mercredi 2 décembre 2009

2 décembre 2009

Comment donner un titre à l'article qui va suivre ? Dans trois jours, celà fera un an que ma mère est morte... Un an déjà. Je ne vais pas employer le mot "anniversaire" car je le trouve indécent et déplacé. Je ne vais pas non plus vous embêter avec mes états d'âme. Outre qu'ils ne regardent que moi, je n'ai plus ni le besoin ni l'envie de m'épancher "publiquement" par le biais d'un blog... Une psychothérapie depuis bientôt deux ans, la vie en couple depuis un an et demi et aussi un lent et profond cheminement font que je ne pratique plus "l'introspection en ligne" comme jadis.
J'ai néanmoins toujours un blog, bien sûr, qui me permet de vous faire partager mes souvenirs de vacances... Un "carnet de voyages" comme on dit de nos jours... Je suis actuellement en train de "mettre en ligne" les photos de notre séjour à Saint-Malo et dans les Iles Anglo-Normandes cet été.
Je pourrais aussi certes vous faire partager mes "coups de gueule"... J'avais rédigé l'autre jour un texte sur l'écologiquement correct, le technologiquement correct, un texte intitulé "Bienvenue dans un monde techno-écologi-correct"... et j'ai renoncé à le mettre en ligne... Je n'ai plus envie de bavasser sur mes contemporains et sur moi-même. D'ailleurs, qui suis-je pour "juger" le monde alentour ? Et j'avoue que j'en ai assez d'avoir toujours une vision critique et négative de tout et du reste. Un peu d'optimisme ne fait pas de mal... Mais, bon, si d'aucuns sont intéressés par le dit texte (qui ne reflète pas mon état d'esprit actuel), vous le trouverez sur les commentaires de mon blog... C'est un texte en colère d'un amoureux des livres qui craint la disparition soi-disant nécessaire des livres, jugés rétrogrades, polluants et peut-être bientôt nuisibles... au profit du "e-book"...
Mais passons. 2 décembre 2009. Il y a tout juste un an, j'écrivais un texte intitulé "Le temps de l'attente" :
Un an est passé... Le temps du "travail de deuil"... Comme cette expression me déplait, vous pouvez pas imaginer ! Ce n'est pas un travail... Non, je préfère l'expression (tellement mitterrandienne) : "Il faut laisser du temps au temps". Oui, c'est celà. Le temps qui n'efface pas la peine mais la rend supportable, tolérable, vivable. De toute façon, on n'a pas le choix. Ou l'on s'enfonce dans la tristesse et la déprime ou l'on continue à vivre. Et vivre, ce n'est pas survivre. C'est avoir des projets, des amis, des passions... Je ne dirai pas que ma vie fut "globalement souriante" ces derniers mois... Bien un petit coup de déprime de ci de là. Mais j'essaie de "positiver", d'aller de l'avant, de regarder le monde avec un oeil un peu plus bienveillant, un peu moins cynique et désabusé, lucide et sans illusion certes mais également un peu candide et émerveillé parce que la vie est décidément trop courte pour passer son temps à tirer une tronche de quatre mètres de haut... Non, c'était pas ça, l'expression de ma mère... Elle, elle nous reprochait, à ma soeur et à moi, quand nous traînions des journées entières de nos vies d'adolescents désoeuvrés à travers la maison, elle nous reprochait de, je cite... "errer comme des âmes en peine"... On reconnaît là la prof de lettres classiques !
J'avais écrit, quelques jours après le décès de ma mère, un texte biographique. Vous pouvez, si vous le désirer, le relire :
Par ailleurs, je n'oublie pas cette fichue maladie d'Alzheimer, et "les maladies apparentées", ces saletés de maladies neuro-dégénératives, qui ne sont pas des "maladies de vieux" comme nous avons tendance à le croire (et c'est même "rassurant" de se dire que c'est des "maladies de vieux", on se dit qu'on ne risque rien... que c'est "dans l'ordre des choses")... Je rappellerai que ma mère a été diagnostiquée à l'âge de 57 ans et elle s'est éteinte dans sa 64ème année...
Je n'oublie pas cette saleté de "cancer du cerveau", cette horrible bestiole qui vous bouffe de l'intérieur, s'attaquant à nos "petites cellules grises" de façon aléatoire... puisque l'un oubliera d'abord les noms de ses amis d'école primaire, un autre le chemin pour aller bosser et un troisième les gestes nécessaires pour effectuer des petits travaux ménagers... Mais, au bout du chemin, c'est la dégringolade, la lente et inexorable déchéance, le regard des autres qui change... C'est l'humiliation au quotidien parce qu'on ne peut plus se laver, s'habiller, se nourrir... Et puis c'est la subtile désintégration sociale entretenue particulièrement par le corps médical qui nous dit que "le malade est dans son monde"... Non, messieurs les pontes en blouse blanche, désolé, mais ma mère était "là", et bien là, parfois un peu dans le brouillard, surtout à la fin, mais elle était pleinement consciente d'être diminuée et malade. C'est "rassurant" de se répéter que le malade est dans son petit univers mais ça l'est beaucoup moins quand on prend conscience que cet univers est peuplé des fantômes du passé, d'angoisses de plus en plus présentes et de la certitude absolue qu'on déraille et qu'on ne peut rien y faire... On devient totalement prisonnier de son corps et de sa maladie.
Toutes les maladies sont terribles. Il n'y a pas de "compétition", comme certains tentent de le faire croire parfois, entre les maladies, les malades, les proches... Il ne devrait pas y en avoir. La maladie de ma mère n'a duré que sept ans et son agonie que deux ans... Comparé au calvaire des personnes ayant un proche gravement handicapé suite à un accident ou aux parents dont l'enfant souffre de troubles sévères... Je sais relativiser. D'autant que, pour ma soeur et pour moi, ce n'était pas une maladie de tous les instants. Mon père, lui, a vécu au quotidien, j'allais écrire au chevet de ma mère... Il serait le seul à pouvoir parler vraiment de ce que c'est que l'accompagnement... J'avais parfois émis des réserves quant au fait que ma mère restait "à domicile". Ses deux hospitalisations furent une catastrophe et son placement en maison de retraite a précipité son agonie... Elle n'a survécu que quatre mois dans une "institution spécialisée"... Je n'en tire pas de conclusion sur les maisons de retraite. La marraine de ma mère, bientôt centenaire, vit dans une de ces maisons depuis près de dix ans et tout va bien pour elle.
La maladie. La mort. Tout ça... Tout ça... C'est des sujets qu'on n'aime pas trop aborder. Moi le premier. Tendance à noyer le poisson si un collègue ou un ami venait à s'épancher. En même temps, soyons lucides... On va tous y passer. Il ne s'agit ni d'occulter ni de se complaire dans le morbide ou les commémorations... Il s'agit de vivre avec.
2 décembre... J'ai pas voulu attendre le 5 décembre pour écrire... Donc j'ai pris de l'avance... Et puis, bon, le 2 décembre, les amateurs d'Histoire le savent bien, c'est une date éminemment "napoléonienne"... on y trouve le meilleur comme le pire...
Je concluerai ce message par deux textes écrits "jadis" pour évoquer la maladie de ma mère...
Merci d'avoir pris quelques minutes pour me lire.
Bonjour chez vous.

Aloïs

Maman, chaque jour tu disparais un peu plus
Chaque jour, ton cerveau rétrécit
Et le monde pour toi n’est plus qu’un théâtre d’ombres.
La somme de tes peurs hante mes jours et mes nuits.
Comment pourrais-je t’aider ?
Comment même essayer d’écrire ce que je ressens ?
Tu te perds dans la maison et tu te perds dans ta tête.
Un jour prochain tu ne connaîtras plus mon nom.
En quelques mois ton état s’est terriblement dégradé.
J’étais revenu pour te retrouver et à mon tour je me perds.
Souvent, tu restes là, triste et désemparée,
Tu connais l’inéluctabilité de ton destin...
Sinistre compte à rebours :
Demain peut-être ?
Et tu commences à chercher tes mots
Et tu sens le vide sous tes pieds.
Le sentiment de chute est la pire des terreurs
Et cette araignée qui tisse sa toile dans ta tête
Dévorant chaque jour plus de neurones
Et se régalant avec ton âme...
Et la société s’en fout,
Tu n’as que soixante ans,
Elle est belle, la vie !
Mais pas pour toi, pas pour nous.
Maman, ne pars pas trop vite.
On a encore tant à vivre.

(2 novembre 2005)

Et un texte écrit par mon ami Johan...

L'oubli comme souffrance

Oh vie ! misérable vie,
Autour de toi tant de misère !
Le monde des hommes te semble différent
Monde d'injustices et de souffrances
L'éclair de l'oubli s'abat chaque jour
Et tu t'éloignes de nous, de toi
Ta mémoire se brise au contact des tiens
La vie se fait difficile
L'espoir se meurt
Enfermée dans ton silence
Ta flamme faiblit et s'éteint
Et sans un cri, en silence
La mort doucement vers toi s'avance...

(25 avril 2006)

16 commentaires:

les docs du LEM a dit…

Mon "fameux" billet d'humeur
intitulé
BIENVENUE DANS UN MONDE TECHNO-ECOLOGI-CORRECT...
Petit billet d'humeur qui me prend comme ça... L'autre jour, à la radio (sur RMC pour ne pas la citer mais toutes les chaînes de radio et de T.V. ont maintenant leur émission consacrée au "développement durable"), j'ai entendu un "expert" écologique nous expliquer que la "trace carbone" d'un chien ou d'un chat équivalait à un gros 4x4... La conclusion qu'en tirait notre expert était qu'il fallait ne pas renouveler "les animaux de compagnie" quand ceux que nous avons "ne fonctionneront plus" (on ne parle pas de mort... tabou !). Bref, chers humains, arrêtez donc d'avoir des chiens et des chats car vous polluez la planète ! J'ai été d'abord interloqué puis je me suis dit que, prochainement, l'extension du même raisonnement à la race humaine incitera des experts à nous expliquer qu'il y a trop de monde sur Terre et qu'on va devoir supprimer un certain nombre d'individus... Déjà que, pour des raisons différentes (socio-religio-culturelles), il "manque" des dizaines de millions de filles en Inde et en Chine (du fait des "avortements sélectifs")... Alors, l'euthanasie massive d'une partie de l'Humanité pour protéger l'autre ?...
Là, j'extrapole. Bien sûr. N'empêche. Le discours écologique massif actuel devient proprement monstrueux. Une espèce de dictature du "développement durable"... A ce propos, on ne m'a toujours pas expliqué ce que serait, a contrario, le développement non durable. Si on développe, c'est pour durer, non ? Je suis sensibilisé de plus que longue date à la défense de l'environnement mais je ne reconnais plus l'écologie dans le bourrage de crâne actuel. Il n'est plus un manuel scolaire (je suis dans l'enseignement) qui n'affiche pas hautement son souci énorme de l'écologie... ce qui n'empêche pas les éditeurs de nous envoyer des tonnes de spécimens chaque année, livres qui finissent immanquablement à la benne... Tous les jours, on a des émissions, à la T.V., à la radio, nous sommant d'avoir les "gestes qui sauvent la planète"... Et, pendant ce temps-là, les industries chimiques et autres continuent gentiment de polluer la planète... Mais, nous, on est des monstres si on oublie d'éteindre son téléviseur un soir...
L'écologiquement correct, la posture écologique, le "c'est bon pour ma Terre"... j'en peux plus ! D'abord, c'est pas MA Terre... C'est LA Terre !! Elle n'est pas à moi. Je n'y fais qu'un court (pas trop court... si possible...) passage. Ensuite, est-ce de bosser au quotidien avec des ados, mon esprit de contradiction fait que j'en deviendrai presque un pollueur tellement j'en ai marre d'entendre ces discours culpabilisants et moralisateurs sur l'attitude à avoir pour sauver notre Terre... On a affaire à une nouvelle religion... Ce qui est un peu paradoxal dans un pays laïque qui déclare fièrement s'être émancipé de toutes les religions obscurantistes de nos vilains ancêtres...

les docs du LEM a dit…

Deuxième partie du billet d'humeur :

Mais il n'y a pas que l'écologiquement correct... Il y a le technologiquement correct... Le tout internet... Bienvenue dans un monde virtuel ! On est en train de "virtualiser" la musique et le cinéma. Soit. Pourquoi pas ? Même si, perso, j'aimais bien avoir des DVD et des CD à moi... Mais, bon, "on n'arrête pas le progrès" (là aussi, quel lieu commun !!) et l'avenir est à la musique en ligne et autre vidéo à la demande... Je n'évoque pas là le piratage qui est un avatar de la virtualisation.
Longtemps, le livre a été "protégé". Mais, depuis quelque temps, il y a une "attaque en règle" de la part des fabricants de "e-books", les "iboukes" comme dirait Le Canard Enchaîné qui mettait en garde il y a quelques semaines contre la création permanente de besoins pour vendre à tout prix (c'est le principe de la société de consommation...). J'ai pu voir dans nombre d'émissions T.V. des promoteurs de ce livre informatique, dont certains écrivains comme Jean-Claude Carrière, qui devenaient subitement muets dès qu'on leur disait qu'il y aurait probablement rapidement un risque de "piratage" de leurs bouquins. Ces partisans du livre électronique se présentaient évidemment comme les chantres de la modernité contre les ringards du livre papier, expliquant que les nouvelles générations seraient beaucoup plus "fans" de ce nouveau support que les anciennes.
Et c'est là qu'ils se trompent car les nouvelles générations que je cotoie quotidiennement, à la différence des "vieux cons" dont je fais partie, ne sacralisent pas les nouvelles technologies. Elles les utilisent au quotidien mais n'en font pas une religion comme les technocrates qui sévissent dans les cabinets ministériels. Et les "djeunes" avec qui je parle régulièrement sont plus qu'hostiles aux "e-books". Autant ils pratiquent plus que largement l'internet pour les recherches (c'est clair qu'une encyclopédie en ligne, surtout si elle est gratuite, c'est super pratique !!), le mailing, les réseaux sociaux, les jeux... Autant ils ne se voient pas lire un roman ou un magazine "en ligne"... Alors, bien sûr, on me dira que j'ai des collégiens attardés d'un milieu rural donc pas "au faîte" des nouvelles technologies... Mais je constate régulièrement que les élèves qui aiment lire aiment aussi le papier, le contact avec la matière, le livre que l'on emmène partout, la revue qu'on feuillette avec ses copains ou copines. Quant à l'élève qui ne lit pas, c'est pas parce qu'on va lui coller les livres sur un écran qu'il va les lire. Dans le meilleur des cas, il saura faire un copié-collé du résumé sur Wikipédia (ce qui suffit souvent à pas mal d'enseignants) lors de sa fiche de lecture...

les docs du LEM a dit…

Troisième partie (on reprend son souffle !!) :

Mais nous laissera-t-on le choix de continuer à lire des livres ? Après tout, et je reviens au début de mon propos, il y a l'argument (faussement) écologique : les livres, c'est mauvais pour ma Terre puisque c'est fait avec du papier qui vient des bois... Et si, un jour, un décret interdisait la fabrication de nouveaux livres car "nocifs pour la planète" ? Après tout, d'ores et déjà, moult administrations nous forcent à passer à la "facture électronique"... Comme diraient mes élèves, "et comment on fait si on n'a pas internet ?" En outre, bonjour la galère le jour où on a un redressement fiscal et qu'on doit fournir ses justificatifs de dépenses sur trois ans...
Alors, imaginons un instant ce monde merveilleux sans livres et sans animaux de compagnie ?!... Allons plus loin... Supprimons les personnes âgées et les handicapés qui ont la même empreinte carbone qu'un valide actif utile pour la planète. Supprimons les peuples du Tiers-Monde. Supprimons tous les inutiles qui ont une empreinte carbone qui compromet notre avenir sur "notre Terre"...
Je délire ? Certes. Mais la science-fiction prévient depuis de longues années des risques que j'évoque ci-dessus... Pensons à "Fahrenheit 451" (la température où le papier brûle) de Ray Bradbury ou aux suites de "La Planète des Singes" nous montrant la disparition des chiens et des chats. Pensons à "Soleil Vert" où les "vieux" servent à nourrir les masses affamées. Pensons à ces romans sur la société de demain : "1984" et le flicage permanent, "Le Meilleur des Mondes" et les ravages du clonage, "Un Bonheur insoutenable" et la société de gens drogués aux tranquillisants et aux émissions T.V. débiles...
Un monde sans ces livres qui polluent... Un monde qui repose entièrement sur internet et les réseaux informatiques... Au fait, j'ai une remarque bête... mais les ordinateurs (qu'on doit changer régulièrement parce que "tu comprends, au bon d'un an, c'est périmé !"), les connections téléphoniques et tout ça... ça fonctionne bien avec de l'énergie, non ? Et puis, qu'est-ce qu'on fait des ordinateurs usés ? Ah oui... on les donne aux pauvres, d'abord de nos pays, puis à ceux d'Asie puis à ceux d'Afrique... Cynisme ? Constat...

les docs du LEM a dit…

Quatrième et dernière partie de ce billet rédigé le 27 novembre 2009 :

N'empêche que c'est bien beau de faire reposer entièrement la société sur le virtuel et de faire confiance uniquement à internet... Comment on fera le jour de "la grande panne" ? Car il y en aura une, forcément. Il y a déjà eu des grosses frayeurs dans certaines régions du monde quand les pannes de courant provoquaient de méga bugs en cascade... Et si on archive tout sur le net dans des "banques de données virtuelles"... quand il y a une panne et que tout disparaît... on fait quoi ? Vous me direz, pas besoin d'avoir d'archives... Après tout, l'Humanité libérée du poids du Passé pourra s'unir dans la Célébration en laissant les basses oeuvres aux Machines... Tiens, ça me rappelle "Matrix"... (qui est par ailleurs une belle illustration de l'Allégorie de la Caverne de Platon)
Alors, que faire ? Retourner dans les cavernes ? Non, bien sûr. Qui pourrait aujourd'hui vivre sans internet et son portable ? Mais, s'il vous plaît, ne nous supprimez pas les livres... Et arrêtez cette propagande verte. Elle finira par être contre-productive... Comme avec la taxe carbone... L'exemple typique de la fausse bonne idée. Un certain Dante écrivait que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Au nom du progrès (qui ne vaudrait que s'il était vraiment partagé par tous !) et de la protection de l'environnement, ne tombons pas d'un excès dans un autre...
Après tout, n'est-ce pas le comble du bonheur que de feuilleter une revue avec son chat sur les genoux ?... En tout cas, celles et ceux qui ont eu ou ont un animal de compagnie comprendront très bien ce que je veux dire... Et puis je me dis que le chat pourra toujours manger la souris... de l'ordinateur !! Et finies les puces électroniques sur le dos du chien ! Et toc !

Unknown a dit…

C'est pas juste, je voulais mettre justement mon texte que j'avais écrit (il y a longtemps finalement) sur le sujet, en commentaire de ton article.
(je fais une courte parenthèse d'ailleurs pour indiquer qu'il manque le "i" de "oublie" dans mon texte, je me permet de corriger car ça doit venir de moi lol)
Bref, sinon tout ça pour dire que nous le savons tous bien, on oublie jamais rien, on vit avec. J'ai toujours eu à cœur de dire que le meilleur cadeau qu'on puisse offrir à un être qui nous a quitté c'est de vivre la vie qu'il aurait souhaité pour nous. Les anglo-saxons disent "The show must go on". Je ne sais pas si la vie est un spectacle dont nous serions tous acteurs. Ce que je sais en revanche c'est qu'elle est pleine de surprises (bonnes comme mauvaises) mais que malgré tout, elle mérite d'être vécue.

les docs du LEM a dit…

Bien dit, cher Johan !

Et merci encore pour ce texte.

J'ai corrigé la "coquille du i" (que je n'avais pas repéré alors que j'ai lu et relu ton texte plus d'une fois...).

Pour revenir à ce que tu dis, ma mère aimait le théâtre de Molière et les voyages (parmi d'autres choses). En faisant du théâtre avec mes élèves et en voyageant, je continue l'aventure...

les docs du LEM a dit…

"The Show must go on" : cher Johan, tu ne crois pas si bien dire... C'était ce que j'écrivais en mai 2006 en "post-face" de ton texte :
http://superdocforeverisback.blogspot.com/2006/05/cest-reparti.html

Unknown a dit…

Comme quoi les grands esprits se rencontrent ^^ AH le monde des génies est si vaste et si peu peuplé mdr

Anonyme a dit…

Cher Jean-Francois,
Je pense moi aussi a ta maman en ces jours, et a la messe qui nous a reunis a St Pierre, et qui etait si emouvante, pas seulement a cause de la peine, mais aussi de la reconnaissance et de la confiance.
Bien a toi et a Valerie.

Gérard

Anonyme a dit…

Cher Jean-François,
Que te dire,après cette triste constatation que nous sommes tous mortels:

Tout d'abord un petit bonjour: signe que nous sommes toujours en vie.
Ensuite, comme tu vois, essayer d'y mettre de la couleur.

Puis penser que, certainenment, ta mère préfère te savoir heureux, et qu'il est de ton "devoir" de t'y atteler.
Qu'il est dur de constater qu'on est à la fois bien peu de chose mais également unique : que tout celà est bien mystérieux.
( Bien malin qui me dira le contraire ) et puis ,après avoir dit tout ça, c'est à dire rien, on n'a toujours pas vraiment trouvé le sens de la vie. et je crois que c'est celà qui nous angoisse le plus, plutôt que la mort elle-même. Pourquoi tout ça,... à quoi ça sert........etc...

Pourtant il y a certainement une raison à tout ça, tout est vraiment trop bien organisé, comme l'avait constaté Einstein......mais nous ne sommes que de simples petits hommes, pour qui nous prenons-nous pour prétendre avoir réponse à tout.....(lol)......la science nous y aidera........n'est-ce-pas....
Alors, après t'avoir apporté plus de problèmes que de réponses, je ne peux que m'approcher de toi et te faire un petit bisou sur la joue à la manière d'une amie qui te veux du bien..... porte-toi bien......" profite " (dans le sens savoure) ce qui t'est donné de vivre..........
à bientôt....et pardon si je ne t'ai pas fait, au moins sourire ........

Solange.

Anonyme a dit…

Cher Jean-François

Nous pensons bien à toi en ces jours particulièrement douloureux...
Je pense à ta Maman qui a eu cette terrible maladie à mon âge, et dont je partage le même enseignement...
Je pense aussi à ton père que tu voudras bien assurer de toute ma sympathie ( au sens grec )

Ces pages-là sont parmi les plus difficiles à tourner...
Mais nous sommes heureux de voir que tu te "forges" une certaine sérénité...

Nous t'embrassons

Bien à toi

"Pace è salute"

Aline Patrice

Anonyme a dit…

Ah!!
lorsque tu pense à ta mère, plus particulièrement le 2 decembre,
dis-toi bien que là où elle est elle ne souffre plus...
courage...

bisous

val de guyane

Anonyme a dit…

Salut petite pensée pour toi en cette période difficile.
BIBI
aurélie

Anonyme a dit…

chaque année sera difficile
je parle en connaissance de cause
courage
ce sont de durs moments

Myriam L.

Anonyme a dit…

De tout coeur...

Stéphane

Anonyme a dit…

bon courage a toi et à ta famille
ce sont de bien tristes périodes que celles ci

Pierre L.