis j'ai appris qu'il allait en tirer deux puis trois films et je me suis dit : oh, non ! il exagère ! on est encore parti pour une trilogie ! Et j'ai renoncé à aller le(s) voir en salle.

Tout aurait pu en rester là... Jusqu'à ce jour de décembre 2013 lors d'une conversation avec mon nouveau collègue du lycée où j'exerce depuis septembre dernier, nouveau collègue mais également ancien condisciple des années de fac d'Histoire (nous étions alors fans de STAR WARS et nous avons découvert, plus de vingt ans plus tard, que nous étions tous deux grands amateurs de LOST, de ROME et de 24... on ne se refait pas !), Pascal... Je lui demandais si, par hasard, il avait le coffret DVD du "Seigneur des Anneaux". Il me dit qu'il avait les versions longues, avec les bonus "qui vont bien"...

Vint le temps du "Christmas Break", ces vacances de Noël qui resteront pour moi synonymes de la (re) découverte de la Terre du Milieu... J'ai (re) découvert la trilogie de Peter JACKSON, en version longue... Je me suis évidemment régalé. J'ai demandé à ma douce et tendre, qui avait les trois tomes du Seigneur des Anneaux de TOLKIEN, de me les prêter. Je me suis ensuite plongé dans les DVD bonus. Près de six heures de documentaires pour chaque film avec notamment trois portraits riches en émotion de JRR TOLKIEN, l'Atlas de la Terre du Milieu (le pied total !) et des reportages sur le travail d'Howard SHORE, l'auteur de la bande originale... J'en ai eu pour un bon mois pour tout visionner !... J'ai fini de les regarder hier soir, avec beaucoup d'émotion... Pendant ce temps, en parallèle, j'ai commencé à acheter des livres de et sur TOLKIEN... "Le Seigneur des Anneaux", bien sûr, mais aussi "Le Hobbit" ou "Faërie"... J'étais néanmoins frustré de constater qu'aucune édition française du "Seigneur (...)" ne possédait tous les appendices et aucune ne proposait l'avant-propos de TOLKIEN (évoqué à plusieurs reprises dans les bonus DVD). Le "perfectionniste collectionneur" que je suis était déjà très agacé par le dilettantisme des éditeurs français ! Heureusement, miraculeusement, grâce à ma douce et tendre, samedi dernier, chez Emmaüs Moulins, alors que nous regardions distraitement les livres d'occasion, j'ai mis la main sur "The Lord of the Rings", édition anglaise de poche intégrale avec tous les appendices et les deux avant-propos... Yes !

Evidemment, pour compléter le tableau de cet enthousiasme débordant qui a pris possession de moi depuis un peu plus d'un mois, j'ai commandé (et reçu la semaine dernière) le coffret de la bande originale des trois films, signée Howard SHORE, ainsi que "The Lord of the Rings Symphony" en deux CD, adaptation des thèmes des trois films en six mouvements symphoniques, comme les six tomes de l'oeuvre de TOLKIEN (chacun des trois "tomes" parus contenant "deux livres"... Tolkien avait d'ailleurs initialement voulu faire paraitre "Le Seigneur des Anneaux" en un seul volume mais son éditeur l'avait persuadé de scinder l'oeuvre en trois tomes et lui avait demandé de donner des titres, dont il n'était pas forcément totalement satisfait, à ces trois tomes). 

J'avoue, qu'outre le plaisir de découvrir l'oeuvre de TOLKIEN (j'ai des heures et des jours et des mois de lecture en perspective !!), j'ai découvert non seulement un univers (ce mot n'est pas excessif pour désigner l'oeuvre de JRR TOLKIEN puisqu'il a inventé non seulement des personnages, des intrigues, des décors, mais également un monde, des langues, une mythologie...) mais aussi une personne attachante et émouvante... TOLKIEN, né en Afrique du Sud, orphelin très jeune, qui se réfugia dans l'étude des langues anciennes, qui fut emporté comme toute sa génération dans le drame de la Première guerre mondiale où il perdit ses meilleurs amis. TOLKIEN, amoureux de poésie (c'est peu de le dire !), tellement passionné par les langues (notamment l'anglo-saxon ou le finnois) qu'il en créa plusieurs, affirmant même qu'il s'était attelé à la rédaction du "Seigneur des Anneaux" pour donner un cadre et des intrigues aux langues qu'il avait inventées. TOLKIEN qui dessina lui-même les cartes de la Terre du Milieu. TOLKIEN qui se définissait comme un Hobbit, ces petits personnages sympathiques, qui vivaient paisiblement dans la Comté et n'auraient voulu pour rien au monde partir à l'aventure (TOLKIEN était d'ailleurs, dit-on, assez casanier), et dont la passion se résumait en une trilogie au programme très très sympathique : manger, boire, fumer ! [De nos jours, tout cela ne serait pas très politiquement correct !]

Ce matin, en écoutant et réécoutant la partition de Howard SHORE accompagnant l'arrivée du magicien Gandalf dans la Comté au début de "La Communauté de l'Anneau", je me suis dit que moi aussi "j'aurais voulu être un Hobbit"... Parcourir la Terre du Milieu, rencontrer moult créatures féroces et êtres merveilleux puis revenir paisiblement au pays et reprendre sa vie d'avant...

Longtemps je suis passé à côté de la Comté... J'ai décidé de m'y installer pour un temps et de m'abreuver à la fontaine de jouvence que représente pour moi l'oeuvre de John Ronald Reuel TOLKIEN...

Namarië !

Nouvelle année nouveau look

Celles et ceux d'entre vous qui "visitiez" jadis ce blog savent qu'il avait "autrefois" (et jusqu'à hier) une apparence un peu différente... A la fois par "obligation" (mon "hébergeur" blogspot m'y incitait vivement et il ne faut pas contrarier son hébergeur !) et aussi peut-être pour marquer une nouvelle étape, un nouveau chapitre, de nouvelles intentions, il était temps de "rafraîchir" l'aspect de ce blog...
J'ai donc effectué quelques retouches... De nouveaux liens internet (essentiellement tournés vers mes "passions" ou en tout cas certaines d'entre elles, comme la géopolitique, l'histoire des religions, la série LOST, la saga STAR WARS et désormais également l'univers de TOLKIEN...) mais aussi des "libellés" qui permettent de retrouver les textes postés par thèmes, tout en sachant que je n'ai pas systématiquement indexé tous mes textes (611 à ce jour quand même !) depuis la création de ce blog (en 2005... bientôt dix ans !), notamment ceux des quatre premières années (à l'époque la fonction indexation n'existait tout simplement pas).
J'ai également changé l'arrière plan pour le rendre plus aéré.
Voilà. Un petit "toilettage" avant que de partir pour de nouvelles aventures !

jeudi 30 janvier 2014

Ecrire ou mourir

Il y a fort longtemps (tellement longtemps que je n'ai pas "alimenté" mon blog !), j'avais "posté" un billet intitulé "Quand il devient plus dur de se taire que de parler" (en mai 2009)... J'aurais pu intituler le billet de ce jour de la même façon, sauf qu'il ne traite pas du tout du même sujet... A l'époque, je parlais notamment de "trouver les mots", quelques mois après la dévastation qu'avait été la maladie de ma mère, suivie de sa lente agonie et de sa disparition (même moi je n'ose pas écrire le mot "mort", ça fait trop peur... forcément...).

Aujourd'hui, je veux juste parler un peu de moi, de cette peur du vide qui m'habite depuis si longtemps et m'envahit chaque jour un peu plus, cette face sombre qui prend le dessus, ce Côté Obscur, l'amertume, l'envie, la mélancolie... Il est temps de réagir ! Et, pour moi, réagir, c'est écrire. C'est la seule chose que je sais (que je savais) faire.

Je dédie ce billet à Gérard qui m'a tant et tant encouragé ces dernières années à continuer à rédiger un blog, à Sandrine, mon amie retrouvée après tant d'années, qui fut surprise de constater que je n'écrivais plus, et surtout à Valérie qui a réveillé mon Côté Obscur (car elle s'est remise à écrire elle aussi...) mais également et surtout l'envie de le combattre, ce fichu Côté Obscur qui me pourrit la vie. Car si, à l'écran, lutter contre le Mal, c'est sympa, c'est un joli duel au sabre laser. Dans la vraie vie, c'est tristounet au quotidien. Genre la différence entre une superproduction américaine et le petit film français d'auteur. D'un côté le combat éternel entre le Bien et le Mal, Obi Wan contre Anakin. De l'autre un type tout seul chez lui qui passe ses nuits à combattre son amertume et ces "mauvaises pensées du petit matin".

Alors, c'est décidé, comme une de ces résolutions de la nouvelle année (après tout "on est encore en janvier") qu'on prend tous et qu'on ne tient jamais... Je vais me remettre à écrire, et de façon régulière de surcroît. Je vais hanter vos boîtes aux mails (ça vous changera des spams et des publicités, non ?) de mes billets d'humeur et, qui sait, si l'inspiration revient enfin, de mes poèmes (que les plus anciens d'entre vous ont connus... ah ! le temps de la Néo-Décadence !) voire de mes nouvelles (mais j'en doute un peu... quoi que... le "challenge" de la nouvelle publiée "à la volée" et sur le texte de laquelle on ne peut revenir car il est déjà "en ligne" me paraît intéressant, à défaut d'être original).

Une des raisons qui m'avaient poussé à me taire (comme quelques années plus tôt le Docteur Freyd à qui je dédie aussi ce texte, l'occasion de lui signifier qu'il devrait se remettre, lui aussi, à écrire : ses poèmes me manquent ! je ne me vois pas écrire sans lui !... écrire sur fond de Cocteau Twins et de Bowie bien sûr !) était que nous vivons dans une époque où tout le monde parle, tout le monde donne son avis sur tout. Et je me disais que je n'avais plus ma place dans ce monde fort bruyant et superficiel. Quand les hommes (et les femmes) politiques "tweetent" des insanités inutiles toute la journée, "textotent" des "décisions définitives en 140 caractères", quand le quidam moyen passe ses journées sur les réseaux sociaux à nous informer qu'il a mangé un hamburger sauce poivre après s'être garé devant la place de la Poste... Qui ça peut intéresser, les billets d'humeur d'un petit documentaliste "de campagne" (plus maintenant puisque je suis désormais un "documentaliste de lycée"... j'y reviendrai dans un prochain "post") ??? 

Mais, après tout, puisque tout le monde écrit tout et n'importe quoi et tout le temps, pourquoi s'empêcher, s'interdire d'écrire. Après tout, si même Nabila (!!!) s'arroge le "droit" d'écrire (et de "publier" !!!), pourquoi le fait que moi, Jean-François Pérès, alias LJK (les Néo-Décadents se souviennent de Léon-Joseph, n'est-il pas ?!), alias jadis André Ford (spéciale dédicace à mon père et à Harrison !), alias évidemment Superdoc, pourquoi donc, moi, je n'aurai pas le "droit" d'exister, tout simplement ?

D'autant que je si je ne remets pas à écrire, je vais finir de pourrir de l'intérieur, avec ce sentiment de vide qui me ronge comme de l'acide le ferait... 

Ecrire pour ne pas mourir.

Alors, chères lectrices, chers lecteurs, avant que je ne me taise définitivement, le plus tard possible, me revoilà ! Il faudra compter sur moi désormais. Et j'essaierai d'écrire au moins une fois par semaine si j'en ai la force, une fois par mois sinon.

Je vous raconterai ma passion dévorante pour Tolkien qui me hante désormais, ma nouvelle vie en lycée, oui, une nouvelle vie, c'est bien le terme... Tout à reconstruire, tout à construire... Mais tout se passe bien... "Ne vous inquiétez pas"...

Pour finir, pour ce jour, je vous invite à relire un billet écrit en octobre 2012, intitulé : IL ETAIT UNE FOIS LES ILLUSIONS DE JEUNESSE... Il n'a jamais, à mon avis, été autant d'actualité... Hélas ? Tant mieux ?


Bonjour chez vous !

mercredi 16 octobre 2013

Un nouveau blog est né !!

Bon, forcément, on ne se refait pas... Aussi, ben, je viens de lancer un blog du CDI du Lycée Mme de Staël... Alors, bien sûr, comme je suis partisan du moindre effort (là aussi, on ne se refait pas !), je fais de nouveau appel à blogspot, site bien pratique pour héberger un blog et facilement maîtrisable même par un type comme moi pas bien doué en informatique... Alors (bis), évidemment, "ce n'est qu'un début" (le combat continue !) et ce blog est pour le moment à l'état de "maquette en devenir"... "un blog en chantier" comme dirait l'autre... Mais je tenais, dès le jour de sa naissance [en fait... le lendemain... j'ai créé le blog hier en fin de matinée !!], à vous faire part de la nouvelle !

Voici donc l'adresse du petit nouveau :

A bientôt on the web !!

lundi 24 juin 2013

En route pour de nouvelles aventures !


Chères toutes, chers tous,

Petit message pour vous informer que j'ai demandé et obtenu ma mutation pour le Lycée Mme de Staël à Montluçon. Après vingt ans en collège, dont quinze ans dans le rural et neuf ans au collège de Tronget, je pars pour une nouvelle aventure... Exercer en lycée... J'avoue que j'y pensais depuis un moment mais j'hésitais... Le déclic a probablement été mon inspection au mois de décembre dernier, quand mon IPR (Inspectrice pédagogique régionale), après m'avoir vainement encouragé à devenir chef d'établissement, m'a vivement conseillé de demander un poste en lycée. Un poste à Mme de Staël (le "LEM" comme disent les Montluçonnais) étant vacant pour la deuxième année consécutive, je me suis dit que l'occasion ne se représenterait probablement pas de si tôt.

Je serai désormais à dix minutes en bus et une demi heure à pieds de mon lieu de travail... Finis les cent kilomètres de trajet par jour en voiture... Par ailleurs, j'aurai désormais une collègue. Le lycée compte environ 1000 élèves, une prépa littéraire et une prépa éco. Le CDI est évidemment aux dimensions de l'établissement : 35 000 ouvrages, une soixantaine d'abonnements... Bref, un autre monde pour moi !

Alors, bien sûr, j'appréhende un peu ma première rentrée... Après avoir redoublé et encore redoublé le collège, me voici enfin au lycée... Mais en attendant il me reste quelques jours dans mon petit collège Charlotte Delbo où j'ai passé d'excellentes années... Une période étrange que celle-ci où je ne suis pas encore tout à fait parti mais où je ne suis plus tout à fait là...

Bel été à toutes et tous !

Jean-François

vendredi 31 mai 2013

Le Doc vous salue bien bas !

Petit discours de présentation du travail de l'atelier théâtre...

En admiration devant mes élèves en train de jouer KNOCK...



Deux photos prises lors de la cérémonie de clôture des Journées Charlotte Delbo 2013
[ voir le blog de mon CDI :
à l'occasion de la représentation des élèves de l'atelier théâtre qui ont préparé depuis deux ans cette représentation au cours de laquelle ils ont interprété le deuxième acte de KNOCK de Jules Romains.
Un très beau moment. 
Je suis fier du travail accompli par mes élèves ! Et ému en repensant aux répétitions, au stress qui monte, aux doutes qui nous assaillaient parfois, aux fous rires souvent et bien sûr l'émerveillement au fur et à mesure des séances quand on voit le projet prendre forme et qu'on se dit : "Une troupe s'est créée et une pièce est en train de se monter"... C'est toute la magie du théâtre... Et aussi toute sa frustration : des mois voire des années de travail, la pression qui s'installe avant de monter sur scène, l'adrénaline quand le spectacle commence, l'ivresse des applaudissements puis le silence une fois rentrés chez soi, se dire "c'est fini" et ne pas trouver le sommeil parce qu'on a des images et des mots plein la tête...

mardi 1 janvier 2013

Mon petit message collectif pour l'An nouveau

Bon, ben, voilà, on y est...

On a échappé à la fin du monde de Maya l'Abeille et aux voeux de notre nouveau président ainsi qu'à ceux de tous les leaders d'à travers le monde sur le ton du "on est désolé mais cette année ce sera pas la joie et on n'y peut pas bien grand-chose mais on vous aime bien quand même".

Par contre, c'est pas forcément sûr qu'on résiste tous à 2013, annoncée comme l'année la pire économiquement (pour les Occidentaux... parce que dans les pays du Tiers Monde ils verront pas la différence avec les années précédentes... tout est relatif !!) depuis les Années 1930 (en même temps, depuis que je suis né, on me dit que c'est la crise et je pense par ailleurs que mes chers grands-parents disparus ont connu des années autrement pires pendant l'Occupation nazie !... là aussi, tout est décidément très relatif !!).

En 2013, serrons donc les dents. Et serrons nous aussi les coudes.

Je nous souhaite à toutes et tous, et à nos proches, de garder nos jobs, d'avoir un niveau de vie décent, de pouvoir payer nos soins de santé et tout et tout...

Bon courage !

PACE E SALUTE.

J.-F. P.



P.S. : Je ne suis pas pessimiste mais réaliste et à peu près lucide... Je réponds d'avance aux éventuelles remarques...


mardi 4 décembre 2012

MADNESS se porte bien...

 
Le nouvel album de MADNESS, le 10ème du groupe londonien formé à la fin des Années 1970 et toujours actif, intitulé OUI OUI SI SI JA JA DA DA, est sorti en France le 12 novembre et se porte plutôt bien.

On peut voir de ci de là de bonnes critiques sur le dit album (voir plus bas).

Les Maddies sont à l'honneur sur France 2 et France 4 aujourd'hui dans l'émission, justement, CD'Aujourd'hui... format court s'il en est... mais il y a la session de rattrapage grâce au replay :

http://www.france2.fr/emissions/cd-aujourd-hui/

A noter que les Nutty Boys font actuellement une tournée d'hiver au Royaume Uni et ils proposent au public chaque jour une chanson à télécharger gratuitement. Plus d'infos (ainsi que des liens vers des articles de journaux consacrés au groupe ainsi que des interviews radios) sur le site du "French Madness Info Service" :

http://newsdufrenchmis.blogspot.fr/

Un article du Monde qui revient sur les Maddies, après leurs prestations lors du jubilé de la Reine et aux J.O. de Londres, qui ont offert le week-end dernier à leurs fans le House of Fun Weekender :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/11/30/madness-les-joyaux-feles-de-la-couronne_1798433_3246.html

Une chronique de l'album trouvée sur le net et qui partage assez mon point de vue sur les chansons du dit album :

http://www.quai-baco.com/madness-oui-oui-si-si-ja-ja-da-da-la-chronique-11916/

Une interview par les Inrocks (différente de l'article disponible dans l'édition papier) :

http://www.lesinrocks.com/2012/11/28/musique/madness-entretien-fleuve-11326090/

Un article "pour contre le dernier album" plutôt amusant :

http://www.cafebabel.fr/article/42541/critiquer-madness-oui-oui-si-si-ja-ja-da-da.html

Bonne lecture et bonne écoute !

J.-F. P. alias Mad Jeff

mardi 13 novembre 2012

Au coeur de l'automne...


Quoi de mieux pour illustrer un "billet d'humeur" (plutôt bonne en l'occurrence !) automnal qu'une photo prise au 1er jour de l'automne... au seul détail près que j'écris ces lignes le 13 novembre par un froid glacial alors que la photo fut prise le 22 septembre "par un bel après-midi d'automne", quelque part entre Dordogne, Corrèze et Lot... Celles et ceux qui y étaient reconnaîtront le clin d'oeil. Quant aux autres, je les invite à découvrir cette belle région au riche passé historique et au patrimoine gastronomique légendaire.

Il y a un peu plus d'un mois, sur ce blog, j'évoquais mon attente de SKYFALL, le dernier James Bond... Je n'ai pas été déçu, loin de là ! Je dirai même que j'ai été enthousiasmé comme je ne l'avais pas été depuis longtemps ! J'y ai retrouvé à la fois la force novatrice de CASINO ROYALE (reprendre le personnage de Bond "à la racine", au commencement, s'intéresser à la genèse du fameux espion...), quelques caractéristiques des films des différentes époques (de Connery à Brosnan il y a eu vingt films... après tout, James Bond est la plus longue saga cinématographique qui soit !), avec des clins d'oeil aux fans des films passés (comme "Bons Baisers de Russie" pour la séquence à Istambul ou la voiture de "Goldfinger") mais aussi à toute la "mythologie bondienne" en général, y compris bien entendu les romans de Ian Fleming, le créateur de 007. Comme dans CASINO ROYALE et auparavant dans les films avec Timothy Dalton et George Lazenby (et quelques fulgurances de la période Brosnan, quasiment jamais du temps de Moore ou de Connery sauf aux tous débuts), James Bond, s'il est un espion qui aime jouer, qui n'a pas peur de la mort et qui apprécie les conquêtes féminines, c'est aussi un homme seul, sombre, parfois naïf, qui sait de par son métier qu'il ne doit ni ne peut s'attacher à personne. Mais foin de psychologie bondienne à la petite semaine ! Le plaisir est d'avoir un excellent film d'action bourré d'humour et où les gadgets technologiques ne sont plus omniprésents (le nouveau Q est délicieux !... ainsi que la scène de sa rencontre avec Bond... devant un tableau de Turner...). Un film qui a aussi la patte d'un réalisateur, Sam Mendes, qui nous propose des séquences superbes dans des décors extraordinaires où Bond parait souvent totalement seul (la seule fois où il y a beaucoup de monde, dans le métro de Londres, on voit que James n'est pas du tout à l'aise !). Un film qui utilise de façon totalement originale la chanson "Boum !" de Charles Trénet... Je n'écouterai plus cette chanson de la même façon (déjà que j'étais marqué par son usage dans le fabuleux film "Toto le Héros") désormais... chut ! Et puis, quand on découvre ce que veut dire SKYFALL... la jouissance de voir la destruction de la propriété familiale (un vieux fantasme personnel... je sais... ça relève de la psychanalyse !). Enfin, "last but not least", l'épilogue qui renoue avec les origines cinématographiques de Bond et le retour d'un personnage clé (je ne dirai pas qui si vous n'avez pas vu le film...). On sort de la salle satisfait de voir tout le monde de nouveau réuni, Bond et l'équipe du MI6 prêts à en découdre avec les ennemis de Sa Gracieuse Majesté dans le prochain épisode qu'on attend déjà impatiemment. James Bond a 50 ans et il est toujours en pleine forme ! Alors, bien sûr, pour conclure ce paragraphe consacré à l'espion le moins secret du monde, nous n'aurons pas toutes et tous le même avis sur ce film. Il y a les nostalgiques des Bond de Connery ou Roger Moore ou de Brosnan, il y a aussi les fans de Daniel Craig et de la noirceur voulue de "Casino Royale", il y a les amateurs des films avec tout plein de gadgets, il y a les aficionados des romans de Ian Fleming... Je trouve pour ma part que SKYFALL "fait le pont" entre tous ces univers parallèles de la saga James Bond et, comme je l'ai dit plus haut, la conclusion du film donne l'impression que "la boucle est bouclée", Bond est désormais de nouveau pleinement Bond après ces trois films consacrés "à sa jeunesse" (ou plutôt à sa "genèse"). Et ça, c'est une très bonne nouvelle !

A propos de nouvelles cinématographiques... Quel choc, quand j'ai appris que George Lucas avait revendu ses droits sur STAR WARS (mais aussi sur INDIANA JONES) à Disney. Une nouvelle triste... Comment un homme qui est arrivé tout seul et contre les Major Companies à construire son empire certes mais aussi et surtout à créer un mythe, une des plus grandes sagas du XXème siècle (pour ne pas dire la plus grande saga !), comment cet homme a choisi d'abandonner son bébé à Disney ? Triste. Décevant. J'aurais préféré que Lucas fasse comme Hergé qui a souhaité et obtenu qu'il n'y ait plus d'albums Tintin après sa mort. Là, on risque d'avoir des "produits calibrés spécial ados" (comme le fut déjà un peu "La Menace Fantôme"), commercialement parfaits mais loin de l'esprit d'origine. Pour moi, la saga des Skywalker père et fils était terminée. A quoi bon vouloir réaliser un épisode VII ?... puis VIII et IX j'imagine et peut-être des épisodes à la louche tous les deux trois ans... "Tant que ça se vend"...

Côté lectures, c'est toujours pour moi le désert absolu, en tout cas pour ce qui est des romans... J'ai honte, je l'avoue ! J'ai plusieurs polars et des James Bond qui me font des clins d'oeil marqués mais je ne trouve pas et ne prend pas le temps de lire de romans. Par contre, je déguste la revue CARTO que j'ai découverte cet été (dont j'avais brièvement parlé dans un "post" précédent) ! L'amateur de cartes que je suis ne peut que se régaler de cette excellente revue qui permet de découvrir l'actualité internationale différemment.

Musique, maestro ! Le nouvel album de MADNESS "Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da" est enfin sorti hier dans les bacs en France. Je ne l'ai pas encore écouté sinon quelques extraits. Les avis des fans sont moins chaleureux que pour "The Liberty of Norton Folgate"... Il faut dire que c'était un album tellement fa-bu-leux que la comparaison est forcément au désavantage du nouvel opus. Mais je sais que je passerai un bon moment en l'écoutant et qu'il y a de toute façon de bons morceaux des Maddies qui m'enthousiasmeront et me réchaufferont et on en a bien besoin en ce moment !

Séries TV maintenant... Au mois d'octobre, j'ai découvert et dégusté sur Arte la série AINSI SOIENT-ILS. Une série française de qualité, une série originale sur un thème qui ne l'est pas moins : la première année de séminaire de cinq jeunes de milieux très divers, qui sont venus à la foi par des chemins et pour des raisons souvent bien différentes les uns des autres, cinq jeunes aux personnalités attachantes (un grand bravo aux interprètes !) et dont j'ai suivi avec émotion les doutes et le parcours de foi. Le sujet pourrait paraître aride ou glissant, il est très bien traité, avec respect des convictions de chacun. Il y a eu évidemment, notamment dans les milieux "cathos traditionnalistes", des critiques contre cette vilaine série hérétique qui caricaturait le message de l'Eglise. Pour ma part, j'y ai vu au contraire une réflexion sur la foi qui m'a particulièrement remué. Bien sûr, c'est une série et il y a des raccourcis scénaristiques comme dans toute oeuvre télévisuelle. J'ai dévoré les huit épisodes avec gourmandise et j'attends maintenant la deuxième saison avec impatience !

A propos de séries télé, je profite des derniers épisodes de l'ultime saison de DESPERATE HOUSEWIVES, je savoure également la nouvelle saison de l'excellente série française FAIS PAS CI FAIS PAS CA, l'exemple d'une série à la fois légère et tendre et qui sait aborder moult sujets de société (ce n'est pas un hasard si "Fais pas ci fais pas ça" a été traité à l'égal des séries U.S. dans le tome de 2 de "Philosophie en séries" de Thibaut de Saint-Maurice). J'attends la prochaine diffusion, à partir du 22 novembre sur Arte (décidément une chaîne qui propose de belles pépites ! également la seule chaîne sans publicité...), de la deuxième saison de BORGEN, fabuleuse série danoise qu'on pourrait qualifier de "thriller politique". Ces trois séries que je viens de citer sont trois séries que ma compagne m'a fait connaître et apprécier. Je profite de ce blog pour la remercier de me faire découvrir tant et tant de choses depuis bientôt cinq ans que nous sommes ensemble.

Pour conclure ce petit texte, un salut à une personne très chère que j'ai retrouvée via le net il y a quelques semaines (comme quoi internet est parfois bien pratique !) et qui se reconnaîtra aisément.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

J'oubliais... En guise de post-scriptum et autre nota-bene... Ma douce et moi avons eu début octobre le coup de foudre pour un film formidable : DANS LA MAISON. Je ne l'avais pas alors signalé sur ce blog mais j'avais envoyé un "mail collectif" que je reproduis ci-dessous :

Ce matin, Valérie et moi sommes allés voir DANS LA MAISON, le dernier film de François Ozon, avec notamment Fabrice Lucchini et Kristin Scott Thomas. Un film que je vous conseille ! Pour résumer l'histoire en quelques lignes, c'est un prof de français de seconde qui demande à ses élèves de raconter leur dernier week-end... Au milieu de copies calamiteuses, il y a le récit d'un élève qui raconte comment il a commencé à s'immiscer dans la vie d'un de ses camarades dont il envie la normalité et conclue son devoir par "à suivre"... Le prof va vouloir en savoir plus et incite son élève, chez qui il décèle un vrai talent d'écrivain, à continuer son récit... Je ne vous en dis pas plus !

Un film original, bien ficelé, qui plaira (évidemment !) aux professeurs de français, aux amateurs de littérature mais aussi à toutes celles et tous ceux qui un jour ou l'autre ont eu l'envie d'écrire, de raconter leur vie (réelle ou imaginée) ou celle des autres...


Bref : un film à aller voir ! Lucchini joue très bien (sobrement) ainsi que Kristin Scott Thomas. Et l'acteur qui interprète le lycéen est brillant.


Un petit bijou de cinéma !

Si par hasard ce film passe pas loin de chez vous... Allez-y ! C'est un film qui donne envie de se (re) mettre à écrire... Pourquoi pas après tout ?

A suivre !

dimanche 14 octobre 2012

Le film du siècle

La preuve définitive que je ne serai jamais Steven Spielberg...

mardi 9 octobre 2012

Il était une fois... les illusions de jeunesse...

« La révolution n'est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s'accomplir avec autant d'élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d'amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d'âme. La révolution, c'est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. »

(MAO)

Cette citation ouvre ce fabuleux film qu'est IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION et permet de remettre à leur place tous les utopistes qui rêvent de grand soir en imaginant que ce serait une partie de plaisir (j'ai fait partie de ces rêveurs dans mes jeunes années). Non, la Révolution, c'est du sang, de la violence, de la guerre civile. Quelle que soit cette révolution, quel que soit l'idéal de jeunesse auquel on aspire. Il y a trente ans, l'idéal était gaucho-marxiste, il a donné Mai 1968 (en France), des révoltes étudiantes un peu partout dans le monde, des "progrès" dans le domaine des moeurs mais aussi... "les années de plomb" du terrorisme gauchiste des Années 1970, en France, en Allemagne, en Italie, etc...

Aujourd'hui, pour beaucoup de jeunes, l'idéal révolutionnaire s'incarne dans l'Islam radical que les médias et les politiques font semblant de découvrir ou mettent sur le devant de la scène pour masquer les problèmes économiques (notamment) de notre société et de notre époque. Les "intellectuels" bien pensants font semblant de s'interroger : quoi ? comment ? pourquoi des "jeunes bien sous tous rapports" finissent par basculer dans "le terrorisme islamiste" ? Pour la même raison qu'il y a trente ans des jeunes de bonne famille se retrouvaient dans la Bande à Baader ou Action directe... Parce qu'ils sont jeunes et idéalistes. Et ça n'a rien à voir avec le "fascisme" ou le "nazisme" comme on l'entend trop souvent : le fameux "point de Godwin" qui veut que toute conversation sociétale bascule dans le comparatisme anachronique absurde avec la Deuxième Guerre Mondiale (on devient tout de suite un "facho", l'autre aurait forcément été "collabo", "on sait comment ça se termine", etc...). Non, c'est juste la simple et triste réponse au constat d'une jeunesse perdue... c'est tout simplement que cette jeunesse est désorientée. Il n'y a plus d'idéologies (en tout cas dans nos contrées Ouest-Européennes), il n'y a pas d'idéal, qu'il soit laïque ou religieux (et ce n'est pas des notions vagues et administratives comme "le vivre ensemble" ou "la gestion du groupe" qui vont faire rêver des jeunes de vingt ans !!), il n'y a plus de cohésion sociale (ce n'est ni un bien ni un mal, c'est l'évolution de notre société). Et ne parlons pas de l'absence d'avenir que l'on "propose" à cette jeunesse : crise économique, chômage massif, crise environnementale annoncée, et j'en passe et des meilleures [sans parler, car c'est un autre sujet, du fait que ces jeunes, comme nous tous d'ailleurs, sont bombardés de publicités permanentes et assommantes, que ce soit à la télé, sur internet, dans les transports en commun... etc...]... Alors, certains jeunes se précipitent dans ce qui leur paraît un idéal, un combat, une alternative... Et plus les "intellos" bien pensants diront que ces jeunes se trompent et qu'ils s'égarent plus le fossé se creusera entre une jeunesse désarçonnée et ces bien pensants qui furent pourtant il y a trente ou quarante ans des gauchistes convaincus, des révolutionnaires idéalistes voire des défenseurs des guerilleros que d'autres auraient appelé des terroristes.

Le problème est toujours le même. Les jeunes d'hier sont devenus les bien pensants d'aujourd'hui et ce sont les bien pensants de cinquante ans, pétris de certitude, qui gouvernent le monde et ont tout intérêt à ce que tout reste en place... quitte à faire croire que tout change... Souvenons nous de la fabuleuse citation extraite du GUEPARD : « Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change ». Après tout, une révolution, en astronomie, c'est un tour complet voire un retour à la case départ. Pas étonnant que les gauchistes d'hier soient les gouvernants d'aujourd'hui (ou de la semaine dernière : on trouva autant d'ex-soixante-huitards exaltés chez Sarkozy qu'on en trouve chez Hollande, question de génération).

Alors, comme dirait un fameux révolutionnaire, Lénine, qui se méfiait comme la peste des gauchistes et ne voulait que des "révolutionnaires professionnels" (toujours se méfier des amateurs !) : QUE FAIRE ?

Je n'en sais fichtre rien. Je crois qu'on verra encore longtemps des jeunes se précipiter dans l'Islam radical. Puis viendra une autre mode, un autre idéal, parce que là aussi c'est une histoire de mode. Et, dans trente ans, des anciens fanas de Ben Laden se pavaneront sur les plateaux télé en ne comprenant pas l'idéalisme trouble et confus des jeunes de vingt ans des Années 2050...

En attendant, je suis quand même un peu surpris de l'emballement des gouvernants et des médias depuis quelques jours à nous convaincre de l'existence de "l'ennemi intérieur", cette cinquième colonne islamique qui gangrènerait nos banlieues et pervertirait notre belle jeunesse. Que cherchent-ils à faire ? A nous faire penser à autre chose qu'à la crise, au chômage de masse et tout et tout ? A tenter de provoquer une "union nationale" car, malheureusement, et c'est une leçon de l'Histoire, un des moyens les plus pratiques et les plus efficaces d'assurer la cohésion d'un groupe est la peur et la construction d'un "bouc émissaire".

Il y a probablement quelques "Islamistes radicaux" qui n'ont probablement d'ailleurs pas lu le Coran (comme les gauchistes terroristes des Années 1970 ne devaient pas avoir lu le Capital de Marx) dont certains rêvent de passer à l'acte. Il y a aussi et surtout toute une jeunesse qui ne sait plus où elle en est.

Et moi je ne sais pas où j'en serais si j'avais vingt ans aujourd'hui.

Et je pense qu'il est plus que temps pour moi de réécouter L'AGE IDIOT de Jacques Brel...

lundi 8 octobre 2012

Le retour de la revanche de la mission du doc !

Merci à ma douce et tendre pour cette photo prise 
un certain 22 septembre...
 Et petit clin d'oeil pour l'occasion à sa famille...


Bonjour tout le monde ! Ou bonjour tout seul d'ailleurs ! Depuis le temps que je n'ai pas mis à jour ce blog il ne doit plus y avoir grand monde qui soit passé lui rendre visite... Mon dernier "post" date de la mi juin... Nous voici en octobre... L'été est venu, l'été est reparti... Mon premier été dans mon nouvel appart, mon nouveau "chez moi", l'occasion d'apprivoiser mon nouveau cadre de vie...

Pas grand-chose de neuf au cours de l'été sinon que je n'ai pas tenu l'engagement qui était le mien de me remettre à lire des romans... Voilà maintenant plus d'un an que je n'ai pas lu de romans... Honte à moi ! Par contre, j'ai découvert une revue de géographie passionnante, l'occasion de découvrir l'actualité internationale (vous savez, celle dont ne parlent pas nos pauvres médias nationaux nombrilistes, obsédés qu'ils sont par les tweets de Valérie T., les discours de Jean-François C. et ses pains au chocolat ou la soi-disant menace terroriste qui submergerait notre hexagone étriqué...), par le biais d'articles clairs et courts (deux à quatre pages), toujours illustrés de cartes elles aussi claires et très parlantes. Cette revue s'appelle CARTO :
Je profite de l'occasion pour vous conseiller encore et toujours de regarder la splendide émission LE DESSOUS DES CARTES, qui existe désormais depuis une vingtaine d'années sur Arte (la SEULE chaîne sans publicité !), actuellement diffusée le samedi à 19h30 :

A part le fait que je n'ai pas lu de romans, l'été fut consacré à la redécouverte de quelques bons films, comme le sublissime IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION, pur chef d'oeuvre qu'on devrait faire voir à tous les amateurs de "grand soir" pour qu'ils réfléchissent un peu avant de prendre les armes pour faire la révolution... J'ai redécouvert le splendide UN TAXI POUR TOBROUK, un film concis qui n'a pas vieilli (bien au contraire !), superbe film de guerre, huis clos, road movie... un petit bijou plein d'Humanité avec des dialogues d'Audiard magnifiques et un quatuor d'acteurs exceptionnels. Toujours dans la rubrique "rediffusions", ma compagne et moi avons repris le visionnage de X-FILES, série qui décidément ne vieillit pas et sait alterner les épisodes du "grand complot", les intrigues fantastiques et les histoires plus légères...

L'été est passé, l'automne est arrivé, et particulièrement octobre, un de mes mois préférés...

L'automne et son climat certes pluvieux mais qui lui donne un petit ton si british... Et ça tombe bien puisque d'ici quelques jours sortira le nouvel opus des aventures du moins secret des espions britanniques, à savoir James Bond, et dans un mois paraîtra en France le nouvel album du plus britannique des groupes anglo-saxons, Madness...

Eh oui... Dans trois semaines, c'est la sortie de SKYFALL, le troisième James BOND avec Daniel Craig. Pour l'occasion, j'ai fait découvrir à ma compagne CASINO ROYALE (un film décidément magnifique ! pour moi le meilleur de la saga avec AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE) et QUANTUM OF SOLACE (qui, finalement, à la revoyure, est un "honnête" Bond, distrayant et efficace). Pour le générique, c'est l'excellente chanteuse Adele qui a été choisie... Je ne veux pas en savoir plus pour l'instant... Je ne veux pas être "spoilé" comme on dit de nos jours.

Le 12 novembre sortira en France le nouvel album de MADNESS, au titre assez bizarre à mon goût : OUI OUI SI SI JA JA DA DA... En fait, ce titre étrange provient des disputes incessantes au sein du groupe pour se mettre d'accord sur un titre d'album... Aux dires des fans qui ont déjà écouté tout ou partie de ce nouvel album, on ne retrouve pas la verve et l'énergie du fabuleux album de 2009 THE LIBERTY OF NORTON FOLGATE... Pour ma part, comme pour le nouveau Bond, je ne veux pas en savoir plus avant de découvrir tranquillement ce nouvel album le 12 novembre. Il sera temps alors de me faire une opinion, en sachant bien qu'elle évoluera forcément... et c'est tant mieux... Certaines chansons qu'on adore au premier contact se révèlent finalement décevantes sur le long terme et vice et versa... D'autres morceaux vous berceront toute une vie et on ne se l'explique pas... Dernier point à propos du nouvel album des Maddies : la pochette est signée Peter Blake, le monsieur qui avait réalisé la cultissime pochette de SERGENT PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND... Plus d'infos grâce au French Madness Info Service :

A part ça, quoi de neuf docteur ? Que de vieux, comme dirait l'autre (quel autre ?!). Je regarde la dernière saison des DESPERATE HOUSEWIVES en espérant que je ne saurai pas la fin avant de voir les épisodes en question (je vous en prie ! vous qui avez déjà vu la série, ne me dîtes rien !!!). C'est décidément une excellente série, parfois inégale, mais tellement drôle et qui a su aborder au fil des saisons tant de "sujets de société"...

Ma vie personnelle ? Tout va bien. Très bien même. Très très bien même. Les gens heureux n'ont pas d'histoire ? Au contraire. Mais on a peut-être envie de la garder pour soi et pour ceux qui sont proches et puis, c'est vrai, il n'est pas facile de raconter "les bons moments"... Contentons-nous de les vivre... Simple mais finalement ambitieux programme !...

Je vous souhaite à toutes et tous un bien bel automne !

Portez vous bien.

mardi 19 juin 2012

Toujours à la pointe de l'information ?!...


Petite photo clin d'oeil prouvant que le documentaliste que je suis cherche toujours à être à la pointe de l'information grâce aux moyens de communication sinon les plus modernes (dire que je n'ai ni tablette ni smartphone ni ordinateur personnel ni même baladeur MP3 ou MP4... le pape du ringardisme, je vous dis !) en tout cas les plus variés voire les plus inattendus...

[Photo prise mi juin lors de l'échange intergénérationnel entre le collège où j'exerce et la maison de retraite voisine, plus d'infos sur le blog que je tiens pour le collège...]

Une passion pour les cartes toujours intacte !

Si vous parcourez de temps à autre ce bien humble (et bien peu mis à jour) blog, vous n'êtes pas sans savoir que je voue une passion sans limites pour les cartes au point de collectionner les atlas historiques (je viens encore d'en acheter quatre... oups !). 
J'aime bien cette photo prise début juin où, avec un élève, je joue à reconstituer la carte des régions françaises... Elle me rappelle une autre photo prise en juin 2011 (et également affichée sur le blog). Ah ! les cartes ! 
Je n'ai jamais été fanatique de géographie à l'école (faut dire que, même pour l'histoire, j'ai commencé à m'y intéresser vraiment en terminale et surtout à la fac... ça tombait bien puisque j'avais choisi, un peu par hasard, une fac d'histoire !) et je m'y suis vraiment intéressé à cause de l'actualité brûlante de l'époque : l'éclatement de la Yougoslavie au début des Années 1990 et ces pays qui apparaissaient et disparaissaient au fil des semaines. Suivit de peu l'implosion de l'URSS (vous savez, ce pays qui a terrorisé le monde pendant des décennies et dont aujourd'hui plus personne à part quelques universitaires ne connaît le sens exact) et la naissance de moult républiques est-européennes et nord-asiatiques...
En fait, j'avais commencé dès mon année de licence (1989-1990) à m'intéresser aux atlas historiques, pour des raisons d'études, pour comprendre l'évolution des frontières du continent européen, de l'Empire Romain à nos jours (grâce à une collection d'atlas traduits de l'anglais de Colin Mc Evedy aux éditions Penguin... je me souviens : j'avais cassé ma tirelire d'étudiant pour acheter les quatre tomes !!). Mais la vraie révélation fut pour moi la publication du fameux "Atlas des peuples d'Europe centrale" de Jean et André Sellier, publié en 1991... Une mine d'or pour enfin tenter de comprendre l'histoire si mouvementée de ces pays nés de l'éclatement de l'URSS (les pays baltes) et de l'explosion de la Yougoslavie... Depuis, les Sellier père et fils ont publié d'autres atlas que j'ai acquis au fil du temps et j'ai continué à chercher de ci de là des atlas historiques pour assouvir cette étrange passion de "l'histoire sur cartes".
Aujourd'hui, il me suffit de voir une carte sur un mur affichée ou de feuilleter un atlas ancien ou récent pour avoir les yeux qui pétillent... Il y a toujours quelque chose à apprendre d'une carte !

mardi 5 juin 2012

Bon anniversaire la Reine : Madness sur le toit de Buckingham Palace !!

Vous n'êtes pas sans savoir que depuis samedi Londres, l'Angleterre, le Royaume Uni, le Commonwealth (et tous les amoureux de la Perfide Albion) fêtent le Jubilé de Diamant de la Reine... 

A cette occasion, hier soir, lundi 4 juin, avait lieu devant Buckingham Palace un fabuleux concert... Et, "clou" de cet énorme concert, la prestation de MADNESS sur le toit du Palais, pour interpréter OUR HOUSE et IT MUST BE LOVE, deux de leurs plus grands tubes... 

Quelle émotion de voir mon groupe préféré, ces Magnificent Seven de Camden Town qui ont fait un sacré parcours depuis leur formation à la fin des Années 1970... Les voilà maintenant sur le toit de Buckingham Palace, sur le toit de Londres (une des chansons de leur dernier album n'est-elle pas titrée "We are London" ?...), sur le toit de l'Angleterre, sur le toit du Royaume-Uni, sur le toit du Commonwealth... MADNESS are the Princes of the Universe !!

La vidéo de cet extraordinaire moment :

Graham McPherson, alias Suggs, le chanteur du groupe, peut bien s'exclamer entre les deux morceaux "What a sight !" face aux plus de 80 000 spectateurs présents... 

Plus d'infos sur le site du "French M.I.S." (MADNESS Info Service) : 

God save the Queen and long life to the Nutty Boys !!! 

Mad Jeff







Parmi les nombreux articles rendant compte du fabuleux événement que fut ce concert et de la prestation remarquable (et remarquée !) des Maddies...

http://www.jolpress.com/article/uk-diamond-jubilee-jubile-de-la-reine-concert-geant-londres-buckingham-palace-721679.html

http://www.leparisien.fr/international/videos-jubile-quand-le-prince-charles-fait-rire-londres-et-sa-maman-05-06-2012-2033511.php

http://www.rtl.fr/actualites/international/article/videos-jubile-de-la-reine-un-concert-king-size-pour-elizabeth-ii-7749076439

http://www.francetv.fr/culturebox/robbie-williams-stevie-wonder-et-madness-fetent-le-jubile-delizabeth-ii-100241



Suggs interview on BBC One 5th June 2012 :


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=mTsR_GWIfsU#!



The Queen's message on Madness playing BBC 

Diamond Jubilee Concert June 4th.


  
http://www.youtube.com/watch?v=qAoO-q-ZUlE


(D'autres liens depuis le site du French M.I.S. !)