Le site officiel (au moins !) de la Néo-Décadence. Les chroniques sans prétention d'un petit documentaliste du Bourbonnais...
mardi 29 septembre 2009
Code Quantum... une série humaniste...
lundi 3 août 2009
Erreur de mail...
Un couple de parisiens décide de partir en week-end à la plage et de descendre au même hôtel qu'il y a 20 ans, lors de leur lune de miel.
Mais, au dernier moment, à cause d'un problème au travail, la femme ne peut pas prendre son jeudi.
Il est donc décidé que le mari prendrait l'avion le jeudi, et sa femme le lendemain.
L'homme arrive comme prévu et après avoir loué la chambre d'hôtel, il se rend compte que dans la chambre, il y a un ordinateur avec connexion Internet.
Il décide alors d'envoyer un courrier à sa femme.
Mais il se trompe en écrivant l'adresse.
C'est ainsi qu'à Perpignan, une veuve qui vient de rentrer des funérailles de son mari mort d'une crise cardiaque reçoit l'e-mail.
La veuve consulte sa boîte aux lettres électronique pour voir s'il n'y a pas de messages de la famille ou des amis.
C'est ainsi qu'à la lecture du premier d'entre eux, elle s'évanouit.
Son fils entre dans la chambre et trouve sa mère allongée sur le sol, sans connaissance, au pied de l'ordinateur.
Sur l'écran, on peut lire le message suivant:
A mon épouse bien-aimée,
Je suis bien arrivé.
Tu seras certainement surprise de recevoir de mes nouvelles maintenant et de cette manière.
Ici, ils ont des ordinateurs et tu peux envoyer des messages à ceux que tu aimes.
Je viens d'arriver et j'ai vérifié que tout était prêt pour ton arrivée, demain vendredi.
J'ai hâte de te revoir.
J'espère que ton voyage se passera aussi bien que s'est passé le mien.
P.S. : Il n'est pas nécessaire que tu apportes beaucoup de
vêtements : il fait une chaleur d'enfer ici !
[Merci à Michèle pour m'avoir fait suivre ce message délicieux !!]
lundi 27 juillet 2009
Perdu au coeur de l'été
Message d'un naufragé volontaire... Vous comprendrez l'allusion prochainement... Message d'un déconnecté du net... En fait, pour la première fois de ma vie depuis plus de trois ans, j'ai passé presque quatre semaines sans aller sur internet... Qu'est-ce que ça fait comme bien !!! Et, quand je me rebranche sur la toile, que j'accède à mes messageries... Je découvre des centaines de "spams" et pas un message "ami". J'ai comme l'impression qu'on est nombreux à avoir déconnecté, ces temps-ci !... Et il y a du bon à savoir qu'on vit (encore) très bien sans devoir user et abuser d'internet à longueur de temps. La seule chose d'internet qui m'a vraiment manqué est "wikipédia"... Je l'avoue, cette encyclopédie en ligne interactive et facile d'accès, c'est super pratique, quel que soit le type de renseignement que l'on cherche...
Alors, chères lectrices, chers lecteurs, vous vous demanderez sûrement : qu'a-t-il donc à nous raconter au coeur de l'été, pourquoi nous trouble-t-il dans notre retraite du net, qu'est-ce qu'il veut encore, celui-là ?! Oh... Rien du tout... Rien de bien nouveau... Un mois de juillet calme et paisible... Un mois partagé entre pratique moyennement (faut pas pousser non plus !) intensive du sport dans la salle à côté de chez moi (un moyen de garder contact avec "les autres" et de rester un peu sociable), pratique intensive (j'y reviendrai plus loin) du visionnage de DVD, lecture aléatoire du "Canard Enchaîné", repos et week-ends avec ma douce et tendre...
Un mois très calme... et j'en avais besoin... Le retour aussi de quelques cauchemars, liés évidemment à la mort de ma mère... Peut-être parce que ça fait un an qu'elle a été "placée" en maison de retraite, qui a vu la (plutôt rapide !!) dégradation de son état, passant en quelques semaines d'une personne malade certes mais valide et pouvant encore marcher à une personne totalement dépendante, grabataire, pleinement prisonnière de son corps... Il est clair qu'il faut souhaiter pour nos aînés et pour nous mêmes de tomber le plus tard possible dans l'univers des hôpitaux et des "institutions spécialisées". C'est généralement un aller simple vers l'enfer. Un an après, je "revis" ces mois terribles, une douleur ravivée par les histoires familiales d'héritage et de succession... C'est le "deuxième effet" de la disparition d'un être cher : on vit pleinement la perte de la personne et quelques mois plus tard on a l'épisode 2 avec les histoires de notaires, de partage, et la découverte de "secrets de famille" qu'on aurait jamais aimé connaître. En même temps, il faut bien passer par là. Comme dirait mon psy, la succession fait partie du processus de deuil. En signant les actes notariés, on enterre ma mère une deuxième fois.
Et puis, après plusieurs étés agités marqués par la déprime voire la dépression voire plus (reportez vous à mon blog en juillet-août 2008), j'avais bien besoin de me retrouver dans le calme, la quiétude voire le silence... Et pour me retrouver, rien de mieux que de me perdre... Clin d'oeil à une certaine série T.V. qui m'avait tellement marqué à l'été 2005 lors de sa diffusion en France... Il s'agit de "LOST : Les disparus". Je crois qu'alors j'avais eu un choc télévisuel que je n'avais pas ressenti depuis le fabuleux "Twin Peaks" de David Lynch, même si j'ai apprécié d'autres séries au fil du temps... notamment ces derniers mois où ma compagne m'a fait découvrir pas mal d'oeuvres télévisuelles d'une qualité remarquable. D'ailleurs, contrairement à l'idée que certain(e)s s'en font encore, estimant que les séries sont un sous-produit de consommation culturelle, je crois vraiment que certaines séries, et dans tous les "genres" d'ailleurs, sont d'une excellente facture, de très bons divertissements et même parfois beaucoup plus. D'ailleurs, un livre intitulé "Philosophie en série" analyse certaines séries T.V. d'un point de vue philosophique, livre publié aux très sérieuses éditions Ellipses, dans une collection qui propose également d'aborder les grandes questions philosophiques au travers de films célèbres.
Revenons à "LOST"... Je m'étais perdu... J'avais, au cours de l'été 2005, eu le véritable "coup de foudre" pour ce phénomène télévisuel, échangeant alors mes impressions avec une copine, Michèle, notant les résumés des épisodes au fur et à mesure (j'ai découvert récemment qu'une personne chère à mon coeur avait rédigé tout un carnet autour de cette série). Et j'avais été très très déçu par la fin de cette première saison, fin que j'avais trouvée "trop abrupte". J'ai appris par la suite que les producteurs avaient reconnu avoir "baclé" la fin de la dite saison. J'ai donc totalement décroché par la suite, d'autant que les saisons suivantes allaient être diffusées les étés suivants en deuxième voire troisième partie de soirée...
Nous voilà au printemps 2009. Je discute avec Francis, mon "coach" de la salle de sport. Il ne cesse de me citer (in english, of course) moult répliques de sa série fétiche... Il s'agit de "Lost" dont il dévore par internet (pas le choix, la série sera diffusée on ne sait quand en France et les DVD ne sortiront qu'en 2010) la cinquième saison... Il me met un peu au courant de l'évolution et des développements de l'intrigue. Je suis... c'est le cas de le dire... intrigué... On n'en parle plus... Arrive juin et Francis évoque de nouveau LOST... Et je me rappelle que mon collègue Jean-Michel a les coffrets DVD de la série... Et me voilà parti à découvrir ou plutôt à dévorer les saisons 2 et 3 et leurs bonus puis à courir acheter le coffret de la saison 4 et à le déguster jusqu'au plus petit des bonus cachés...
Qu'est-ce qui me plaît tellement dans LOST ? Il y a d'abord eu la forme, ces personnes regroupées par "obligation" (le crash, très réaliste, d'un avion sur une île qui semble déserte) ensemble... j'ai toujours aimé le thème du huis clos, que ce soit un camp de prisonniers (comme "Furyo" ou "Le Pont de la Rivière Kwaï") ou une île déserte. Les flash-backs autour des personnages, qui permettent de découvrir le passé de nos "héros", de nous attacher à eux, de réaliser la complexité de chaque individu (les scénaristes sont très forts, au fur et à mesure des saisons, pour nous faire avoir un point de vue différent sur chaque personnage !!). L'apparition dans la saison 4 des "flash forwards" est une idée géniale : on nous annonce ce qui va se passer (une technique utilisée magistralement dans la saison 1 de "DAMAGES", une des séries que j'ai dévorées au printemps... merci ma collègue Sylvie !!). Ce qui compte n'est plus ce qui va arriver, mais comment on y parvient... Très malin ! Il y a l'instillation progressive d'une certaine dose de fantastique... Je pense parfois à l'entité invisible et maléfique de "Planète interdite", aux vieux fantasmes d'une île où auraient eu lieu toutes sortes d'expérimentations scientifiques qui ont (très) mal tourné. Et puis j'ai toujours été amoureux des îles ! J'ai pas vécu en Corse pour rien ! Et où vais-je la semaine prochaine en vacances ? A Jersey et Guernesey !!
Pour revenir à LOST, et cette question : pourquoi j'aime tellement cette série au point d'y avoir consacré des journées et d'en avoir rêvé la nuit ?! Son côté tellement humain avec des personnages attachants, qui se découvrent (ou se redécouvrent : la fabuleuse théorie qui part du principe que toute personne est "interconnectée" aux autres à un degré plus ou moins élevé). L'idée fabuleuse du projet Dharma, une énorme expérimentation scientifique et humaine (je repense aux nombreux cas, étudiés lors de mes études d'histoire, de ces utopistes créant une communauté idéale et chaque fois le projet a échoué) qui va s'effondrer... mais pourquoi ? et comment ? Le côté "Ile mystérieuse"... d'ailleurs, c'était le roman de Jules Verne que j'avais dévoré quand j'étais ado !! Et puis la grande question : comment vont réagir des personnes "civilisées" qui se retrouvent obligées de retourner à l'état sinon sauvage du moins débarrassé des progrès techniques de notre époque... Combien de jours voire d'heures tiendrions-nous sans téléphone, sans internet, sans électricité, sans eau courante ?!...
Et puis LOST fourmille d'allusions, de références, qu'elles soient télévisuelles, cinématographiques, littéraires, philosophiques, scientifiques, etc... Il y a bien sûr l'excellent personnage de Sawyer, archétype de la culture pop qui passe son temps à affubler les autres survivants de sobriquets tirés des séries télé de son enfance, qui dévore tous les livres et les magazines qu'il découvre (sur une île déserte, on a du temps à tuer !), citant au passage quelques romans que j'affectionne particulièrement comme "Des Souris et des Hommes" ou évidemment "Alice au Pays des Merveilles". La série évoque la théorie de la synchronicité, thème cher au psychanalyste Carl Gustav Jung (qui avait sur Freud cet avantage énorme de ne pas réduire toute l'humanité à sa sexualité). Pour revenir aux flash-backs, j'aime particulièrement l'idée (également à la base de la série "Code Quantum") que parfois des petits événements, des rencontres anodines vont profondément et durablement modifier notre vie. Peut-être sommes-nous juste des pions sur l'échiquier de la destinée mais il y a des coups interdits possibles, on peut parfois "forcer son destin" ou en tout cas avoir l'illusion de le forcer...
Pour rester dans les séries télé... Au printemps j'ai donc découvert, grâce à ma collègue Sylvie, l'excellent "DAMAGES" mais aussi la fabuleuse série anglaise "M.I. 5", particulièrement réaliste. Ma compagne m'a offert la première saison de "24 heures"... Bon, je sais, je découvre le phénomène Jack Bauer sept ans après tout le monde.... Mieux vaut tard que jamais ! Et j'avoue que j'ai dévoré cette série de façon quasi-hypnothétique !!
A propos des coïncidences... Jack est mon prénom préféré... Jacques, en français, était le frère de Jésus, auteur d'une épître longtemps mise à l'écart par les Pères de l'Eglise. Il y avait aussi Jacques, le frère de Jean l'Evangéliste, qui serait enterré à Compostelle. Voilà pour les Jacques du Nouveau Testament. Au cinéma, les Jack sont mes héros fétiches... Qu'il s'agissse du Jack Celliers de "Furyo" (splendidement interprété par David Bowie) torturé de ses remords ou bien sûr du Jack Dawson de "Titanic" (le fameux Leonardo... quel ne fut pas le choc de James Cameron quand il découvrit après la sortie du film qu'il y avait réellement parmi les naufragés un certain "J. Dawson"). Et dans les séries télé, ça continue, avec donc Jack Bauer de "24 heures" ou évidemment le Jack Shepard, le médecin de "LOST", sans oublier Jack Malone, le policier de "FBI portés disparus". Ce qui est ironique, c'est que Jack en anglais ne signifie pas Jacques (qui se dit James) mais c'est une abréviation usuelle de John, donc... de Jean...
Pour terminer sur "LOST", spéciale dédicace pour celles et ceux d'entre vous qui aiment cette série... Trois liens internet... Attention ! Evitez d'aller trop regarder vers les résumés de la saison 5 qui devrait prochainement être diffusée en France... Sachez simplement que l'île... se déplace... dans toutes les dimensions... Chut ! J'en ai trop dit... peut-être...
http://www.lost-site.com/ [le site que je fréquente le plus !]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lost,_les_disparus
http://www.tf1.fr/lost/
Allez, quelques autres liens pas encore "visités" :
http://www.lost-island.net/
http://lost.hypnoweb.net/
Bienvenue dans l'île de tous les dangers !!
Namasté !
vendredi 19 juin 2009
Nostalgie ou fin de cycle
mardi 16 juin 2009
Souvenirs d'Indiana Jones...
lundi 8 juin 2009
Catalogne, Belle Iloise et Ecologie
mardi 26 mai 2009
Quand il devient plus dur de se taire que de parler...
Voilà bien longtemps que je n'ai pas tenté d'écrire quelque chose de personnel, de vraiment personnel, de réfléchi, de pensé... sur ce petit blog sans prétention... D'aucuns parmi vous, fidèles lectrices, fidèles lecteurs, apprécient ce silence de "Superdoc"... Probablement parce que, comme dit le proverbe, "pas de nouvelles bonnes nouvelles". Certainement aussi parce que ça n'est jamais très évident d'avoir un ami qui "ne va pas bien"... Je me suis plus d'une fois retrouvé dans la position du confident (notamment auprès de ces dames du temps où j'étais célibataire... j'étais le confident idéal !) et on ne sait jamais trop quoi répondre au désarroi voire au désespoir et parfois tout simplement aux interrogations de l'autre. Et puis, comme plusieurs personnes me l'ont plusieurs fois fait remarquer... je leur "balance" mes histoires, mes soucis, alors qu'ils ont les leurs et forcément c'est une agression caractérisée dans l'espace intime...
Et puis, il y a le silence. Le silence... Le silence peut-être tellement réparateur et salvateur qu'on en a composé de sublimes chansons : "Words of Silence" de Simon & Garfunkel ou le véritable hymne religieux "Enjoy the Silence" des Depeche Mode.
Quand on a passé tant d'années dans "le bruit et la fureur" (titre d'un fameux roman de Faulkner que je n'ai pas lu), un peu de quiétude est la bienvenue. Mais vient un temps où le silence est pesant. Pis, il est assassin. Assassin pour soi, assassin pour les autres, assassin pour le monde... A force de se taire, on accepte tout. Je sais, j'apprends depuis des années, et bien avant que je ne commence une thérapie, qu'il y a les cinq fameuses phases à toute "mauvaise nouvelle" : refus, colère, marchandage, dépression, acceptation. Et c'est un fait qu'on finit par accepter, pour pouvoir continuer à vivre... Bien sûr. Mais si on perd la colère c'est qu'on est déjà mort. Mort émotionnellement, s'entend. Oh, on peut donner le change socialement et faire croire que tout va bien. D'ailleurs, tout va bien. Mais on n'est plus qu'une marionnette dans le monde...
Par ailleurs, j'ai constaté qu'à force de me taire j'en perdais l'usage des mots... Bon, je peux toujours parler à voix haute et intelligible mais c'est un fait que je ne sais plus écrire comme avant... Je suis rouillé. Dommage ou pas, c'est un vrai effort pour moi d'essayer d'enchaîner les phrases sans sombrer dans la surenchère ou la fadeur...
Colère... Je parle de colère... pourquoi ?
Parce que je suis toujours en colère. J'ai, bien évidemment, accepté la mort de ma mère. Il n'y a pas le choix. C'est le "travail de deuil" comme on dit. La plupart d'entre nous sont passés par là et tous nous connaissons un jour ou l'autre la perte d'un être cher. Chacun réagit différemment. En en parlant avec des amis, parfois plus âgés, je suis frappé de constater combien le souvenir et la peine sont vivaces de longues années après. Le temps ne fait rien à l'affaire... Il permet de vivre voire de survivre mais les histoires d'oubli, de cicatrisation, etc... En même temps, c'est "rassurant" : on se dit qu'on laissera des souvenirs à celles et ceux qui nous survivrons.
Pour ma part, après ces généralités, je dirai que j'ai repris goût à la vie. Je ne fréquente plus les hôpitaux depuis six mois... J'ai bien dû, il y a quelques semaines, pour des raisons professionnelles, accompagner des collégiens à la Maison de retraite du coin pour une "rencontre intergénérationnelle"... Et j'avoue que j'ai eu un temps de frissons et d'appréhensions et, finalement, tout s'est bien passé.
N'empêche. Je ne peux toujours pas envisager de reprendre le théâtre. Je pense trop à ma mère qui m'a donné cette passion (et précisément l'amour des pièces de Molière !!). Je suis arrivé à mettre des collégiens en scène de nouveau (notamment lors de cette sortie maison de retraite où je leur ai fait répéter des sketchs) mais je ne m'imagine pas avant longtemps "remonter sur les planches". C'est pas grave. Je ne manquerai à personne. N'empêche. C'était un plaisir tellement savoureux que celui d'avoir le trac...
Par ailleurs, je peux parler librement de ma mère sans sentir les larmes monter à mes yeux. Par contre, si mes journées sont sereines, mes nuits le sont moins. Depuis quelques semaines, il n'est pas un matin où je ne me réveille sans avoir rêvé de ma mère... Je peux parler de la maladie d'Alzheimer à peu près sereinement. N'empêche que, rapidement, la colère l'emporte quand je vois qu'aux yeux du plus grand nombre, médecins y compris, c'est toujours une "maladie de vieux" (donc inutile de faire des efforts pour la recherche...). Heureusement, un livre vient de paraître, bouleversant témoignagne d'une femme d'une quarantaine d'années : "J'ai peur d'oublier" de Fabienne PIEL. Elle est atteinte d'Alzheimer depuis plusieurs années, elle sait ce qui l'attend... Elle raconte les médecins qui ont hésité entre mille pronostics... J'ai repensé à ma mère... Pour elle aussi, au départ, on a parlé de dépression. Ensuite, une fois la maladie pronostiquée, ma mère a encore passé plusieurs années sans aucun traitement, pas même d'anti-dépresseurs d'ailleurs... Au début, la maladie n'était même pas reconnue par l'Education nationale. On peut être "Aloïs" et enseigner... Une association est en train de se monter : "La Vie sans Oubli", pour sensibiliser l'opinion publique au fait que cette maladie peut toucher des personnes jeunes.
Parfois et même souvent, je suis également en colère contre l'institution hospitalière qui a laissé ma mère s'éteindre, parce que l'on ne pouvait plus rien faire... A force de ne plus être nourrie elle ne pouvait évidemment plus que s'éteindre... Elle a perdu une trentaine de kilos en trois mois... Comme ça, un lit a été libéré plus vite ? Je sais, c'est odieux ce que j'écris. Peut-être. Mais j'ai tellement entendu ces derniers mois des témoignages d'amis me racontant pour leurs proches des situations totalement scandaleuses et ubuesques dans les hôpitaux et les maisons de retraite... A propos de maisons de retraite... Un livre à signaler : "Maman, est-ce que ta chambre te plaît ? Survivre en maison de retraite" de William Réjault. C'est un constat terrible. Bien sûr, il ne faut pas généraliser. En outre, comme dans de nombreuses autres institutions, la majorité du personnel est très dévouée. Mais les moyens ne suivent pas. Les personnes ne sont pas formées. Un "Aloïs" de soixante ans ne se traite pas comme une personne âgée dépendante mais sereine dans sa tête...
Alors, bien sûr, je suis en colère contre la politique de santé, totalement tournée vers la rentabilité, les profits immédiats, les économies conséquentes... J'ai beau, depuis un an, notamment dans le cadre de ma thérapie et aussi par penchant naturel, jouer les "retirés du monde", en prétendant que l'actualité ne me touche plus, que je ne suis plus "révolté" politiquement. N'empêche. J'ai parfois envie de crier. Je sais, c'est totalement puéril. En outre, comme dirait ce cher Lénine : Que faire ?!
Je ne me sens pas apte à m'engager politiquement ni même syndicalement... J'ai le plus grand respect pour les militants qui consacrent du temps et de l'énergie dans l'action. Je ne peux que regarder, râler et éventuellement avoir un sursaut citoyen occasionnel. Je fais partie de la "masse silencieuse"... J'avoue être consterné par l'évolution de notre pays, de plus en plus quadrillé, fliqué, ultra-libéralisé et j'en passe... Sans parler de la paupérisation croissante d'une grande partie de la population qui n'a aucun espoir d'une "vie meilleure" pour ses enfants... En même temps, le mot même de "révolution" me fait peur. D'abord, parce que la Révolution dévore toujours ses enfants et que si on sait quand elle commence on ne sait jamais quand elle s'achève. En outre, je sais aussi que, du fait que je suis fonctionnaire d'Etat, donc un "privilégié" (de par mon statut et de par mon salaire), je serai peut-être du "mauvais côté" le jour des purges, des barricades et des lynchages... La France des propriétaires sera la cible de choix pour la France sans le sou... Les politiciens et les banquiers, eux, auront largement eu le temps de placer leurs billes à l'étranger et de bien se planquer... en attendant de revenir pour proposer leurs services une fois les événements apaisés...
Et puis, qui dit "révolution" dit "réaction"... Le contre-coup peut être encore plus violent. En 2005, lors des "émeutes" de banlieue, on avait eu droit à "l'état d'urgence"... Imaginez, dans la France de 2009, la répression policière après quelques journées "chaudes"... Quand on voit que le simple fait d'avoir en sa possession des exemplaires du livre "L'insurrection qui vient" (attribué par la police à Julien Coupat, le "terroriste" de l'ultra gauche en détention préventive depuis des mois...), ce simple fait peut entraîner des poursuites judiciaires. Quand on voit qu'au nom de la défense du droit d'auteur (que je suis le premier à défendre, c'était même une de mes questions au CAPES !) on va introduire des "mouchards" dans tous les ordinateurs... D'ailleurs, la "mise sous coupe électronique" de la société est en marche : voiture repérable par satellite, personne repérée par son téléphone et/ou son ordinateur, puces partout... Tant qu'on est en démocratie et avec des dirigeants à peu près bien intentionnés, "tout va bien"... Ensuite... C'est une autre histoire.
Ok, je suis parano, j'ai trop lu de romans de S.F. N'empêche. Attention à ne pas jouer avec les nouvelles technologies appliquées à la sécurité la politique de l'autruche en répétant "jusque là tout va bien" et "c'est le progrès"... Le mot progrès ne veut rien dire intrinsèquement. La "religion du progrès", comme toutes les autres religions, j'ai un peu tendance à m'en méfier...
mardi 19 mai 2009
Star Wars à Cusset : avant et après...

Le samedi 2 mai 2009, c'était donc le grand jour : la 11ème Convention Star Wars de Cusset... Un rendez-vous que Jean-Michel, Laurent, Théo et moi-même ne manquerions pour rien au monde ! Et cette année Fabrice fait partie de l'aventure...
Boba Fett et moi...
En direct de Tatooine sur Allier...
La grande réconciliation !
Son nom est Trooper, Scout Trooper !!
Une love story intergalactique...
L'ordre règne !... dans la galaxie...

A bicyclette !...
Nature morte intergalactique...
jeudi 14 mai 2009
L'inventeur du rugby...

Mon envoyée spéciale à Menton, ma cousine Françoise, vient de m'envoyer un nouveau petit reportage photographique... La tombe du grand William Webb Ellis... l'homme qui a "inventé" le jeu de rugby. Selon la légende, un jour de 1823, lors d'un match de football (dont les règles n'étaient alors pas clairement établies) à l'école de la ville de Rugby, le jeune William qui n'en pouvait plus de ne pas trouver le chemin du but à cause des défenseurs adverses regroupés en paquets, William décida donc de prendre le ballon dans ses mains et de l'emmener derrière les poteaux, marquant ainsi le premier essai (qui donne le droit de marquer une transformation et qui pendant longtemps n'était pas lui-même récompensé par des points alors qu'il est depuis devenu le symbole même du jeu de "football-rugby") de l'histoire du rugby. William Webb Ellis deviendra par la suite pasteur et finira ses jours sur la "French Riviera", plus précisément à Menton... La Coupe du Monde de Rugby (qui fut jouée pour la première fois en 1987) porte le nom de ce cher Bill...lundi 11 mai 2009
La Belle Iloise attaque la Côte d'Azur !

mardi 5 mai 2009
Des valeurs très très sûres !
Je vous présente mon salon, un lieu hautement habité par le cinéma, la musique de film, Star Wars, James Bond, Indiana Jones et les autres... La Force y est puissante !
Instant clermontois...






