vendredi 17 août 2007

Sérénité retrouvée...

"Life goes on day after day after day after day"... disait la chanson "Ferry across the Mersey" reprise par Frankie Goes To Hollywood, que Fred Thé et moi écoutions en boucle quand nous avions quinze ans... La vie s'écoule plus ou moins paisiblement, comme la "Moldau" de Smetana, pas toujours un long fleuve tranquille, parfois un torrent déchaîné, parfois un triste canal, parfois...
L'été tire lentement sur sa fin, le beau temps n'en finit plus de venir et revenir, comme quelques-unes de mes humeurs... J'ai enfin retrouvé le goût de la lecture, achevant la somme fabuleuse sur George Lucas "Il était une fois La Guerre des Etoiles : La Galaxie George Lucas"... Un ouvrage somptueux, évoqué déjà sur ce blog au mois de mai (dans les articles sur la Convention Star Wars de Cusset), que je conseille aux fans de la Saga mais aussi aux passionné(e)s de cinéma et d'aventures humaines en général. Je compte maintenant attaquer quelques pièces de théâtre. J'ai commencé par "En attendant Godot" qui, je l'avoue, m'a laissé froid. Au cinéma, j'ai vu "Raisons d'Etat", la deuxième réalisation de Robert de Niro (après "Il était une Fois le Bronx"... un de mes films préférés), un film sur les arcanes de la CIA, réaliste et froid... A voir.
Dans une douzaine de jours, je retrouverai mon cher collège, mon quotidien, les collègues, les élèves, les activités sportives, les répétitions de théâtre, tout et tout... La vie, quoi... Quelques jours à occuper par des lectures et des cinés et des rencontres des personnes qui sont "dans les parages" en ce temps de léthargie aoûtienne...
Une dernière fois, je reviendrai sur ma "mésaventure amoureuse" du début de l'été... Je ne sais pas si l'on tombe amoureux en quelques heures... Je pense qu'on peut ressentir parfois des coups de foudre... Le plus déstabilisant, finalement, est quand le coup de foudre est réciproque et qu'il n'y en a aucun pour raisonner l'autre et tempérer la passion... Ce fut le cas avec S. Je l'ai tout de suite trouvée formidable et elle m'a plu immédiatement. Soit. Après tout, pourquoi pas ? Là où j'aurais du me méfier, c'est que je lui ai plu tout de suite... Non, je plaisante... Je ne veux pas dire par là que je ne sois pas capable d'attirer le regard d'une femme (quoique, pendant des années, je fus transparent... mais c'est le passé). Non, ce qui me surprit au début de notre rencontre et me fit souvent, dans la première semaine de notre rencontre, me méfier, c'était son enthousiasme presque excessif. Elle m'écrivait (je suis retombé sur ses premiers mails) qu'elle passait ses journées à lire mon blog, regarder mes photos, rêver de moi, de nous... Forcément, comme tout un chacun, j'étais content et flatté... On est tous pareils. Mais j'avais presque un doute parfois en me disant "c'est trop beau". Ma seule erreur, finalement, dans cette histoire, aura été, après mes premiers jours de doute (qui ont duré bien une semaine), de ne plus du tout douter et, à mon tour, de m'emballer, ne réagissant pas rationnellement quand elle me parla de maison, d'enfants... au bout de deux semaines... Forcément. Ma quête désespérée de la femme de ma vie, de l'âme soeur, m'avait un peu obscurci le cerveau... J'imaginai probablement, après des années un peu à l'écart des choses du coeur, qu'une histoire d'amour se batit en trois semaines et que la première que l'on rencontre est forcément "la bonne personne". C'est certes parfois le cas, j'ai des amis qui ont connu une telle histoire rapide et sont maintenant ensemble de longue date. Mais, généralement, comme m'ont dit plusieurs amis, il faut un temps de bien six mois avant qu'une histoire ne commence à prendre forme... A ce propos, constatation amusante... Mes amies de moins de trente ans toutes m'ont dit qu'une rencontre éclair était toujours possible. Mes amies plus âgées m'ont dit qu'au contraire il faut donner du temps au temps et ne pas s'emballer. Quant aux amis hommes tous évoquent le fait qu'il faut prendre le temps de se connaître, de se fréquenter, "en profiter" et "on verra bien"...
Bref. Voilà où j'en suis. Je repense à la chanson qu'on écoute dans le joli film "Dis-moi oui", qui dit "Be sure it's true when you say I love you ! It's a sin to tell a lie"... Effectivement. Il faut faire attention à ce qu'on dit. S. était sincère quand elle disait qu'elle m'aimait, j'en suis bien convaincu, mais ça n'a pas empêché que du jour au lendemain ses sentiments ont changé du tout au tout. De mon côté, la leçon que je tirerai de tout ça est de peut-être devenir non pas plus méfiant voire cynique mais simplement un peu plus tempéré... Garder la tête froide... Même si ce n'est pas toujours facile... On ne dit pas "je t'aime" à la légère, on ne fait pas des projets sous la comête du jour au lendemain... Quelques mots de plus ou de moins font parfois tellement de mal... "Quelques mots de plus ou de moins"... Une petite nouvelle que j'avais écrite, étant adolescent, que j'avais faite lire à Gérard et Fred Thé notamment... Elle racontait le flirt entre Jean et Françoise (qui avait les yeux verts, des cheveux chatains foncés frisottants aux extrêmités... bizarres les coïncidences...), un été dans les Landes... Un soir, Jean dit à Françoise qu'elle est la femme de sa vie. Elle fuit non sans lui avoir dit qu'il s'était trop emballé. Jean, fou de douleur, passe la fin de l'été à tourner en rond. De retour dans sa ville du centre de la France, il attend désespérément qu'un jour elle lui fasse signe puis finit par mourir d'amour. Au retour de l'enterrement, la mère de Jean découvre une lettre de Françoise s'excusant de ne pas avoir donné de nouvelles depuis si longtemps et proposant de rester en contact comme amis... C'était une petite nouvelle sans prétentions...
Je ne sais pas pourquoi j'écris tout ça. Je sais même pas trop pourquoi j'écris... Mais, après tout, sait-on pourquoi on vit ? pourquoi on respire ? pourquoi on aime ? C'est la vie... Voilà tout.
Bonne fin de mois d'août aux unes et aux autres, aux uns et aux autres. Portez vous bien et merci pour votre soutien au cours de cet été d'apprentissage... L'aventure continue ! Bientôt, sur ce blog, le retour de l'aventure théâtrale...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Cher Jean -François

Je n'ai trouvé tous tes messages du mois d'août qu'en rentrant d'Italie et d'Antibes.
Et encore n'ai-je pas ouvert ma messagerie aussitôt, à cause des "occupations estivales"( dont des sorties avec les divers vacanciers de notre entourage) + quelques "bobos" ...

Dire que pendant tout ce temps, après t'avoir envoyé ma carte d'Italie, je te croyais toujours en plein bonheur !...

J'ai donc depuis un peu rassemblé les morceaux de cette histoire, et me réjouis quand même que tu sembles surmonter l'épreuve: j'espère de tout coeur que ta sérénité n'est pas que de façade...

Que te dire de plus...? Que l'on pense bien à toi, mais ça, tu le sais,...mais je le confirme à plus forte raison.

Continue de nous rassurer sur ton état d'esprit.

Je te souhaite une réconfortante rentrée et t'embrasse bien fort.

Amitiés à tes parents

Aline

Anonyme a dit…

Salut,
Bonne rentrée, vous allez me manquer.
Sev.