jeudi 6 décembre 2007

Ma plus belle histoire d'amitié c'est vous...

Pour paraphraser une chanson de Barbara, récemment récupérée par notre chère Ségolène... C'est ce que j'ai envie d'écrire aujourd'hui sur ce blog sans prétention... Certaines et certains d'entre vous savent déjà la période que je viens de traverser... Quelques jours de grosse déprime où j'ai littéralement craqué, après un week-end riche en émotions heureuses... Comme le contre-coup, "la goutte d'eau"... des mois et des années de questions, d'angoisses, de colères, qui restaient "tapis" en moi. L'heure n'est pas au bilan ou à l'analyse. Ce n'est peut-être d'ailleurs, en tout cas pour le moment, pas le lieu non plus. J'ai donc commencé à consulter un psychiatre et nous posons ensemble un certain nombre de choses. Et ces jours-ci j'ai eu nombre d'entre vous au téléphone. Vous m'avez toutes et tous dit des mots merveilleux qui me donnent envie d'être heureux et de vous apporter un peu de ce bonheur en retour. Merci mille fois !
La situation que je connais actuellement n'a plus rien à voir avec les crises que j'ai pu avoir de temps en temps ces dernières années, notamment à cause de la maladie de ma mère et de mon célibat sans fin. La situation n'a rien à voir non plus avec mon histoire de cet été où j'ai cru être amoureux alors que c'était un tourbillon passionnel, certes très beau et intense, mais très destructeur... Heureusement que cette histoire ne dura que trois semaines. Avec le recul nécessaire je me dis que je m'en suis bien sorti, même si j'ai souffert un moment. Mais chaque expérience est bénéfique.
Alors, qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je crois que je fais une réaction saine au bonheur. Je suis sur la voie du changement depuis deux ans... professionnellement, physiquement, mentalement, etc... Je dois faire une bonne crise de croissance... Il y a le boulot, le théâtre, le sport, les amis et amies, de belles amitiés en perspective... promesses de jours merveilleux à venir. En même temps, je porte de plus en plus difficilement la maladie de ma mère et je me sens tellement impuissant et désemparé. Ajoutez la fatigue, novembre-décembre toujours tristounets, le contre-coup de mes deux aventures théâtrales (chaque fois j'ai un contre-coup plus ou moins puissant, pas forcément immédiat d'ailleurs), quelques petites contrariétés au travail, etc... Alors, voilà, comme dirait l'autre, "j'ai craqué". Maintenant, je vais souffler un grand coup et repartir dans la bonne direction... Vous pouvez compter sur moi : Superdoc is back ! Le chemin sera parfois long mais "le bonheur est au bout du chemin" et la vie est trop courte pour en faire "une lente désespérance".
Je vous aime, mes amis !

Merci pour tout.

Quand je relis mes messages de ces années, et pour en avoir parlé avec nombre d'entre vous, il y a eu un sacré chemin parcouru. Alors il était prévisible qu'un jour je "craque" un peu mais je tiens à vous rassurer : je me retape et je vais repartir du bon pied... Je vous le dois. Et je me le dois. Tout n'est pas rose, tout ne sera pas facile. Je dois apprendre à mieux saisir les bons côtés, ne plus oublier que j'ai des ami(e)s, que le temps aide souvent à cicatriser. Mais, pour finir en citant Sheller, et preuve que je ne suis vraiment plus dans le même état d'esprit qu'il y a quelques mois : "Je veux être un homme heureux". Ambitieux, non ? Ah, ça me changera, moi qui ai tendance à ne pas être assez ambitieux...

En post scriptum et par rapport à mes textes de ces derniers temps, j'essayais d'y mettre beaucoup d'humour et de dérision... En parlant avec plusieurs d'entre vous, je me suis rendu compte que si certain(e)s avaient effectivement ri, d'autres y voyaient un portrait trop sombre, un peu beaucoup réducteur pour qui me connaissait. Et donc à l'avenir j'essaierai de peser plus mes mots avant d'écrire des bêtises comme l'histoire des trois amours ou ma petite annonce. Bon, pour les trois amours, c'était un clin d'oeil. Heureusement qu'on peut être amoureux plusieurs fois dans sa vie, et à tout âge... Et aimer et avoir son coeur qui bat... S'il y est une chose que je retiens de ces derniers mois c'est : "bon sang, mais je suis vivant." Comme disait Renaud : "La souffrance, c'est très rassurant, ça n'arrive qu'aux vivants". Si en ce moment, je pleure, je m'angoisse, ben, c'est des réactions naturelles quand on est à bout. Pour revenir à mes textes de blog, moi, la petite annonce, je la trouvais plutôt rigolote, un exercice de style qui a amusé certains. Aucune envie de dénigrement ou de déprime ou même d'introspection. Non, juste l'envie d'écrire, et de mettre un petit regard ironique sur ma vie et celle de mes contemporains car, souvent, en parlant de moi, j'essaie de parler de mon époque... Enfin, surtout, j'aime écrire. Vous l'aviez remarqué...

Merci pour votre écoute, votre présente, votre amitié. De tout mon coeur.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Joli texte, on dirait un poème en prose, lol.

A+ parrain. Gros bisous.

JM